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Moteurs à courant alternatif et systèmes triphasés

Ce document traite des moteurs à courant alternatif et notamment des systèmes triphasés, des moteurs asynchrones et synchrones. Il décrit en détail le fonctionnement des systèmes triphasés, les tensions simples et composées, les récepteurs triphasés, la mesure des puissances et la compensation de l'énergie réactive.

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Moteurs à courant alternatif et systèmes triphasés

Ce document traite des moteurs à courant alternatif et notamment des systèmes triphasés, des moteurs asynchrones et synchrones. Il décrit en détail le fonctionnement des systèmes triphasés, les tensions simples et composées, les récepteurs triphasés, la mesure des puissances et la compensation de l'énergie réactive.

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Moteurs à courant

alternatif

Institut de Formation aux Métiers de


l’Industrie d’Automobile

Département Systèmes Automatisés


Plan :

CHAP 1: Système triphasé

CHAP 2: Moteur asynchrone

CHAP 3: Moteur synchrone

2
CHAP 1: Système triphasé
1. Introduction
a- Définition

On appelle tensions (courants) triphasées, trois tensions (courants) sinusoïdales alternatives, de


même fréquence, de même valeur efficace et régulièrement déphasées de 120°.

b- Pourquoi

• Le transport d’énergie électrique s’effectue en triphasé car une ligne triphasée dissipe moins
d’énergie électrique qu’une ligne monophasée.

• La production d’énergie s’effectue en triphasé car à puissances égales, une machine triphasée
sera moins couteuse qu’une machine monophasée (le prix des machines est directement lié à leur
masse et à puissance égale, une machine monophasé est une fois et demie plus lourde qu’une
machine triphasée).

3
CHAP 1: Système triphasé
1. Introduction
c- le réseau de distribution
• la source : alternateur triphasé.
• la charge : récepteur triphasé formé, s’il est équilibré, de 3 impédances identiques
• la ligne : 3 fils identiques appelés phases et 1 fil appelé neutre

On appelle tensions simples les tensions v entre un fil de phase et le neutre.

On appelle tensions composées les tensions u entre deux fils de phase.


4
CHAP 1: Système triphasé
2. Etude des tensions simples
a- Définition
• notée v, une tension simple, est la tension entre phase et neutre.

v1, v2 et v3 sont des tensions de même valeur efficace


V = vmax / √2
et sont déphasées de 2π/3 (=120°)
Pour le réseau :

Caractéristiques du réseau le plus fréquent :


f = 50 Hz
V = 230 V
φ = 120 °
5
CHAP 1: Système triphasé
2. Etude des tensions simples
b- Equations
On choisit v1 comme tension de référence :
𝑣1 = 𝑉 2 sin 𝜔𝑡
2𝜋
𝑣2 = 𝑉 2 sin 𝜔𝑡 −
3
4𝜋
𝑣3 = 𝑉 2 sin 𝜔𝑡 −
3

c-Vecteurs de Fresnel

• pour un système triphasé équilibré, on a : V1(t) + V2(t) + V3(t) = 0


6
CHAP 1: Système triphasé
3. Tensions composées
a- Définition
• notée u, une tension composée, est la tension entre 2 fils de phases : u12 ; u23 ; u31 :

• les tensions composées ont même fréquence que les tensions simples.
• 𝑈12 + 𝑈23 + 𝑈31 = 0 𝑈car (v1 – v2) + (v2 – v3) + (v3 – v1) = 0

Caractéristiques du réseau :
f = 50 Hz
U = 380 V
φ = 120 °
7
CHAP 1: Système triphasé
3. Tensions composées
b- Vecteurs de Fresnel

On a :
• Vecteurs composés de même norme donc les tensions composées ont même valeur efficace
• Les tensions composées sont déphasées de 2π/3 l’une par rapport à l’autre.

8
CHAP 1: Système triphasé
3. Tensions composées
c- Relation entre U et V
Loi des branches :
u12= v1 - v2
u23= v2 - v3
u31= v3 - v1
On a U = V √3

9
CHAP 1: Système triphasé
4. Récepteurs triphasés équilibrés

Récepteurs constitués de 3 impédances Z = [Z ; φ]


Le courant qui traverse les dipôles est j : courant par phase.
Le courant qui circule dans les fils des lignes est i : courant de ligne.
a- Couplage étoile (Y )

Chaque phase du récepteur est soumise à une tension simple et est parcouru par un courant de
ligne i = j.
On a donc: I1 = I2 = I3 = I et I = J = V / Z
Le récepteur est triphasé équilibré et le système de tensions simples aussi donc :

10
CHAP 1: Système triphasé
4. Récepteurs triphasés équilibrés
Conclusion : lorsque l’installation est équilibrée, l’intensité dans le fil de neutre est nulle.

