Introduction à la MMC et aux Tenseurs
Introduction à la MMC et aux Tenseurs
1 Introduction
1.1 La MMC et le milieu continu
1. C’est quoi la MMC ? → La mécanique concerne en général l’étude dynamique ou sta-
tique des corps rigides ou déformables. La théorie de l’élasticité, la RDM, la MDF, la
thermodynamique sont des disciplines particulières de la MMC.
La MMC fournit le concept principal d’unification des fondements de ces disciplines
souvent appellées sciences de l’ingénieurs. Ses principes sont connues à ces dernières et
parmi ses objectifs la schématisation du phénomène physique (mouvement, déforma-
tion,......etc) par la formulation mathématique.
2. C’est quoi un milieu continu ? → La MMC tend à ignorer les détails de la structure
microscopique (molécule ou atome) de la matière et suppose que le milieu est continu
de point de vue macroscopique.
La notion de milieu continu déformable concerne un solide qui se déforme, un liquide
qui coule, un volume de gaz que l’on comprime ou que l’on détend.
1.2 Tenseur
• La MMC introduit dans ses concepts de base des quantités physiques qui ont une propriété
remarquable d’être indépendandantes du système de coordonnées et obeissent à une
certaine loi de transformation.
• Mathématiquement, ces quantités sont représentées par des "êtres" (entités) mathéma-
tiques appelés Tenseurs
— Energie, masse, puissance ⇒ scalaire(tenseur d’ordre zéro)
— Force, vitesse ⇒ vecteur (tenseur d’ordre un)
— Inertie, contrainte, déformation ⇒ tenseur d’ordre deux
• Un tenseur est représenté par ses composantes dans système de coordonnées (Dans l’es-
pace physique 7→ 3 composantes pour un tenseur d’ordre un)
On détermine ces composantes dans un autre système de coordonnées en utilisant une
loi de transformation. Cette même loi sera utilisée pour définir un tenseur.
• Cette notion de tenseur est fondamentale en MMC (Les lois sont exprimées par des equa-
tions tensorielles) ; elle est assez complexe, mais elle permet de représenter les grandeurs
physiques, les interpréter et faire le calcul dans n’importe système de coordonnées. Cette
invariance des tenseurs sous transformation est une principale raison de l’utilité des mé-
thodes tensorielles en MMC
1
2 Notation indicielle
2.1 Convention d’Einstein
Soit E un espace vectoriel de dimension n, soit {→
−
e } = {→
−
e1 , →
−
e2 , ........→
−
en } une base quel-
→
−
conque de cet espace, et soit V un vecteur de E.
→
−
On note avec un indice en haut les composantes de V et avec un indice en bas les éléments de
la base.
→
−
V s’écrit :
n
→
−
V = v1→
−
e1 + v 2 →
−
e2 + ........... + v n →
− vi→
−
X
en = ei (I.1)
i=1
v i :composante contravariante
n
P
La convention d’Einstein consiste à omettre .
i=1
Exemples
n
xi y i xi y i
P
* s’écrira
i=1
n
7→
P
* b1 = a1k xk b1 = a1k xk
k=1
i se répète deux fois dans le monôme (I.2), il est dit indice muet.
x1 = C11 Z1 + C12 Z2 + C13 Z3
x2 = C21 Z1 + C22 Z2 + C23 Z3 ⇒ xi = Cij Zj
x3 = C31 Z1 + C32 Z2 + C33 Z3
2
Avec la notation indicielle, le produit matricielle de deux matrices A(n × m) et B(m × p)
s’exprime facilement.
Le delta Kronecker peut se calculer par la produit scalaire entre les compsantes d’une base
orthonormée {→
−e }.
→
−
ei · →
−
ej = δij
Dans la relation (I.3), si [A] et [B] sont des matrices carrées (n = m = p) et l’une est l’inverse
de l’autre. La relation (I.3) devient :
3 Tenseurs
3.1 Tenseur d’ordre zéro
• Un tenseur d’ordre 0 est représenté par un scalaire
• Lui même représente une quantité physique tel que la masse, la puissance, l’energie
........etc.
