PDF Mémoire Finale
Thèmes abordés
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Thèmes abordés
Thème
Promotion 2017/2018
Remerciements
Tout travail de recherche n’est jamais l’œuvre d’une seule personne, à
cet effet je tiens à exprimer ma sincère reconnaissance et mes vifs
remerciements à tous ceux qui ont contribué de pré ou de loin à la
réalisation de ce modeste travail.
Tout d’abord je tiens à remercier Mme SI SALAH Karima directrice
de ce mémoire qui a supervisé avec clairvoyance et rigueur, la
préparation de ce mémoire de fin d’étude, c’est grâce à ses conseils et
sa disponibilité à chacune de mes sollicitations que j’ai pu mener à
bien ce travail, qu’elle trouve ici l’expression de ma profonde
gratitude.
Ensuite à Madame et Messieurs les membres du jury qui ont eu
l’amabilité d’accepter d’évaluer ce travail. Qu’ils trouvent ici
l’expression de ma reconnaissance.
Je souhaite aussi remercier vivement Mr OUALI Larbi chef de service
et maintenance au niveau du département d’informatique au sein de la
direction générale d’Algérie télécom pour sa disponibilité, sa
confiance qu’il m’a accordée durant toute cette période et pour les
conseils avisés qu’il a formulés tout au long de ce travail. Je tiens
aussi à remercier les responsables et dirigeants ainsi que tout le
personnel de l’entreprise qui ont acceptés de répondre à mes questions
et de me permettre d’accéder au moins à une minorité de leur
documentation.
Je ne peux terminer ces quelques lignes sans remercier tous mes
proches pour leur soutien et leurs encouragements, en particulier ma
mère, mon père, ma sœur, mes frères ainsi que mes très chers grands
parents maternelles, qui ont chacun à leur manière manifesté leur
intérêt pour ce travail.
Je remercie également tous mes amis ainsi que tous mes camarades et
mes enseignants de la spatialité « management stratégique ».
Dédicaces
Introduction ............................................................................................................................. 13
Conclusion ................................................................................................................................. 48
Introduction ............................................................................................................................. 50
Conclusion ................................................................................................................................ 76
Introduction .............................................................................................................................. 78
1
Alphonse Carlier « Intelligence économique et knowledge management », Lavoisier 2012 ; p180.
8
Introduction générale
Objet de la recherche
Le knowledge management a progressivement aménagé sa place comme discipline des
sciences de gestion de l’organisation. Il s’est constitué petit à petit pour devenir une discipline
ayant sa problématique propre, ses méthodes et ses outils. Le Knowledge Management est «
Un processus de création, d’enrichissement, de capitalisation et de validation des savoirs et
des savoir-faire, impliquant tous les acteurs de l’organisation avec, pour enjeux, la
performance collective et sa pérennité »2.
La performance est une notion fréquemment évoquée aussi bien dans la vie
quotidienne que dans la vie professionnelle. Elle est devenue une obligation pour les
différents acteurs quels que soient leurs domaines d’actions. Ce concept omniprésent dans la
société actuelle a poussé de nombreux chercheurs à se pencher sur la question de la
performance, essayant de la définir, cherchant les différentes conceptualisations de cette
notion, se penchant sur les méthodes d’évaluation de cette performance, et sur les facteurs qui
l’induisent ou qui l’inhibent.
Les recherches concernant la performance de l’entreprise sont nombreuses, ce qui
démontre leur intérêt croissant pour ce concept. Bien que la performance ait pu faire l’objet de
nombreuses études, les travaux ont plus conduit à des questionnements qu’à des réponses,
plus particulièrement, en ce qui concerne la définition du concept. Ainsi, de nombreux auteurs
ont tenté de donner leur propre définition selon leur vécu. Mais les dires des uns sont infirmés
par ceux des autres. Aujourd’hui encore, nous sommes confrontés à de longues discussions
pour tenter de définir de manière plus correcte le concept de « performance ».
La performance de l’entreprise bien qu’étant un thème assez ancien en gestion, reste
tout de même un concept assez mal défini et mesurable et qui a évolué au fur du temps. Si au
niveau de l’entreprise, on a le plus souvent considéré que la performance exprime le degré
d'accomplissement des objectifs poursuivis, historiquement ce concept a longtemps été
mesuré uniquement grâce à des indicateurs financiers (retour sur investissement, chiffre
d’affaires, résultat…).
Le but étant de donner une image de l’entreprise qui soit le reflet de la richesse de ses
actionnaires. S’il est évident que la notion de performance de l’entreprise est liée au gain que
celle-ci réalise (une entreprise qui ne gagne que de l’argent est bien pauvre ; Henri Ford), et
s’il suffisait à l’époque d’Henri Ford de produire pour vendre, les données ont bien changé
depuis.
2
Yvon PESQUEUX, « Apprentissage organisationnel, économie de la connaissance : mode ou modèle ? »,
Cahier du LIPSOR, Série Recherche n°6, Septembre 2004, P 29.
9
Introduction générale
Problématique
Le knowledge management recouvre l’ensemble des techniques permettant
d’identifier, d’analyser, d’organiser, de mémoriser et de partager des connaissances entre les
différents membres d’une organisation. Cette discipline concerne non seulement les
connaissances explicites que l’on retrouve aisément dans les documents, mais aussi et surtout
les connaissances dites tacites qui ne sont autres que le savoir et le savoir-faire mémorisé par
les employés des entreprises.
Nombreux sont désormais les managers qui reconnaissent la valorisation des
connaissances comme une source de richesse pour l’entreprise tel que Peter DRUCKER
(1992) : « La création de richesse repose sur un facteur spécifiquement humain : la
connaissance. Lorsque nous appliquons la connaissance à des tâches que nous savons déjà
faire, nous appelons cela productivité. Lorsque nous appliquons la connaissance à des tâches
nouvelles ou différentes, nous appelons cela innovation ».3
A cet égard, la valorisation des connaissances, du savoir et du savoir-faire reste au
centre des préoccupations des entreprises. Cela apparaît dans leurs adoptions, pour beaucoup
d’entreprises ayant pris conscience de importance de ce dispositif, d’une démarche KM qui
répond à leurs besoins et leurs attentes. Cette dernière dépend des facteurs qui sont à l’origine
de cette décision. Parmi les facteurs majeurs de l’adoption d’une démarche KM par les
entreprises, figure la lutte contre les problèmes opérationnels résultant de la perte du savoir et
du savoir-faire, c’est le cas des réductions d’effectifs et des départs en retraite des employés
qui sont porteurs de connaissances et qui quittent leurs postes avant même d’avoir transmis le
savoir et le savoir-faire accumulés et qu’ils sont souvent seuls à détenir.
C’est le cas aussi des employés qui quittent leur entreprise pour aller offrir leur
compétences à une autre et emportent avec eux toutes les connaissances acquises, mais non
consignées par écrit ou partagées avec leur collègues.
L’Algérie est un pays en voie de développement et la pratique du KM est récente mais
cela n’a pas empêché son émergence au sein de certaines entreprises. D’ailleurs, rares sont les
entreprises qui en adoptent. Par notre recherche, nous souhaitons comprendre la démarche
KM et son impact sur l’entreprise de manière générale et son éventuelle intégration par
l’entreprise algérienne de manière particulière. Nous avons à cet effet, mené une étude au
niveau d’une entreprise algérienne « Algérie télécom » et nous avons posé la problématique
suivante :
3
Laurent VEYBEL, Patrick PRIEUR, « Le knowledge management dans tous ses états : La gestion des
connaissances au service de la performance », Éditions d’Organisation, 2003, P 3.
10
Introduction générale
11
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
Introduction
La gestion des connaissancesdevient depuis quelques années une préoccupation
industrielle majeure, que ce soit pour faire face à des pertes de connaissances suite aux
départs de personnes, ou pour que les entreprises utilisent mieux les connaissances qu’elles
possèdent, ou pour faire face aux nouvelles exigences d’une économie mondialisée, ou encore
pour acquérir un nouvel avantage concurrentiel.
Le présentchapitre a pour objet de présenter les éléments théoriques qui sous-tendent
la démarche du knowledge management ; il est subdivisé en trois sections consacrées aux
définitions des concepts de base pour le KM, ses outils, ses fonctions, ses enjeux et ses
objectifs, ainsi que la démarche KM.
Section 01 : Boite à outils pour le knowledge management
Selon Dudezerton1, l’ambition du KM est de favoriser une exploitation maximale du
capital immatériel dans l’objectif de créer ou de renforcer un avantage concurrentiel durable
pour l’entreprise. Il est alors nécessaire de donner un support à la connaissance comme les
systèmes d’informations ont su le faire pour les informations. La promesse (et les limites) du
KMréside de fait dans sa capacité à traiter de la différence entre informations et
connaissances.
Mais comprendre le management de la connaissance nécessite de savoir avant tout
définir la notion de connaissance en commençant par la positionner par rapport à un ensemble
de notions voisines : donnée, information, compétence. M. Ferrary et Y. Pesqueux écrivent
que le management de la connaissance se construit sur une gradation qui s’établit entre quatre
notions contiguës : la donnée, l’information, la compétence et la connaissance. Nous
reprendrons donc cette gradation pour aborder la question du management de la connaissance.
1.1. Gestion des connaissances : De la donnée à la connaissance
La notion de la connaissance est l’un des concepts les plus utilisés dans la littérature du
management des connaissances. Sa définition est difficile car la connaissance, l’information et
la donnée sont souvent interchangeables. Pour relever cette ambiguïté, nous allons d’abord
définir les notions : donnée, information, compétence et connaissance.
1.1.1. La donnée
Une donnée est un fait discret 2(prax 2003), brut. Elle représente des observations ou
des faits hors contexte qui sont, donc, pas directement significatifs. Elle est objective et de
1
Dudezert A., La valeur des connaissances en entreprise : recherche sur la conception de méthodes opératoires
d’évaluation des connaissances en organisation, Thèse de Doctorat, Ecole Centrale Paris, 2003, p 180-182.
2
Jean-Yves PRAX, « Le manuel de knowledge management », édition DUNOD, Paris, 2003, p60.
13
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
3
Claire BEYOU, « Manager les connaissances », éd LIAISON, Paris, 2003, p.28.
4
K. E. Sveiby, Op. cit., p 81-85.
14
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
L’information est : « un ensemble d’actes qui a pour objet de faire la preuve d’une
infraction et d’en connaitre les autres ». 5
Pour Joël de Rosney : « dans son sens le plus courant, une information est un fait
nouveau, un renseignement ou une connaissance résultant d’une observation ».6
Jean-Louis Nicolet et Jean cellier « une information constitue une représentation à un
instant donné de notre environnement ».7
En outre, l’information peut être définie comme ce qui forme ou transforme une
représentation dans la relation qui lie un système à son environnement (Mayère, 1995). C’est
un moyen de réduire l’incertitude. Elle résulte d’un traitement rationnel grâce à une
organisation humaine et technique (Boersma et Stegwee, 1996). Elle est nécessaire pour
l’action et doit être maîtrisée pour être source de valeur ajoutée. Dans ce sens, elle est
considérée comme le support des connaissances.
Une information est une donnée à laquelle un individu attribue une signification. La
connaissance quant à elle, nécessite à la fois l’articulation d’un ensemble d’informations et
leur appropriation ainsi que leur incorporation par la personne.
1.1.3 La compétence
La notion de compétence est analysée à travers deux perspectives : la perspective de la
formulation en gestion des ressources humaines et la perspective stratégique. Une
organisation dont le capital informationnel est fondée sur les compétences et une organisation
qui met en avant ces deux perspectives. La notion de compétences est souvent confondue avec
celle de connaissance, mais nous montrerons ici que ces deux notions sont différentes.
L’on parle de nos jours de « compétence » là où il s’agissait autrefois de
« qualification ».Selon Prax (2000), la compétence se définit comme « un ensemble de
connaissances, de capacités d’action et de comportements structurés en fonction d’un but et
dans un type situation donnée »8. Pour lui, la compétence est donc fortement ancrée dans
l’action. Pour la différencier de la connaissance, Mounoud et Dudezert reprennent la phrase
de Sveiby (2000) : « La compétence est souvent considérée comme la connaissance en
action».9
5
Jean-Maurice Bruneau & Jean François Pujos, « Le management des connaissances dans l’entreprise RH et
SI », p18.
6
Idem .
7
Idem
8
Prax J.-Y., « Le guide du knowledge management », Dunod, Paris, 2000.
9
K. E. Sveiby, Op. cit. pp. 63-78.
15
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
CONNAISSSANCES
Informations + Contexte
INFORMATIONS
Informations +Signification
DONNEES
10
G. de Terssac, Savoirs, « compétences et travail, Octarès, Toulouse », 1995, pp. 223-247.
11
Jean-Maurice Bruneau & Jean François Pujos, « Le management des connaissances dans l’entreprise RH et
SI », p22.
12
Virgile LUNGU, « Konwledge managent en entreprise, La gestion des connaissances au service de la
performance », GERESO édition 2013, p 47-48.
13
Robert Reix, Bernard Fallery, Michel Kalika, Frantz Rowe, « Systèmes d’information et management des
organisations », 6éme édition, p223.
16
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
17
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
L’individu va, par la suite, s’approprier cette information, l’enrichir par son écoute,
l’interpréter, ou encore la transformer et lui donner de la valeur pour devenir une
connaissance comme le montre le schéma suivant :
Figure N°02 : De l’information à la connaissance
Information Compréhension
Interprétation Connaissance
Contextualisation
Par la suite, les différents types de connaissances acquises par l’individu vont être
transformés en actions à travers un processus de mise en œuvre pour nous donner une
compétence. Cette articulation peut être représentée, sous forme d’une chaîne comme le
montre le schéma ci-après :
Figure N° 03 : L’articulation sous forme d’une chaîne
18
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
La connaissance est aussi conservée dans les bibliothèques et les dossiers, partagés
dans les conférences et stockée par les entreprises sous la forme de processus et de savoir-
faire des collaborateurs. On appelle « connaissance tacite » la connaissance non documentée,
à l’inverse de la connaissance documentée dite « connaissance explicite ». Nous reviendrons
sur latypologiede la connaissance par la suite mais avant tout, il est essentiel de montrer ses
caractéristiques.
