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FACULTE POLYDISCIPLINAIRE
DÉPARTEMENT DE PHYSIQUE
- BENI MELLAL -
Parcours : Energétique
Mon idéal, l'être le plus généreux, mon très cher père tous leurs
prières, leurs encouragements, et leurs sacrifices.
Toute ma famille.
i
DEDICACE
Toute ma famille.
Fatima-zahra
ii
REMERCIEMENT
Nous remercions avant tout, ALLAH tout puissant qui nous à combler de ses bienfaits et
nous a donné assez de force pour achever ce travail et de venir au bout de cette formation.
Il nous est agréable de remercier vivement tous ceux qui, grâce à leur aide précieuse, ont
permis la réalisation de ce travail.
Nous tenons tout d’abord à remercier vivement notre encadrant SAMMOUDA Mohamed,
qui à diriger et suivi ce travail avec patience pour sa compréhension, son amabilité et ses
conseils précieux. Nous le prions de bien vouloir trouver ici le témoignage de notre très vive
gratitude.
Nos vifs remerciements vont également aux Membres du jury pour l’intérêt qu’ils ont porté
à notre recherche en acceptant d’examiner notre travail et de l’enrichir par leurs propositions.
Et enfin, nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont contribué de près ou de loin à
la réalisation de ce travail.
iii
NOMENCLATURE
Lettres latines :
k W / m 2 K : Conductivité thermique.
H m : La longuaur caractéristique.
g : Accélération de la pesenteur.
P N / m 2 : Pr ession.
T K : Température.
T0 K : Température de référence.
T f K : Température de la paroi froide.
Tc K : Température de la paroi chaude.
T K : Ecart de Température dim ensionne TC T f .
u, vm / s : comoposantes de vitesses en coordonnée cartésiennes.
x, ym : coordonnée cartésiennes.
Lettres grecques :
m 2 / s : Diffusivité thermique.
l / K : Coefficient de dilatation.
kg / m 2 s :Vis cos ité dynamique.
m 2 / s : Vis cos ité cinématique.
kg / m : masse volumique.
0 kg / m : masse volumique à T0 .
: Vorticité.
: La concentration volumique.
m 2 / s : Fonction de courant .
Indices :
nf : Nanofluide.
P : Nanoparticule.
f : Fluide de base.
C : Température chaude.
F : Température Froide.
iv
Nombres adimensionnels :
Pr : Nombre de prandtl.
Gr : Nombre de Grashof .
Ra : Nombre de Rayleigh .
Nu : Nombre de Nusselt
Exposant :
X , Y ,U ,V ,W , , , : Paramètres adimension nels.
v
Table des matières
DEDICACE i
REMERCIEMENT ----------------------------------------------------------------------------------------- iii
NOMENCLATURE ------------------------------------------------------------------------------------------iv
vi
Chapitre III :Modèle numérique.------------------------------------------------------------------ 23
Introduction .......................................................................................... 23
III.1 Représentation de la méthode des différences finies ........................... 24
III.2 Millage......................................................................................... 24
III.3. Approximation des dérivées par des différences finies. ....................... 25
III.4. Quelques schémas aux différences finies. ......................................... 27
III.5. Méthode des directions alternées (ADI) ............................................ 30
III.6. Discrétisation des équations............................................................ 31
III.6.1 Discrétisation de l’équation de conservation de quantité de
mouvement : ............................................................................................. 31
III.6.2 Discrétisation de l’équation de conservation d’énergie:..................... 34
III.7Conclusion ..................................................................................... 37
CONCLUSION GENERALE -------------------------------------------------------------------------- 39
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ------------------------------------------------------------------- 40
vii
LISTE DES FIGURE
viii
LISTE DES TABLEAUX
ix
INTRODUCTION GENERALE
Le transfert de chaleur peut jouer un rôle important dans divers processus industriels.
L’efficacité de tels processus est souvent limitée par les propriétés thermophysiques des
fluides utilisés. Le transfert thermique au sein des nanofluides ouvre depuis plusieurs années
un portail de recherche important pour les études expérimentales, analytiques et numériques
menant ce domaine à des publications liées à l'utilisation des nanofluides comme des fluides
actifs. La présence des nanoparticules dans le fluide traditionnel améliore le transfert
thermique d’une manière remarquable par rapport à un fluide traditionnel.
Dans le présent travail, nous étudions la convection naturelle et forcée dans une enceinte
carrée remplie des nanofluides. Notre objectif est de comprendre l’effet du nanofluide sur le
mécanisme de la convection dans les enceintes (carrées).
Le premier chapitre : est consacré aux généralités sur les différents types de convection
par les nanofluides, et leurs procédures de fabrication et domaines d’application.
