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Exercices sur les forces centrales

Ce document traite du mouvement d'une particule soumise à une force centrale. Plusieurs exercices sont proposés sur des cas particuliers comme le modèle de Bohr de l'atome d'hydrogène ou le mouvement d'une comète autour du Soleil.

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Exercices sur les forces centrales

Ce document traite du mouvement d'une particule soumise à une force centrale. Plusieurs exercices sont proposés sur des cas particuliers comme le modèle de Bohr de l'atome d'hydrogène ou le mouvement d'une comète autour du Soleil.

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TD 12. Mouvements dans un champ de force centrale conservatif. Corrigé.

❏ Questions de cours.
2.
■ Système : point matériel M de masse m ;
■ référentiel : peu importe car on se place dans un cas général, il faut seulement qu’il soit galiléen et que
le centre de force soit un point fixe dans ce référentiel ;
■ bilan des forces : M n’est soumis qu’à une force centrale F ⃗ = F(r) ur ⃗ dans un repérage polaire de centre
le centre de force. ;
■ loi de la quantité de mouvement : m a ⃗ = F ⃗ ce qui donne en termes de composantes
m [d²r/dt² − r (dθ/dt)²] = F et m [2 (dr/dt) (dθ/dt) + r (d²θ/dt²)] = 0.

Considérons la projection sur uθ ⃗ en la multipliant par r comme indiqué par l’énoncé,


2 r (dr/dt) (dθ/dt) + r² d²θ/dt² = 0.

On identifie cette expression à la forme u’v + uv’ = 0 avec u = r² et v = dθ/dt.

Ainsi, en procédant à l’intégration, on trouve u v = cte soit C = r² dθ/dt = cte.

Mouvement à force centrale quelconque.


❏ Exercice 1. Mouvement d’une particule soumise à une force en 1/r⁵. [•◦◦]
1. PFD appliqué au système en coordonnées polaires et projeté suivant ur ⃗ :
m [d²r/dt² - r (dθ/dt)²]= - k m / (r⁵) ur ⃗ ; si la trajectoire est circulaire alors d²r/dt² = 0 ⇒ r⁶ (dθ/dt)² = k. Or
r et k sont constants donc dθ/dt (la vitesse de rotation) est constante. Donc le mouvement est uniforme.

2. Si k < 0, alors la force est répulsive. Dans ces conditions il n’existe pas d’état lié, en particulier il n’existe
pas de trajectoire circulaire. Il est nécessaire d’avoir k > 0 pour pouvoir obtenir une trajectoire circulaire.

3. Supposons la trajectoire circulaire et uniforme (r = R), alors v₀ = R (dθ/dt), d’après le PFD.


Donc dθ/dt = √[k / R⁶] alors v₀ = √[k] / R².

❏ Exercice 2. Mouvement d'une masse accrochée à un ressort. [••◦]


1. Pas de frottement entre la table et l'objet ⟶ le système est conservatif.
La norme de la force de réaction du support est Rn = P = mg.

2. dσO ⃗/dt = ℳ ⃗(F ⃗) = r er ⃗ ∧ - k (r - ℓ₀) er ⃗ = 0 ⃗ ⟶ σO ⃗ = cste ⃗ = r₀ er ⃗ ∧ m v₀ eθ ⃗ = m r₀ v₀ ez ⃗.

3. Le plan défini par r ⃗ et v ⃗ est à tout instant perpendiculaire à σ₀ ⃗ de direction constante : le mouvement est
plan.

4. Em = ½ m (dr/dt)² + ½ m r² (dθ/dt)² + ½ k (r - ℓ₀)², or m (r dθ/dt)² = m [σ₀ / (2 m r)]² = σ₀² / (2 m r²) d’où


Em = ½ m (dr/dt)² + Ep , eff avec Ep, eff = [σ₀² / (2 m r²)] + ½ k (r - ℓ₀)².

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5.

6. Quand r = r1 ou r₂, Em = Ep ,eff ⇒dr/dt = 0, la vitesse n’a pas de composante radiale.

7. σ0⃗ = r₀ er ⃗ ∧ m v₀ er ⃗ = 0 ⃗ = σ ⃗ = m r ⃗ ∧ v ⃗, par conservation du moment cinétique.