• Le nombre de composantes d’un tenseur d’ordre 0 = 1 ∀ l’espace sur lequel on travail
(dim (Ev)ordre=0 = 1 ).
• Il est invariant lors de tout changement de base.
3
v1 v1
→
− →
− .
.
V → vi (v i ) → { V } = ou bien
. .
vn vn
Relativement à une base quelconque, on distingue deux types de composantes.
1. Composantes contravariantes (indice haut) : Ce sont des composantes définis sur la
base directe ({→
−
e } quelconque)
2. Composantes covariantes (indice bas) : Ce sont des composantes définis sur la base
→
−
réciproque ({ e∗ } duale)
Rremarque : Si {→ −e } est orthonormée, la base réciproque est confondue avec sa base directe
⇒ Pas de distinction entre les composantes covariantes et contravariantes et dans ce cas, on
utlise les indices bas.
Dans ce qui suit, on utilise que des base orthonormées.
{→
−
e 0 } = [A]{→
−
e} ⇐⇒ →
−
e j0 = aj i .→
−
ei (I.5)
{→
−
e } = [B]{→
−
e 0} ⇐⇒ →
−
ei = bi k .→
−
e k0 (I.6)
{→
−
e 0 } = [A][B]{→
−
e 0 } = [I]{→
−
e 0 } = {→
−
e 0 } ⇐⇒ →
−
e j0 = aj i .bi k .→
−
e k0 = δj k .→
−
e 0k = →
−
e 0j (I.7)
(I.7) ⇒ que la matrice [B] est l’inverse de [A] ([A−1 ]) , mathématiquement parlant
→
−
V s’exprime en fonction des éléments de {→
−
e}:
→
−
V = vi→
−
ei (I.9)
→
−
Calculons les composantes de V dans la nouvelle base {→
−
e 0 }. Pour se faire, on remplace (I.6)
dans (I.9), on trouve
→
−
V = vi→
−
ei = v i bi k .→
−
e k0 = v 0k .→
−
e 0k
avec :
→
− →
− →
−
v 0k = bi k v i ⇐⇒ { V 0 } = [B]t { V } = [A−1 ]t { V } (I.10a)
4
Les relations (I.10a) et (I.10b) sont respectivement les critères de tensorialité d’un
tenseur ordre un une fois contravariant et un tenseur d’ordre un une fois covariant
Si on se place dans une base orthonormée et la la transformation est orthogonalei.e :[A−1 ] =
[A]t
Alors,(I.10a) et (I.10b) donnent une seule loi de transformation :
→
− →
−
vi0 = ai j vj ⇐⇒ { V 0 } = [A]{ V } (I.10c)
La relation (I.10c) est le critère de tensorialité d’un tenseurr d’ordre un (la loi de transforma-
tion) .
εijk = (→
−
ei , →
−
ej , →
−
ek ) Produit mixte des éléments de la base
εijk = 12 (i − j) (j − k) (k − i)
(I.12)
δi 1 δi 2 δi 3
εijk = δj 1 δj 2 δj 3
δk 1 δk 2 δk 3
• Produit Vectoriel
−
→ → − → − −
→−
W = U ∧ V = (ui →
−
ei ) ∧ (vj →
−
ej ) = ui vj →
−
ei ∧ →
−
ej ⇔ W→ek = ui vj →
−
ei (→
−
ei ∧ →
−
ej ) = ui vj εijk
Donc,La k ième composante est donné par :
−
→ → − → −
W =U ∧V ⇔ wk = εijk ui vj (I.13)
5
3.3 Produit tensoriel
3.3.1 Définition :
Soit En un espaces vectoriel euclidien de dimension finie n sur R. Le produit tensoriel de
En par En et on le note En ⊗En , un troisième espace vectoriel de dimension n2 sur R.
→
− →
− = →
− →−
∀ U ∈ En , ∀ V ∈ En ⇒ T = U ⊗ V (I.15)
=
T : est appelé tenseur d’ordre deux (Produit tensoriel où Dyade).
→
− →
− =
Si on a U = ui →
−
ei et V = vj →
−
ej ⇒ T = ui →−
ei ⊗vj →
−
ej = ui vj →
−
eiotimes→
−
ej = tij (→
−
ei ⊗ →
−
ej )
=
→
− →
−
tij : est une compsante du tenseur d’ordre deux T dans la base ( ei ⊗ ej ).
