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Nombres complexes : vue algébrique et propriétés

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Terminale

Mathématiques expertes
Programme 2020

Fiches d’exercices et de cours à compléter


Auteur : Pierre Lux – version 2023

Toutes les corrections sont consultables en ligne

[Link]

1 : Les nombres complexes : point de vue algébrique pages 1 à 10


• 2 : Les nombres complexes - point de vue géométrique pages 11 à 23
• 3 : Les nombres complexes - trigonométrie pages 24 à 33
• 4 : Les nombres complexes :équations polynomiales pages 34 à 45
• 5 : Les nombres complexes – utilisation pages 46 à 54
• 6 : Divisibilité et congruences pages 55 à 69
• 7 : PGCD – Nombres premiers entre eux pages 70 à 86
• 8 : Les nombres premiers pages 87 à 99
• 9 : Matrices – Opérations élémentaires pages 100 à 116
• 10 : Graphes pages 117 à 127
11 : Matrices – Quelques utilisations pages 128 à 141
LES NOMBRES COMPLEXES : POINT DE VUE ALGÉBRIQUE

1 ) DÉFINITION – FORME ALGÉBRIQUE


Définition :
On appelle corps des nombres complexes, et on note ℂ un ensemble contenant ℝ tel que :
● Il existe dans ℂ un élément noté i tel que i 2 =−1 .
Un nombre complexe sera souvent
● Tout élément de ℂ s'écrit sous la forme a bi , où a∈ ℝ et b∈ ℝ .
représenté par la lettre z .
● ℂ est muni d'une addition et d'une multiplication qui prolongent l'addition et la multiplication de
ℝ , et qui suivent les mêmes règles de calcul.

Nombres complexes particuliers :

Soit un nombre complexe z = a bi avec a∈ ℝ et b∈ ℝ .


● Si b= 0 , on a z = a , z est un réel. ( ℝ est contenu dans ℂ )

● Si a= 0 , on a z = bi , on dit que z est un imaginaire pur (on dit parfois simplement imaginaire).
Remarques :
● ℝ correspond à l'ensemble des points sur une droite. Un nombre réel x correspond au point d'abscisse x sur la droite.
On peut donc toujours comparer deux nombres réels :
si x et y sont des réels, on a nécessairement x  y ou y  x (Le point d'abscisse x se trouve, sur la droite, "avant" ou "après" le point d'abscisse y )

● ℂ , ensemble des nombres a bi avec a∈ ℝ et b∈ ℝ correspond à l'ensemble des points d'un plan.
Un nombre complexe a bi avec a∈ ℝ et b∈ ℝ correspond au point du plan de coordonnées  a ; b  .
On ne peut donc pas comparer deux nombres complexes : il n'y a pas de relation d'ordre dans ℂ .
On ne peut donc pas dire qu'un nombre complexe z est inférieur à un nombre complexe z ' ou qu'un nombre complexe z est positif.
Propriété :
L'écriture d'un nombre complexe sous la forme z = a bi , où a∈ ℝ et b∈ ℝ , est unique.
Preuve :

Considérons un nombre complexe z s'écrivant de deux façons : z = a bi et z = a '  b ' i , avec a , b , a ' , b ' réels.
On a alors a bi = a '  b ' i et on en déduit a−a ' = i  b ' – b 
a− a '
Supposons que b≠ b ' , on aurait alors i = ,
b ' −b
a− a '
Ceci n'est pas possible puisque i ∉ℝ alors que ∈ℝ
b ' −b
On ne peut donc pas avoir b≠ b ' , ce qui signifie que b= b ' .
Alors b ' − b= 0 et comme on sait que a− a ' =i  b ' − b  , on en déduit a− a ' =0 c'est-à-dire a= a ' .
On a donc obtenu a= a ' et b= b ' . Les deux écritures de z sous la forme a bi et a '  b ' i sont donc identiques.

Définition :
Soit un nombre complexe z . Remarques :
L'écriture z = a bi , où a∈ ℝ et b∈ ℝ , est appelée forme algébrique du nombre complexe z . · La partie réelle de z est un nombre réel.
a est appelé partie réelle de z , et b partie imaginaire de z. · La partie imaginaire de z est un nombre réel.
On note a=ℜe ( z ) et b=ℑm ( z ) .

Propriété :
Deux complexes sont égaux si et seulement si ils ont même partie réelle et même partie imaginaire.
C'est-à-dire que si a , b , a ' , b ' sont des réels, on a
a bi = a '  b ' i ⇔ a= a ' et b= b '
Preuve :

Soit z et z ' deux nombres complexes : z = a bi et z ' = a '  b ' i , avec a , b , a ' , b ' réels.
On a alors a =ℜe ( z ) , a' =ℜe ( z' ) , b=ℑm ( z ) et b' =ℑm ( z' )
Si z = z ' , alors a bi = a '  b ' i et comme la forme algébrique d'un nombre complexe est unique, on en déduit que a= a ' et b= b ' .
Donc z et z ' ont la même partie réelle et la même partie imaginaire.

Réciproquement :
Si z et z ' ont la même partie réelle et la même partie imaginaire, alors a= a ' et b= b '
et par conséquent a bi = a '  b ' i , c'est-à-dire z = z '

Les nombres complexes : point de vue algébrique - cours élève- auteur : Pierre Lux - page 1/4

1/144
Exemple : Soit z = 2 3 i et z ' = i −5 . Calculer et écrire sous forme algébrique :

z  z ' = −3 4 i z −z ' = 7 2 i

2 z − 3 z ' = 19 3 i z⋅z ' = −13−13 i 2


z = −512 i

2 ) DIVISION

Propriété :
1
Tout nombre complexe non nul z admet un unique inverse noté .
z
Preuve :

On pose z=x +iy


x−iy
Existence : On considère le nombre complexe z ’=
x 2 + y2

x−iy ( x−iy ) ( x+iy ) x2 + y2


On a : zz ’=( x +iy ) 2 2 = = 2 2 =1
x +y x 2+ y 2 x +y

Donc z ’ est bien un inverse de z .

Unicité : On considère z ” un autre inverse de z .

On a : ( z ”− z ’ ) z=z ” z−z ’ z=1−1=0

Comme z≠0 , on a forcément z ”− z ’=0 et donc z ”= z ’

3 ) CONJUGUÉ

Définition :
Soit z un nombre complexe de forme algébrique a bi .
On appelle conjugué de z le nombre complexe noté z tel que z = a− bi .

Exemple : Soit z = 35 i et z ' =−2 3 i . Calculer :

z = 3− 5 i z ' = −2− 3 i z + z ' = 1− 8 i z  z ' = 1 8 i

z  z ' = 1− 8 i z . z ' = −21 i zz ' = −21− i zz ' = −21 i

Propriétés :
z+ z z− z
Pour tous nombres complexes z et z ' , on a : ● ℜe ( z ) = ; ℑm ( z ) =
● z = z
2 2i
● z⋅z est un réel positif

n ● ℑm ( z )=0 ⇔ z ∈ℝ ⇔ z = z
● z  z ' = z + z ' ; z − z ' = z - z ' ; zz ' = z . z ' ; z = z n ( n∈ℕ* )
1 1 z z ℜe ( z ) =0 ⇔ z ∈i ℝ ⇔ z = – z ( z est un imaginaire pur)
● Si z ' ≠ 0 = ; = ●
z' z' z' z'
Preuve :
Soit les nombres complexes écrits sous la forme algébrique : z =a + bi et z ' = a ' + b ' i .