Le deuxième chapitre : est consacré à définir les formules mathématique et les hypothèses
simplificatrices ainsi que les conditions aux limites appropriées, ainsi que la formulation
numérique.
1
Chapitre I : GENERALITE ET SYNTHESE
BIBLIOGRAPHIQUE .
Introduction
Un transfert de chaleur ou transfert thermique entre deux corps est une interaction
énergétique qui résulte d’une différence de température entre les deux corps. On
distingue habituellement trois modes de transfert de chaleur :
• La conduction.
• Le rayonnement.
• La convection.
Ces trois modes sont régis par des lois spécifiques. Cependant, seule la conduction
et le rayonnement sont des modes fondamentaux de transmission de la chaleur ; la
convection, tout en étant très importante, ne fait que combiner la conduction avec un
déplacement de fluide.
2
I.1 Convection.
I.1.1 Définition.
3
I.1.2 Types de convection.
a. Convection naturelle.
4
Figure 4 : Four à Convection forcée.
c. Convection mixte.
Les applications de transfert thermique sont variées, dans lesquelles la convection naturelle
est le phénomène le plus dominant, la communauté scientifique autant qu’industrielle avaient
un intérêt croissant aux écoulements causés par la force de flottabilité, la meilleure
compréhension de ce phénomène augmente le nombre d'applications et mène à un certain
nombre de conceptions industrielles et environnementales sophistiquées. Toutefois, les coûts
de fonctionnement sont importantes, les petites améliorations d'efficacité sont essentielles et
peuvent jouer un grand rôle dans la consommation d'énergie.
Le phénomène de la convection naturelle faire l’objet de maintes différente applications à
savoir : les problèmes océanographiques et atmosphériques tels que les effets de serre, les
changements extrêmes de climat, ainsi que les problèmes technologiques, à savoir les
équipements électriques et les réacteurs nucléaires, les capteurs solaires, le stockage des
fluides, l’écoulement d’air dans les pièces d’habitation, les appareils ménagers, les
réfrigérateurs et les échangeurs de chaleur sont tous des problèmes, qui ont donné un intérêt
particulier à cette science.
5
I.1.4 Nombres adimensionnels.
a. Nombre de Prandtl :
b. Nombre de Rayleigh :
Ra Gr. Pr
c. Nombre de Grachof :
C’est un nombre sans dimension, utilisé en mécanique des fluides pour caractériser la
convection naturelle dans un fluide. Il correspond au rapport des forces de gravité sur les
forces visqueuses. On le définit par :
𝐠𝛃𝑯𝟑 ∆𝐓
𝑮𝒓 =
𝒗𝟐
d. Nombre de Nusselt :
Est un nombre adimensionnel utilisé dans les opérations de transfert thermique. Il représente
le rapport entre le transfert thermique total et le transfert par conduction.
𝐡𝐝
𝐍𝐮 =
𝛌
L’échange thermique entre les parois chaudes et froides est représenté par le nombre de
𝟏 𝑩
Nusselt moyen : 𝐍𝐮(𝐦) = 𝟑 ∫𝟎 𝐍𝐮(𝐗) 𝐝𝐗
e. Nombre de Reynolds :
6
Le passage d'un régime à l'autre dépend de la valeur d'un paramètre adimensionnel, le
nombre de Reynolds.
𝐕𝐃
𝑹𝒆 =
𝐯
Dans le cas où les variations de température sont prises comme suffisamment faibles pour
que les propriétés physiques du fluide (tels que sa dilatabilité thermique, sa diffusivité
thermique et sa viscosité cinématique) puissent être considérées comme constantes, les
variations de la masse volumique au sein du fluide sont faibles. Ainsi, il est possible de
considérer le fluide comme quasi incompressible. Les variations de son négligées partout,
exceptées dans le terme de poussée à l’origine du mouvement. L’hypothèse de Boussinesq
suppose que la densité du fluide dans le terme des forces de volume, varie linéairement avec
la température, ce qui amène à la relation suivante: 0 1 T T0
Où :
I.2 Nanofluides.
I.2.1 Définition.
Les nano fluides sont des solutions colloïdales constituées de particules de taille
nanométrique en suspension dans un liquide porteur. Ce type de solution suscite un grand
intérêt depuis la découverte de leurs propriétés thermiques particulières. En effet, les fluides
de base souvent utilisés dans les applications de refroidissement ou de chauffage ont des
conductivités thermiques très faibles (Tableau1) qui limitent leur capacité de transfert de
chaleur. L’idée est alors d’insérer au sein des liquides de base des nanoparticules de
conductivité très élevée, afin d’augmenter la conductivité thermique effective du mélange et
ainsi améliorer ces performances thermiques.
