Code UE : GEO 251 Crédits :
Géographie Humaine Volume horaire CM : 20
prévisionnel (CM –
Intitulé TD : 20
TD)
Langue d’enseignement : FRANÇAIS
Chapitre 3. CROISSANCE URBAINE
Enseignant : Dr. MEDIEBOU CHINDJI, Chargée de Cours (CC)
Objectif général :
Ce cours vise à analyser les causes et les facteurs qui président les dynamiques
d’expansion de la ville dans les pays du nord et dans les pays du sud.
Objectifs spécifiques ou d’apprentissage :
Définir croissance urbaine,
Présenter les causes de l’essor urbain dans les PD et les PED
Analyser les visages de l’urbanisation à travers le monde.
Contenu :
Introduction
I Croissance urbaine
II. Les causes de l’essor de l’urbanisation
III. Les différents visages de l’urbanisation à travers le monde
IV La croissance urbaine et ses conséquences en Afrique
Conclusion
Modalités L’évaluation des connaissances pour cet enseignement comportera :
d’évaluation
- un examen écrit de contrôle continu,
- un examen de fin de semestre.
Mots clés Afrique, Cameroun, milieu physique, domaine économique, population,
climats, ressources naturelles, potentiel humain, moyens de communications.
Bibliographie Antoine, P., Bocquier, P., Fall Abdou Salam, Guissé Youssouf Mbarguane &
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INTRODUCTION
La population urbaine a beaucoup augmenté depuis les années 1950. Cette croissance
urbaine est particulièrement forte depuis les années 1990. Depuis 2008, la moitié des habitants
de la planète vivent en ville. En 2010, une vingtaine de villes dans le monde comptabilisent
plus de 10 millions d'habitants (elles n'étaient que deux en 1950, trois en 1975, et dix en
1990). La ville de Tokyo est la plus peuplée avec un peu plus de 36,6 millions d'habitants. Ce
sont les plus grandes villes, les métropoles, qui croissent le plus vite. Après un boom sans
précédent de la population mondiale, la démographie de la planète sera caractérisée, au
XXIe siècle, par un ralentissement et un vieillissement prononcés. L’humanité passera de
6 milliards d’êtres humains en 2000 à 9 milliards en 2050. De plus en plus faible dans les pays
riches, la fécondité restera forte chez les plus pauvres.
I. Croissance urbaine
La croissance urbaine est l’extension des villes liée le plus souvent à l’augmentation de
la population urbaine, c'est-à-dire au phénomène d'urbanisation.
. I.1. Une croissance urbaine forte, en particulier dans les pays en développement
Le taux d'urbanisation des pays développés (plus de 75 %) est très supérieur à celui des pays
pauvres (environ 40 %). Cependant, le taux d'urbanisation des PED augmente: sur les
21 villes les plus peuplées du monde, 15 sont des villes du « Sud ».
Les grandes métropoles des pays émergents et des pays en développement s'étendent
rapideren: leur population augmente en raison de l'exode rural (migrations des campagnes
vers les villes), mais surtout de sa natalité propre. En effet, ces pays n'ont pas encore terminé
leur transition démographique, leur population est très jeune et leur taux de fécondité élevé.
Nourrir, loger, éduquer, soigner ces jeunes urbains est un enjeu important pour les pays
pauvres. Les migrants cherchent aussi en ville un meilleur niveau de vie et un travail qu'ils ne
trouvent pas toujours.
Véritables carrefours de communication pour les réseaux et les flux qui parcourent le monde,
les grandes villes-métropoles sont au cœur de l'organisation de l'espace mondial. Cette
situation a entraîné des modifications dans l'espace urbain.
I.2. L'extension et la nouvelle organisation spatiale des villes
Avec la croissance urbaine (l'augmentation de la population des villes), les villes se sont
étalées vers leurs périphéries, de plus en plus loin des centres-villes. Dans les années 1950, ce
sont surtout les banlieues proches qui ont vu leur population augmenter. À cette époque, le
« rêve américain » gagne les pays européens qui sortent juste de la guerre. Les occidentaux
rêvent d'être propriétaires de leur propre pavillon en banlieue avec tout le confort moderne.