● z = a− bi donc z = a bi = z

● z⋅z =  a  bi   a− bi  = a 2 −  bi  2= a 2 − −b 2 = a2  b 2 donc z⋅z est un réel positif

Les nombres complexes : point de vue algébrique - cours élève- auteur : Pierre Lux - page 2/4

2/144
● z  z ' = a  bi  a '  b ' i =  a  a '    b b '  i .

Comme  a  a '  et  b  b '  sont des réels, on obtient : z  z ' =  a a '  −  b b '  i = a− bi  a ' − b ' i = z  z '

● z − z ' = a bi –  a '  b ' i  =  a – a '    b – b '  i .

Comme  a – a '  et  b – b '  sont des réels, on obtient : z − z ' =  a – a '    b – b '  i = a − bi − a '  b ' i = z − z '

● zz ' = ( a +bi ) ( a ' + b ' i ) = aa ' + ab ' i + a ' bi +bb ' i 2 = ( aa ' − bb ' ) + ( ab ' +a ' b ) i

Comme ( aa ' −bb ' ) et ( ab ' + a ' b ) sont des réels, on obtient : zz ' = ( aa ' −bb ' ) − ( ab ' +a ' b ) i

D'autre part z⋅z ' = a − bi   a ' − b ' i  = aa ' − ab ' i − a ' bi  bb ' i 2 =  aa ' − bb '  −  ab '  a ' b  i = zz '

● z n = z n se démontre facilement par récurrence en utilisant zz ' = z . z ' exigible

1 1 a ' −b ' i a ' −b ' i a' −b '


Si z ' ≠ 0 , = = = =  i
z ' a '  b ' i  a '  b ' i   a ' − b ' i  a ' 2  b ' 2 a ' 2  b ' 2  a ' 2  b ' 2

a' −b ' 1 a' b'


Comme et sont des réels, on obtient : = i 2
a '2b '2 a '2b '2 z ' a '2b '2 a ' b '2

1 1 a ' b ' i a ' b ' i a' b' 1


D'autre part z ' = a ' – b ' i , donc = = = =  i=
z ' a ' − b ' i  a ' − b ' i   a '  b ' i  a ' 2  b ' 2 a ' 2  b ' 2 a '2  b ' 2 z'

z 1 1 1 z
● Si z ' ≠ 0 , = z× = z × = z× =
z' z' z' z' z'

z  z a bi  a − bi 2 a z − z a bi −  a − bi  2 bi
● = = = a = ℜe ( z ) ; = = = b = ℑm ( z )
2 2 2 2i 2i 2i

● z = z ⇔ a bi = a − bi ⇔ a bi − a bi = 0 ⇔ 2 bi = 0 ⇔ b= 0 ⇔ ℑm ( z )=0 ⇔ z ∈ℝ

● z =−z ⇔ a bi =−a bi ⇔ 2 a =0 ⇔ a= 0 ⇔ ℜe ( z ) =0 ⇔ z ∈i ℝ

Remarque : La propriété z⋅z ∈ℝ + sera utile pour trouver les formes algébriques d'inverses et de quotients.

Exemples : Méthode de l’expression conjuguée

1 1+i 1+i 1 i
● L’inverse de 1−i est : = = = +
1−i ( 1−i )( 1+i ) 2 2 2

1 i 1 i  2  i  2 i  2 i − 1 1 3 i 1 3
= = = =  i
2− i  2 −i   2 i 

4 − i2 41 5 5

4 ) LA FORMULE DU BINÔME DE NEWTON

Propriété : binome de Newton

Soit a et b deux nombres complexes. Pour tout entier naturel n , on a :


n

(k )
( a+b ) n =∑ n a k b n−k
k =0

Les nombres complexes : point de vue algébrique - cours élève- auteur : Pierre Lux - page 3/4

3/144
Preuve :
n
On note P ( n ) : « ( a+b ) =∑ n a b
n

k =0 k
k n−k
()
» , pour n ∈ℕ

Initialisation :
0
Pour n=0 , on a : ( a+b ) 0 =1 et ∑ (0k ) ak b0−k =(00)a0 b0=1
k =0
Donc P(0) est vraie.

Hérédité :
n
Supposons P ( n ) vraie pour un entier naturel n fixé, c’est à dire ( a+b ) n =∑ n a k b n−k (HR)
k =0 k
()
n+1
Montrons que P ( n+1) est vraie, c’est à dire ( a+b ) = ∑ n+1 a b
n+1

k =0 k
k n+1−k
( )
n
On a : ( a+b ) n+1=( a+b ) ( a+b ) n = ( a+b ) ∑ n a b
k n−k
(k )
(d’après HR)
k =0
n n

()
Ainsi ( a+b ) n+1 = a ∑ n a k b n−k
k =0 k
+ b ∑ ( n )a b
k k=0
k n−k

n n
= ∑ (n ) a k +1
b n−k + ∑ ( )a b
n k n+1−k
On rentre a et b dans les sommes ( on développe )
k
k =0 k
k =0
On coupe la somme en deux en isolant le dernier terme On coupe la somme en deux en isolant le premier terme
n−1 n
= ∑(
k =0 k ) n 0()
n a k +1 b n−k + n a n+1 b 0 + n a 0 b n+1+0 +
() ∑ (nk) ak bn+1−k
k =1

n−1 n
= ∑ (nk) ak +1 bn−k + a n +1 + b n+1 + ∑ (nk) ak bn+1−k
k =0 k =1
On pose s=k+1
n n
= ∑ ( s−1)
n a s b n− s−1 ( )
+ a n +1 + b n+1 + ∑ (nk) ak bn+1−k
s=1 k =1
On remplace s par k (variable muette)
n n
= a n +1 + b n+1 + ∑ (k−1 )
n a k b n+1−k +
∑ (nk) ak bn+1−k
k =1 k =1

n
= a n +1 + b n+1 + ∑ ((k−1 ) ( k ))
n + n a k b n +1−k
k =1
Égalité utilisée dans le triangle de Pascal
n
= ( ) n +1 a n+1 b0
n +1
+ ( ) n +1 a 0 b n+1
0
+ ∑ (n+1
k =1k )
a k b n+1−k
n

= ( 0 )a b (nn +1
+1 )
n +1
+ ∑ ( k )a b
0 n+1 n+1 k n+1−k
a
n+1
b
0
+
k =1
Premier terme ( k=0 ) Dernier terme ( k=n+1 )
n+1
= ∑( )
n+ 1 a k b n+1−k
k
k =0

Donc P ( n+1 ) est vraie

Conclusion :
n
On en déduit que pour tout entier naturel n , on a ( a+b ) n =∑ n a k b n−k
k =0 k
()
Exemple :
3

k =0
(k) (0 )
( 1+i )3 =∑ 3 1 k i 3−k = 3 1 +i + 3 1 +i + 3 1 +i + 3 1 +i
0 3−0 1 3−1 2 3−2 3 3−3
( 1) (2 )
= i 3 +3i 2 +3i +1=−i −3+3i+1=−2+2i (3 )

Les nombres complexes : point de vue algébrique - cours élève- auteur : Pierre Lux - page 4/4

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- LES NOMBRES COMPLEXES : POINT DE VUE ALGÉBRIQUE - MATH EXP chapitre 1 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]

Forme algébrique : On appelle corps des nombres complexes, et on note ℂ un ensemble contenant ℝ tel que :
● Il existe dans ℂ un élément noté i tel que i 2 =−1 .
On note souvent : ● Tout élément de ℂ s'écrit sous la forme a bi , où a∈ ℝ et b∈ ℝ .
z=a+bi où a∈ℝ et b∈ℝ ● ℂ est muni d'une addition et d'une multiplication qui prolongent l'addition et la multiplication de ℝ , et qui
suivent les mêmes règles de calcul.

