Introduction aux systèmes numériques et logiques
Introduction aux systèmes numériques et logiques
CHAPITRE 0 : INTRODUCTION
[Link] 1
CHAPITRE 0 : INTRODUCTION
-Échantillonnage
-Quantification
-Numérisation
Te
Théo. de Shannon
Nous aurions alors converti une quantité analogique sous une forme pouvant ensuite
être numérisée, en remplaçant chaque valeur échantillonnée par un code numérique. 3
[Link]
II - CHIFFRES BINAIRES, NIVEAUX LOGIQUES ET FORME D'ONDE
NUMÉRIQUE
1) CHIFFRES BINAIRES
L'électronique numérique implique deux états (niveaux de tension)
possibles :
Etat 0 ou bas.
Etat 1 ou haut
0 et 1 sont les deux chiffres du système binaire, on les appelle bits (binary
digit).
Exemple:
Décimale Binaire
0 0
1 1
2 10
5 101
8 1000
9 1001
[Link] 4
2) NIVEAU DE TENSION
« Logique positive : Haut = 1 et Bas = 0 (pour les circuits TTL (Transistor transistor
logic) le 1 logique correspond à 5 Volts).
VB(max) 0,8 V
Bas
Binaire (0 binaire)
VB(min) 0V
[Link] 5
3) FORME D'ONDE NUMÉRIQUE
Haut Front
descendant Haut
ou arrière
Front Front Front
ascendant ou descendant ascendant ou
avant Bas ou avant Bas arrière
Impulsion réelle
90%
tL
Amplitude 50%
largeur de l'impulsion
10%
tm td
Caractéristiques d'une forme d'onde : la plupart des formes d'onde utilisées dans les systèmes numériques
se composent de séries d'impulsions, parfois appelées trains d'impulsions. Il existe des ondes périodiques
(de période T et de fréquence f=1/T) et non périodiques. L'une des caractéristique importante est le rapport
de forme qui est égal à (tL/T)100%.
[Link] 6
4) L'ONDE IMPULSIONNELLE ET L'INFORMATION BINAIRE
L'information traitée par les systèmes numériques est sous forme d'ondes impulsionnelles constituées de
successions de bits.
Signal d'horloge : toutes les ondes impulsionnelles des systèmes numériques se synchronisent à partir d'une
forme d'onde de minuterie appelée signal d'horloge.
1
0
1
0 1 1
1 0 0 0
0
Communication PC et imprimante
via un prise BD25
transfert série : ce transfert nécessite une seul ligne, le transfert s'effectue d’un bit
à la fois et sur une seule ligne.
Exemple:
RECEPTEUR
EMETTEUR
BIT 1
BIT 3
BIT 8
BIT 6
BIT 5
BIT 4
BIT 7
BIT 2
- Port PS/2
- Port COM
- USB
Port PS/2
[Link] 8
III - OPÉRATIONS LOGIQUES DE BASE
Les différents types de circuits logiques sont des éléments de base pouvant former des
systèmes numériques complexes, comme l'ordinateur. Parmi ces circuits logiques de
base, on peut citer :
Porte logique NON (NOT)
Inverseur ou circuit NON (en anglais NOT) Opération d‘inversion ou
complémentation.
Transforme 1 en 0 et 0 en 1.
Symbole américains Symbole européen
avec
[Link] 9
Porte logique OU (en anglais OR)
Au moins 2 entrées et 1 sortie (A et B : 2 Entrées et X : Sortie)
Entrées Sorties
=A+B =A+B A B X
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1
Exemple 1 0 0
1 1 1
1 = HAUT=1, 0 = BAS
[Link] 10
IV - FONCTIONS LOGIQUES DE BASE
Les 3 portes logiques de base (NON, ET et OU) peuvent être combinés pour réaliser des
circuits logiques. Ceux ci peuvent effectuer beaucoup d'opérations. Les fonctions logiques les
plus courantes (celle qu'on va traiter dans ce cours) et sont effectuées par des circuits
logiques spécifiques :
[Link] 11
V- CIRCUITS INTÉGRÉS NUMÉRIQUES (CI)
Les circuits intégrés (CI) sont entièrement construits sur une même puce de silicium. Tous les
composants formant le circuit (transistors, diodes, résistances et condensateurs) font partie
intégrante de cette seule puce.
Les systèmes numériques modernes sont presque exclusivement conçus à partir de CI grâce à leur
taille réduite, leur grande fiabilité, leur faible coût et leurs consommation économique.
[Link] 12
CHAPITRE 1: Système de numération et codage
I – NUMÉRATION
1) INTRODUCTION
Le système de numération décimal est celui qu'on utilise habituellement. Il comporte 10 chiffres 0,1,2.....9.
[Link] 13
3) NOMBRES BINAIRES
Le binaire est un système à base de 2 car il ne comprend que deux chiffres : 0 et 1 (on les appelle
aussi les bits).
Pour compter :
Binaire décimal Octal Hexadécimal
0000 0 0 0
0001 1 1 1
0010 2 2 2
0011 3 3 3
0100 4 4 4
0101 5 5 5
0110 6 6 6
0111 7 7 7
1000 8 10 8
1001 9 11 9
1010 10 12 A
1011 11 13 B
1100 12 14 C
1101 13 15 D
1110 14 16 E
1111 15 17 F
etc......
D'après ce tableau on constate qu'il faut 4 bits pour compter de 0 à 15 en décimal.
Le nombre décimal maximal obtenu en utilisant une quantité de n bit est égal à 2n - 1 (exp. pour 4 bits 24-1=15).
Poids positionnel :
Dans un nombre binaire, le bit situé le plus à droite est le bit de poids le plus faible (LSB: least significant bit), le
bit situé le plus à gauche est le bit de poids le plus fort (MSB : Most significant bit) :
2n-1 ........ 23 22 21 20 , 2-1 2-2 ......... 2-n [Link] 14
II - CHANGEMENT DE BASES
1) CONVERSION BINAIRE-DÉCIMAL
Pour convertir un nombre binaire en un nombre décimal, on additionne les poids de tous les bits dont le
chiffre est 1.
Exp : 1101101
MSB LSB
1 1 0 1 1 0 1
26 25 24 23 22 21 20
la valeur décimale correspondante est :
(1101101)2 = (109)10
2) CONVERSION DÉCIMAL-BINAIRE.
a) Les entiers
La méthode la plus utilisée est la méthode de la division par 2 répétée (la division s'arrête qu'on obtient un
quotient nul) :
Exp. : (12)10 = ( ? )2
[Link] 15
12 2
0 6 2
03 2 (12)10 = (1100)2
LSB 1 1 2
1 0
MSB
b) Les fractions décimales
0,3125 x 2 = 0,625
0,625 x 2 = 1,250 ====> ,0101
0,250 x 2 = 0,5
0,5 x 2 = 1,00
00 x 2 =0
La multiplication s'arrête quant on obtient le nombre de décimales désirés ou quant le produit fractionnaire
est nul.