=
Et T présente n2 composantes.
Exemples
→
− →
−
∗ En = R2 En ⊗En = R2 ⊗R2 U = ui →
−
ei , V = vj →
−
ej
=
⇒ T = ui vj →
−
ei ⊗ →
−
ej = tij →
−
ei ⊗ →
−
ej
=
T est un tenseur d’ordre 2 qui renferme dimordre = 22 = 4 composantes.
t11 , t12 , t21 , t22
→
− →
−
∗ En = R3 En ⊗En = R3 ⊗R3 U = ui →
−
ei , V = vj →
−
ej
=
⇒ T = ui vj →
−
ei ⊗ →
−
ej = tij →
−
ei ⊗ →
−
ej
=
T est un tenseur d’ordre 2 qui renferme 32 = 9 composantes.
t11 , t12 , t13 , t21 , t22 , t23 , t31 , t32 , t33
6
! !
=
→
− →
− →
− →
− →
− →
− →
− →
− 1 1
[T ] = 4[ e1⊗ e1 ] + 6[ e1⊗ e2 ] + 7[ e2⊗ e1 ] + 3[ e2⊗ e2 ] = 4 1 0 +6 0 1 +
0 0
! ! ! ! ! !
0 0 1 0 0 1 0 0 0 0
7 1 0 +3 0 1 =4 +6 +7 +3 =
1 1 0 0 0 0 1 0 0 1
!
4 6
7 3
=
• S=→ −
g1 ⊗ →
−
g 1 + 5→−g1 ⊗ →
−g 2 + 10→
−
g2 ⊗ →
−g1 − →−g2 ⊗ →
−g2
√ →− √ →
− √ →
− √ →
−
Avec {→ −
g}={ → −g 1 = 22 i + 22 j , → −
g 2 = − 22 i + 22 j }
!
= 1 5
Relativement à {→
−
g } : [S] =
10 −1
→
− →− =
Relativement
√ !
à { i , j √} :! [S] = 1[→
−
g1 ⊗ →
−
g 1 ] + 5[√→−g! →
− →
− → − ] − [→
1 ⊗ g 2 ] + 10[ g 2 ⊗ g√
1
!
−
g2 ⊗ →−
g2] =
2 √ √ 2 √ √ 2 √ √ 2 √ √
2 +10 −√ 2 2 −1 −√ 2
1 √22 2 2 +5 √2 2 2 2 2
2 2 2 − 2 2 2 2 2 2 − 2 2
2 ! 2 ! !2 ! 2 !
1 1 1 5 −1 1 10 −1 −1 1 1 −1 1 −15 −3
= + + − =
2 1 1 2 −1 1 2 1 1 2 −1 1 2 7 15
Avec ces deux proriétés, on peut dire que ⊗ est une forme bilinéaire
= t = =
T est représenté matriciellement par [T ] t et indiciellement par tji relativement à T .
=
5. • T Symétrique :
= = t = =
T =T ⇔ tij = tji ⇔ [T ] = [T ] t (I.21)
=
• T Antisymétrique
= = t = =
T = −T ⇔ tij = −tji ⇔ [T ] = −[T ] t (I.22)
7
Remarque : Cette notion peut être généralisée à des tenseurs d’ordre superieur à deux,
on parle de symétrie partielle i.e portant sur la transposition de deux indices.
6. Un tenseur d’ordre deux peut se décomposer de deux manières différentes :
* Il se décomposer comme la somme d’un tenseur symétrique et d’un tenseur antisy-
métrique.
= = = = = =
T = S + An ⇔ tij = sij + anij ⇔ [T ] = [S] + [An ] (I.23)
Avec :
Partie Symétrique
= 1 = =t 1 = 1 = =
S = (T + T ) ⇔ sij = (tij + tji ) ⇔ [S] = ([T ] + [T ] t ) (I.24a)
2 2 2
Partie Antisymétrique
= 1 = =t 1 = 1 = =
An = (T − T ) ⇔ anij = (tij − tji ) ⇔ [ An ] = ([T ] − [T ] t ) (I.24b)
2 2 2
=
* On peut exprimer le tenseur d’ordre deux sous la forme d’un tenseur isotrope E et
=
d’un déviateur D
= = = = = =
T =E+D ⇔ tij = eij + dij ⇔ [T ] = [E] + [D] (I.25)
Avec le tenseur isotrope, également appelé partie sphérique.