7
Elément Conductivité thermique (W/m.K)
La littérature concernant les nanofluides montre que leur utilisation en tant que fluide
caloporteur est envisageable, la plupart des auteurs ayant constaté une amélioration des
performances thermiques. Les informations qui reviennent le plus souvent sont l’amélioration
de la conductivité thermique et une hausse de la viscosité avec l’augmentation de la
concentration en nanoparticules. L’utilisation des nanofluides est assez contraignante
cependant, des précautions particulières devant être prisent pour éviter la sédimentation des
particules, la corrosion ou l’augmentation des pertes de charge. D’une manière générale, les
nanofluides permettent de réduire l’encombrement et la consommation des équipements de
refroidissement industriel par une meilleure efficacité. Comme les nanofluides sont de bons
conducteurs de chaleur ils peuvent aussi être utilisés pour réchauffer plus efficacement.
Diverses techniques chimiques et physiques sont disponibles pour élaborer des
nanoparticules. Ces différentes méthodes permettent d’obtenir des nanoparticules libres ou
enrobées, encapsulées dans une matrice hôte.
Méthode physique :
8
La méthode la plus simple consiste à subdiviser un matériau jusqu’à l’échelle
nanométrique. Toutefois, cette méthode présente d’importantes limitations car elle ne permet
pas un contrôle précis des distributions de taille. Afin d’obtenir un meilleur contrôle de la
taille et de la morphologie, on peut utiliser d’autres méthodes physiques plus sophistiquées
comme :
La pulvérisation d’un matériau cible, par exemple à l’aide d’un plasma, ou d’un
faisceau laser intense.
Le chauffage à très haute température (évaporation thermique) d’un matériau de
manière à ce que les atomes qui le constituent s’évaporent. Ensuite un refroidissement
adéquat de ces vapeurs permet une agglomération en nanoparticules.
Méthode chimique :
Aujourd’hui un grand nombre de méthodes de synthèse par voie chimique sont disponibles
et présentent l’avantage d’être en général simples à mettre en œuvre et d’être souvent
quantitatives et peu coûteuses. Ces méthodes permettent d’obtenir des particules avec une
distribution de tailles relativement étroite et de morphologies variées. Comme dans le cas de
la voie physique, les nanoparticules peuvent être synthétisées sous deux formes : libres à l’état
de poudre relativement facile à disperser dans un liquide ou un gel hôte, ou enrobées dans une
matrice solide ou un polymère.
Les propriétés thermo physiques (la masse volumique, la chaleur spécifique, la dilatation
thermique, la viscosité dynamique et la conductivité thermique) des solutions sont
profondément modifies par l’ajout des nanoparticules. De nombreux paramètres caractérisant
ces nanoparticules peuvent avoir un effet notable sur les valeurs des paramètres thermo
physiques du nano fluide obtenus (la nature des nanoparticules, leur taille, la fraction
volumique , la conductivité du fluide de base et celle des nanoparticules, la température du
milieu .... etc.).
La masse volumique : C’est la masse par unité de volume. Elle est donnée par
𝐦
: 𝛒 = 𝐯 (𝑘𝑔 /𝑚3 )
9
Où : 𝑚 : la masse en (𝑘𝑔).
𝑉 : le volume en (𝑚3 ).
𝑚 𝑚
Pour un gaz parfait, on a : 𝑃𝑉 = 𝑛𝑅T et comme : 𝜌 = 𝑒𝑡 𝑛 = 𝑀
𝑉
𝑃𝑀
Donc 𝜌= 𝑅𝑇
Pour calculer la masse volumique d’un nano fluide que nous supposerons parfaitement
homogène en fonction de la fraction volumique ( ) a une température T donnée.
volume solide Vp
volume totale nanofluide V pV f
Chaleur spécifique :
La chaleur spécifique est la capacité calorifique par unité de masse d’une substance ou
𝑑𝑄
d’un system homogène Cp = 𝑚𝑑𝑇 La chaleur spécifique correspond à l’apport de chaleur
Q Q f QP C p f V f C p P VP
C P nf nf nf nf
mT nf m f m p T f V f pV p
10
Qui peut être réécrit comme :
1 C P f C P P
C Pnf
1 f P
Avec :
C P nf : Chaleurs spécifique du nano fluide.
C P f : Chaleurs spécifique du fluide de base.
La conductivité thermique (ou conductibilité thermique) d’un matériau est une grandeur
physique qui caractérise sa capacité à diffuser la chaleur dans les milieux sans déplacement
macroscopique de matière. C’est le rapport de l’énergie thermique (quantité de chaleur)
transfert par unité de temps (donc homogène a une puissance, en watts) et de surfaces au
gradient de température. Notée , la conductivité thermique intervient nettement dans la loi
de Fourier.