A chaque instant r ⃗ reste parallèle à v ⃗ : le mouvement est rectiligne.

Mouvement à force centrale newtonienne : électrostatique.


❏ Exercice 3. Modèle de Bohr de l’atome d’hydrogène. [••◦]
1. Le proton exerce une force de Coulomb attractive sur l’électron. Dans un repérage polaire dans le plan du
mouvement, F ⃗ = − e² / (4 π ε₀ r²) ur ⃗.

Comme cette force est conservative, alors l’énergie potentielle dont elle dérive est telle que
F ⃗ = − (dEp/dr) ur ⃗ ce qui conduit à dEp/dr = e² / (4 π ε₀ r²) d’où Ep(r) = − e² / (4 π ε₀ r) en prenant comme
référence Ep(r ⟶ ∞) = 0.

2. L’électron est en mouvement par rapport à un référentiel lié au proton. Son poids est négligeable devant
la force électrique exercée par le proton, ce qui a été justifié dans le chapitre sur les particules chargées.
D’après la loi de la quantité de mouvement appliquée à l’électron en mouvement circulaire, m a ⃗ = F ⃗, ce
qui donne en projection sur ur ⃗ ,− m r (dθ/dt)² = − e² / (4 π ε₀ r²).

Or (dθ/dt)² = v² /r² (trajectoire circulaire) , d’où m v² / r = e² / (4 π ε₀ r²) , et ainsi v = √[e² / (4 π ε₀ m r).

L’énergie mécanique s’écrit alors Em = ½ m v² − e² / (4 π ε₀ r) = [e² / (8 π ε₀ r)] − [e² / (4 π ε₀ r)] soit


Em = − e² / (8 π ε₀ r).

3. D’après la question précédente, Ep = 2 Em. Comme Em < 0 il n’y a pas de contradiction !

4. Comme l’orbite de l’électron est circulaire, son vecteur vitesse est orthoradial alors que son vecteur
position est radial. Les deux vecteurs sont donc perpendiculaires. La norme du moment cinétique de
l’électron évalué en P vaut donc LP = rn × m vn × sin (½ π) soit, puisque vn =√[e² / (4 π ε₀ m rn),
LP = √[m e² rn / (4 π ε₀)].

5. L’hypothèse de quantification de Bohr indique que √[m e² rn / (4 π ε₀)] = n ħ


soit m e² rn / (4 π ε₀) = n² ħ² et ainsi rn = 4 π ε₀ ħ² n² / (m e²).
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6. Connaissant rn, on en déduit les valeurs permises pour l’énergie mécanique,
En = [− e ² / (8 π ε₀)] × [m e ² / (4 π ε₀ ħ² n²) soit En = − E₀ / n² avec E₀ = m e⁴ / (32 π² ε₀² ħ²).

AN. E₀ = 9,11.10⁻³¹ × (1,6.10⁻¹⁹)⁴ / [32 π² (8,85.10⁻¹²)² (½ 6,63.10⁻³⁴ / π)²] = 2,17.10⁻¹⁸ J= 13,6 eV.

7. Repartons de la condition de quantification du moment cinétique, LP = m rn vn = n ħ (*).

En utilisant la relation de de Bröglie, vn = h / (m λn) , d’où avec (*), m rn h / (m λn) = n ħ


d’où le résultat annoncé, 2 π rn = n λn.

La longueur 2 π rn correspond au périmètre de l’orbite circulaire, qui doit ici correspondre à un nombre
entier de longueurs d’ondes de de Bröglie : c’est une condition de type résonance d’ondes stationnaires.

Mouvement à force centrale : gravitation.


❏ Exercice 4. Modèle classique de trou noir. [•◦◦]
1. Voir cours. F ⃗ = − [G m₀ m / r²] ur ⃗ et Ep = − G m₀ m / r.

2. Voir cours : c’est une conséquence de la conservation du moment cinétique.

3. Voir cours : on remplace dθ/dt par (C/r²) dans l’expression de l’énergie mécanique, ce qui permet
d’identifier l’énergie potentielle effective Ep, eff(r) = (½ m C² / r²) − (G m₀ m / r).