Selon Ferrary et Pesqueux (2006) la connaissance est à la fois cumulative et
transférable. K.Arrow14 attribue à la connaissance les caractéristiques d’un bien particulier à
partir de trois propriétés :
Elle n’est pas contrôlable car une personne qui diffuse sa connaissance en est «
Dépossédée» (au sens de la perte de propriété) sans être rétribuée alors que d’autres
peuvent l’utiliser. Or, pour être enrichie (car si non elle s’appauvrit), une connaissance
doit être diffusée ;
Elle est nonrivale sur le plan de sa « consommation ». Par conséquent, dans l’univers de la
théorie microéconomique néoclassique, le prix d’une connaissance ne peut être fixé
puisque son coût marginal est nul ;
Elle est cumulative car le flux dépend du stock disponible.
Par ailleurs, la connaissance est un type d’actif organisationnel différent des actifs
immobiliers et financiers par exemple. Elle est un phénomène complexe et il existe de
nombreux aspects du processus de gestion des connaissances. Un savoir-faire qui rend
l’organisation efficace et rentable, et que les autres entreprises ne sont pas en mesure d’imiter,
et une source fondamentale de profit et d’avantage que les concurrents ne peuvent acheter
facilement sur le marché.15
1.2.2. Sources de connaissances
La connaissance peut être collectée de plusieurs sources16. Elle peut être identifiée et
collectée en utilisant l’esprit humain (connaissance tacite) ou les machines comme l’agent
intelligent (connaissance explicite). Les sources de la connaissance peuvent être divisées en
deux types :
Documentaire : comme les périodiques, les bases de données, les rapports de recherche et
les informations disponibles dans le web ;
14
Michel FERRARY, Yvon PESQUEUX, « Management de la connaissance », édition ECONOMICA, Paris,
2006, p27.
15
Kenneth Laudon et Jean Laudon, « Management et systèmes d’informations » 13éme, édition, p445.
16
LACHACHI Abdelheq, « la formalisation du management des connaissances dans l’approche managériale »,
thèse de magister, Ecole doctorale management des hommes et gouvernance des entreprises de Tlemcen,
Algérie, 2010- 2011, P 17.
19
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
Non documenté : comme l’expérience humaine qui réside dans l’esprit [Link] : faits
vécus, leçons tirées…
1.3. Types et classification des connaissances
Une compréhension du concept de la connaissance et sa classification est importante
parce que le développement théorique dans le domaine du management des connaissances est
influencé par la distinction parmi les différents types de connaissances. La classification de la
connaissance est basée sur les processus du management des connaissances. En effet, il existe
plusieurs classifications de la connaissance. Nous ne citerons que les plus courantes.
1.3.1. La connaissance selon la dimension épistémologique
La distinction entre connaissance tacite et connaissance explicite a été introduite par
Polanyi (1966), qui affirme : « Nous savons plus que ce que nous pouvons dire. » Cette
distinction reprise par de nombreux auteurs, en particulier Nonaka (1994), concerne la nature
plus au moins communicable de la connaissance.
[Link]. La connaissance tacite
La connaissance tacite peut être définie comme une connaissance qui est personnelle,
spécifique à un contexte donné. Elle est enracinée à un niveau subconscient et de ce fait,
elleest difficile à formaliser, à communiquer et à partager avec les autres (Dietrich et Cazal,
2003).17
La connaissance tacite est une forme de connaissance difficile à traduire dans un
discours ; elle ne se communique pas par le langage. Elle correspond, en particulier, à la
« connaissance du contexte », ensemble de valeurs et de normes implicites de l’organisation.
La caractéristique essentielle de la connaissance tacite est sa difficulté de
transmission ; cette connaissance est difficile à séparer de son détendeur et de son contexte
d’utilisation : elle est acquise par imitation,expérimentation dans un certain contexte. Comme
le précise Nonaka (1994), « la connaissance tacite inclut des éléments cognitifs, les schémas,
les croyances, les modèles mentaux … définissant notre vision des choses et des éléments
techniques correspondant à un savoir-faire ancré dans des contextes spécifiques d’action ».
[Link]. La connaissance explicite
La connaissance explicite est la connaissance qui est codifiée et transmise dans un langage
formel et systématique. Elle est articulée, formalisée, objective, accessible et se présente sous
forme de documents, de base de données, de symboles, de graphes et de manuels.
17
Dietrich Anne et Cazal Didier, « Gestion des compétences, savoirs tacites et production de connaissances »,
les cahiers de recherche (CLAREE) UPRESA-CNRS, 2003, p14.
20
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
Un des avantages de cette forme de connaissance est qu’elle est facilement partagée ou
transmise et communiquée par l’activité de l’organisation18. La connaissance tacite est
extrêmement importante dans l’organisation car les personnes acquièrent cette connaissance
pour création et organisation de leurs propres expériences.
Dans leurs travaux, Nonaka et Takeuchi émettent l’hypothèse que la connaissance est
créée à partir des interruptions qui peuvent se produire entre les connaissances tacites et les
connaissances explicites. Ainsi, quatre modes de transfert de connaissances peuvent être
identifiés :
Socialisation (tacite à tacite) : Elle représente le processus de transmission des
connaissances tacites. Il s’agit de la transmission des modèles mentaux ou des
compétences techniques. La transmission d’un savoir-faire s’effectue généralement par
l’observation, l’initiation et surtout par la pratique et l’expérience. La socialisation est
favorisée par l’environnement ;
Externalisation (tacite à explicite) :Elle représente le processus de passage des
connaissances tacites en connaissances explicites sous forme de concepts, modèles,
hypothèses dans la modélisation des concepts résultants souvent des dialogues échangés
entre les individus ;
Combinaison (explicite à explicite) : C’est un processus qui permet de créer des
connaissances explicites à partir de la restructuration d’un ensemble de connaissances
explicites acquises par différents canaux de communication ;
Internalisation (explicite à tacite) : C’est le processus de passage des connaissances
explicites aux tacites, souvent c’est un processus d’apprentissage avec des supports comme
des documents, des manuels…etc. L’apprentissage permet à un individu d’acquérir de
nouvelles connaissances ou compétences par un processus d’étude ou par
l’expérimentation.
Le processus de capitalisation et de transfert de connaissance est schématisé dans la
figure suivante :
GOURY Marie-Line, KIMBLE Chris et MONIN Jean Michel, « Management, système d’information et
18
21
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
Externalisation Internalisation
Transfert Indirect
Source : Management des connaissances en entreprise ,2eme édition, sous la direction de Imed Boughzala et
Jean-Louis Ermine, page 54.
19
BAYAD Mohamed et SIMEN Serge Francis, « Le management des connaissances : état des lieux et
perspectives » édition : DUNOD, Paris, juin 2003. P 11.
22
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
des nouvelles connaissances partagées par les membres de groupe et elle est articulée sous
formes de plans, de formules ou de la spécification technique d’un produit. Elle réside sous
forme de productions écrites du collectif, par exemple manuel projet, règles de
fonctionnement.
1.3.3. Connaissance locale / produit /entreprise
Il est possible de distinguer trois niveaux de connaissances si l’on considère
l’entreprise comme un système de production découpé en activités : Les connaissances locales
qui sont des connaissances nécessaires à l’accomplissement d’une tâche précise, les
connaissances liées à un produit qui sont les connaissances qui concernent un produit durant
toute sa vie (documents sur le produit, savoir-faire lié au cycle de vie du produit, ensemble
d’informations non écrites comme les choix de conceptions, de modifications, etc.) et les
connaissances liées à l’entreprise.
Qu’elle soit individuelle ou collective, tacite ou explicite, ou autre, la connaissance est
partout dans l’entreprise. Mais qui dit connaissance, dit également compétence, surtout dans
des situations de travail. Il est vrai que la frontière est mince entre la connaissance d’un
individu et ses compétences. En effet les savoir-faire de cette personne se nourrissent des
savoirs, de son expérience accumulée au cours des années de travail.
Section 02 : Genèse et avènement du Knowledge Management
Le monde de l’économie change en profondeur. Les moteurs du développement se
déplacent de la matière et l’énergie vers l’information, la connaissance, l’organisation, en
d’autres termes vers l’immatériel. Largement partagé aujourd’hui, ce capital immatériel de
l’entreprise est devenu un facteur déterminant de sa performance.
L’information et la connaissance en constituent des ressources stratégiques pour ces
organisations20. Nous proposons dans cette deuxième sectionde lever le rôle sur le
«Knowledge mangement», un concept souvent ambigu et perçu de façon incomplète car
possédant un grand nombre d’aspects depuis son apparition à nos jours.
2.1. Origine du Knowledge Management
Selon Meignant (2006)21, la notion de gestion de connaissance est apparue dans les
années 1970 aux Etats-Unis. Le concept « gestion de la connaissance » commençait à
s’épanouir dans certains groupes industriels américains. Ce concept s’est développé aux
Etats-Unis en partie grâce aux chercheurs qui observaient le fonctionnement des organisations
pour comprendre comment la connaissance était produite, utilisée et diffusée.
20
Imed Boughzala, Jean-Louis Ermine, « Management des connaissances en entreprise », 2éme édition p90.
21
Meignant, A. (2006). « Manager la formation », éditions liaisons.
23
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
Au milieu des années 80, les entreprises se sont rendu compte que la connaissance
était devenue un atout concurrentiel et stratégique car l’information n’était plus pérenne dans
l’organisation. Il a donc fallu manager les connaissances de façons à bien s’en servir face à la
concurrence.
Dans les années 90, le concept de gestion de connaissance s’est mondialisé. Il s’est
alors répandu aux quatre coins du globe dans des entreprises qui subissaient les effets en
retraite qui impliquent les départs des connaissances.
2.1.1. De l’ère industrielle à l’ère tertiaire
L’économie actuelle, essentiellement tertiaire, s'est peu à peu dirigée vers une
production personnalisée et concentrée sur les besoins du client final. L’innovation et la
distinction sont devenues des clés de la réussite pour les entreprises. La capacité de
production des sociétés modernes ne repose plus uniquement sur leurs usines ou leurs
équipements mais de plus en plus sur leurs capital intellectuel.
Le succès d’une entreprise réside donc dans la connaissance de ses clients, le savoir-
faire lié aux produits, la créativité et l’innovation. La connaissance est ainsi devenue une
ressource stratégique, moteur de la pérennité et de la croissance des entreprises.
2.1.2. La connaissance comme ressource importante à mobiliser dans l’entreprise
D’après Peter Drucker, l’une des figures emblématiques du Knowledge Management,
la connaissance n’est plus aujourd’hui un facteur de production au même titre que l’argent ou
le travail mais bel et bien la seule ressource ayant de la valeur dans la nouvelle économie.
Cette position est sans doute trop extrémiste pour représenter la réalité. Cependant,
force est de constater que dans la société actuelle, les individus utilisent leurs tête plutôt que
leurs mains. Les travailleurs intellectuels créaient des connaissances pour donner un avantage
compétitif à leur entreprise. Malheureusement, ce capital intellectuel n’est pas facile à
mobiliser.
En effet, la forte pression concurrentielle ajoutée à une situation économique difficile
a conduit les entreprises à se restructurer et à réduire leur personnel. Cette restructuration a
profondément allégé le poids de la hiérarchie, donnant une plus grande autonomie aux
collaborateurs. Par ce biais, les connaissances, les compétences et les savoir-faire se sont
disséminés au sein de l’entreprise.
2.2. Contexte d’émergence du knowledge management
De tous temps, les entreprises ont dû s’adapter à leur environnement pour pouvoir
résister à la concurrence.
24
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
Cependant, depuis quelques années, tout s’est accéléré. Les entreprises ont dû
effectuer des changements rapides pour pouvoir survivre sous tendus par les facteurs
suivants :
2.2.1. Facteurs organisationnels
L’entreprise a subi des changements externes qui ont influencé son organisation
interne par des facteurs endogènes qui sont appelés facteurs organisationnels.
[Link]. La mobilité
Au sein des entreprises, il existe aujourd’hui deux types de mobilité : la mobilité
géographique et la mobilité professionnelle.
La mobilité géographique :a pour but de faire face essentiellement à un besoin de main
d’œuvre pour que la compétence d’une entreprise soit égale malgré les changements
environnementaux. Aujourd’hui, les entreprises étendent leur réseau au quatre coins du
monde et des zones de compétences se dessinent. On peut observer des délocalisations
d’entreprises vers des zones avantageuses car, entre autres, moins couteuses ;
La mobilité professionnelle :fait référence aux changements professionnels d’une
personne (turn-over) aussi bien en termes de changement d’entreprise, de profession ou de
secteur d’emploi. La mobilité peut aussi être interne à l’entreprise.22
[Link]. Les transformations du travail
Aujourd’hui, la production évolue vers l’immatériel, vers le service. Dans cet
environnement, l’information devient donc une matière première. C’est pour cela qu’il faut
que les entreprises sachent la maîtriser. De plus, les systèmes de traitement de l’information et
de la communication deviennent matures et se généralisent. Le développement de
compétences pour le traitement de l’information devient donc un impératif pour les
entreprises.23
[Link]. L’évolution des valeurs et des demandes
Au début du siècle, l’OST (organisation scientifique du travail) de Taylor était le
modèle sur lequel les entreprises fonctionnaient. Dans les années 1950-1960, l’entreprise à
progressivement pris en compte les ressources humaines qu’elle avait à sa disposition. Ce
mouvement a permis de comprendre que le salarié est moteur de la performance de
l’entreprise. Les notions de « capital humain » et de « capital immatériel » sont alors
apparues.
22
FFFOD, « E-learning et Knowledge management : Quelles convergences ? », 2004.
23
Idem.
