Laser à Semi-Conducteurs et Applications
Laser à Semi-Conducteurs et Applications
Remerciements
Certains disent que le plus important dans un projet de fin d’études est les
remerciements. Nous ne sommes pas loin d’être de cet avis, car si vous avez ce
projet de fin d’études entre les mains, c’est en grande partie grâce à tous ceux qui
nous ont aidés plus ou moins directement au cours de sa réalisation.
Table de matière
Introduction générale............................................................................................. 1
Chapitre I : Généralités sur la physique des semiconducteurs .............................. 3
I.1 Théorie des bandes ................................................................................................. 3
I.1.1 Introduction ................................................................................................................ 3
I.1.2 bande d’énergie........................................................................................................... 3
I.1.3 Bande de conduction, de valence, et de gap direct et indirecte .................................. 5
I.2 Distinction entre métaux ........................................................................................ 6
I.2.1 Relation avec le niveau de Fermi ............................................................................... 6
I.2.2 Agitation thermique et distribution de fermi Dirac .................................................... 7
I.3 Densité d’états ........................................................................................................ 8
I.4 Semiconducteur ...................................................................................................... 9
I.4.1 Semi-conducteurs intrinsèques ................................................................................. 10
I.4.2 Semi-conducteurs extrinsèques ................................................................................ 11
I.5 Jonction PN .......................................................................................................... 13
I.5.1 Formation de la jonction PN ..................................................................................... 13
I.5.2 Equilibre thermodynamique dans la jonction PN ..................................................... 14
CHAPITRE II : Interaction lumière-semiconducteur ......................................... 16
II.1 Qu`est-ce que la lumière ? .................................................................................. 16
II.1.1 Le spectre électromagnétique .................................................................................. 16
II.1.2 Le visible ................................................................................................................. 17
II.1.3 Les autres rayonnements ......................................................................................... 17
II.2 Principe de la lumière ......................................................................................... 18
II.2.1 Lumière = onde électromagnétique ......................................................................... 18
II.2.2 Lumière = photons .................................................................................................. 19
II.3 Absorption dans le semiconducteur .................................................................... 21
II.3.1 Absorption d’un photon par un atome..................................................................... 21
II.3.2 Absorption dans les S-C : quasi-continuum d’états ................................................ 22
II.3.3 Taux d’absorption ................................................................................................... 25
II.3.4 Coefficient d’absorption .......................................................................................... 26
II.4 Emission stimulée dans les S-C .......................................................................... 27
II.5 Emission spontanée dans les S-C ....................................................................... 28
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Introduction générale
On classe les lasers selon quatre familles, en fonction de la nature du milieu excité. On
annonce comme suit :
Les Lasers à solides ou ioniques : Dans les lasers à solides, on utilise en général des cristaux
dopés comme milieu amplificateur. Les ions utilisés comme dopants sont les éléments actifs
produisant l’effet laser. [7]
Les lasers à gaz : Le milieu amplificateur est ici constitué d’un gaz ou d’un mélange de gaz, en
général contenu dans un tube en verre ou en quartz. .[7]
Les lasers à colorants : Dans les lasers à colorants, le milieu amplificateur est souvent liquide,
Il est composé d’une solution que l’on enferme dans une cuve de verre et qui contient des
molécules organiques de colorants. [7]
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Les lasers à semi-conducteurs ou « diodes lasers » : Ces dispositifs bien particuliers utilisent
comme milieu amplificateur des matériaux semi-conducteurs (InP, GaAs…), en général sous
forme de jonctions ou d’hétérostructures. [7]
Ce projet concerne les lasers à semiconducteurs qui sont un type des lasers que on a
présenté ci-dessus, qui utilise comme milieu amplificateur un semiconducteur. Où on va essayer
de voir le principe physique de fonctionnement les lasers à semiconducteurs, et on va donner
les applications de ces dispositifs, qui ont aujourd’hui une importance énorme dans notre
civilisation. Ils représentent aujourd’hui 70% du marché total des lasers, soit environ 3 milliards
de $ en l’an 1999. Et donc, ce manuscrit s’articule autour de trois chapitres fondamentaux.
Premier chapitre rappel d’abord un modèle plus réaliste, qui introduit par F. Bloch en 1928. Il
faut ainsi « la théorie des bandes ». Depuis les années 30, la théorie des bandes s’est
progressivement perfectionnée. Les contradictions de physique classique ont été éliminées et
les propriétés des métaux, des semi-conducteurs et des isolants de mieux en mieux comprises.
Ensuite il donne les caractéristiques des semiconducteurs, enfin il étudie la jonction PN à
l’équilibre thermodynamique qui est très intéressante (utilise dans un milieu à gain optique pour
le laser).
Deuxième chapitre étudie l’interaction lumière-matière. Nous donnons d’abord la définition de
la lumière, et les différentes formes qui la prend. Ensuite nous décrivons la lumière de point de
vue classique par les équations de maxwell dans le vide et dans la deuxième partie de point de
vue quantique qui s’appelle la seconde quantification. Nous passons après ça aux processus
optiques dans les semiconducteurs : absorption, émission spontanée, et émission stimulée.
Enfin, nous faisons donner une formule théorique de coefficient d’absorption, qui doit être
négative, pour réaliser l’amplificateur optique. Cette dernière condition est nécessaire pour
fonctionner le laser.
Troisième chapitre étudie principe de fonctionnement un laser semiconducteur, et donne les
applications de ces dispositifs, où nous avons traité d’abord dans ce manuscrit principe générale
des lasers, passant au principe de fonctionnement un laser semiconducteur qui est le but de ce
projet. Ensuite, Nous avons analysé les conditions d’obtention d’une émission stimulée, c’est-
à-dire le gain optique. D’autre part, nous avons donné différents types de lasers à
semiconducteur à savoir laser à homo-jonction, à hétérojonction, et à puits quantique. Et nous
avons fait une diversification des lasers à semiconducteur : les lasers à émission par tranche, les
lasers à émission par la surface. Ensuite, nous avons donné des applications des lasers à
semiconducteurs. Finalement, nous avons fini ce travail par un conclusion.
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𝐻𝑘 𝜓𝑘 (𝑟) = 𝐸𝑘 𝜓𝑘 (𝑟)
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Où 𝑢𝑘 (𝑟) est une fonction périodique avec les mêmes périodes que le potentiel. Les fonctions
d’ondes des électrons dans un cristal parfait (périodique, infini, sans défaut ...) sont donc
simplement le produit entre une onde plane et une fonction périodique.
Au fond, ce sont des ondes planes (témoignant de la délocalisation et de la liberté des
électrons) qui se construisent sur le paysage cristallin. Ce qui est intéressant avec cette écriture,
c’est que l’on a maintenant indexé toute fonction d’onde par un vecteur d’onde k. On peut donc
considérer le problème k par k et chercher à résoudre, pour un k donné, l’équation de
Schrödinger.
On va ainsi trouver, pour ce k donné, une équation qui porte sur les fonctions périodiques
𝑢𝑘 (𝑟) C’est là que le problème a été simplifié d’une manière monumentale. Alors que
l’équation de Schrödinger cherche des solutions dans tout l’espace des fonctions a priori, le
théorème de Bloch permet de réduire le problème en tirant profit de la périodicité du potentiel
: pour chaque vecteur k, on cherche maintenant des solutions dans l’espace des fonctions
périodiques. Or cet espace est d’une dimension dénombrable (puisqu’on peut décomposer une
fonction périodique en série de Fourier à l’aide d’un ensemble dénombrable de coefficients) ;
l’ensemble des solutions (et des énergies possibles) est donc également dénombrable, pour
chaque k [1].
Par continuité entre les différents k, on construit ainsi un ensemble dénombrable de
bandes d’énergie que l’on représente sous la forme d’une relation de dispersion E(k) appelé
aussi diagramme ou structure de bande.