[Link] 16
Le développement s’arrête lorsque la précision voulue est obtenue
[Link] 17
3) ARITHMÉTIQUE BINAIRE
[Link] 18
Division binaire : elle est identique à la division décimale
Exp.:
a) 110 11 6 3 b) 110 10 6 2
11 6 10 11 6 3
10 2
00 0 10 0
0 10
0
19
Exercice: Effectuez les divisions binaires suivantes
Exercices: Divisez
1100 par 100
11011 par 101
1111010 par 1011
Corrigé:
[Link] 19
4) LE COMPLÉMENT À 1 et LE COMPLÉMENT À 2 DES NOMBRES BINAIRES
Les compléments à 1 et à 2 d'un nombre binaire permettent la représentation des nombres négatifs.
Le complément à 1 d'un nombre binaire s'obtient en changeant chaque 0 par un 1 et chaque 1 par un 0.
Le complément à 2 d'un nombre binaire s'obtient en additionnant 1 au bit de poids le plus faible (LSB) du
complément à 1 de ce nombre : complément à 2 = (complément à 1) + 1.
[Link] 20
5) NOMBRES SIGNÉS
Les systèmes numériques doivent reconnaître les nombres négatifs et les nombres positifs d'où les nombres
signés. Un nombre signé comprend un signe et une information de grandeur. Il existe 3 notations pour
représenter les nombres entiers signés.
c) notation en complément à 2
Le nombre positif est identique à celui de la notation signe grandeur.
Le nombre négatif est le complément à 2 de son nombre positif correspondant.
REMARQUE : la meilleur notation est la notation en complément à 2. La plupart des ordinateurs stockent les
nombres négatifs sous forme de complément à 2.
[Link] 21
Exp.: complément à 2
Soient deux nombres A = 104 et B = 42.
[Link] 22
III - NOMBRES HEXADÉCIMAUX
Le système hexadécimal à une base de 16. Il est composé de 16 chiffres et caractères alphabétiques. Il permet
une représentation et une écriture condensées des nombres binaires. Chaque chiffre hexadécimal représente un
nombre binaire de 4 bits.
2) CONVERSION BINAIRE-HEXADÉCIMAL
On divise le nombre binaire en groupes de 4 bits en commençant par le bit de droite et en remplaçant chacun de
ces groupes par le symbole hexadécimal équivalent.
[Link] 24
3) CONVERSION HEXADÉCIMAL-BINAIRE
On remplace chaque symbole hexadécimal par les quatres bits équivalent.
4) CONVERSION HEXADÉCIMAL-DÉCIMAL
Première méthode : on convertit l'hexadécimal en binaire et en suite le binaire en décimal.
Deuxième méthode : on multiplie la valeur décimale de chaque chiffre hexadécimal par son poids
et d'additionner ces produits. Ces poids sont des puissances de 16.
MSB
IV - NOMBRES OCTAUX
1) CONVERSION OCTAL-DÉCIMAL
Nombre octal : 2 3 7 4
Poids : 83 82 81 80
MSB
3) CONVERSION OCTAL-BINAIRE
Chaque chiffre octal est représenté par 3 bit. Pour convertir, il suffit de remplacer chaque chiffre octal par les 3
bits correspondants.
Octal 0 1 2 3 4 5 6 7
6 5 =658 3 2 0 4 =32048
V - CODAGE
3 5 1
Addition de codes DCB
Étape 1 : Additionnez les nombres DCB en suivant les règles de l'addition binaire.
Étape 2 : Si la somme des 4 bits est ≤ 9 Résultat DCB valide.
Étape 3 : Si la somme de 4 bits est > 9 ou si une Retenue est créée Résultat non valide.
Additionnez 6 (0110) à la somme de 4 bits. Si une retenue est créée
lors de l'addition du 6, on la reporte au groupe de 4 bits suivant.
Exp. : Additionnez les DCB suivants :
a) 0011 + 0100
b) 10000110 + 00010011
Solution : a) 0011 3
+ 0100 + 4_ la somme des 4 bits est ≤ 9
0111 7 Résultat DCB valide
b) 1000 0110 86
+ 0001 0011 + 13_ la somme des 4 bits est ≤ 9
1001 1001 99 Résultat DCB valide
[Link] 29
Exp. : Additionnez les DCB suivants :
a) 1001 + 0100
b) 1001 + 1001
Solution :
a) 1001 9
+ 0100 +4
1101 Nombre DCB Non Valide (>9) 13
+ 0110 Addition de 6
0001 0011 Nombre DCB Valide
1 3
b) 1001 9
+ 1001 +9
1 0010 Non Valide (Retenue créée) 18
+ 0110 Addition de 6
0001 1000 Nombre DCB valide
1 8
[Link] 30
2) CODE GRAY (code binaire réfléchi cyclique)
Le code gray permet de passer d'un code de nombre au suivant en ne changeant qu'un seul bit (chaque
combinaison est adjacente à la suivante. Le mot cyclique signifie que le dernier code est adjacent au premier)
3) CODES ALPHANUMÉRIQUES
Les codes alphanumériques représentent des nombres et des caractères alphabétiques.
4) CODE ASCII
Le code ASCII (« American Standard Code for Information Interchange » qui signifie en français
« Code américain normalisé pour l'échange d'information» ) est un code alphanumérique universel utilisé
dans la plupart des ordinateurs et d'appareils électroniques. Ce code comprend 128 caractères et symboles
représentés par un code binaire de 7 bits.
Exp.: Le caractère A est codé en ASCII par le nombre 65 (dans notre système décimal habituel), qui
correspond en binaire au nombre 1000001.
[Link] 32
Table ASCII
[Link] 33
Chapitre 2: Méthodes de simplification des expressions
booléennes
I- OPÉRATIONS ET EXPRESSIONS BOOLÉENNES
L'algèbre booléenne représente les mathématiques des systèmes numériques. Elle permet l'étude et
l'analyse des circuits logiques.
1) VARIABLE
En algèbre booléenne, une variable est une quantité logique qui prend soit la valeur 1 (Vrai) soit la valeur 0
(faux). Le complément est l'inverse d'une variable. Soit A une variable, son complément est A (on lit non A
ou l'inverse de A). Si A=1 alors A 0 et si A=0 alors A 1 . Un littéral est une variable ou le complément
d'une variable.
2) ADDITION BOOLÉENNE
3) MULTIPLICATION BOOLÉENNE
Soient deux variables A et B telles que P = A B.
P = 0 si au moins un des littéraux du terme vaut 0. P = 1 si tous les littéraux du terme valent 1.
