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Concours National D'Ingénieurs de Mauritanie

Ce problème traite de la fonction caractéristique d'une variable aléatoire discrète et de ses propriétés. Il aborde notamment la relation entre la fonction caractéristique et les moments d'une variable aléatoire, ainsi que la construction d'un contre-exemple montrant que la réciproque n'est pas toujours vraie.

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Mohamed Med
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Concours National D'Ingénieurs de Mauritanie

Ce problème traite de la fonction caractéristique d'une variable aléatoire discrète et de ses propriétés. Il aborde notamment la relation entre la fonction caractéristique et les moments d'une variable aléatoire, ainsi que la construction d'un contre-exemple montrant que la réciproque n'est pas toujours vraie.

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CONCOURS NATIONAL D’INGÉNIEURS

DE MAURITANIE
(CNIM)

CONCOURS 2023

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES

Durée de l’épreuve : 4 heures

L’usage de l’ordinateur, de la calculatrice ou


tout autre objet connecté est interdit.

L’énoncé de cette épreuve comporte 7 pages de texte.

Si au cours de l’épreuve, le candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives
qu’il est amené à prendre.
Le sujet est composé de deux problèmes indépendants. Le candidat doit composer chacun des problèmes
sur des copies différentes.

Une grande importance sera attachée à la rigueur du raisonnement, à la clarté et au soin de la présen-
tation. Il est rappelé que tout résultat dans le texte peut être utilisé pour traiter la suite, même s’il n’a
pas pu être démontré.

1 Problème 1

1.A Première partie : fonction caractéristique d’une variable aléatoire discrète.



Soit Ω , T , P un espace probabilisé.
Définition : Soit X : Ω → R une variable aléatoire. La fonction ϕX : Ω → C définie par ϕX (t ) = E eit X s’appelle


fonction caractéristique de la loi de X où E désigne l’espérance.



On note D = x n ; n ∈ N un sous-ensemble de R telle que X(Ω) ⊂ D.
X 
On rappelle que X possède une espérance si et seulement si, la série x n P X = x n est absolument convergente.
X +∞
X
 
Q1. Quelle est la nature de la série P X = x n ? Si elle converge que vaut sa somme P X = xn ?
n=0

Q2. Montrer que ϕX est bien définie, et établir que


+∞
X
P X = x n eint .

∀t ∈ R, ϕX (t ) =
n=0
X
P X = x n eint de variable t ∈ R converge normalement sur R. En

Q3. Montrer que la série des fonctions
déduire que ϕX est continue sur R.

Q4. Vérifier que ϕX (0) = 1 et prouver que

∀t ∈ R, ϕX (t ) ≤ 1 et ϕX (−t ) = ϕX (t ).

où z désigne le conjugué du nombre complexe z.

Dans la suite de ce problème, X : Ω → R et Y : Ω → R sont deux variables aléatoires.

Q5. Montrer que si X et Y sont indépendantes alors

∀t ∈ R, ϕX+Y (t ) = ϕX (t )ϕY (t ).

Dans les questions Q6. et Q7. on suppose pour simplifier que X et Y sont à valeurs dans Z.

Q6. Formule d’inversion : Montrer soigneusement que


Z 2π
1
∀k ∈ Z, P(X = k) = e−ik t ϕX (t )dt .
2π 0

Q7. En déduire que ϕX = ϕY si et seulement si X et Y suivent la même loi. Autrement dit, ϕX caractérise la
loi de X.

Page 2/7
 
Q8. Cas d’une loi Binomiale : on suppose que X ∼ B(n, p) où n ≥ 1 est un entier et p ∈ 0 , 1 . Établir que
n
∀t ∈ R, ϕX (t ) = peit + 1 − p .
 
Q9. Soit n et m sont deux entiers strictement positifs et p ∈ 0 , 1 . On suppose que X ∼ B(n, p) et Y ∼
B(m, p) et que X et Y sont indépendantes. Calculer ϕX+Y et en déduire la loi de X + Y .

Q10. Cas d’une loi de Poisson : on suppose que X ∼ P (λ) où λ est un réel strictement positif. Établir que

ϕX (t ) = eλ(e ).
it −1
∀t ∈ R,

Q11. Soit λ et ρ sont deux réels strictement positifs. On suppose que X ∼ P (λ) et Y ∼ P (ρ) et que X et Y
sont indépendantes. Calculer ϕX+Y et en déduire la loi de X + Y .