L'écriture z = a bi , où a∈ ℝ et b∈ ℝ , est appelée forme algébrique du nombre complexe z .


a est appelé partie réelle de z , et b partie imaginaire de z.
La partie réelle de z est un nombre réel.
On note : a =ℜe ( z ) et b=ℑm ( z ) . La partie imaginaire de z est un nombre réel.

Nombres complexes ● Si b= 0 , on a z = a , z est un réel. ( ℝ est contenu dans ℂ )


particuliers :
● Si a= 0 , on a z = bi , on dit que z est un imaginaire pur (on dit parfois simplement imaginaire).

Attention : On ne peut pas comparer deux nombres complexes : il n'y a pas de relation d'ordre dans ℂ .

Unicité : L'écriture d'un nombre complexe sous la forme z = a bi , où a∈ ℝ et b∈ ℝ , est unique.

a+ bi=a ' +b ' i ⇔ a=a ' et b=b'

Propriété : Deux complexes sont égaux si et seulement si ils ont même partie réelle et même partie imaginaire.

Division : 1
Tout nombre complexe non nul z admet un unique inverse noté .
z

Conjugué : Soit z un nombre complexe de forme algébrique a bi .


On appelle conjugué de z le nombre complexe noté z tel que z = a− bi .

Pour tous nombres complexes z et z ' , on a :


Propriétés : ● z=z

● z⋅z est un réel positif

● z  z ' = z + z ' ; z − z ' = z - z ' ; zz ' = z . z ' ; z n = z n ( n∈ℕ* )

1 1 z z
● Si z ' ≠ 0 = ; =
z' z' z' z'

z+ z z− z
● ℜe ( z ) = ; ℑm ( z ) =
2 2i

● ℑm ( z )=0 ⇔ z ∈ℝ ⇔ z = z

● ℜe ( z ) =0 ⇔ z ∈i ℝ ⇔ z = – z ( z est un imaginaire pur)

1 i 1 i  2  i  2 i  2 i − 1 1 3 i 1 3
Méthode de l’expression = = = =  i
conjuguée : 2− i  2 −i   2 i  4 − i2 41 5 5

Avec une Ti-spire

Binôme de Newton Soit a et b deux nombres complexes. Pour tout entier naturel n , on a :
n

(k )
( a +b ) n =∑ n a k b n−k
k =0

Exemple :
3

k =0
(k) (0)
0 3−0 1 3−1
(1)
( 1+i )3 =∑ 3 1 k i 3−k = 3 1 i + 3 1 i + 3 1 i + 3 1 i
2 3−2
(2)
3 3−3
(3)
= i 3 +3 i 2 +3 i +1=−i −3+3 i+1=−2+2 i

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1 : Les nombres complexes : point de vue algébrique : exercices - page 1 corrections : [Link]

Forme algébrique – conjugué – parties réelle et imaginaire Ex 1-3 : Calculs dans les complexes

Ex 1-1 : Vrai ou faux 1 ) Déterminer la forme algébrique des nombres :

z 1=3+5−i+2 (8−5 i )
1 ) Si z =4i−3 , alors

a ) Im( z )=-3 d ) −z=4 i+3

b ) Im( z )=4 e ) i z=4−3i z 2 =3 (−2+5i )(3i−1 )

c ) z=4i +3 f ) Re( z )=-3

2 ) Si z=−3i , alors z est un imaginaire pur. 2 ) Déterminer les conjugués des nombres :

z 3=5−4 (i−3 ) :
3 ) Si z=−2 , alors iz est un imaginaire pur.

4 ) Si z=a+ib ( où a∈ℝ , b∈ℝ ) , alors


z 4 =3i (2−i ) :
a ) Re( z+3 )=Re( z )+3 c ) Im( z2 )= b 2

b ) Re( iz )= b d ) Im( 2 z )= 2 b
3 ) Déterminer la forme algébrique des inverses des nombres :

−3 : i :

Ex 1-2 : Parties réelle et imaginaire


−5i : 1−2 i :
1 ) Déterminer les parties réelle et imaginaire de :

3i ; −5 ; 0 ; i 3 ; 3i−2 4 ) Écrire sous forme algébrique les nombres :


3
i

2
2i−1

2−i
2+3 i

2 ) Soit x∈ℝ et z = (4−2 x )+i (5− x ) .

Ex 1-4 : Réels et imaginaires purs


a ) Pour quelle valeur de x , z est-il réel ?
Soit x∈ℝ et y∈ℝ .
Pour quelles valeurs de x et y les nombres ci-dessous sont réels ou
imaginaires purs ?

z 1=2 x−4 i+7 et z 2 =3 x−2i +4 ( x+iy )

b ) Pour quelle valeur de x , z est-il imaginaire pur ?

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1 : Les nombres complexes : point de vue algébrique : exercices - page 2 corrections : [Link]

1
Ex 1-5 : Python : les commandes complexes 10 ) z 10=
(5−i )(2−3i )
Déterminer l’affichage en python correspondant aux instructions saisies.

Ex 1-7 : Parties réelle et imaginaire en fonction de a et b

Soit z =a+ib ( où a∈ℝ , b∈ℝ ).

Déterminer en fonction de a et b les parties réelles et imaginaires de :


2
1 ) Z 1 =z −2 z

Ex 1-6 : Mettre sous forme algébrique - calculatrice

Mettre les nombres complexes ci-dessous sous forme algébrique, puis


vérifier avec la calculatrice : z −i
2 ) Z 2=
2 z +1
1 ) z 1= (4−5i )

2 ) z 2 = (4−5i )( 4+5i )

z−2+i
3 ) Z 3=
z +1−i
2
3 ) z 3= ( 4+5i )

4 ) z 4 =2−i (3− 4i )(1+i )

3
5 ) z 5= (1−2 i )
Conjugué

Ex 1-8 : En fonction de z
4 3
6 ) z 6 =i −i
Écrire en fonction de z les conjugués des nombres suivants :

1 ) Z 1 =z −3 i 3 ) Z 3 = (z −2i )(iz+4 )

2
7 ) z7 =( 1−2 i )

8 ) z 8=1−i (2−5i )
2 ) Z 2 =iz−4 z−2+i
4 ) Z 4=
z−3−i

1
9 ) z 9=
4 i−3

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1 : Les nombres complexes : point de vue algébrique : exercices - page 3 corrections : [Link]

Ex 1-9 : z +z et z −z Suites et Fonctions dans les complexes

3−2 i 3+2i Ex 1-12 : Suites dans les complexes


Soit z = et z '=
5−i 5+i
On considère la suite (un ) à valeurs complexe définie par

1 ) Sans calcul, justifier que z +z ' est un réel ? {


u 0 =1
u n+1 =( 1+i ) un

1 ) Calculer les trois premier termes de cette suite.

2 ) Sans calcul, justifier que z −z' est un imaginaire pur. 2 ) À quel type de suite réelle ressemble cette suite ?

3 ) Pourquoi peut-on aussi définir une telle suite dans les complexes.

Ex 1-10 : z z

Dans chacun des cas, calculer z z :

1 ) z =1+3i 4 ) Donner son écriture explicite.

5 ) Calculer u7 .

1−2 i
2 ) z=
2 i+1

Ex 1-13 : Une fonction dans les complexes

Soit f la fonction définie de ℂ dans ℂ par f ( z)=z ² −3 i z .

