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PFE Version Finale

Ce document présente un mémoire de master sur l'amélioration de la qualité de service et des indicateurs de performance clés en utilisant le WDM/DWDM sur le réseau de transmission de Mobilis. Le document contient une introduction, une présentation du contexte technique, une étude des équipements WDM/DWDM existants, une analyse de la situation actuelle du réseau Mobilis et une proposition pour améliorer les performances.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene

__________________________________________________________________________________________________________

Faculté d’Electronique et d’Informatique


Domaine : Sciences et Technologie
Filière : Télécommunication

Mémoire de Master
Spécialité : Communication Radio Mobile (CRM)

Thème

Amélioration de la QoS et des KPIs en


utilisant le WDM/DWDM sur le Réseau de
transmission de Mobilis.

Présenté par :
CHADLI Ishak Mounir

Proposé et dirigé par :


Mr. HASSANI Moussa

Devant le Jury composé de :


Président :
Examinateur :
Promoteur : Mr. HASSANI Moussa
Co-Promoteur :

JUILLET 2021
Remerciement
J’adresse en premier lieu ma reconnaissance à mon DIEU
tout puissant, de m’avoir permis d’arriver là, car sans lui
rien n’est possible.
Je tiens tout d’abord à remercier mon Encadreur Mr.
HASSANI Moussa qui m’a proposé ce sujet, et qui l’a
dirigé au sein de l’entreprise, et mon Co-encadreur, Dr.
ABIDINE Bilel pour son suivi au sein de l’USTHB.
Je tiens à les remercier vivement pour leur suivi et leurs
conseils lors de la réalisation de mon mémoire.
Je tiens ensuite à remercier tous les professeurs et
enseignants du département de télécommunications qui
ont contribué à ma formation.
Je remercie aussi les membres du jury d’avoir accepté de
juger et évaluer mon travail, et de me faire part de leurs
précieuses remarques.
Je voudrais remercier toutes les personnes qui m’ont
encouragé et aidé pendant ce stage, surtout nos chères
parents et familles.
Enfin, je tiens à remercier toute personne qui m’a aidé de
près ou de loin durant mon travail.

I
Dédicaces

Je dédie ce mémoire :

A mes très chers parents pour leur soutien et leur


encouragement durant toutes mes années d’études, et
sans lesquels je n’aurais jamais réussi, et à toute ma
famille.

A tous mes professeurs et enseignants que j’ai eu durant


tout mon cursus scolaire et qui m’ont permis de réussir
dans mes études.

A tous mes amis de l’Université et d’ailleurs.

A toute personne ayant contribué à ce travail de près ou


de loin.

CHADLI Ishak Mounir

II
LISTE DES TABLEAUX

Tableau I.1 : Les caractéristiques des modes WDM ................................................................ 18

Tableau II.1 : Fenêtres de transmission des fibres de silice ..................................................... 26


Tableau II.2 : Les différentes technologies WDM ................................................................... 27

Tableau III.1 : Les spécifications de la séries Huawei OptiX OSN 1800 ................................ 36
Tableau III.2 : Les spécifications de la séries Huawei OptiX OSN 9800 ................................ 37
Tableau III.3 : Les spécifications de Nokia 1830 PSS-8x / PSS-16 / PSS-24 / PSS-32 .......... 39
Tableau III.4 : Iub Drop Cong du Cluster de Ouled Djallal ..................................................... 49

III
LISTE DES FIGURES
Figure I.1. : Evolution des réseaux cellulaires ........................................................................................ 3
Figure I.2 : Architecture générale d’un réseau de téléphonie mobile ...................................................... 5
Figure I.3 : Caractéristiques mécaniques d’un câble coaxial .................................................................. 8
Figure I.4 : Connecteurs coaxiaux ......................................................................................................... 10
Figure I.5 : Câble à paires torsadées ...................................................................................................... 10
Figure I.6 : à paire torsadée non blindée (à gauche), Câble à paire torsadée blindée (à droite) ............ 11
Figure I.7 : Fibre optique ....................................................................................................................... 12
Figure I.8. : Fibre optique à saut d’indice, à gradient d’indice, monomode .......................................... 13
Figure I.9 : Faisceaux hertziens en visibilités directe............................................................................ 15
Figure I.10 : Faisceaux hertziens transhorizon ou troposphériques ...................................................... 15
Figure I.11 : Principe général du TDM ................................................................................................. 16
Figure I.12 : Principe général du FDM ................................................................................................. 17
Figure I.13 : Principe général du WDM ................................................................................................ 18

Figure II.1 : Un Modèle d'une liaison WDM ........................................................................................ 21


Figure II.2 : Architecture d'un réseau WDM ......................................................................................... 22
Figure II.3 : Principe de multiplexage OADM ...................................................................................... 23
Figure II.4 : Topologie Point à Point ..................................................................................................... 24
Figure II.5 : Topologie en bus ............................................................................................................... 24
Figure II.6 : Topologie en anneau ......................................................................................................... 25
Figure II.7 : Fenêtres et Sous bandes de transmission d’une fibre optique ........................................... 26
Figure II.8 : Réseau MPLS .................................................................................................................... 30
Figure II.9 : Architecture OTN.............................................................................................................. 31
Figure II.10 : La hiérarchie OTN .......................................................................................................... 32
Figure II.11 : Principe d’allocation de ressources multicouches IP/MPLS sur OTN sur DWDM ........ 33

Figure III.1 : Huawei OptiX OSN 1800 et 9800 ................................................................................... 35


Figure III.2 : La séries Huawei OptiX OSN 1800 ................................................................................. 35
Figure III.3 : La séries Huawei OptiX OSN 9800 ................................................................................. 36
Figure III.4 : Huawei OptiX OSN 1800/ 9800 : La différence d’utilisation ......................................... 37
Figure III.5 : Nokia 1830 PSS-8x / PSS-16 / PSS-24x / PSS-32........................................................... 38
Figure III.6 : Nokia 1830 PSS-8x / PSS-16 / PSS-24 / PSS-32 : La différence d’utilisation ................ 40
Figure III.7 : Structure des réseaux ATM Mobilis en Algérie .............................................................. 43
Figure III.8 : Les liens entre 07504 - 07503 sur l’interface U2000 ....................................................... 44
Figure III.9 : Tracés du 3G DL Payload et RTT ................................................................................... 45
Figure III.10 : Tracés du KPI PING Max Lost ...................................................................................... 46
Figure III.11 : Tracés du KPI de l’IUB Drop Cong .............................................................................. 46
Figure III.12 : Tracés du KPI du délai RRT .......................................................................................... 47
Figure III.13 : Tracés du KPI du 3G PS DL Payload ............................................................................ 48
Figure III.14 : Augmentation du trafic sur DWDM .............................................................................. 49
Figure III.15 : des KPIs dans le Cluster de Ouled Djallal ..................................................................... 50

IV
ACRONYMES

1G : 1ére Génération des réseaux sans-fil. IMEI : International Mobile Equipment


2G : 2ème Génération des réseaux sans-fil. Identity.

3G : 3ème Génération des réseaux sans-fil. IMSI : International Mobile Subscriber


Identity.
3GPP : Third Generation Parternship ISO : International Standardization
Project.
Organisation.
4G : 4ème Génération des réseaux sans-fil. KPI : Key Performance Indicator.
5G : 5ème Génération des réseaux sans-fil. LTE : Long Term Evolution.
ATM : Asynchronous Transfert Mode. ME : Mobile Equipment.
AUC : Authentification Center. MME : Mobility Management Entity.
BNC : British Naval Connector. MPLS : Multi-Protocol Label Switching.
BSC : Base Station Controller. MSC : Mobile Switching Center.
BTS : Base Transceiver Station. NE : Network Element.
CDMA : Code Division Multiple Access. NSS : Network Sub System.
CN : Core Network. OADM : Optical Add-Drop
EDFA : Erbium Dopped Fiber Amplifier. Multiplexeurs.
EDGE : Enhanced Data Rates for Global OTN : Optical Transport Network.
Evolution.
OTU : Optical Transponder Unit.
EIR : Equipement Identity Register. OXC : Optical Cross Connect.
EPC : Evolved Packet Core. PDH : Plesiochronous Digital Hierachy.
FDM : Frequency Division Multiplexing. PGW : Packet Data Network Gateway.
FDMA : Frequency Division Multiple QoS : Quality of Service.
Acces.
FDD : Frequency Division Duplex. RAN : Radio Access Network.
GE : Giga Ethernet. RNC : Radio Network Controller.
GGSN : Gateway GPRS Support Node. RTT : Round Trip delay Time.
GPRS : General Packet Radio Service. RWA : Routing and Wavelength
Assignment.
GSM : Global System for Mobile SDH : Synchronous Digital Hierachy.
communication.
HLR : Home Location Register. SGSN : Serving GPRS Support Node.
HSPA : High Speed Packet Access. SGW : Serving Gateway.
HSS : Home Suscriber Service. SIM : Subscriber Identity Module.
STP : Shielded Twisted-Pair.
V
TDD : Time Division Duplex.
TDM : Time Division Multiplexing.
TDMA : Time Division Multiple Acces.
UIT : Union Internationale des
Télécommunications.
UMTS : Universal Mobile
Telecommunications System.
UTP : Unshielded Twisted-Pair.
UTRAN : Universal Terrestrial Radio
Access Network.
VLR : Visited Location Register.
WDM : Wavelength Division
Multiplexing.

VI
TABLE DES MATIERES
Remerciement .......................................................................................................................................... I
Dédicaces ................................................................................................................................................. II
LISTE DES TABLEAUX............................................................................................................................... III
LISTE DES FIGURES .................................................................................................................................. IV
ACRONYMES ............................................................................................................................................ V
TABLE DES MATIERES ............................................................................................................................ VII
Introduction générale :............................................................................................................................. 1
Chapitre 1 : Généralités sur les Réseaux mobiles et les Supports de Transmission ................. 2
Introduction : ........................................................................................................................................... 2
I.1. Les réseaux mobiles : ........................................................................................................................ 2
I.1.1. La Deuxième génération (2G) :...................................................................................................... 3
I.1.1.1. Les standards du réseau 2G : ............................................................................................... 3
I.[Link]. Le GSM (Global System for Mobile communication) :............................................... 3
I.[Link]. Le GPRS (General Packet Radio Service) : ................................................................. 4
I.[Link]. L’EDGE (Enhanced Data Rates for Global Evolution) : ............................................. 4
I.1.2. La Troisième génération (3G) : ...................................................................................................... 4
I.1.2.1. Evolution de la 3G : ............................................................................................................ 4
I.[Link]. La 3G+ ou HSPA (High Speed Packet Access) : ......................................................... 4
I.[Link]. La 3G++ ou HSPA+ (High Speed Packet Access) : .................................................... 4
I.1.3. La Quatrième génération ( 4G LTE) : ............................................................................................ 4
I.1.3.1. Les modifications et les améliorations de la 4G : ............................................................... 5
I.2. Architecture du réseau mobile : ........................................................................................................ 5
I.2.1. La Station Mobile (MS) : ............................................................................................................... 5
I.2.2. La Partie Radio :............................................................................................................................. 6
I.2.2.1. GRAN (GSM Radio Access Network) : ............................................................................. 6
I.2.2.2. UTRAN (Universal Terrestrial Radio Access Network) : .................................................. 6
I.2.2.3. E-UTRAN (Evolved UTRAN): .......................................................................................... 6
I.2.3. La Partie Cœur : ............................................................................................................................. 6
I.2.3.1. NSS (Network Sub-System) en 2G : ................................................................................... 6
I.2.3.2. CN (Core Network) en 3G : [19] ........................................................................................ 7

VII
I.2.3.3. EPC (Evolved Packet Core) en 4G : [19]............................................................................ 7
I.3. Les supports de transmission : .......................................................................................................... 8
I.3.1. Le Câble coaxial :[1] ...................................................................................................................... 8
I.3.1.1. Utilisation :.............................................................................................................................. 9
I.3.1.2. Types de câbles coaxiaux :[2] ................................................................................................. 9
I.3.1.3. Les connecteurs coaxiaux :[3]................................................................................................. 9
I.3.1.4. Quelques caractéristiques des câbles coaxiaux: .................................................................... 10
I.3.2. La paire torsadée : [4] .................................................................................................................. 10
I.3.2.1. Utilisation : [5] ...................................................................................................................... 10
I.3.2.2. Types de câbles à paires torsadées : [6] ................................................................................ 11
I.3.2.3. Connecteurs des câbles à paires torsadées : .......................................................................... 11
I.3.2.4. Quelques caractéristiques des câbles à paires torsadées : [7]................................................ 11
I.3.3. La fibre optique : [8] .................................................................................................................... 12
I.3.3.1. Utilisation : [2] ...................................................................................................................... 12
I.3.3.2. Types de fibres optiques : [2] ................................................................................................ 12
I.3.3.3. Connecteurs des fibres optiques : .......................................................................................... 13
I.3.3.3. Quelques caractéristiques des fibres optiques : [4] ............................................................... 13
I.3.3.4. Avantage des fibres optiques sur le câblage électrique : [16] ............................................... 13
I.3.4 Les faisceaux hertziens : [9] .......................................................................................................... 14
I.3.4.1. Utilisation : [10] .................................................................................................................... 14
I.3.4.2. Types de faisceaux hertziens : [4] ......................................................................................... 15
I.3.4.3. Quelques caractéristiques des faisceaux hertziens : [4] ........................................................ 15
I.4. Le multiplexage dans les supports de transmissions : ..................................................................... 15
I.4.1. Types de multiplexage : ........................................................................................................... 16
I.4.1.1. Le multiplexage en temps (TDM) : [11] ............................................................................... 16
Exemples d'application : [12] ........................................................................................................ 16
I.4.1.2. Le multiplexage en fréquence (FDM) : [13] ......................................................................... 17
Exemples d'application : [14] ........................................................................................................ 17
I.4.1.2. Le multiplexage en longueur d’onde (WDM) : [15] ............................................................. 17
Conclusion :........................................................................................................................................... 19
Chapitre 2 : La Technologie WDM ........................................................................................................
Introduction : ......................................................................................................................................... 20
II.1. Le multiplexage en longueur d’onde (WDM) : ............................................................................. 20
II.1.1. Principe de WDM : ..................................................................................................................... 20