II- LOIS ET RÈGLES DE L'ALGÈBRE BOOLÉENNE.
1) LOIS DE L'ALGÈBRE BOOLÉENNE
Commutativité : A+B=B +A
AB = BA
Associativité : A + (B + C) = (A + B) + C
A(BC) = (AB)C
Distributivité : A(B + C) = AB + AC
[Link] 34
2) RÈGLES DE L'ALGÈBRE BOOLÉENNE.
1. A + 0 = A 7. A • A = A
.
2. A + 1 = 1 8. A • A = 0
3. A • 0 = 0 9. A = A
4. A • 1 = A 10.A + AB = A
5. A + A = A 11.A + AB = A + B
6. A + A = 1 12.(A + B)(A + C) = A + BC
Premier théorème : Le complément d'un produit de variable est égal à la somme des compléments des variables.
A.B A B
Deuxième théorème : Le complément d'une somme de variable est égal le produit des compléments des variables.
A B A.B
IV- SIMPLIFICATION PAR L'ALGÈBRE BOOLÉENNE
Les lois, les règles et les théorèmes de l'algèbre booléenne permettent de simplifier les expressions booléennes
de façon à les mettres sous leurs formes les plus simples ou les plus pratiques.
[Link] 35
1) SOMME DE PRODUIT (SDP)
a) Forme d'une somme de produits (SDP)
Exp.:
AB ABC la somme peut contenir un terme sous la forme A.B.C mais
ABC CDE BC D
pas le terme sous la forme ABC .
A CDE BC D
AB ABC AC
b) Domaine d'une expression booléenne
C'est la série de toutes les variables contenues dans une expression booléenne.
Exp. : Domaine d'expression (AB + ABC) : Variables A, B, C.
Domaine d'expression (ABC + CDE + BCD) : Variables A, B, C, D, E.
c) Forme standard d'une SDP
Dans SDP Parfois les termes de produits ne contiennent pas toutes les variables du domaine de l'expression.
[Link] 36
d) Conversion de termes de produits en une SDP standard
Chaque terme de produit d'une SDP qui ne contient pas toutes les variables du domaine peut être converti sous
forme standard afin de contenir toutes les variables du domaine et leurs compléments.
Il suffit de multiplier chaque terme non standard par la somme de la variable manquante et de son complément.
On répète cette étape jusqu'à ce que tous les termes contiennent toutes les variables du domaine sous forme
complémentée ou non complémentée.
Exp. : Convertissez l'expression booléenne suivante en une SDP de forme standard : (ABC A B ABCD).
Solution : Domaine de somme de produits : A, B, C, D.
Le 1° terme A BC , ne contient pas D ou D,
A BC A BC(D D) A BCD A BCD
Multipliez-le par ( D D) :
Le 2° terme A B , ne contient ni C ou C ni D ou D .
Multipliez-le d'abord par (C+ C ) : A B A B(C C) A BC A B C
[Link] 37
e) Représentation binaire d'un terme de produit d’une SDP
La valeur binaire d’un terme de produit standard est la combinaison de valeurs des variables pour laquelle ce
terme est égal à 1. Un terme de produit standard n'est égal à 1 que pour une seule combinaison de valeurs des
variables.
Exp.: : Le terme A BCD 1 A = 1, B = 0, C = 1 et D = 0
A BCD 0 pour toutes autres combinaisons.
Donc A BCD [Link] [Link] 1 Donc la valeur binaire du terme du produit ABC D est 1010
2) PRODUIT DE SOMMES (PDS)
a) Forme d'un produit de sommes (PDS)
Exp. :
( A B)( B C D) Le produit peut contenir un terme sous la forme A BC mais pas
le terme sous la forme A B C.
(A + B + C)(C + D + E)( B C D )
A(C + D + E)( B + C + D )
b) Forme standard d'un produit de sommes (PDS)
C’est un produit de sommes qui contient des termes de sommes incluant toutes les variables du domaine
de l'expression booléenne.
Exp. : (A + B + C + D)(A + B + C + D)(A + B + C +D) PDS de forme standard.
Tout produit de sommes non standard peut être converti sous forme standard avec l'algèbre booléenne. Pour
convertir en forme standard on additionne a chaque terme non standard le produit de la variable manquante et
de son complément et ensuite on applique la règle (A + B)(A + C)=A + BC . On répète cette étape jusqu'à ce
que tous les termes contiennent toutes les variables du domaine sous forme complémentée ou non
complémentée.
[Link] 38
Exp.:
Convertissez l'expression ( A B C )( B C D)( A B C D) en un PDS de forme standard.
Solution : Le domaine du produit de somme est A, B, C, D.
( B C D) ( B C D) A A ( B C D A)( B C D A)
3° terme (A B C D) est déjà sous forme standard.
Exp. : (A B C D) 0 que si A=0, B=1, C=0 et D=1, donc la valeur binaire du terme de somme est 0101.
[Link] 39
3) CONVERSION D'UNE SDP STANDARD EN UN PDS
les valeurs numérique des termes d'une SDP ne sont pas présentent dans un PDS équivalent et vis versa.
Pour convertir on réalise les étapes suivantes :
• On écrit le terme de somme équivalent pour chaque nombre binaire trouvé. Le PDS est le produit de ces
sommes.
on a 3 variables alors le nombre de combinaison possible est 23=8, donc le PDS doit contenir 3 combinaisons.
Les valeurs binaires qui manquent dans la SDP est 001, 100 et 110. Sachant que ce sont des valeurs binaires
qui produisent un terme de somme égal à 0, alors le PDS est :
(A B C)(A B C)(A B C)
On peut convertir un PDS standard en SDP standard en suivant une méthode similaire.
[Link] 40
V- TABLE DE VÉRITÉ
1) ÉTABLISSEMENT D’UNE TABLE DE VÉRITÉ
Une table de vérité est une liste des combinaisons possibles des valeurs (0 ou 1) des variables d'entrée
et de sortie. Si on a n (n est un entier) variables alors le nombre des combinaisons est 2n. Pour mieux
comprendre on va établir les tables de vérités des SDP et PDS suivants :
SDP : S A.B.C A.B.C A.B.C
Cette SDP est égale à 1 pour 001, 100 et 111. Le domaine comprend 3 variables, donc il y a 8
combinaisons. Pour les autres 5 combinaisons S = 0. La table de vérité est donnée par le
tableau suivant :
A B C S
0 0 0 0
0 0 1 1
0 1 0 0
0 1 1 0
1 0 0 1
1 0 1 0
1 1 0 0
1 1 1 1
[Link] 41
PDS : S ( A B C )( A B C )( A B C )( A B C )( A B C )
Ce PDS est égal à 0 pour 000, 010, 011, 101 et 110
Pour déterminer l'expression standard d'une SDP on énumère les valeurs binaires des variables d'entrées
pour lesquelles la sortie est égale à 1. Pour déterminer l'expression standard d'un PDS on énumère les
valeurs binaires des variables d'entrées pour lesquelles la sortie est égale à 0. Ensuite on remplace
chaque valeur binaire par le terme correspondant. Par exemple :
[Link] 42
VI- DIAGRAMMES DE KARNAUGH
Le diagramme de Karnaugh est un tableau de carrés (on l'appelle aussi table de Karnaugh) qui présente toutes
les valeurs possibles des variables d'entrée et de sortie résultante pour chaque valeur.