Fresnel :

11
CHAP 1: Système triphasé
4. Récepteurs triphasés équilibrés
b- Couplage triangle (∆)

Les courants j1, j2et j3 sont appelés courants de phase


Chaque phase du récepteur est soumise à une tension composée et i ≠j
On a donc :
Donc en valeur efficace : J12 = J23 = J31 = U / Z = J
On a:
i1 = j12 – j31
i2 = j23 – j12
i3 = j31 – j23
Donc : I = J.√3 12
CHAP 1: Système triphasé
4. Récepteurs triphasés équilibrés
Fresnel:

13
CHAP 1: Système triphasé
4. Récepteurs triphasés équilibrés
Plaque signalétique

→ réseau de tension : les valeurs efficaces des tensions d’un réseau triphasé sont souvent
indiquées sous la forme V / U. S’il y a qu’une tension, c’est U.

→ récepteur de tension : il faut veiller à ce que les tensions acceptées par le récepteur soient
compatibles à celles du réseau.

La plaque du récepteur, indique la tension acceptable aux bornes de chaque phase de


récepteur.

14
CHAP 1: Système triphasé
4. Récepteurs triphasés équilibrés
c- Puissances en triphasé

Rappel en monophasé
Puissance active : P = [Link]φ U en V ; I en A ; P en W
Puissance réactive : Q = [Link]φ U en V ; I en A ; Q en Voltampères réactifs (VAR)
Puissance apparente : S = UI U en V ; I en A ; S en Voltampères (VA)

Relation entre les puissances : S² = P² + Q²

d-Théorème de Boucherot

La puissance active (respectivement réactive) absorbée par un groupement de


récepteurs est égale à la somme des puissances actives (respectivement réactives)
absorbées par chaque récepteur du groupement.
Ptot = P1 + P2 + P3 + ...
Qtot = Q1 + Q2 + Q3 + ...

Attention!! il n’en est pas de même pour les la puissance apparente. On la calcule
ensuite :
S = 𝑷𝟐 + 𝑸 𝟐
15
CHAP 1: Système triphasé
4. Récepteurs triphasés équilibrés

d- Puissance pour un récepteur en étoile


Chaque phase du récepteur est traversée par i et a v à ses bornes.

• Donc P1 = P2 = P3 = [Link]φ (pour une phase)


Pour tout le récepteur : P = 3VIcosφ or V = U/√3
Donc P = √[Link]φ

• De même Q1 = Q2 = Q3 = [Link]φ
Donc Q = 3VIsinφ = √[Link]φ
• Et on a S = √(P² + Q²) =√3 UI
16
CHAP 1: Système triphasé
4. Récepteurs triphasés équilibrés
e- Puissance pour un récepteur en triangle
Chaque phase du récepteur est traversée par j et a u à ses bornes.

• Donc P1 = P2 = P3 = UJcosφ (pour une phase)


Pour tout le récepteur : P = 3UJcosφ or J=I/√3
Donc P = √[Link]φ
• De même Q1 = Q2 = Q3 = [Link]φ
Donc Q = 3UJsinφ = √[Link]φ
• Et on a S = √(P² + Q²) =√3 UI
17
CHAP 1: Système triphasé
4. Récepteurs triphasés équilibrés
Conclusion
Quelque soit le couplage (étoile ou triangle) les puissances s’expriment de la même façon.
P = √[Link]φ
Q = √[Link]φ
S = √3 UI

18
CHAP 1: Système triphasé
5. Mesure de puissances
a- Mesure d’une puissance triphasée avec un wattmètre

On branche le circuit courant en série sur la ligne 1 et le circuit tension entre 1 et n ; on mesure
W1n = [Link]φ

Donc la puissance active consommée par le récepteur vaut :


P = 3.W1n = [Link]φ

19
CHAP 1: Système triphasé
5. Mesure de puissances
b- Méthode des deux wattmètres

Le wattmètre 1 indique W13 = [Link]φU13/I1


Le wattmètre 2 indique W23 = [Link]φU23/I2

Alors :
P = W13 + W23
Q = √3 (W13- W23)

20
CHAP 1: Système triphasé
6. Facteur de puissance
a- Définition
• fp = P / S
• en sinusoïdal triphasé : P = √[Link]φ ⇒ fp = cosφ
S =√3.U.I

b- Relèvement du facteur de puissance

Une installation alimentée par (220/380V) constitue une charge triphasée de facteur de puissance
fp.
Cette installation appelle une puissance active P.