VIII
II.1.2. Fonctionnement général de WDM : [4] ...................................................................................... 21
II.1.3. Les composants spécifiques d’un réseau WDM : ....................................................................... 22
II.1.3.1. Les modulateurs/démodulateurs : [6] .................................................................................. 22
II.1.3.2. Les multiplexeurs/démultiplexeurs : .................................................................................... 22
II.[Link]. Les multiplexeurs à insertion/extraction optique (OADM) : ........................................ 22
II.1.3.3. Les amplificateurs optiques : [5] ......................................................................................... 23
II.1.3.4. Les brasseurs optiques (OXC) : ........................................................................................... 23
II.1.4. Types de topologies d’un réseau WDM : [7] .............................................................................. 24
II.1.4.1. Topologie Point à Point : ..................................................................................................... 24
II.1.4.2. Topologie en bus : ............................................................................................................... 24
II.1.4.3. Topologie en anneau (ring) : ................................................................................................ 24
II.1.5. Fenêtre de transmission et bandes de fréquences optiques WDM :[8] ....................................... 25
II.1.6. Les différentes technologies WDM : .......................................................................................... 27
II.2. Les problèmes d’allocation de ressources dans les réseaux de transport optiques : ...................... 27
II.2.1. Le routage : ............................................................................................................................. 28
II.2.2. L’affectation de longueurs d’onde : ........................................................................................ 28
II.2.3. Le groupage : .......................................................................................................................... 28
II.2.4. Le reroutage et le regroupage : ............................................................................................... 28
II.2.5. La protection : ......................................................................................................................... 29
II.3. Aperçu sur les réseaux multicouches : cas des réseaux IP/MPLS sur OTN sur DWDM : ............ 29
II.3.1. La technologie MPLS :[4] ...................................................................................................... 30
II.2.2. La technologie OTN : ............................................................................................................. 31
II.2.3. Principe d’allocation des ressources IP/MPLS sur OTN sur DWDM : .................................. 31
Conclusion :........................................................................................................................................... 33
Chapitre 3 : Etude de Cas et Amélioration de la QoS et des KPIs ...................................................
Introduction : ......................................................................................................................................... 34
III.1. Equipements de transmission optique utilisés par l’operateur : ................................................... 34
III.1.1. Huawei OptiX OSN 1800/9800 : .............................................................................................. 34
III.1.1.1. Types et Spécifications :..................................................................................................... 35
III.1.1.2. Différence d’utilisation :..................................................................................................... 37
III.1.2. Nokia 1830 PSS-8x / PSS-16 / PSS-24 / PSS-32 : .................................................................... 38
III.1.2.1. Spécifications : ................................................................................................................... 38
III.1.2.2. différence d’utilisation : ..................................................................................................... 39
III.2. La Qualité de Service : Principe et Caractéristiques : .................................................................. 40

IX
III.2.1. La qualité de service(QoS) : Définition :............................................................................... 40
III.2.2. La qualité de service(QoS) : Termes : ................................................................................... 41
III.2.3. La qualité de service(QoS) : Paramètres : ............................................................................. 41
III.2.4. Les indicateurs clés de performance : Définition : ................................................................ 41
III.2.5. Les indicateurs clés de performance : Classes : .................................................................... 42
III.2.5.1. La Disponibilité : ................................................................................................................ 42
III.2.5.2. L’Accessibilité : ................................................................................................................. 42
III.2.5.3. La Continuité : .................................................................................................................... 42
III.2.5.4. L’Intégrité :......................................................................................................................... 42
III.3. Etude de cas : ................................................................................................................................ 42
III.3.1. La plate-forme U2000 : ......................................................................................................... 42
III.3.2. Les problèmes affectant un réseau de transmission : ............................................................ 43
III.3.2.1. Les problèmes Hardware : .................................................................................................. 43
III.3.2.2. Les problèmes de transmission des données : .................................................................... 43
III.3.3. La zone cible : ....................................................................................................................... 43
III.3.2 Analyse des KPI’s et résultats : .............................................................................................. 44
Conclusion :........................................................................................................................................... 51
Conclusion générale : ............................................................................................................................ 52
BIBLIOGRAPHIES .................................................................................................................................... 53

X
Introduction générale :
Les usages mobiles, aujourd'hui, sont en profonde mutation, portés par le déploiement
des nouvelles normes de technologie radio haut débit (HSPA, HSPA+ et LTE) et la
disponibilité croissante des clés USB 3G/4G et des terminaux tel que les Smartphones, qui
permettent une utilisation simple, rapide et large, à des contenus multimédias riches (Internet,
email, messagerie instantanée, réseaux sociaux,…), ainsi qu'aux services traditionnels de
téléphonie et de messagerie SMS ou MMS.

Ces nouveaux usages et leur intensité conduisent à une augmentation importante et


quasi exponentielle du volume de trafic véhiculé par les réseaux radio mobiles. C'est donc un
enjeu majeur pour les opérateurs mobiles qui doivent développer leurs réseaux pour accueillir
ce trafic et continuer à fournir des services de haute qualité à leurs abonnés. Pour relever ce
défi, de nouvelles technologies sont déployées qui permettent de réduire le coût de l’octet
transmis sur l'interface radio.

L'émergence de ces nouvelles technologies et la préservation des revenus pour chaque


abonné a généré une pression supplémentaire sur le réseau de transport qui oriente le trafic
mobile entre les différents nœuds du réseau radio mobile vers les réseaux externes (Internet,
réseau vocal,...). Par conséquent, il devient nécessaire de changer la méthodologie de
conception des réseaux de transport pour augmenter leur capacité, tout en maîtrisant les coûts.

Toutefois, notre travail s’inscrit dans le cadre d'améliorer les performances et la


qualité de service QoS du réseau de transport de l’entreprise ATM Mobilis. Pour cela, notre
problématique est :

 Comment peut-on exploiter la technologie DWDM afin d'améliorer les KPIs et la QoS du
réseau de transport de l’entreprise ATM MOBILS ?

 Comment peut-on optimiser le trafic et augmenter la capacité ?

Pour répondre à ces problématiques, notre travail est structuré de la façon suivante :

1. Le premier chapitre permet de donner une généralité sur les réseaux mobiles, les supports
transmission et les technique de multiplexage.

2. Le deuxième chapitre, détaille le multiplexage en longueur d’onde (WDM), notamment le


type Dense-WDM.

3. Dans le troisième chapitre, à travers un cas d’étude, nous allons appliquer la technologie
de DWDM pour proposer des solutions d’amélioration de la qualité de service du réseau
de transport de l’opérateur Mobilis. Enfin, nous vérifierons l’amélioration des
performances apportées au réseau par l’analyse des KPIs.

1
CHAPITRE 1

Généralités sur les Réseaux mobiles et les


Supports de Transmission
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

Introduction :
Dans un système de communication, le transport des informations d’une source à un
destinataire nécessite un support de transmission, ce dernier représente le lien physique entre
l’émetteur et le récepteur, et assure la connexion entre ces deux entités.
Il existe plusieurs supports de transmission, on les classe généralement en deux
catégories, selon leurs constitutions physiques : les supports matériels tels que: les supports
métalliques et non-métalliques pour les transmissions filaires, et les supports immatériels pour
les transmissions non-filaires [8].
Les supports matériels, comme les paires torsadées et les câbles coaxiaux, sont les plus
anciens et les plus largement utilisés; ils transportent des courants électriques. Les supports de
verre ou de plastique, comme les fibres optiques, transmettent la lumière. Tandis que les
supports immatériels des communications sans fil propagent des ondes électromagnétiques
dans l’atmosphère ou dans le vide.
L'objectif de ce premier chapitre est de présenter les différents types de supports de
transmission utilisés dans les télécommunications. Nous y étudierons successivement, les
câbles coaxiaux, les paires torsadées, les fibres optiques, les faisceaux hertziens.
Mais avant de parler sur les supports de transmission, nous verrons un aperçu sur les
réseaux mobiles avec leurs différentes générations, puis nous allons définir l'architecture
principale du réseau mobile avec ses différents éléments.

I.1. Les réseaux mobiles :


Pendant plusieurs années, l'évolution des réseaux mobiles ne s'est pas arrêtée, car de
nombreuses générations (1G, 2G, 3G, 4G et bientôt 5G) sont apparues et ont connu un
développement remarquable, offrant un débit parfait qui ne cesse d'augmenter, et une bande
passante croissante et large qui prend en charge plus d'utilisateurs.
Dans ce qui suit, nous présenterons les différentes générations de réseaux mobiles,
leurs architectures ainsi que d’autres services que chacune de ces générations cellulaires peut
utiliser.

2
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

Figure I.1 : Evolution des réseaux cellulaires

I.1.1. La Deuxième génération (2G) :


La deuxième génération de réseaux de téléphonie mobile (appelée 2G) a connu une
rupture avec la première génération grâce au passage de l'analogique au numérique [17]. Elle
est destinée initialement pour des applications de transport de la parole et des données de
faibles débits, basée sur plusieurs standards.
La 2G est basée sur des codages et des modulations de type numérique, ainsi de
techniques d’accès multiples différents, basés sur une répartition en fréquences FDMA
(Frequency Division Multiple Acces) entre les cellules, combinés à une répartition en temps
sur la cellule appelée TDMA (Time Division Multiple Acces), d’autre part les voies
montantes et descendantes sont séparées en fréquences mode FDD (Frequency Division
Duplex).

I.1.1.1. Les standards du réseau 2G :

I.[Link]. Le GSM (Global System for Mobile communication) :


C’est le premier système cellulaire standardisé qui utilise une technique de
transmission numérique, il autorise le transfert de données par paquets avec un débit de 9.6
kbits/s. Il est basé sur deux fréquences :
 GSM 900Mhz : La liaison montante va de 890 à 915 Mhz et les rangées de la voie
descendante sont situées entre 935 à 960 Mhz, les liaisons montantes et descendante sont
séparées par un écart duplex de 45 Mhz.
 GSM 1800 Mhz : La liaison montante va de 1710 à 1785 Mhz et les rangées de la voie
descendante sont situées entre 1805 à 1880 Mhz, les liaisons montantes et descendante
sont séparées par un écart duplex de 95 Mhz.

3
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

I.[Link]. Le GPRS (General Packet Radio Service) :


C’est une évolution de la norme GSM. On parle généralement de la 2.5G pour
classifier le standard GPRS. Il autorise le transfert de données par paquets avec un débit de
114 kbits/s, en utilisant l’architecture du GSM pour le transport de la voie, et proposant
d’accéder à des réseaux de données (notamment internet) utilisant le protocole IP.

I.[Link]. L’EDGE (Enhanced Data Rates for Global Evolution) :


Il est présenté comme la 2.75G qui quadruple les améliorations du débit du GPRS en
annonçant un débit de 384 kbits/s, ouvrant ainsi la porte aux applications multimédia.

I.1.2. La Troisième génération (3G) :


La saturation des réseaux 2G et leurs limitations en termes de débit et de service ont
conduit le secteur des télécommunications à envisager la troisième génération représentée par
la norme UMTS (Universal System for Mobile Telecommunications).
L’objectif de cette technologie mobile est de créer un système compatible
mondialement et technologiquement qui permet de fournir des services multimédia avec une
qualité et une couverture meilleure, et d’accroitre le débit fournit par la 2G.
En particulier, l'UMTS permet la transmission en temps réel de contenus multimédias
tels que les images, le son et les vidéos grâce à un débit convenable de 2 Mbits/s. Il utilise des
bandes de fréquences différentes de générations précédentes (1885-2025 et 2110-2200 MHz),
avec une technique d’accès W-CDMA basée sur la technique d’accès multiples par répartition
en code CDMA (Code Division Multiple Access).

I.1.2.1. Evolution de la 3G :

I.[Link]. La 3G+ ou HSPA (High Speed Packet Access) :


Il est présenté comme la 3.5G avec des débits théoriques maximum de 14,4 mégabits
par secondes (Mbit/s) en descente et 5.8 Mbit/s en montée (à partir de 2010 en France). [18]

I.[Link]. La 3G++ ou HSPA+ (High Speed Packet Access) :


Aussi appelée 3.75G. Elle est venue après la 3G+ et permet d'atteindre des débits
descendants théoriques maximum de 21 Mbit/s ou 42 Mbit/s en Dual Carrier avec deux
cellules radio utilisées simultanément. Le débit montant théorique maximum peut atteindre
11.5 Mbit/s. [18]

I.1.3. La Quatrième génération ( 4G LTE) :


La 4G LTE (Long Term Evolution) est la quatrième génération des normes pour
mobile, Elle vient répondre aux besoins croissants en termes de services et qualités. Le projet
fut développé par l’organisme 3GPP (Third Generation Parternship Project).
La LTE fut standardisé dans la release 8, Dans le sens réel, cette norme n’est considéré
que la 3.9G, la véritable 4G étant le LTE Advanced qui fut standardisé dans la release 9 et 10.

4
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

I.1.3.1. Les modifications et les améliorations de la 4G :


Les réseaux mobiles LTE qui sont commercialisés sous l’appellation « 4G » par les
opérateurs, ont apporté de nombreuses modifications et améliorations :
 Un débit plus important et une efficacité spectrale améliorée jusqu'à 100 Mbit/s en DL et
75 Mbits/s en UL.
 Une réduction du délai d'accès et une compatibilité avec les réseaux 3G/2G.
 Une mobilité plus rapide.
 Une Flexibilité du spectre.
 Interfonctionnement simple avec les réseaux filaires, grâce a l’architecture tout IP.
 Une technique d’accès : SC-FDMA (Single Carrier - Frequency Division Multiple
Access) en UL et OFDMA (Orthogonal Frequency Division Multiple Access) en DL.
 LTE utilise la technologie d’antenne MIMO (Multiple Input Multiple Output).
 Le LTE utilise le FDD (Frequency Division Duplex) et le TDD (Time Division Duplex).

I.2. Architecture du réseau mobile :


L’architecture du réseau mobile est composée de trois parties principales, comme le
montre la figure I.2 :

Figure I.2 : Architecture générale d’un réseau de téléphonie mobile [20]

I.2.1. La Station Mobile (MS) :


Cette partie est un élément de base d'un système cellulaire de téléphonie mobile. Il est
composé de deux éléments :
 ME (Mobile Equipment) : qui est caractérisé par son identité internationale IMEI
(International Mobile Equipment Identity).
 Carte SIM (Subscriber Identity Module) : qui contient l’identifiant de l’abonné IMSI
(International Mobile Subscriber Identity) [19].

5
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

I.2.2. La Partie Radio :


Elle est représentée par un ensemble d’équipements servant à relier des terminaux de
télécommunication. Cette partie se diffère d’une technologie à une autre.