K nf K P 2 K f 2 K p K f
K f K P 2 K f K p K f
Avec :
K nf : La conductivité thermique du nanofluide.
1
T
T P
Pour calculer la valeur de ce coefficient pour les nanofluides ont utilisé l’analogie avec la
relation : nf 1 f p
11
Ou f et P désignent respectivement les coefficients de dilatabilité du fluide porteur et celle
des nanoparticules.
En supposant que l'on affaire à des fluides porteurs incompressibles, les nanoparticules et la
différence de température imposée aux nanoparticules restent modérée pour écrire que la
masse volumique du nanofluide et de ses constituants s'exprime sous une forme linéaire de la
température par :
nf 0,nf 1 nf T T0 , f 0, f 1 f T T0 , P 0,P 1 P T T0
la viscosité dynamique :
f
nf
1 2,5
I.3 Conclusion
12
Chapitre II : Formulation mathématique
Introduction
Dans ce chapitre, nous allons mettre en place les différentes équations de conservation
que nous aurons à utiliser par la suite pour décrire les écoulements convectifs des nanofluides.
Les hypothèses simplificatrices retenues dans notre étude sont les suivantes:
( nf 0 ) 0 g nf T T0
13
a. Equation de conservation de masse.
t
. V 0 (2.1)
Avec :
: La densité du fluide.
t : temps.
V : Vecteur de vitesses du fluide.
Pour les fluides incompressibles la masse volumique de chaque particule fluide reste
constante, au cours du temps, lorsque l’on suit cette particule fluide dans son mouvement,
d'où:
d
V grad 0
dt t (2,2)
Alors la relation (2.1) devient : .V 0
(2,3)
Avec :
14
V : Vecteur de vitesse du fluide.
g : Accélération de la pesanteur.
P : La pression
La première loi de thermodynamique permet d′établir des relations entre les différentes
formes d′énergie. L’équation de l’énergie, dans laquelle les termes de dissipations visqueuses
sont négligés, s’écrit comme suit :
T
CP V . T div gradT
t
(2,6)
Avec :
T : Températire du fluide.
15
II.2 Configuration étudiée.
Le domaine physique considéré est schématisé sur la Figure 4. Il s’agit d’une cavité carrée de
longueur caractéristique « H », formée de deux parois verticales qui sont portées
respectivement à deux différentes températures chaude et froide, et deux parois verticales qui
sont adiabatiques.
Conservation de masse :
u v
0
x y (2,7)
Conservation de quantité de mouvement :
La projection de l’équation (2,5) sur les axes (x) et (y) avec l’introduction de
l’approximation de Boussinesq nous donne les deux équations suivantes :
Selon l’axe x :
u u u 1 p 2u 2u
u v nf 2 2
t x y nf x x y (2,8)
Selon l’axe y :
v v v 1 p nf 2v 2v
u v g (T T0 ) nf 2 2
t x y nf y nf x y (2,9)
16
u : vitesse radiale . u
y
Avec :
v : vitesse tan gentielle. v
x
Conservation d’énergie :
T T 2T 2T
u v nf 2 2
x y x y (2,10)
Avec :
k nf
nf
C
p nf
: La diffussivité thermique.
Pour obtenir les équations en fonction de la vorticité il faut éliminer le terme de pression
dans les équations de mouvement. En dérivant (2,8) et (2,9) respectivement par rapport à y et
à x et en soustrayant les équations que nous obtenons, nous trouvons :
nf T 2 2
u v g nf 2 2 (2,11)
t x y nf x x y
Avec :
v u
x y
2 v 2 u
x x 2 xy
2 2 v 2 u
x 2 x x 2 xy
2 v 2 u
y xy y 2
2 2 v 2 u
y 2 y xy y 2
2 2
Alors : 2 2
x y
17
La masse volumique : nf 1 f p
K nf K P2 K f 2 K p K f
K P2 K f K p K f
La conductivité thermique :
Kf
f
la viscosité : nf
1 2,5
k nf
La diffusivité thermique : nf
C p nf
Les conditions aux limites dans notre cas sont résumées sur la Figure5 :
L’emploi des variables adimensionnelles dans les équations permet une meilleure
approche de la réalité des phénomènes physiques, car elles sont indépendantes du système
18
d’unités de mesure utilisé pour les étudier. On peut dire aussi que ces variables permettent
d’obtenir des informations générales, qui jouent un rôle prépondérant dans les similitudes.