Or: P = √[Link]φ ⇔ I = P / √[Link]φ ⇔ I = P / √[Link]


Donc, I sera d’autant plus faible que fp sera grand.

Or ONEE, pour minimiser ses pertes (effet Joule lors du transport), veut avoir I le plus faible
possible. Il faut donc avoir un fort facteur de puissance.

Pour relever le fp, on ajoute trois condensateurs identiques.


21
CHAP 1: Système triphasé
7. COMPENSATION DE L’ÉNERGIE RÉACTIVE
a. Inconvénients de présence de la puissance réactive

L’accroissement de l’intensité consécutive à la présence de puissance réactive a pour


conséquences :

• Accroissement de la chute de tension dans les câbles


• Augmentation des pertes Joule dans les câbles
• Facture ONEE supérieure
• Surdimensionnement des installations
• Usure prématurée de l’appareillage

b- Quantifier la puissance réactive

Le facteur de puissance permet d’évaluer indirectement le niveau de puissance réactive présent


dans une installation.

Par définition, le facteur de puissance est donné par :


fp = P / S

22
CHAP 1: Système triphasé
7. COMPENSATION DE L’ÉNERGIE RÉACTIVE
c- Principaux consommateurs de puissance réactive

d. Techniques de compensation
La compensation de l’énergie réactive concerne presque exclusivement les installations
triphasées.
Actuellement, la production d’énergie réactive est confiée à des batteries de condensateurs.

23
CHAP 1: Système triphasé
7. COMPENSATION DE L’ÉNERGIE RÉACTIVE
e- Puissance réactive produite par un condensateur
Un condensateur de capacité C, présentant à ses bornes une tension U de pulsation ω fournit une
puissance réactive de :

Techniques de détermination de la puissance réactive nécessaire à la


compensation.
On connaît :
- la puissance active de l’installation
- son facteur de puissance actuel cos (φi)
- le facteur de puissance souhaité cos (φf)

24
CHAP 1: Système triphasé
7. COMPENSATION DE L’ÉNERGIE RÉACTIVE
A- Méthode graphique
On trace le triangle des puissances à l’échelle. On détermine ainsi la puissance réactive actuelle.
On trace la nouvelle angle φ ce qui permet de connaître la nouvelle puissance réactive de
l’installation.
La puissance réactive de compensation est obtenue par différence. (Voir en annexe la technique
de tracé d’un angle dont on connaît le cosinus).
La méthode se poursuit par le calcul de la capacité de chacun des trois condensateurs.
B- Par calculs
La puissance réactive actuelle est donnée par Qi = P × tan (φ i)
La puissance réactive souhaitée est donnée par Qf = P × tan(φ n)
La puissance réactive de compensation est donnée par la différence
Qc = Qi −Qf

25
CHAP 1: Système triphasé
7. COMPENSATION DE L’ÉNERGIE RÉACTIVE

Couplage étoile
Lorsque le facteur de puissance augmente de cos  initial à cos  final le déphasage diminue et la
puissance réactive diminue de Qi = P tan i à Qf = P tan f.
Cette différence Qc = Qi - Qf est fournie par trois condensateurs de capacités unitaires C,
alimentés sous la tension V, donc de puissance réactive totale :
Qc = 3 V² C 

On en déduit :
C = P ( tan i - tan f ) C = P ( tan i - tan f )
3 V²  U² 

26
CHAP 1: Système triphasé
7. COMPENSATION DE L’ÉNERGIE RÉACTIVE

Couplage triangle
Lorsque le facteur de puissance augmente de cos  initial à cos  final le déphasage diminue et la
puissance réactive diminue de Qi = P tan i à Qf = P tan f.
Cette différence Qc = Qi - Qf est fournie par trois condensateurs de capacités unitaires C,
alimentés sous la tension U, donc de puissance réactive totale :
Qc = 3 U² C 
On en déduit : C = P (tan i - tan f)
3 U² 
Remarque :
Le couplage triangle des condensateurs est plus avantageux car leur capacité est trois fois
plus petite qu’en couplage étoile.