Les fonctions 𝐸𝑛 (𝑘) sont continuées. Leurs courbes représentatives ont l’allure présentée sur la
figure suivante.
[2]
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-On retrouve, par ces arguments certes un peu plus abstraits, le concept de bandes d’énergie
permise et interdite [2].
-Notons que l’on retrouve dans la partie périodique des fonctions de Bloch une réminiscence
des orbitales atomiques de départ. En effet, la méthode du chimiste nous a enseigné que ces
états électroniques sont obtenus par hybridation des orbitales atomiques. Leur trace est donc
conservée dans la partie périodique de la fonction de Bloch, en particulier avec ses propriétés
de symétrie [2].
Bande de valence : Bande d’énergie le plus bas, ou la bande permise des états liés. Quant
en enlevant quelques électrons de la bande de valence, il libère des états vides pour le transport
dans cette bande. Ces absences d’électrons dans la bande de valence sont appelées des trous et
sont finalement assimilées à des particules de charge positive qui transportent le courant.
Bande interdite : La bande d'énergie comprise entre ces deux bandes est appelée bande
interdite ou plus simplement "gap".
C'est la valeur de l'énergie de cette bande (interdite) qui va fixer les propriétés électriques des
matériaux.
Premier cas : la bande de conduction est partiellement remplie. Le solide contient donc des
électrons susceptibles de participer aux phénomènes de conduction, il est conducteur.
Deuxième cas : la bande de conduction est vide et le gap est grand (de l’ordre de 10 eV par
exemple). Le solide ne contient alors aucun électron capable de participer à la conduction. Le
solide est isolant.
Troisième cas : la bande de conduction est vide mais le gap est plus faible (de l’ordre de 1 à
2 eV). Le solide est donc isolant à température nulle, mais une élévation de température permet
de faire passer des électrons de la bande de valence à la bande de conduction. La conductivité
augmente avec la température : c’est la caractéristique d’un semi-conducteur.
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➢ Dans les conducteurs, le niveau de Fermi est dans une bande permise qui est dans ce cas
la bande de conduction. Les électrons peuvent alors se déplacer dans le système électronique et
donc circuler d’atomes en atomes [2].
➢ Dans les isolants et les semi-conducteurs, le niveau de Fermi est situé dans la bande
interdite qui sépare les bandes de valence et de conduction [2].
1
La distribution de Fermi Dirac est : 𝑓(𝐸) = 𝐸−𝐸𝑓
𝑒 𝐾𝐵 𝑇 +1
[4]
La distribution de Fermi f(E) indique que les électrons des couches supérieures peuvent
effectivement avoir une énergie suffisante que pour franchir le gap et atteindre la bande permise
supérieure. Si l’énergie thermique n’est pas négligeable devant le gap on pourra avoir
conduction. Or, l’énergie thermique à température ambiante (300 K) vaut 2.6 10−2 𝑒𝑉
Si le gap est de l’ordre de 1 eV, la conduction sera faible mais non négligeable. C’est, par
définition, le cas des cristaux semi-conducteurs. Ci-dessous nous considérons, après les
éléments des deux premières colonnes du tableau de Mendeleïev Na et Mg, des éléments des
colonnes suivantes. L’Aluminium a une valence 3 ; il y a donc une bande et demie remplie et
il y a donc conduction (possibilité d’avoir une distribution asymétrique des k). Le Silicium a
une valence 4 correspondant à 2 bandes remplies. Le gap séparant la bande occupée supérieure
et la bande permise suivante est de 1.13 eV. Il s’agit donc d’un semi-conducteur. Le Carbone a
aussi une valence 4 mais sont gap est de 5.5 eV et considérer comme isolant (le diamant) [4].
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ℏ2 𝐾 2
𝐸 = 𝐸𝐶 +
2𝑚𝑒
1 2𝑚𝑒 4𝜋 𝐾2
𝑑𝑘 = 2 √ℏ2(𝐸−𝐸 )
𝑑𝐸 ; 𝑑𝑁𝑒 = 8𝜋3⁄𝐿3 𝑑𝑘
𝑐
3⁄
𝑑𝑛𝑒 1 2𝑚𝑒 2
𝜌𝑒 = = 2( 2 ) √𝐸 − 𝐸𝑐
𝑑𝐸 2𝜋 ℏ
3⁄
𝑑𝑛𝑡 1 2𝑚𝑡 2
On applique le même calcul aux trous : 𝜌𝑡 = = 2𝜋2 ( ℏ2 ) √𝐸 − 𝐸𝑣
𝑑𝐸
En guise de résumé, nous pouvons donc dire qu’un semi-conducteur se comporte comme
un nuage de porteurs de charges libres (négative et positives) de masses fixées par la courbure
des courbes de dispersion des bandes de conduction et de valence [4].
Le nombre d’électrons et de trous dans ces bandes est fixé par la distribution de Fermi
(inversée pour les trous) ; le niveau de Fermi se situant au milieu du gap [4].
Au zéro absolu, il n’y a donc pas de porteurs libres dans un S-C. La densité d’états par
unité de volume et d’énergie est parabolique (comme pour l’électron libre). Les produits 𝜌𝑒 𝑓𝑒
et 𝜌𝑡 𝑓𝑡 sont les densités d’électrons et trous par unité de volume et d’énergie respectivement.
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La densité de porteurs libres par unité de volume est dès lors donnée par l’intégrale sur E
de la densité d’états ρ et de la distribution de Fermi 𝑓(𝐸).
I.4 Semiconducteur
Les semi-conducteurs sont des matériaux qui ont une résistivité qui varie en fonction de
la température : ρ diminue si T augmente, On peut avoir deux catégories :
Semi-conducteurs élémentaires : [3]
-Simples : Si, Ge, (colonne IV).
-Complexes : Se (colonne VI).
Semi-conducteurs composés : [3]
-Alliages ternaires : Alx Ga1−x As (dispositifs optoélectroniques comme les diodes lasers,
transistors particuliers).
Ces matériaux ont une bande de valence complète et une bande de conduction vide, et ce
qui les différencie, c’est la largeur de la bande interdite 𝐸𝑔 . Dans les isolants comme le diamant,
la bande interdite est voisine de 5eV. Dans ces conditions, la conductivité est nulle à
température ambiante [4].
Lorsque la bande interdite est de l’ordre de 1eV, on observe une certaine conductivité
électrique à température ambiante. Cette énergie, quoique beaucoup plus grande que l’énergie
thermique moyenne ( 𝑘𝐵 𝑇 ≈ 0,0258 𝑒𝑉 à température ambiante 𝑘𝐵 𝑇 < 𝐸𝑔 ), est suffisamment
basse pour permettre statistiquement à certains électrons de passer dans la bande de conduction.
➢ Les propriétés caractéristiques des semi-conducteurs sont habituellement dues à :
l’agitation thermique ;
aux impuretés ;
aux différents défauts du réseau.
Le tableau suivant présente quelques éléments semi-conducteurs avec leurs valeurs d’énergie
de la bande interdite.
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[2]
A T = 0 K, seuls les niveaux d'énergie inférieure à une certaine valeur 𝐸𝐹 , appelée niveau de
Fermi intrinsèque, occupés pour un semi-conducteur intrinsèque.
Si le niveau de Fermi 𝐸𝐹 , est situé dans la bande interdite, tous les niveaux de la bande de
valence sont occupés par des électrons, tandis que tous ceux de la bande de conduction sont
vides. Le semi-conducteur est alors isolant.
[2]
Pour 𝑻>𝟎K, certains niveaux au-dessus du niveau de Fermi peuvent être occupés. L’énergie
nécessaire pour que les électrons y accèdent est fournie par l'agitation thermique. L'ordre de
grandeur de l'énergie d'agitation thermique, liée à la température T, en K, est 𝑘𝐵 𝑇.