I.2.2.1. GRAN (GSM Radio Access Network) :


Il gère la partie radio des communications en GSM et se compose :
 BTS (Base Transceiver Station) : C’est un ensemble d’émetteurs-récepteurs radio, sans
grande intelligence. Il gère la couche physique de l’interface air.
 BSC (Base Station Controller) : Il gère l'interface radio en commandant la BTS et le
MS. Le BSC assure l'attribution et la libération des canaux radio ainsi que la gestion des
transferts de communications (Hand Over). [19]

I.2.2.2. UTRAN (Universal Terrestrial Radio Access Network) :


Il gère la partie radio des communications en UMTS. Il est composé de :
 Node B : C’est un ensemble de stations de base (BS) et de contrôleurs de site qui gèrent
la couche physique de l’interface radio.
 RNC (Radio Network Controller) : C’est un contrôleur de NodeB et encore ici
l’équivalent du BSC dans le réseau GSM. Le RNC contrôle et gère les ressources radio et
le réseau cœur.

I.2.2.3. E-UTRAN (Evolved UTRAN):


La partie radio du réseau 4G, appelée « E-UTRAN » est simplifiée par rapport à celles des
réseaux 2G (BSS) et 3G (UTRAN) par l’intégration dans les stations de base « eNodeB ».
 eNode B : C’est la station de base dans le réseau LTE qui est muni des antennes et peut
fonctionner sur une ou plusieurs cellules, et inclut des fonctions de contrôle qui étaient
auparavant implémentées dans les RNC (Radio Network Controller).

I.2.3. La Partie Cœur :


C’est la partie centrale du réseau. Elle prend en charge les fonctions de commutation
et de routage. Elle est connu par :

I.2.3.1. NSS (Network Sub-System) en 2G :


Il est composé de :
 MSC (Mobile Switching Center) : C'est un commutateur qui peut être considéré comme
le cœur du système cellulaire, car il est responsable de la gestion des appels et de tout ce
qui concerne l'identité, l'enregistrement et la localisation des abonnés. [19]

6
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

 VLR (Visited Location Register) : Raccordé à un MSC est présent dans une zone
géographique donnée, Contient les informations des abonnés présents dans la zone
géographique contrôlée par le MSC.[19]
 EIR (Equipement Identity Register) : C’est la base de données des abonnés. Il est
consulté pour s'assurer de la légalité du téléphone mobile. C’est en particulier dans l’EIR
que les téléphones portables volés dont l'accès au réseau est interdit sont identifiés. [19]
 AUC (Authentification Center) : c’est l’unité qui authentifie les mobiles et qui détient
toutes leurs clés d’authentification. Il est associé au HLR. Le MSC l'adresse lors d’une
demande d’inscription pour valider l’accès du mobile au réseau. [19]
 HLR (Home Location Register) : c’est la base de donnée principale qui contient
l’information des tous les abonnés présents dans le réseau. [19]

I.2.3.2. CN (Core Network) en 3G : [19]


Il utilise les deux méthodes de commutation CS (Circuit Switching) et PS (Packet
Switching). En plus des éléments mentionnés en 2G, il comprend :
 SGSN (Serving GPRS Support Node) : responsable de l'enregistrement des utilisateurs
dans une zone spécifique.
 GGSN (Gateway GPRS Support Node) : il s'agit d'une passerelle vers les réseaux externes à
commutation de paquets tels qu'Internet.

I.2.3.3. EPC (Evolved Packet Core) en 4G : [19]


Il opère avec un seul domaine : commutation par paquet. Il comprend :
 HSS (Home Suscriber Service) : Base de données centrale équivalent au HLR
 MME (Mobility Management Entity) : C’est l’équivalent au VLR, il dialogue avec un
ensemble de stations de base typiquement d’une même région, il maintient aussi la
connaissance de la localisation des terminaux dans sa zone.
 PGW (Packet Data Network Gateway) : C’est une passerelle d’accès vers les réseaux
tiers. Il achemine les données des réseaux externes vers les terminaux mobiles concernés
via le S-GW, et les données des terminaux mobiles vers le réseau externe.
 SGW (Serving Gateway) : C’est le point de relais entre le réseau d’accès et le réseau
cœur, il permet la collection des paquets de données envoyées par les UE à travers les
différents MS et après l’acheminera vers leurs destination.

7
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

I.3. Les supports de transmission :


I.3.1. Le Câble coaxial :[1]
Le câble coaxial a longtemps été le câblage de prédilection, pour la simple raison qu'il
est peu coûteux et facile à manipuler (poids, flexibilité, ...).
Un câble coaxial est constitué d'un conducteur central (âme), entouré d’un isolant
(diélectrique) flexible en plastique, puis d'un blindage métallique tressé, et enfin d'une gaine
extérieure.
Chaque câble coaxial à des caractéristiques mécaniques et électriques. Les caractéristiques
mécaniques (schématisés dans la figure I.3) sont les suivants:
 L'âme : ou le conducteur central qui peut être mono-brin ou multi-brins.
Les âmes mono-brin en cuivre argenté sont plus rigides que les âmes multi-brins, et
permettent d'obtenir des câbles à faibles atténuation.
Si l’utilisateur cherche la flexibilité, il est préférable d’utiliser un câble à conducteur
central multi-brins.
Il existe également des âmes en acier cuivré, en acier étamé ou argenté. Elles sont
utilisées si une résistance mécanique élevée est recherchée.
 L'isolant : entourant le conducteur central est constitué d'un matériau diélectrique
permettant d'éviter tout contact avec le blindage. Les isolants les plus couramment
utilisés sont le téflon (PTFE) et le polyéthylène (PE). Le téflon microporeux (TM) et le
polyéthylène cellulaire fournissent des câbles à faible atténuation.
 Le blindage (enveloppe métallique) : entourant les câbles pour protéger les données
transmises sur le support des parasites (également appelés : bruit).
Le câble coaxial, grâce à son blindage, peut être utilisé sur des longues distances et à haut
débit (contrairement aux câbles de type pair torsadé), on le réserve cependant pour des
installations de base.
 La gaine : protège le câble de l'environnement extérieur. Elle est généralement en
caoutchouc.

Figure I.3 : Caractéristiques mécaniques d’un câble coaxial

8
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

Les caractéristiques électriques du câble sont très importantes et très liées aux
caractéristiques mécaniques. Les principales caractéristiques électriques sont :
 La fréquence d'utilisation et la fréquence de coupure.
 Les pertes ou affaiblissement en dB/m.
 L'impédance caractéristique (généralement 50 ou 75 ohms).
 La puissance admissible (la plus élevée).
 La vitesse de propagation.
 La rigidité diélectrique.

I.3.1.1. Utilisation :

Le câble coaxial est utilisé en téléphonie, entre une antenne TV et un téléviseur ; entre
des équipements de traitement du son (microphone, amplificateur, lecteur CD...) ; dans les
réseaux de transmissions de données tels que l'Ethernet aéronautique ; dans les câbles sous-
marins ; laboratoire de mesures physiques ; etc.…

I.3.1.2. Types de câbles coaxiaux :[2]

Il existe deux types de câbles coaxiaux :


 Le câble coaxial fin (ou appelé câble 10base2) : Il peut transporter le signal jusqu'à 185m
sans affaiblissement pour une interconnexion de 30 postes au maximum, la distance
maximale est 200m. Son débit est de 10Mbits/s sur 200m au maximum et son diamètre
est de 5mm.
 Le câble coaxial épais (ou le 10base5) : Il peut transporter le signal jusqu’à 500m sans
affaiblissement pour une interconnexion de 100 postes au maximum. Son débit est de
10Mbits/s sur 500m maximum et son diamètre est de 10mm.

I.3.1.3. Les connecteurs coaxiaux :[3]

Deux types de connecteurs sont généralement utilisés avec le câble coaxial. Le plus
courant est le connecteur BNC (British Naval Connector) (figure I.4). Dans ce dernier on
trouve :
1. Connecteur de câble BNC : il est soudé ou serti à l'extrémité du câble.
2. Un connecteur BNC en T : connecte la carte réseau de l’ordinateur au réseau.
3. Un prolongateur BNC : raccorde deux segments de câble afin d'obtenir un câble plus
long.
4. Terminateur BNC : il est branché aux deux extrémités du câble d'un réseau en bus
pour absorber les signaux parasites. Il doit être relié à la terre, sinon le réseau bus
ne fonctionne pas, Il serait mis hors service.

9
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

1 2 3 4

Figure I.4: Connecteurs coaxiaux

I.3.1.4. Quelques caractéristiques des câbles coaxiaux:

 Débit : quelque 100 Mbit/s.


 L'impédance caractéristique : 50 Ohm (type Ethernet), 75 Ohm (type TV).
 Longueur de câble maximale : 500 m.

I.3.2. La paire torsadée : [4]


Le câble à paire torsadée est largement diffusé parce qu’il est à l’origine utilisé pour
les lignes téléphoniques. Ce support est le plus utilisé à l’intérieur des bâtiments dans le
monde entier.
Comme son nom l’indique, une paire torsadée (Twisted-Pair Cable) est constitué de
deux fils de cuivre isolés et enroulés l’un sur l’autre, ces fils sont enroulés (ou torsadés) dans
le but de maintenir la distance entre fils, et de diminuer les pertes de signal (diaphonie) et les
perturbations électromagnétiques, Plus le nombre de torsades est important, plus la diaphonie
est réduite. De plus, un câble à paires torsadée est généralement constitué constitués de 2 ou 4
paires torsadées regroupées et recouverts d’une gaine externe protectrice (figure I.5).

Figure I.5: Câble à paires torsadées

I.3.2.1. Utilisation : [5]

Les paires torsadées se trouvent en téléphonie, en électroacoustique, en


instrumentation et en transmission de données informatiques. Elles s'utilisent aussi dans les
câbles de puissance, afin de réduire leurs émissions.

10
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

I.3.2.2. Types de câbles à paires torsadées : [6]

Il existe généralement deux types de câbles à paires torsadées (figure I.6), ils résistent
plus ou moins bien aux interférences électromagnétiques et à la diaphonie. Cependant, le coût
est plus Ou moins élevé. On distingue alors :
1. Câble à paire torsadée non blindée (UTP : Unshielded Twisted-Pair) : ce type n’est
entourée d’aucun blindage protecteur, il est composé de deux ou quatre brins de cuivre
torsadés, et une enveloppe isolante. C'est le type de câble fréquemment utilisé pour le
téléphone et certains réseaux informatiques domestiques.

2. Câble à paire torsadée blindée (STP : Shielded Twisted-Pair) : Ce type offre une meilleur
protection parasitaire, et permet des transferts de données à des débits plus importants et
sur des distances plus grandes que le câble UTP.
Chaque paire torsadée est entourée d'une feuille de blindage en aluminium. L'ensemble
des paires torsadées a une feuille de blindage collectif en aluminium. Cela permet une
meilleure protection contre les interférences. STP est couramment utilisée dans les
réseaux token ring.

1
Figure I.6: Câble à paire torsadée non blindée (à gauche), Câble à paire torsadée blindée (à droite)

I.3.2.3. Connecteurs des câbles à paires torsadées :

Quelque sois le type de câble à paire torsadée, blindée (STP)


ou non blindée (UTP), il se branche à l'aide d'un connecteur RJ-45,
qui comporte 8 broches ou 8 conducteurs.

I.3.2.4. Quelques caractéristiques des câbles à paires torsadées : [7]

 Une longueur maximale de 100 mètres.


 Un débit de 10 à100 Mb/s.
 Un câblage peu coûteux, c’est le moins cher.
 Une installation et des connexions simples.

11
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

I.3.3. La fibre optique : [8]


La fibre optique est un support de transmission privilégié, son utilisation prend de
l’ampleur de jour en jour, grâce à ses propriétés exceptionnelles et particulièrement sa bande
passante qui est très large avec une atténuation très faible.
L’utilisation de la fibre optique pour la transmission d’informations sous entend que le
signal transporté est une onde lumineuse. Le système de transmission doit donc inclure un
dispositif assurant la conversion électrique/optique à l’émission, ce rôle est généralement
assuré par une diode LASER ou une diode électroluminescente, et un photo-détecteur qui est
capable de reconnaître le signal et permettra d’assurer la conversion inverse à la réception.
La fibre optique est constituée de deux couches de matériaux diélectriques
transparents en verre ou en plastique. Le tous entouré d'un revêtement de protection,
généralement en plastique (figure I.7). Elle comprend donc:
 Une couche centrale dans laquelle se propage la lumière. C'est le cœur d'indice de
réfraction η1.
 Une gaine optique d'indice de réfraction η2, inférieur à celui du cœur afin que les rayons
lumineux qui se propagent dans le cœur soient réfléchit.
 Une gaine extérieure pour protéger la fibre mécaniquement et piéger la lumière qui se
propage dans la gaine optique.

Figure I.7: Fibre optique

I.3.3.1. Utilisation : [2]

La fibre optique est utilisée pour les réseaux de très hauts débits, les grandes distances
et les environnements perturbés, etc.…

I.3.3.2. Types de fibres optiques : [2]

Les fibres optiques peuvent se regrouper en deux catégories, selon le mode de


propagation de la lumière :

 Fibres optiques multi-modes ou MMF (Multi Mode Fiber) : avec leurs deux types, à saut
ou à gradient d’indice, qui ont été les premières sur le marché. Elles peuvent transporter
plusieurs modes (trajets lumineux) simultanément.

12
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

Du fait de la dispersion des trajets, on constate un étalement temporel du signal. C’est


pourquoi elles sont surtout utilisées dans les réseaux locaux (quelques centaines de
mètres). Son diamètre est relativement important (50 à 85 microns).
 Les fibres monomodes ou SMF (Single Mode Fiber) : sont utilisées pour les réseaux de
plus longues distances grâce à leur qualité de transmission, elles ne peuvent pas transporter
le signal qu'en un seul trajet.
Le cœur d’une fibre optique monomode est extrêmement fin (quelques microns). La
transmission des données y est assurée par des lasers.

Figure I.8: Fibre optique à saut d’indice, à gradient d’indice, monomode

I.3.3.3. Connecteurs des fibres optiques :

Il existe plus d'une centaine de types de connecteurs, mais seule une minorité d'entre
eux sont fréquemment utilisés. Les connecteurs peuvent être monomode ou multimode
suivant le support de transmission. Les plus utilisés sont au nombre de 4 : SC (Subscriber
Connector), LC (Lucent Connector), FC (Ferrule Connector), ST (Straight Tip).