27
CHAP 1: Système triphasé
7. Exercices

Exercice : 29
Un récepteur inductif, alimenté sous une tension de valeur efficace U = 220 V et de fréquence
f = 50 Hz, absorbe une puissance active P = 2800 W avec un facteur de puissance Fp = 0,65.
1. Calculer la valeur efficace I du courant appelé.
2. Calculer la puissance Q réactive absorbée.
3. On veut amener le facteur de puissance à 0,95 en branchant un condensateur en parallèle sur le
récepteur. Quelle sera la nouvelle valeur de la puissance active P’ absorbée par l’ensemble?
4. Quelle sera la nouvelle valeur de la puissance réactive Q’ absorbée par l’ensemble?
5. Déterminer la capacité C du condensateur.
6. Calculer la nouvelle valeur efficace I’ du courant appelé.

28
CHAP 1: Système triphasé
7. Exercices

Exercice : 43
Un moteur triphasé est alimenté par le réseau 220/380V. Sa puissance utile est de 10kW, son
rendement de 0,8 et son facteur de puissance vaut 0,6. Calculer :
1. Calculer la puissance active.
2. Calculer la puissance réactive.
3. Calculer le courant en ligne
4.1 Trouver la capacité des condensateurs couplés en triangle pour relever le facteur de puissance
à 0,85.
4.2 Quelle serait la capacité des condensateurs si on les couplait en étoile?
4.3. Quel est alors le nouveau courant en ligne.

29
CHAP 1: Système triphasé
7. Exercices

Exercice : 48
Un atelier alimenté en triphasé 220V/380V 50Hz est composé d'un moteur inductif de puissance
utile Pu=4 chevaux, (1CV=736W) et d'un ensemble de lampes à incandescence 220V 100W
absorbant 3300W. La puissance active de l'atelier est de 7000W et le courant en ligne I=11,6A.
1. Combien y a-t-il de lampes et comment sont elles couplées sur le réseau?
2. Déterminer les caractéristiques de l'ensemble, et celle du moteur: puissance active, puissance
réactive, facteur de puissance. En déduire le rendement du moteur.
3. On désire relever le facteur de puissance de l'atelier à 0,98. Déterminer la valeur des éléments
nécessaires et le montage choisi.

30
CHAP 2: Moteur asynchrone
1. Définition et description

Le moteur asynchrone est une machine tournante.

Il fonctionne avec du courant alternatif.

Sa particularité est de fonctionner avec un induit en court-circuit, sur lequel il n’y a pas donc
pas besoin de connexion électrique.

Ceci permet de s’affranchir des problèmes liés aux collecteurs et aux balais, rencontrés dans
le moteur à courant continu par exemple.

Le moteur asynchrone offre le meilleur rapport-qualité prix parce qu’il est facile à
construire et parce qu’il est performant. Qui plus est, l’entretien est plus simple que dans le
cas d’un moteur à courant continu, justement parce qu’il n’y a ni collecteur, ni balais.

31
CHAP 2: Moteur asynchrone
1. Définition et description

W:
Energie R:
électrique Vitesse

TRANSFORMER
L’ENERGIE
Energie ELECTRIQUE EN Energie
électrique ENERGIE Mécanique
MECANIQUE
Pertes mécaniques +
Pertes Fer + Pertes
Joules

32
CHAP 2: Moteur asynchrone
2. Principe de fonctionnement

Un champ magnétique tournant sur des bobines décalées de 120 degrés crée un système
triphasé équilibré de forces électromotrices.

Le moteur asynchrone utilise le phénomène inverse, c’est à dire l’injection d’un courant
triphasé pour créer un champ tournant.

33
CHAP 2: Moteur asynchrone
2. Principe de fonctionnement
Nous avons reporté sur la figure le schéma de principe du fonctionnement du moteur asynchrone.
Des courants sinusoïdaux de pulsation  sont injectés dans des bobines décalées de 120
degrés dans l’espace, avec un déphasage φ.