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[2]
Lorsqu'un électron passe de la bande de valence à la bande de conduction, il laisse un trou dans
la bande de valence. On dit qu’il y a génération thermique d’une paire électron-trou.
Pour un semi-conducteur intrinsèque (pur) : n = p = ni, avec ni est la concentration intrinsèque
de semiconducteur.
3⁄ 𝐸𝑔
𝑛𝑖 = 𝐴𝑇 2 exp (− ) , 𝐴 = 𝑐𝑡𝑒
2𝑘𝐵 𝑇
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[2]
Dans un semi-conducteur type N, les électrons sont majoritaires et les trous sont minoritaires
(n >> p).
𝑛2
Comme 𝑛𝑖2 = 𝑛𝑝 = (𝑛𝑖 + 𝑁𝐷 )𝑝 (on néglige 𝑛𝑖 𝑑𝑒𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑁𝐷 ) ⇒ 𝑝 = 𝑁𝑖 ⟶ 0 𝑐𝑎𝑟 𝑁𝐷 ≫ 𝑛𝑖2 .
𝐷
Il faut noter que non seulement le nombre des électrons a augmenté, mais le nombre de trou a
diminué. En effet, le grand nombre des électrons libérés par les donneurs augmente le taux de
recombinaison des électrons avec les trous.
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𝑛2
Comme 𝑛𝑖2 = 𝑝𝑛 = (𝑛𝑖 + 𝑁𝐴 )𝑛 (on néglige 𝑛𝑖 𝑑𝑒𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑁𝐴 ) ⇒ 𝑛 = 𝑁𝑖 ⟶ 0 𝑐𝑎𝑟 𝑁𝐴 ≫ 𝑛𝑖2 .
𝐴
I.5 Jonction PN
On appelle jonction PN une région d’un échantillon monocristallin comprise entre une
région P et une région N.
Pratiquement le passage de la zone N à la zone P n’est pas brutal mais nous supposons
pour simplifier les calculs que la jonction est abrupte.
[2]
Les trous majoritaires de la région P vont diffuser vers la région N où ils sont peu nombreux et
créent un courant de diffusion de P → N.
Les électrons majoritaires de la région N vont diffuser vers la région P où ils sont peu nombreux
et créent un courant de diffusion de N → P.
Le départ des porteurs majoritaires laisse des charges ionisées fixes qui vont crées un champ
électrique interne local ⃗⃗⃗
𝐸𝑖 de N → P. A un instant t, il apparaît une barrière de potentiel U
s'opposant la diffusion, les porteurs minoritaires qui se trouvent au voisinage de la jonction vont
donc pouvoir immigrer facilement car le champ interne favorise leurs mouvements.
[2]
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On a alors formation d'une zone diserte d au niveau de la jonction et création d'un courant
inverse de trous minoritaires de N → P et des électrons de P → N : c'est un courant de
minoritaires, ce courant est généralement appelé courant de saturation et est noté 𝐼𝑠 . [2]
On montre que la barrière de potentielle U de largeur d de la zone diserte est donnée par :
[2]
Après contact, le diagramme sera modifié à ce que les niveaux de Fermi seront alignés
[2]
Le signe (–) a une signification simple : le courant de particules est orienté vers les zones les
moins concentrées. En d’autres termes, le courant de particules tend à rétablir l’uniformité de
concentration. Le coefficient de diffusion 𝑫 s’exprime en 𝑚2 𝑠 −1 .ces valeurs varient sur
plusieurs ordres de grandeurs suivant le milieu support du phénomène et la particule qui diffuse.
Les grandeurs ici sont scalaires dans la mesure où le problème est à une dimension. À
l’équilibre thermodynamique, le courant total d’électrons est pourtant nécessairement nul. Il
existe donc un courant en sens inverse qui compense cette diffusion d’électrons vers la zone p.
Un électron qui quitte la zone n pour diffuser dans la zone p laissant derrière lui une charge fixe
positive (le noyau de l’atome donneur), il en résulte une force coulombienne de rappel. Cette
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force correspond précisément au champ électrique induit dans la structure que nous avons déjà
évoquée, et ce champ électrique est tel que le courant d’électrons lié à ce champ interne
compense exactement le courant de diffusion à l’équilibre. En d’autres termes, les électrons
diffusent jusqu’à ce que le champ de charge d’espace créé par les atomes donneurs soit devenu
tellement important qu’il empêche les électrons de diffuser plus encore par l’établissement
d’une barrière de potentiel. L’équilibre entre courant de diffusion et courant d’entraînement
s’écrit :
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[3]
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II.1.2 Le visible
Seuls la lumière visible et l’infrarouge sont sensibles. U.V., Gammas et rayons X ont
cependant des effets biologiques, quelque fois très graves.
Le visible est la partie du rayonnement électromagnétique que nous voyons, autrement
dit celle à laquelle nos yeux se sont adaptés au cours de l’évolution. C’est une toute petite
fenêtre, dans les rayonnements électromagnétiques, dont les longueurs d’onde vont de 0,4 à 0,8
µm. Nos yeux sont cependant capables de discerner dans ce faible intervalle toutes les couleurs
que nous connaissons, et de voir toutes les merveilles que la nature nous offre. Quelles beautés
nous seraient accessibles si notre spectre était plus large ?
Pour répondre à cette question, il faut d’abord s’interroger sur notre environnement
immédiat. Nous vivons à la surface de la Terre, et sommes baignés par son atmosphère. La
source de lumière est le Soleil, qui émet tous les rayonnements, mais dans des proportions
diverses. En fonction de sa température superficielle de 6.000°, son maximum d’énergie se situe
dans le visible, dans la partie jaune-verte. C’est donc tout naturellement que nos yeux, comme
ceux des animaux, se sont adaptés à cette partie où l’énergie est à profusion. Mais il y a une
autre explication : l’atmosphère absorbe certains rayonnements. Fort heureusement pour nous,
car ils ont des effets biologiques destructeurs, les rayons ultra-violets et gamma ne passent pas
la barrière. En fait, seuls le visible, le proche infrarouge, et certaines ondes radio traversent
l’atmosphère [3].
Figure : spectre visible seul (le reste ne peut être vu) [3].
[3]
Plus les ondes sont serrées (haute fréquence = courte longueur d’onde) plus elles transportent
d’énergie.
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𝑑𝑖𝑣(𝐸) = 0 𝑑𝑖𝑣(𝐻) = 0
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La combinaison des deux équations de Maxwell fourni l’équation d’onde dont la solution
la plus simple est une onde périodique progressive (onde de propagation) caractérisée par un
vecteur d’onde lié à la fréquence par la vitesse de la lumière c.
Comme l’équation d’onde est une équation linéaire, toutes ses solutions peuvent être
décomposées en somme de telles ondes périodiques (ou modes électromagnétiques). Les ondes
sont décrites ici en notation complexe symbolique (il faut ajouter le complexe conjugué pour
décrire un signal physique réel) [4].
𝜕2 𝐸 1 𝜕2𝐸
• 𝑟𝑜𝑡(𝑟𝑜𝑡 𝐸) = −𝜀0 𝜇0 𝜕𝑡 2 ⟶ 𝑔𝑟𝑎𝑑(𝑑𝑖𝑣𝐸) − ∆𝐸 = − 𝐶 2 𝜕𝑡 2
𝜕2𝐸 1 𝜕2𝐸
• Pour une seule dimension 1D : − 𝐶 2 𝜕𝑡 2 = 0
𝜕𝑥 2
• Solution : 𝐸 = 𝐴𝑒 𝑖(𝑘𝑥−𝜔𝑡) Où : 𝑘 = 𝜔⁄𝑐
Cette sinusoïde représente les variations périodiques temporelles de l’onde E-M telle qu’on la
visualise en électromagnétisme classique.