Attention : c’est une « fausse » énergie potentielle, qui contient un terme issu de l’énergie cinétique. On
peut s’en rendre compte en notant la présence de la constante des aires C, qui dépend des conditions
initiales.

4. Voir cours et figure suivante. Le point M peut échapper à l’attraction de l’astre si sa trajectoire est
non-bornée pour r ⟶ ∞, c’est-à-dire pour Em ≥ 0.

Ep, eff(r) – Profil d’énergie potentielle effective au voisinage d’un astre sphérique.

5. Voir cours. On exprime la valeur de l’énergie mécanique à la limite d’un état de diffusion ( Em = 0 ) à la
surface de l’astre (distance R , vitesse vlib). On peut le retrouver plus qualitativement en exprimant la
conservation de l’énergie mécanique entre la surface de l’astre et une distance infinie en indiquant qu’à la
limite la particule s’est infiniment éloignée de l’astre (r ⟶ ∞) mais n’a plus qu’une vitesse nulle (v = 0).
Ainsi, ½ m v lib² − (G m₀ m / R) = 0 d’où vlib = √[2 G m₀ / R].

Attention à bien utiliser l’énergie cinétique et l’énergie potentielle « complètes », et surtout pas
l’énergie potentielle effective. La vitesse vlib a une composante orthoradiale, et la constante des aires
ne doit pas rester dans le résultat.

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6. Par définition du rayon de Schwarzschild, si l’astre a pour rayon RS alors sa vitesse de libération est égale à
c . On en conclut que l’astre est un trou noir si R < {RS = 2 G m₀ / c²}.

7. AN.
RS, S = 2 G mS / c² = 2 × 6,67 .10⁻¹¹ × 1,99.10³⁰ / (3,00.10⁸) = 2,9.10³ m = 2,9 km.
RS, T = 2 G mT / c² = 2 × 6,67 .10⁻¹¹ × 5,97.10²⁴ / (3,00.10⁸) = 8,8.10⁻³ m = 8,8 mm.

ρS, S = mS / (⁴/₃ π RS, S³) = 1,99.10³⁰ / [⁴/₃ π × (2,9 .10³)³] = 1,9.10¹⁹ kg.m⁻³.
ρS, T = mT / (⁴/₃ π RS, T³) = 5,97.10²⁴ / [⁴/₃ π × (8,8 .10⁻³)³] = 2,1 .10³⁰ kg.m⁻³.

C’est phénoménal : imaginez toute la masse de la Terre concentrée dans une balle de babyfoot ou de
ping-pong !

8. Une première contradiction consiste à généraliser des résultats de mécanique classique à des vitesses
égales à la vitesse de la lumière, qui se rapportent donc au domaine de la relativité. La seconde
contradiction est la généralisation de résultats de gravitation, qui s’appliquent donc aux particules
massives, à la lumière, alors qu’on sait que les photons sont sans masse.

❏ Exercice 5. Comète de Halley. [•◦◦]


1. Voir figure ci-contre : schéma de la trajectoire de
la comète de Halley. Le Soleil S est un des foyers
de l’ellipse. On représente en outre les distances
minimale dmin et maximale dmax de la comète au
Soleil, ainsi que le grand axe 2 a de l’ellipse.

2. La troisième loi de Kepler permet de déterminer le demi-grand axe a , puisque T² / a³ = 4 π² / (G mS) d’où
a = [T² G mS / (4 π²)]¹/³.

Or d’après la figure dmax + dmin = 2 a,

d’où on déduit dmax = 2 [T² G mS / (4 π²)]¹/³ − dmin.

AN. dmax = 2 [(76 × 3,16 .10⁷)² × 6,67 .10⁻¹ ¹ × 1,99.10³⁰ / (4 π²)]¹/³ - (0,59 × 1,5.10⁻¹¹)
dmax = 5,4 .10¹² m = 35,8 ua.

3. On donne r(θ) = p / (1 − e cos θ). D’après le schéma, dmax = r(θ = 0) = p / (1 − e) et dmin = r(θ = π) = p / (1 + e)

d’où on déduit dmin / dmax = (1 − e) / (1 + e) soit e = [1 − (dmin/dmax)] / [1 + (dmin/d max)]


⇔ e = (dmax − dmin) / (dmax + dmin) = (35,8 - 0,59) / (35,8 + 0,59) = 0,97

et de même p = dmin (1 + e) = 0,59 × (1 + 0,97) = 1,2 ua.