Ceci permet de créer trois composantes élémentaires du champ magnétique qui sont elles-
mêmes sinusoïdales et de pulsation  La variation alternative de ces trois composantes crée au
sein des bobines un champ magnétique tournant  la vitesse de rotation de ce champ
magnétique s’appelle la vitesse de synchronisme. Elle est fonction de  ainsi que du nombre
de paires de bobines utilisées pour créer le champ.

Si l’on place au milieu des bobines un conducteur, celui-ci sera soumis à des variations de
flux  de champ magnétique, étant donné qu’il voit passer un champ tournant, donc variable.
Sous l’effet de la loi de Faraday, une force électromotrice induite apparaît, créant ainsi des
courants induits. Remarquons que cette force électromotrice ne peut exister qu’à condition que :

34
CHAP 2: Moteur asynchrone
2. Principe de fonctionnement
Conclusion:

Le stator supporte trois enroulements, décaler de 120°, alimentés par une tension
alternative triphasée. Ces trois bobines produisent un champ magnétique variable
qui a la particularité de tourner autour de l'axe du stator suivant la fréquence de la
tension d'alimentation. Ce champ magnétique est appelé Champ tournant.

Le champ tournant statorique vient induire des courants dans le rotor et leur
interaction entraine la rotation du rotor à une fréquence légèrement inférieure à celle
du champs tournants.

35
CHAP 2: Moteur asynchrone
3. Technologie du moteur asynchrone

3.1 Les circuits électriques

36
CHAP 2: Moteur asynchrone
3. Technologie du moteur asynchrone

3.1.1 Le stator:
Le stator constitue l’inducteur du moteur asynchrone :
c’est dans le stator que se situent les bobines inductrices.
Il est relié au réseau électrique triphasé.
Aussi, dans le cas triphasé, le stator est constitué de trois phases parcourues par des courants
alternatifs triphasés, chaque phase pouvant mettre en jeu plusieurs paires de pôles.

Elle comporte trois enroulements, chaque enroulement comporte P bobines, chaque bobine
présente un paire de pôle (N-S). On aura donc 2P pôles et P paires de pôles. Ces enroulements
2𝜋 𝜋
sont logés dans des encoches et décalés entre eux de . La largeur d’une bobine est de .
3𝑃 𝑃

37
CHAP 2: Moteur asynchrone
3. Technologie du moteur asynchrone
Les courants du stator créent le champ magnétique tournant à la vitesse angulaire
Ωs, appelée vitesse de synchronisme, et donnée par :
𝝎 𝟐𝝅𝒇
𝜴𝐒 = = (rad/s)
𝑷 𝑷
 est la pulsation des courants alternatifs
p est le nombre de paires de pôles.

La vitesse angulaire de synchronisme Ωs peut être exprimée en nombre de tours par


unité de temps. Sa valeur ns est alors donnée par la relation :

𝒇 𝟔𝟎𝒇
𝑵𝐒 = (tr/s) 𝑵𝐒 = (tr/min)
𝑷 𝑷

f est la fréquence du courant alternatif.

38
CHAP 2: Moteur asynchrone
3. Technologie du moteur asynchrone
P = Nombre de paire de pôles

U U U

V
W
W W
V V

U
U
V V V
W W W

W
V
U U

Une paire de pôles 2 paires de pôles 4 paires de pôles

60. f 60. f 60. f


Ns = Ns = Ns =
1 2 39 4
CHAP 2: Moteur asynchrone
3. Technologie du moteur asynchrone
3.1.2 Le rotor

Le rotor du moteur asynchrone n’est fixé à aucune alimentation électrique. Il est constitué de
conducteurs en court-circuit qui sont parcourus par des courants induits : les courants
rotoriques. Ces conducteurs peuvent être constitués par un ensemble de bobinages (rotor
bobiné) ou bien une cage d’écureuil.

Le rotor à cage d’écureuil tient son nom de sa forme. Il est constitué de barres conductrices
très souvent en aluminium.
Les extrémités de ces barres sont réunies par deux anneaux également conducteurs.

40
CHAP 2: Moteur asynchrone
3. Technologie du moteur asynchrone
3.2 Symboles électriques

Les symboles électriques du moteur asynchrone dans le cas d’un rotor bobiné et dans celui d’un
rotor à cage d’écureuil sont reportés sur la Figure suivante.