Ex 1-11 : Réel ou imaginaire pur : Calculer le conjugué 1 ) Déterminer sous forme algébrique :
Soit z un nombre complexe non nul.
a ) f (i )
En calculant le conjugué des nombres ci-dessous, déterminer si chacun de
ces nombres est un nombre réel, un nombre imaginaire pur ou ni l’un ni
l’autre.
b ) f (1−i )
Z1=z+z

c) f ( 1+i1 )
z− z
Z2 = ( où z n’est pas un imaginaire pur)
z+z

2 ) Exprimer f ( z ) en fonction de f ( z )

Z3=z2+ z2

Ex 1-14 : Une fonction dans les complexes - invariant

Soit f la fonction définie de ℂ dans ℂ par f ( z ) =z−2 z+2 .

z 2− z2 1 ) On pose z=x+iy où x et y sont des réels . Donner l’expression


Z4 =
z z+1 algébrique de f ( z ) en fonction de x et de y .

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1 : Les nombres complexes : point de vue algébrique : exercices - page 4 corrections : [Link]

2 ) On appelle invariant de f tout nombre complexe qui est égal à son i


image . Existe-t-il des invariants de f ? 3) =4
z +2 i

Ex 1-15 : Une fonction dans les complexes - invariant 4 ) z 2 =−9

Soit f la fonction définie pour tout complexe z différent de 2i par


2z
f ( z )= .
z−2i

1 ) Calculer l’image de 2, puis celle de 1+i .


5 ) (z −2i )2 =−4

z −1
6) =−i
iz+1

2 ) Existe-t-il des invariants de f ?

z−3−i
7) =−2 i
z+2−i

Équations
Ex 1-16 : Équations du premier degré et équations de second degré élémentaires

Résoudre dans ℂ les équations ci-dessous :

1 ) (2+4i ) z +3−i=5 z−i

Ex 1-17 : Système d'équation

Résoudre dans ℂ le système d'équations {


3 z 1+z 2 =2−5i
z ₁−z 2 =2+i
.

2 ) (2−i ) z+3−i=3 z−i

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1 : Les nombres complexes : point de vue algébrique : exercices - page 5 corrections : [Link]

Binôme de Newton
Ex 1-18 : Utiliser les parties réelles et imaginaires
Ex 1-19 : Utiliser le triangle de Pascal
Soit z =x +iy ( où x∈ℝ , y∈ℝ ).
En utilisant le triangle de Pascal, donner la forme algébrique des
Résoudre dans ℂ les équations ci-dessous : expressions ci-dessous :

1 ) z 2 −z=2

1 ) ( 1+2i )3

2 ) ( i+2 )4

2 ) 3 z 2 +z z +6i √2 =0

5
3 ) ( 1−i )

Ex 1-20 : Trouver un coefficient sans faire le développement

1 ) Dans la formule de Newton avec ( x+ y ) 12 , peut-on trouver un terme


en x4 y 6 . Si oui, quel est son coefficient ?

2 ) Même question avec x4 y 8

Ex 1-21 : Déterminer une somme


n
Montrer que pour tout entier naturel n , ∑ (−1)k ( nk) =0
k =0

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LES NOMBRES COMPLEXES : POINT DE VUE GÉOMÉTRIQUE
1 ) REPRÉSENTATION GÉOMÉTRIQUE

Définition :
y
On se place dans le plan rapporté à un repère orthonormal direct  O ;  v .
u,
b M z 
Au point M de coordonnées  a ; b  , on peut associer le nombre complexe z = a bi .  z 

v V
On dit que z = a bi est l'affixe de M ou que M a ; b  est l'image ponctuelle de z = a bi .
u

Au vecteur V de coordonnées  a ; b  , on peut associer le nombre complexe z = a bi . O 


u a
On dit que z = a bi est l'affixe de 
V ou que  V  a ; b  est l'image vectorielle de z = a bi . Lorsqu'on repère un point ou un
vecteur par son affixe dans un repère
orthonormal direct, on dit qu'on se
Exemple : Placer dans le plan complexe, les points d'affixes : place dans le plan complexe.

z 1= 2  2 i ; z 2 =3 i ; z 3 =−1 2 i ; z 4 = 2− i

z 5= i ; z 6 =−i ; z 7 =1 ; z 8 =−i − 3

Remarque : b M z 
g
Si M est le point d'affixe z , le point M ' d'affixe z est

v
O u a
−b M ' (z)

Propriétés :

Si M a pour affixe z = a b i et si M ' a pour affixe z ' = a '  b ' i , avec a , b , a ' , b ' réels, alors :
● le vecteur 
MM ' a pour affixe z ' − z = a ' − a  b ' − b  i ● MM ∥=  a ' − a 2   b ' − b  2
MM ' = ∥

OM = ‖⃗
OM ‖ = √ a 2 +b 2 z z '
● ● le milieu I de [ MM ' ] a pour affixe z I =
2
Preuve :
M a pour coordonnées  a ; b  et M ' a pour coordonnées  a ' ; b '  . Les résultats vus en 1ère sur les coordonnées permettent d'écrire :
●  
a ' −a

MM ' a pour coordonnées b ' − b , donc  MM ' a pour affixe  a ' − a    b ' − b  i = a ' − a b ' i − bi = a '  b ' i −  a bi  = z ' − z

● le milieu I de [ MM ' ] a pour coordonnées


2 
a a ' b b '
;
2 
, donc son affixe est :
a a ' i  b b '  a a '  bi  b ' i a  bi  a '  b ' i z  z '
zI =  = = =
2 2 2 2 2

Propriétés :
k
V  kz 
● Si 
V a pour affixe z et   
V ' pour affixe z ' , alors V V ' a pour affixe z  z ' .
● 
Si k est un réel, alors k V a pour affixe kz . b 
V z 
V +
V ' z z ' 

Preuve : 
v 
V ' z '
● Soit a bi et a '  b ' i les formes algébriques de z et z ' . O u a
Le vecteur 
V a pour coordonnées 
a
b
' a pour coordonnées a ' .
et le vecteur V b'  
On sait alors que le vecteur V   
aa '
V ' a pour coordonnées b  b ' . 
Il a donc pour affixe :
a a '  b  b '  i = a a '  bi  b ' i = a bi  a '  b ' i = z  z ' .

● Si k est un réel, alors on sait que k 


ka
 
V a pour coordonnées kb , donc k 
V
a pour affixe :
ka kbi = k  a  bi  = kz .

Les nombres complexes : point de vue géométrique - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 1/5

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2 ) MESURES DE L’ANGLE ORIENTÉ D’UN COUPLE DE VECTEURS NON NULS

Soit u et 
v deux vecteurs non nuls du plan orienté, O un point quelconque
et C le cercle trigonométrique de centre O .
On considère A ' et B ’ les points définis par  OA ' =  u et 
OB ’ = 
v.
Les demi-droites [ OA ') et [ OB ') coupent le cercle trigonométrique C
respectivement en A et en B .
1 1
Les vecteurs  OA= u et 
 OB= 
v sont unitaires,
∥
u∥ ∥
v∥
respectivement colinéaires à u et  v et de même sens qu’eux.

Définitions :
On appelle mesures de l'angle orienté   OB  tous les réels de la forme :
OA , 
● l + 2 k π où l est la longueur de l'arc parcouru de A vers B dans le sens direct et où k ∈ ℕ
● −l'−2 k π où l' est la longueur de l'arc parcouru de A vers B dans le sens indirect et où k' ∈ ℕ .

Remarque : On peut exprimer toutes les mesures sous la forme l  2 k  où k ∈ ℤ .

v  sont celles de l’angle orienté de vecteurs unitaires  


Les mesures en radian de l’angle orienté de vecteurs  u ,  OB  c'est à dire, celles
OA , 
de l’angle orienté de vecteurs unitaires
1
∥

u,
u∥ ∥
1
v∥

v . 
Il en résulte que si x est une mesure de  u , 
v  , alors les autres mesures sont de la forme x  2 k  , k ∈ ℤ .
On dit que les angles orientés sont définis modulo 2  .