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❏ Exercice 6. Étude du vecteur excentricité. [•••]
1. r = p / (1 + e cos θ), r et p ont la même dimension, soit une longueur, e n’a pas de dimension.

2. Appliquons le TMC : dL ⃗/dt = ℳ (F ⃗ ) = r er ⃗ ∧ (- G M m / r²) er ⃗ = 0 ⃗ ⟶ L ⃗ = cste ⃗ : le plan défini par r ⃗ et v ⃗ est


à tout instant perpendiculaire à L ⃗ de direction constante, le mouvement est donc plan.

L ⃗ = m r er ⃗ ∧ {dr/dt er ⃗ + r dθ/dt eθ ⃗} = m r² dθ/dt ez ⃗ ⇒ L = m r² dθ/dt ⇔ r² dθ/dt = L / m.

3. Avec e ⃗ = - L v ⃗ / (G m M) + uθ⃗ ,
de ⃗/dt = d[- L v ⃗ / (G m M) + uθ ⃗]/dt. Or dv ⃗/dt = - G M ur ⃗ / r² et duθ ⃗/dt = - dθ/dt ur ⃗.
Ainsi de ⃗/dt = - [L / (G m M)] × [- G M ur ⃗ / r²] - dθ/dt ur ⃗ = (dθ /dt - dθ/dt) ur ⃗ = 0 ⃗d’ après 2.
⇒ e ⃗ = cste ⃗.

4. Puisque v ⃗ . uθ ⃗ = r dθ/dt = L / (m r), il vient


e ⃗ . uθ ⃗ = [- {L / (G m M)} × L / (m r) + 1] = - L² / (G M m² r) + 1.

Le vecteur e ⃗ est dirigé suivant - uθ ⃗|θ = 0 (admis).


Sur le schéma, e ⃗ . u ⃗θ = e × 1 × cos (π - θ) = - e cos θ < 0.

D’où - L² / (G M m² r) + 1 = - e cos θ ⇔ r = [L² / (G M m²)] / (1 + e cos θ)


soit r = p / (1 + e cos θ) avec p = L² / (G M m²).

5. Si l’orbite est circulaire, alors r = R (= p) pour tout θ, d’où e = 0.

6. Puisque v = R θ, L = m r² dθ/dt = m v² / R (r = R).

❏ Exercice 7. Chute contrôlée d’un satellite. [••◦]


1.
■ L’énergie du satellite est E = ½ m v² - G M m / r avec v = √[G M / r] pour une trajectoire circulaire, d’où
E = - ½ G M m / r (= ½ Ep).

Or r = RT + h et g₀ = G M / RT² d’où E = - m g₀ RT² / 2 (RT + h) < 0.

■ Sur la trajectoire de chute, r = p / (1 + e cos θ) ⇒ r(θ = ½ π) = p = RT et r(θ = π) = p / (1 - e) = RT + h


⇒ Avec le rapport r(θ = ½ π) / r(θ = π), on déduit 1 - e = RT / (RT + h) ⇔ e = h / (RT + h)
⇔ 1 + e = (RT + 2 h) / (RT + h).

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Or a = ½ (rmin + rmax) avec rmin = r(0) et rmax = r(π) (=rA), d’où
a = ½ p [1 / (1- e) + 1 / (1 + e)] = p / (1 - e²) = (RT + h)² / (RT + 2 h) en utilisant les expression soulignées.

Sachant que E’ = ½ G M m / a, on obtient finalement E’ = - ½ g₀ RT² m (RT + 2 h) / (RT + h)².

2. On calcule la différence entre l’énergie E du satellite sur sa trajectoire circulaire et l’énergie E’ sur sa
trajectoire de chute.
E – E’ = [- ½ m g₀ RT² / (RT + h)] - [- ½ g₀ RT² m (RT + 2 h) / (RT + h)²]
= [- ½ m g₀ RT² / (RT + h)] × [1 - {(RT + 2 h) / (RT + h)}]
E - E’ = [- ½ m g₀ RT² / (RT + h)] × [- h / (RT + h)] = m g₀ RT² h / [2 (RT + h)²] > 0.
D’où 0 > Ecercle (état initial) > E’ellipse (état final) : freinage.