25
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
C’est ainsi que la compétence est devenue une matière première qui fait la richesse de
l’entreprise et permet le maintien de sa performance. C’est dans ce nouveau contexte que
l’entreprise doit utiliser les savoirs et les savoirs faire de ses salariés pour faire évoluer
l’organisation.
2.2.1.4La Qualité
Selon LeBoterf24 (2007), pour pouvoir rester compétitif, les entreprises doivent
respecter des normes de qualité. La plus connue est la norme ISO(International Standards
Organisation) qui est internationale. Ces normes introduisent des exigences en termes de
prise en compte et de développement des compétences.
Dans ces situations, il y a la définition des besoins présents et futurs de l’organisation
en termes de compétences. Après, il ne reste plus qu’à mettre en place une stratégie afin de
réduire l’écart constaté, les normes apportent donc de la rigueur dans l’entreprise, mais ils
garantissent également aux clients la qualité des produits.
2.2.2. Les facteurs environnementaux
Le contexte externe de l’entreprise qui demeure instable et turbulent est caractérisé par
des facteurs exogènes dit facteurs environnementaux.
[Link]. La mondialisation
La mondialisation (globalisation) se traduit par une libre circulation sans précédent
des capitaux, des biens et des services. La libre circulation des individus est loin d’en être au
même stade. Le terme de mondialisation désigne ici les changements induits par la diffusion
mondiale des informations sous une forme numérique grâce à l’internet. En effet, la grande
nouveauté du XXI siècle, est la mise en place des TIC. Les enjeux de globalisation amènent
dès lors la nécessité de gérer les connaissances et d’innover.
[Link]. La démographie
Nous arrivons à l’heure actuelle dans une configuration démographique nouvelle. En
effet, la pyramide des âges dans les pays occidentaux est singulière. Un nombre important de
personnes partiront à la retraite dans les années à venir. Des départs massifs doivent être
anticipés par les entreprises car l’expertise et les connaissances de ses individus seront
perdues, si rien n’est fait. Cette perte de connaissances pourrait avoir un effet négatif sur
l’entreprise à moyen terme. Pour résister à la concurrence, ces entreprises doivent augmenter
la performance de leur outils de production ou se délocaliser (FFFOD, 2004).
24
Le Boterf. G, « Construire les compétences individuelles et collectives », édition d’Organisation. Groupe
Eyrolles, paris, 2007, P 16-21.
26
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
25
Mariaux. J.L, « Le portail intranet, un outil de gestion de la connaissance », éd. DUNOD, paris, 2000, p 21.
26
Grundstein. M et Rosenthal-Sabroux. C, « Capitalisation des connaissances de l’entreprise et aide à la
décision : knowledge management », édition Arts et Métiers, DUNOD, paris, 2000.
27
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
27
Stephen Denning, Le Courrier ACP-UE mai-juin 2002, pp. 58-61.
28
Alphonse Carlier, knowledge management et web 2.0, edition Lavoisier p141.
29
Sanchez R., Knowledge Management and Organizational Competence, Oxford, 2003.
30
SchultzeetLeidner, « Knowledge Management is the generation, representation, storage, transfer,
transformation, application, embedding and protecting of organizational knowledge. Organizational Memory,
Information Sharing and Collaborative Work are closely related to Knowledge Management » (2002).
31
Yves PRAX, « Le manuel de knowledge management », éd. DUNOD, Paris, 2003, p 22.
28
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
Cette expression traduit trois attentes qui différencient, aux yeux de l’utilisateur, la
logique de Knowledge management par rapport à celle de système d’informations :
Apportez-moi l’information : indique une attente pour un « service personnalisé », de
production d’information pertinente sur mesure, cela sous-entend uniquement celle-là, le
reste c’est du bruit ;
Au moment où j’en ai besoin : indique que la valeur de l’information réside dans le« Juste
à temps », sorte d’unité de temps et d’action ;
Sans que j’en fasse la demande : c'est-à-dire l’art de trouver des choses qu’on ne cherchait
pas mais qui s’avèrent correspondre à des attentes tacites.
2.3.2. Définition opérationnelle
La deuxième définition est vue de côté des opérations, elle est liée au business et aux
processus cœur de métier ; cela pourrait être la définition du nouveau manager : « Combinez
les savoirs et savoir-faire dans le process, produit, organisations, pour créer de la valeur ».32
Cette définition contient trois éléments importants, que nous reverrons en détail :
La distinction entre savoir (explicite diffusable) et savoir-faire (tacite non diffusable) ;
La notion de combinaison : la compétence individuelle et la connaissance ne sont
producteurs de valeur que combinées avec d’autres facteurs, notamment les processus et
les produits, et également entre eux ;
La notion de création de valeur : le KM n’a de sens que s’il est relié au business, à la
capacité d’améliorer la performance.
2.3.3. Définition fonctionnelle
La troisième définition décrit le Knowledge management à travers le cycle de vie de la
connaissance et par conséquent les dispositifs mis en œuvre pour le supporter : Manager le
cycle de vie de la connaissance depuis l’émergence d’une idée, formalisation, validation,
diffusion, réutilisation, valorisation…33 Plus fonctionnelle, cette définition renvoie
directement aux dispositifs qui seront mis en œuvre tout au long du cycle de connaissance :
plates-formes d’échange synchrones ou asynchrones, groupware, workflow ,édition
électronique, moteurs, etc.
C’est la définition la plus répandue dans la littérature de KM et en même temps la plus
limitée car elle tend à définir ce qu’il faut faire, plutôt que de dire ce que c’est et pourquoi il
faut le faire.
32
Jean-Yves PRAX, [Link] 22.
33
Jean-Yves PRAX, [Link], P 23.
29
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
34
Idem.
35
LACHACHI Abdelheq, [Link], P 45-47.
30
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
36
Jean-Pierre ANCIAUX, « l’entreprise apprenante : vers le partage des savoir et des savoir-faire dans les
organisations », éd D’ OGANISATION, Paris, 1994, p. 187.
31
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
37
Michel GRUDSTEIN, « La problématique de la connaissance dans l’entreprise », édition BOECK, Paris,
2002, P 6.
32
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
38
Cf. ; note 19, p13.
33
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
39
Meignan, D. et djellel, k. (2000) .Les outils du knowledge management. Knowledge management. Édition arts
et métiers, Dunod.
34
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
Utilisateurs
Portail
Forum
Source :Meignan, D. et djellel, k. (2000).Les outils du knowledge management. Edition arts et métiers, Dunod.
3.2. Enjeux et objectifs du knowledge management
Le knowledge management, comme étant une démarche,répond à plusieurs enjeux et
vise à atteindre divers objectifs.
3.2.1. Enjeux du knowledge management
La connaissance est devenue un axe stratégique pour obtenir un avantage concurrentiel
dans l’environnement de l’entreprise. La fonction principale du knowledge management est
finalement d’aider l’entreprise à améliorer sa performance. C’est donc un outil mis à la
disposition de l’entreprise pour améliorer son leadership, la productivité, la gestion des
hommes et leurs compétences, l’efficacité commerciale. Le knowledge management permet
d’améliorer ces axes stratégiques pour l’entreprise en apportant des méthodes de collaboration
et de capitalisation des connaissances. Pour l’entreprise, les enjeux40de la gestion de la
connaissance peuvent être résumés comme suivant :
40
Imed Boughzala, Jean-Louis Ermine, « Management des connaissances en entreprise », 2éme édition.
35
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
Identifier les connaissances disponibles pour les mobiliser avec une meilleure
valeurajoutée (cartographie des connaissances) ;
La maitrise de perte de connaissances et de compétences détenues par quelques-uns. En
effet, pour pallier ce problème dû aux départs à la retraite,mutations,licenciements ….Il
faut capitaliser ses connaissances, et cela par repérer les connaissances stratégiques
(réunions, entretiens individuels…), les préserver et les pérenniser en les formalisant et en
les archivant afin de les valoriser. Il faut aussi sauvegarder les acquis et économiser
certaines étapes en évitant de remettre en œuvre un processus d’apprentissage qui a déjà
été effectué ;
Favoriser l’apprentissageappropriation, des connaissances, formation…. En valorisant les
connaissances en les rendant accessibles, en les diffusant, en les combinant pour créer de
nouvelles connaissances. organisationnel (accès,partage, diffusion, transfert) ;
Favoriser la créativité individuelle et collective, et cela par innover et être capable de
tracer des idées, de créer de nouvelles connaissances dès leur émergence, puis les valider,
et les transformer en projet industriel, et considérer certaines connaissances utilisées et
produites par l’entreprise comme un ensemble de richesse et en tirer des intérêts
contribuant à augmenter la valeur de ce capital.
Pour l’individu, c’est de faire son travail dans les meilleures conditions (une bonne
atmosphère motivation, reconnaissance….).
Améliorer le processus, les produits et services ;
Etre à jour de l’évolution des besoins et des changements organisationnels et stratégiques
(être informé de toutes les actualités qui se déroulent au sein de l’entreprise pour ne pas
perdre son repérage) ;
Développer des solutions originales qui procurent une valeur ajouté (s’assurerde
l’alimentation du système par des contributions pertinentes venant de l’intérieur et de
l’extérieur de l’entreprise).
3.2.2. Les objectifs du knowledge management
Pour qu’un projet de gestion des connaissances réussisse, il faut un enjeu majeur qui
fera en sorte que l’organisation dépasse le stade des discussions préliminaires et des projets
pilotes. Prax propose quatre finalités41, qui regroupent toutes les autres :
41
Michel GRUDSTEIN, « La problématique de la connaissance dans l’entreprise », édition BOECK, Paris,
2002, P 12.
36
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
37
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
42
Guilles BALMISSE, « Guide du knowledge management », éd Vuibert, Paris, 2006, p 8.
38
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
Knowledge management
Culture
Stratégie
Source : Guilles BALMISSE, « Guide des outils du knowledge managementVuibert, Paris, 2006.P.9.
3.3.1. Stratégie
Toute entreprise doit élaborer une stratégie qui répond à son objectif. Cette stratégie
est définie comme un art de diriger un ensemble de dispositions pour atteindre un but. C’est
l’art de coordonner l’action des forces militaires, politiques, économiques et morales
impliquées dans la conduite d’un conflit ou dans la préparation de la défense d’une action. La
stratégie est également définie comme « un plan d’utilisation et d’allocation de ressources
disponibles dans le but de modifier l’équilibre concurrentiel et de le stabiliser à l’avantage de
l’entreprise considérée ».43
La stratégie est un moyen pour définir les buts de l’organisation à travers ses objectifs
à long terme, « la stratégie est un ensemble de décisions combinant les capacités et les
ressources d’une entreprise avec les opportunités de l’environnement. Notons que figure
parmi les objectifs l’idée de créer de la valeur non seulement pour les actionnaires, mais
aussi pour les autres personnes et pour les autres groupes de personnes qui ont un intérêt
dans l’entreprise. La stratégie est l’orientation à long terme avec laquelle l’organisation vise
à construire des avantages concurrentiels, à travers la combinaison de ressources dans un
environnement qui change sans cesse, avec comme fin ultime la réponse aux exigences du
marché ».44
43
JOFFRE.P et KOENIG, « stratégie d’entreprise », éd Economica, Paris 1998, p 3.
44
Giorgio PELLICELLI, « stratégie d’entreprise », éd DE BOECK, Paris, 2007, p.17.
39
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
45
Guilles BALMISSE, « guide et outil du knowledge management », éd VUIBERT, paris, 2006, p.10.
40
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
Application du KM
Une fois la stratégie établie, il convient de développer les applications du KM. Celles-
ci doivent se concentrer sur les objectifs établis par la stratégie du KM pour satisfaire aux
raisons économiques déjà citées. Cette étape renvoie à la mise en œuvre de la pratique du
knowledge management tout en tenant compte des objectifs précédemment établis.
Résultats de l’activité
Cette dernière étape du cycle s’attache à mesurer les résultats obtenus par la mise en
place d’une démarche de KM. Cette étape s’appuie sur des méthodes non traditionnelles.
3.3.2. La culture d’entreprise
La culture d’entreprise représente sa manière de fonctionner au quotidien. Elle se
développe tout au long de la vie de l’organisation. Voici des définitions plus précises de la
culture d’entreprise : « la culture organisationnelle est le pattern des principes ou postulats
de base qu’un groupe donné a créé, découvert ou développé en apprenant à traiter ses
problèmes d’adaptation à l’environnement extérieur et d’intégration interne qui se sont
avérés valables et qui, par conséquent, peuvent être enseignés aux nouveaux membres comme
la bonne manière de percevoir, de penser et de sentir, par rapport à ces problèmes ».46
Selon Olivier Meier47, on entend par culture d’entreprise, l’ensemble des manières de
penser, de sentir et d’agir qui sont communes aux membres d’une même organisation. Elle
correspond à un cadre de pensée, à un système de valeurs et de règles relativement organisé
qui sont partagées par l’ensemble des acteurs de l’entreprise. Elle englobe les valeurs, les
croyances, les postulats, les attitudes et les normes communes à ceux qui travaillent dans une
même organisation.
[Link] Les composantes de la culture d’entreprise
Les auteurs du courant de la culture d’entreprise ont avancé comme facteurs
constitutifs d’une culture d’entreprise : les mythes, les rites, les valeurs, les héros, les
symboles, l’histoire, le réseau culturel, les fondateurs.48
L’histoire
C’est une séquence unifiée d’événements réels ou imaginaires, destinées à exprimer
une valeur économique fondamentale de l’organisation afin d’indiquer aux membres le
chemin à suivre.
46
[Link], « la culture d’entreprise comme facteur de performance pour l’entreprise Algérienne :
cas SONELGAZ», 2002, p.51
47
Olivier Meier, « Management interculturel : stratégie, organisation, performance », 4eme édition DUNOD,
Paris, 2010, P10.
48
[Link], [Link], p 53.
41
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
Les valeurs
Ce sont les idées et les croyances que les membres de l’entreprise ont en commun et
qui guident leur comportement. Les valeurs sont opérationnelles, elles ne sont pas que des
croyances ; elles fonctionnent dans la réalité quotidienne de l’entreprise à travers ses modes
de gestion et ses procédures.