Moteur asynchrone à rotor bobiné (a) et à cage d’écureuil (b).

41
CHAP 2: Moteur asynchrone
3. Technologie du moteur asynchrone
3.2. plaque signalétique

Puissance Couplage à effectuer


utile délivrée sur en fonction du
l’arbre moteur réseau

Vitesse nominale
(réelle) du rotor Intensité (dans chaque
Rendement h
42
phase) correspondante
CHAP 2: Moteur asynchrone
3. Technologie du moteur asynchrone
3.2. plaque signalétique
Exploitation :
• Puissance :(1,5Kw) puissance utile délivrée sur l’arbre du moteur.
• facteur de puissance :(0,78) permet le calcul de la puissance réactive consommée par le
moteur.
• Tensions : (230v/400v) la première indique la valeur nominale de la tension aux bornes
d’un enroulement. Elle justifie le couplage (étoile ou triangle) à effectuer en fonction
du réseau d’alimentation.
• Intensités : (6,65A/3,84A) Elles représentes l’intensité en ligne (dans chaque phase) pour
chacun des couplages .
• rendement(rdt%76) : permet de connaître la puissance électrique consommée (on dit
absorbée)
• vitesse :(1440 Tr/mn) Indique la vitesse nominale du rotor. On dit aussi vitesse réelle. On
connait alors La vitesse de synchronisme ns du moteur
43 (ici 1500 t/mn)
CHAP 2: Moteur asynchrone
3. Technologie du moteur asynchrone
3.4. Branchement

44
CHAP 2: Moteur asynchrone
3. Technologie du moteur asynchrone
3.4. Branchement

45
CHAP 2: Moteur asynchrone
3. Technologie du moteur asynchrone

Exercices :
Réseau 230V / 400V ; 50 Hz ni l'un
Moteur 230V / 400V étoile triangle
ni l'autre

Réseau 230V / 400V ; 50 Hz ni l'un


Moteur 400V / 690V étoile triangle
ni l'autre

Réseau 130V / 230V ; 50 Hz ni l'un


Moteur 230V / 400V étoile triangle
ni l'autre

46
CHAP 2: Moteur asynchrone
4. Fonctionnement du moteur asynchrone
4-1 Glissement
Le moteur est dit asynchrone car il est impossible au rotor d’atteindre la même vitesse que
le champ statorique : le rotor a toujours un temps de retard sur les courants statoriques.
(puisque le champ tournant doit d’abord donner naissance aux courants rotoriques).

La différence de vitesse entre le rotor et le champ statorique est appelée le glissement, nous le
noterons g. Le glissement dépend de la charge mécanique du moteur : plus le moteur doit
délivrer un couple important, plus le rotor glisse. En effet, un rotor ayant une charge plus
importance ait plus de difficulté à suivre le champ magnétique.
Le glissement est défini par les vitesses de synchronismes et du rotor selon la relation :

𝛺s − 𝛺 𝑁s − 𝑁
𝑔= =
𝛺s 𝑁𝑠

47
CHAP 2: Moteur asynchrone
3. Technologie du moteur asynchrone
Un moteur de 2 pôles est alimenté en courant alternatif 50Hz
Sa vitesse de rotation sera de :
2 pôles = 1 paire de pôles donc Ns = [Link]-1

Ce même moteur alimenté en 60Hz


Ns = [Link]-1
Un moteur de 4 paires de pôles est alimenté en courant alternatif 50Hz puis en 60Hz
Sa vitesse de synchronisme sera de :
Avec un glissement de 5% sa vitesse réelle sera de :

Ns = [Link]-1 et Ns = [Link]-1
N = [Link]-1 et N = [Link]-1
Un moteur de 1 paire de pôles est alimenté en courant alternatif 50Hz
Sa vitesse réelle est de 2910 [Link]-1 :
Quel est son glissement ?

Glissement = 3%

48
CHAP 2: Moteur asynchrone
4. Fonctionnement du moteur asynchrone
4-2 Fonctionnement à vide
À vide, le rotor n’entraîne pas de charge. Par conséquent, le glissement est pratiquement nul et
le rotor tourne quasiment à la vitesse de synchronisme : on supposera que, à vide,

g = 0 et n = ns

Le facteur de puissance cos φ à vide est très faible (il est inférieur à 0,2), en conséquence
de quoi le courant absorbé est élevé : si la puissance active absorbée P est faible en
l’absence de charge, la puissance réactive Q consommée est élevée. Le courant absorbé,
essentiellement réactif, est un courant de magnétisation : il sert à créer le champ magnétique
tournant.