3. Au point B de l’ellipse, E’ = Ec + Ep = ½ m vB² - G M m / RT = ½ m vB² - m g₀ RT² / RT = ½ m vB² - m g₀ RT


(on rappelle g₀ = G M / RT²). Or E’ = - ½ g₀ RT² m (RT + 2 h) / (RT + h)² (voir la fin de 1.).

Ainsi vB² = g₀ RT {2 - RT (RT + 2 h) / (RT + h)²}


avec 2 - [RT (RT + 2 h) / (RT + h)²] = (RT² + 2 hRT + 2 h²) / (RT + h)² = 1 + [h² / (RT + h)²].

D’où vB = √[g₀ RT {1 + (h / (RT +h))²}]


= √[9,8 × 6,4.10⁶ × {1 + (3 .10² / (6,4 .10³ + 3 .10²))²}] = 7,9 .10³ m.s⁻¹ = 7,9 km.s⁻¹.

4. Lors de la chute libre, il y a conservation de l’énergie mécanique, ½ m vsol² + 0 = 0 + m g₀ h


⇒ vsol = √[2 g₀ h] = √[2 × 9,8 × 3 .10⁵] = 24.10³ m.s ⁻¹ = 2,4 km.s⁻¹.

❏ Exercice 8. Bases de lancement de satellites. [•◦◦]


1. Le satellite est un solide en rotation, la vitesse est donc
v = r ω = (RT cos λ) × (2 π / T).

2. On désire une vitesse d'entraînement élevée afin de faire des


économies d'énergie : on choisit donc Kourou (λK = 5,2 °).

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❏ Exercice 9. Changement d’orbite d’un satellite. [•••]
1.
■ Par conservation du moment cinétique, le mouvement est plan.
■ L’orbite est située dans un plan contenant le centre d’attraction de Fgrav ⃗, soit le centre de la Terre (le
vecteur accélération a ⃗ = Fgrav ⃗ / m étant dans le plan contenant l’orbite du satellite, le vecteur force Fgrav ⃗
colinéaire à OM ⃗ l’est aussi).
■ L’observateur terrestre ne doit pas observer un mouvement apparent d’oscillation nord-sud: la seule
solution est que le plan du satellite géostationnaire coïncide avec le plan équatorial de la Terre.

2. Par conservation du moment cinétique, le mouvement est plan et ce plan est imposé par les conditions
initiales sur les vecteurs r ⃗ et v ⃗ du satellite. Le plan contenant les trois orbites est imposé par l’orbite
géostationnaire, nécessairement dans le plan de l'équateur.

3. Pour une trajectoire circulaire ; la vitesse est constante vB = √[G MT / RT].


AN. vB = √[6,67.10⁻¹¹ × 5,98.10²⁴ / 6,37.10⁶] = 7,9.10³ m.s ⁻¹ = 7,9 km.s ⁻¹.

4. On utilise la 3ème loi de Kepler : T²/RG³ = 4 π ² / (G MT) ⇔ RG = [G MT T² / (4 π ²)]¹/³.


AN. RG = [6,67.10⁻¹¹ × 5,98.10²⁴ × 86 164² / (4 π ²)]¹/³ = 4,22 .10⁷ m = 42 200 km.

5. L’altitude du satellite géostationnaire est h = RG - RT = 42 200 - 6370 = 35 800 km.

6. La vitesse du satellite sur son orbite géostationnaire est vG = 2 π RG / T.


AN. vG = 2 π × 4,22.10⁷ / 86 164 = 3,1.10³ m.s⁻¹ = 3,1 km.s⁻¹.

7. Par conservation de l'énergie mécanique, Em = ½ m vP² - G M m / rP = ½ m vA² - G M m / rA = cste.

8. Pour r = rA = OA ou r = rP = OP, Em = ½ m C² / r² - G M m / r = Ep, eff (puisque dr/dt|r = rA = dr/dt|r = rB = 0) ⇔


2 Em r² + 2 G M m r - m C² = 0. C’est une équation du second degré en r dont les solutions suivantes rA =
RG = 4,22.10⁷ m et rP = RT = 6,37.10⁶ m sont telles que rA + rP = - (2 G MT m) / (2 Em) = - G M m / Em.