1.B Deuxième partie : fonction caractéristique et moments.

Q12. On suppose que X admet une espérance. Montrer que ϕX est de classe C 1 sur R et établir que
+∞
X
∀t ∈ R, ϕX′ (t ) =i x n P(X = x n )eix n t .
n=0

En déduire que E(X) = −iϕX′ (0).


La réciproque de ce résultat est en général fausse. La construction d’un contre exemple est l’objet de la
troisième partie de ce problème.

Q13. On suppose que X admet un moment d’ordre 2. Montrer que ϕX est de classe C 2 sur R et établir que
+∞
X
∀t ∈ R, ϕX′ (t ) =− x n2 P(X = x n )eix n t .
n=0

2
= −ϕX′′ (0). On admet que la réciproque de ce résultat est vraie.

En déduire que E X
 
Q14. Cas d’une loi Binomiale : on suppose que X ∼ B(n, p) où n ≥ 1 est un entier et p ∈ 0 , 1 . Prouver à
l’aide de la fonction caractéristique que

E(X ) = n p et que V(X ) = n p(1 − p).

Q15. Cas d’une loi de Poisson : on suppose que X ∼ P (λ) où λ est un réel strictement positif. Prouver à
l’aide de la fonction caractéristique que

E(X ) = V(X ) = λ.

1.C Troisième partie : un contre exemple.


 
Q16. Soit β un nombre réel strictement positif. Soit f : 1 , +∞ → R la fonction définie par f (x ) =
1  
. Déterminer un entier m > 1 telle que la restriction de f sur m , +∞ soit décroissante.
x β ln(x )
X 1
Q17. En déduire que la série de Bertrand converge si et seulement si β > 1.
nβ ln(n)

Page 3/7
X 1 X 1
Q18. Quelle est la nature de chacune des séries et ?
n ln(n) n 2 ln(n)

Q19. Soit (x n ) la suite définie par

∀n ∈ N, x 2n = n + 2 et x 2n+1 = −n − 2.
n
Montrer que x n ∼ .
2
Q20. On pose
1
∀n ∈ N, pn = 2 .
xn ln x n
4 X
Montrer que pn ∼ . En déduire que pn converge.
n 2 ln(n)

Q21. Montrer que


2n+1 n+2
X X 1
∀n ∈ N, pk = 2 .
k=0 k=2
k 2 ln(k)
+∞ +∞
X X 1
En déduire que pn = 2δ où δ = .
n=0 n=2
n 2 ln(n)

On note D = x n ; n ∈ N .

Q22. Justifier l’existence d’un espace probabilisé Ω , T , P et d’une variable aléatoire X : Ω → D tels que
 pn
∀n ∈ N, P X = xn = .

X 
Q23. Montrer que x n P X = x n diverge. Que peut-on conclure sur X ? On pourra utiliser Q.19. et Q.20.

Q24. Montrer que


+∞
1 X cos(n t )
∀t ∈ R, ϕX (t ) = .
δ n=2
n 2 ln(n)

X sin(n t )
Q25. On admet que la série des fonctions de variable t ∈ R converge uniformément sur R.
n ln(n)
Montrer que ϕX est de classe C 1 sur R et établir que
+∞
1 X sin(n t )
∀t ∈ R, ϕX′ (t ) = − .
δ n=2
n ln(n)

Que vaut ϕX′ (0) ?

Q26. Que peut-on conclure ?

Fin du problème 1

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2 Problème 2

Soit n ∈ N∗ . Dans tout le problème, on identifie les matrices unicolonnes d’ordre n avec les vecteurs de Rn et on
munit Rn de son produit scalaire canonique noté ( · ) définie par :
   
x1 y1 n
 ..   ..  ⊤
X
Si X =  .  et Y =  . , alors (X · Y ) = X Y = x k yk .
k=1
xn yn
· 2
est la norme euclidienne associée.
On appelle rayon spectral de la matrice A ∈ Mn (R) le réel positif noté ρ(A) définie par :

ρ(A) = max λi
1≤i≤n

où λ1 , λ2 , . . . , λn ∈ Cn sont les valeurs propres de A (comptées avec leurs ordres de multiplicité).




Dans ce problème, on s’intéresse à la résolution approchée du système

Ax = b (S)

avec A ∈ Mn (R) et b ∈ Rn .

