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Concours National D'Ingénieurs de Mauritanie

Ce document présente un problème de mathématiques portant sur les fonctions convexes et concaves. Le problème est composé de deux parties indépendantes traitant de définitions, propriétés et inégalités liées aux fonctions convexes/concaves sur des intervalles réels. Plusieurs questions sont posées pour démontrer et déduire des résultats sur ces fonctions.

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CONCOURS NATIONAL D’INGÉNIEURS

DE MAURITANIE
(CNIM)

CONCOURS 2022

ÉPREUVE DE MATHS

Durée de l’épreuve : 4 heures

L’usage de l’ordinateur, de la calculatrice ou


tout autre objet connecté est interdit.

L’énoncé de cette épreuve comporte 6 pages de texte.

Si au cours de l’épreuve, le candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives
qu’il est amené à prendre

1/6
Le sujet est composé de deux problèmes indépendants. Le candidat doit composer chacun des
problèmes sur des copies différentes.

Une grande importance sera attachée à la rigueur du raisonnement, à la clarté et au soin de la


présentation. Il est rappelé que tout résultat dans le texte peut être utilisé pour traiter la suite, même
s’il n’a pas pu être démontré.

1 Problème 1

Soit 𝐼𝐼 un intervalle réel d’intérieur non vide.

Définitions :

Soit 𝑓𝑓: 𝐼𝐼 → ℝ une application. On dit que 𝑓𝑓 est convexe sur 𝐼𝐼 si :

∀𝑥𝑥, 𝑦𝑦 ∈ 𝐼𝐼, ∀𝜆𝜆 ∈]0,1[, 𝑓𝑓(𝜆𝜆𝜆𝜆 + (1 − 𝜆𝜆)𝑦𝑦) ≤ 𝜆𝜆𝜆𝜆(𝑥𝑥) + (1 − 𝜆𝜆)𝑓𝑓(𝑦𝑦).

On dit que 𝑓𝑓 est concave sur 𝐼𝐼 si – 𝑓𝑓 est convexe sur 𝐼𝐼.


𝑓𝑓(𝑥𝑥)−𝑓𝑓(𝑎𝑎)
Pour tout 𝑎𝑎 ∈ 𝐼𝐼, on note ∆𝑓𝑓,𝑎𝑎 la fonction définie sur 𝐼𝐼 ∖ {𝑎𝑎} par ∆𝑓𝑓,𝑎𝑎 (𝑥𝑥) = 𝑥𝑥−𝑎𝑎
.

On admet le résultat suivant :

Théorème 1 : 𝑓𝑓 est convexe sur 𝐼𝐼 si et seulement si ∆𝑓𝑓,𝑎𝑎 est croissante quelque soit 𝑎𝑎 ∈ 𝐼𝐼.

1.A Première partie : fonctions convexes continues.

Q1. Montrer que la fonction 𝑥𝑥 ↦ |𝑥𝑥| est convexe sur ℝ.

Q2. Montrer que la fonction 𝑥𝑥 ↦ 𝑥𝑥 2 est convexe sur ℝ. On pourra utiliser le théorème 1.

Dans les questions 3 jusqu’à 8, 𝑓𝑓 ∶ 𝐼𝐼 → ℝ est une application continue.

Q3. On suppose que 𝑓𝑓 est convexe. Montrer que

𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 𝑓𝑓(𝑥𝑥) + 𝑓𝑓(𝑦𝑦)
∀𝑥𝑥, 𝑦𝑦 ∈ 𝐼𝐼, 𝑓𝑓 � �≤ .
2 2
Réciproquement, on suppose que

𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 𝑓𝑓(𝑥𝑥) + 𝑓𝑓(𝑦𝑦)
∀𝑥𝑥, 𝑦𝑦 ∈ 𝐼𝐼, 𝑓𝑓 � �≤ .
2 2

L’objet est de montrer que 𝑓𝑓 est convexe. Pour cela soient 𝑥𝑥, 𝑦𝑦 ∈ 𝐼𝐼 et 𝜆𝜆 ∈]0,1[.