Or rA + rP = 2 a, d’où 2 a = - G MT m / Em ⇔ Em = - G MT m / (2 a) < 0 avec 2 a = RG + RT.


AN. Em = - (6,67.10⁻¹¹ × 5,98.10²⁴ × 1,5.10³ ) / (4,22.10⁷ + 6,37.10⁶) = 1,22.10¹⁰ J = 12,2 GJ.
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9. La vitesse du satellite sur la trajectoire elliptique est telle que
E = Ec + Ep = ½ m v² - G MT m / r = G MT m / (RG + RT) ⟶ v = √[2 G MT {r⁻¹ - (RG + RT) ⁻¹}].

10. La variation de vitesse qu’il faut imposer en P est ΔvP = vP, final - vP, initial = vellipse, r = RT - vcercle en B.
Or vellipse, r = RT = √[2 G MT {RT⁻¹ - (RG + RT)⁻¹}] = √[2 G MT RG / {RT (RG + RT)}]
et vcercle en B = √[G MT / RT].

D’où ΔvP = {√[G MT / RT]} × {√[2 RG / (RG + RT)] - 1}.


AN. ΔvP = 7,9.10³ × {√[2 × 4,22.10⁴ / (4,22.10⁴ + 6,37.10³)] - 1} = 2,5 .10³ m.s⁻¹ = 2,5 km.s⁻¹.

11. En P, la variation de l’énergie mécanique est ΔEm = ΔEc + ΔEp. Or restant au même point P, ΔEp = 0.

D’où ΔEm = ΔEc = ½ m (vP, final² - vP, initial²)


avec vP, final² - vP, initial² = (vP, final + vP, initial) (vP, final - vP, initial) = (vB + ΔvP + vB) ΔvP = (2 vB + ΔvP) ΔvP,
soit ΔEm = ½ m (2 vB + ΔvP) ΔvP.
AN. ΔEm = ½ × 1500 × (2 × 7,9.10³ + 2,5.10³) × 2,5.10³ = 3,4.10¹⁰ J= 34 GJ.

12. En A, la variation de vitesse est ΔvA = vA, final - vA, initial.


Or vA, final = vA, cercle de rayon RG = √[G MT / RG] et vA, initial = vA, ellipse = √[2 G MT {RG⁻¹ - (RG + RT)⁻¹}].

D’où ΔvA = √[G MT / RG] × {1 - √[2 RT / (RG + RT)]}.


AN. ΔvA = 3,1.10³ × {1 - √[2 6,37.10³ / (4,22.10⁴ + 6,37.10³)]} = 1,5.10³ m.s⁻¹ = 1,5 km.s⁻.

13. Par analogie avec 11., en A, ΔEm = ΔEc = ½ m (vA, final² - vA, initial²)
avec vA, final² - vA, initial² = (vA, final + vA, initial) (vA, final - vA, initial) = (vA, final + vA, final - ΔvA) ΔvA
= (2 vA, final - ΔvA) ΔvA en rappelant vA, final = vA, cercle de rayon RG = √[G MT / RG].

D’où ΔEm = ½ m (2 vA, final - ΔvA) ΔvA.


AN. ΔEm = ½ × 1500 × (2 × 3,1.10³ - 1,5.10³) × 1,5.10³ = -1,4.10⁹ J = - 1,4 GJ.

14. Le transfert a lieu entre périgée et apogée : sa durée Δt est la moitié de la période T pour la trajectoire
elliptique de demi-grand axe a = ½ (RG + RT), soit

Δt = ½ T = ½ √[4 π² {½ (RG + RT)}³ / (G MT)] = ½ π √[(RG + RT)³ / (2 G MT)].


AN. Δt = ½ π √[(42,2.10⁷ + 6,37.10⁶)³ / (2 × 6,67.10⁻¹¹ × 5,98.10²⁴)] ≈ 1,9.10⁴ s ≈ 5 h 15 min.

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