Outil graphique permettant la simplification des expressions booléennes.
Produit les SDP ou les PDS les plus simple possible.
Diagrammes de Karnaugh à 3 variables
Tableau de 8 = 23 carrés (Nombre total de combinaisons possibles).
Illustration du cas de 3 variables A, B et C.
Une SDP simplifiée (minimisée) peut être conçue avec moins de portes logiques qu'une SDP standard, d'où
l'importance de ce procédé de minimisation
1) Diagrammes de Karnaugh d'une SDP standard
SDP standard Pour chaque terme de produit placer un 1 dans le diagramme de Karnaugh.
Exp.: Pour A.B.C on place un 1 dans le carré 101.
44
▪ Diagramme de Karnaugh d'une SDP non standard
Si la SDP n'est pas standard : le terme qui n'est pas complet va avoir plusieurs valeurs binaires qui
correspondent à toutes les valeurs possibles des variables manquantes. Par exemple :
A. AB A.B.C
0 0 0 1 0 0 110
001 101 Dans le diagramme de Karnaugh à 3
variables, chaque valeur binaire résultante
010 permet de placer un 1 dans le carré
011 approprié.
[Link] 45
2) SIMPLIFICATION (MINIMISATION) D’UNE SDP AVEC DIAGRAMME DE KARNAUGH
Après avoir établi la table de Karnaugh, 3 étapes permettent de déterminer la SDP minimisée (ou simplifiée) :
Étape 1 : Grouper des 1 contenus dans des carrés adjacents,
Étape 2 : Détermination du terme de produit de chaque groupe et
Étape 3 : Addition des termes de produits résultants.
Règles de groupement des 1
1- Un groupe peut contenir 1, 2, 4, 8 ou 16 carrés.
2- Chaque carré de1 groupe doit être adjacent à au moins 1 autre carré du même groupe.
3- Toujours inclure le plus grand nombre possible de 1 dans un groupe.
4- Chaque 1 du diagramme de Karnaugh doit être inclus dans au moins un groupe.
5- Des groupes peuvent se chevaucher.
Exp.: Groupez les 1 dans chacun des diagrammes de Karnaugh suivants :
Solution : Illustration d’une façon de groupement des 1.
Diagramme de Karnaugh à
[Link] 47
Exp. : Déterminez les termes de produits du diagramme de Karnaugh de la figure ci-dessous. En déduire
[Link] 48
Exp. : Déterminez les termes de produits de chaque diagramme de Karnaugh de la figure ci-dessous. En
a) AB BC A BC
b) B A C AC
c) AB AC A BD
D) D BC A BC
[Link] 49
VIII- SIMPLIFICATION D'UN PDS AVEC LE DIAGRAMME DE KARNAUGH
La méthode de simplification d'un PDS avec le diagramme de Karnaugh est sensiblement la même que celle
utilisé pour simplifier une SDP, à l'exception qu'il faut travailler avec des 0 au lieu des 1.
[Link] 50
Exp. : Utilisez un diagramme de Karnaugh pour minimiser le PDS standard suivant :
(A B C)(A B C)(A B C)(A B C)(A B C)
[Link] 51
IX- CONVERSION ENTRE PDS ET SDP
Dans les diagrammes de Karnaugh qui représente un PDS on peut insérer dans les carrés vide
des 1, ainsi on peut déterminer l'expression de la SDP équivalente. Pour un diagramme d'une
SDP, on insère dans les carrés vides des 0 et ainsi on peut déterminer le PDS équivalent.
Expression de PDS :
Tous les carrés ne contenant pas de 0 contiennent des 1 formant l'expression
SDP équivalente.
Expression de SDP :
Tous les carrés ne contenant pas de 1 contiennent des 0 formant l'expression
PDS équivalent.
Exp. : En utilisant un diagramme de Karnaugh, convertissez l'expression de PDS standard suivant en un PDS
minimisé, en une SDP standard et en une SDP minimisée :
(A B C D) (A B C D) (A B C D) (A B C D) (A B C D) (A B C D)
[Link] 52
Solution : Les 0 du PDS standard sont placés et groupés pour obtenir l'expression du PDS minimisée (Figure
a).
(A B C D) (A B C D) (A B C D) (A B C D) (A B C D) (A B C D)
[Link] 53
CHAPITRE 3 : SYSTÈMES COMBINATOIRES
.
Etant donné un circuit dont les éléments de commutation sont binaires, on dira que ce
circuit est combinatoire si les sorties, à un instant donné, sont uniquement fonction des
entrées au même instant.
x1
A un instant t donné : s = ft(x1, …..,xn). s
xn
I - PORTES LOGIQUES
1) INVERSEUR
L'inverseur (circuit NON) permet de changer un niveau logique donné en son niveau logique opposé: Cette
opération s'appelle l'inversion ou la complémentation.
Table de vérité de l'inverseur :
Il permet de changer un 1 en 0 et un 0 en 1.
Son symbole est : A A X
X ou
BAS (0) HAUT (1)
HAUT (1) BAS (0)
l'expression logique de l'inverseur : l'entrée est A, la sortie est X A
2)PORTE ET (AND) & NON ET (NAND)
a) Porte ET
La porte logique ET est un des circuits de base à partir desquels sont construites toutes les fonctions logiques.
Une porte ET se compose au moins de deux entrées et d'une seule sortie. Elle effectue l'opération appelée la
multiplication logique.
A L'expression logique de la
Le symbole de la porte à 2 entrées : B X
porte ET : X = A.B
[Link] 54
▪ La porte ET avec des ondes impultionnelles :
Entrées Sorties
A B X
0 0 0
0 1 0
1 0 0
1 1 1
A
A X
X B
B
[Link] 55
3)PORTE OU (OR) & NON OU (NOR)
a) Porte OU
La porte OU est un autre circuit de base qui effectue l'opération appelée l'addition logique. Elle est composée d'au
moins deux entrées et une seule sortie.
Le symbole: A
X
B
La table de vérité :
A B X=A+B
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1
A
x
B
[Link] 56
b) Porte NON-OU
Les portes NON-OU sont des portes importantes car elles peuvent, elles aussi, être utilisées pour
réaliser des portes ET, OU ou NON. Cette porte permet d'effectuer l'inverse de la porte OU.