Les rites
C’est l’ensemble d’événements programmés en vue de mettre en relief les valeurs et
les comportements considérés comme fondateurs par l’organisation et d’amener ainsi les
membres de l’organisation à en faire le schéma de référence implicite au moment de la prise
de décision. Le recrutement, les réunions de travail, les réceptions, l’évaluation du personnel
sont des exemples de ces pratiques.
Les mythes
Les mythes sont les légendes, les histoires associées au passé de l’entreprise. Ils
servent à renforcer les valeurs communes, ils peuvent être liés aux personnalités qui marquent
la vie de l’entreprise.
Les symboles
Les symboles constituent un ensemble d’objets qui fournissent un sens commun à
l’action des membres de l’organisation et participent à l’élaboration d’un système codé
facilitant la communication et la compréhension entre différents employés.
Les réseaux culturels
Le réseau culturel est différent des canaux d’information officiels, ce système occulte
a pour fonction de renforcer les valeurs. Les rumeurs, qui constituent un moyen de faire
circuler les informations constitutives de la culture, peuvent être un exemple réel de ces
réseaux.
[Link] La culture et le knowledge management
Instaurer une « culture KM », ce que certains appellent le « KM attitude », est un
facteur clé de succès pour une démarche de knowledge management. « On estime à 50%,
voire 70%, la proportion du temps que l’on doit allouer au changement de culture dans
l’entreprise sur l’ensemble d’un projet KM »49 . Depuis l’émergence du
knowledgemanagement, un nouveau mouvement au sein de l’organisation apparaît : c’est le
mouvement de « la culture de partage » qui est devenu essentiel pour créer un terrain propice
au KM.
49
Guilles BALMISSE,[Link], p.12.
42
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
50
Ahmed BOUNFOUR, « le management des ressources immatérielle : maitriser les nouveaux leviers de
l’avantage compétitif », éd DUNOD, Paris 1998, p.209.
51
Guilles BALMISSE, « guide des outils du knowledge management », éd Vuibert, paris, 2006, p.16.
43
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
savoirs. Un autre changement, ou bien une autre forme d’organisation, peut apparaitre au
niveau des entreprises en suivant la pratique de KM :
C’est les « communautés de pratiques » qui sont un regroupement informel
d’individus ayant en commun un domaine de spécialisation précis et une passion pour un
projet collectif52, elles se caractérisent par les trois dimensions suivantes : l’engagement
mutuel, une entreprise commune et un répertoire partagé.53
[Link]. L’engagement mutuel
L’engagement mutuel est la source de cohérence de la structure sociale de la
communauté, cette dimension signifie que les membres de ce groupe vont s’engager pour
réaliser un objectif commun qui est le partage avec transparence de leurs connaissances et
compétences.
[Link]. Entreprise commune
L’entreprise commune est le résultat d’un processus collectif et permanent de
négociations. Il s’agit autant des objectifs que des règles ou des actions collectives.
[Link]. Répertoire partagé
Avec la rencontre des membres de la communauté de pratique, les connaissances et les
compétences de chaque membre vont s’accumuler pour devenir un répertoire commun et
partagé entre eux dans le but de favoriser la poursuite des objectifs fixés au préalable.
3.3.5. La technologie
La technologie constitue un autre pilier pour la démarche de KM, elle permet de
faciliter cette démarche à travers les nouveaux outils comme l’outil informatique ou encore
les nouvelles technologies de l’information et de la communication. La technologie prend une
place primordiale dans un projet de KM. En effet, de nombreuses organisations se sont ainsi
engagées dans la gestion de connaissances par le biais de la technologie, mais cela ne permet
pas de négliger le rôle important de l’individu, c'est-à-dire la réussite d’une démarche de
knowledge management nécessite une complémentarité entre la technologie et les ressources
humaines.
3.3.2. Les différentes étapes de la démarche de knowledge management
Le projet knowledge management est au centre des préoccupations de la plupart des
grandes entreprises et cela apparaît dans leur adoption d’une démarche KM qui répond à leurs
52
Etienne C. WENGER et William M. SNYDER, « des communautés de pratique », collection Harvard
Business Review sur le management du savoir en pratique, éd d’organisation, Paris 2003, p.93.
53
Guilles BALMISSE, [Link], p.18.
44
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
besoins et leurs attentes. Nous allons voir maintenant les différentes étapes qui composent
une démarche de knowlege management :54
[Link]. L’analyse des besoins
Tout d’abord, il faut procéder à une analyse de procédés de besoins de l’entreprise.
Besoins qui peuvent être temporels, structurels ou individuels.
L’organisation doit définir les compétences dont elle en a besoin afin de mettre en
œuvre sa stratégie. L’objectif central de cette étape est d’identifier les souhaits de chaque
travailleur, pour qu’il puisse utiliser concrètement le savoir dans l’action et le valoriser.
D’abord, il faut inventorier la totalité des clients potentiels, les répartir selon les
métiers puis effectuer un recensement des préoccupations par questionnaire et /ou interview,
puis formaliser par ce recueil aux fins d’exploitations.
La mise en place d’un projet KM présuppose une forte mobilisation des acteurs ; il
s’agit d’une véritable rupture qui ne peut s’approprier en quelques mois, ce qui nécessite
d’informer, de communiquer et de faire participer les acteurs pour qu’ils puissent s’approprier
les changements à venir et adhérer à cette démarche.
[Link]. Définition d’un plan d’actions
Une fois les besoins sont établis, un plan d’actions doit être mis en place pour pouvoir
mener à bien le projet. En effet unplan d’action exprime les différentes étapes de projet en
termes de coûts, de réorganisation, des processus et responsabilités. L’allocation de ressources
à chaque phase doit être planifiée d’avance.
Un bon plan est essentiel pour encadrer l’action, l’inscrire dans la durée ; gagner la
confiance et créer un terrain favorable ; il est essentiel de rester à l’écoute des salariés tout au
long de la mise en place du KM afin d’identifier leurs besoins réels, fournir un cadre
théorique cohérant, capitaliser les retours d’expérience, piloter le changement ; un projet
concret pour expérimenter en grandeur réel les différentes facettes de la problématique et
évaluer les bénéfices et impliquer concrètement les acteurs.
[Link].Lacapitalisation des informations
C’est une phase qui consiste au repérage de savoir, des connaissances critiques
nécessaires au déroulement des processus essentiels qui constituent les activités des
entreprises. Elle consiste à repérer les connaissances stratégiques, à les préserver et les
sauvegarder afin de les valoriser par les mettre au service du développement et de l’expansion
de l’entreprise, c’est-à-dire les rendre accessible selon certaines règles de confidentialité et de
54
Cf. Figure n°3. P6.
45
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
sécurité, les diffuser, les partager, les exploiter , les combiner et créer des connaissances
nouvelles.
[Link]. Préservation des connaissances et valorisation des savoirs
Il faut mettre en place les préservations des connaissances utiles à l’organisation. On
doit les acquérir auprès des porteurs de savoir. Cela passe par la formalisation des
connaissances, l’organisation de celles-ci selon des modèles. Elles sont alors cartographiées
pour assurer une conservation en accord avec les attentes et la stratégie de l’entreprise.
Aussi, il faut valoriser les savoirs, les détendeurs de ce savoir, et les endroits ou la
connaissance est stockées. Tout cela sera au service de développent et de l’expansion de
l’entreprise. Durant cette phase, les informations sont mises à disposition des salariés de
l’entreprise, elles sont diffuses par différents canaux en fonction de leur nature.
[Link]. Actualisation des connaissances
Il faut actualiser les connaissances, les évaluer, les mettre à jour, lesstandardiser et les
enrichir au fur et à mesure des retours d’expérience, à la création de nouvelles connaissances
en fonction des besoins de l’organisation, ou à l’apport de connaissances externes
(benchmarking, veille).
[Link]. Mise en œuvre et pilotage du changement
La gestion, la capitalisation et le partage du savoir relève dune forme de culture
spécifique ce qui nécessite d’instaurer une culture de transparence et de métissage des savoirs
afin d’améliorer les compétences collectives. Pour aboutir à cet objectif, il faut en premier
lieu, dimensionner et structurer précisément le projet en regard de la taille et de l’activité de
chaque organisation ainsi que de ses ressources. Il faut clarifier à l’ensemble des travailleurs
ce que l’entreprise souhaite capitaliser, dans quel but, et pour quel objectif, puis par quels
procédés, elle souhaite le transmettre et l’exploiter.
Cette forme de changement induit un certain nombre de problèmes ; il s’agit de
problèmes liés à la confidentialité de certaines connaissances, la protection de travaux de
recherche, les difficultés de tri et de choix à opérer, l’information à conserver, à archiver, à
détruire, la formalisation standardisée des supports de communication, de formation…Ce qui
nécessite, en deuxième lieu, à l’entreprise de traiter ces différents réticences et rejets
individuels et collectifs dus à la peur de perdre le « le pouvoir », peur de transmettre une
connaissance à n collègue concurrent, peur de se faire dépasser par de jeunesgénérations, peur
de perdre son emploi…
46
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
Le soutien de la direction, la visibilité sur les attentes, la clarté des contributions sont
autant de moyens qui permettent de lever progressivement l’ensemble des
barbièrespsychologiques propres à toute forme de mutation.
Les nouvelles technologies jouent un rôle très important ; elles constituent une
opportunité à saisir, car elles contribuent largement au partage de la connaissance
(groupware, workflow…), mais ces technologies toutes seules ne suffisent pas, car l’utilisation
de ces dernières dépendra des utilisateurs qui feront de ces outils des moyens efficaces.
Même si la démarche de knowledge management est la même pour toutes les
entreprises, les enjeux sont différents, c’est le passé, le présent et le futur d’une entreprise qui
détermine la stratégie à suivre et le mode de gestion à mettre en place.
Nous avons essayé de schématiser les différentes étapes de la démarche KM par nos propres
soins dans la figure suivante :
Figure N°07 : Les différentes étapes de la démarche KM
Démarche
2. Définition d’un 5. Actualisation des
plan d’actions KM connaissances
47
Chapitre 01 : Présentation théorique du knowledge management
Conclusion
Le knowledge management est une aide à la décision pour les dirigeants d’une
entreprise. Mais c’est aussi un moyen pour les organisations de valoriser leur capital humain.
La gestion des connaissancespermet la mise en place de nouveau mode de management à
cause de l’arrivée de nouvellesorganisations de travail. En effet, cette démarche
pluridisciplinaire a pour but d’atteindre les objectifs fixés grâce à l’exploitation optimale de la
connaissance de l’entreprise, en s’appuyant sur un système informatique et un management
adapté.
Cependant, cette démarche n’est pas si bien implantée qu’on pourrait le croire. En
effet pour des problèmes d’ordre culturel, de maturité des organisations au niveau des
ressources humaines mais aussi au niveau de la direction, de maturité mais aussi au niveau de
maîtrise des technologies de l’information et de la communication.
Le knowledge management est une démarche qui, pour fonctionner et aboutir, doit
donc reposer sur un management adapté, une méthodologie efficace et des outils pertinents.
48
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
Introduction
Aujourd’hui, on constate qu’afin d’assurer un développement plus harmonieux, tout en
se donnant les moyens de faire face à la concurrence et même d’atteindre les objectifs de
production, une grande partie des entreprises, quelles que soient leur taille ou leur spécificité,
donne une grande importance à la notion de la performance et tendent de mieux comprendre la
dynamique et les moyens à mettre en place dans le but d’améliorer l’efficacité de l’entreprise .
Ce chapitre va nous permettre l’analyse de la performance pour une meilleure continuité
de ce travail. Il est scindé en trois sections dont la première traite l’étude du concept de la
performance d’une manière globale en montrant ses différentes typologies puis, nous allons
dans une seconde section opter pour présenter les différents indicateurs de mesure de la
performance. Enfin, dans la dernière section nous allons mettre en évidence la relation entre le
KM et la performance de l’entreprise.
Section 01 : Cadre théorique du concept de la performance
La performance est une notion fréquemment évoquée aussi bien dans la vie quotidienne
que dans la vie professionnelle devenant une obligation pour les différents acteurs peu importe
leurs domaines d’actions. En sciences de gestion, la performance a toujours constitué un thème
de recherche récurrent, guidé par les préoccupations continues des managers d’assurer la survie
des unités qu’ils dirigent. Une des grandes questions que se posent depuis toujours les managers
est comment améliorer la performance de l’entreprise.
1.1. Introduction au concept de la performance
Dans l'environnement économique actuel, le manager est censé prendre des décisions
plus rapidement que jamais. Ces décisions doivent être basées sur des données significatives et
précises. Afin d’y parvenir, il est incontournable pour l'équipe de direction de mesurer la
performance de leur entreprise régulièrement et prendre des actions basées sur les conclusions
tirée. Mais avant d’aller plus loin dans la mesure de la performance, il est essentiel de savoir
qu’est-ce que c’est la performance ainsi que ses différentes approches et typologies.
1.1.1. Définition de la performance
Toute entreprise ou organisation cherche à survivre au milieu de multiples contraintes
et sous l’action de différents acteurs aux objectifs parfois divergents. Le terme « performance »
est largement utilisé dans le champ de la gestion mais avec une multitude de définitions, comme
l’exprime si bien Adrian PAYETTE : « il n’ya pas de définition universelle et globale de la
performance, et il est inutile d’en chercher une », ce qui renvoie à la polysémie de ce mot. Or,
on peut la définir comme résultat chiffré obtenu à une compétition.
50
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
La performance est définie aussi comme le résultat obtenu par une personne lors de la
réalisation d’une tâche spécifique dont l’exécution obéit à des règles préétablies. Ce qui sera
analysé ici, ce n’est pas la capacité à faire, mais le niveau de qualité du produit réalisé par
rapport à des objectifs opérationnels (en comparant des productions similaires ou par rapport
à une norme implicite ou explicite).55
Nous reprenons dans le tableau 1 quelques définitions du concept de performance qui
permettent de refléter son évolution à travers le temps.