= 1 = = 1 = 1 = =
E = tr(T )( I) ⇔ eij = tkk δij ⇔ [E] = tr(T )[ I] (I.26a)
3 3 3
=
Où [ I] est la matrice identité (unité), et la partie déviatorique s’écrit :
= = = = = =
D = (T − E) ⇔ dij = (tij − eij ) ⇔ [D] = ([T ] − [E]) (I.26b)
8
Remarques :
— Le critère ci-dessus peut se généralisé facilement pour des tenseurs d’ordre superieur
à deux. En notation indicielle, on a :
— La formule (I.28) est le critère de tensorialité, i.e que tout élement ayant des com-
posantes qui statifaient cette relation lors d’un changement de base est un tenseur.
Cette définition est la véritable définition d’un tenseur.
8. Egalité de deux tenseurs
• Un tenseur égal à un autre s’il est du même espace vectoriel. Ainsi l’égalité ne peut
être envisagée qu’entre des tenseurs du même type, i.e des tenseurs associés au même
espace vectoriel et présentant le même nombre et la même disposition des indices.
Exemples : U = V ⇔ Uijk = Vijk
• En particulier U = 0 ⇔ toutes les composantes sont nulles.
9. Produit tensoriel contracté
(a) Produit tensoriel de deux tenseurs
Considérons deux tenseurs , le produit tensoriel de ces deux tenseurs donne un
tenseur dont l’ordre est égale à la somme des ordres des deux tenseurs.
(b) Contraction d’un tenseur La contraction d’un tenseur est l’opération qui assigne
(donne) à deux indices libres la même lettre d’indice (Changement de l’indice en un
indice muet) La contraction produit un tenseur d’ordre deux moindre que l’original
Exemple : tijmkl Tenseur d’ordre 5
La contraction en k et m donne un tenseur d’ordre 3 =⇒ tijkkl = tijmml
−
(c) Produit tensoriel contracté ⊗
• Soit P un tenseur d’ordre p > 1 et Q un tenseur d’ordre q > 1. On appelle
−
P ⊗ Q (ou bien P • Q , PQ) produit tensoriel contracté des tenseurs P et Q
le tenseur d’ordre p + q − 2 dont les composantes sont obtenues par sommation
du dernier indice de P avec le premier indice de Q.
9
3.4 Valeurs principales et directions principales d’un tenseur symé-
trique d’ordre deux
— En général, les tenseurs en MMC sont cartésiens, d’ordre deux et symétriques.
=
— Soit T un tenseur cartésien d’ordre deux symétique définit en un point, il associé avec
−
chaque direction en ce point un vecteur donné par le ⊗.
→
− = − →
− =
V =T ⊗→ −n ⇔ { V } = [T ] · {→−n } ⇔ vi = ti j nj (I.29)
Si
→
− →
−
V = λ→
−
n ⇔ { V } = λ {→
−
n} ⇔ vi = λ ni (I.30)
=
→
−
n est appelé direction principale ou axe principal de T .
= = = →
−
[T ]·{→
−
n } = λ {→
−
n } ⇔ ti j nj = λ ni ⇔ ([T ]−λ[I])·{→
−
n } = { 0 } ⇔ (ti j −λδi j )nj = 0
→
−
Pour éviter la solution triviale ({→
−
n } = { 0 }), il faut que :
= =
det([T ] − λ[I]) = 0 (I.31)
λ3 − I1 λ2 + I2 λ − I2 = 0 (I.32)
=
Les I..repésentent les invariants de T
=
I1 = tii = trace[ T ] Premier invariant
I2 = 12 (tii tjj − tij tij ) Deuxième invariant (I.33)
=
I3 = det[T ] Troisième invariant
=
Les racines du polynomes caractéristique sont les valeurs principales de T , on les classe
de la manière suivante :
λI > λII > λIII
=
La matrice qui représente le tenseur T dans la base formée par les directions principales
s’écrit :
= λI 0 0
[T 0 ] = 0 λII 0
0 0 λIII
10
3.5 Dérivées d’un tenseur
∀ un point M ∈ à l’espace vectoriel, le champ tensoriel spatio-temporel est donné par : :
= −→ −
→ −
T (M , t) M =→ x :Variable spatial t :Variable temps
=
Si T (→
−
x ) est fonction que de →
−
x ⇒ le champ est permanent.