Symbole :
A
A A
X équivalent à X (il est équivalent aussi à ET négatif X
B
)
B B
La sortie X est à l'état Haut si les entrées sont à des niveaux différents. La sortie est à l'état Bas si les états des
deux entrées sont identiques. Table de vérité
A B X=A + B
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 0
[Link] 57
b) NON-OU exclusif (NON XOR)
La porte NON-OU exclusif effectue l'opération inverse de celle de la porte OU exclusif. Son symbole est :
A B S=
0 0 1
0 1 0
1 0 0
5) PORTES LOGIQUES À CIRCUITS INTÉGRÉS 1 1 1
Il existe trois technologies de circuits intégrés numériques (CI) utilisant des portes logiques de base :
CMOS, TTL et ECL. Cette partie sera étudiée en détail dans un autre chapitre.
II - CONCEPTION DE CIRCUITS LOGIQUES COMBINATOIRES.
Dans ce paragraphe on réalisera des circuits logiques à partir d'une expression booléenne ou d'une table de vérité.
1) A PARTIR D'UNE EXPRESSION BOOLÉENNE
Examinons l'expression booléenne suivante : X = AB + CDE.
On constate que cette expression est une SDP de deux termes et qu'elle possède un domaine de 5 variables.
Pour mettre en oeuvre cette expression booléenne, il faut une porte ET à 2 entrées pour créer le terme AB et une
porte ET à 3 entrées pour créer le terme CDE. Ensuite, il faut une porte OU à 2 entrées pour combiner les 2
termes ET. A AB
B
X = AB + CDE
C
D
E ACD
[Link] 58
2) A PARTIR D'UNE TABLE DE VERITE
Soit la table de vérité suivante :
A B C X
0 0 0 0
0 0 1 0
0 1 0 0
0 1 1 1
1 0 0 1
1 0 1 0
1 1 0 0
1 1 1 0
C'est une SDP à 2 termes. Donc il faut deux portes ET avec 3 inverseurs. Un inverseur pour
obtenir le complément de A de la première porte et les deux autres pour obtenir les
compléments de B et C de la deuxième porte.
[Link] 59
3) LOGIQUE COBINATOIRE
a) Logique ET-OU
Nous avons vu que les SDP sont exécutées avec des portes ET pour chaque terme de produit et les portes OU
pour faire la somme des produits. Ce concept s'appelle la logique ET-OU.
Soit un circuit ET-OU à 4 entrées :
A AB
B
X = AB + CD (SDP)
C
D CD
L'opération logique du circuit ET-OU de la figure ci-dessus peut s'énoncer de la façon suivante : la sortie X est au
niveau Haut si les deux entrées A et B sont au niveau Haut ou si les deux entrées C et D sont au niveau Haut.
Il existe des circuits intégrés ET-OU spécifiques. Par exemple le circuit 74HC58 qui est un composant CMOS
qui contient 2 circuits ET-OU séparés en un seul boîtier comme le montre la figure ci-après
SPD: X AC B.C
C'est un circuit ET-OU complémenté. Il suffit de rajouter un inverseur à la sortie du circuit ET-OU. La sortie
est donc :
L'opération logique du circuit ET-OU-NON peut s'énoncer de la façon suivante : la sortie X est au niveau Bas
si les deux entrées A et B sont au niveau Haut ou si les deux entrées C et D sont au niveau Haut.
Il existe des circuits intégrés ET-OU-NON spécifiques. Par exemple le circuit 74LS51 et 74LS54 qui sont des
circuits TTL.
c) Logique OU exlusif
Bien que ce cette porte est considérée comme un type de porte logique à part entière avec son symbole unique,
elle se compose en réalité de deux portes ET, d'une porte OU et de deux inverseurs.
X AB AB
B
[Link] 61
4) PROPRIÉTÉ UNIVERSELLE DE LA PORTE NON-ET
La porte NON-ET est une porte universelle. Elle peut être utilisée pour réaliser les opérations NON, ET, OU et
NON-OU :
• NON : A A
A AB
AB AB
• Porte ET : B
A
• Porte OU : AB A B
B
• NON-OU : Exercice
NON OU ET
Exp :
A A
A.B B
B
AB CD
≡≡
C C
CD D
D
[Link] 63
FONCTIONS
LOGIQUES COMBINATOIRES
I- ADDITIONNEUR.
Les additionneurs sont très importants dans les ordinateurs et dans un grand nombre de systèmes numériques.
1) DEMI ADDITIONNEUR
La règle de base de l’addition binaire est : 0 + 0 = 0, 0 + 1 = 1, 1 + 0 = 1 et 1 + 1 = 10.
Ces opérations s’effectue par un demi additionneur. Le demi additionneur prends deux nombres binaires à ses
entrées et produit deux nombres binaires à ses sorties : un bit de somme et un bit de retenue.
Symbole : Demi-Additionneur Table de vérité
A B Csor
0 0 0 0
0 1 0 1
1 0 0 1
1 1 1 0
: Somme
Csor : Retenue de sortie
A et B : Variables d'entrée (opérandes)
Table de vérité
Développer expressions de Somme et de Retenue de sortie.
Sortie de Retenue Csor = 1 A = B = 1.
Csor s'exprime par ET des entrées : Csor = AB
Sortie de Somme = 1 A B.
s'exprime par OU exclusif des entrées : = A B Diagramme logique du Demi-Additionneur
[Link] 65
3) ADDITIONNEUR COMPLET CRÉE AVEC DES DEMI ADDITIONNEUR :
Exercice : Faites le schéma d'un additionneur complet formé par deux demi additionneurs.
Solution
Exp. : Pour chacun des 3 additionneurs complets de la figure ci-dessous, déterminez les sorties en réponse
aux entrées illustrées.
0 0
1 0 0
1 1
0 1 1
Solution :
a) Bits d'entrée A = 1, B = 0 et Cen = 0.
1 + 0 + 0 = 1 ; Pas de Retenue = 1 et Csor = 0.
b) Bits d'entrée A = 1, B = 1 et Cen = 0.
1 + 1 + 0 = 0 ; Avec Retenue de 1 = 0 et Csor = 1.
c) Bits d'entrée A = 1, B = 0 et Cen = 1.
1 + 0 + 1 = 0 ; Avec Retenue de 1 = 0 et Csor = 1.
[Link] 66
4) ADDITIONNEURS BINAIRES PARALLÈLES
Un additionneur binaire parallèle est formé par le branchement d’au moins deux additionneurs complets en
fonction du nombre des bits qu’il faut additionner.
Pour additionner deux nombres binaires, il faut un additionneur complet pour chaque bit des nombres. Il faut
donc deux additionneurs pour des nombres de 2 bits, 4 additionneurs pour des nombres de 4 bits, etc. La
sortie de retenue de chaque additionneur est connectée à l’entrée de retenue de l’additionneur du bit de rang
plus élevé suivant.