Notations :
● La notation usuelle est  
u ; v , mais s’il n'y a aucun risque de confusion, on notera seulement  u , 
 v  cet angle orienté.

● Par abus de langage, on confond un angle et ses mesures.


  
On écrit, par exemple,  u , 
v  = signifiant qu’une mesure de  u , 
v  est ; les autres mesures sont alors de la forme 2 k , k ∈ ℤ.
2 2 2
 
On écrit aussi u , 
v  =  2 k  , k ∈ ℤ ou encore  u , 
v  = [2]
2 2

Définition :
v  appartient à l'intervalle ]−  ;  ] .
Une seule des mesures de l’angle orienté de vecteurs  u , 
On l'appelle mesure principale de l’angle orienté de vecteurs  u ,  v .

Remarque :
La valeur absolue de la mesure principale de l’angle orienté de vecteurs  u , 
v  est la mesure de l’angle géométrique formé par ces deux vecteurs.

3 ) FORME TRIGONOMÉTRIQUE

Coordonnées polaires : M z 
On a alors r = a2  b 2
Le plan est muni d’un repère orthonormal direct  O ;  v .
u, r a= r cos  et b= r sin 
Soit M a ; b  un point du plan (distinct de O ) .
On appelle coordonnées polaires de M , tout couple de nombres réels  r ,   tel que : z = a ib
r = OM et  OM =  2 k  , k ∈ ℤ
u , 
v  = r cos   ir sin 
= r cos   i sin  
O u
Remarque :
Soit M le point d'affixe x avec x ∈ℝ , on a r = OM =∣x∣

Définition :
Tout nombre complexe non nul z peut-être écrit sous la forme :

z = r  cos   i sin   , avec  ∈ ℝ et r ∈ℝ + .


*

On dit que z = r  cos   i sin   avec  ∈ ℝ et r ∈ℝ + est une forme trigonométrique de z .


*

Les nombres complexes : point de vue géométrique - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 2/5

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Propriété :
Si deux nombres complexes z et z ' sont écrits sous forme trigonométrique z = r  cos   i sin   et z ' = r '  cos  '  i sin  '  , on a :
z = z ' ⇔ r cos   i sin   = r ' cos  '  i sin  '  Û
r =r '
=  ' [ 2  ] {
Preuve : Considérons les points M et M ' d'affixes respectives z et z ' . On peut écrire :
z =z ' ⇔ M = M ' ⇔
OM = OM '
u ;
 OM =  u ;
OM '  [ 2  ]
⇔ { {r== r '' [2  ]
4 ) MODULE

Définition :

Soit le nombre complexe z de forme algébrique a bi et soit M le point d'affixe z .

On appelle module de z le nombre réel positif r = OM = a 2  b2 . On note r =∣z∣ .

Remarque :

La notation ∣∣z∣ ne risque pas de prêter à confusion avec la notation de la valeur absolue puisque lorsque x est un nombre réel, on a r = OM =∣x∣.
Pour un réel x , ∣x∣ pourra être lu indifféremment "valeur absolue de x " ou "module de x ".
Pour un nombre complexe non réel z , ∣z∣ sera lu impérativement "module de z ".

Exemple : - Calculer le module de z 1 = 3 4 i : - z 2 = 3 i :

∣z 1∣= 5 ∣z 2∣= 2
Propriétés :

● V un vecteur d'affixe z , on a ∥V
Soit  ∥=∣z∣

● Soit A et B deux points d'affixes respectives z A et z B , on a AB =∣z B − z A∣

Preuve :
Si 
V est un vecteur d'affixe z , on a V=  OM avec M d'affixe z . Alors ∥V ∥=∥ OM ∥= OM =∣z∣.
Si A et B sont les points d'affixes respectives z A et z B , le vecteur 
AB a pour affixe z B − z A = ...
Propriétés :


∣z∣= 0 ⇔ z = 0
∣−z∣= ∣z∣ ● si z ' ≠ 0 ∣zz' ∣= ∣∣zz∣'∣
● ∣z∣=∣z∣ ● z z = ∣z∣2 ( on retrouve z z ∈ℝ + )
● ∣z  z ' ∣∣z∣∣z '∣ 1 z
∣z⋅z '∣= ∣z∣⋅∣z '∣ et |z n|=|z|n ( n∈ℕ ) ● si z ≠ 0 =
● z ∣z∣2
● si z ≠0
1
=||
z |z|
1

Preuve :
● Soit M le point d'affixe z dans le plan rapporté au repère  O ;  v  . On peut écrire : ∣z∣= 0 ⇔ OM = 0 ⇔ M = O ⇔ z = 0
u,

● Le point M ' d'affixe −z est symétrique du point M par rapport à l'origine O .

La symétrie conservant les distances on a : OM ' = OM donc ∣−z∣= ∣z∣

● Le point M ' ' d'affixe est symétrique du point M par rapport à l'axe  O ; 
u .
La symétrie conservant les distances on a : OM ' ' = OM donc ∣z∣=∣z∣

● v le vecteur d'affixe z et 
Soit  v ' le vecteur d'affixe z ' .
On sait que le vecteur  v v ' a pour affixe z  z ' .
En utilisant l'inégalité triangulaire, on a ∥v v ' ∥∥ v∥∥ v ' ∥ donc ∣z  z '∣∣z∣∣z '∣

● Si z a pour forme algébrique z = a bi et si z ' a pour forme algébrique z ' = a '  b ' i , alors : exigible
zz ' = a  bi   a '  b ' i  = aa '  ab ' i  a ' bi  bb ' i 2 =  aa ' − bb '    ab '  a ' b  i
Comme  aa ' − bb '  et  ab '  a ' b  sont des réels, on en déduit que :
∣zz '∣=   aa ' − bb ' 2  ab '  a ' b 2  =  aa ´ 2 bb ' 2  ab ' 2  a ' b 2  = a 2  a ´ 2  b ´ 2   b 2  a ´ 2  b ´ 2   =   a2  b2   a ´ 2  b ´ 2   =  a 2  b 2   a ´ 2  b ´ 2  =∣z∣⋅∣z '∣

● |z n|=|z|n se montre facilement par récurrence en utilisant ∣z⋅z '∣= ∣z∣⋅∣z '∣ exigible
Les nombres complexes : point de vue géométrique - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 3/5

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● si z ' ≠ 0 on a, d'après la propriété précédente :

|| | |
|z |× 1 = z × 1 = |1|= 1 , donc
z z |1z |= |1z| et ∣zz' ∣=∣z × z1'∣=∣z∣×∣z1'∣=∣z∣∣z1'∣= ∣∣zz∣'∣
z⋅z =  a  bi   a− bi  = a 2  b2 =∣z∣ (donc z ∈ ℝ+ )
2
● exigible

1 z z
● si z ≠ 0 , = =
z z z ∣z∣2

5 ) L’ENSEMBLE DES COMPLEXES DE MODULE 1

Définition et notation :

L’ensemble des nombres complexes de module 1 est noté

Remarques :

● = { z∈ℂ /|z|=1 }

● Dans le plan complexe, l’ensemble des points images des éléments de est le cercle trigonométrique.

Propriétés de stabilité :
Soit z et z ' deux nombres complexes appartenant à l’ensemble . On a :
1 z'
● zz ’ ∈ ● ∈ ( z≠0 ) ● ∈ ( z≠0 )
z z

Preuve : Immédiat en utilisant les propriétés des modules

6 ) ARGUMENT M z 

Définition : r

Soit le nombre complexe non nul z de forme algébrique a bi et soit M le point d'affixe z . 
v 
On appelle argument de z tout nombre réel  tel que  =   OM  [ 2  ] . On note  = arg  z 
u , O u

Remarque :  n'est pas unique, il est défini à 2 k  près  k ∈ ℤ c'est-à-dire modulo [ 2  ] .