f, 1
−−→ →
− →
− −−→ →
− →
− f, 2
f, i ⇔ gradf = ∇f = ∇ ⊗ f {gradf } = { ∇f } = { ∇ ⊗ f } =
(I.35)
.
f, n
2. Derivée d’ordre superieur
— Champ vectoriel (tenseur d’ordre 1)
→
−
Un champ vectoriel est donné par V = vi → −
ei
→
−
On peut définir la dérivée spatiale de V par :
−
→ →
−
∂V
∂xj
= ∂j V = vi,j →
−
ei + vi →
−
ei,j = vi,j →
−
ei
→
− →
−
ei,j = 0 ,On travaille sur une base fixe (Pour une base mobile, on fait intervenir le
symbole de Christoffel)
vi,j est un tenseur d’ordre deux
→
− →
− → − →
− →
− → − v2,1 v2,2 . v2,n
vi,j ⇔ grad( V ) = ∇ ⊗ V [grad( V )] = [ ∇ ⊗ V ] =
. . . .
vn,1 vn,2 . vn,n
(I.35)
— Champ tensoriel d’ordre > 1 Le calcul ci-dessus peut très bien se généraliser à un
champ tensoriel d’ordre quelconque.
=
Ainsi , T d’ordre n un tenseur d’ordre n + 1
Exemple : tijkl ∂m tijkl = tijkl,m
−→ = = − →
− −→ = t2j,j
div(T ) = T ⊗ ∇ ⇔ tij ∂j = tij,j ⇔ {div(T )} = (I.37)
.
tnj,j
11
• Rotationnel
ε1jk vk,j
−−→→
− →
− → − −−→→
− ε2jk vk,j
Rot V = ∇ ∧ V ⇔ εijk ∂j vk = εijk vk,j ⇔ {Rot V } = (I.38)
.
ε3jk vk,j
• Laplacien
→
− −−→
4f = ∇ 2 f = div(gradf ) = ∂i f,i = f,ii (I.39)
4 Intégrales
4.1 Intégrale curviligne
Etant donné dans une région de l’espace la fonction F (→ −
x ) qui est définie en chaque point
d’une courbe (c) lisse (voir Figure 1). Si le vecteur différentiel tangent à la courbe au point
−
→
arbitraire M est noté dx alors l’intégrale
Z −
→
Z
− −
→ → − −
xB → →
F · dx = − →
F · dx (I.40 a)
(c) xA
𝑥3 𝑥3
(𝐶)
𝑑𝑠
𝑀
𝐴
(𝑆)
𝐵
(𝑉)
𝑂 𝑥2
𝑂 𝑥2
𝑥1 𝑥1
Ou →−
n est le vecteur unitaire normal du coté positif de la surface (S) (normale sortante). En
notation indicielle, ona :
I ZZ
Fi dxi = εijk ni Fk,j ds (I.41 b)
(c) (S)
12
4.3 Théorème de la divergence de Gauss
Le théorème de la divergence de gauss relie une intégrale de volume à une intégrale de
surface.
→
− →
− −
Pour une fonction vectorielle F = F (→
x ), on a :
ZZZ
→
− ZZ
→
− → ZZ
− →
→ −
div( F ) dV = F ·−
n ds = F · ds (I.42 a)
V (S) (S)
→
−
Ou →−n est la normale sortante à la surface délimitant le volume V où le champ de vecteur F
est défini.