Q4. Soient 𝑛𝑛 ∈ ℕ et 𝑝𝑝 ∈ ⟦2𝑛𝑛 , 2𝑛𝑛+1 ⟧. Posons 𝑞𝑞 = 2𝑛𝑛+1 − 𝑝𝑝. Vérifier que


𝑝𝑝 𝑝𝑝 𝑞𝑞 𝑞𝑞
𝑞𝑞 ∈ ⟦0, 2𝑛𝑛 ⟧ 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑥𝑥 + �1 − � 𝑦𝑦 = 𝑦𝑦 + �1 − � 𝑥𝑥.
2𝑛𝑛+1 2𝑛𝑛+1 2𝑛𝑛+1 2𝑛𝑛+1
Q5. Montrer que

2/6
𝑝𝑝 𝑝𝑝 𝑝𝑝 𝑝𝑝
∀𝑛𝑛 ∈ ℕ, ∀𝑝𝑝 ∈ ⟦0, 2𝑛𝑛 ⟧, 𝑓𝑓 �2𝑛𝑛 𝑥𝑥 + �1 − 2𝑛𝑛� 𝑦𝑦� ≤ 2𝑛𝑛 𝑓𝑓(𝑥𝑥) + �1 − 2𝑛𝑛� 𝑓𝑓(𝑦𝑦).

On pourra raisonner par récurrence sur 𝒏𝒏.


⌊2𝑛𝑛 𝜆𝜆⌋
Q6. Montrer que 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 = 𝜆𝜆 où ⌊. ⌋ désigne la partie entière.
𝑛𝑛→+∞ 2𝑛𝑛

Q7. En utilisant un argument de continuité, en déduire que

𝑓𝑓(𝜆𝜆𝜆𝜆 + (1 − 𝜆𝜆)𝑦𝑦) ≤ 𝜆𝜆𝜆𝜆(𝑥𝑥) + (1 − 𝜆𝜆)𝑓𝑓(𝑦𝑦)

Q8. Conclure.

Q9. Montrer que

𝑥𝑥 2 + 𝑦𝑦 2
∀𝑥𝑥, 𝑦𝑦 ∈ ℝ, 𝑥𝑥𝑥𝑥 ≤ .
2
Q10. En déduire que les fonctions 𝑥𝑥 ⟼ 𝑒𝑒 𝑥𝑥 et 𝑥𝑥 ⟼ 𝑒𝑒 −𝑥𝑥 sont convexes sur ℝ.

Q11. Montrer que

𝑥𝑥 + 𝑦𝑦
∀𝑥𝑥, 𝑦𝑦 ∈ ℝ+ , �𝑥𝑥𝑥𝑥 ≤ .
2
Q12. En déduire que la fonction 𝑥𝑥 ⟼ 𝑙𝑙𝑙𝑙(𝑥𝑥) est concave sur ]0, +∞[.

𝑝𝑝 1 1
Dans les questions 13 jusqu’à 15, on considère 𝑝𝑝 > 1 et 𝑞𝑞 = 𝑝𝑝−1 de sorte que 𝑝𝑝
+ 𝑞𝑞 = 1. Ainsi, 𝑛𝑛
est un entier naturel non nul.

Q13. Inégalité de Young : Montrer que

𝑥𝑥 𝑝𝑝 + 𝑦𝑦 𝑞𝑞
∀𝑥𝑥, 𝑦𝑦 ∈ ℝ+ , 𝑥𝑥𝑥𝑥 ≤ .
2
Q14. Inégalité de Hölder : Soient 𝑥𝑥 = (𝑥𝑥1 , . . , 𝑥𝑥𝑛𝑛 ) ∈ ℝ𝑛𝑛 et 𝑦𝑦 = (𝑦𝑦1 , . . , 𝑦𝑦𝑛𝑛 ) ∈ ℝ𝑛𝑛 . Montrer que
1 1
𝑛𝑛 𝑛𝑛 𝑝𝑝 𝑛𝑛 𝑞𝑞

�|𝑥𝑥𝑘𝑘 𝑦𝑦𝑘𝑘 | ≤ ��|𝑥𝑥𝑘𝑘 |𝑝𝑝 � ��|𝑦𝑦𝑘𝑘 |𝑞𝑞 � .


𝑘𝑘=1 𝑘𝑘=1 𝑘𝑘=1

On pourra commencer par traiter le cas où ∑𝑛𝑛𝑘𝑘=1|𝑥𝑥𝑘𝑘 |𝑝𝑝 = ∑𝑛𝑛𝑘𝑘=1|𝑦𝑦𝑘𝑘 |𝑞𝑞 = 1.

Q15. Inégalité de Minkowski : Montrer que l’application définie sur ℝ𝑛𝑛 par
1
𝑛𝑛 𝑝𝑝

∀𝑥𝑥 = (𝑥𝑥1 , . . , 𝑥𝑥𝑛𝑛 ) ∈ ℝ𝑛𝑛 , ‖𝑥𝑥‖𝑝𝑝 = ��|𝑥𝑥𝑘𝑘 |𝑝𝑝 �


𝑘𝑘=1

est une norme sur ℝ𝑛𝑛 . L’inégalité triangulaire de cette norme s’appelle inégalité de Minkowski.