Diagramme d’ensemble d’un additionneur parallèle de 2 bits
Les bits de poids les plus faibles des deux nombres sont représentés par A1 et B1. Les bits de poids les plus
forts des deux nombres sont représentés par A2 et B2. les trois bits de la somme sont : Σ3, Σ2 et Σ1 .
Remarque : la retenue de sortie de l'additionneur de gauche devient le bit de poids le plus fort (MSB) de la
somme, Σ3 .
[Link] 67
Exp. : Déterminez la somme produite par l'additionneur parallèle de 3 bits. Identifiez retenues intermédiaires
lors d'addition 1 0 1 et 0 1 1.
[Link] 68
6) MONTAGE EN CASCADE D'ADDITIONNEURS
Montage spécial de 2 additionneurs de 4 bits Somme de 2 nombres de 8 bits.
On peut utiliser un montage de deux additionneurs de 4 bits pour faire la somme de 2 nombres de 8 bits.
C0 est connectée à la masse puisqu'il n'y a pas de retenue sur la position du bit de poids le plus faible et on
connecte la sortie de retenue de l'additionneur des rangs de poids faibles à l'entrée de retenue de l'additionneur
des rangs de poids forts : c'est le montage en cascade. C8 est la retenue de sortie. L'additionneur des rangs de
poids faibles est celui qui traite les 4 bits de poids les plus faibles des nombres et l'additionneur des rangs de
poids forts est celui qui traite les 4 bits de poids les plus forts des nombres de 8 bits.
Additionneur de 8 bits :
Mise en cascade d‘Additionneurs de 4 bits
Exercice : faire le schéma d'une cascade d'additionneurs de 4 bits pour former un additionneur à 16 bits .
1) Égalité
la porte OU exclusif peut servir de comparateur de base. Elle peut comparer l'égalité entre deux bits : quand les
entrées d'une porte OU exclusif sont égales la sortie est égale à 0, si les entrées sont différentes la sortie sera
égale à 1.
B0
A=B
A1
B1
a) 10 et 10
b) 11 et 10
Solution :
2) INÉGALITÉ
La plupart des comparateurs CI indiquent trois sorties : la sortie d'égalité et deux sorties indiquant quel
nombre binaire est le plus grand.
Pour déterminer une inégalité entre les nombres binaires A et B, on examine le bit
de poids le plus fort de chaque nombre.
▪ si A3=B3, on examine le rang de poids plus faible suivant pour identifier une condition d'inégalité, etc.
[Link] 71
Exp.: Déterminez les sorties A = B, A > B et A < B pour les nombres aux entrées du comparateur illustré à la
figure suivante :
0 1 1 0
0 0 1 1
=
A>B Sortie A > B est HAUT (1) et les autres sorties BAS (0)
▪ Résumé cas d’un bit chacune
Table de vérité
[Link] 72
Comparateur de grandeurs de 4 bits MSI
74HC85 Comparateur 4 bits MSI.
▪ Sorties A < B, A = B et A > B du comparateur des rangs faibles sont connectées aux Entrées en Cascade
correspondantes du comparateur des rangs plus élevés suivants.
▪ Entrée A = B du comparateur des rangs plus faibles reliée au niveau HAUT et ses entrées A < B et A > B aux
niveaux BAS.
[Link] 73
Exp. : Utilisez des comparateurs 74HC85 pour comparer les grandeurs de 2 nombres de 8 bits. Illustrez les
comparateurs et interconnexions appropriées.
Solution :
II faut 2 CI 74HC85 pour comparer 2 nombres de 8 bits.
Connectés dans un arrangement en cascade comme l'illustre la figure :
Table de vérité S0 A B
S0
A S2 A B
A
S1
B S1 AB
B S2
S3 S3 AB
V(1)
Table de vérité S0 A B
A B S0 S1 S2 S3
A S0 A S2 A B
S1 0 0 0 1 1 1
B S2 0 1 1 0 1 1 B S1 AB
S3 1 0 1 1 0 1
1 1 1 1 1 0 S3 AB
V(0)
[Link] 75
2) DÉCODEUR DCB-7 SEGMENTS
Ce décodeur reçoit un code DCB à ses entrées et produit des sorties pour piloter des afficheurs à 7 segments,
afin d'obtenir un affichage décimal.
Exemple :
affichage
de 3
[Link] 76
Décodeur/pilote DCB-7 segments MSI
Table de vérité
[Link] 77
IV CODEURS
Le codeur est un circuit logique qui effectue l'opération inverse du décodeur. Il reçoit un niveau valide à l'une de
ses entrées et le convertit en une sortie codée. C’est un circuit à 2n entrées et n sorties, il génère un code binaire
équivalent au numéro d’une entrée activée
e0
S0 1
e1
Codeur/ Encodeur
e2
1 S1 1
Active e3
Déc A B C D
1) CODEUR DÉCIMAL-DCB 0 0 0 0 0
1 0 0 0 1
Déc/BCD
0 2 0 0 1 0
A
1 3 0 0 1 1
B
2 4 0 1 0 0
D C
. 5 0 1 0 1
. D
6 0 1 1 0
.
9 7 0 1 1 1
8 1 0 0 0
[Link] 9 1 0 0 1 78
D'après la table, on peut analyser la logique en déterminant les relations entre chaque bit DCB et les
chiffres décimaux. Par exemple A est toujours égal à 1 pour les chiffres 8 et 9. l'expression OU de ce
bit, en termes de chiffres décimaux, peut donc s'écrire de la façon suivante :
A= 8 + 9
de même pour B, C et D:
Déc A B C D
0 0 0 0 0
B= 4 + 5 + 6 + 7; C = 2 + 3 + 6 + 7 et D=1 + 3 + 5 + 7 + 9.
1 0 0 0 1
0 2 0 0 1 0
1
D 3 0 0 1 1
2 4 0 1 0 0
3 C 5 0 1 0 1
6 0 1 1 0
4 7 0 1 1 1
.
.
B 8 1 0 0 0
7
9 1 0 0 1
8 A
9
[Link] 79
VI- MULTIPLEXEUR (MUX)
Le MUX de base possède plusieurs lignes de données d'entrée et une seule ligne de sortie, c'est un composant
qui permet d'acheminer les informations numériques de plusieurs sources sur une seule ligne. Il permet
également de sélectionner des données numériques d'une ou l'autre des entrées vers la sortie, c'est pourquoi on
l'appelle aussi le sélecteur de données.
De façon générale, avec n entrées d'adresses (n lignes de sélection), on peut sélectionner une entrée de donnée
parmi 2n.