Les zones pavillonnaires se multiplient aux portes des villes.
Les villes des pays pauvres connaissent la même évolution. Mais on trouve dans leurs
banlieues des bidonvilles et des zones d'habitat précaire alimentés par l'exode rural.
Actuellement, dans les villes du Nord, de nombreuses activités (y compris tertiaires) se
délocalisent vers la périphérie. Ce phénomène est particulièrement marqué dans les villes
nord-américaines où de véritables « villes-lisières » avec tous les services se développent
(edge cities).
Depuis les trente dernières années, l'étalement urbain a gagné les espaces ruraux proches des
villes des pays développés : on parle de périurbanisation. Les bourgs voisins des grandes
agglomérations deviennent des communes-dortoirs. Leurs habitants travaillent et consomment
en ville (mode de vie urbain), mais logent à la campagne : ce sont des rurbains.
Ce phénomène est moins marqué dans les villes des pays pauvres où l'exode rural reste fort et
où on préfère quitter la campagne plutôt que d'y revenir. Les villes commandent et structurent
l'espace qui les entoure : elles s'étalent sur un territoire important, leurs limites deviennent
floues et leurs habitants de plus en plus mobiles. Dans ce contexte, le développement
des réseaux de transport et des voies de communication est primordial.
II. LES CAUSES DE L’ESSOR DE L’URBANISATION
II.1. Dans les pays industrialisés, un développement ancien
La plupart des villes des pays développés datent de plusieurs siècles. Elles sont nées du
commerce (lieu d’échanges, carrefour de voies de communication) ou de l’industrie qui attire
de la main-d’œuvre. Celles qui ont en plus le statut de capitale ont connu un développement
accéléré (Paris).
Depuis quelques décennies, de nombreuses villes doivent leur essor au développement du
secteur tertiaire, qui se situe essentiellement en ville (bureaux, commerces…). Les habitants
s’installent donc en ville, à proximité des emplois.
II.2. Dans le tiers monde, la croissance démographique et l’exode rural nourrissent
l’urbanisation
L’ensemble des pays du tiers monde connaît une très forte croissance de la population depuis
les années 50. Ce dynamisme démographique qui va se poursuivre se répercute en ville. Les
villes du tiers monde croissent donc largement de manière naturelle, c’est-à-dire par la
différence entre les naissances et les décès.
De plus, la population du tiers monde est jeune : environ la moitié a moins de 15 ans. Les
jeunes citadins feront à leur tour des enfants, contribuant ainsi à maintenir une forte
croissance de la population de la ville.
L’exode rural, qui désigne l’installation en ville de populations originaires de la campagne, a
cessé dans les pays industrialisés. En revanche, il est très fort dans le tiers monde, où il
contribue à accélérer la croissance urbaine : environ la moitié des nouveaux citadins sont issus
de la campagne.
L’exode rural, en plein essor, a plusieurs causes. Il s’agit tout d’abord de paysans qui partent à
la ville pour fuir la campagne et ses problèmes :
famines ou malnutrition (en Inde)
manque d’argent
guerres (au Rwanda)
manque de services de base (santé notamment)
Les nombreux inconvénients de la campagne incitent donc les habitants à s’installer en ville.
Parallèlement, la ville attire les paysans. Elle représente l’espoir de trouver un travail, de
gagner de l’argent, de vivre mieux. La ville constitue également un symbole de liberté et
d’accession au mode de vie occidental.
III. LES DIFFÉRENTS VISAGES DE L’URBANISATION À TRAVERS LE MONDE
III. 1. Une croissance démographique ralentie
Après un boom sans précédent de la population mondiale, la démographie de la planète sera
caractérisée, au XXIe siècle, par un ralentissement et un vieillissement prononcés. L’humanité
passera de 6 milliards d’êtres humains en 2000 à 9 milliards en 2050. De plus en plus faible
dans les pays riches, la fécondité restera forte chez les plus pauvres.