I.3.3.3. Quelques caractéristiques des fibres optiques : [4]

 Une bande passante très large, ce qui autorise des débits de transmission très élevés.
 Une faible atténuation, ce qui autorise des liaisons à grande distance.
 Une insensibilité aux perturbations électromagnétiques, ce qui garantie une diaphonie
nulle et une grande sécurité contre les intrusions.
 Un poids et des dimensions très réduites, ce qui permet d’insérer dans le même câble un
nombre très important de lignes.

I.3.3.4. Avantage des fibres optiques sur le câblage électrique : [16]

 Capacité de transmission plus haute due à la plus grande longueur d'onde disponible dans
les fréquences optiques.
13
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

 Affaiblissement plus petit. On peut avoir de grandes longueurs de fibre optique sans
utiliser des répéteurs(ou les utiliser avec un intervalle plus large). Ca permet de diminuer
les éléments actifs et les causes de défaillance.
 Immunité aux transmissions croisées entre câbles causées par l'induction magnétique.
 Immunité à l'interférence statique due aux sources de bruit. L'isolation des sources de
bruit optique est plus facile que l'isolation des sources de bruit électrique.
 Résistance aux conditions environnementales adverses. Moins d'influence des liquides
corrosifs, gaz et variations de température.
 Sécurité d'installation et maintenance. Les fibres optiques ne sont pas des conducteurs
d'électricité et peuvent être utilisées près des liquides et de gaz volatils.
 Sécurité dans la transmission contre des intrus, facilement détectables.
 Taille réduite.
 Poids faible.

I.3.4 Les faisceaux hertziens : [9]


Un faisceau hertzien est une liaison radioélectrique point à point, bilatérale et
permanente (full duplex), à ondes directives, offrant une liaison de bonne qualité et sûre
permettant la transmission d'informations en mode multiplex à plus ou moins grande capacité,
de 3 à 60 voies. Un faisceau hertzien est un système de transmission de signaux permettant
l’interconnexion de sites distants utilisant les ondes radioélectriques.
L’intérêt principal d’une liaison hertzienne est qu’elle ne nécessite pas de support
physique entre l’émetteur et le récepteur de l’information, elle est donc le moyen de
communication idéal pour les liaisons avec les objets mobiles (piétons, automobiles, bateaux,
trains, avions, fusées, satellites, etc..).
Ce type de liaisons radio point à point est aujourd'hui principalement numérique et est
utilisé pour des liaisons voix et données. Il utilise comme support les ondes radioélectriques,
avec des fréquences porteuses de 1 GHz à 40 GHz très fortement concentrées à l'aide
d'antennes directives.
Une liaison hertzienne est composée d’un :
 Emetteur qui génère des l’onde électromagnétiques qui se propagent dans l’espace.
 Récepteur qui capte une partie de la puissance des ondes émises.

I.3.4.1. Utilisation : [10]

 Radiodiffusion : en modulation d’amplitude ou de fréquence.


 Télédiffusion : analogique ou numérique, terrestre ou par satellite.
 Radiocommunications : Talkie-walkie, liaison VHF pour avions ou bateaux.
 Téléphonie : téléphone mobile.
 Internet : Liaison Wifi.
 Etc.…

14
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

I.3.4.2. Types de faisceaux hertziens : [4]

Dans les transmissions à haute fréquence, l’émetteur et le récepteur doivent être en


visibilité directe et distant de quelque mètre à quelque kilomètre. C’est ce qu'on appelle des
faisceaux hertziens en visibilités directe (Figure I.9).

Figure I.9: Faisceaux hertziens en visibilités directe

Dans le cas d’une transmission à longue distance, les ondes électromagnétiques


doivent être amplifiées pour compenser les atténuations et les pertes subites l’onde lors de la
propagation. Le signal émis est amplifié chaque certaine distance par des relais composés
d’un récepteur/émetteur pour la réémission du signale. On parle des faisceaux hertziens
transhorizon ou troposphériques (Figure I.10)

Figure I.10: Faisceaux hertziens transhorizon ou troposphériques

I.3.4.3. Quelques caractéristiques des faisceaux hertziens : [4]

 Fréquence porteuse : comprise entre 1 et 40 GHz (domaine des micro-ondes).


 Portée : variant de 10 à 60km.
 Débit : de 140 Mbits/s.
 Utilisation d'antennes directives (Yagi, parabole).

I.4. Le multiplexage dans les supports de transmissions :


Jusqu'à présent, nous avons vu qu’une communication entre deux points distants,
nécessite un support. Cependant, pour des raisons d'efficacité et d'économie, et en sachant que
la bande passante d'un support de communication est souvent beaucoup plus large que la
bande passante nécessaire au signal de communication, il est souvent utile de partager ce
support, afin de transporter les informations de plusieurs communications.
15
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

Cette opération de regroupement des communications sur un même support s’appelle


le multiplexage, et l’équipement responsable de cette opération s’appelle le multiplexeur.
Le but du multiplexeur est donc de recevoir des données de plusieurs terminaux par
des voies basses vitesse, pour les transmettre sur une unique voie haute vitesse. Nous pouvons
aussi dire qu'un multiplexeur permet d'envoyer sur un support large bande plusieurs canaux à
bande étroite.
L'opération inverse est effectuée à l'autre extrémité de la liaison : récupérer sur un
support large bande les données des différents utilisateurs, et les envoyer sur les voies de
sorties correspondantes.

I.4.1. Types de multiplexage :

I.4.1.1. Le multiplexage en temps (TDM) : [11]

Le multiplexage TDM (Time Division Multiplexing) ou MRT (Multiplexage à


répartition dans le temps) consiste à découper la bande passante du canal (ou support) en
unités de temps, que vont se partager les différentes communications. Cela permet donc de
transmettre plusieurs signaux numériques élémentaires à faible débit sur un même support de
communication à plus haut débit. Chaque signal est donc commuté à tour de rôle à grande
fréquence.
La figure I.11 illustre le principe général du TDM où chaque canal occupe une portion
de temps d'une trame formée par tous les canaux multiplexés.

Figure I.11: Principe général du TDM

Exemples d'application : [12]


 Le système à hiérarchie numérique plésiochrone (PDH), connu aussi sous le nom de
système MIC, utilisé pour la transmission de plusieurs appels téléphoniques sur un même
câble en cuivre à quatre fils (T-carrier ou E-carrier), ou encore sur la fibre optique à
travers le réseau téléphonique numérique à commutation de circuits.
 Le standard de transmission SDH (hiérarchie numérique synchrone) qui a remplacé le
PDH.
 Certains réseaux de téléphonie mobile.

16
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

I.4.1.2. Le multiplexage en fréquence (FDM) : [13]

Le multiplexage FDM (Frequency Division Multiplexing) ou MRF (Multiplexage par


répartition de fréquence) consiste à partager la bande de fréquence disponible en un certain
nombre de canaux ou sous-bandes plus étroits et à affecter en permanence chacun de ces
canaux à un utilisateur exclusif. Cette technique est la plus ancienne des techniques de
multiplexage. Le principe général du FDM est illustré à la figure I.12.

Figure I.12: Principe général du FDM

Plusieurs signaux analogiques peuvent être multiplexés ensemble en modulant chaque


signal avec une sous porteuse différente des autres et en occupant une portion bien définie de
la bande passante du canal de communication. En téléphonie, chaque signal occupe une bande
de fréquence de 4kHz. Les supports de transmission employés pour acheminer ces signaux
(câbles, radio, satellites, etc.) possèdent des bandes passantes beaucoup plus larges.

Exemples d'application : [14]


 C'est la technique utilisée en ADSL pour éviter toute collision entre le signal montant et
le signal descendant.
 Sur les réseaux téléphoniques analogiques, FDM permet de multiplexer jusqu'à 600
communications téléphoniques sur un même câble.

I.4.1.2. Le multiplexage en longueur d’onde (WDM) : [15]


Ce type de multiplexage est utilisé pour la propagation sur des fibres optiques
(monomodes) qui présentent des largeurs de bande disponibles extrêmement importantes.
Le multiplexage WDM (Wavelength Division Multiplexing) consiste à exploiter
simultanément plusieurs "fenêtres" optiques sur la même fibre. La combinaison des émissions
à des longueurs d'ondes différentes peut être faite à l'aide d'un coupleur. La séparation des
longueurs d'onde à la réception exige une fibre optique sélective en longueur d'onde. La figure
I.13 illustre le découpage en longueur d'onde entre les différentes connexions :

17
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

Figure I.13: Principe général du WDM

Cette technologie est née de l'idée d'injecter simultanément dans la même fibre optique
plusieurs trains de signaux numériques à la même vitesse de modulation, mais chacun à une
longueur d'onde distincte. A l'émission, on multiplexe N canaux au débit nominal D, à la
réception, on démultiplexe le signal global N x D en N canaux : la fibre transporte un multiple
de N canaux ce qui est par conséquent équivalent en terme de capacité à N fibres transportant
chacune un canal.
Avant l'avènement du multiplexage en longueur d'onde, la seule manière d'accroître la
capacité d'une liaison optique était de rajouter des lignes de transmission et l'empilement des
répéteurs-régénérateurs. De ce fait, en technologie WDM, un seul amplificateur optique se
substitue aux N régénérateurs en chaque site de ligne, procurant ainsi une économie
d'équipements croissante avec la longueur de la liaison et le nombre de canaux.
Différents types de WDM existent :
 Coarse-WDM.
 Dense-WDM.
 Ultra-Dense-WDM.
La différence entre les modes réside principalement dans l'espacement des canaux
optiques utilisés. Le tableau suivant résume les caractéristiques des modes WDM les plus
répandus : [11]

Coarse-WDM Dense-WDM Ultra-Dense-WDM

Nombre de longueur
Jusqu'à 16 8 à 128 > 400
d'onde
Espacement des canaux 20nm à 25nm 0.4nm à 1.6nm 0.08nm

Fenêtre spectrale ~ 1260nm - 1620nm ~ 1500nm - 1600nm ~ 1500nm - 1600nm

Débit par longueur d'onde 1,25 - 2,5 Gbit/s 10 Gbit/s - 40 Gbit/s > 40 Gbit/s
Tableau I.1 : Les caractéristiques des modes WDM

18
Chapitre I Généralités sur les supports de transmission

Conclusion :
Dans ce chapitre introductif, nous avons présenté d’une façon générale les différentes
générations de téléphone mobiles et les principales caractéristiques d’un réseau cellulaire.
Ainsi, nous avons vu les différents supports de transmissions, et nous pouvons
constater que la fibre optique est le support le mieux adapté pour une transmission de
données, car la lumière permet de transmettre beaucoup d’informations sur sa bande passante
qui est très large, et permet aussi un grand choix de fréquences et une faible atténuation.
Nous avons vu aussi dans ce chapitre les différents types de multiplexages utilisés
dans les supports de transmissions, qui sont faits pour augmenter l’efficacité de transmission,
et pour réduire le cout d’installation.
Dans le second chapitre, nous allons plus détailler le multiplexage en longueur d’onde
(WDM), notamment le type Dense-WDM. Nous décrivons ensuite l’aspect multicouche en
traitant le cas des réseaux IP/MPLS sur DWDM.

19
CHAPITRE 2

La Technologie WDM
Chapitre II La technologie WDM

Introduction :
L'une des principales tendances de la fin des années 1990 a été la demande croissante
de bande passante des réseaux d'entreprises et des réseaux d'opérateurs, principalement en
raison des nouveaux usages liés à Internet (services multimédia, commerce électronique,
liaisons privées,...). Cette évolution s’est accompagnée d’une transformation technologique
profonde des réseaux de transport afin de pouvoir écouler les volumes de trafic en perpétuelle
croissance.
En effet, les réseaux de transport ont évolué à travers trois grandes étapes : réseaux
asynchrones PDH (Plesiochronous Digital Hierachy), réseaux synchrones SDH (Synchronous
Digital Hierachy) et réseaux optiques WDM (Wavelength Division Multiplexing).
Dans ce chapitre, nous nous focalisons plus particulièrement sur les réseaux WDM,
nous allons voir le fonctionnement général de ces réseaux, leurs composants spécifiques et
leurs différentes technologies. Nous nous intéressons également aux problèmes d’allocation
de ressources auxquels les operateurs doivent faire face pour renforcer l’aptitude de leurs
réseaux a répondre aux futurs demandes et éviter des couts supplémentaires d’extension de
capacités. Ensuite, nous décrivons l'aspect multicouche des réseaux IP/MPLS sur OTN sur
DWDM. [4]

II.1. Le multiplexage en longueur d’onde (WDM) :

II.1.1. Principe de WDM :

Le WDM (Wavelength Division Multiplexing) est aujourd'hui la technologie la plus


utilisée dans les réseaux optiques. L'efficacité de cette technologie fait le succès des réseaux
optiques dans les réseaux de télécommunication [1]. Cette technologie a permis une
augmentation significative de la capacité des systèmes de transmission optique.
Le principe de cette technique de multiplexage consiste à moduler en parallèle
plusieurs sources laser émettant à différentes longueurs d’onde plus ou moins rapprochées, et
à les faire propager simultanément dans la fibre optique [2]. La modulation d’une onde se fait
d’une façon classique. Les ondes sont ensuite multiplexées par des systèmes optiques passifs
[3]. Au niveau du récepteur, les canaux sont démultiplexés à l'aide de composants similaires,
et chacun est détecté indépendamment des autres [2].
L’avantage du multiplexage en longueur d’onde est qu'il ne dépend pas de la vitesse
limitée des équipements électronique. En revanche, le nombre de longueurs d’onde qu’une
fibre peut transporter est limité même s’il a augmenté avec l’apparition des systèmes DWDM
(jusqu’à 80 longueurs d’onde) et UDWDM (jusqu’à 160 longueurs d’onde) [4].

20
Chapitre II La technologie WDM

II.1.2. Fonctionnement général de WDM : [4]


Afin de mettre en œuvre la technique de multiplexage en longueur d’onde, un système
WDM utilise deux terminaux interconnectés par une liaison optique. Le premier terminal est
un multiplexeur, et le second est un démultiplexeur. La Figure II.1 illustre le modèle d’une
liaison WDM entre deux terminaux.

