0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
145 vues3 pages

Analyse de l'acte I de Lucrèce Borgia

Transféré par

Lola Buss
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
145 vues3 pages

Analyse de l'acte I de Lucrèce Borgia

Transféré par

Lola Buss
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Œuvre étudiée : Lucrèce Borgia, Hugo

Parcours : Lucrèce Borgia, un « théâtre de la cruauté »


Commentaire de l’acte I, scène 5, première partie

Plans possibles
Premier plan
En quoi cette scène est-elle un tournant de la pièce ?
I. Une scène qui clôt l’acte I
1. La vengeance contre l’infâme Lucrèce : l’insulte
2. L’humiliation de Lucrèce et le dessillement de Gennaro
II. Une scène de mélodrame : une reconnaissance violente et pathétique
1. Une reconnaissance violente qui interdit à Gennaro d’éprouver de l’amour pour Lucrèce
2. Une reconnaissance pathétique : l’évanouissement de Lucrèce
III. Une scène aux accents tragiques : Lucrèce prisonnière de sa réputation
1. Une Lucrèce privée de parole
2. Une Lucrèce condamnée à être détestée

Second plan
En quoi cette scène est-elle un tournant de la pièce ?
I/ Révélation dramatique et pathétique de l’identité de LB
1.) Une mise en scène dramatique
2.) Un portrait monstrueux de LB par les amis de G
3.) Le désespoir de LB
II/ L’évolution de la relation entre LB et G
1.) Un duo initial
2.) Un éloignement progressif de G
3.) Le dégoût final de G

Troisième plan
En quoi cette scène est-elle un tournant de la pièce ?
I/ Déclenchement de l’intrigue tragique
1.) Révélation de la cruauté de LB
2.) Dévoilement de son identité
II/ Agonie de LB
1.) Le désespoir de LB
2.) L’humiliation de LB
III/ La réaction des autres personnages de la pièce
1.) La haine de Maffio et de ses compagnons d’armes
2.) La confusion de G à la suite de la révélation

Quatrième plan
En quoi cette scène est-elle un tournant de la pièce ?
I/ Révélation de l’identité de LB
1.) Révélation dramatique et tragique
2.) Peur de la révélation pour LB
3.) Volonté d’humilier pour se venger pour les hommes d’armes
II/ LB, un personnage contrasté
1.) LB l’accusée
2.) LB, un monstre
3.) L’amour d’une mère pour son fils

1
Cinquième plan
En quoi cette scène est-elle un tournant de la pièce ?
I/ Une dénonciation tragique
1.) Colère nourrie par le ressentiment et le désir de vengeance
2.) Dénonciation d’une cruauté passée
3.) Dénonciation vécue comme une insulte et une humiliation
II/ Une relation presque amoureuse rompue
1.) Relation amoureuse entre G et LB
2.) LB en position de faiblesse
3.) Un amour qui se transforme en dégoût

Rédaction d’une sous-partie


Sous partie : Une mise en scène dramatique
Tout d’abord, Hugo décrit une révélation dramatique par le biais de sa mise en scène. En effet,
les didascalies illustrent les différentes interactions des personnages ainsi que leur évolution. Elles sont
utilisées pour renforcer leurs dynamiques. Ainsi, Lucrèce « se traîne aux genoux de Gennaro ». Hugo
renforce l’aspect de soumission du personnage. Le verbe de mouvement « se traîne » accentue le
désespoir de la mère par sa position symbolique de faiblesse. Au contraire, les gestes dramatiques et
impérieux de ses assaillants illustrent leur pouvoir dans cette scène. Hugo peint Maffio comme
« étendant le bras », dramatisant ainsi la révélation de l’identité de Lucrèce. Enfin, les compagnons de
Gennaro entrent avec « un flambeau à la main ». L’auteur emploie un objet symbolique pour mettre en
évidence l’importance de cette révélation. En effet, la flamme peut être vue comme une métaphore de
la vérité ou de la destruction, qui est matérialisée aux yeux des spectateurs. De plus, les costumes
jouent également un rôle central dans cette scène. L’utilisation des masques fait notamment ressortir
l’enjeu de la scène, celui de la révélation de l’identité en jouant sur le double sens. Lorsque Maffio
demande à Lucrèce : « ôtez votre masque », il évoque à la fois le masque matériel, mais également son
identité. Le masque est donc employé comme une allégorie de celle-ci. Enfin, la structure même de la
scène met l’accent sur le tragique. Par les multiples anaphores des compagnons de Gennaro, le
dramaturge intensifie l’isolement de Lucrèce, en la présentant comme acculée. Elle est d’abord
submergée par les « Madame, je suis », puis est mitraillée par les accusations d’« inceste ». Chaque
déclaration des compagnons est reçue comme un coup de poignard par Lucrèce Borgia. Les
indications de mise en scène rendent donc la scène plus visuelle, renforce le côté monstrueux du
portrait de Lucrèce et place le thème de l’identité au centre de l’attention des spectateurs.

Rédaction d’une sous-partie


Sous partie : Un portrait monstrueux de LB
De surcroît, le portrait monstrueux de LB par les hommes d’armes contribue à la révélation
dramatique et pathétique de son identité. Face à la défense de LB par G, Maffio s’exclame : « Il faut
d’abord que la femme soit une femme, Gennaro ! » reniant son humanité par l’opposition entre le
déterminant défini « la » et le déterminant indéfini « une » montrant que LB n’appartient aucunement
au genre féminin. Son caractère monstrueux est accentué par l’énumération de tous ses crimes. Tour à
tour, les amis de G se présentent et explicitent leur lien familial avec les victimes : « neveu »,
« cousin », « oncle maternel », « fils ». Puis ils poursuivent le portrait monstrueux en énumérant les
crimes. Les verbes et participes passés « fait poignarder », « assassiné », « empoisonné » ou encore
« mis à mort » révèlent les crimes nombreux et variés de LB. Si le verbe « faire » indique que ce sont
des hommes de mains qui agissent tout comme le sujet du berbe « ont étranglé », « vos sbires » ; le
complément circonstanciel de temps « pendant qu’il dormait » révèle l’infamie du meurtre perpétré
alors que la victime était sans défense. Enfin, LB se révèle monstrueuse en raison de ses relations
intrafamiliales contre nature. Le crime d’« inceste » est révélé par trois fois évoquant des amours
fraternelles, paternelle et si cela avait pu filiales. La mention des « enfants, si elle en avait » confère au
propos une ironie tragique. LB peinte en criminelle est également mère, ce que sait le spectateur et que
ne peut que taire ici LB. Aux yeux de son fils G, elle devient un monstre, à la fois pour ses crimes
politiques mais également pour sa luxure. La révélation du nom est le point culminant et final de ce
portrait en monstre, LB incarnant pour Maffio comme ses compagnons un membre d’une « famille de
démons ».

2
3

Vous aimerez peut-être aussi