Quantification du champ E-M :
𝑑𝑞 2
𝐸(𝑥, 𝑡) = 𝑒 𝑖𝑘𝑥 . 𝑞(𝑡) ⟹ = −𝜔2 𝑞 ; 𝜔 = 𝑘𝑐
𝑑𝑡 2
𝜕𝑉 1
Analogie à la mécanique : l’oscillateur harmonique 𝐹 = 𝑚. 𝑎 = − 𝜕𝑞 ; 𝑉 = 2 𝜔2 𝑞2
L’énergie totale de l’oscillateur est donnée par l’Hamiltonien du système donné ci-
dessous. Tout comme en mécanique quantique, on applique à l’oscillateur le principe de
transposition en associant à la quantité de mouvement 𝑝 = 𝑑𝑞(𝑡)⁄𝑑𝑡 l’opérateur de dérivée
première par rapport à la position q. Tout comme en mécanique l’application du principe de
transposition à l’Hamiltonien conduit à l’équation de Schrödinger stationnaire.
Comme les fonctions d’ondes et les niveaux d’énergie de l’oscillateur harmonique sont bien
connus on peut directement en tirer des conclusions : l’énergie de l’oscillateur est quantifiée et
est donnée par :
𝐸𝑛 = ℏ𝜔(𝑛 + 1⁄2).
Chacun de ces niveaux d’énergie correspond à une fonction d’onde φ(q) dont le module
carré donne la probabilité de présence du point massique en q. Comme q représente ici
l’amplitude du champ E-M, on constate que dans le cadre de la quantification du champ
l’amplitude d’une onde E-M n’est plus déterminée de manière univoque (la sinusoïde évoquée
ci-dessus) et que l’on ne peut qu’en définir la valeur de manière probabiliste.
La quantification du champ consiste à adopter ce point de vue comme une réalité
physique. On associe l’énergie 𝐸𝑛 = ℏ𝜔(𝑛 + 1⁄2) à l’énergie réelle du champ E-M et l’on
associe à chaque quanta ℏ𝜔 un photon.
Le nombre quantique n donne donc le nombre de photon du champ E-M. On voit que, en
l’absence de photon soit n = 0, l’énergie du champ E-M est non-nulle (en mécanique quantique
l’oscillateur n’est jamais au repos). Cette énergie résiduelle représente ce que l’on appelle les
fluctuations du vide. Comme on le verra par la suite, c’est une quantité qui pose problème dans
certaines situations et il faut parfois la supprimer de manière artificielle (ceci est lié à ce que
l’on appelle les problèmes de renormalisation en électrodynamique quantique) [4].
Quantification :
1 1
• 𝐻 = 2 𝑞̇ 2 + 2 𝜔2 𝑞 2 , 𝑞̇ = 𝑝 ≡ −𝑖ℏ𝜕𝑞
ℏ2 1
• 𝐸𝜙 = − 2
𝜕𝑞𝑞 𝜙 + 2 𝜔2 𝑞2 𝜙
2
• 𝐸𝑛 = ℏ𝜔(𝑛 + 1⁄2), n= nombre de photons à la fréquence 𝜔.
1
• (2 ℏ𝜔 ∶ 𝑓𝑙𝑢𝑐𝑡𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑢 𝑣𝑖𝑑𝑒)
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Probabilité d’absorption 𝑷𝒂 :
𝑃𝑎 = 𝐵. 𝑛(𝜔). 𝑓𝑓 . (1 − 𝑓𝑒 )
2
𝐵 ∝ |⟨𝜙𝑓 |𝑊𝐷𝐸 |𝜙𝑒 ⟩|
Par unité de temps, le nombre de transitions (ou d’absorptions de photons) ayant une
énergie comprise entre E et 𝐸 + 𝑑𝐸 vaut par définition 𝑟𝑎 𝑑𝐸 . Celui-ci est donné par la somme
des probabilités 𝑃𝑎 de transitions ayant lieu entre tous les niveaux de la bande de valence 𝐸𝑓 et
les niveaux et de la bande de conduction 𝐸𝑒 séparés d’une énergie comprise entre E et 𝐸 + 𝑑𝐸.
Ici 𝐸𝑒 𝑒𝑡𝐸𝑓 jouent le rôle des états fondamental et excité dans l’exemple de l’atome isolé
considéré ci-dessus. L’expression de 𝑃𝑎 est donc identique à celle de l’atome si ce n’est que
maintenant on ne considère plus un flux de photons à une fréquence unique, mais un ensemble
de photons caractérisé par une densité spectrale ρ(ω) (en raison du continuum d’états,
considérer une fréquence unique n’a plus de sens) [4].
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𝒓𝒂 𝒅𝑬 = ∑ 𝑷𝒂
𝑬<(𝑬𝒆 −𝑬𝒇 )<𝑬+𝒅𝑬
[4]
𝒓𝒂 𝒅𝑬 = ∑ 𝑩. 𝝆(𝝎). 𝒇𝒇 . (𝟏 − 𝒇𝒆 )
𝑬<(𝑬𝒆 −𝑬𝒇 )<𝑬+𝒅𝑬
[4]
Le nombre de transitions d’énergie comprise entre 𝐸 𝑒𝑡 𝑑𝐸 est très grand vu que ces
transitions peuvent partir de n’importe quel niveau dans la bande de valence pour autant que
l’énergie E soit suffisante que pour atteindre la bande de conduction.
Pour simplifier le calcul nous devons donc recourir à des simplifications. Nous
supposerons que le coefficient d’Einstein B est le même pour toutes les transitions de bande à
bande. De même nous considérerons que les distributions de Fermi dans les deux bandes sont
uniformes (ce qui peut être justifié dans un S-C intrinsèque pour lequel le niveau de Fermi est
au milieu du gap. La somme sur toutes les transitions se réduit donc au nombre de transitions
lui-même.
Soit : 𝑩 = 𝒄𝒔𝒕𝒆 𝒆𝒕 𝑭𝒇 = 𝑭𝒗 , 𝑭𝒆 = 𝑭𝒄
𝑵𝒃𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒕𝒓𝒂𝒏𝒔𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝑵𝒕
Alors : 𝒓𝒂 𝒅𝑬 = 𝑩. 𝝆(𝝎). 𝒇𝒗 . (𝟏 − 𝒇𝒄 ) ⏞
∑𝑬<(𝑬𝒆 −𝑬𝒇)<𝑬+𝒅𝑬 𝟏 [4]
La quantité de mouvement des photons et des électrons est donnée par ℏ𝒌, c’est à dire,
proportionnelle au vecteur d’onde de leur fonction d ’onde associée. Pour être significatif, le
changement de quantité de mouvement d’un électron doit être non-négligeable devant la demi
largeur de la zone de Brillouin soit π/a ≈ 1010 𝑚−1 . Or, la quantité de mouvement d’un photon
dans le visible est donné par 2π/λ ≈ 106 𝑚−1 ce qui est de 4 ordres de grandeur inférieur à la
largeur de la zone de Brillouin [4].
On peut donc considérer dans une première approximation que les transitions
électroniques induites par les photons ont lieu sans changement de la quantité de mouvement.
On dit que les transitions sont dans ce cas « verticales ». Dans le langage de la mécanique
quantique on appelle cette restriction une règle de sélection (sélection parmi toutes les
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transitions possibles). Cette règle de sélection limite bien entendu considérablement le nombre
de transitions à prendre en compte, comme le suggère le diagramme ci-dessous ou seule une
des trois transitions d’énergie E représentées par des flèches sera à prendre en compte [4].