49
CHAP 2: Moteur asynchrone
4. Fonctionnement du moteur asynchrone
4-3 Fonctionnement en charge

Lorsque l’on charge le moteur, c’est à dire lorsqu’on lui demande de fournir un effort
mécanique, la consommation de puissance active augmente et le stator absorbe un courant
actif.
4.3.1 Caractéristiques mécaniques

Nous avons reporté sur la Figure l’allure de la caractéristique du couple utile d’un moteur
asynchrone en fonction de la vitesse de rotation et du glissement.

50
CHAP 2: Moteur asynchrone
4. Fonctionnement du moteur asynchrone
Où Tu est le couple utile.
Nous avons repéré la zone de fonctionnement du moteur asynchrone, c’est à dire les conditions
de vitesse, de glissement et de couple dans lesquelles le moteur va travailler après avoir démarré.
Celle-ci se trouve dans la zone des valeurs élevées de n, c’est à dire pour les faibles valeurs du
glissement g. Nous pouvons remarquer que, dans ce régime, la vitesse varie peu en fonction de
la charge, et que l’on peut approcher la caractéristique Tu(n) par une droite, de sorte que :

a et b sont des constantes.

D’autre part, nous pouvons observer que, toujours dans la zone de fonctionnement, le couple
utile est proportionnel au glissement, et, de fait :
où k est une constante
51
CHAP 2: Moteur asynchrone
4. Fonctionnement du moteur asynchrone
Nous avons aussi reporté sur la Figure la vitesse de décrochage nd :

lorsque le moteur est en fonctionnement, si la charge amène la vitesse de rotation du moteur à


descendre en dessous de nd alors celui-ci cale. Typiquement,

52
CHAP 2: Moteur asynchrone
4. Fonctionnement du moteur asynchrone

4-4 Bilan des puissances et des pertes

Le bilan des puissances et des pertes dans un moteur asynchrone est reporté sur la Figure
suivante :

53
CHAP 2: Moteur asynchrone
4. Fonctionnement du moteur asynchrone

Le moteur asynchrone absorbe sur le réseau une puissance électrique active triphasée Pa.
Une partie PJS de cette puissance est dissipée par effet Joule dans les enroulements du
stator.

Le champ magnétique inducteur entraîne des pertes dans le fer Pf , par hystérésis et par
courant de Foucault.

Le reste de la puissance Ptr est transmis au rotor à travers l’entrefer.

La majeure partie de cette puissance est alors utilisée pour produire une puissance
électromagnétique Pem, tandis que la présence d’un courant induit dans le rotor provoque des
pertes par effet Joule PJR .

La puissance électromagnétique fournie par le stator est responsable de la mise en


mouvement du rotor, qui produit la puissance mécanique utile Pu qui sera par la suite
transmise à la charge par le biais d’un arbre de transmission ou d’une courroie de distribution.

Toutefois, dans le mouvement du rotor, une partie de la puissance est perdue par divers
mécanismes de frottements, c’est ce que l’on appelle les pertes rotationnelles Prot.
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CHAP 2: Moteur asynchrone
4. Fonctionnement du moteur asynchrone
4.4.1 La puissance absorbée Pa

La puissance absorbée par un moteur asynchrone est une puissance active électrique.
Lorsque le moteur est connecté à un réseau triphasé, Pa vérifie la relation :

où U est la tension composée aux bornes du moteur, I le courant de ligne, et cos φ le facteur
de puissance du moteur.

4.4.2 Les pertes par effet Joule au stator PJS

Le stator peut être câblé en étoile ou en triangle. Puisque le moteur constitue un récepteur
triphasé équilibré, alors :

R est la résistance entre deux bornes.

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CHAP 2: Moteur asynchrone
4. Fonctionnement du moteur asynchrone
Dans le montage étoile, la résistance entre deux bornes R est reliée à la résistance de chaque
enroulement r par la relation :

Dans le montage triangle, cette relation devient :

4.4.3 Les pertes fer

Les pertes fer sont fonctions du flux magnétique. Elles ne dépendent donc que de la
tension d’alimentation et de la fréquence des courants statoriques. Or, en régime de
fonctionnement, ces grandeurs ne varient pas et, par conséquent, les pertes fer peuvent être
considérées comme constantes quelle que soit la charge du moteur.