Propriétés :

Soit z et z ' deux nombres complexes non nuls d'arguments respectifs  et  ' . On a :

●  cos  i sin   cos  '  i sin  '  = cos    '   i sin     '  arg  zz '  = arg z  arg z ' [2  ]

1
cos    i sin   
= cos     i sin −  arg 1
z
=−arg z [2  ]

cos   i sin 
cos  '  i sin  '
= cos  −  '  i sin  −  '  arg   z
z'
= arg z − arg z ' [2  ]
● cos  i sin   = cos  n    i sin  n   pour tout n∈ ℤ
n
arg ( z ) = n arg z
n
[2 π ]
● cos θ − i sin θ = cos ( −θ ) + i sin (−θ ) arg ( z ) =−arg z [2 π ]
● − ( cos θ +i sin θ ) = cos (θ + π ) +i sin (θ + π ) arg (− z ) =arg z + π [2 π ]

Preuve :
● On a : z = r  cos   i sin   avec r ∈ℝ + et z ' = r '  cos  '  i sin  '  avec r' ∈ℝ + .
On montre facilement que :  cos  i sin   cos  '  i sin  '  = cos    '   i sin    '  .
On peut en déduire : zz ' = rr ' cos  i sin   cos  '  i sin  '  = rr ' [ cos    '   i sin    '  ] .
Comme rr ' est un nombre réel positif, on a donc arg  zz '  = arg z  arg z ' [ 2  ]

Les nombres complexes : point de vue géométrique - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 4/5

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1
On montre facilement, en utilisant l'expression conjuguée, que : = cos −   i sin − 
cos    i sin   

1 1 1 1
= ×
On peut en déduire que : = ×  cos −   i sin − 
z r cos   i sin  r
Comme
1
r
est un nombre réel positif, on a donc arg
1
z 
=− =−arg z [ 2  ] .

● On a :
cos  i sin  1
=  cos  i sin   =  cos  i sin   × cos − '   i sin −  '  = cos  −  '  i sin  −  ' 
cos  '  i sin  ' cos  '  i sin  '
z r cos  i sin  r
Alors = × = × cos   − '   i sin   − '  
z ' r ' cos  '  i sin  ' r '
Comme
r
r'
est un nombre réel positif, on a donc arg
z
z'  
=  −  ' =arg z − arg z '

● Soit P  n  la proposition : cos  i sin  n = cos  n    i sin  n   .


Pour n= 0 , on a :
cos  i sin  0 = 1 et cos  0×   i sin  0×   = cos  0   i sin  0  = 1 0 i = 1 , donc P  0  est vraie.

Supposons P  n  vérifiée pour un entier naturel n , c'est-à-dire cos  i sin  n = cos  n    i sin  n   .

Alors en multipliant les deux membres par cos  i sin  , on obtient :


cos  i sin  n 1 = [ cos  n    i sin  n  ]  cos   i sin   =cos  n     i sin  n    = cos   n 1     i sin   n 1   
P  n 1  est alors justifiée.
On a donc démontré par récurrence que pour tout n∈ ℕ , cos  i sin  n = cos  n    i sin  n   .

Lorsque l'on considère un entier négatif, que l'on peut noter −n avec n∈ ℕ , on peut écrire, en utilisant les propriétés déjà démontrées :
( cos θ +i sin θ )−n = 1 1
= =cos (−n θ ) +i sin ( −n θ )
( cos θ+ i sin θ ) n cos ( n θ ) +i sin ( n θ )
La proposition est donc vérifiée pour tout n∈ ℤ . z n = [ r  cos  i sin   ]n = r n  cos  i sin  n = r n [ cos  n    i sin  n   ]

On peut écrire z n = [ r  cos  i sin   ]n = r n  cos  i sin  n = r n [ cos  n    i sin  n   ]


Comme rn est un réel positif, on a donc pour tout n∈ ℤ : arg  z n  = n arg z [ 2  ]

● Sachant que cos −  = cos  et sin −  =−sin  , on peut écrire : cos  − i sin  =cos −   i sin − 
Alors z = r  cos − i sin   = r [ cos −    i sin −  ] .
Comme r est un réel positif, on en déduit arg  z  =− =−arg z [ 2  ]

● Sachant que cos     =−cos  et sin      =−sin  , on peut écrire : −  cos   i sin   =−cos − i sin  = cos      i sin    
Alors −z =−r  cos   i sin   = r [ cos       i sin     ] .
Comme r est un réel positif, on en déduit arg −z  =    =arg z   [ 2  ]

Propriétés :

Soit z = r  cos   i sin   un nombre complexe écrit sous forme trigonométrique. z et −z ont pour formes trigonométriques :

z = r  cos −   i sin −   et −z = r  cos     i sin    

Les nombres complexes : point de vue géométrique - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 5/5

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- LES NOMBRES COMPLEXES : POINT DE VUE GÉOMÉTRIQUE - MATH EXP chapitre 2 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]

Représentation On se place dans le plan rapporté à un repère orthonormal direct  O ;  v .


u,
géométrique :
Au point M de coordonnées  a ; b  , on peut associer le nombre complexe z = a bi .
Si M est le point
d'affixe z , le
z = a bi est l'affixe de M et M a ; b  est l'image ponctuelle de z = a bi .
point M ' d'affixe
z est le
Au vecteur V de coordonnées  a ; b  , on peut associer le nombre complexe z = a bi .
symétrique de M
par rapport à l'axe  et 
z = a bi est l'affixe de V V  a ; b  est l'image vectorielle de z = a bi .
des abscisses.

Propriétés : Si M a pour affixe z = a b i et si M ' a pour affixe z ' = a '  b ' i , avec a , b , a ' , b ' réels, alors :
le vecteur MM ' a pour affixe z z '
le milieu I de [ MM ' ] a pour affixe z I =

z ' − z = a ' − a  b ' − b  i



2
● Si 
V a pour affixe z et   
V ' pour affixe z ' , alors V V'a
● OM = ‖⃗
OM ‖ = √ a 2 +b 2 pour affixe z  z ' .

● MM ' =‖⃗
MM ‖= √ ( a ' − a )2 + ( b ' −b )2 ● Si k est un réel, alors k 
V a pour affixe kz .

Angle orienté : On appelle mesures de l'angle orienté (⃗


OA ,⃗
OB ) tous les réels de la forme :
Soit ⃗u et ⃗v deux vecteurs non nuls du ● l +2 k π où l est la longueur de l'arc parcouru de A vers B dans le sens direct et où k ∈ ℕ
plan orienté, O un point quelconque ● −l ' +2 k π où l' est la longueur de l'arc parcouru de A vers B dans le sens indirect et où k ' ∈ ℕ .
et C le cercle trigonométrique
de centre O . Remarque : On peut exprimer toutes les mesures sous la forme l +2 k π où k ∈ ℤ .

Les mesures en radian de l’angle orienté de vecteurs ( ⃗u , ⃗v ) sont celles de l’angle orienté de vecteurs unitaires (⃗
OA , ⃗
OB ) .

Il en résulte que si x est une mesure de ( ⃗u , ⃗v ) , alors les autres mesures sont de la forme x+ 2k π , k ∈ℤ .
On dit que les angles orientés sont définis modulo 2 π .