Quantité de mouvement :
[4]
Le calcul du nombre de transitions peut alors se faire (comme on l’a fait plus haut pour
d’autres grandeurs) en se basant sur le fait que l’organisation des électrons dans l’espace
réciproque est un simple empilement cubique. Puisque les transitions sont verticales, à
l’intervalle d’énergie de transition [𝐸, 𝐸 + 𝑑𝐸] correspond un intervalle de vecteur d’onde 𝑑𝑘
déterminé par la courbure des bandes de valence et de conduction (voir schéma ci-dessus où
l’on voit qu’une énergie de transition E correspond à une valeur unique de k). Calculons donc
tout d’abord le nombre de transitions qui peuvent avoir lieu dans l’intervalle [𝑘, 𝑘 + 𝑑𝑘]. Celui-
ci est simplement donné par le rapport du volume de la pellicule sphérique d’épaisseur 𝑑𝑘 et
le volume de la cellule élémentaire, soit 8𝜋 3 pour un volume unitaire de S-C.
[4]
Nombre de transitions :
𝟒𝝅𝒌𝟐 𝒅𝒌 𝒌𝟐
𝒅𝒏𝒕 = 𝟐. = 𝟐 𝒅𝒌
𝟖𝝅𝟑 𝝅
Comme dit plus haut, la valeur de k donnée correspond une énergie de transition E unique
fixée par la courbure des bandes (voir schéma ci-dessus). On a vu dans le rappel de physique
des S-C que les bandes pouvaient être décrite par des paraboles en introduisant la notion de
masse effective comme indiqué par les expressions de 𝐸𝑒 𝑒𝑡 𝐸𝑓 ci-dessus. Le lien entre
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l’énergie de la transition E et la valeur de k est donc immédiat. Il est donné dans le calcul
ci-dessous où l’on a introduit une nouvelle masse effective m* [4].
Energie de la transition à valeur de k donnée :
ℏ2 𝑘 2 1 1
𝐸 = 𝐸𝑒 − 𝐸𝑓 = 𝐸𝑐 − 𝐸𝑣 + ( + )
2 𝑚𝑐 𝑚𝑣
ℏ2 𝑘 2 1 1 1
⟹ 𝐸 = 𝐸𝑔 + 𝑜ù = +
2𝑚∗ 𝑚 ∗ 𝑚𝑐 𝑚𝑣
La différentiation de cette expression fourni le lien entre 𝒅𝑬 et 𝒅𝒌, ce qui nous permet
de calculer aisément le nombre de transitions possibles dans 𝑑𝐸 et donc également le taux
d’absorption par unité d’énergie et de temps dont l’expression est rappelée ci-dessous.
1 2𝑚∗ 𝑘2
⟹ 𝑑𝑘 = √ 𝑑𝐸 𝑒𝑡 ⟮𝑑𝑁𝑡 = 𝑑𝑘⟯
2 ℏ2 (𝐸 − 𝐸𝑔 ) 𝜋2
En introduisant la notion de densité de transition par unité d’énergie comme indiqué ci-
dessous, nous pouvons écrire le taux d’absorption par unité d’énergie et de temps. Sa forme
montre le rôle de la force de transition (coefficient d’Einstein représentant l’efficacité de
l’interaction photon-électron), la densité de photons, les probabilités de présence des électrons
dans la bande de valence (états bas de la transition) la probabilité d’avoir des états libres dans
la bande de conduction (états excités de la transition) et finalement le rôle de la forme des
bandes au travers de la densité de transition. Notons pour ce dernier point que la densité de
transition est nulle à des énergies inférieures à celle du gap et qu’elle a une dépendance
parabolique en l’énergie au-delà du gap en raison de la forme parabolique des bandes dans
l’espace réciproque [4].
𝑑𝑁𝑡
Densité de transitions :𝜌𝑡 (𝐸) ≡ 𝑑𝐸
1 (2𝑚∗ )3⁄2
𝜌𝑡 (𝐸) = √𝐸 − 𝐸𝑔
2𝜋 2 ℏ3
Par définition, l’intégrale sur la fréquence (où l’énergie) du taux d’absorption est le taux
de décroissance du nombre de photons se propageant dans le S-C. Cette interprétation physique
sera mieux comprise si l’on considère un faisceau monochromatique de 𝑛𝜔 photons. Pour un
tel faisceau, la densité de photons par unité d’énergie (ou densité spectrale de photons) devient
une distribution de Dirac. On peut alors définir le taux d’absorption par unité de temps 𝑅𝑎
comme indiqué ci-dessous.
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Le graphique de 𝑅𝑎 montre que les photons ne sont pas absorbés si leur énergie est
inférieure au gap et que leur absorption augmente de manière parabolique au-delà du gap. Cette
forme du profil spectrale de l’absorption est caractéristique des semi-conducteurs.
𝒅𝒏𝒑𝒉
Interprétation physique : = − ∫ 𝒓𝒂 (ℏ𝝎′ )𝒅ℏ𝝎′
𝒅𝒕
𝒅𝒏𝒑𝒉
= −𝑹𝒂 (𝝎) ⦋𝒔−𝟏 ⦌
𝒅𝒕
Où : 𝑹𝒂 (𝝎) = 𝑩. 𝒏𝝎 . 𝒇𝒗 . (𝟏 − 𝒇𝒄 )𝝆𝒕 (𝑬)
𝑛𝜔 = 𝑛𝑝ℎ
𝑑𝑛𝜔 𝑑𝑛𝜔
= −𝑅𝑎 (𝜔) , =? , 𝑑𝑧 = 𝑉𝑑𝑡
𝑑𝑡 𝑑𝑧
𝑐
𝑂ù: 𝑉 =
𝑛
𝑑𝑛𝜔 1 𝑑𝑛𝜔 1 1
= = − 𝑅𝑎 = − 𝐵𝑛𝜔 𝑓𝑣 (1 − 𝑓𝑐 )𝜌𝑡 (𝐸)
𝑑𝑧 𝑉 𝑑𝑡 𝑉 𝑉
𝑑𝑛𝜔 1
= −𝛼𝑛𝜔 ; 𝑎𝑣𝑒𝑐: 𝛼 = 𝑉 𝐵𝑓𝑣 (1 − 𝑓𝑐 )𝜌𝑡 (𝐸) : Est le coefficient d’absorption [4].
𝑑𝑧
D’après ce que nous avons vu ci-dessus, pour un S-C idéal intrinsèque ce spectre aura un
seuil à l’énergie du gap et sera de forme parabolique.
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𝑃𝑆𝑡 = 𝐵. 𝑛(𝜔). 𝑓𝑒 . (1 − 𝑓𝑓 ) [𝑠 −1 ]
Pour étendre cette théorie aux S-C il suffit de refaire le raisonnement adopté pour le calcul
du taux d’absorption d’un S-C à gap direct. On introduit donc le taux d’émission stimulée par
unité d’énergie 𝑟𝑆𝑡 en disant que 𝑟𝑆𝑡 𝑑𝐸 est le nombre de transitions par unité de temps ayant
lieu dans l’intervalle d’énergie 𝑑𝐸. On fait alors l’hypothèse que B et les distributions de Fermi
sont constants dans les bandes, le calcul se limite alors au compte du nombre de transitions dans
𝑑𝐸 c’est à dire le calcul de la densité de transition tout comme on l’a fait dans le calcul du taux
d’absorption pour un S-C à gap direct,∆𝑘 = 0.
Taux d’émission par unité d’énergie :
𝒓𝑺𝒕 𝒅𝑬 = ∑ 𝑷𝑺𝒕
𝑬<(𝑬𝒆 −𝑬𝒇 )<𝑬+𝒅𝑬
𝒓𝒔𝒕 𝒅𝑬 = ∑ 𝑩. 𝝆(𝝎). 𝒇𝒄 . (𝟏 − 𝒇𝒗 )
𝑬<(𝑬𝒆 −𝑬𝒇 )<𝑬+𝒅𝑬
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Une différence essentielle entre l’absorption et l’émission stimulée est que cette dernière
n’est non négligeable que si la population d’électrons dans la bande de conduction 𝑓𝑐 est
significative et la population dans la bande de valence 𝑓𝑣 est faible ce qui n’est pas une situation
rencontrée naturellement, c’est à dire, lorsque le système est proche de l’équilibre thermique.