3/6
𝜋𝜋
Q16. Montrer que la fonction 𝑥𝑥 ⟼ 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠(𝑥𝑥) est concave sur �0, �.
2

2 𝜋𝜋
Q17. En déduire que 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠(𝑥𝑥) ≥ 𝑥𝑥 pour tout 𝑥𝑥 ∈ �0, 2 �.
𝜋𝜋

1.B Deuxième partie : Inégalité de Jensen.

Soit 𝑓𝑓: 𝐼𝐼 → ℝ une fonction convexe. Soit 𝑛𝑛 ≥ 1 un entier et soient 𝑥𝑥1 , … , 𝑥𝑥𝑛𝑛 des points de 𝐼𝐼 et 𝜆𝜆1 , … , 𝜆𝜆𝑛𝑛
des réels positifs tels que 𝜆𝜆1 + ⋯ + 𝜆𝜆𝑛𝑛 = 1.

Q18. Justifier l’existence d’un espace probabilisé (𝛺𝛺, 𝑇𝑇, 𝛲𝛲) et d’une variable aléatoire 𝑋𝑋: 𝛺𝛺 → ℝ telle que

∀𝑘𝑘 ∈ ⟦1, 𝑛𝑛⟧, 𝛲𝛲(𝑋𝑋 = 𝑥𝑥𝑘𝑘 ) = 𝜆𝜆𝑘𝑘 .

Q19. Calculer 𝐸𝐸(𝑋𝑋) et 𝐸𝐸(𝑓𝑓(𝑋𝑋)). On pose alors 𝑚𝑚 = 𝐸𝐸(𝑋𝑋). Pour simplifier, on suppose que 𝑚𝑚 n’est pas
une extrémité de 𝐼𝐼.

Q20. Soient 𝑥𝑥, 𝑦𝑦 ∈ 𝐼𝐼 avec 𝑥𝑥 < 𝑚𝑚 < 𝑦𝑦. Montrer que

𝑓𝑓(𝑥𝑥) − 𝑓𝑓(𝑚𝑚) 𝑓𝑓(𝑦𝑦) − 𝑓𝑓(𝑚𝑚)


≤ .
𝑥𝑥 − 𝑚𝑚 𝑦𝑦 − 𝑚𝑚

Q21. Justifier l’existence de ℓ = 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖�∆𝑓𝑓,𝑚𝑚 (𝑦𝑦) ; 𝑦𝑦 ∈ 𝐼𝐼 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑦𝑦 > 𝑚𝑚�.

Q22. Montrer que 𝑓𝑓(𝑥𝑥) − 𝑓𝑓(𝑚𝑚) ≥ ℓ(𝑥𝑥 − 𝑚𝑚) quelque soit𝑥𝑥 ∈ 𝐼𝐼.

Q23. Calculer 𝐸𝐸(𝑓𝑓(𝑚𝑚) + ℓ(𝑋𝑋 − 𝑚𝑚)) et en déduire que

𝑓𝑓(𝜆𝜆1 𝑥𝑥1 + ⋯ + 𝜆𝜆𝑛𝑛 𝑥𝑥𝑛𝑛 ) ≤ 𝜆𝜆1 𝑓𝑓(𝑥𝑥1 ) + ⋯ + 𝜆𝜆𝑛𝑛 𝑓𝑓(𝑥𝑥𝑛𝑛 ).

Cette inégalité s’appelle inégalité de Jensen. Dans la suite, on illustrera des applications de cette
inégalité. Soit 𝑛𝑛 un entier naturel non nul.

Q24. Soient 𝑥𝑥1 , … , 𝑥𝑥𝑛𝑛 des réels positifs. Montrer que


1
𝑛𝑛 𝑛𝑛 𝑛𝑛
1
�� 𝑥𝑥𝑘𝑘 � ≤ � 𝑥𝑥𝑘𝑘 .
𝑛𝑛
𝑘𝑘=1 𝑘𝑘=1

On pourra utiliser la question 12.

Q25. On admet que la fonction 𝑥𝑥 ⟼ 𝑙𝑙𝑙𝑙(1 + 𝑒𝑒 𝑥𝑥 ) est convexe sur ℝ. Soient 𝜆𝜆1 , … , 𝜆𝜆𝑛𝑛 des réels positifs.
Montrer que
1 1
𝑛𝑛 𝑛𝑛 𝑛𝑛 𝑛𝑛

1 + �� 𝜆𝜆𝑘𝑘 � ≤ ��(1 + 𝜆𝜆𝑘𝑘 )� .