Carte 1: transition démographique mondiale entre 1995 et 2000
Les facteurs de la transition « l‘explosion démographique », si souvent annoncée, n’aura pas
lieu. Du moins pas dans les proportions catastrophiques envisagées il y a encore quelques
années par les spécialistes. Mais elle sera suffisante cependant pour peser sur le sort des pays
les moins développés. C’est en octobre 1999 que l’humanité a officiellement atteint les
six milliards d’êtres humains, au terme d’un siècle à l’orée duquel la population du globe
n’atteignait qu’un milliard et demi d’individus. Cette progression spectaculaire s’est effectuée
malgré les formidables saignées provoquées par les guerres, les massacres et les épidémies.
A ce rythme, il y avait lieu de craindre que l’humanité atteigne le cap des 12 milliards
en 2050, voire 24 milliards à la fin du XXIe siècle, selon les hypothèses les plus alarmistes.
Pourtant, les démographes ont revu leurs prévisions à la baisse. Au XXIe siècle, selon le
Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), l’humanité va continuer à progresser
en nombre, mais à un rythme nettement moins soutenu.
Figure 2: Vieillissement de la population mondiale en 1999 et en 2050
III.1.1 Un inexorable vieillissement
Seuls les pays de l’Afrique subsaharienne verront leur population doubler entre 2000 et 2050,
passant de 600 millions à 1,2 milliard d’habitants, malgré la mortalité provoquée par les
ravages du sida. Dans son rapport 2001, le FNUAP estime que les mesures prises dans divers
pays pour stabiliser la croissance démographique « détermineront si la population mondiale,
en 2050, correspondra à la prévision haute ou médiane de 9,3 milliards ».
III.2. Dans les pays développés, une croissance urbaine ralentie
Les pays développés connaissent une urbanisation ancienne qui a commencé au moyen-âge et
a atteint son apogée avec la révolution industrielle. Ils sont fortement urbanisés soit 80 %, un
tel niveau d'urbanisation montre que ces pays ont déjà réalisé les transitions urbaines. Ainsi le
rythme devient faible. La révolution industrielle a entrainé une forte urbanisation de l'Europe.
Ainsi les industries et les travaux des mines qui naissent de jours en jours permettent la
créature des villes.
Le réseau urbain est développé car les villes sont non seulement hiérarchisées mais aussi
interdépendant. Il est équilibré car il y a une répartition équitable des villes. Il est durable car
la ville a une assise économique fortement enraciné.
La situation des pays développés est originale: les villes n’attirent plus, mais les taux
d’urbanisation sont partout élevés. Par exemple, 75 % des Français et 95 % des Britanniques
vivent en ville. Il s’agit de sociétés très urbanisées, où le mode de vie le plus répandu est celui
des citadins.
Les villes connaissent des évolutions particulières, qui se caractérisent par l’essor des
banlieues, lié au développement de l’automobile et des transports en commun. Les habitants
recherchent de l’espace et un cadre de vie agréable, quitte à s’éloigner du centre-ville. Ce
phénomène de desserrement des villes s’appelle la périurbanisation. Il est particulièrement
développé aux États-Unis.
Les villes des pays développés sont très bien équipées en infrastructures : transports en
commun, approvisionnement en eau, évacuation des déchets, services municipaux,
hôpitaux…
Elles sont cependant confrontées à certains problèmes liés aux concentrations de population et
accentués par la crise économique : l’insécurité, la pauvreté créant l’exclusion (personnes «
sans domicile fixe », mendiants…).
III.3. L’explosion urbaine en cours dans le tiers monde
L’évolution des pays du tiers monde est bien différente. En effet, le mouvement
d’urbanisation y est en plein essor, la population des villes augmentant beaucoup plus vite que
la population totale. Cette très forte croissance est appelée explosion urbaine pour souligner
l’aspect rapide et massif du phénomène.
De ce fait, cela pose de graves problèmes que les municipalités n’arrivent pas à résoudre:
logement (développement des bidonvilles), insécurité, manque d’équipements (de santé,
scolaires...).
L’explosion urbaine crée également des déséquilibres à l’échelle du pays, entre les villes et les
campagnes, ou entre les villes elles-mêmes.