Lorsque le système est proche de l’équilibre thermique, seule l’absorption semble être à
considérer. Mais l’équilibre thermique est une limite abstraite pour un S-C soumis à un
éclairement puisque chaque photon absorbé crée une paire électron-trou (et donc augmente 𝑓𝑐
et diminue 𝑓𝑣 ) qui ne demande qu’à se recombiner. Le processus d ’émission stimulée est donc
indissociable de l’absorption.
Le taux de variation du nombre total de photons dans un matériau S-C illuminé est donc
donné par 𝑅𝑠𝑡 − 𝑅𝑎 .
𝑑𝑛𝑝ℎ
Variation du nombre de photons : = 𝑅𝑠𝑡 (𝜔) − 𝑅𝑎 (𝜔)
𝑑𝑡
Comme mentionné ci-dessus, près de l’équilibre thermique seule l’absorption joue un rôle.
Par contre dans une situation plus générale 𝑅𝑠𝑡 doit être pris en compte et le taux de
variation de photons devient :
𝒅𝒏𝝎
- Hors équilibre : = −𝑩. 𝒏𝝎 . (𝒇𝒗 − 𝒇𝒄 )𝝆𝒕 (𝑬)
𝒅𝒕
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spontanée de l’atome, 𝑃𝑠𝑝 où le nombre de photons 𝑛𝜔 a été remplacé par l’unité (la
signification de B, 𝑓𝑐 et 𝑓𝑣 sont les mêmes que pour l’émission stimulée).
𝑃𝑆𝑝 = 𝑩. 𝒇𝒆 . (𝟏 − 𝒇𝒇 ) ⦋𝟏⦌
Nous appelons 𝑅𝑠𝑡 − 𝑅𝑎 la contribution cohérente car elle représente des mécanismes qui
ne modifient pas la cohérence d’un faisceau lumineux : les photons sont soit perdus (absorption)
soit multipliés en conservant leur phase (les photons stimulés sont les photons jumeaux des
photons incidents, y compris en ce qui concerne leur phase). Par opposition 𝑅𝑠𝑝 est la
contribution incohérente puisque les photons générés spontanément n’ont aucun lien avec les
photons environnants. Où, Les photons spontanés constituent donc une source de bruit [4].
𝑑𝑛𝑝ℎ
𝑅𝑡𝑜𝑡 (𝜔) = = 𝑅𝑠𝑡 (𝜔) − 𝑅𝑎 (𝜔)
⏟ + 𝑅𝑠𝑝 (𝜔)
⏟
𝑑𝑡
𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑖𝑏𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑐𝑜ℎé𝑟𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑖𝑏𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑖𝑛𝑐𝑜ℎé𝑟𝑒𝑛𝑡𝑒
La variation temporelle du nombre de photons est donnée par 𝑅𝑡𝑜𝑡 (𝜔). Comme indiqué
ci-dessous, nous exprimons cette quantité en mettant la contribution cohérente en évidence et
en introduisant le coefficient d’absorption α et le facteur 𝑚 = 𝑓𝑐 (1 − 𝑓𝑣 )⁄(𝑓𝑐 − 𝑓𝑣 )
𝑅𝑠𝑝
𝑅𝑡𝑜𝑡 = 𝑅𝑐𝑜ℎ (1 + 𝑅 ) Où 𝑅𝑐𝑜ℎ = 𝐵𝑛𝜔 (𝑓𝑐 − 𝑓𝑣 )𝑃𝑡 (𝜔) = −𝛼𝑛𝜔 𝑉
𝑐𝑜ℎ
𝑹𝒔𝒑 𝒇 (𝟏−𝒇𝒗 ) 𝒎
Et : = 𝒏 𝒄(𝒇 =𝒏
𝑹𝒄𝒐𝒉 𝝎 𝒄 −𝒇𝒗 ) 𝝎
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𝑓𝑐 > 𝑓𝑣
𝑑𝐼
⟹ = |𝛼|𝑧
𝑑𝑧
Nous donnons ci-dessous une représentation schématique de l’amplification optique qui
correspond à une croissance exponentielle de l’intensité lumineuse dans le S-C avec inversion
de population (notez que l’intensité lumineuse 𝐼 est proportionnelle au nombre de photons 𝑛𝜔 ).
[4]
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vitesse des électrons atteint celle qu’elle serait à équilibre thermique : distribution des vitesses
de moyenne nulle et d’écart-type fixé par la température). Cette thermalisation s’effectue en
des temps extrêmement courts de l’ordre du dixième de picoseconde. Ces temps sont beaucoup
plus courts que les temps de vie radiative habituellement rencontrés dans les S-C (temps de vie
radiative : temps moyen mis par les paires électron-trou pour se recombiner par émission
spontanée de photon). Ceci signifie que les électrons du côté p et les trous du côté n sont
accumulés et l’on peut donc imaginer réaliser de cette manière l’inversion de population [4].
Thermalisation→ Collisions :
𝑒− − 𝑒−
{𝑝ℎ𝑜𝑛𝑜𝑛𝑠 − 𝑒 −
Temps caractéristique :
𝝉𝒓 ≈ 𝟏𝟎−𝟗 𝒔𝒆𝒄
En fait, pour avoir une inversion de population il faut réaliser la situation représentée par
le schéma de bande ci-dessous. Une telle situation peut se rencontrer dans la zone de charge
d’espace, là où les flux d’électrons et de trous se croisent. Dans ce cas les électrons et trou
thermalisés se retrouvent et peuvent se recombiner en masse pour donner lieu à une émission
stimulée importante et donc un gain positif.
Nous avons vu plus haut que pour avoir un gain positif il faut satisfaire la condition 𝑓𝑐 >
𝑓𝑣 . En écrivant la distribution de Fermi avec les quasi-niveaux de Fermi 𝐸𝐹𝑐 , 𝐸𝐹𝑣 cette condition
se traduit par l’inégalité 𝐸𝐹𝑐 − 𝐸𝐹𝑣 > ℏ𝜔 (ℏ𝜔 étant l’énergie de la transition soit 𝐸𝑒 − 𝐸𝑓 ). En
se rappelant que la différence des niveaux de Fermi 𝐸𝐹𝑐 − 𝐸𝐹𝑣 est à peu près donnée par le
potentiel électrique appliqué soit eV, la condition pour avoir inversion de population est eV >
ℏ𝜔
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1
𝑓𝑐 = (𝐸𝑒−𝐸𝐹𝑐)⁄𝐾𝐵 𝑇
𝑒 +1
Avec :{ 1
𝑓𝑣 = (𝐸𝑓 −𝐸𝐹𝑣 ⁄𝐾𝐵 𝑇
𝑒 +1
Sachant que les électrons thermalisés se trouvent au creux de la bande de conduction et que les
trous thermalisés sont au sommet de la bande de valence, on peut dire que ℏ𝜔 est à peu près
égal à l’énergie du gap 𝐸𝑔 , la condition d’inversion de population devient donc 𝑒𝑉 > 𝐸𝑔 = ℏ𝜔 :
Cette inégalité est appelée condition de Bernard et Duraffourg. Elle indique notamment que si
l’on veut réaliser un laser à semiconducteur orange (énergie des photons supérieure à 2 eV), il
faudra nécessairement appliquer une tension supérieure à 2 V sur la jonction p-n.