Table de vérité
a0 S S a 0 e0 a 0 e1
e0
MUX 2 1 S 0 e0
e1
1 e1
a0 a0
e0 S
e1
Symbole logique d'un multiplexeur 2 vers 1
[Link] 80
1) MULTIPLEXEUR À 4 ENTRÉES
Table de vérité
a1 a0 S
e0
0 0 e0
e1
MUX 4 1 S 0 1 e1
e2
1 0 e2
e3 1 1 e3
a1 a0
Symbole logique d'un multiplexeur/sélecteur de données 1 parmi 4.
C'est les 2 bits de sélection qui permettent de choir les données qui traversent vers la sortie. Le tableau ci
dessus donne toutes les combinaisons possibles.
S e0 a 0 a 1
S e1 a 0 a1
L'expression totale de la sortie est : S e0 a 0 a 1 e1 a 0 a1 e2 a 0 a1 e 3 a 0 a 1
S e2 a 0 a1
S e 3a 0 a 1
[Link] 81
Le circuit logique qui permet de réaliser cette opération de multiplexage :
S e0 a 0 a 1 e1 a 0 a 1 e2 a 0 a1 e 2 a 0 a 1
a0
a1
e0
e1
S
e2
U1
2 4
e3 1A 1Y
3
1B
5 7
2A 2Y
6
On trouvera des multiplexeur à 2 entrées (MSI) : le 74HC157A contient 4 2B
multiplexeur à 2 entrées séparés. Ces 4 multiplexeur partage la même ligne 11 9
3A 3Y
de sélection des données et une entrée de validation. Un niveau Bas à l'entrée 10
3B
de validation permet aux entrées sélectionnées de traverser la sortie et un 14 12
4A 4Y
niveau haut les bloque. 13
4B
Il existe aussi des multiplexeur à 8 entrées (MSI) et, par conséquent 3 lignes 1
A/B
de sélection. Il possède une de validation et deux sortie (la sortie et son 15
E
complément).
74HC157
[Link] 82
Exemple d'application : Conversion parallèle-série
0 e0
1 e1
1 e2
0 e3
S 1
1 e4
1 e5
0 e6
1 e7
a2a1a0
0 10
[Link] 83
2) GÉNÉRATION D’UNE FONCTION LOGIQUE À L’AIDE D’UN MUX
C B A S F
0 0 0 D0 0
a) Fonction de n variables avec un Mux à 2n entrées d’adresse
0 0 1 D1 0
0 1 0 D2 0
A D7 D6 D5 D4 D3 D2 D1 D0 Soit la fonction F A.B.C A.B.C A.B.C A.B.C
B
C
0 1 1 D3 1
1 0 0 D4 1
S
1 0 1 D5 0
Pour avoir F à la sortie du Mux (S = F) il suffit de relier D0, D1, D2 et
D5 à 0 et de relier D3, D4, D6et D7 à 1. 1 1 0 D6 1
Exercice Donnez l’ équation simplifiée du schéma suivant : 1 1 1 D7 1
Solution
[Link] 84
VII- DÉMULTIPLEXEUR (DEMUX)
Le DEMUX effectue l'opération inverse d'un multiplexeur. Il prend les données sur une seule ligne et les
distribue à un nombre donné de lignes de sortie. Le DEMUX est également appelé distributeur de données.
▪ Exemple de multiplexeur à une entrée et 4 sortie :
a1a0
01
▪ Circuit logique qui permet de réaliser cette opération de démultiplexage :
Table vérité E S0
a1 a0 S3 S2 S1 S0
S1
0 0 / / / E a0
0 1 / / E / S2
1 0 / E / / a1
S3
1 1 E / / /
[Link] 85
Chapitre 4: SYSTEMES SEQUENTIELS
Un système est dit séquentiel, lorsque la ou les sorties dépendent de la combinaison des entrées et de l'état
antérieur (mémoire).
La plupart des traitements ne sont pas uniquement combinatoires mais souvent séquentiels. Dans un traitement
séquentiel le système doit pouvoir mémoriser certaines valeurs pour pouvoir les réutiliser.
I - BASCULES
1) BISTABLES
Les bistables sont des éléments de mémoire qui permettent un stockage temporaire et possédant 2 états stables.
0 1 0 1 Mise à 0
Q
S 1 0 1 0 Mise à 1
1 1 0 0 non Valide
Qn 1 R S Qn R.S [Link] (état interdit)
[Link] 86
▪ Bistable S-R
S R à entrée d'état valide Bas
S
SS RR Qn+1 Qn 1
Q
Qn 1 S . [Link] S [Link]
0 0 1 1 Non valide
0 1 1 0 Mise à 1
1 0 0 1 Mise à 0
Q
R
1 1 Qn Qnn mémoire
Symbole :
S Q S Q
R Q Q
R
[Link] 87
b) Bistable S-R à entrée de validation
Il a le même fonctionnement de la bistable S-R sauf que celui ci à une entrée de validation. Les entrées S et R
déterminent l'état de la bistable lorsqu'un niveau Haut est appliqué à l'entrée VAL.
Si un niveau Bas est appliqué à l’entrée VAL, les sorties de la bascule est dans l’état ‘mémoire’. D’ailleurs, ce type
de bascule permet d’éviter le cas non valide.
Diagramme logique
Symbole
S
Q Q
S
VAL VAL
Qn 1 S .VAL [Link]
R
Q Q
R
Exp.:
[Link] 88
c) Bistable D (à entrée de validation)
Distinct du bistable S-R car ne comporte que 1 seule entrée en plus de VAL.
Entrée appelée entrée D (Donnée).
Diagramme logique
Symbole
D
D Q
Q
VAL
VAL
Q
1 1 1 0 ÉTAT 1
X 0 Qn Qn Aucun changement
(mémoire)
▪ Les bascules synchrones sont des éléments bistables (multivibrateur bistables), qui peuvent être déclenchés par
un front positif ou négatif.
▪ Le terme synchrone indique que la sortie ne change d'état qu'au front positif (ou au front négatif) sur le signal de
commande (d'horloge).
Entrées S et R de la bascule S-R : Entrées Synchrones car données transportées sont transférées à la
sortie seulement lors des fronts déclencheurs du signal d'horloge.
Signal d’horloge H
S Q
H
t0
R Q
[Link] 90
Si S est HAUT et R est BAS
Sortie Q passe à HAUT lors du front déclencheur du signal d'horloge.
Si S est BAS et R est HAUT
Sortie Q passe à BAS lors du front déclencheur du signal d'horloge.
Si S et R sont BAS Sortie conserve son état en cours.
Des HAUT sur S et R Condition non valide.
