Concours National D'Ingénieurs de Mauritanie
Concours National D'Ingénieurs de Mauritanie
DE MAURITANIE
(CNIM)
CONCOURS 2023
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES
Si au cours de l’épreuve, le candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives
qu’il est amené à prendre.
Le sujet est composé de deux problèmes indépendants. Le candidat doit composer chacun des problèmes
sur des copies différentes.
Une grande importance sera attachée à la rigueur du raisonnement, à la clarté et au soin de la présen-
tation. Il est rappelé que tout résultat dans le texte peut être utilisé pour traiter la suite, même s’il n’a
pas pu être démontré.
1 Problème 1
∀t ∈ R, ϕX (t ) ≤ 1 et ϕX (−t ) = ϕX (t ).
∀t ∈ R, ϕX+Y (t ) = ϕX (t )ϕY (t ).
Dans les questions Q6. et Q7. on suppose pour simplifier que X et Y sont à valeurs dans Z.
Q7. En déduire que ϕX = ϕY si et seulement si X et Y suivent la même loi. Autrement dit, ϕX caractérise la
loi de X.
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Q8. Cas d’une loi Binomiale : on suppose que X ∼ B(n, p) où n ≥ 1 est un entier et p ∈ 0 , 1 . Établir que
n
∀t ∈ R, ϕX (t ) = peit + 1 − p .
Q9. Soit n et m sont deux entiers strictement positifs et p ∈ 0 , 1 . On suppose que X ∼ B(n, p) et Y ∼
B(m, p) et que X et Y sont indépendantes. Calculer ϕX+Y et en déduire la loi de X + Y .
Q10. Cas d’une loi de Poisson : on suppose que X ∼ P (λ) où λ est un réel strictement positif. Établir que
ϕX (t ) = eλ(e ).
it −1
∀t ∈ R,
Q11. Soit λ et ρ sont deux réels strictement positifs. On suppose que X ∼ P (λ) et Y ∼ P (ρ) et que X et Y
sont indépendantes. Calculer ϕX+Y et en déduire la loi de X + Y .
Q12. On suppose que X admet une espérance. Montrer que ϕX est de classe C 1 sur R et établir que
+∞
X
∀t ∈ R, ϕX′ (t ) =i x n P(X = x n )eix n t .
n=0
Q13. On suppose que X admet un moment d’ordre 2. Montrer que ϕX est de classe C 2 sur R et établir que
+∞
X
∀t ∈ R, ϕX′ (t ) =− x n2 P(X = x n )eix n t .
n=0
2
= −ϕX′′ (0). On admet que la réciproque de ce résultat est vraie.
En déduire que E X
Q14. Cas d’une loi Binomiale : on suppose que X ∼ B(n, p) où n ≥ 1 est un entier et p ∈ 0 , 1 . Prouver à
l’aide de la fonction caractéristique que
Q15. Cas d’une loi de Poisson : on suppose que X ∼ P (λ) où λ est un réel strictement positif. Prouver à
l’aide de la fonction caractéristique que
E(X ) = V(X ) = λ.
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X 1 X 1
Q18. Quelle est la nature de chacune des séries et ?
n ln(n) n 2 ln(n)
∀n ∈ N, x 2n = n + 2 et x 2n+1 = −n − 2.
n
Montrer que x n ∼ .
2
Q20. On pose
1
∀n ∈ N, pn = 2 .
xn ln x n
4 X
Montrer que pn ∼ . En déduire que pn converge.
n 2 ln(n)
X sin(n t )
Q25. On admet que la série des fonctions de variable t ∈ R converge uniformément sur R.
n ln(n)
Montrer que ϕX est de classe C 1 sur R et établir que
+∞
1 X sin(n t )
∀t ∈ R, ϕX′ (t ) = − .
δ n=2
n ln(n)
Fin du problème 1
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2 Problème 2
Soit n ∈ N∗ . Dans tout le problème, on identifie les matrices unicolonnes d’ordre n avec les vecteurs de Rn et on
munit Rn de son produit scalaire canonique noté ( · ) définie par :
x1 y1 n
.. .. ⊤
X
Si X = . et Y = . , alors (X · Y ) = X Y = x k yk .
k=1
xn yn
· 2
est la norme euclidienne associée.
On appelle rayon spectral de la matrice A ∈ Mn (R) le réel positif noté ρ(A) définie par :
ρ(A) = max λi
1≤i≤n
Ax = b (S)
avec A ∈ Mn (R) et b ∈ Rn .
A = sup AX 2
.
∥X∥=1
Q30. Soit A ∈ Mn (R) diagonalisable. Montrer que si ρ(A) < 1, alors lim Ak = 0.
k→+∞
On appelle une méthode itérative convergente pour la résolution du système linéaire (S) la donné d’une matrice
H ∈ Mn (R) carrée, d’un vecteur c et d’une suite récurrente de vecteurs X k k∈N vérifiant
X ∈ Rn donné,
0
I
X k+1 = H X k + c,
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qui tend vers la solution exacte X du système (S) quand k tend vers l’infini.
Soient H ∈ Mn (R) et X k k∈N la suite définie par I . Dans les questions Q34. et Q35., on suppose que H < 1.
k
X k+1 − X k 2
≤ H X1 − X0 2
.
X
Q35. En déduire que la série X k+1 − X k 2
est convergente et puis que la suite X k k∈N
converge vers
n
x ∈ R vérifiant x = H x + c.
Q36. Soit N ∈ Mn (R) telle que M = A + N est inversible. Montrer que (S) est équivalent au système
S′
X = HX + c
avec H = M −1 N et c = M −1 b.
On pose M = 2In et N = M − An . On conserve les notations de la partie précédente. Soit (X k ) la suite définie
par
X ∈ Rn donné unitaire,
0
.
X k+1 = H X k + c,
∀k ∈ N, x k+2 − λx k+1 + x k = 0.
Q38. En utilisant l’indice i0 tel que x i0 = max x i , montrer que λ ≤ 2. On pose alors λ = 2 cos θ avec
1≤i≤n
θ ∈ 0 ,π .
Q39. Rappeler l’expression du terme général de la suite (x k )k∈N en fonction des solutions de l’équation
x 2 − 2 (cos θ ) x + 1 = 0.
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Q40. Á l’aide des conditions imposées à x 0 et x n+1 , montrer qu’il existe k compris entre 1 et n tel que
kπ
θ= .
n+1
π
Q41. En déduire les valeurs propres de N et que ρ(N) = 2 cos .
n+1
π
Q42. Montrer que N = 2 − µn où µn = 4 sin2 .
2(n + 1)
µn k 1
1
Q44. On admet que pour tout k ∈ N, Xk − X 2 ≤ 1 − + .
2 2 µn
Déterminer en fonction de n le nombre k d’itérations suffisantes pour avoir une valeur approchée de X à
10−4 près.
Fin du problème 2
FIN DE L’ÉPREUVE
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