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l’absorption par des porteurs libres ou par d’autres bandes ..., à la diffusion sur des impuretés)
entre les deux miroirs 𝑅1 et 𝑅2 Ceci mène sans peine à l’équation de seuil :
1 1
𝑔 = 𝛼 + 2𝐿 ln (𝑅 ) [1]
1 𝑅2
Dans cette équation incontournable, les pertes optiques peuvent être égales à quelques
𝑐𝑚−1 ou quelques dizaines de 𝑐𝑚−1. Les pertes miroirs valent 40𝑐𝑚−1 pour une longueur de
cavité de 300 µm et un coefficient de réflexion de Fresnel de 0,3. Il faut donc un gain de
plusieurs dizaines de 𝑐𝑚−1 pour atteindre le seuil laser. Ce type de gain est considérable si on
le compare à un laser à gaz par exemple : c’est ici la densité d’état de la matière condensée qui
mène à ce type de gain très élevé, et qui permet finalement de réaliser des dispositifs d’une
compacité remarquable (300 µm de long sur quelques µm carré de section). La simplicité,
ajoutée à la petite taille et à la capacité de fabrication collective par l’industrie des
semiconducteurs, expliquent le prix de revient extrêmement faible de ces dispositifs (1 $ pour
les lasers les plus simples dans les lecteurs de disques compacts) [1].
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[4]
Problèmes :
➢ Zone active limitée (de taille variable)
➢ Courant élevé (échauffement) → Refroidi à l’N liquide (77K).
[4]
On ne peut pas assembler n’importe quels semiconducteurs ensemble, il est nécessaire
qu’ils aient même paramètre de maille cristalline (comme par exemple GaAs et AlGaAs) pour
que leur association puisse former globalement un monocristal du point de vue structurel, c’est-
à-dire sans trop de dislocations. Si l’on essaye de rassembler deux semiconducteurs
quelconques sans qu’il y ait de compatibilité entre leurs paramètres cristallins, l’ensemble va
présenter énormément de dislocations qui sont autant de chemins non-radiatifs pour les
électrons ou les trous. Pour obtenir un bon laser, il est capital d’avoir un bon rendement
quantique interne, c’est-à-dire de maintenir autant que possible la validité du schéma de
structure de bande (des électrons dans la bande de valence, des trous dans la bande de
conduction), sur lequel repose l’inversion de population et qui nécessite l’intégrité de la
structure cristalline. Le type de structure est réalisé par des techniques de croissance cristallines
très sophistiquées d’épitaxie par jets moléculaires ou d’épitaxie en phase vapeur, qui sont
parfaitement maîtrisées au niveau industriel. Bien que l’intégrité du cristal soit conservée sur
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l’ensemble des trois couches, le monocristal ne présente néanmoins pas la même structure de
bande dans le matériau central que dans ses deux voisins ; la différence de bande interdite entre
les deux résulte en un puits de potentiel dans lequel se rassemblent électrons et trous. La largeur
𝒅 intervenant dans l’équation 𝑛 = 𝑗𝜏⁄𝑞𝑑 est maintenant celle de cette couche, qui peut être
arbitrairement petite. En prenant une largeur de typiquement 100 nm, on voit que, dans ce
véritable entonnoir à électrons, pour un même courant le nombre de porteurs et donc le gain est
augmenté d’un ordre de grandeur, ce qui est considérable [5].
Un autre avantage tout aussi important a permis à la double hétérostructure de faire de la
diode laser un dispositif performant : il s’agit du guidage des photons. Il se trouve en effet que
la couche centrale, de plus faible bande interdite, est également de plus fort indice optique. La
couche centrale constitue donc un guide plan très efficace pour la lumière. Cela permet de
confiner l’onde laser dans la dimension verticale, c’est-à-dire d’éviter que la lumière ne
s’échappe et quitte la trajectoire optimale dans l’axe des deux miroirs de la cavité. Comme ces
deux miroirs sont plans, Il n’y a en effet pas de stabilité optique a priori et la structure guidance
resoude ce problème dans une dimension, celle perpendiculaire aux couches.
Figure schématique d’une diode laser après les étapes technologiques [5]
Dans la dimension latérale (dans le plan des couches), plusieurs solutions sont également
possibles pour guider la lumière. La figure ce dessus montre un exemple d’une structure laser
moderne réalisée actuellement. Outre la multiplicité des couches sur laquelle nous reviendrons,
cette figure montre surtout la manière dont on a réalisé un guide d’onde « ruban ». La gravure
d’un ruban de semiconducteur (« planariés » ensuite par une couche polymère avant le dépôt
de l’électrode métallique sur le dessus) apporte ce guide d’onde latéral qui complète le guide
d’onde planaire dans le plan des couches semiconductrices [5].
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voisines. Cette dissymétrie vient du fait que la longueur d’onde des photons est beaucoup plus
grande que la longueur d’onde de De Broglie des électrons [5].
Deux exemples de structures laser à confinement séparé (SCH comme Separate Confinement
Hétérostructure) [5]
Pour réaliser ce type de potentiel graduel, c’est la concentration de l’alliage Alx Ga1−x AS
qui varie continûment lors de la croissance. En épitaxie par jets moléculaires par exemple, ceci
peut être obtenu en imposant une rampe de température à l’une des sources d’un des éléments
de l’alliage dans le bâti d’épitaxie, la variation de température modifiant la proportion d’atomes
émis pendant le dépôt et donc incorporés dans la couche épitaxiée. Au-delà de ce type de
prouesse, d’une manière générale, les progrès des structures lasers ont très largement reposé sur
l’amélioration de la qualité de la croissance des matériaux (pureté, contrôle des dopages, qualité
des interfaces...) [5].
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Schéma de principe d'un VCSEL et photo d'un empilement réalisé par l'Institut für
Festkörperphysik, Technische Universität Berlin [5].
Cette technologie, démontrée en 1979 au Tokyo Institute de Technologie par l’équipe de
K. Iga, a su bénéficier de toutes les avancées technologiques de croissance des semiconducteurs
pour en faire aujourd’hui un des composants les plus utilisés. L’ajout de puits quantiques dans
la cavité, la réalisation de miroir de Bragg hautement réfléchissant et présentant de faibles
pertes, ainsi que les faibles volumes de cavité ont permis d’obtenir des courants de seuil très
faibles (de l’ordre du mA) et des efficacités élevées pour des composants fonctionnant à
température ambiante.
La faible dimension de la cavité (de l’ordre de quelques longueurs d’onde) conduit à un
grand écart en fréquence entre les différents modes longitudinaux du laser, si bien qu’un seul
mode se trouve dans la bande de gain du semiconducteur. Ainsi, par construction, l’émetteur
est monomode longitudinal. La géométrie de croissance du VCSEL impose un faisceau laser
émis perpendiculairement à la surface, symétrique, circulaire et peu divergent.
Ces très bonnes caractéristiques spectrales et transverses se dégradent rapidement à plus
forte puissance laser. D’une part, le résonateur d’un VCSEL est une cavité plan-plan qui est
intrinsèquement instable. Elle est stabilisée par lentille thermique qui varie fortement avec les
conditions de fonctionnement, et par la zone de gain. L’émission laser devient rapidement
multimode transverse à forts courants de pompe. D’autre part, l’accordable en longueur d’onde
est réduite à quelques nanomètres à cause du désaccord entre la longueur d’onde du mode
longitudinal du VCSEL et le maximum de gain, qui évoluent différemment avec la température.
La puissance des VCSEL monomodes transversaux et longitudinaux ne dépasse pas en pratique
quelques milliwatts [5].
De plus, cette configuration d’émission par la surface est bien adaptée à la production de
masse avec une grande densité de ces composants sur les plaques de croissance clivées pour
donner des composants unitaires ou des barrettes d’émetteurs [5].