1 1 ? ? Etat interdit
Remarque : Opération de base et table de vérité de bascule S-R à déclenchement par front négatif identiques à
celles à déclenchement par front positif, sauf que le front déclencheur est le front descendant du signal
d'horloge. [Link] 91
Exp.: Déterminez les formes d'onde des sorties Q et Q
Q de la bascule ci-dessous en réponse aux entrées S, R et
HORLOGE de la figure a). Supposez que la bascule à déclenchement par front positif est initialement à l'état 0.
Solution :
Les formes d'onde résultantes de Q et Q en réponse aux formes d'onde d'entrée de la partie a) sont illustrées
à la figure b).
[Link] 92
b) Bascule D déclenchée par signal d'horloge
Bascule D
Si entrée D est HAUT lorsqu'un signal d'horloge est appliqué
Bascule mise à l'état 1 et HAUT d'entrée D stocké par bascule lors du
front montant du signal d'horloge.
Remarque : Bascule D à déclenchement par front négatif fonctionne de manière identique, sauf que front
déclencheur est un front descendant du signal d'horloge.
Sortie Q Suit entrée D lors du front déclencheur du signal d'horloge.
[Link] 93
Exp. : À partir des formes d'onde de l'entrée D et de l'entrée d'horloge à la figure a), déterminez la forme d'onde
de la sortie Q si la bascule est initialement à l'état 0.
Solution :
Sortie Q passe à l'état d'entrée D lors du front allant vers le positif du signal d'horloge
Sortie résultante illustrée à la figure b).
La bascule J-K est la plus utilisée par rapport aux autres bascules vues précédemment. Elle fonctionne de la
même façon que La bascule S-R sauf que la bascule J-K ne possède pas de sortie non valide.
Diagramme logique simplifié d'une bascule J-K à déclenchement par front positif :
Notes : Bascule J-K ne possède aucun état non valide. La table de vérité de bascule J-K déclenchée par front
négatif identique sauf que front déclencheur est descendant.
[Link] 95
Exp.: Les formes d'onde de la figure a) sont appliquées aux entrées J, K et HORLOGE. Déterminez sortie Q si
la bascule est initialement à l'état 0.
Solution :
Sortie Q ne changera que lors du front descendant du signal d'horloge (vers -).
Forme d'onde Q résultante illustrée à la figure b).
Symbole logique d'une bascule munie d'entrées asynchrones de niveau valide Bas :
RAU
Désignations :
J RAU pour remise à 1 (ou SET, PRESET, SD) et
G1
G3 Q RAZ pour remise à 0 (ou RESET, CLEAR, RD).
Horloge
G2 G4 Q
K
RAZ
Exp. : Pour la bascule J-K à déclenchement par front positif munie d'entrées asynchrones de la figure a),
déterminez la sortie Q pour les entrées illustrées sur le chronogramme si Q est initialement BAS.
[Link] 97
Solution :
Sortie Q résultante illustrée à la figure b).
1. Impulsions 1, 2 et 3 : RAU est BAS et garde bascule à l'état 1 peu importe les entrées J et K.
2. Impulsions 4, 5, 6 et 7 : Condition de basculement produite par HAUT aux entrées J, K, RAU et RAZ.
3. Impulsions 8 et 9 : Entrée RAZ est BAS, gardant bascule à l'état 0 peu importe les entrées synchrones (J et K).
74HC112 à bascules J-K doubles CMOS 2 bascules identiques indépendantes à déclenchement par front -
munies d'entrées asynchrones de niveau valide BAS.
Exp. : Formes d'onde 1J, 1K, 1HORLOGE, 1RAU et 1RAZ de la figure a) sont appliquées aux entrées d'une
bascule à déclenchement par front négatif d'un CI 74HC112. Déterminez la forme d'onde de la sortie 1Q.
Solution :
Forme d'onde 1Q résultante illustrée à la figure b).
Note :
Chaque fois qu'un BAS appliqué aux entrées 1 RAU ou 1 RAZ
Bascule mise à l'état 1 ou à état 0 peu importe les niveaux des autres entrées.
[Link] 98
6) APPLICATION DES BASCULES
Diviseur de fréquence
application des bascules : Division de la fréquence d'une forme d'onde périodique. Appliquer onde
impulsionnelle à l'entrée HORLOGE d'une bascule J-K connectée en mode de basculement (J = K = 1)
Bascule change d'état à chaque front déclencheur du signal d'horloge (ici front +).
⇒ Sortie Q -> onde rectangulaire de fréquence égale à ½ celle du signal d'horloge.
[Link] 99
Exp. 2 bascules J-K utilisées pour diviser la fréquence d’horloge par 4.
La fréquence à la sortie QA est divisée par 2 à l’aide de la bascule A
Appliquer une onde impulsionnelle à l'entrée HORLOGE d'une bascule J-K connectée en mode de basculement
(J = K = 1).
[Link] 100
Exp.: Développez la forme d'onde de sortie (f sor) du circuit à la figure ci-dessous lorsqu'une forme d'onde
rectangulaire de 8 kHz est appliquée à l'entrée HORLOGE de la bascule A (déclenchement par front positif)
Solution :
Les 3 bascules sont connectées afin de diviser la fréquence du signal d'entrée par 8 (23 = 8). Forme d'onde
fsor illustrée à la figure ci-jointe. Comme il s'agit de bascules à déclenchement par front positif, les sorties
varient lors des fronts positif.
Une impulsion de sortie est produite à toutes les 8 impulsions d'entrée ; la fréquence de sortie est donc 1
kHz comme illustré ci-dessus.
[Link] 101
Diviseur de fréquence par deux réalisé avec une bascule D
Supposons que la sortie Q soit au niveau « 0 » à l'instant t0. D et sont donc au niveau « 1 ». A
l'instant t1 se produit le premier front actif. La sortie Q bascule et passe au niveau « 1 » puisque l'entrée
D est au niveau « 1 ».
Entre les instants t1 et t2, l'entrée D est au niveau « 0 ». Donc, à l'instant t2, Q revient au niveau « 0 »
et D au niveau « 1 ». A l'instant t3, Q repasse au niveau « 1 » et ainsi de suite.
[Link] 102
Compteurs
Le compteur modulo N est un système séquentiel possédant N états différents et passant d’un état au
suivant lors de l’application d’une impulsion. Les compteurs sont, en général, réalisés à partir de plusieurs
(n) bascules interconnectées entre elles tels que N =2n.
➢ Compteur asynchrone
➢ Compteur synchrone
Un compteur synchrone: Dans un compteur
synchrone toutes les bascules sont synchronisées
simultanément avec le même signal d'horloge.
Horloge
[Link] 103
Exp. Compteur modulo N=4
Concept illustré par bascules J-K à déclenchée par front négative (–) (état initial à 0).
- Après impulsion 1, QA = 1 et QB = 0
- Après impulsion 2, QA = 0 et QB = 1
- Après impulsion 3, QA = 1 et QB = 1.