𝑘𝑘=1 𝑘𝑘=1

Q26. Soient 𝐴𝐴, 𝐵𝐵 ∈ 𝛭𝛭𝑛𝑛 (ℝ) deux matrices symétriques à valeurs propres strictement positives. On
admet l’existence de 𝑃𝑃 ∈ 𝐺𝐺𝐺𝐺𝑛𝑛 (ℝ) et 𝐷𝐷 ∈ 𝛭𝛭𝑛𝑛 (ℝ) diagonale à coefficients diagonaux strictement
positifs telles que
4/6
𝐴𝐴 = 𝑃𝑃𝑇𝑇 𝑃𝑃 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐵𝐵 = 𝑃𝑃𝑇𝑇 𝐷𝐷𝐷𝐷

Montrer que
𝑛𝑛 𝑛𝑛 𝑛𝑛
�𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑(𝐴𝐴) + �𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑(𝐵𝐵) ≤ �𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑(𝐴𝐴 + 𝐵𝐵).

Fin du problème 1

2 Problème 2

On considère un espace vectoriel 𝐸𝐸, de dimension fini 𝑛𝑛 strictement positif sur le corps ℝ. Pour tout
entier strictement positif 𝑖𝑖, notons 𝐽𝐽𝑖𝑖 la matrice suivante de 𝑀𝑀𝑖𝑖 (ℝ) :

0 1 0 … 0
⎛ ⋱ ⋱ ⋱ ⋮⎞
⎜ ⋱ ⋱ 0⎟
(0) ⋱ 1
⎝ 0⎠

2.A Résultats préliminaires

Q27. Déterminer le polynôme caractéristique de 𝐽𝐽𝑛𝑛 en déduire que 𝐽𝐽𝑛𝑛𝑛𝑛 = 0.

Q28. Soit (𝑖𝑖, 𝑘𝑘) ∈ ℕ∗ × ℕ. Calculer 𝐽𝐽𝑖𝑖𝑘𝑘 .

Q29. Montrer que, pour tout (𝑖𝑖, 𝑘𝑘) ∈ ℕ∗ × ℕ , rang�𝐽𝐽𝑖𝑖𝑘𝑘 � = (𝑖𝑖 − 𝑘𝑘)+ c-à-d rang�𝐽𝐽𝑖𝑖𝑘𝑘 � = max(𝑖𝑖 − 𝑘𝑘, 0).

Q30. Montrer que pour tous 𝑝𝑝, 𝑞𝑞 ∈ ℕ distincts, (𝑝𝑝 − 𝑞𝑞 − 1)+ + (𝑝𝑝 − 𝑞𝑞 + 1)+ −2 (𝑝𝑝 − 𝑞𝑞)+ = 0.

2.B Réduction d’un endomorphisme nilpotent

On fixe un endomorphisme nilpotent 𝑢𝑢 de 𝐸𝐸. On note 𝑟𝑟 son indice de nilpotence i.e. 𝑢𝑢𝑟𝑟 = 0 et 𝑢𝑢𝑟𝑟−1 ≠0.

Soit 𝑥𝑥 ∈ 𝐸𝐸 tel que 𝑢𝑢𝑟𝑟−1 (𝑥𝑥) ≠0. Pour 𝑖𝑖 un entier tel que 1 ≤ 𝑖𝑖 ≤ 𝑟𝑟, on pose 𝑒𝑒𝑖𝑖 = 𝑢𝑢𝑖𝑖−1 (𝑥𝑥).

Soit 𝑊𝑊 = 𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣(𝑒𝑒1 , … , 𝑒𝑒𝑟𝑟 ).

Q31. Prouver que 𝑊𝑊 est de dimension 𝑟𝑟 et qu’il est stable par 𝑢𝑢.

Q32. En notant 𝑢𝑢𝑊𝑊 l’endomorphisme de 𝑊𝑊 induit par 𝑢𝑢, écrire la matrice de 𝑢𝑢𝑊𝑊 dans la base (𝑒𝑒𝑟𝑟 , … , 𝑒𝑒1 ).