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III.5 Applications
III.5.1 Applications aux Télécommunications, balayage et
spectrométrie
Les diodes laser sont largement utilisées dans les télécommunications en tant que sources
lumineuses facilement modulables et facilement couplées pour la communication par fibre
optique. Ils sont utilisés dans divers instruments de mesure, tels que les télémètres. Une autre
utilisation courante est dans les lecteurs de codes à barres. Les lasers visibles, généralement
rouges mais plus tard aussi verts, sont courants comme pointeurs laser. Les diodes de faible et
de haute puissance sont largement utilisées dans l’industrie de l’impression à la fois comme
sources lumineuses pour la numérisation (entrée) d’images et pour la fabrication de plaques
d’impression (sortie) à très haute vitesse et haute résolution. Les diodes laser infrarouges et
rouges sont courantes dans les lecteurs de CD, les CD-ROM et la technologie DVD. Les lasers
violets sont utilisés dans la technologie HD DVD et Blu-ray. Les lasers à diodes ont également
trouvé de nombreuses applications en spectrométrie d’absorption laser (LAS) pour l’évaluation
ou la surveillance à grande vitesse et à faible coût de la concentration de diverses espèces en
phase gazeuse. Les diodes laser haute puissance sont utilisées dans des applications industrielles
telles que le traitement thermique, le revêtement, le soudage de couture et pour le pompage
d’autres lasers, tels que les lasers à semi-conducteurs pompés par diode[11]
La plupart des applications pourraient être desservies par des lasers à semi-conducteurs
plus grands ou des oscillateurs paramétriques optiques, mais le faible coût des lasers à diodes
produits en série les rend essentiels pour les applications du marché de masse. Les lasers à
diodes peuvent être utilisés dans de nombreux domaines ; étant donné que la lumière possède
de nombreuses propriétés différentes (puissance, longueur d’onde, qualité spectrale et de
faisceau, polarisation, etc.), il est utile de classer les applications en fonction de ces propriétés
de base [11].
De nombreuses applications des lasers à diodes utilisent principalement la propriété
« énergie dirigée » d’un faisceau optique. Dans cette catégorie, on peut inclure les imprimantes
laser, les lecteurs de codes-barres, la numérisation d’images, les illuminateurs, les désignateurs,
l’enregistrement de données optiques, l’allumage par combustion, la chirurgie laser, le tri
industriel, l’usinage industriel et les armes à énergie dirigée. Certaines de ces applications sont
bien établies tandis que d’autres émergent.
Comme la lumière du faisceau laser est intrinsèquement cohérente, certaines applications
utilisent la cohérence des diodes laser. Il s’agit notamment de la mesure de distance
interférométrique, de l’holographie, des communications cohérentes et du contrôle cohérent des
réactions chimiques.
Les diodes laser sont utilisées pour leurs propriétés « spectrales étroites » dans les
domaines de la télémétrie, des télécommunications, des contre-mesures infrarouges, de la
détection spectroscopique, de la génération d’ondes radiofréquences ou térahertz, de la
préparation de l’état de l’horloge atomique, de la cryptographie quantique, du doublement et de
la conversion de fréquence, de la purification de l’eau (dans les UV) et de la thérapie
photodynamique (où une longueur d’onde particulière de la lumière provoquerait une substance
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telle que la porphyrine devenir chimiquement actif en tant qu’agent anticancéreux uniquement
là où le tissu est éclairé par la lumière).
Les diodes laser sont utilisées pour leur capacité à générer des impulsions de lumière
ultra-courtes par la technique connue sous le nom de « verrouillage de mode ». Les domaines
d’utilisation comprennent la distribution d’horloge pour les circuits intégrés haute performance,
les sources de puissance de crête élevée pour la détection par spectroscopie de dégradation
induite par laser, la génération arbitraire de formes d’onde pour les ondes radiofréquences,
l’échantillonnage photonique pour la conversion analogique-numérique et les systèmes
optiques à accès multiple par division de code pour une communication sécurisée.
Les lasers en cavité externe sont très couramment utilisés dans les montages optiques de
physique atomique et de spectroscopie, et sont indispensables aujourd'hui pour la détection des
atomes dans les horloges atomiques [11].
⃗𝑽 ⃗ ⁄𝒎
⃗ = ℏ𝒌
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Le photon absorbé est ensuite réémis (émission spontanée) dans une direction aléatoire et
le processus recommence [13].
Au maximum le processus se répète tous les 2τ (durée de vie de l’état excitée) d’où une
force maximale
⃗⃗
∆𝑷 ⃗⃗⃗⃗⃗
ℏ𝒌
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑭𝒎𝒂𝒙 = =
𝟐𝝉 𝟐𝝉
Pour la transition à 𝜆 = 0,85 𝜇𝑚 du césium 133 (𝜏 = 3. 10−8 𝑠) on trouve un freinage 𝑎 =
𝐹𝑚𝑎𝑥 ⁄𝑚 = 6000 𝑚⁄𝑠 2 [13].
Objectif : Freiner des atomes quelle que soit leur vitesse.
On envoi deux lasers de fréquence 𝝑 < 𝝑𝟎 de sorte qu’un atome immobile ne ressent
aucune force et reste donc immobile.
Si l’atome se rapproche d’un laser il absorbe préférentiellement un photon du laser vers
lequel il se rapproche de sorte qu’il est toujours freiné.
[13]
Diminuer l’énergie cinétique d’un gaz c’est le refroidir :
𝟏 𝟑 𝑹
< 𝒎𝑽𝟐 > = 𝑲𝑩 𝑻 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑲𝑩 = [13]
𝟐 𝟐 𝑵𝒂
La limite Doppler a été dépassée et le record actuel est de 450𝑝𝐾 (MIT 2003) !
Intérêt du refroidissement laser : Gain de précision des horloges atomiques
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• 405 nm : laser bleu-violet InGaN, dans les lecteurs Blu-ray Disc et HD DVD
• 445–465 nm : diode multimode laser bleue InGaN récemment introduite (2010) [9].
pour une utilisation dans les projecteurs de données haute luminosité sans mercure.
• 510–525 nm : Diodes vertes InGaN récemment (2010) développées par Nichia et
OSRAM pour les projecteurs laser [8].
• 635 nm: AlGaInP meilleurs pointeurs laser rouges, même puissance subjectivement
deux fois plus brillante que 650 nm [9].
• 670 nm : AlGaInP lecteurs de codes-barres, premiers pointeurs laser à diode
(maintenant obsolètes, remplacés par des DPSS 650 nm et 671 nm plus lumineux)
[8].
III.5.4.2 Lumière Infrarouge
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Conclusion générale
Pendant ce travail, nous avons fait une étude sur les lasers aux semiconducteurs,
dans laquelle nous avons vu le principe de fonctionnement du laser à semiconducteur, à
travers une étude générale sur les semiconducteurs. Qui sont le milieu à gain de ce type
du laser. Puis, nous avons traité les conditions d’inversion les populations dans la jonction
PN pour obtenir l’amplificateur optique dans les semiconducteurs, qui a été également
mettre dans une cavité résonante, pour réussir à atteindre un oscillateur optique, nous
l’appelons le laser.
Nous avons vu ainsi que le laser à semiconducteur est un simple parallélépipède de
matériau semiconducteur, L’alignement entre les deux miroirs est assuré par le
parallélisme naturel entre deux plans cristallins de clivage.
Nous avons présenté les différents types de lasers à semiconducteur, et leurs
applications dans plusieurs domaines : médecine, télécommunication, spectrométrie,
balayage, industrie…
Cette invention majeure du siècle dernier a bouleversé nos modes de vie : à la
maison, le laser nous permet de visionner des DVD, d’écouter des CD ; au supermarché,
le laser lit les codes-barres imprimés sur les emballages ; dans l’industrie, il peut couper,
souder, percer ; en médecine, il répare ou il brûle des zones malades sans endommager
les zones saines…
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Bibliographie
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