Une seule des mesures de l’angle orienté de vecteurs ( ⃗u , ⃗v ) appartient à l'intervalle ]− π ; π ] . ( r ,θ ) est un couple de
On l'appelle mesure principale de l’angle orienté de vecteurs ( ⃗u , ⃗v ) . coordonnées polaires

Forme trigonométrique : Tout nombre complexe non nul z=a +ib peut-être écrit sous la forme :
z = r  cos   i sin   , avec  ∈ ℝ et r ∈ℝ +
*

r = a2  b 2 On dit que z = r  cos   i sin   avec  ∈ ℝ et r ∈ℝ + est une forme trigonométrique de z .
*

a= r cos 
b= r sin  Si deux nombres complexes z et z ' sont écrits sous forme trigonométrique z = r  cos   i sin   et
z ' = r '  cos  '  i sin  '  , on a :

Propriété : z = z ' ⇔ r cos   i sin   = r ' cos  '  i sin  '  Û


r =r '
=  ' [ 2  ] {
Module : On appelle module de z le nombre réel positif r = OM = a 2  b2 . On note r =∣z∣ .

●  un vecteur d'affixe z , on a ∥V
Soit V ∥=∣z∣ ● ∣z⋅z '∣= ∣z∣⋅∣z '∣ et |z n|=|z|n ( n ∈ℕ )
Propriétés : ● Soit A et B deux points d'affixes respectives z A et z B
, on a AB =∣z B − z A∣
● si z ≠0 ||
1
=
z |z|
1


∣z∣= 0 ⇔ z = 0
∣−z∣= ∣z∣
● si z ' ≠ 0 ∣∣ z
=
∣z∣
z ' ∣z '∣
● ∣z∣=∣z∣ ● z z =∣z∣2 ( on retrouve z z ∈ℝ + )
∣z  z '∣∣z∣∣z '∣ 1 z
=

● si z ≠ 0
z ∣z∣2
L’ensemble des nombres L’ensemble des nombres complexes de module 1 est noté
complexes de module 1 : Dans le plan complexe, cet ensemble
Soit z et z ' deux nombres complexes appartenant à l’ensemble . On a : est le cercle trigonométrique.
= { z∈ℂ /|z|=1 } 1 z'
Propriétés : ● zz ’ ∈ ● ∈ ( z≠0 ) ● ∈ ( z≠0 )
z z
Argument : On appelle argument de z (avec z non nul ) tout nombre réel  tel que  =   OM  [ 2  ] . On note  = arg  z 
u ,
θ n'est pas unique, il est défini à
2 k π près ( k ∈ℤ )
c'est-à-dire modulo [ 2 π ] .
Soit z et z ' deux nombres complexes non nuls d'arguments respectifs θ et θ ' . On a :

● ( cosθ +i sin θ )( cosθ '+isin θ ' )=cos (θ +θ ' )+isin (θ +θ ' ) arg ( zz ' )=arg z +arg z ' [ 2 π ]

Propriétés :

1
cos (θ ) +isin (θ )
=cos (θ ) +i sin (−θ ) arg( ) 1
z
=− arg z [ 2 π ]
cosθ +isin θ

cosθ ' +isin θ '
=cos (θ −θ ' )+isin (θ −θ ' ) arg( ) z
z'
=arg z −arg z ' [ 2 π ]

arg ( z ) =n arg z [ 2 π ]
n n
● ( cos θ +i sin θ ) =cos ( n θ )+isin ( nθ ) pour tout n∈ℤ
● cosθ −isin θ =cos (−θ ) +isin (−θ ) arg ( z )=−arg z [ 2 π ]
● − (cos θ +i sin θ ) =cos (θ + π ) +isin (θ + π ) arg (− z )=arg z+ π [ 2 π ]

● z=r ( cos (−θ ) +isin (−θ ) ) et − z=r ( cos (θ +π ) +isin (θ +π ) )


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2 : Les nombres complexes - point de vue géométrique : exercices - page 1 corrections : [Link]

Affixes de points et de vecteurs Ex 2-3 : Lire et calculer des affixes

On se place dans un repère orthonormé (O ; ⃗ v).


u ,⃗
1 ) Lire les affixes des points A, B et C.
Ex 2-1 : Calculs d'affixes

1 ) Déterminer les affixes des points suivants :


A (2; 0 ) , B ( 0;−5) et C (−2 ;3 )

2 ) Lire les affixes des vecteurs :


⃗AB , ⃗ AC et ⃗ CB

2 ) Déterminer les affixes des vecteurs suivants :


−3 ⃗u ; 5⃗ u ; 3⃗ u −5 ⃗v

3 ) Déterminer les affixes des milieux des côtés su triangle ABC.

3 ) Déterminer les affixes des vecteurs ⃗ AB et ⃗


CD :
A (2; 5 ) , B (1; 3 ) , C (3 ;0 ) et D (−3; 2 )
Ex 2-4 : Affixe et parallélogramme

Soit A, B et C les points d'affixes z A=5−i , z B=4−3 i et z C=−2+2 i .

1 ) Déterminer l'affixe du vecteur ⃗


AB .

Ex 2-2 : Vecteurs colinéaires

1 ) Soit ⃗
t d'affixe 3−i , A (3 ,−1) et B ( x , 3) . 2 ) Déterminer l'affixe de D tel que ABCD soit un parallélogramme.
t est-il colinéaire à ⃗
Pour quelle valeur de x , ⃗ AB ?

3 ) Vérifier que ses diagonales ont le même milieu.

2 ) Soit A (3 ;4 ) , B (1, 2 ) , C ( a; 0 ) et D (4 ;− b ) .

Pour quelles valeurs de a et b , ABCD est-il un parallélogramme ? Ex 2-5 : Affixes de vecteurs et droites

Soit A, B, C et D les points d'affixes z A= 4+i , z B=3−2i , zC=−4 +3 i


et z D=−1+9 i .

Déterminer les affixes des vecteurs ⃗


AB et ⃗
DC .

Que peut-on dire des droites ( AB ) et ( CD ) ?

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2 : Les nombres complexes - point de vue géométrique : exercices - page 2 corrections : [Link]

Ex 2-6 : Affixes, centre de gravité et points alignés Ex 2-8 : Ensembles de points

Soit A, B et C les points d'affixes z A=3+2i , z B=4−3 i et z C=−2+2 i . Dans le plan complexe muni d'un repère orthonormé (O ; ⃗u ,⃗ v ) , déterminer
1 ) Déterminer l'affixe du centre de gravité G de ABC. dans chacun des cas l'ensemble des points M d'affixe z =x +iy
(Le centre de gravité G vérifie ⃗ GA + ⃗GB + ⃗GC = ⃗0 )
1 ) 3 z+5i z=7−2i

2 ) Déterminer l'affixe du milieu I de [BC] et montrer que les points A,I et


G sont alignés.

2 ) (1−2i ) z +(1+2i ) z = z z

Ex 2-7 : Affixes et centre de gravité

Soit A, B, C et D les points d'affixes z A=3i , z B=4+i , z C=2−3i et


z D=−2−i .

1 ) Déterminer les affixes des vecteurs ⃗


AB et ⃗
DC . Que peut-on en
déduire ?

2 ) Soit G tel que 2 ⃗


GA−⃗
GB+2 ⃗
GC =⃗
0 . Déterminer l'affixe de G.

3 ) z ²+ z∈ℝ

3 ) Montrer que G est le centre de gravité de ACD.

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2 : Les nombres complexes - point de vue géométrique : exercices - page 3 corrections : [Link]

4 ) (1+ z )(i+ z ) ∈ i ℝ Modules

Ex 2-9 : Calculs

Déterminer le module des nombres complexes ci-dessous :

z1 =2−3i

z2 =3+4 i

z3 =−4i

z4 =−3

z+1−2i Ex 2-10 : Calculs


5) ∈ℝ
z−3+2i
1 ) Soit z un nombre complexe de module r .
Déterminer |−z| et |iz| .