Soit 𝛹𝛹 une forme linéaire sur 𝐸𝐸 ne s’annulant pas en 𝑒𝑒𝑟𝑟 . Pour 𝑖𝑖 un entier tel que 1 ≤ 𝑖𝑖 ≤ 𝑟𝑟, on pose

𝛷𝛷𝑖𝑖 = 𝛹𝛹 ∘ 𝑢𝑢𝑖𝑖−1 . Soit


𝑟𝑟

𝑊𝑊 ′ = � 𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘(𝛷𝛷𝑖𝑖 ).
𝑖𝑖=1

Q33. Montrer que 𝑊𝑊 ′ est stable par 𝑢𝑢.

5/6
Q34. On admet que 𝑊𝑊 ′ est de dimension 𝑛𝑛 − 𝑟𝑟. Montrer que 𝑊𝑊 ′ est un supplémentaire de 𝑊𝑊 dans 𝐸𝐸.

Q35. Justifier que l’endomorphisme 𝑢𝑢 𝑊𝑊 ′ de 𝑊𝑊 ′ induit par 𝑢𝑢 est nilpotent. Que peut-on dire de son
indice de nilpotence ?

Q36. Par récurrence sur l’entier strictement positif 𝑛𝑛, prouver qu’il existe un entier strictement positif 𝑟𝑟,
une suite finie d’entiers 𝑑𝑑1 , … , 𝑑𝑑𝑟𝑟 satisfaisant à 𝑑𝑑1 ≥ ⋯ ≥ 𝑑𝑑𝑟𝑟 , et une base (𝑒𝑒1 , … , 𝑒𝑒𝑛𝑛 ) de 𝐸𝐸 tels
que la matrice de 𝑢𝑢 dans cette base soit la matrice diagonale par blocs dont les blocs successifs
sont 𝐽𝐽𝑑𝑑1 , … , 𝐽𝐽𝑑𝑑𝑟𝑟 .

Q37. Soit 𝑓𝑓 un endomorphisme nilpotent tel qu’il existe un entier strictement positif 𝑟𝑟, une suite finie
d’entiers 𝑑𝑑1 , … , 𝑑𝑑𝑟𝑟 satisfaisant à 𝑑𝑑1 ≥ ⋯ ≥ 𝑑𝑑𝑟𝑟 , et une base de 𝐸𝐸 tels que la matrice de 𝑢𝑢 dans
cette base soit la matrice diagonale par blocs dont les blocs successifs sont 𝐽𝐽𝑑𝑑1 , … , 𝐽𝐽𝑑𝑑𝑟𝑟 . Montrer
que pour tout ∀ 𝑘𝑘 ∈ ℕ∗ ,

𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶�𝑗𝑗 ∈ {1, … , 𝑟𝑟}, 𝑑𝑑𝑗𝑗 = 𝑘𝑘 � = 2 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘 𝑓𝑓 𝑘𝑘 − 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘 𝑓𝑓 𝑘𝑘−1 − 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘 𝑓𝑓 𝑘𝑘+1 .

Que peut-on conclure ?

On pourra utiliser la partie préliminaire.

0 −1 2 −2 −1
⎛ 0 0 0 0 0⎞
2.C Applications : Soit 𝐴𝐴 la matrice ⎜ 0 1 0 0 0 ⎟ et 𝑢𝑢 l’endomorphisme
0 1 0 0 0
⎝ 0 1 −1 1 0⎠
canoniquement associé à 𝐴𝐴.

Q38. Montrer que 𝐴𝐴 est nilpotente d’indice de nilpotence 3.

Q39. Calculer 𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘 𝐴𝐴 et 𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘 𝐴𝐴2 .

Q40. En déduire que 𝐴𝐴 est semblable à 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 (𝐽𝐽3 , 𝐽𝐽2 ). On pourra utiliser la partie B.

Pour la suite, 𝐴𝐴 est une matrice de 𝑀𝑀𝑛𝑛 (ℝ) nilpotente quelconque. Soit 𝐵𝐵 une autre matrice de
𝑀𝑀𝑛𝑛 (ℝ) nilpotente.

Q41. Montrer que si 𝐴𝐴 et 𝐵𝐵 sont semblables, alors pour tout 𝑘𝑘 ∈ ℕ, rang 𝐴𝐴𝑘𝑘 = rang 𝐵𝐵 𝑘𝑘 .

Q42. Réciproquement, on suppose que

∀ 𝑘𝑘 ∈ ℕ, rang 𝐴𝐴𝑘𝑘 = rang 𝐵𝐵 𝑘𝑘 .

Montrer que 𝐴𝐴 et 𝐵𝐵 sont semblables. On pourra utiliser la partie B.

Q43. En déduire que 𝐴𝐴 est semblable à sa transposé.

Fin du problème 2

FIN DE L’ÉPREUVE

6/6

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