IV La croissance urbaine et ses conséquences en Afrique
L'urbanisation est un phénomène universel et a connu une accélération particulière en Afrique
subsaharienne. Cette croissance forte s’est faite dans un contexte économique particulier
marqué, ces dix dernières années, par des politiques de rigueur. Les effets des programmes
d'ajustement structurel ont certainement amplifié les mutations concernant les structures et les
comportements démographiques, ainsi que l'évolution des structures familiales. L'ampleur de
la diminution des revenus risque de rendre inopérantes les régulations sociales opérées jusqu'à
présent par les réseaux sociaux de solidarité.
En Afrique, les politiques d'ajustement frappent de plein fouet les habitants des villes depuis
plusieurs années, et rendent plus précaires les stratégies jusqu'ici mises en œuvre. Les classes
moyennes sont à leur tour touchées par la crise, le salariat concerne de moins en moins de
personnes et les salariés assurent de plus en plus difficilement leur rôle de redistributeurs.
Les embryons de systèmes sociaux (systèmes de retraites, d’assurances sociales, de logements
sociaux, etc.) mis en place dans certains États se désagrègent. Les jeunes, qui restent de plus
en plus longtemps dépendants des aînés, trouvent difficilement leur place. Les modes de
solidarité, qui constituent encore la soupape de sécurité face à la faillite de certains États,
s’essoufflent et ne serviront plus longtemps encore d’amortisseur aux conséquences de la
crise.
Le désengagement de l’État a des effets directs sur les services publics. L’éducation subit de
plein fouet les conséquences de la crise alors qu’elle constitue un des moteurs des
transformations sociales. Dans les villes, la paupérisation s’accroît, même si parfois l'intense
circulation des biens et des hommes en atténue la rigueur.
La situation des migrants est paradoxale. D'une part, ils sont confrontés à des risques de
marginalisation et d’exclusion dans les villes, bien que souvent le dynamisme de leurs réseaux
sociaux leur permette d'accéder plus rapidement à certaines ressources urbaines concernant
l'emploi ou le logement, d'autre part, ils constituent, à leur lieu d’origine, une soupape à la
crise grâce à leurs envois de fonds, et sont vecteurs de changements sociaux.
Les populations adaptent leurs comportements économiques et sociaux à une crise devenue
chronique. Les réactions, les initiatives fourmillent. Les groupes sociaux et les institutions de
toute nature ont, dans le contexte de la crise et de l'ajustement, des perceptions et des
comportements nouveaux. La ville constitue un fantastique terreau pour une remise en cause
et une réinterprétation de valeurs héritées et pour l'émergence de nouvelles valeurs. Une
culture urbaine se forge peu à peu.
La ville favorise des processus d'individualisation propices à une prise de conscience critique
vis-à-vis de certaines formes de solidarité, et à l'émergence de nouveaux liens sociaux fondés
sur l'adhésion individuelle. Espérons que les dynamiques nouvelles fourniront une issue
positive à la crise. Ces évolutions sociales vont aussi se traduire par une évolution du
comportement des consommateurs de produits alimentaires: l’individualisation, le gain de
temps dans la préparation, mais aussi le recours aux produits locaux risquent de marquer la
période à venir.
Cette situation économique est commune à la plupart des agglomérations africaines. Trois
facteurs d’atténuation des conséquences de la crise peuvent être identifiés.
Le secteur informel a peut-être moins souffert de la crise, mais on peut s'interroger sur les
limites de ses capacités d'absorption et du devenir de ses débouchés quand l'ensemble des
revenus urbains diminuent.
L'espace de vie des urbains est large et les liens avec la zone d'origine sont toujours
maintenus. La multi-résidence des familles, la non résidence des épouses en ville, l'envoi des
enfants dans les villes de l'intérieur, offrent certainement encore des possibilités d'adoucir les
conséquences des diminutions des revenus et de maintenir la circulation de produits
alimentaires entre membres de la famille.
Les réseaux sociaux de solidarité ont certainement amoindri les effets des compressions
d'emplois et de réduction des revenus.
CONCLUSION
L’urbanisation constitue un enjeu majeur pour le XXIe siècle, car elle va s’accélérer à
l’échelle mondiale et poser de très nombreux problèmes. La relative stabilité de la croissance
des villes dans nos pays développés ne doit pas faire oublier l’importance et le caractère
inquiétant de l’explosion urbaine dans le tiers monde.