4.4 Exemples
4.4.1 Exemple 1 (Théorème de Stokes)
→
− −
x ) = −x32 →
Soit la fonction vectoriel F (→ −
e 1 + x2 →
−
e 3 et soit (S) la partie du plan x1 −
x2 + 4 x3 = 4 incluse dans l’octrant x1 ≥ 0 , x2 ≤ 0 , et x3 ≥ 0 (cf. Figure 2). Vérifier le
théorème de Stokes.
𝐸𝑥𝑒𝑚𝑝𝑙𝑒 1
𝑥3
(𝑇ℎé𝑜𝑟è𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑆𝑡𝑜𝑘𝑒𝑠)
1
(𝐶3 )
(𝑆)
−4
(𝐶2 ) 𝑂 𝑥2
(𝐶1 )
4
𝑥1
Eléments de réponse
(S) = {M ( x1 , x1 + 4 x3 − 4 , x3 ) avec 0 ≤ x1 ≤ 4 ( 1 − x3 ) et 0 ≤ x3 ≤ 1}
−→ −→
1 1
→
− −→ −→ ∂M ∂M −→ →−
ds = dx1 ∧ dx3 = ( ∧ ) dx1 dx3 = −1 dx1 dx3 , rot F = −2 x3
∂ x1 ∂ x3
4 0
13
ZZ
− →
−−→ → − Z 1 Z 4 ( 1 − x3 )
10
D’ou Rot( F ) · ds = ( 1 + 2 x3 ) dx1 dx3 =
(S) 0 0 3
Z
− →
→ −
−→ F · dl = 0 (c1 ) = {( x1 , x1 − 4 , 0 ) 0 ≤ x1 ≤ 4 }
(c1 )
Z
− →
→ − Z 0
4
−→ F · dl = 4 x23 dx3 = (c2 ) = {( 4 ( 1 − x3 ) , 0 , x3 ) 0 ≤ x3 ≤ 1 }
(c2 ) 1 3
Z
− →
→ − Z 1
−→ F · dl = 4 x3 − 1 dx3 = 2 (c3 ) = {( 0 , 4 ( 1 − x3 ) , x3 ) 0 ≤ x3 ≤ 1 }
(c3 ) 0
Alors :
I
− →
→ − 4 10
F · dl = 0 + + 2 =
(c) 3 3
𝐸𝑥𝑒𝑚𝑝𝑙𝑒 2
𝑥3
(𝑇ℎé𝑜𝑟è𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠)
1
𝑛3
𝑆3
−1 1
𝑥2
𝑆2
𝑛1
𝑛2
2
𝑥1
Figure 3 –
Eléments de réponse
Z 1 −x 2
ZZZ
→
− Z 2Z 1 2 −88
div( F ) dV = ( x12 − 5 ) dx1 dx2 dx3 =
V 0 −1 1 9
Le volume (domaine) est entouré par quatre surfaces
:
0
→
− − →
→ − ZZ
− →
→ −
−→ (S1 ) = { ( x1 , x2 , x3 = 0 ) } , ds = 0 dx1 dx2 , F ·ds = 0 ⇒ F ·ds = 0
(S1 )
1
−1
→
− − →
→ − ZZ
− →
→ −
−→ (S2 ) = { ( x1 = 0 , x2 , x3 )} , ds = 0 dx2 dx3 , F ·ds = 0 ⇒ F ·ds = 0
(S2 )
0
14
1
→
− − →
→ −
−→ (S3 ) = { ( x1 = 2 , x2 , x3 )} , ds = 0 dx2 dx3 , F · ds = − 10 dx2 dx3
0
Z 1−x 2
ZZ
− →
→ − Z 1 2 −40
⇒ F · ds = −10 dx2 dx3 =
(S3 ) −1 1 3
0
→
− − →
→ −
−→ (S4 ) = { ( x1 , x2 , 1 − x22 )} , ds = 2 2
2 x3 dx1 dx2 , F · ds = 2 x1 x2 dx2 dx3
1
ZZ
− →
→ − Z 1 Z 2
32
⇒ F · ds = 2 x12 x22 dx2 dx3 =
(S4 ) −1 0 9
Finalement :
ZZ
− →
→ − 40 32 −88
F · ds = 0 + 0 − + =
(S) 3 9 9
15