Pour ramener les équations précédentes à une forme adimensionnelle, il est nécessaire de
définir des changements de variables.
x y vH uH T T f
X ; Y ; V .; U ; ;
H H f f f Tc T f
H 2 t f
W ;
f H2
Et :
Le nombre prandtl : Pr
g T H 3 T
Le nombre de Grashof : Gr
2
Le nombre de Rayleigh : Ra Gr. Pr
Le système d’équations définissant le problème s’écrit alors sous la forme adimensionnelle
suivante:
Conservation de masse :
u u X U
x X x X H 2
v v Y V
y Y y Y H 2
Donc l’équation (2,7) devient :
U V
0
H 2 X H 2 Y
U V
0
X Y (2,12)
f W H
2
2f W
4
t H 2 f H
u
U f f W H
2
2f W
U 4
x H XH H X
v
V f f W H
2
2f W
V 4
y H YH H Y
19
2 f W H
2
f W f 2W
x 2 x XH
XH H 3 X H 4 X 2
2 f W H
2
f W f 2W
y 2 y YH
YH H 3 Y H 4 Y 2
T (T ) T
x XH H X
Avec :
nf 1 f P
nf 1 f P
nf f f f
ET : nf
nf 1 1 f P 1 1 f P
2, 5 2, 5
T U f T f
u U T
x H XH H X
T V f T f
v V T
y H YH H Y
2T T T 2
x 2 x XH H 2 X 2
20
2T T T 2
y 2 y YH H 2 Y 2
k nf K P 2 K f 2 K P K f 1
nf Kf
C p nf K P 2 K f K P K f 1 C p f C p P
K P 2 K f 2 K P K f
K P 2 K f K P K f 1
Kf
2 2
V (2,14)
1 C p f C p P f
U
X Y X
2
Y 2
U V
0 (2,15)
X Y
W W W 1 P 1
U V Ra Pr
X Y 1 f / P 1 f f 1 P 1 X
(2,16)
Pr 2W 2W
1 0, 25 1 p f X 2 Y 2
K P 2 K f 2 K P K f
K P 2 K f K P K f
Kf
1 2 2
V (2,17)
1 C p f C p P
U
X Y f X 2 Y 2
21
Paroi inferieur 0 0
0
Y
Paroi supérieur 0 0
0
Y
Paroi gauche 1 0 0
Paroi droite 0 0 0
Tableau2:Conditions aux limites sous formes adimensionnelles.
II.7 Conclusion
22
Chapitre III : Modèle numérique.
Introduction
Les méthodes numériques passent par deux étapes ; une étape de maillage et une étape
de discrétisation. Il y a deux grandes familles de méthodes de discrétisation :
Les méthodes d’approximation des équations. Selon ces méthodes, on cherche une
solution exacte des équations approchées car les opérateurs différentiels sont
discrétisés sur un maillage (la méthode des différences finies et la méthode des
volumes finis).
Les méthodes d’approximation des solutions. Selon ces méthodes on cherche une
solution approchée à partir des équations exactes. Les solutions sont écrites comme
des séries de fonctions tronquées aux ordres de précisions désirées (les méthodes
spectrales et la méthode des éléments finis).
Donc il y a trois grands types de discrétisations des équations aux dérivées partielles :
Les différences finies : C’est la méthode la plus ancienne, introduite par Euler. C’est
une des plus simples et efficaces pour développer des schémas d’ordres élevés sur des
maillages réguliers. Ses principaux inconvénients sont, d’une part, de ne pas respecter
en générale les équations intégrales de conservation et, d’autre part, de ne pas pouvoir
prendre en compte facilement des géométries complexes.
Les volumes finis : la méthode a été décrite pour la première fois en 1971 par Patankar
et Spalding et publiée en 1980 par Patankar. Dans cette méthode, on intègre des
équations de conservation que l’on applique sur chaque volume de contrôle
élémentaire. A partir des variables connues aux centres des volumes, on évalue les
flux aux surfaces des volumes par interpolation. La grille est a priori quelconque,
permettant ainsi de traiter des écoulements à géométrie complexe. Cette méthode
donne de très bons résultats, car elle garantit la conservation des bilans massique et
thermique sur tout le domaine étudié.
Les éléments finis : La technique des éléments finis est similaire à celle des volumes
finis pour la discrétisation : maillage non structuré, avec pour volume de contrôles
élémentaires des tétraèdres ou hexaèdres en 3-D. sur chaque des volumes, on introduit
une fonction de pondération, généralement, un polynôme de degré plus élevé, avant
23
d’intégrer les équations de conservation. La solution s’obtient alors par minimisation
du résidu. Parmi les avantages de cette approche, retenons l’étude des géométries très
compliques, et la formalisation permettant de développer un certain nombre de
résultats mathématiques. Les matrices à traiter sont, en général, sans propriétés
particulières, contrairement aux matrices obtenues avec des grilles régulières.