Figure II.1 : Modèle d'une liaison WDM

Le multiplexeur joue un double rôle, il change d’abord les longueurs d’onde des
signaux entrants en utilisant des transpondeurs, puis il multiplexe ces longueurs d’onde sur un
seul support physique. Lorsque des signaux clients arrivent au multiplexeur, ils peuvent avoir
la même longueur d'onde, même s’ils proviennent d’émetteurs différents. Puisqu’il est
inacceptable de transmettre deux fois la même longueur d’onde sur un même lien optique au
risque d’interférence, c’est le transpondeur qui se charge de changer les longueurs d’onde.
Les transpondeurs constituent les interfaces d’émission et de réception des signaux
optiques dans un système WDM. Leur rôle consiste à transformer un signal client (SDH,
PDH, Ethernet,...) en un signal optique lié à une longueur d’onde WDM. Une fois les signaux
optiques définis, ils seront multiplexés sur un signal WDM qui est transmis sur le support
physique. Ce signal peut subir des amplifications et régénérations pour faire face aux
atténuations possibles tout au long de la liaison optique.
Lors de la réception, le démultiplexeur agit comme plusieurs filtres dans des zones de
longueurs d’onde données. En connaissant les longueurs d’onde circulant dans le support
optique, le démultiplexeur peut retrouver l’intégralité des signaux qui ont été multiplexés au
départ. Des transformations de longueurs d’onde sont ainsi effectuées, grâce aux
transpondeurs, pour restituer les signaux clients d’origines.

21
Chapitre II La technologie WDM

II.1.3. Les composants spécifiques d’un réseau WDM :

La figure II.2 décrit l'architecture de base et le fonctionnement d'un réseau WDM. Ce


réseau se compose de nœuds d'extrémité, de nœuds de commutation et de liaisons par fibres
optiques.

Figure II.2 : Architecture d'un réseau WDM [6]

Les composants spécifiques d’un réseau WDM sont les suivants :

II.1.3.1. Les modulateurs/démodulateurs : [6]

Les modulateurs convertissent les données numériques en ondes par modulation


d'intensité ou d'amplitude, tandis que les démodulateurs ont la charge de reconvertir les
signaux optiques en données numériques. Le moyen le plus efficace de moduler et démoduler
les signaux consiste à utiliser des lasers à semi-conducteur (diodes).

II.1.3.2. Les multiplexeurs/démultiplexeurs :

Les multiplexeurs servent à grouper les signaux de longueurs d'onde différentes aux
fins de transmission, alors que les démultiplexeurs séparent ces mêmes signaux aux fins de
commutation. Ces deux composants jouent un rôle primordial (fondamental) dans les réseaux
WDM. [6]

II.[Link]. Les multiplexeurs à insertion/extraction optique (OADM) :

Les multiplexeurs à insertion et extraction OADM (Optical Add-Drop Multiplexeurs)


sont des dispositifs optiques qui peuvent être utilisés pour effectuer les opérations d'insertion
et d'extraction des différentes longueurs d'onde dans la fibre optique entre l’émetteur et le
récepteur.

Contrairement aux multiplexeurs classiques, l’OADM est accessible à distance et


permet d'ajouter (Add) ou d'extraire (Drop) un ou plusieurs canaux sans interrompre le signal.
Ce multiplexeur permet donc d’envoyer ou de récupérer n’importe quel signal sur un réseau,
en temps réel. [9]

22
Chapitre II La technologie WDM

Figure II.3 : Principe de multiplexage OADM

II.1.3.3. Les amplificateurs optiques : [5]

On appelle un amplificateur optique, un dispositif qui amplifie un signal lumineux


sans avoir besoin de le convertir d'abord en signal électrique avant de l'amplifier avec les
techniques classiques de l'électronique. On peut citer trois types d’amplificateur dans un
système WDM :

1. Post amplificateur (Booster) : sont placés directement après l'émetteur optique, ils sont
utilisé pour amplifier le signal à l’émission.
2. Amplificateur en ligne (On-Line Amplfier) : est utilisé au milieu entre l’émetteur et le
récepteur lorsque la distance est trop grande.
3. Pré-amplificateur : ils sont placés à la réception pour améliorer la sensibilité du
récepteur en amplifiant le signal reçu atténué.
Les amplificateurs les plus utilisés sont :
 Amplificateur EDFA (Erbium Dopped Fiber Amplifier).
 Amplificateur Raman.

II.1.3.4. Les brasseurs optiques (OXC) :

Les brasseurs optiques OXC (Optical Cross Connect) sont des dispositifs qui assurent
la fonction de brassage dans les réseaux optiques WDM, pour acheminer les conteneurs à
travers le réseau jusqu’à destination. Lorsque les longueurs d’onde, dans un nœud, provenant
d’une fibre sont dé-multiplexées, l’OXC permet de remplacer une ou plusieurs de ces
longueurs d’onde par d’autres, provenant d’une autre fibre, avant de les multiplexer vers une
fibre sortante du nœud.

On parle alors de brassage de longueurs d’onde car à partir de plusieurs canaux


optiques (longueurs d’onde) entrants dans le nœud, on peut échanger ces canaux pour une
nouvelle répartition de sortie. [4]
N.B : Le multiplexeur à insertion/extraction optique (OADM) peut être considéré comme une
fonction simplifiée de la structure OXC.

23
Chapitre II La technologie WDM

II.1.4. Types de topologies d’un réseau WDM : [7]


Dans les réseaux de transport optiques, les nœuds WDM peuvent être déployés selon
plusieurs topologies.

II.1.4.1. Topologie Point à Point :

Dans cette application standard, les canaux de données sont transmis parallèlement
entre 2 sites. Des Multiplexeurs/Démultiplexeurs classiques aux extrémités fédèrent puis
séparent optiquement les canaux. Des distances jusqu’à 80 km peuvent être parcourues. La
figure II.4 illustre cette topologie.

Figure II.4 : Topologie Point à Point

II.1.4.2. Topologie en bus :

Dans un tel cas, il s’agit d’une topologie Point à Point plus élaborée, où, entre les
nœuds d’extrémité, des nœuds intermédiaires permettent d’extraire et d’ajouter des canaux.

Selon la configuration réalisée, on peut ainsi insérer à son gré des canaux de
transmission entre deux nœuds du réseau. Aux extrémités, rien ne change, sont installés
comme précédemment des Multiplexeurs/Démultiplexeurs standards. Lors de la planification,
il est très important de considérer la taille totale du réseau et surtout que chaque Add-Drop-
Multiplexeur induit une atténuation d’insertion, qui réduit d’autant la longueur totale du
réseau. La figure II.5 montre la topologie en bus.

Figure II.5 : Topologie en bus

II.1.4.3. Topologie en anneau (ring) :

La réalisation de réseaux en forme d’anneau, comme montre la figure II.6, est


particulièrement appréciée dans le secteur des Télécoms car elle garantit une haute sécurité
tout en maintenant minime la longueur de fibre nécessaire. Dans une telle topologie, en cas de

24
Chapitre II La technologie WDM

panne en un point de l’anneau, le trafic des données demeure assuré entre chaque nœud. Des
Multiplexeurs Add-Drop optiques à chaque nœud sont nécessaires à la construction de
réseaux en anneau. On peut ainsi introduire à son gré des canaux entre deux nœuds de
l’anneau.

Figure II.6 : Topologie en anneau

II.1.5. Fenêtre de transmission et bandes de fréquences optiques WDM :[8]


Compte tenu de l’atténuation et de la dispersion des fibres optiques, mais aussi des
caractéristiques des composants optoélectroniques disponibles, on définit des fenêtres de
transmission, bandes de longueur d’onde de propriétés spécifiques, à l’intérieur des quelles on
peut éventuellement pratiquer du multiplexage en longueur d’onde.
En outre, il existe trois fenêtres sont utilisés pour la transmission des données via une
fibre optique, comme le montre la figure II.7. Le tableau II.1 récapitule les grandes fenêtres de
transmission utilisées.

Fenêtre 1 Fenêtre 2 Fenêtre 3

Longueur d’onde 0,78 à 0,9 μm 1,3μm 1,5 à 1,6


Multimode et
Type de fibre utilisée Multimode Monomode
monomode
Faible (0,4 à 1 Très faible
Atténuation Forte (2 à 4 dB/km)
dB/km) (0,2dB/km)
Faible, non nulle
Dispersion très faible dans les
Forte Quasi nulle
chromatique fibres à dispersion
décalée
DEL (dans
DEL ; diode laser,
multimodes), diodes Diodes laser DFB
Emetteur : type VCSEL (très haut
laser standard (dans (monochromatique)
débit)
monomodes)
Matériau GaAlAs/GaAs GaInAsP/InP

25
Chapitre II La technologie WDM

GaINAsP/InP Ge, HgCdTe (très peu


Récepteur : matériau Silicium
employés)
Coût des composants Faible Moyen Elevé
Transmission
Transmission courte moyenne et longue Transmission très
distance ; réseaux distance ; réseaux longue distance et à
Application
locaux ; gigabit à locaux et l’amplification
très courte distance métropolitains haut optique
débit
Dense (nombreux
Multiplexage Entre les deux fenêtres canaux dans la
même fenêtre)
Tableau II.1 : Fenêtres de transmission des fibres de silice

Les fenêtres 1 et 2 résultent d'un compromis technico-économique entre l'atténuation


apportée par la fibre et les composants optoélectroniques utilisés en fonction des applications.
La fenêtre 3 correspond à l'atténuation minimale, mais exige des composants
optoélectroniques, très performants, elle est réservée aux applications à haut débit et longues
distances.
Les bandes de fréquence optique (et donc les longueurs d’onde) qui sont exploitées
dans les systèmes WDM ont été normalisées par l’UIT selon le plan suivant (figure II.7) :
 Bande O (Original) : 1260 à 1360 nm (220.435 à 237.930 THz),
 Bande E (Extended) : 1360 à 1460 nm (205.337 à 220.435 THz),
 Bande S (Short wavelength) : 1460 à 1530 nm (195.942 à 205.337 THz),
 Bande C (Conventional) : 1530 à 1565 nm (191.560 à 195.942 THz),
 Bande L (Long wavelength) : 1565 à 1625 nm (184.487 à 191.560 THz),
 Bande U (Ultra-long wavelength) : 1625 à 1675 nm (178.980 à 184.487 THz).

Figure II.7 : Fenêtres et Sous bandes de transmission d’une fibre optique

26
Chapitre II La technologie WDM

II.1.6. Les différentes technologies WDM :


Il existe plusieurs technologies WDM, qui restent identiques dans leur principe mais
ne différent que par le nombre de canaux exploité dans une fibre. [9]
Le multiplexage WDM est caractérisé par l’intervalle minimum entre deux longueurs
d’onde accessibles. Cet intervalle est exprimé en nanomètres (nm) ou en Gigahertz (GHz). Si
cet intervalle est inférieur ou égal à 0,8nm (soit100GHz), nous parlons alors de multiplexage
DWDM (Dense WDM).
Des expérimentations ont même été effectuées avec des intervalles de 0,4 et 0,2 nm où
160 canaux peuvent être utilisables dans une fibre. Dans ce cas, nous parlons de multiplexage
UDWDM (Ultra DenseWDM). [11]
Une autre forme moins efficace de multiplexage WDM est connue sous l’appellation
CWDM (Coarse WDM). Un maximum de 18 canaux peut être utilisé, mais en pratique les
équipements émettent sur 4, 8 ou 16 canaux. [4]
Le tableau II.2 illustre les différentes technologies WDM en fonction des fenêtres,
l’espacement, nombre de canaux et débits potentiels.

Espacements Débits
Types Fenêtres Canaux
(nm) potentiels
ème
C-WDM 2 1,6 - 0,8 8 - 16 2,5 à 5 GHz
ème 320G à
WDM 3 0,6 32
1.28T
ème
D-WDM 3 0,4 - 0,2 80 - 160 3T à 12T
ème
U-DWDM 3 0,08 400 10T à 40T
Tableau II.2 : Les différentes technologies WDM [9]

II.2. Les problèmes d’allocation de ressources dans les réseaux de


transport optiques :
Avec le développement des technologies de transmission (SDH, WDM, DWDM,...),
l’ingénierie des réseaux de transport optiques est devenue un domaine de plus en plus ouvert
autour de divers problèmes de performance. Les problèmes d’ingénierie concernent
principalement les problèmes d’allocation efficace des ressources existantes aux exigences de
trafic. Ces problèmes sont appelés problèmes d’allocation de ressources.
Les demandes en trafic sont connues et le réseau de transport est installé, mais les
ressources doivent être allouées aux demandes selon une configuration spécifique. Parmi
toutes les configurations possibles, l’objectif est de trouver celle qui maximise l’efficacité
d’utilisation des ressources. Dans ce qui suit, nous donnons un aperçu sur les principaux types
de problèmes d’allocation de ressources dans les réseaux de transport optiques. [4]

27
Chapitre II La technologie WDM

II.2.1. Le routage :

Le routage du trafic dans un réseau WDM est le problème le plus simple à identifier.
Le problème consiste à allouer de manière optimale à chaque demande en trafic un ensemble
de ressources pour son transport dans le réseau.
Dans la technologie WDM, la demande en trafic est routée sur deux couches : une
couche logique et une couche physique. Dans une première phase, le problème consiste à
associer à la demande en trafic, un chemin dans la couche logique. Le chemin, dit logique, est
constitué d’un ou de plusieurs circuits optiques. Chaque circuit optique doit être associé à une
longueur d’onde. Dans une seconde phase, le problème est de trouver le routage physique
pour chaque circuit optique en tenant compte les capacités en longueurs d’onde de chaque
fibre du réseau. [4]

II.2.2. L’affectation de longueurs d’onde :

L’affectation de longueurs d’onde, ou RWA (Routing and Wavelength Assignment)


est un problème qui se pose dans le cas des réseaux WDM où l’on parle d’un routage
optique.
La résolution de ce problème permet de choisir la longueur d’onde à laquelle un
chemin (circuit optique) circule dans les fibres du réseau. S’il n’y a pas de convertisseurs de
longueurs d’onde dans les nœuds, un chemin utilisera alors la même longueur d’onde dans
tout le réseau. En d’autre terme, un chemin utilisant une longueur d’onde λ1 dans une fibre ne
peut pas, dans une autre fibre, passer sur une longueur d’onde autre que λ1. [4]

II.2.3. Le groupage :

Dans le cas de WDM, il s’agit de regrouper des conteneurs provenant des couches
clientes dans des longueurs d’onde pour réduire le nombre de circuits optiques (chemin) à
configurer dans le réseau, et donc le nombre de transpondeurs à mettre en place dans les
nœuds. Les problèmes de groupage dans les réseaux WDM incluent également le problème de
regroupement des longueurs d’onde dans des fibres (ou dans des bandes de longueurs d’onde)
qui cherchent à réduire le nombre de multiplexeurs optiques. [4]

II.2.4. Le re-routage et le regroupage :