Dans la pratique, les pertes fer sont mesurées lors d’un essai à vide, en même temps que les
pertes rotationnelles.

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CHAP 2: Moteur asynchrone
4. Fonctionnement du moteur asynchrone

4.4.4 La puissance transmise dans l’entrefer Ptr


La puissance transmise au rotor à travers l’entrefer Ptr est la partie de puissance absorbée
qui n’est pas perdue dans les enroulements du stator et dans le fer. Aussi :

4.4.5 Pertes Joule au rotor PJ R


Les pertes Joule au rotor sont fonctions de la puissance transmise à celui-ci. On peut par
ailleurs montrer qu’elles sont aussi fonctions du glissement. En effet, les grandeurs PJ R et Ptr
sont liées par la relation:

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CHAP 2: Moteur asynchrone
4. Fonctionnement du moteur asynchrone
4.4.6 Puissance électromagnétique Pem et moment du couple électromagnétique Tem

La puissance électromagnétique Pem transmise au rotor est égale à :

Le rotor, tournant à la vitesse Ω, est soumis à un couple électromagnétique Tem et reçoit par
conséquent une puissance électromagnétique égale à :

Donc, on peut montrer que :

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CHAP 2: Moteur asynchrone
4. Fonctionnement du moteur asynchrone

4.4.7 Pertes mécaniques rotationnelles

Les pertes rotationnelles dépendent uniquement de la vitesse de rotation du moteur. Or, nous
l’avons vu précédemment, la vitesse du moteur ne varie que relativement peu avec la charge, la
vitesse de décrochage étant relativement proche de la vitesse de synchronisme. Dans un moteur
asynchrone, les pertes rotationnelles seront par conséquent considérées comme constantes, et
déterminées à l’aide d’un essai à vide.

4.4.8 Puissance mécanique et couple utiles Pu et Tu

Le rotor déploie un couple utile Tu à la vitesse Ω. Il délivre alors la puissance utile Pu telle que :

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CHAP 2: Moteur asynchrone
4. Fonctionnement du moteur asynchrone

4.4.9 Rendement
Le rendement η du moteur asynchrone est le rapport entre la puissance utile mécanique qu’il
fournit et la puissance électrique qu’il absorbe, de sorte que :

À l’aide de la chaîne des pertes, on peut aussi écrire :

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4. Fonctionnement du moteur asynchrone

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4. Fonctionnement du moteur asynchrone

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CHAP 2: Moteur asynchrone
4. Fonctionnement du moteur asynchrone

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CHAP 2: Moteur asynchrone

Exercice :
Les tensions indiquées sur la plaque signalétique d'un moteur triphasé sont : 400 V / 690 V,
50 Hz. (Cela signifie que la tension nominale aux bornes d’un enroulement est de 400 V).
Quel doit être le couplage du moteur sur un réseau triphasé :
a. 230 V / 400 V ?
b. 400 V / 690 V ?

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CHAP 2: Moteur asynchrone

Exercice :
Un moteur asynchrone triphasé tétrapolaire à cage d’écureuil possède les caractéristiques suivantes
:
230 V / 400 V 50 Hz. La résistance d'un enroulement statorique, mesurée à chaud, est R = 0,70 Ω.
Ce moteur est alimenté par un réseau 400 V entre phases.
1. Déterminer le couplage du moteur et sa vitesse de synchronisme.
A vide, le moteur tourne à une vitesse proche de la vitesse de synchronisme, absorbe un courant de
5,35 A et une puissance de 845 W. Les pertes mécaniques s’élèvent à 500 W.
2. Déterminer les pertes Joule statoriques à vide et les pertes fer.
En charge nominale, le courant de ligne statorique est de 16,5 A, le facteur de puissance de 0,83 et
la vitesse de rotation de 1400 tr/min.
3. Calculer :
a. Les pertes Joule statoriques en charge.
b. La puissance absorbée.
c. La puissance transmise au rotor.
d. Le glissement.
e. Les pertes Joule rotoriques en charge.
f. La puissance utile en bout d'arbre.
g. Le moment du couple utile.
h. Le rendement.
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