Tableau 1 : Quelques définitions de la performance
Définition de la performance Indicateurs utilisés Auteurs
La performance se reflète à Indicateurs financiers
travers la capacité de l’entreprise comme la rentabilité,
Jacques Brasseul, 1998
à produire et à maîtriser ses profitabilité, rendements
coûts (ère industrielle). des actifs tangibles, etc.
La performance est un construit
multidimensionnel qui ne peut Indicateurs financiers et
Ittner et Larcker, 1998
pas être évalué sur la seule base non financiers.
d’indicateurs financiers.
La performance se reflète à
travers les atteintes des objectifs Indicateurs financiers et Franck Brulhart et Moncef
et à la recherche de l’efficacité non financiers. Btissam, 2010
dans la réalisation des activités.
La performance se reflète à
travers l’atteinte d’un résultat
Indicateurs financiers et
minimum ou acceptable ou à Ndao, 2011
non financiers.
travers la réduction de ce qui
n’est pas désirable.
55
M.C.Bêlaid, Guide pratique pour la gestion des ressources humaines, éd pages bleues, Alger, 2009, p : 170.
51
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
56
SYLVIE Saintonge et VICTOR Haines, Gestion des performances au travail, éd de Boeck, paris, 2007, p : 98.
57
La performance de l’[Link]/docs/00/03/16,
58
Idem.
59
BERNARD Martory et DANIEL Crozet. Gestion des R.H (sous thème) : Pilotage social et performances, 7 ème
éd, Dunod, Paris, 2008, p : 167.
52
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
L’efficacité dépend des enjeux en présence ; elle se définit par rapport aux buts des
acteurs et aux exigences des environnements ; elle signifie qu’on a répondu aux attentes des
principaux constituants stratégique de l’organisation. Par efficience on fait bien les choses, par
efficacité, on fait de bonnes choses.
Nous pouvons schématiser les composantes de la performance comme suit :
Figure N°08 : Le concept d’efficacité, d’efficience et de performance
Efficacité : Mesure de
la réalisation des
objectifs internes
Performance
Efficience : Relation
entre les moyens mis en
œuvre et les résultats
obtenus.
60
Mesure de la performance globale des entreprises. . [Link]/site/image/stories/PDF/BTS_cgo/8_9.
53
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
Cette performance consistait à réaliser la rentabilité souhaitée par les actionnaires avec
le chiffre d’affaire et la part de marché qui préservaient la pérennité de l’entreprise. Mais depuis
quelques années, on est schématiquement passé d’une représentation financière de la
performance à des approches plus globales incluant des dimensions sociales et
environnementales.
D’autres acteurs (appelés parties prenantes) ont fait leur apparition et la notion de
performance a connu un regain d’usage. A présent la pérennité des entreprises ne dépend plus
uniquement de l’aspect financier de leurs activités, mais également de la manière dont elles se
conduisent. Dès lors, la responsabilité des entreprises s’élargit, elle ne se limite plus aux seuls
actionnaires, mais intègre d’autres parties prenantes (associations, ONG, syndicats, clients,
fournisseurs, …). Ces nouveaux acteurs exigent d’être entendus et cette écoute devient une
cible vitale pour la performance et la pérennité des entreprises. C’est dans ce contexte
qu’apparait le concept de la performance globale.
1.2. Les différentes approches de la performance
Notre première analyse nous a montré que le concept de performance est
multidimensionnel et ne peut pas être appréhendé en se focalisant uniquement sur un seul angle
de recherche. C’est dans cette optique d’enrichissement des recherches sur l’étude de la
performance que de nombreux développements théoriques ont eu lieu au cours de ces dernières
années. Marmuse (1997)61 distingue par exemple trois formes principales de la performance :
La performance stratégique qui correspond à une volonté stratégique à long terme et la
création de valeur pour les clients ;
La performance concurrentielle qui provient des jeux de forces concurrentielles (la mise
en situation de défense, la modification de l’équilibre, l’anticipation de l’évolution du
secteur) de la part de marché et de l’écart stratégique (écart entre la performance souhaitée
et atteinte) ;
La performance socio-économique et financière qui apparaît à travers la production, la
valeur ajoutée, l’excédent brut d’exploitation, le résultat brut d’exploitation et le bénéfice
net. La classification développée par Venkatraman et Ramanujam (1986) fait ressortir trois
différents niveaux pris par la mesure de la performance soit, la performance financière
(Financial performance), la performance d'affaires (Business Performance) et la
performance organisationnelle (Organisational performance).
61
Marmuse C. (1997), Performance, Economica, P.2194-2208.
54
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
55
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
l’entreprise. Comme le dit Miloud (2003)62 , une mauvaise gouvernance peut impacter
négativement sur la performance financière de l’entreprise. La bonne gouvernance permet
d’établir une plus large responsabilisation, une meilleure gestion et un meilleur contrôle de
l’entreprise (corporate governance) et d’établir un comportement responsable au sein de
l’entreprise.
1.3.2. La performance organisationnelle
Selon les études de Taylor et Fayol, la performance organisationnelle concerne la
manière dont l’entreprise est organisée pour atteindre ses objectifs et la façon dont elle parvient
à les atteindre. M. Kalika professeur à Paris Dauphine, propose quatre facteurs de l’efficacité
organisationnelle :
Le respect de la structure formelle ;
Les relations entre les composants de l’organisation (logique d’intégration
organisationnelle) ;
La qualité de la circulation d’information ;
La flexibilité de la structure.63
Le concept de performance organisationnelle résulte de la valeur de son organisation
qui structure l’emploi et l’ensemble des postes, lesquelles déterminent à leur tour les requis
professionnels. La capacité à réaliser la performance organisationnelle réside dans sa capacité
à réduire ses coûts de fonctionnement. La performance repose alors sur une compétence
organisationnelle, c’est-à-dire une disposition à gérer et à organiser le système au travail.
1.3.3. La performance sociale
Elle peut être définie comme le « niveau de satisfaction atteint par les individus
participant à la vie de l’entreprise ». Des indicateurs comme le turnover, l’absentéisme, le
nombre de jours de grève, etc. sont utilisés pour son évaluation.64
La performance sociale exprime « le rapport entre l’effort social global d’une organisation et
l’attitude des salariés qu’elle emplois ».65 Elle mesure le niveau d’atteinte des objectifs de
l’entreprise par rapport à la motivation et à l’implication des salariés.
62
Miloud, T. (2003), « Introductions en bourse, la structure de propriété et la création de valeurs ». Presses
Universitaires de Louvain, p. 202.
63
La performance globale et ses déterminants, 2008, [Link]. [Link]/IMO/PDF/la performance-
globale.
64
Idem.
65
HENRI Maché de Boishandelle, dictionnaire de gestion, (vocabulaires, concepts et outils), éd Economica, Paris,
1998, p : 319.
56
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
La performance sociale de l’entreprise a été définie par Khouatra (2005) 66comme étant
« la capacité de l’organisation à satisfaire les besoins des acteurs internes et externes de
l’organisation, c’est-à-dire ses parties prenantes : personnel, actionnaires, clients,
fournisseurs, institution ».
La performance sociale de l’entreprise implique la considération de l’éthique dans le
monde des affaires. Elle ne peut pas être séparée de la notion de responsabilité sociétale de
l’entreprise. Elle ne peut pas être limitée à la simple relation entre l’employeur et son employé,
mais tient compte entre autre de l’environnement dans lequel évolue l’entreprise. Ceci englobe
les différentes parties prenantes de l’entreprise ainsi que l’ensemble des obligations, et des
responsabilités de cette dernière en ce qui concerne la société, l’environnement aussi bien
économique que social, les obligations légales et économiques de l’entreprise envers la société
(Autissier, Bensebaa, et Boudier, 2010). Parmi les parties prenantes de l’entreprise, nous
pouvons citer plus particulièrement, les salariés de l’entreprise qui subissent une certaine
condition de travail.
La performance sociale est née de la volonté de l’entreprise à améliorer le bienêtre des
salariés au travail et d’augmenter par la suite, leur efficacité (Baggio, et Sutter, 2013). La
performance sociale est la résultante des différentes interactions entre les parties prenantes qui
englobent tous les acteurs internes et externes reliés de près ou de loin aux activités de
l’entreprise. Ces acteurs interagissent entre eux pour atteindre les objectifs communs.
En effet, chaque partie prenante joue un rôle spécifique au sein de l’entreprise et la
complémentarité de leurs actions est à la base même de cette performance sociale (Tremblay
et Rolland, 2004). Par conséquent, les entreprises se trouvent actuellement contraintes de
déterminer des normes de performance sociale et de prendre en considération les différentes
interactions entre les parties prenantes de l’entreprise (Turcotte et Salmon, 2005).
Ainsi, la notion de performance sociale ne peut pas être séparée de la performance
globale de l’entreprise. Elle suppose en effet qu’il existe une harmonie entre les différents
acteurs composant l’entreprise, mais ce climat ne peut être obtenu sans qu’il n’y ait un bon
climat social qui fournit une certaine sérénité aux différents acteurs de l’entreprise.
1.3.4. La performance de production
La performance de production de l’entreprise pourrait être évaluée sur la base de
l’amélioration du taux de rendement synthétique (TRS) qui est un indicateur permettant de
66
Khouatra D. (2005), « Gouvernance de l’entreprise et création de valeur partenariale ». Acte de la 16ème
Conférence de l’AGRH, Paris Dauphine, du 15 au 16 septembre 2005.
57
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
67
Bringer, J., Meert, D., Raquin, M. et Teneau, G. (2011), Le conseil en organisation : évolution et perspectives.
Le Harmattan, p.125.
58
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
Par ailleurs, pour améliorer cette performance humaine, l’entreprise doit fixer des
objectifs qui permettent aux employés d’orienter leur attention vers les activités importantes et
de fournir par la suite, les compétences nécessaires pour les atteindre.
Il faut noter entre autre que cette performance humaine repose sur d’autres éléments tels
que l’individu lui-même et l’organisation. L’influence de l’individu sur la performance
humaine implique son engagement et sa confiance. Mais les facteurs organisationnels pour leur
part se réfèrent aux pratiques de ressources humaines. Ce dernier point englobe l’organisation
du travail et la qualité de l’encadrement des dirigeants de l’entreprise.
1.3.6. La performance commerciale
La performance commerciale peut se traduire par l’atteinte des objectifs commerciaux
de façon relative aux moyens engagés pour les atteindre. Elle est définie par Ouattara (2007)68
comme étant « la capacité de l’entreprise à satisfaire sa clientèle, en lui proposant des biens et
des services de bonne qualité, et qui sont aptes à répondre aux attentes de ses clients ».
Plauchu et Taïrou (2008)69 la définissent quant à eux comme : « l’art d’être présent chez
le bon interlocuteur au bon moment, avec une offre pertinente, qui permette d’établir des
relations d’affaires durables et profitables pour l’entreprise dans un contexte de recherche
permanente de l’excellence de la prestation ». Les recherches menées autour de ce concept
portent dans la grande majorité des cas, sur les différentes étapes qui permettent d’améliorer la
performance commerciale de l’entreprise.
Cette dernière est appréhendée en se basant sur le fonctionnement réel de l’entreprise et
sur l’identification des indicateurs clés de la performance de celle-ci ainsi que des facteurs qui
pourraient constituer un obstacle à son accomplissement. La performance commerciale de
l’entreprise vise donc d’après les définitions que nous avons établies, à atteindre les objectifs
initialement fixés par l’entreprise et plus particulièrement, à satisfaire les clients et à les
fidéliser. Ceci nécessite la détermination des différents leviers qui pourraient être exploités dans
le but d’augmenter la performance commerciale de l’entreprise.
1.3.7. La performance concurrentielle
La mesure de la performance est une fonction essentielle au sein d’une organisation.
68
Ouattara P. (2007), « Diagnostic financier et performance d’une entreprise en Côte d’Ivoire ». MBA Finance
d’entreprise, Ecole Supérieure de Gestion de Paris : Blog Axlane : accélérateur de croissance.
69
Plauchu V et Taïrou A. (2008), Méthodologie du diagnostic d’entreprise. Le Harmattan, p. 133.
59
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
60
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
61
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
70
KHEMAKHEM. A. La dynamique du contrôle de gestion, 2 ème éd, Dunod, Paris, 1976, p : 06.
62
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
71
RAVIART THAON David. Comment piloter la performance, éd L’HARMATTAN, Paris, 1999, p : 78.
72
CHENDOUH Safia, OUBAKLI Salima, sous la direction de Mr ARAB Zoubir, Analyse de la rentabilité et de
la performance d’une entreprise, mémoire de Master en Sciences de Gestion option CCA, université
Abderrahmane MIRA de Bejaïa, juin 2014, p : 3.
63
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
73
LORINO P. Méthodes et pratiques de la performance, 2 ème éd d’organisation, Paris, 2001, p : 65.
64
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
74
FERNANDEZ Alain. Les nouveaux tableaux de bord des managers, 5 ème éd Eyrolles, Paris, 2011, p : 105.
75
LORINO P, [Link]., p : 130.
76
Site internet de gestion d’entreprise.
65
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
66
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
Ceci repose sur la définition de certaines grandeurs telles que la marge sur coûts direct.
Il est possible de citer :
Les indicateurs de gestion des ressources humaines
les indicateurs de climat social.
Les indicateurs de gestion des ressources humaines comme leur nom l’indiquent,
donnent des informations concernant la fonction Ressources Humaines. Ils se focalisent sur les
effectifs, les rémunérations, les formations des employés, etc. D’autre part, il existe d’autres
indicateurs de pilotage appelés indicateurs du climat social. Ces indicateurs portent sur
l’absentéisme, les accidents, les conflits qui ont eu lieu au sein de l’entreprise. Ils ont pour rôle
d’évaluer le niveau d’implication des équipes et de prévenir les dysfonctionnements sociaux
qui peuvent avoir lieu (Luthi, 2011).