Dans notre étude nous choisissons la méthode des différences finis pour discrétiser les
équations exposées dans le deuxième chapitre.
La méthode des différences finies consiste à approximer les dérivées des équations
décrivant les phénomènes physiques au moyen des développements de Taylor et se déduit
directement de la définition de la dérivée. Elle est due aux travaux de plusieurs
mathématiciens du 18ème siècle (Euler, Taylor, Leibniz...).
u u x x, y, t u x, y, t
lim x 0 (3.1)
x x
u x 2 2 u x 3 3u
u x x, y, t u x, y, t x u x, y , t x, y , t x, y, t (3.2)
x 2 x 2 3 x 3
u x x, y, t u x, y, t u
x, y, t x (3. 3)
x x
III.2 Maillage.
Pour la méthode des différences finies, un maillage est un ensemble de points isolés
(appelés nœuds) situés dans le domaine de définition des fonctions assujetties aux équations
aux dérivées partielles, une grille sur les seuls nœuds de laquelle sont définies les inconnues
correspondant aux valeurs approximatives de ces fonctions.
24
Figure 7 : Représentation du maillage du système physique.
Nous restreindrons notre étude au cas d’un problème plan, et d’un domaine Γ. Nous
choisissons évidemment les directions x et y parallèles aux côtés du carrée. Nous traçons
alors un réseau de droites parallèles à l’axe x, équidistantes de pas k (Δx), ainsi qu’un réseau
de droites parallèles a l’axe y, équidistantes de pas h (Δy). Les intersections des deux réseaux
sont les points ou les nœuds mi , j de coordonnées ih, jk tels que i Z et. j Z
Considérons un point mi , j intérieur au domaine Γ, ainsi que les points voisins du maillage.
Les pas h et k sont supposés petits par rapport à l’échelle de variation d’une grandeur « u ».
On peut estimer que u varie peu lorsqu’on passe de mi , j aux points voisins et que cette
variation doit s’écrire en première approximation à l’aide des dérivées partielles de u au point
mi , j grâce au théorème des accroissements finis :
25
Figure 9 : Discrétisation du domaine et implantation de la maille
f x h f x hf , x
h 2 ,,
2
f x
h 3 , ,,
3
f x h 4 (3. 4)
f x h f x hf , x
h 2 ,,
2
f x
h 3 ,,,
3
f x h 4
(3. 5)
D’où :
f x h f x
f , x h (3. 6)
h
f x h f x
f , x h (3. 7)
h
f x h f x h
f , x
2h
h2 (3. 8)
f x h 2 f x f x h
f ,, x
2h
h2 (3. 9)
en appliquant (3. 6) , (3. 7), (3. 8), (3. 9) sur u dans chacune des directions x et y on peut
déduire :
L’approximation d’une dérivée première par des différences finies décentrées à droite:
26
u mi 1, j u mi , j
u x mi , j h (3. 11)
h
u 2u
2 (3. 14)
t x
Désignons par h et k successivement les pas d’espace et de temps. On utilise une grille
constituée des points m nj de coordonnées ih, jk dans le plan x, t .
n
u 2u
n
2 (3. 15)
t x
n 1 n 1
u 2u
2 (3. 16)
t x
27
A. schéma explicite.
Pour discrétiser l’équation de la chaleur (3.15) en une grille des points ݉ on utilise la
m nj
u nj1 2u nj u nj1
n
2u
2
2
h2 (3. 18)
x j h
k
D’où le schéma explicite : u nj1 u nj
h2
u n
j 1 2u nj u nj1 (3. 19)
B. schéma implicite.
n1
u u nj1 u nj
k (3. 20)
t j k
n1
2u u n1 2u nj1 u nj11
2 j 1 h2 (3. 21)
x j
2
h
k
D’où le schéma implicite : u nj1 u nj
h2
u n 1
j 1 2u nj1 u nj11 (3. 22)
C. le schéma de Crank-Nicolson.
On peut faire une moyenne entre les deux schémas (implicite et explicite), ce qui donne le
schéma de Crank-Nicolson :
k
u nj1 u nj
h 2
u n
j 1 2u nj u nj1 u nj11 2u nj 1 u nj11 (3. 23)
28
Ce schéma est également implicite, donc aussi couteux que le schéma implicite. Mais il a
l’avantage d’être précis au second ordre.
D. Schéma UPWIND
u 2u
a 2 0 (3. 24)
t x
Cette équation décrit une vague propageant dans la direction x, avec une vitesse a.
Considérant un point de grille typique i, dans un domaine unidimensionnel, il y a deux
directions liées au point i, à gauche (i-1) et à droite ((i+1).