Dans la phase opérationnelle du réseau, des circuits peuvent être tirés du réseau,
libérant ainsi des ressources qui peuvent être exploités pour ajouter de nouvelles demandes.
Lors de l’ajout d’un nouveau circuit, il s’agit de trouver une route (et une longueur d’onde
dans le cas des réseaux WDM) dans le réseau sans toucher aux circuits déjà établis.
Dans certains cas, il n’est pas possible créer un circuit alors qu'il existe un chemin
entre la source et la destination, car la configuration des ressources disponibles sur ce chemin
ne le permet pas. Pour surmonter cette difficulté, le réseau doit être reconfiguré (déplacements
de circuits sur d’autres routes) afin d’obtenir une meilleure utilisation des ressources. Cette
reconfiguration peut être réalisée avec un regroupage, sans qu'il soit nécessaire de modifier les

28
Chapitre II La technologie WDM

routes physiques, ou avec un re-routage où certains circuits peuvent être déplacés vers
d’autres routes. En général, ces deux problèmes consistent à réarranger les circuits établis
dans le réseau pour libérer des ressources pour les futures demandes. [4]

II.2.5. La protection :

Dans les réseaux WDM, une interruption de service accidentelle se produit parfois,
provoquant une coupure d’une ou de plusieurs routes dans le réseau. Ces pannes peuvent être
de différents types : coupure du câble optique, défaillance d’un nœud du réseau, défaillance
d’une carte, etc. L’occurrence d’une panne n’est pas assez rare pour être considérée comme
insignifiante.
De ce fait, des mécanismes de protection sont identifiés pour assurer une continuité de
service face aux pannes. Il existe différents types de protections qui peuvent être mis en
œuvre, et qui sollicitent des routages différents. [4]

II.3. Aperçu sur les réseaux multicouches : cas des réseaux


IP/MPLS sur OTN sur DWDM :
Pour des raisons historiques liées à la normalisation, les réseaux de
télécommunications ont une architecture en plusieurs couches technologiques. Chaque couche
a une fonction spécifique, et fournit un service à la couche supérieure en utilisant la couche de
base.
Le modèle de référence OSI (Open System Interconnection) de l’ISO (International
Standardization Organisation) représente le modèle d’architecture en sept couches qui permet
de définir l'ensemble des fonctions qui assurent le fonctionnement du réseau et les principes
d'interconnexion entre les couches. Cependant, cela reste un modèle théorique car en pratique
une couche peut assurer plusieurs fonctionnalités. Les architectures les plus courantes
associent les fonctionnalités de différents protocoles. Nous citons comme exemple les
architectures basées sur une couche de transport optique tel que IP/MPLS sur OTN sur
DWDM.
Notre étude traite le cas des réseaux de nouvelle génération IP/MPLS sur OTN sur
DWDM. Cette étude est principalement portée par l’apparition de la nouvelle technologie
OTN (Optical Transport Network), qui devient de plus en plus prometteuse pour les réseaux
de transport de nouvelle génération grâce à ses grandes capacités de transmission et sa gestion
efficace des réseaux optiques. Le niveau IP combiné avec MPLS (Multi-Protocol Label
Switching) gère la qualité de service et l’ingénierie de trafic avec beaucoup plus de flexibilité
que les solutions antérieures telles que l’ATM (Asynchronous Transfert Mode). Cependant, la
couche OTN gère le transport des flux MPLS sur le réseau optique WDM. Ce modèle
d’architecture est le fruit d’une évolution technologique progressive et présente un grand
intérêt pour les opérateurs.

29
Chapitre II La technologie WDM

Dans ce qui suit, nous décrivons les principaux aspects technologiques liés aux
couches MPLS et OTN, et nous donnons un aperçu sur le problème d’allocation de ressources
multicouches dans le cas des réseaux IP/MPLS sur OTN sur DWDM. [4]

II.3.1. La technologie MPLS :[4]

A l’origine, MPLS a été conçu pour améliorer l’efficacité du traitement des paquets
dans les routeurs. Au lieu d’être analysés à chaque routeur qui traverse, les paquets sont
analysés une seule fois à l’entrée du réseau et acheminés sur une route prédéfinie à l'aide d'un
système d'étiquettes. Le protocole MPLS est basé sur ce modèle de commutation d’étiquettes
(labels).

Contrairement à IP, MPLS permet de séparer les fonctions de routage et


d’acheminement de paquets. L’idée de MPLS est de rajouter une étiquette de couche 2 aux
paquets IP dans les routeurs frontières d’entrée du réseau. Le réseau MPLS pourra alors créer
des chemins virtuels ou LSP (Label Switching Path) comme le montre la Figure II.8.
Ces LSP définissent une route de bout en bout à travers une concaténation de
d'étiquettes. A l’entrée du réseau MPLS, l'étiquette est rajouté à l’entête IP par le routeur
frontière LER (Label Edge Routers) puis il est retiré par un autre routeur frontière à la sortie
du réseau MPLS, ce qui permet de retrouver le paquet IP original. Les routeurs du cœur de
réseau, appelés LSR (Label Switching Routers), acheminent les paquets étape par étape, à
commutation d'étiquettes, sans utiliser d'adresses IP.

Figure II.8 : Réseau MPLS [4]

Le principal avantage du protocole MPLS est qu’il permet un routage particulier pour
chacun des LSP, appelés aussi tunnels MPLS, et donc permet d’associer un chemin (qui peut
être différent du plus court chemin) à chaque ensemble de flots considéré. Le niveau du choix
des routes est donc amélioré, ce qui permet une meilleure gestion de la QoS et surtout une
ingénierie de trafic plus aisée.

30
Chapitre II La technologie WDM

II.2.2. La technologie OTN :

Les réseaux traditionnels offrent des capacités de transmission qui peuvent aller
jusqu’à 40 Gbps dans le cas d’une liaison STM-256. Cette capacité devient de plus en plus
insuffisante et incapable de répondre aux besoins des utilisateurs nottament avec l’apparition
de services haut débit tels que 10-Gigabit Ethernet et 40-Gigabit Ethernet.

D'autre part, la technique WDM, est principalement conçue pour mieux utiliser la
bande passante des fibres optiques et fournir des capacités de transmission suffisantes pour les
services à haut débit. Cependant, elle reste liée à la couche optique et ne permet pas de
structurer le transport numérique des services dans le réseau.
La technologie OTN (Optical Transport Network) est une solution qui combine les
avantages des réseaux traditionnels et de la technologie WDM dans les réseaux de transport
optiques de nouvelle génération. OTN, définie par la norme UIT G.709, met en place une
hiérarchie d’encapsulation qui permet de supporter et transporter des signaux clients à
différents débits et provenant de différentes technologies (notamment IP/MPLS, Ethernet,
ATM, SDH/SONET,...). La Figure II.9 montre la hiérarchie OTN et illustre les différentes
couches définis par le standard UIT G.709. [4]

Figure II.9 : Architecture OTN [10]

II.2.3. Principe d’allocation des ressources IP/MPLS sur OTN sur DWDM :

Les réseaux de télécommunications ont rapidement évolué vers une architecture


multicouche adaptée à l’augmentation massive des demandes de trafic. Parmi les problèmes
courants inhérents à la gestion de ces réseaux, surgit le problème d’allocation de ressources
multicouches. Ce type de problèmes inscrit dans le cadre des problèmes d’ingénierie
compliqués du fait que plusieurs contraintes technologiques doivent être prises en

31
Chapitre II La technologie WDM

considération conjointement. Dans notre étude, nous considérons le cas des réseaux IP/MPLS
sur OTN sur DWDM. Le protocole GMPLS (Generalized Multi-Protocol Label Switching)
peut également remplacer MPLS dans certains réseaux pour une meilleure gestion de la
signalisation dans les réseaux optiques DWDM. [4]

Figure II.10 : La hiérarchie OTN

Le problème d’allocation de ressources multicouches réside principalement dans la


phase opérationnelle d’un réseau. Le réseau est installé et les ressources disponibles dans les
différentes couches doivent être efficacement allouées aux nouvelles demandes. Le problème
consiste à satisfaire des demandes de trafic IP/MPLS (tunnels MPLS par exemple) en allouant
les ressources nécessaires non seulement dans la couche IP/MPLS mais aussi dans les couches
de transport OTN et DWDM. [4]
Etant donné que la transmission effective des signaux se fait dans la couche physique
DWDM, les couches IP/MPLS et OTN représentent des couches logiques qui couvrent des
fonctions de pré-transmission tel que l’ingénierie de trafic, la gestion de la qualité de service,
l’agrégation de trafic, le groupage, le multiplexage numérique, le brassage numérique, etc. La
couche IP/MPLS est composée par un ensemble de routeurs IP dotés de la fonctionnalité
MPLS et reliés par des liens logiques. Cependant, le réseau de transport se décline en deux
couches : une couche logique OTN constitué d’un ensemble de commutateurs OTN (assurant
les fonctions d’adaptation de signaux clients, multiplexage et brassage des ODUk,...) reliés
par des liens de transport logiques, et une couche optique DWDM composée des équipements
optiques WDM interconnectés par des liens physique (fibres optiques). En pratique, les
commutateurs OTN remplissent souvent les fonctions assurés par les équipements optiques
WDM. Donc, la séparation des couches OTN et DWDM est purement technologique. [4]
Prenons maintenant un exemple d’un tunnel LSP (Label Switched Path) qui doit être
routé dans le réseau IP/MPLS. Le routage de ce tunnel nécessite de la bande passante dans les
liens IP/MPLS. La bande passante requise au niveau IP/MPLS est considérée comme une
demande de ressources pour le réseau OTN. Ce dernier doit procurer les ressources

32
Chapitre II La technologie WDM

nécessaires (modules de transport ODUk) pour satisfaire cette demande. A son tour, la
capacité requise au niveau OTN est considérée comme une demande de ressources pour le
réseau DWDM, qui doit fournir des canaux optiques (longueurs d’onde) pour la transmission
des ODUk qui transportent le tunnel LSP. De ce fait, le placement du tunnel LSP dans le
réseau n’est effectif qu’après l’allocation des ressources OTN et DWDM nécessaires. La
Figure II.11 illustre le principe d’allocation de ressources dans le cas d’un réseau multicouche
IP/MPLS sur OTN sur DWDM. [4]

Figure II.11 : Principe d’allocation de ressources multicouches IP/MPLS sur OTN sur DWDM

La plupart des problèmes d’allocation de ressources suppose connaitre la demande en


trafic de manière précise. Cette hypothèse a l’avantage de simplifier considérablement les
problèmes d’optimisation posés et permet parfois de les résoudre de manière optimale. La
prise en compte des contraintes des équipements (vitesse des cartes IP, nombre d’interfaces
ODUk permis sur les cartes OTN, capacité des fibres en longueurs d’onde) est un aspect
essentiel pour aboutir à une solution « réaliste » du problème d’allocation de ressources
multicouches. En considérant ces contraintes, nous pouvons garantir une mise en place
effective d’une solution au problème. [4]

Conclusion :
Dans ce chapitre, nous avons présenté le réseau de transport WDM, nous avons vu son
principe de fonctionnement, ces composants spécifiques, ces différentes topologies, ainsi que
ces différentes technologies tel que la DWDM. Nous avons également décrit les différents
problèmes d’allocation de ressources dans ces réseaux.
Nous avons ensuite décrit brièvement les réseaux multicouches IP/MPLS sur OTN sur
DWDM tout en introduisant quelques notions relatives aux technologies MPLS et OTN. Nous
nous sommes focalisés enfin sur le problème d’allocation de ressources multicouches.
Dans le chapitre suivant, nous allons, à travers un cas d’étude, appliquer la technologie
de DWDM pour proposer des solutions d’amélioration de la qualité de service du réseau de
transport de l’opérateur Mobilis.

33
CHAPITRE 3

Etude de Cas et Amélioration de la QoS et


des KPIs
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

Introduction :
Dans ce chapitre, nous allons étudier et définir les problèmes du réseau de transport de
Mobilis et proposer les solutions adéquates en vu de le maintenir, Algérie Télécom Mobilis a
déployé deux systèmes de supervision dans des régions différentes qui serviront comme
tableau de bord du fonctionnement du réseau, ces systèmes proviennent d’équipementiers
différents HUAWEI et Nokia.
Pour satisfaire les clients du point de vu disponibilité de service et la qualité de ce
dernier QoS (Quality of Service), Mobilis doit suivre l'évolution de technologies, en vue
d’offrir un débit convenable à ces clients. Les débits ne cessent d’augmenter suivant les
applications qui bouffent des bandes passantes importantes et le nombre de clients qui
augmente tous les jours.

Ainsi, l’opérateur mobile ATM Mobilis s’est approprié comme systèmes de supervision : Le
U2000 de HUAWEI pour assurer le contrôle de son réseau de transport.

Nous allons essayer de se servir de ce système pour optimiser le fonctionnement du réseau,


nous commençons par introduire les différents équipements de transmission optique utilisés
par l'opérateur, nous mettrons en évidence les deux équipements Huawei OptiX OSN
1800/9800 et Nokia PSS 8x/16/24x/32, en mentionnant certaines de leurs spécifications et la
différence entre eux.

III.1. Equipements de transmission optique utilisés par l’operateur :


III.1.1. Huawei OptiX OSN 1800/9800 :
Pour l’implémentation de la nouvelle génération WDM, Huawei technologies propose
plusieurs produits tel que : L'OptiX OSN 1800, et l'OptiX OSN 9800. Ces deux équipements,
de la famille OptiX, offrent des possibilités de traitement et de transport de plusieurs types de
données tels que les trames SDH et OTN.
L'OptiX OSN 1800 et 9800 sont des équipements de la plateforme intelligente de la
nouvelle génération de transport optique. Ils supportent les topologies de réseaux point à
point, chaine, boucle et maille.
Ces solutions réseau fournissent une large capacité et permettant de couvrir une longue
distance de transmission optique dans le réseau dorsal, elles héritent une configuration
flexible et une bonne compatibilité avec les séries OptiX, ça permet aux opérateurs de
construire et de développer facilement leurs réseaux optiques selon les besoins grâce à son
système modulaire conçu par Huawei. Cela aident les opérateurs à absorber des trafics réseau
en croissance rapide, ainsi qu’à répondre aux défis de l’extension de leurs réseaux.
On parle alors sur des équipements flexible, qui peuvent occuper toutes les fonctions
possibles dans une liaison DWDM, Cette flexibilité vient du faite que chaque fonctionnalité
est prise en charge par un type de carte. On trouve les OTUs (Optical Transponder Unit), qui
se charge de la conversion en longueur d'onde utilisées en DWDM selon les recommandations

34
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

d’ITU-T, on trouve aussi les multiplexeurs/démultiplexeurs, les amplificateurs, ainsi que les
cartes qui se chargent de la supervision et la synchronisation.
Concernant la partie hard, l'OSN 1800 où 9800 dispose de différentes structures telles
que les cabinets, les subracks, les cartes, les ventilateurs, les filtres d’air et les bobinages de
fibre.