2.3.5. Les indicateurs de résultats
Ces indicateurs ont pour objectif de mesurer les résultats des actions et de les rapprocher
des objectifs fixés. En d’autres termes, ces indicateurs de résultats permettent de connaître si
les objectifs initialement fixés ont été atteints ou non (Haouet, 2008).
2.3.6. Les indicateurs opérationnels et les indicateurs stratégiques
Il existe des indicateurs opérationnels et les indicateurs stratégiques qui permettent
d’appréhender la performance de l’entreprise. Les indicateurs opérationnels impliquent le
fonctionnement de l’organisation, les interventions et l’allocation de service aux clients, les
processus d’affaires, les utilisations des ressources, les résultats de production, etc. Mais ces
indicateurs doivent être suivis régulièrement parce qu’ils ont une périodicité courte. Leur
fiabilité dépend donc de la capacité de suivi.
Pour mesurer l’atteinte des objectifs opérationnels de l’entreprise, il existe des
indicateurs tels que le taux de service, la fiabilité des délais, le taux de non-conformité, les coûts
du traitement d’une réclamation client, l’efficience de la main d’œuvre, l’efficience des
équipements, le rendement matière.
Ces exemples permettent de définir le respect des engagements de l’entreprise envers
ses clients. Dans le but de mesurer si l’entreprise peut encore progresser, le manager peut
considérer le ratio de fluidité, le coût du non qualité interne, la complexité du produit ou du
processus. Au niveau des coûts, la productivité, le taux de réutilisation des composants ainsi
que les gains sur achats peuvent constituer des indicateurs opérationnels dans la mesure des
objectifs opérationnels qui ont été atteints par l’entreprise (Capraro et Baglin, 2002).
67
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
77
Vilain L. (2003) ; « Le pilotage de l’entreprise : l’utilisation d’un tableau de bord prospectif ». Thèse
professionnelle Mastère spécialisé HEC. Ecole des Mines de Paris, 73p.
68
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
L’indicateur doit être mis à jour et communiqué périodiquement (l’indicateur est un élément
de motivation et les utilisateurs doivent pouvoir évaluer l’apport de leurs actions dans le
temps).
L’indicateur est destiné à l’utilisation par les acteurs précis, généralement collectif
(équipe, y compris équipe de direction), qu’il doit aider à orienter leur action et à comprendre
les facteurs de réussite. Il doit avoir une efficacité cognitive et ergonomique. Cette condition
signifie qu’il doit pouvoir être lu, compris, et interprété aisément par l’acteur auquel il est
destiné, dans le cadre de son action.
2.5. L’utilité des indicateurs de performance
Une fois que les indicateurs pertinents de performance sont été définis : reflétant les
objectifs de l’organisation, mesurables,
Les indicateurs de performance sont utilisés comme outils de gestion et pilotage de la
performance. Ils sont utilisés comme outil de gestion de performance, mais aussi comme un
outil de motivation. Ils donnent à chacun dans l’organisation une image claire de ce qui est
important, de la situation qu’il doit atteindre. Il faut s’assurer que tout le personnel de
l’organisation soit concentré lors des réunions d’analyse des indicateurs de performance. S’ils
sont pertinents, les indicateurs vous aident également au partage des informations dont
l’entreprise et au cours de réunions.
Dans la mesure où tout le monde utilise les mêmes rapports d’une semaine à l’autre,
l’analyse est plus rapide et l’information est mieux partagée. Ainsi, tout le monde est concentré
sur le même problème, œuvrant plus efficacement à sa résolution.
69
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
78
Les expressions Knowledge Management (KM), management des connaissances et gestion des connaissances
(GC) sont utilisées indifféremment dans cette recherche.
70
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
opérationnellement. En outre, les modèles qui analysent l’impact des systèmes d’information
prennent en compte les effets directs et indirects de ces derniers sur la performance (Raymond,
2002). Cette séparation effet direct / effet indirect permet de mieux comprendre les
complémentarités et proximités des différentes approches empiriques ; elle est donc adaptée
pour structurer ces approches. Raymond (2002) synthétise dans la figure ci-dessous la
représentation du lien entre gestion des connaissances et performance de l’entreprise.
Figure N°09 : Cadre d’analyse du lien gestion des connaissances et performance
Effets indirects
Effets directs
Knowledge
Performance
manageme Impact et valeur
nt
Opérationnelle Concurrentielle
Financière
Nous nous intéressons dans un premier temps aux approches empiriques qui visent à
identifier les effets directs de la gestion des connaissances sur la performance de l’entreprise
(performance financière et concurrentielle). Dans un second temps nous nous attachons à
présenter celles qui caractérisent les effets indirects de la gestion des connaissances sur la
performance de l’entreprise (performance opérationnelle).
3.1.1 Les effets directs de la gestion des connaissances sur la performance de l’entreprise
Les effets directs de la gestion des connaissances sur la performance de l’entreprise concernent
soit l’impact de la gestion des connaissances sur le positionnement concurrentiel (performance
concurrentielle), soit sur la valeur des actifs de l’entreprise (performance financière).
71
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
72
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
73
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
Les travaux de Jaime (2004) s’inscrivent aussi dans cette optique s’intéressant plus
particulièrement à l’amélioration des processus et activités de recherche dans les laboratoires
de Recherche Académique. Pour ce faire, ces travaux étudient principalement l’impact du
processus support de la GC (à savoir, le processus de circulation de l’information scientifique)
sur l’activité du service. Par exemple, les méthodes MAGIC (Wagner, 2000) ou NIMMeasure
(Roth et ali, 2000) s’inscrivent dans cette approche « processus » de la performance de la GC.
Ainsi, la méthode MAGIC (Measuring and AccountinG Intellectual Capital) est une méthode
dont le développement a été soutenu par la Commission Européenne dans le cadre du projet de
recherche MAGIC. Son objectif est d’aider à la prise de décision et au pilotage des
connaissances au sein des centres de R&D.
Le principe de l’évaluation de la performance de la GC de ces centres de R&D repose
sur une analyse des facteurs critiques de succès d’un tel service et une comparaison avec
l’existant (activités et processus) en termes de connaissances et de GC vu comme un processus
particulier à optimiser.
[Link]. Approches par les systèmes
Un deuxième groupe de travaux est plus orienté vers l’étude de la performance des
systèmes technologiques et organisationnels liés à la GC (Systèmes de Gestion des
Connaissances – SGC)) sur les activités et processus opérationnels. Ces travaux s’inscrivent
plus particulièrement dans les études sur l’adoption, l’usage et l’intégration organisationnelle
des Systèmes d’Information. Ces travaux sont relativement récents et émergents, tels que ceux
de Lancini (2003) ou Pelligri (2005) sur les facteurs d’adoption des SGC dans les organisations.
La performance de la GC est étudiée en analysant sur le périmètre micro organisationnel du
SGC comment celui-ci a un impact sur l’activité opérationnelle du service dans lequel il est
inscrit.
Cette question est approfondie par Lancini (2003) qui pose l’hypothèse que la
performance du SGC est établie en fonction du niveau d’usage du SGC dans le service dans
lequel il est inséré. Une mesure perceptuelle de l’impact de ce niveau d’usage du SGC sur la
performance organisationnelle est également évaluée. Les travaux de Dudezert (2003) et la
méthode eSmac peuvent aussi être rapprochés de ces travaux. Cette méthode cherche à
identifier la valeur ajoutée apportée par le SGC aux connaissances du service. L’objectif est
ainsi d’identifier l’apport de la GC pour le service ou l’entité danslaquelle elle est déployée. On
considère que la GC est performante si le SGC apporte de la valeur aux connaissances c’est-à-
dire s’il leur permet d’atteindre au mieux les objectifs opérationnels du service.
74
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
Nous avons voulu, par cet état des lieux non exhaustif, donner les grandes lignes des
travaux empiriques sur le sujet. Il est probable que d’autre méthodes ou modèles de la
performance opérationnelle de la GC aient été développés, mais ces travaux restent
difficilement identifiables car peu relayés dans la littérature académique traditionnelle. En
outre, cette problématique spécifique de la performance opérationnelle de la GC et des SGC est
émergente, puisque cette représentation de la GC est relativement récente dans les
organisations, parfois même inexistante.
En effet, selon leur culture, certaines organisations considèrent que la GC n’est qu’une
démarche de management comme une autre, et que sa performance se mesure à l’aune de la
performance de l’entreprise. Au total, tant sur le plan théorique qu’empirique, il existe une
multiplicité d’approches de caractérisation de la performance de la GC.
75
Chapitre 02 : La performance dans l’organisation et l’influence du
knowledge management
Conclusion
La performance a toujours été une notion ambigüe, rarement définie explicitement. Elle
n'est utilisée en contrôle de gestion que par transposition de son sens en anglais. En matière de
gestion, la performance est la réalisation des objectifs organisationnels de manière efficace et
efficiente.
Dans ce chapitre, nous avons exploré le concept de gestion des connaissances que nous
avons lié à la notion de performance. Nous avons mis en évidence le fait que la
conceptualisation théorique de la mesure de la performance pouvait se faire à partir de
l’approche par les ressources ou à travers les travaux portant sur les systèmes d’information.
Face à ces contributions théoriques, des approches empiriques ont également cherché à mesurer
cette performance. Au terme de cette exploration, nous avons pu mettre en évidence les types
de modèles de mesure de la performance de la GC qui semblent être les plus pertinents pour les
organisations.
En outre, cette problématique spécifique de la performance de la GC est émergente,
puisque cette représentation de la GC est relativement récente dans les organisations, parfois
même inexistante. En effet, selon leur culture, certaines organisations considèrent que la GC
n’est qu’une démarche de management comme une autre, et que sa performance se mesure à
l’aune de la performance de l’entreprise.
76
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
Introduction
Vu l’importance prise par la connaissance et l’arrivée de la nouvelle économie,
beaucoup d’entreprises ont décidé de mener un projet KM pour mieux gérer leur patrimoine
de connaissances et construire un avantage concurrentiel.
Le contexte economique dans lequel evoluent les entreprises algériennes connaît une
évolution importante et la concurrence s’intensifie de plus en plus dans beaucoup de secteurs
notamment dans le secteur des services en l’occurrence celui d’Algérie télécom. Ce dernier
est investi aussi bien par les entreprises publiques, que privées. Ce qui emmène Algérie
télécom à faire face à de nouveaux défis. Face à cela, la complicité oblige certains opérateurs
dont Algérie télécom à repenser à mettre en place une démarche de gestion de connaissances
pour mieux gérer son patrimoine de connaissances et minimiser le degré de perte de
connaissance due aux retraités .
En Algérie, les secteurs des industries de réseaux connaissent un changement dans les
organisations, suite à la disparition des opérateurs historiques et l’introduction de la
concurrence par le processus de déréglementation, comme dans le cadre de la séparation entre
le secteur postal et le secteur de télécommunication durant l’année 2000, avec la création
d’ Algérie télécom, les services publics de ce secteur connaissent une grande diversification,
que ce soit dans leur nombre ou dans leurs qualité.
Algérie télécom a été marquée par la redynamisation de ses politiques orientées vers la
fidélisation du client ; à travers des projets et des programmes à court et moyen terme ; dont
l’impact est aujourd’hui perceptible notamment en matière de partage de connaissance et du
savoir, tout ceci dans une perspective que nous développons à travers une étude au sein de la
direction générale d’Algérie télécom sur la gestion des connaissances.
Ainsi Algérie télécom est désormais l’acteur principal de la mise en œuvre d’une
stratégie d’introduction des nouvelles technologies de l’information et de la communication
en Algérie affirmant sa pleine contribution à l’édification de la société algérienne de
l’information et ce, à travers la plus large connectivité possible du public.
Pour pouvoir répondre à notre problématique de recherche posée, et afin d’atteindre la finalité
de ce travail, il est nécessaire d’étudier un cas concret d’une entreprise.
Dans ce chapitre, nous allons essayer de voir la place de la démarche KM au sein de
l’entreprise Algérie Télécom. Notre étude est organisée en trois sections : La première section
va être consacrée pour une présentation générale de l’entreprise Algérie Télécom.
78
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
78
[Link] [Link] ; « gestion du spectre de fréquence et implémentation des réseaux de
télécommunications cas d’un réseau Wimax » ; ingéniorat en recherche opérationnelle 2009, consulté le
16/12/2018 à 22 : 30 .
79
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
participations de l’Etats (CNPE) du 1er Mars 2001 portant création d’une Entreprise Publique
Économique dénommée « Algérie Télécom ».
Entrée officiellement en activité à partir du 1er janvier 2003, elle s'engage dans le
monde des Technologies de l'Information et de la Communication avec trois objectifs :
Rentabilité ;
Efficacité ;
Qualité de service.
Son ambition est d'avoir un niveau élevé de performance technique, économique, et
sociale pour se maintenir durablement leader dans son domaine, dans un environnement
devenu concurrentiel. Son souci consiste, aussi, à préserver et développer sa dimension
internationale et participer à la promotion de la société de l'information en Algérie.
1.1.3. Cadre juridique
Algérie télécom est une société par actions à capitaux publics (SPA) opérant sur le
marché des réseaux et services de communications électronique. Sa naissance a été consacrée
par la loi 2000/03 du 5 août 2000, fixant les règles générales relatives à la poste et aux réseaux
télécommunications ainsi que les résolutions du conseil national aux participations de l’Etat
(CNEP) du 1er mars 2001 portant création d’une entreprise publique économique dénommée
« Algérie Télécom ».
Algérie Télécom est donc régie par cette loi qui lui confère le statut d'une entreprise
publique économique sous la forme juridique d'une société par actions (SPA) au capital social
de [Link] Dinars et inscrite au centre du registre de commerce le 11 mai 2002.
Algérie télécom a, dans le cadre du renforcement et de la diversification de ses
activités, mis en œuvre un plan de filialisation des activités liées au mobile et satellite qui
s’est traduit par sa transformation en groupe auquel sont rattachées deux filiales : Algérie
télécom mobile (ATM) « mobilis » société par actions au capital social de 100.000.000 DA,
pour la téléphonie mobile. Algérie télécom satellite ATS « Rev Sat », société par actions au
capital social de 100.000 .000 DA, pour le réseau satellitaire.