Si a est positif, le côté gauche s’appelle le côté UPWIND, et le côté droit est le côté
vent arrière.
Si a est négatif, le côté gauche s’appelle le côté vent arrière et le côté droit est le côté
UPWIND.
a max( a,0)
On définit : (3. 27)
a _ min( a,0)
uin uin1
u x
x
Et : (3. 28)
ui 1 uin
n
ux
x
Les deux équations (3.25) et (3.26) peuvent être combinées et écrites sous la forme compacte
suivante :
29
uin1 uin
t
a u x a u x (3. 29)
L’équation (3.29) est une manière générale d’écrire de n’importe quel arrangement de type
UPWIND.
Posons :
1
a (a a )
2 (3.30)
1
a _ (a a )
2
uin1 uin
t
1
2x
a a uin uin1 a a uin1 uin (3.31)
uin1 uin
t
2x
a a uin uin1 a a uin1 uin (3.32)
u in 1 u in
t
2x
a a u in1 2 a u in a a u in1 (3.33)
Pendant la première étape les valeurs aux nœuds (i, j) sont connues à l’instant (n) mais
1
inconnues à l’instant ( n ). Les valeurs inconnues sont associées à la direction x
2
seulement (c’est à dire j fixe).
Dans la second étape les valeurs aux nœuds (i, j) sont inconnues à l’instant (n+1), mais
1
connues à l’instant ( n ).
2
30
Figure 10 : Discrétisation du domaine et implantation des mailles dans la direction x (étapes
1) et dans la direction y (étape 2)
Les équations établies dans le chapitre précédent peuvent être écrites sous la forme
générale suivante :
On a :
W W W 1 P 1
U V Ra Pr
X Y 1 f / P 1 f f 1 P 1 X
Pr 2W 2W
1 0 , 25
1 p f X
2
Y 2
On pose :
1 P 1
1 f / P 1 f f 1 P 1
31
1
1 0, 25
1 p f
L’équation devient :
W W W 2W 2W
U V Ra Pr Pr 2 2 (3.34)
X Y X X Y
Etape 1 – Prédicteur :
Terme instationnaire :
1
n
W Wi , j Wi , j2 n
(3.35)
2
Les termes convectifs :
W 1 1 n
1 1 1
W 1 1 n
1 1
n 1
V V V W 2
V W n
V V W i , j 1
2
(3.37)
Y Y 2 i , j 1 i, j
2
Terme diffusif :
n 1 n
1
n
1
2W 2W Wi 1, 2j 2Wi , j 2 Wi 1, 2j Wi , j 1 2Wi , j Wi , j 1
n n n
Terme BOUANCY
1 1
n n
i1, j2 2
i 1, j
(3.39)
X 2X
L’équation devient donc :
32
1
n
1
Wi ,nj 1 1
n
1
2
Wi , j 1 n n 1
U U W 2
U W 2
U U W i 1, j
2
2 2 X i 1, j i, j
2
1 1 n
1 1
V V Wi , j 1 V Wi , j V V Wi , j 1
n 1
2 n 2
Y 2 2
Ra Pr n 2 n
1 1
i 1, j i 1, j
2 (3.40)
2X
Pr n 2 n
1 1 1
n
W i 1, j 2 W 2
W i 1, j
2
X 2
i, j
Pr
Y 2
Wi ,nj 1 2Wi ,nj Wi ,nj 1
0
Posons :
A U U ; B U ; C U U
4X 2X 4X
D Pr ; E V V ; F V ; G V V
2X 2
4Y 2Y 4Y
n 2 1
n
1
H Pr ; AK Ra Pr
i 1, j i 1, j
2
2Y 2 4X
On obtient :
1 1 1
n n n
Wi 1, 2j A D Wi , j 1 B 2D Wi 1, 2j C D
2
(3.41)
Wi ,nj 1 H E Wi ,nj 1 2 H F Wi ,nj 1 H G AK
Etape 2 – Correcteur :
Terme instationnaire :
1
n
W Wi , j 2 Wi , j
n
(3.42)
2
Les termes convectifs :
W 1 1 n
1 1 1
n n 1
U U U W 2
U W 2
U U W i 1, j
2
(3.43)
X X 2 i 1, j i, j
2
W 1 1 n
1 1
V V Wi , j 1 V Wi , j V V Wi , j 1
n 1
V 2 n 2
(3.44)
Y Y 2 2
Terme diffusif :
33
n 1 n
1
n
1