OSN 1800 OSN 9800


Figure III.1 : Huawei OptiX OSN 1800 et 9800 [7]

III.1.1.1. Types et Spécifications :

Quand on dit OSN 1800 et OSN 9800, cela ne veut pas dire qu'il ne s'agit que de deux
équipements, ces deux derniers qui appartenant à la famille Optix ont aussi leurs familles, et
chaque un des eux a ses propres spécification qui le distinguent des autres.

On distingue généralement trois types d’OptiX OSN 1800 : OSN 1800 I, OSN 1800
II, et OSN 1800 V, comme le montre la figure suivante :

OSN 1800 I OSN 1800 II OSN 1800 V

Figure III.2 : La séries Huawei OptiX OSN 1800 [7]

Quant à OSN 9800, on peut citer trois types de sa famille: OSN 9800 UPS, OSN 9800
M24 et OSN 9800 U32, la figure suivante montre ces différents types :

35
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

OSN 9800 UPS OSN 9800 M24 OSN 9800 U32

Figure III.3 : La séries Huawei OptiX OSN 9800 [7]

Comme mentionné précédemment, chaque équipement diffère des autres en termes de


Dimensions, Nombre de slots de service, Débit max par canal et d'autres spécifications. Les
deux tableaux suivant nous montrent en général ces spécifications de chaque équipement des
deux familles OSN 1800/9800 : [8] [9]

Spécifications OSN 1800 I OSN 1800 II OSN 1800 V


Dimensions
44 x 442 x 220 88 x 442 x 220 221 x 442 x 224
(H x l x P, en mm)
3 slots par armoire 7 slots par armoire 15 slots par
(CC) (CC) armoire (CC)
Nombre de slots de service
1 slot par armoire 5 slots par armoire 12 slots par
(CA) (CA) armoire (CA)
Optique ROADM de 1 à 9 degrés

Capacité OTN : 40G OTN : 200G OTN : 700G


d'interconnexion Electrique Paquet : 120G Paquet : 160G Paquet : 700G
SDH : 42.5G SDH : 50G (max) / SDH : 280G (max)
(max) / 5G (min) 20G (min) / 40G (min)
Nombre de longueurs d'onde DWDM : 80 longueurs d'onde
(maximal) CWDM : 8 longueurs d'onde
Débit par longueur d'onde
100G/200G
(maximal)
Débit par ligne 2.5 Gbit/s, 10 Gbit/s, 50Gbit/s, 100 Gbit/s, 200 Gbit/s
Alimentation 110 V à 220 V (AC) ; ou - 48 V à - 60 V (DC)
Tableau III.1 : Les spécifications de la séries Huawei OptiX OSN 1800

36
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

Spécifications OSN 9800 UPS OSN 9800 M24 OSN 9800 U32
Dimensions
397 x 442 x 291 747,2 x 442 x 295 1900 x 498 x 295
(H x l x P, en mm)
Nombre de slots de service 16 12/24 32
Optique ROADM de 1 à 20 degrés
Capacité OTN : 10T OTN : 32T
d'interconnexion Electrique Paquet : 4G Paquet : 12.8T
N/A
SDH : 1.6T (max) SDH : 5.12T (max)
/ 80G (min) / 160G (min)
Grille fixe à 100 GHz pour 40/48 ondes
Espacement des canaux Grille fixe à 50 GHz pour 80/96 ondes
37.5 GHz à 400 GHz en grille flexible
Portée d'onde DWDM : 1529,16 nm à 1560,61 nm (C band, ITU-T G.694.1)
Débit par canal (maximal) 100G/200G/400G/600G
2.5 Gbit/s, 10 Gbit/s, 40 Gbit/s, 100 Gbit/s, 200 Gbit/s,
Débit par ligne
400 Gbit/s, 600 Gbit/s
Alimentation - 48 V à - 60 V (DC)
Tableau III.2 : Les spécifications de la séries Huawei OptiX OSN 9800

III.1.1.2. Différence d’utilisation :

Après avoir vu les différentes spécifications des deux équipements d’OptiX OSN
1800/9800, nous pouvons connaître la différence d’utilisation de chacun d'entre eux, et la
raison du choix de chaque modèle par rapport à l'autre.

En bref, d’après les caractéristiques que nous voulons atteindre, nous pouvons choisir
le bon équipement. Généralement, l’OptiX OSN 1800 est utilisé pour l'accès final,
interconnexion de centre de données, transmission longue distance et autres scénarios.
Concernant l’OSN 9800, il est plus large que l’OSN 1800 dans toutes ses caractéristiques,
pour cette raison il est utilisé pour l’agrégation et dans le Core du réseau. (Figure III.4)

Figure III.4 : Huawei OptiX OSN 1800/ 9800 : La différence d’utilisation [9]

37
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

III.1.2. Nokia 1830 PSS-8x / PSS-16 / PSS-24 / PSS-32 :


Pour l’implémentation de la nouvelle génération WDM, Nokia Corporation propose
également plusieurs produits tel que : 1830 PSS-8x, PSS-16, PSS-24x et PSS-32. Cette
gamme, de la famille 1830 PSS (Photonic Service Switch), est constitué de plateformes
optimisées pour différents environnements de déploiement de réseaux optiques, allant de
l’interconnexion de centres de données à l’adaptation efficace de grands réseaux optiques
multicouches métropolitains, régionaux et long-courriers. Chaque plateforme exploite les
logiciels, le matériel, la gestion et le contrôle communs pour offrir des opérations
transparentes dans l’ensemble de la gamme.
Les plateformes PSS-8, PSS-16, PSS-24x et PSS-32 prennent en charge plusieurs
applications de réseau de transport, notamment le transport et l'agrégation métropolitains
multiservices, et les déploiements de cœur optique/longue distance. Les plateformes prennent
en charge le transport multiservice de nouvelle génération (DWDM) de l'accès au cœur, et
aident les opérateurs de réseaux optiques à créer des réseaux agiles et évolutifs qui peuvent
accélérer la fourniture de services mobiles, vidéo, commerciaux, de longueur d'onde,
Ethernet, d'interconnexion de centres de données et de cloud.
Une évolution efficace vers le déploiement de services 100G évolutifs est rendue
possible grâce à la prise en charge des longueurs d'onde de transport 100G à 500G optimisées
pour la capacité et la distance, des densités de ports de service de pointe, y compris des
interfaces client 100G, une agilité et une intelligence de commutation multicouche pour
reconfigurer dynamiquement les ressources réseau, et plateformes compactes et à faible
consommation pour une efficacité opérationnelle maximale du réseau. Ces capacités
permettent des flux de revenus continus alors que les clients demandent plus de bande
passante et que les entreprises évoluent vers une connectivité 100G entre leurs routeurs et
leurs centres de données. [10]

PSS - 8x PSS - 16 PSS - 24x PSS - 32

Figure III.5: Nokia 1830 PSS-8x / PSS-16 / PSS-24x / PSS-32 [10][11]

III.1.2.1. Spécifications :
Le tableau suivant montre quelques spécifications de chaque équipement : [10] [11]
[12]

38
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

Spécifications PSS-8x PSS 16 PSS 24x PSS 32


Dimensions 500 x 450 x 354.8 x 440 x 950 x 500 x 622 x 483 x
(H x l x P, en mm) 300 325 600 300
Nombre de slots de
8 8/16 24 16/32
service
4.8T par 9.6T par
Capacité
étagère, 19.2T 3.2T étagère, 19.2T 6.4T
d'interconnexion
par rack par rack
Nombre de longueurs DWDM : 44/88/96 longueurs d'onde
d'onde (maximal) CWDM : 8 longueurs d'onde
Débit par canal 100Gbits/s
100 Gbits/s à 500 Gbits/s
(maximal) 200Gbits/s
Débit par ligne 100G/200G 10G à 200G
- 48 V à - 60 V 48 V (DC) 48 V (DC)
Alimentation /
(DC) 110/220V (AC) 115/240V (AC)
Tableau III.3 : Les spécifications de Nokia 1830 PSS-8x / PSS-16 / PSS-24 / PSS-32

III.1.2.2. différence d’utilisation :

Généralement, la gamme Nokia 1830 PSS peut être subdivisée en différents parties :
La partie accès, y compris le transport de première ligne, la partie métropolitaine, et la partie
cœur. Pour chacun de ces domaines, Nokia propose une gamme de produit.

Dans la partie accès, l’un des produits offerts par Nokia est le 1830 PSS-4 qui est
utilisé pour l’accès.
Pour la partie métropolitaine, Nokia fournit l’équipement 1830 PSS-8x et 1830 PSS-
16 pour la prochaine génération d’applications d’interconnexion de métro et de centre de
données. Concernant la partie Core, Nokia fournit 1830 PSS-32 et 1830 PSS-24x.
Néanmoins, les frontières entre ces parties sont fluides, de sorte qu'un système de
métro pourrait être trouvé dans la partie d'accès, ou un système cœur dans la partie
métropolitaine. [13]

39
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

Figure III.6 : Nokia 1830 PSS-8x / PSS-16 / PSS-24 / PSS-32 : La différence d’utilisation [13]

III.2. La Qualité de Service : Principe et Caractéristiques :


Dans le domaine des télécommunications, le terme QoS (Quality of Service) a une
signification très importante, il désigne la capacité d’un réseau à respecter les exigences de
fourniture d’un type de service de télécommunication notamment en termes d’Accessibilité,
de Disponibilité, de Continuité et d’Intégrité.
En effet l'évaluation de l'état du réseau, la détection des disfonctionnements et
l’analyses des remontées terrain, sont des tâches primordiales pour que l'opérateur puisse
avoir une maîtrise sur le réseau et mener à bien ses actions et interventions de maintenance.
Les réseaux mobiles d'une manière générale ont une particularité par rapport aux
réseaux fixes surtout lorsqu'il s'agit d'évaluer ses performances. Le terme de qualité de service
a une signification spécifique dans le monde de communication réseaux mobiles. Il se
rapporte à la rentabilité et à la fiabilité du réseau et de ses services.

III.2.1. La qualité de service(QoS) : Définition :

La Qualité de service est définie dans la recommandation E-800 de l'UIT par « un


effet global produit par la qualité de fonctionnement d'un service qui détermine le degré de
satisfaction de l'usager d'un service ».

Dans le contexte actuel, la Qualité de service est devenue un facteur déterminant pour
les opérateurs de télécommunication qui se sont donc aperçus que la qualité de leurs services
et de leurs prestations doit être constamment contrôlée et suivie d'une part pour connaître l'état
de fonctionnement de leurs infrastructures, et d'une autre part, pour pouvoir améliorer leurs
compétitivités. [2]

40
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

III.2.2. La qualité de service(QoS) : Termes :

 Qualité de Service demandée par l’utilisateur (QoSR): Qualité de service demandée par
un utilisateur ou par un/plusieurs segments de la population ayant les mêmes besoins en
matière de qualité de fonctionnement. [1]

 Qualité de service Offerte / prévue par le fournisseur (QoSO): Niveau de qualité prévue
et donc offert par le fournisseur. [1]

 Qualité de service délivrée par le fournisseur ( QoSD): Niveau de qualité obtenue ou


délivrée aux clients. [1]

 Qualité de service perçue par l’utilisateur (QoSE): Niveau de qualité dont l’utilisateur
estime avoir. Des enquêtes sont souvent effectuées par les organes spécialisées afin de
déterminer le niveau de satisfaction des clients et les axes ou les insuffisances sont
notées. Les analyses des plaintes via les services clients sont aussi importantes dans
l’amélioration du Qualité de Service. [1]

III.2.3. La qualité de service(QoS) : Paramètres :

Les paramètres de QoS caractérisent le niveau de qualité de service offert et le niveau


de satisfaction du client. Ils représentent « la qualité » subjective et abstraite de la perception
de l’usager.

Ces paramètres peuvent être obtenues par des méthodes de mesures objectives
(moyens techniques: KPIs venant des compteurs, les Drive Test...) ou subjective (qualité de
service perçue par l’usager, enquêtes d'opinion...).
Par souci d’efficacité, on utilise souvent des mesures objectives portant sur des
paramètres techniques bien définis dans le réseau (paramètres de performance du réseau), qui
peuvent être corrélés à la perception de l'usager. [1]

III.2.4. Les indicateurs clés de performance : Définition :

La QoS dans les réseaux mobiles est évaluée par des indicateurs clés de performance
KPIs (Key Performance Indicator). Ces indicateurs correspondent aux mesures donnant une
information sur les performances du réseau ou d'un processus, ils sont obtenus à l'aide de
formules et par la compilation des différentes données.

Les KPIs évaluent essentiellement le maintien de l'appel, le volume de trafic, la qualité


du service sur l'ensemble du réseau. Ainsi, ils permettent de détecter les cellules en faute, les
heures de pointe, etc.…
Un seuil limite est déterminé pour chaque KPI, s'il est dépassé, une alarme est envoyée
à la supervision pour indiquer la présence d'un problème sur la fonction que la KPI mesure.
[2]

41
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

III.2.5. Les indicateurs clés de performance : Classes :

Il existe quatre grandes classes d’indicateurs clés de performance : La Disponibilité,


L’Accessibilité, La Continuité, L’Intégrité.

III.2.5.1. La Disponibilité :
Elle consiste à avoir la visibilité sur la présence du réseau. Elle passe par une bonne
couverture des populations et dans la continuité. Ceci dépendra en grande partie à la présence
continue d’une source d’énergie. [1]

III.2.5.2. L’Accessibilité :
Une fois présente, le réseau doit être accessible aux utilisateurs. Ce KPI est l’un des
plus suivis par les Operateurs. [1]

III.2.5.3. La Continuité :
Les coupures d’appels ou de connections sont très désagréables pour les utilisateurs.
Le Taux de Coupures d’Appels CDR (Call Drop Rate) est aussi, à coté du Taux de succès
d’établissement d’appels CSSR (Call Setup Success Rate), l’un des KPIs les plus suivis. [1]

III.2.5.4. L’Intégrité :
La qualité doit être aussi assurée sans modification ou altération des informations. [1]

III.3. Etude de cas :


Au niveau de cette section, contient la partie application de notre travail, qui est
l’optimisation du réseau de transmission afin de proposer des solutions efficaces, nous allons
expliquer en détails les différents types de problèmes. Puis, vérifions les paramètres lors de
l’optimisation et effectuerons des analyses manuelles et automatiques. A la fin, nous
présenterons les résultats obtenus.
Pour cette étude de performance des systèmes de réseaux de transmission, des outils
de gestion spécialisés doivent être exploités.
Nous traitons le choix d’outils qui prennent en charge les activités qui exploitent le
réseau, dans le but de le superviser et remonter les alarmes et les défaillances pour maintenir
les services, ce choix est maintenu selon une région spécifique.
On distingue trois régions en Algérie propriétaires aux fournisseurs Huawei et Nokia.
Sur les réseaux de Huawei nous citons la plate-forme U2000.