2.A Première partie : préliminaires.

Soit · l’application de Mn (R) qui à A ∈ Mn (R) associe

A = sup AX 2
.
∥X∥=1

Q27. Montrer que · définie une norme sur Mn (R).

Q28. Montrer que pour tout X ∈ Rn , AX 2


≤ A X 2
.

Q29. En déduire que pour tout (A , B) ∈ Mn (R)2 , on a AB ≤ A B .

Q30. Soit A ∈ Mn (R) diagonalisable. Montrer que si ρ(A) < 1, alors lim Ak = 0.
k→+∞

Soit A ∈ Mn (R). On pose B = AA⊤ .


Q31. Montrer que B est symétrique à valeurs propres positives.
Æ
Q32. Montrer que A = ρ(B). On pourra utiliser la version matricielle du théorème spectral.

Q33. Montrer que si A est symétrique, alors A = ρ(A).

2.B Deuxième partie : méthodes itératives.

On appelle une méthode itérative convergente pour la résolution du système linéaire (S) la donné d’une matrice

H ∈ Mn (R) carrée, d’un vecteur c et d’une suite récurrente de vecteurs X k k∈N vérifiant

 X ∈ Rn donné,
0 
I
X k+1 = H X k + c,

Page 5/7
qui tend vers la solution exacte X du système (S) quand k tend vers l’infini.
 
Soient H ∈ Mn (R) et X k k∈N la suite définie par I . Dans les questions Q34. et Q35., on suppose que H < 1.

Q34. Montrer que pour tout k ∈ N,

k
X k+1 − X k 2
≤ H X1 − X0 2
.
X 
Q35. En déduire que la série X k+1 − X k 2
est convergente et puis que la suite X k k∈N
converge vers
n
x ∈ R vérifiant x = H x + c.

Q36. Soit N ∈ Mn (R) telle que M = A + N est inversible. Montrer que (S) est équivalent au système

S′

X = HX + c

avec H = M −1 N et c = M −1 b.

2.C Troisième partie : étude d’un exemple.

Soit n un entier naturel non nul. On considère la matrice suivante :


 
2 −1 0 . . . 0
.. 
 −1 2 −1 . . .

 . 

An =  0 . . . . . . . . . 0  ∈ Mn (R)
 
 
 .. .. 
 . . −1 2 −1 
0 ... 0 −1 2

On pose M = 2In et N = M − An . On conserve les notations de la partie précédente. Soit (X k ) la suite définie
par 
 X ∈ Rn donné unitaire,
0
.
X k+1 = H X k + c,

Dans les questions Q37. jusqu’à Q41., on se propose de calculer ρ(N).


 
x1
 .. 
Soit λ ∈ C une valeur propre de N et X =  .  ∈ Cn un vecteur propre associé à λ.
xn
Q37. Monter que si l’on pose x 0 = 0 et x n+1 = 0, alors (x 1 , . . . , x n ) sont les termes de rang variant de 1 à n
d’une suite (x k )k∈N vérifiant x 0 = 0, x n+1 = 0 et

∀k ∈ N, x k+2 − λx k+1 + x k = 0.

Q38. En utilisant l’indice i0 tel que x i0 = max x i , montrer que λ ≤ 2. On pose alors λ = 2 cos θ avec
  1≤i≤n
θ ∈ 0 ,π .

Q39. Rappeler l’expression du terme général de la suite (x k )k∈N en fonction des solutions de l’équation

x 2 − 2 (cos θ ) x + 1 = 0.

Page 6/7
Q40. Á l’aide des conditions imposées à x 0 et x n+1 , montrer qu’il existe k compris entre 1 et n tel que


θ= .
n+1

π
 ‹
Q41. En déduire les valeurs propres de N et que ρ(N) = 2 cos .
n+1

π
 ‹
Q42. Montrer que N = 2 − µn où µn = 4 sin2 .
2(n + 1)

Q43. Justifier que (X k ) converge vers l’unique solution X de (S).

µn  k 1
 
 1
Q44. On admet que pour tout k ∈ N, Xk − X 2 ≤ 1 − + .
2 2 µn
Déterminer en fonction de n le nombre k d’itérations suffisantes pour avoir une valeur approchée de X à
10−4 près.

Fin du problème 2

FIN DE L’ÉPREUVE

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