2W 2W Wi 1, 2j 2Wi , j 2 Wi 1, 2j Wi , j 1 2Wi , j Wi , j 1
n n n
Terme BOUANCY
1 1
n n
i 1,2j 2
i 1, j
(3.46)
X 2X
L’équation devient donc :
1
n
Wi ,nj 1 1 n
1 1 1
V V Wi , j 1 V Wi , j V V Wi , j 1
n 1
2 n 2
Y 2 2
Ra Pr n 2 n
1 1
i 1, j i 1, j
2 (3.47)
2X
Pr n 2 n
1 1 1
n
i 1, j
W 2W 2
Wi 1, j
2
X 2
i, j
Pr
Y 2
Wi ,nj 1 2Wi ,nj Wi ,nj 1
0
Posons :
A U U ; B U ; C U U
4X 2X 4X
D Pr ; E V V ; F V ; G V V
2X 2
4Y 2Y 4Y
n 1
n
1
H Pr ; AK Ra Pr i 1,2j i 1, j2
2Y 2
4X
On obtient :
On a :
34
K P 2 K f 2 K P K f
K P 2 K f K P K f 1
Kf
2 2
V
1 C p f C p P f
U
X Y X
2
Y 2
On pose :
K P 2 K f 2 K P K f
K P 2 K f K P K f
Kf
1
1 C p f C p P f
L’équation devient :
2 2
U V 2 2
X Y X Y (3.49)
Etape 1- Prédicteur
Les termes convectifs :
1 1 n
1 1 1
U U i 1, j U i , j U U i 1, j
n n 1
U 2 2 2 (3.50)
X X 2 2
1 1
n
1
1 n 1
V V V 2
V n
V V i , j 1
2 (3.51)
Y Y 2 i , j 1 i, j
2
Terme diffusif :
n 1 n
1
n
1
2 2 i 1,2j 2 i , j 2 i 1,2j i , j 1 ui , j i , j 1
n n n
(3.52)
X Y 2 X 2 Y 2
2
L’équation devient donc :
1 1 1
n
1
1 n n 1
U U 2
U 2
U U i 1, j
2
X 2 i 1, j i, j
2
1 1 n
1 1
n 1
V V 2
V n
V V i , j 1
2
Y 2 i , j 1 i, j
2 (3.53)
n 2 1
n
1
n
1
Posons :
35
A U U ; B U ; C U U
4X 2X 4X
D ; E V V ; F V
2X 2 4Y 2Y
G V V ; H 2
4Y 2Y
On obtient :
in1, j A D in, j 1 1 B 2 D in11,j C D
1 1 (3.54)
n n
2
i , j 1 H E i , j 1 F 2H
2 n
i , j 1 H G
Etape 2- Correcteur
Les termes convectifs :
1 1 1
n
1
1 n n 1
U U U 2
U 2
U U i 1, j
2 (3.55)
X X 2 i 1, j i, j
2
1 1 n
1 1
V V i , j 1 V i , j V V i , j 1
n 1
V 2 n 2 (3.56)
Y Y 2 2
Terme diffusif :
n 1 n
1
n
1
2 2
i 1, j
2
2 2
i 1, j
2 in, j 1 uin, j in, j 1 (3.57)
i, j
X Y 2 X 2 Y 2
2
L’équation devient donc :
1 1 n
1 1 1
U U i 1, j U i , j U U i 1, j
n n 1
2 2 2
X 2 2
1 1 n
1 1
V V i , j 1 V i , j V V i , j 1
n 1
2 n 2
Y 2 2 (3.58)
n
1
n
1
n
1
2 in, j 1 uin, j in, j 1
2 2 2
i 1, j i 1, j
i, j
0
X 2
Y 2
Posons :
36
A U U ; B U ; C U U
4X 2X 4X
D ; E V V ; F V
2X 2 4Y 2Y
G V V ; H 2
4Y 2Y
On obtient :
in, j 1 E H in, j 1 1 F 2 H in, j 11 G H
1 1 (3.59)
n n
2
i 1, j D A i , j 1 B 2 D
2 n
i , j 1 D C
III.7Conclusion
37
38
CONCLUSION GENERALE
Dans ce cadre nous avons étudiée mathématiquement la convection naturelle dans une
cavité carrée, dans laquelle on a déterminé les équations gouvernantes avec les conditions aux
limites associées.
39
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
8 : MEMOIRE DE FIN D'ETUDE de M, SALMI SOMIA (2017 /2018) : Etude numérique
d’une Convection naturelle en 2D.
40
11: REVUE FRANÇAISE D’INFORMATIQUE ET DE RECHERCHE
OPÉRATIONNELLE. SÉRIE ROUGE, J. C. ZENOUDA : Étude d’un schéma aux
différences finies pour la résolution numérique des équations de NavierStokes couplées à
celle de la chaleur ;
41
42
43