III.3.1. La plate-forme U2000 :

L’U2000 est un système de gestion de réseau d’équipements développés par Huawei.


Le système de gestion de réseau unifié iManager U2000 a été conçue pour gérer efficacement
et uniformément le transport, l’accès et l’équipement IP à la fois à la couche élément de
réseau NE (Network Element) et à la couche réseau.

42
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

La figure III.7 ci-dessous nous montre une capture de la plate-forme, avec la structure
des réseaux ATM Mobilis en Algérie, qui est divisée en quatre régions : Nord, Sud, Est et
Ouest.

Figure III.7 : Structure des réseaux ATM Mobilis en Algérie

III.3.2. Les problèmes affectant un réseau de transmission :

III.3.2.1. Les problèmes Hardware :


L’adoption d’une conception matérielle haute fiabilité garantit le bon fonctionnement
du système sous les menaces de sécurité. La sécurité physique est un aspect fondamental de
tout type de sécurité pour garantir l’intégrité, la confidentialité et la disponibilité des
informations.

III.3.2.2. Les problèmes de transmission des données :


 Les problèmes de la congestion.
 Les problèmes de planification.
 Les mises à niveau logicielles (upgrade software).
 L'indisponibilité de la connexion fibre optique partout et les coûts de déploiement très
élevés.

III.3.3. La zone cible :

Dans Notre travail, nous avons étudié la région « Ouled Djallal » (Wilaya de Biskra)
pour identifier les problèmes et améliorer les KPIs et la qualité de service du réseau à l’aide
du système OptiX iManager U2000.
La figure III.8 illustre la configuration des liens de réseau Mobilis, particulièrement le
lien 07504 - 07503 de la région Ouled Djallal :

43
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

Figure III.8 : Les liens entre 07504 - 07503 sur l’interface U2000.

Suite à des réclamations des clients sur la région Ouled Djallal, nous avons fait une
vérification des alarmes et des performances du lien 07504 - 07503 pour trouver les
problèmes exacts dans la transmission. Après la vérification, nous avons constaté qu’il y a
plusieurs alarmes critiques qui indiquent des pertes de paquet, et une sur-utilisation de la
bande dédiée, ce qui implique une congestion et une mauvaise qualité de service au niveau de
ce lien.
La présence des alarmes ETHERNET LOSS indique qu’il y a une perte de trafic ou
des paquets (packet loss) ou un retard de trame au niveau de la réception, nous avons besoin
de vérifier les performances de lien en question afin de proposer une solution adéquate.

III.3.2 Analyse des KPI’s et résultats :

Suite à la réalisation de la solution optique GE (Giga Ethernet), le 27/02/2021, entre


07504 et 07503 par l'équipe de transport optique (voir la figure III.8), et après le test de cette
liaison sur terrain, et avant de basculer le trafic sur la liaison fibre optique (DWDM), nous
avons mis quelques sites comme des sites de Test pour voir les KPIs de cette liaison DWDM.
Dans ce qui suit, nous allons faire une vérification sur quatre sites situés dans la région
Ouled Djallal : 07642, 07637, 07672 et 07641. Nous allons interpréter et analyser les graphes
de quelques KPIs à travers lesquels nous verrons l'impact du changement apporté par notre
solution.

44
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

Figure III.9 : Tracés du 3G DL Payload et RTT

Dans les graphes combinés dans la figure III.9 ci-dessus, qui représente la charge utile
(Payload) des paquets de la 3G en voie descendante, et le délai de la réponse au Ping RTT
(Round Trip delay Time), en fonction des jours qui précèdent le déploiement de la DWDM,
nous remarquons que le tracé de la charge utile et inversement proportionnel avec le tracé du
RTT. Nous pouvons voir une dégradation significative des paquets de la 3G, ce qui a impliqué
un délai RTT très élevé.

N.B : La partie entre les deux traits bleus, représente une coupure au niveau du réseau de
transmission, elle n’est pas interprétée dans notre cas.

45
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

Figure III.10 : Tracés du KPI PING Max Lost

La figure III.10 montre l’évolution du KPI de la perte de Ping avant et après


l’exécution de la solution, où l’on peut clairement observer la folle augmentation - notamment
dans les heures les plus chargées (Busy Hour) - du KPI jusqu’à 100% avant l’exécution de la
solution, à une valeur d’environ 0% après exécution de la solution, dans les 4 cites : 07672,
07637, 07642 et 07741. On voit bien que la perte de Ping a été effacée et le trafic est de retour
à la tendance normale.

Figure III.11 : Tracés du KPI de l’IUB Drop Cong

46
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

De première vue, l’allure du graphe de la figure III.11 a subi une diminution après la
date l’exécution de la solution. Il est bien évident que la congestion dans les interfaces Iub
(qui est l’interface entre le NodeB et le RNC) des sites était au maximum dans les jours qui
ont précédé le déploiement du DWDM.

Par contre, la courbe a diminué après les modifications effectuées, où nous


remarquons que la valeur du Drop et presque nulle. Donc, nous pouvons dire que notre action
a porté ses fruits.

Figure III.12 : Tracés du KPI du délai RRT

Il est évident d’après le graphe de la figure III.12, que le délai de la réponse au Ping
RTT était maximale dans les premiers temps (entre 10 et 12 ms dans les Busy Hour), en
revanche l’allure à diminuer juste après les modifications effectuer, nous remarquons que la
valeur de RTT atteint environ 2 ms, qui est une valeur acceptable.

47
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

Figure III.13 : Tracés du KPI du 3G PS DL Payload

L’analyse de la figure III.13 qui représente la charge utile ou Payload dans la voie
descendante du trafic de la 3g au niveau de chacun des sites congestionné, avant et après
l’exécution de la solution, nous permettra de dire que le trafic est revenu à la tendance
normale après avoir déployer la solution DWDM.

Après avoir vu l'amélioration de tous les KPIs précédents, nous pouvons remarquer
que la congestion appliquée à la liaison MW (Micro Wave) a été considérablement réduite
après le déploiement du DWDM. La figure III.14 nous montre le niveau de la congestion du
trafic sur la liaison MW avant d’exploiter la solution optique (graphe 1), et nous pouvons
bien voir la grande amélioration du trafic après faire l’action (graphe 2), où nous pouvons voir
que le lien utilise maintenant 35% de sa capacité après avoir été complètement étouffé.

48
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

Figure III.14 : Augmentation du trafic sur DWDM

Pour des résultats meilleurs et plus larges, nous essaierons de voir l'impact de
déploiement de la DWDM sur l'ensemble du cluster de Ouled Djallal. Nous discuterons les
mêmes KPIs précédents, mais cette fois sur le cluster au lieu des sites. Nous verrons après les
analyses si notre action a porté ses fruits.

Nom de 2021- 2021- 2021- 2021- 2021- 2021- 2021-


Nom de site Comment
Cluster 02-23 02-24 02-25 02-26 02-27 02-28 02-29
3G_7730 10594 9369 7676 9178 8951 0 0 Résolu
cite_ouled_dje
10970 8799 5461 10606 9189 0 0 Résolu
lala_7725
Difel_7642 8247 2 185 6814 1 4 0 Résolu
Parc_AT_764
10611 9785 8614 7373 0 0 0 Résolu
1
Ras_Jdar_763
8417 0 118 6868 0 0 0 Résolu
7
Sidi_Khaled_7
10449 9815 8476 8301 11126 0 0 Résolu
611
O_DJALL
Sidi_Khaled_I
EL_Tx 10462 10251 9319 8238 9863 0 0 Résolu
I_7643
Cluser
OULED_DJE
LLAL_NORD 10669 9026 7622 8287 9676 25 23 Résolu
_7676
T_7301 10695 7874 5623 9286 8001 130 57 Résolu
Cite_sidi_khal
10511 8984 7835 8537 10741 244 162 Résolu
ed_7727
O_DJELLAL_
10124 10491 9501 7945 11554 178 192 Résolu
7504
Ouled_Djellal
9215 369 218 7268 526 111 130 Résolu
_Ouest_7672
Tableau III.4 : Iub Drop Cong du Cluster de Ouled Djallal

49
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

Le tableau III.4 ci-dessus nous montre le niveau de Drop trouvées dans les interfaces
Iub dans tous les sites appartenant au cluster de Ouled Djallal, avant et après le basculement.
Nous constatons constate que tous les sites ont donné des résultats acceptables après le
changement, et la plupart d'entre eux n'ont plus de Drop, ce qui signifie que le cluster a
interagi positivement avec l'extension.
De même, Les graphes de la figure III.15 ci-dessous appuient ce qui a été indiqué dans
le tableau III.4 précédent. Nous remarquons clairement que tous les KPIs ont diminué, et tous
les problèmes de perte de Ping, délai de réponse au Ping RTT, et la congestion dans les
interfaces Iub sont résolus après la mise en œuvre du DWDM.

Figure III.15 : Amélioration des KPIs dans le Cluster de Ouled Djallal

50
Chapitre III Etude de cas et amélioration de la Qos et des KPIs

Conclusion :
Dans ce chapitre nous avons défini les différents équipements de transmission optique utilisés
par l'opérateur, ensuite nous avons traité des cas réels proposons un taux élevé de congestion
et une mauvaise qualité de service. Une fois nous avons sélectionné des sites proposant ces
problèmes, nous avons déterminé des causes et nous avons procédé à leur amélioration. Au
final, nous avons obtenu des résultats très satisfaisants.

51
Conclusion générale :
Durant ce travail, on a pu constater que les réseaux de transport ont été développées
pour garantir une meilleure performance, en particulier le réseau de transport optique avec la
technologie de multiplexage en longueur d’onde DWDM qui représente une évolution
majeure dans le domaine de transmission et permet le très haut débit ainsi qu’une
augmentation de la capacité des réseaux de transport.

L'adoption de la technologie DWDM par plusieurs opérateurs à travers le monde,


témoigne de son succès, parmi eux, ATM Mobilis qui a fait le choix de baser son réseau de
transport de prochaine génération qui se distingue des autres par sa flexibilité, sa fiabilité et
son évolutivité.

Notre projet au sein d’ATM Mobilis fut une expérience très enrichissante, qui nous a
permis de consolidé nos acquis académiques par une expérience sur le terrain où nous avons
pu voir de près comment se fait l’exploitation de la technologie DWDM. Combinant l’aide
apportée par notre promoteur au sein de l’entreprise, et les directives de notre encadreur
académique, nous avons pu nous familiariser avec les différents aspects théoriques et
pratiques relatifs au projet.

Du point de vue pratique, on a pu constater grâce aux indicateurs de performances


l'amélioration significative qu'offre la solution du DWDM en termes de débit, de capacité et
de qualité de service. Ces résultats montrent que le DWDM est une technologie prometteuse
pour les réseaux de transport de nouvelle génération.

Pour conclure, nous estimons avoir satisfait les objectifs initialement fixés et nous
espérons que ce travail servira à la communauté académique et leur permettra de créer un lien
entre la formation académique et le monde professionnel des communications radio mobiles.

52
BIBLIOGRAPHIES

Chapitre 1 :
[1] : Claudine VASSEURE, « LES CABLES COAXIAUX », École Supérieure d'Ingénieurs en
Électrotechnique et Électronique ESIEE, Janvier 2005.

[2] : Taoufik Kenouche, « Support de Transmission », [Link]/doc/50102531/support-de-


transmission.

[3] : « Connecteur BNC », [Link]/contents/284-connecteur-bnc, Juillet 2013.

[4] : BOUBRIK NACER, CHAMEK SAID, FERHANI SAMIA, « Etude et Application de la transmission SDH
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[9] : La fibre optique et la technologie WDM, Université Paris-Est Marne-la-Vallée, [Link]-
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[11] : [Link]

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[13] : Nokia document, « 1830 PSS - 16/32 Operation & Maintenance », 2018.

55
‫ملخص‬

‫ مثل ازدحام الخاليا‬،‫والت تواجه العديد من المشكالت‬ ‫ن‬ ً


‫ ي‬،‫يتطلع متعاملو الهاتف النقال دائما إىل تحسي أداء شبكتهم‬
.‫وانخفاض رسعة اإلنتنت‬
‫ الت تم اقتاحها وتنفيذها من قبل ر‬DWDM ‫ قمنا بدراسة وتطبيق تقنية‬،‫نف أطروحتنا‬
‫الشكة المصنعة للمعدات‬ ‫ي‬ ‫ي‬
.‫ ن يف موقع من مواقع متعامل الهاتف النقال موبيليس‬Huawei

‫ مما جعل من الممكن التغلب عىل مشاكل االزدحام ورسعة‬،‫الت تم الحصول عليها مرضية للغاية‬
‫كانت النتائج ي‬
.‫ وسمح بتحقيق جودة خدمة أفضل‬،‫التدفق‬

_________________________________

Résumé

Les opérateurs cherchent toujours à améliorer les performances de leur réseau,


confronté à de nombreux problèmes, tel qu’une congestion ou un faible débit.

Dans notre mémoire, nous avons étudié et déployé la technologie de DWDM,


proposée et implémentée par l’équipementier Huiwei au niveau d’un site de l’opérateur ATM
Mobilis.

Les résultats obtenus, ont été très satisfaisant, ce qui a permis de palier aux problèmes
de congestion et de débit, et par tout cela d'avoir une meilleure qualité de service.

___________________________________

Abstract
Mobile carriers Operators are always looking for ways to improve the performance of
their network, which is facing many problems, such as congestion and low throughput.

In our thesis, we studied and deployed DWDM technology, proposed and


implemented by the manufacturer Huiwei at a site of the ATM Mobilis operator.

The results obtained were very satisfactory, which made it possible to overcome the
problems of congestion and throughput, and by all this to achieve a better quality of service.

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