Figure N°10 : Logo d’Algérie télécom
80
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
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Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
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Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
79
Documents interne d’Algérie telecom.
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Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
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Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise Algérie télécom
Conseillers du PDG
DGA Chargé du pole Infracteurs et réseaux DGA chargé pôle commercial DGA chargé du pole administration et finances
85
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise Algérie télécom
Département
Secrétariat support fonctionnel
86
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
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Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
88
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
89
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
partir des résultats son rôle sur la performance de cette dernière et afin d’atteindre
l’objectif principal de notre recherche.
La nature des questions ayant étés posées sont quant à elles des questions fermées et
ouvertes.
Pour ce qui est de l’échantillon, nous avons adressé notre questionnaire à l’ensemble
des employés au niveau du département informatique, le choix est motivé par la nature de
l’activité de ce service qui rendait, à notre sens, mieux compte du degré d’utilisation des outils
informatique au niveau de l’entreprise. Outils qui se rattacheraient directement à une
démarche KM.
Section 03 : Interprétation et analyse des résultats
Afin de vérifier la place de la démarche knowledge management au sein de
l’entreprise Algérie télécom, nous avons opté d’élaborer un questionnaire composé de 28
questions, qui portent en générale sur la pratique de la gestion des connaissances par
l’entreprise et son rôle sur sa performance.
Volet identification de l’entreprise
Question N°01 : Quel est votre sexe ?
Tableau N° 04 : La classification par sexe
Effectif Pourcentage
Homme 7 35%
Femme 13 65%
Figure N°13 : La répartition des employés selon le sexe
35%
65%
Femme Homme
90
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
60
50
40
30
20
10
0
20-30 30-40 40-50 plus de 50
20-30 30-40 40-50 plus de 50
Source : élaboré par nous-même à partir des données collectées.
On remarque que toutes les tranches d’âge sont présentes à l’intérieure de l’entreprise,
la tranche entre (20-30) compte 20%, la tranche (40-50) compte 25% ,et 5% de la population
étudié ont plus de 50ans, par contre la tranche entre (30-40ans) représente le plus de
pourcentage soit 55%.
D’après notre analyse de l’âge des employés, nous constatons que la population de
l’entreprise est jeune : 19 ouvriers âgés entre 20 et 50 ans, et seulement un ouvrier qui dépasse
les cinquantaines ce qui engendre un nombre réduit de départs en retraite.
Ces deux premiers indicateurs nous permettent d’établir un premier constat avec
notre échantillon sans pour autant tirer des conclusions sur l’éventualité du recours au KM
dans le service.
Ceci dit, nous pourrions associer le critère âge avec d’une part la flexibilité des
jeunes individus quant aux recours aux outils informatiques et d’autre part, leurs
compétences « présumées » dans le domaine informatique.
91
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
35 35
30
25
20 30
15 25
10
10
5
0
moins de 1an 1-5ans 5-10ans plus de 10ans
moins de 1an 1-5ans 5-10ans plus de 10ans
Source : élaboré par nous-même à partir des données collectées.
Nous avons 10% des employés ont moins de 1an de travail du département, 30% ont
entre 1an à 5 ans, 25% des employés sont âgés entre 5 à10 ans et 35% ont plus de 10 ans de
travail ce qui veut dire qu’ils ont acquis de bonnes expériences et des compétences avec ces
années.
Question N°04 : Quel est votre niveau d’étude ?
Tableau N° 07 : Classification selon le niveau d’étude
Effectif Pourcentage
Formation professionnelle 3 15%
Niveau secondaire 3 15%
Niveau universitaire 14 70%
92
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
70%
15% 15%
93
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
55%
60
50
25% 20%
40
30
20
10
0
Formation à Formation à Pas de formation
l'extérieur l'interieur
25% ont suivis une formation à l’extérieur, 20 % ont eu leur formation à l’intérieur de
l’entreprise et les 55% n’ont pas étés formés ni à l’intérieur ni à l’extérieur de l’entreprise.
Nous constatons que les nouvelles recrues employés d’Algérie Télécom ne sont pas
tous admis à des formations.
Question N°06 :Avez-vous été coachés par un membre de l’équipe ? Si oui, quelle est la
période du suivi ?
Tableau N°09 : Classification selon le coaching
Effectif Pourcentage
Oui 08 40%
Non 12 60%
94
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
60%
40%
Oui Non
Source : élaboré par nous-même à partir des données collectées.
40% des employés ont répondu par « oui » alors que 60% n’ont pas été coaché lors de
leurs recrutements par un membre de l’équipe de l’entreprise ce qui nous donne raison de
juger qu’Algérie télécom ne dispose d’aucun texte de loi qui oblige le retraité à transférer ses
connaissances et ses expériences au nouveau recru, ce qui rend cette procédure une tradition
respectée par certains et négligée par d’autres.
Pour les 40% des employés qui ont répondu qu’ils ont été coachés lors de leur
recrutement, ont confirmé que la période de leur formation ne dépassait pas 15jours.
Pour les deux indicateurs de formation et coaching, nous constatons une certaine
négligence de ce volet. Comme nous l’avons vu précédemment, la gestion des
connaissances est un processus de création, d’enrichissement, de capitalisation, de
diffusion de partage et de transfert du savoir au sein d’une organisation et la formation
constitue un moyen d’acquisition et d’amélioration de connaissances.
Aussi, nous pourrons déduire, à travers ces résultats que la formation n’est pas
assez optimisée pour une éventuelle démarche KM.
Question N°07 : Avez-vous déjà reçus des réclamations de la part des services à qui vous
offrez vos prestations ? Si oui, sont-elles liées à /au : la qualité du service fournis, temps
de réponses de votre part, délai de réalisation du projet ?
95
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
45%
55% Oui
Non
Nous avons 45% de oui (les employés reçoivent des réclamations) et 55 % de non,
donc la majorité ne réclament pas mais on remarque que le nombre de réclamations est quand
même élevé à 45 % par les services qui bénéficient des prestations offertes et ces dernières
sont liées majoritairement au temps de réponses de la part de l’entreprise.
On comprend qu’Algérie télécom est moins perspicace.
Question N°08 : Quel est le nombre de réclamation par mois ?
Tableau N°11 : Classification du nombre de réclamations par mois
Effectif Pourcentage
3 04 20%
4 05 25%
Plus 11 55%
55%
60
20% 25%
40
20
0
3 4 Plus
Source : élaboré par nous-même à partir des données collectées.
20% d’employés ont dit que le nombre de réclamations par mois est de 3,
25% d’entre eux ont donné le nombre 4 et 55% trouvent que le nombre de réclamations par
mois est à plus de 4.
96
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
10%
2
50% 40% 3
Plus
Effectif Pourcentage
2-3 02 10%
3-4 05 25%
4-5 13 65%
97
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
65%
25%
10%
0%
20%
80%
Oui Non
Source : élaboré par nous-même à partir des données collectées.
La réponse était oui, car plus de 80% des employés ont répondu qu’ils confrontaient
bien aux mêmes problèmes lors de la réalisation d’un projet, et seulement 20% qui ont
répondu par non. C’est à dire qu’Algérie télécom confronte au problème de répétition des
erreurs. Par rapport à la fréquence nous n’avons pas eu de réponses.
98
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
Les questions 7 à 11 nous renseignent sur les erreurs ou les réclamations auxquelles
fait face ce service. L’intérêt de ces questions est de savoir si le service fait face à une
redondance d’œuvres ou de réclamations identiques. L’objectif pour nous étant de déduire,
dans le cas de cette répétition l’absence d’un processus KM.
En effet, un processus KM est sensé éviter la survenue des mêmes erreurs. Or, nous
constatons, d’après nos résultats, que ces employés rencontrent parfois les mêmes
réclamations. Nous concluons donc d’une absence de l’impact d’un éventuel KM.
Question N°12 : Lors d’une réclamation faites-vous un PV ? Est-il diffusé auprès des
membres de l’équipe ? Est-il sauvegardé ?
Tableau N° 15 : Classification selon la rédaction du PV
Effectif Pourcentage
Oui 15 75%
Non 5 25%
Figure N°24 : Répartition selon la rédaction du PV
25%
Oui
75% Non
99
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
10%
Oui
Non
90%
Question N°14 : Quelle est la fréquence des réunions et séances de travail avec votre
responsable ?
Tableau N°17 : Classification selon la fréquence des réunions
Effectif Pourcentage
Une par semaine 08 40%
Deux par semaine 11 55%
Plus 01 5%
Figure N°26 : répartition selon la fréquence des réunions
55%
60 40%
50
40
30 5%
20
10
0 Une par semaine Deux par semaire Plus
100
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
55% des employés d’AT ont deux fois par semaine une réunion et une séance de
travail avec leur responsable, 40% ont répondus par une fois par une semaine et 5% ont
répondus par plus, ce qui est bien.
Question N°15 : Quel est l’ordre du jour ?
Tableau N°18 : Classification selon l’ordre du jour
Effectif Pourcentage
Fixé par le responsable 13 65%
liberté de choisir ou de proposer un ordre 02 25%
Autres 05 10%
Figure N°27 : Répartition selon l’ordre du jour
10%
25%
65%
101
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
55%
60 35%
50
40 10%
30
20
10
0
Regler des Partager des rassembler
problémes connaissances l'équipage et discuter
25%
Moyens informatiques
75% Moyens traditionnels
102
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
35%
Oui
65%
Non
50%
35%
60 15%
40
20
0
Chef de prjet Responsable de Autres
service
103
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
Questions 12-19 :
Ces questions ont pour objectif de démontrer que, dans cette entreprise, les pratiques
et les principes du KM sont tout de même mis en place. Des pratiques qui participent au
transfert de connaissances, sans que celles-ci soient directement associées au KM dans
l’esprit des employés, sont utilisées par le service.
65%
70
60
50 20%
40 15%
30
20
0%
10
0
Suppoert suppoert papier Base de donnée Autres
informatique
104
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
20%
Oui
80% Non
15%
Oui
85% Non
105
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
Volet performance :
Question N°24 : Utilisez-vous intranet ? Dans quel cadre l’utilisez-vous ? Depuis
combien de temps ?
Tableau N°26 : classification selon l’utilisation d’intranet
Effectif Pourcentage
Oui 18 90%
Non 02 10%
106
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
10%
Oui Non
90%
20%
Oui
80% Non
107
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
25%
Oui
75% Non
80
60
40
20
0
Oui Non
Source : élaboré par nous-même à partir des données collectées.
20% des employés ont répondus négativement, par contre 80 % ont répondus
positivement, oui les résultats sont meilleurs et cela sur le plan organisationnel beaucoup plus
et sur le plan concurrentiel, et 20 % ne ressentent pas cette amélioration.
Il s’agit d’apprécier l’impact des outils utilisés sur les activités de ces employés. Les
résultats nous indiquent qu’effectivement le recours à certains produits informatiques, que
nous associons au KM, améliore les résultats de ces employés.
108
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
109
Chapitre 03 : La place du knowledge management au sein de l’entreprise
Algérie télécom
Conclusion
Malgré la conscience de l’entreprise Algérie Telecom de l’utilité des TIC dans son
organisation qui demeurent incontournables pour son mécanisme, elle continue de mettre la
démarche KM dans un cadre informel. L’efficacité de cette dernière peut mener à des voies
plus innovatrices et performantes. En effet, l’entreprise doit définir la meilleure manière
d’utilisation de son capital intellectuel.
Nous avons consacré ce chapitre à la vérification de l’existence ou pas de la démarche
KM dans cette entreprise. La première section est déduite à la présentation générale de
l’organisme d’accueil. La deuxième section présente notre objet et objectif de recherche et la
dernière est consacrée pour montrer la place de la démarche KM dans cet organisme
d’accueil.
Ce chapitre nous a permis de mieux comprendre le fonctionnement du service. Notre
enquête nous a laissé constater que certaines pratiques de KM sont mises en place dans
l’entreprise mais demeurent mal exploitées.
Les entretiens que nous avons menés en parallèle nous ont également permis de voir
que, pour la plupart de ces employés, le concept KM reste inconnu. D’où notre choix pour des
questions qui ne laissent pas entrevoir directement cette notion.
110
Conclusion générale
La connaissance est une richesse pour l’entreprise ; ce qui place sa gestion au centre
des préoccupations de la plupart des dirigeants. En effet, l’adoption d’une démarche KM est
indispensable pour toute organisation qui veille sur la sauvegarde de son patrimoine de
connaissances. Le knowledge management est apparu en tant que discipline en réponse à des
problèmes opérationnels résultant de pertes de savoir et de savoir-faire.
Cependant, la réussite d’une démarche knowledge management dépend des individus.
C’est pourquoi, il est indispensable d’accompagner les salariés pour cette phase de
changement. En outre, la mise en place d’une telle perspective naît d’une volonté managériale
des dirigeants de l’entreprise qui définissent la stratégie de développement du knowledge
management. Chacun des acteurs doit être mobilisé afin de partager sa connaissance et son
savoir. Les missions et responsabilités des acteurs doivent être intégrées dans la stratégie de
capitalisation des connaissances.
Notre enquête a été menée auprès de la direction générale d’Algérie Télécom à Alger.
Nous avons voulu mettre en évidence l’existence ou pas de la démarche KM, sa place et son
impact sur la performance au sein de cette entreprise. Nous avons proposé un questionnaire
dans ce sens que nous avons adressé à l’ensemble des employés du département informatique.
Nos constats peuvent être regroupés dans ce qui suit :
La gestion des connaissances au niveau de l’entreprise se fait d’une manière non
formalisée : nous avons observé lors de notre passage dans cette entreprise, et après
traitement et analyse du questionnaire, un recours timide ainsi qu’une présence et
application non négligées des outils KM. Cet usage demeure insuffisant puisque d’une
part, ces outils sont assimilés à des outils TIC utilisés indépendamment de la démarche
KM. Et d’autre part, l’absence de liens entre ces outils et de démarche formalisée sensée
véhiculer, diffuser et partager les connaissances rend cet usage, combien même fréquents,
non suffisant. Adopter les outils sans intégrer et impliquer la variable ressource humaine
dans la culture de partage des connaissances réduit de l’efficacité du dispositif à mettre en
place ;
Absence de capitalisation des savoir-faire : nous avons constaté, lors de nos entretiens avec
le responsable, qu’il n’ y a pas de procédures ou de réglementation qui permettent le
transfert des connaissances des employés qui partent en retraite (y compris les départs
volontaires). Cette rupture avec les futurs retraités implique une perte de connaissance, de
compétences et d’expériences très important qui influerait probablement « négativement »
sur les résultats de l’entreprise, ou du moins augmenterait les manques à gagner ;
112
Conclusion générale
D’une manière générale, concernant la gestion des connaissances, ses pratiques sont
encore mal connues et ne font de ce fait pas l’unanimité, du moins pour cette entreprise.
Aussi, Il y a effectivement intégration de quelques outils KM mais ceux-ci ne sont pas
inscrits dans une démarche KM. Nous pourrons renvoyer cette performance à plusieurs
autres facteurs, notamment l’environnement concurrentiel algérien. Ceci dit, une démarche
KM permettrait d’améliorer davantage ses résultats.
Le volet performance et KM a été analysé, par nos soins, comme suit :
Nous avons voulu expliquer le lien entre KM et performance. Dans les chapitres
théoriques, la relation apparait clairement d’après les expédiences de certaines entreprises qui
ont été retracées dans les travaux de plusieurs auteurs.
Ceci dit, pour notre cas, il serait difficile d’associer la performance de cette entreprise à
l’usage de certains outils KM.
En effet, nous avons aboutis, après analyse, au constat que les outils KM utilisés dans
cette entreprise ne sont pas rattachés directement à un dispositif et esprit KM. La
performance serait donc, pour cette entreprise, rattachée à plusieurs autres facteurs,
notamment l’environnement concurrentiel. Ce qui n’exclue pas tout de même la
contribution effective de ces outils à cette performance.
112
Conclusion générale
Aussi, une amélioration pourrait être enregistrée dans le cas d’une optimisation de ces
outils et leur inscription dans la démarche formalisée KM.
A la suite de cette analyse et de ces résultats, nous pouvons proposer certaines
solutions qui nous semblent aller dans le sens d’une amélioration globale grâce à une
démarche KM :
Adapter une loi fondamentale et structurée pour élargir la culture du partage entre les
salariés qui à leur tour devront organiser mensuellement des meetings afin d’exprimer
leurs points de vue, ainsi partager leurs idéologies, et expériences acquises. Par ce moyen,
AT parviendra à instaurer une culture et implanter ce système au cœur de son fondement ;
Intégration de formations où les retraités transmettront leur savoir-faire aux nouveaux
arrivants, pour capitaliser et valoriser au maximum les connaissances de l’entreprise.
Instaurer des réglementations internes et des notions de bases à suivre afin d’éviter le
redoublement de certains obstacles heurtés et identifiés à chaque réalisation.
La démarche KM a fait des preuves dans beaucoup de pays. L’environnement actuel
dans lequel évoluent nos entreprises n’est peut-être pas assez incitant pour que nos
responsables envisagent ce type de dispositif, mais nous restons convaincus que cet
environnent, dont l’évolution est rapide, va favoriser le développement et l’épanouissement
des entreprises qui seront préparées au nouveau contexte. Une préparation qui passerait par
l’adoption d’outils en faveur de l’obtention d’avantage concurrentiel.
112
Bibliographie
Ouvrages
Revues et articles
1. Documents interne d’Algérie télécom.
2. Les expressions Knowledge Management (KM), management des connaissances et
gestion des connaissances (GC) sont utilisées indifféremment dans cette recherche.
Thèses et mémoires
1. Harouz samia, « la démarche knowledge management au sein de l’entreprise algérienne
cas Cosider », mémoire de fin d’étude option management des entreprises ; UMMTO ;
Algérie ; 2016/2017.
2. LACHACHI Abdelheq, « la formalisation du management des connaissances dans
l’approche managériale », thèse de magister, Ecole doctorale management des hommes
et gouvernance des entreprises de Tlemcen, Algérie, 2010- 2011.
3. Vilain L. (2003) ; « Le pilotage de l’entreprise : l’utilisation d’un tableau de bord
prospectif ». Thèse professionnelle Mastère spécialisé HEC. Ecole des Mines de Paris.
4. Yasmina bennabderahmane-Bouriche ; « management des connaissances, déploiement
des TIC et GRH des organisations ; cas de l’Algérie », thèse de doctorat, science de
gestion ; Algérie, 2016.
Webographie
1. Mesure de la performance globale des entreprises. .
[Link]/site/image/stories/PDF/BTS_cgo/8_9.
2. La performance globale et ses déterminants, 2008, [Link].
[Link]/IMO/PDF/la performance globale.
3. Site internet de gestion d’entreprise.
4. [Link] [Link] ; « gestion du spectre de fréquence et implémentation
des réseaux de télécommunications cas d’un réseau Wimax » ; ingéniorat en recherche
opérationnelle 2009, consulté le 16/12/2018 à 22 : 30 .
Liste des figures
Figures N° Titres Pages
01 Définition de la connaissance par Ermine 16
02 De l’information à la connaissance 18
03 L’articulation sous forme d’une chaîne 18
04 Le processus SECI de Nonaka pour le transfert de connaissance 22
05 Les outils du knowledge management 35
06 Eléments fondamentaux d’une démarche de KM. 39
07 Les différentes étapes de la démarche KM 47
08 Le concept d’efficacité, d’efficience et de performance 53
09 Cadre d’analyse du lien gestion des connaissances et performance 71
10 Logo d’Algérie télécom 80
11 Organigramme de la direction générale 85
12 Organigramme de la Division des Systèmes d’Information (DSI). 86
13 La répartition des employés selon le sexe 90
14 Répartition des employés selon l’âge 91
15 La répartition selon la période de travail 92
16 Répartition des employés selon le niveau d’étude 92
17 Répartition des employés selon leur recrutement 93
18 Répartition selon La période du suivi 95
19 Répartition selon les réclamations acquises 96
20 Répartition selon le nombre de réclamations par mois 96
21 Répartition selon le nombre de réclamations par projet 97
22 Répartition selon le nombre de projet 97
23 Répartition selon la répétition du problème 98
24 Répartition selon la rédaction du PV 98
25 Répartition selon les difficultés rencontrées 99
26 Répartition selon la fréquence des réunions 100
27 Répartition selon l’ordre du jour 101
28 Répartition selon l’objet d’ordre du jour 102
29 Répartition selon les moyens utilisés 102
30 Répartition selon la rédaction du PV 103
31 Répartition selon le rédacteur du PV 103
32 Répartition selon le moyen de sauvegarde du PV 104
33 Répartition selon le besoin des PV 105
34 Répartition selon le bénéfice des expériences 105
35 Répartition selon l’utilisation d’intranet 107
36 Répartition selon l’amélioration depuis l’utilisation d’intranet 107
37 Répartition selon le temps gagné 108
38 Répartition selon les résultats du travail 108
Liste des tableaux
Tableaux N° Titres Pages
01 Quelques définitions de la performance 51
Les forces et faiblesses, les menaces et les opportunités d’Algérie 88
02
télécom
03 La classification par sexe 90
04 La classification selon l’Age 91
05 Classification par période de travail 91
06 Classification selon le niveau d’étude 92
07 Classification selon le recrutement 93
08 Classification selon le coaching 94
09 Classification selon les réclamations acquises 95
10 Classification du nombre de réclamations par mois 95
11 Classification selon le nombre de réclamations par projet 96
12 Classification selon le nombre de projet par mois 96
13 Classification selon la répétition du problème 97
14 Classification selon la rédaction du PV 99
15 Classification selon les difficultés rencontrées 99
16 Classification selon la fréquence des réunions 100
17 Classification selon l’ordre du jour 101
18 Classification selon l’objet d’ordre du jour 101
19 Classification selon les moyens utilisés 102
20 Classification selon la rédaction du PV 103
21 Classification selon le rédacteur du PV 103
22 Classification selon le moyen de sauvegarde du PV 104
23 Classification selon le besoin de PV 104
24 Classification selon le bénéfice des expériences 105
25 Classification selon l’utilisation d’intranet 106
26 Classification selon l’amélioration depuis l’utilisation d’intranet 107
27 Classification selon le temps gagné 107
28 Classification selon les résultats du travail 108
Tableau récapitulatif de la place de la démarche KM au sein de 109
29
l’entreprise d’Algérie télécom.
QUESTIONNAIRE
1
Section3 : La démarche KM ................................................................................................... 30
3.1. Fonctions et outils du knowledge management .................................................................. 30
3.1.1. Fonctions de la gestion de connaissance .......................................................................... 30
[Link]. La création ou la production de la connaissance ........................................................... 30
[Link]. La capitalisation des connaissances et son processus ................................................... 32
[Link]. Le transfert de connaissances ........................................................................................ 32
3.1.2. Les outils du knowledge management ............................................................................. 33
3.2. Enjeux et objectifs du knowledge management .............................................................. 35
3.2.1. Enjeux du knowledge management.................................................................................. 35
3.2.2. Les objectifs du knowledge management ........................................................................ 36
3.3. La démarche du knowledge management .......................................................................... 38
3.3.1. Les fondements d’une démarche knowledge management .............................................. 38
3.3.1. Stratégie ............................................................................................................................ 39
[Link]. La stratégie et le knowledge management .................................................................... 40
[Link] Alignement de la stratégie KM avec la stratégie d’entreprise ....................................... 40
3.3.2. La culture d’entreprise...................................................................................................... 41
[Link] Les composantes de la culture d’entreprise .................................................................... 41
[Link] La culture et le knowledge management ........................................................................ 42
3.3.3 Les individus ..................................................................................................................... 43
3.3.4. L’organisation .................................................................................................................. 43
[Link]. L’engagement mutuel .................................................................................................... 44
[Link]. Entreprise commune ...................................................................................................... 44
[Link]. Répertoire partagé ......................................................................................................... 44
3.3.5. La technologie .................................................................................................................. 44
3.3.2. Les différentes étapes de la démarche de knowledge management ................................. 44
[Link]. L’analyse des besoins .................................................................................................... 45
[Link]. Définition d’un plan d’actions ....................................................................................... 45
[Link]. La capitalisation des informations ................................................................................. 45
[Link]. Préservation des connaissances et valorisation des savoirs........................................... 46
[Link]. Actualisation des connaissances.................................................................................... 46
[Link]. Mise en œuvre et pilotage du changement .................................................................... 46
Conclusion ................................................................................................................................. 48
Bibliographie
Liste des tableaux
Liste des figures
ANNEXES
4
Résumé
La connaissance est une richesse pour l’entreprise, ce qui place sa gestion au centre
des préoccupations de la plupart des dirigeants. En effet, l’adoption d’une démarche
knowledge management est indispensable pour toute organisation qui veille sur la
préservation de son patrimoine de connaissances car le knowledge management est apparu, en
tant que discipline, en réponse à des problèmes opérationnels résultant de pertes de savoir et
de savoir-faire.
Mots clés : Knowledge management, transfert des connaissances, gestion des connaissances.
The traditional dichotomy of knowledge divides it into tacit (unwritten and personal) and explicit (documented and easily shared) forms. Ontologically, it can be individual or collective. Implications for knowledge management strategies include the need to develop methods for converting tacit knowledge into explicit knowledge, sharing it across the organization, and managing both individual and group knowledge effectively .
The knowledge management process involves appropriation of information through enrichment, interpretation, transformation, and contextualization by individuals. This enriches information, turning it into knowledge that can then be applied to further refine skills and competencies .
Knowledge management supports decision-making and strategic initiatives by providing a structured way to capture and disseminate critical information, allowing for informed and timely decisions. It leverages stored organizational knowledge to guide strategic planning and execution, improving responsiveness to market or operational changes .
A successful knowledge management strategy includes analyzing needs, defining action plans, capitalizing on information, preserving knowledge, and updating skills. It also involves ensuring that organizational processes support the creation, sharing, and utilization of knowledge .
Data represents raw facts collected. Information emerges when data is organized and processed, becoming meaningful. Knowledge is formed when information is further enriched and contextualized, becoming actionable within specific contexts. This hierarchy informs knowledge management practices by emphasizing the transformation of data into valuable knowledge through structured processes .
Algeria Telecom's use of knowledge management frameworks and technology, such as intranet and enterprise resource planning systems, has improved performance by enhancing communication, efficiency, and service delivery. Specifically, employees reported better work outcomes, increased efficiency, and improved task coordination after these implementations .
Knowledge management enhances an organization's competitive advantage by systematically managing knowledge to innovate and improve efficiency. For example, it allows firms to retain critical tacit knowledge that is key to strategic decisions or innovation. It also facilitates the continuous improvement of processes and the nurturing of a knowledgeable workforce, which is essential for adapting to market changes .
Tacit knowledge, being personal and experience-based, greatly benefits informal learning and innovative decision-making by providing nuanced insights. Explicit knowledge supports formal education and structured decision-making processes. Both types of knowledge are essential, with tacit knowledge providing depth and contextuality, and explicit knowledge offering reliability and accessibility .
Knowledge differs from information in that it involves an additional layer of contextual understanding, interpretation, and reflection. While information can help make particular decisions, knowledge allows for generalization across different scenarios. Context plays a crucial role as knowledge is constructed from information when it is interpreted within a specific framework or environment .
Measuring the performance of knowledge management systems is challenged by its multidimensional nature. Different stakeholders have varied perceptions of performance, requiring diverse metrics for comprehensive evaluation, including operational, financial, and competitive impacts. Aligning these diverse perspectives into coherent performance metrics is a significant challenge .