2 ) Déterminer les longueurs AB et CD avec zA=2+3i , zB=1+4i ,


zC=3 i et zD =5−2i .

z+1−2i
6) ∈i ℝ
z−3+2i 3 ) Déterminer le module des nombres :
-2 ; 5 ; 3i ; −2i ; −1−i ; √ 3+i ; √ 3−3i

Ex 2-11 : Appliquer les formules

Déterminer le module des nombres complexes ci-dessous :

z1 =( 1+i ) ( 2−3 i )

z2 =( 5+2i ) +( 3−i )

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2 : Les nombres complexes - point de vue géométrique : exercices - page 4 corrections : [Link]

2+i Arguments
z3 =
1−i
Ex 2-14 : Lecture graphique

Lire le module et un argument des


affixes des points de la figure :

z4 =( 1−i )4

Ex 2-12 : L’ensemble

Montrer que les nombres complexes ci-dessous appartiennent à

l’ensemble .

z1 =
√ 2 − √ 2 i , z =i , z = √ 5 + 2 i , z1
2 3
2 2 3 3 z2

Ex 2-15 : S'aider de la représentation graphique

Dans le plan complexe muni d'un repère orthonormé ( O; ⃗ v),


u ,⃗
Ex 2-13 : Ensembles de points
représenter, puis déterminer le module et un argument des nombres :
Dans chacun des cas, déterminer géométriquement l'ensemble des points M z 1=−1+i , z 2 =−1−i , z 3=−4 , z 4=3i
dont l'affixe z vérifie :

1 ) |z−3−2 i|=5

2 ) |z−2−i|=|z+5−i|

3 ) |z+i|=|z−1|

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2 : Les nombres complexes - point de vue géométrique : exercices - page 5 corrections : [Link]

Ex 2-16 : Avec la calculatrice Ex 2-19 : Représenter graphiquement

Dans le plan complexe muni d'un repère orthonormé (O ; ⃗ v),


u ,⃗
En utilisant la calculatrice déterminer un argument des nombres complexes
représenter les points M d'affixe z tels que :
ci-dessous :
π
1 ) arg ( z )= 3 [ 2 π ]
-2 ; −2 i ; −1−i ; √3+i ; √3−3i

Ex 2-17 : Appliquer les formules

Soit z un nombre complexe de module r et d'argument θ .


Déterminer en fonction de θ les arguments ci-dessous :
−2π
2 ) arg ( z )= [2π ]
arg (−z ) ( )
, arg (iz ) , arg ( z ) et arg −
5 i
z
3

arg ( z ) = π [2 π ]
3)
{
|z|=3
4

Ex 2-18 :


Soit z un nombre complexe de module 1 et d’argument [2π ] .
8
Déterminer le module et un argument de :
z 1=2 z , z 2 =iz , z 3=−3 z , z 4 =−3 iz , z 5= z

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2 : Les nombres complexes - point de vue géométrique : exercices - page 6 corrections : [Link]

Forme trigonométrique Ex 2-23 : Écrire sous forme trigonométrique

Ex 2-20 :
Écrire les nombres complexes ci-dessous sous forme trigonométrique

Déterminer une forme trigonométrique des nombres complexes ci-dessous : 1 ) z1 =3 cos π −i sin π
( ( )
4 4 ( ))
z1 =−3i

π π
z2 =4 −4 i ( ( )
2 ) z2 =−3 cos 4 +i sin 4 ( ))

z3 =− √3 +3i

−π π
( (
3 ) z3 =3 cos 3 +i sin 3 ) ( ))

Ex 2-21 : Forme trigonométrique ou pas ?

Les nombres complexes ci-dessous sont-ils écrits sous forme


trigonométrique ? Avec des suites
π π
1 ) z1=3 ( cos ( 4 )−i sin ( 4 )) Ex 2-24 : Conjecture avec Python

π π
( ( )
2 ) z2=−3 cos 4 +i sin 4 ( )) Soit la suite ( z n ) de nombres complexes définie par :
π π
3 ) z3=3 (cos ( 4 )+i sin ( 4 ))
{
z 0 =2

π
( ( )
π
4 ) z4=3 cos 3 +i sin 4 ( ))
z n+1 = ( √23 − 2i )z n

1 ) Calculer z1 , z2 , z3 et z4 .
Ex 2-22 : De la forme trigonométrique à la forme algébrique

Déterminer la forme algébrique des nombres complexes ci-dessous :


π π
( ( )
1 ) z1 =2 cos 2 +i sin 2 ( )) 2 ) On considère le programme ci-dessous écrit en Python :

1 from math import sqrt complex(a,b) permet de définir le


2 nombre complexe a+ib
3 def suite(n):
4 z=complex(2,0) abs(z) retourne le module du
5 for k in range(1,n+1): nombre complexe z
−π −π
( ( )
2 ) z2=3 cos 3 +i sin 3 ( )) 6
7
z=z*complex(sqrt(3)/2,-1/2)
r=abs(z)
8 return(r)
9
10 print(suite(10))
11 print(suite(20))
12 print(suite(30))

π π
( ( )
3 ) z3=3 cos 4 +i sin 4 ( )) Le programme affiche :

>>>

1.999999999999999

1.9999999999999978

1.999999999999997
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2 : Les nombres complexes - point de vue géométrique : exercices - page 7 corrections : [Link]

a ) Que renvoie la fonction suite() ? Ex 2-25 : Baccalauréat S – Antilles-Guyane 22 juin 2015 – ex 3


Complexes – suite géométrique – géométrie - inégalité triangulaire

b ) Que peut-on conjecturer ?

c ) Démontrer cette conjecture.

3 ) Démontrer que pour tout entier naturel n , on a :

−n π
arg ( z n )= [2π ]
6

4 ) Démontrer que pour tout entier naturel k , z 6k +3 est un imaginaire pur.

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NOMBRES COMPLEXES ET TRIGONOMÉTRIE

1 ) TRIGONOMÉTRIE
A ) FORMULES D’ADDITION
Propriétés :

∀ a ∈ℝ et ∀ b ∈ℝ , on a :

cos  a – b  = cos a cos b  sin a sin b ; cos  a  b  = cos a cos b – sin a sin b

sin  a – b  = sin a cos b – sin b cos a ; sin  a  b  = sin a cos b sin b cos a

Preuve :
• cos  a – b  = cos a cos b  sin a sin b
On considère le cercle trigonométrique C de centre O muni du repère orthonormal + B
direct O ; i ; j  . j b A
On note A et B les points de C , définis par  i , 
OA = a et  i , 
OB = b .
a
Les coordonnées de A et de B sont respectivement  cos a ; sin a  et  cos b ; sin b  .
i
D’autre part, on a :

 OB =  
OA ,  OA , i  i , 
OB  =− i , 
OA  i , 
OB  = b − a

(la propriété utilisée est la relation de Chasles)


Calculons alors de deux manières le produit scalaire 
OA⋅
OB :
 avec les coordonnées : ⃗
OA⋅⃗
OB =cos a cos b+ sin a sin b

 en utilisant cos   OB  :
OA ,   OB= OA× OB cos 
OA⋅ OB  = cos b – a  = OA× OB × cos  a − b 
OA , 

Ainsi cos  a – b  = cos a cos b  sin a sin b

Pour les trois autres formules, il suffit d’appliquer cos  a – b  = cos a cos b  sin a sin b après les modifications suivantes :

cos  a  b  = cos a –  – b   …

sin ( a +b ) = cos ( π − ( a+ b )) = cos ( ( π − a ) −b ) =…


2 2

sin  a – b  = sin  a   – b   = …

Exemple :
    
En remarquant que = – , on peut calculer les valeurs exactes de cos et sin .
12 3 4 12 12

•      1 2 3 2 2 6
cos = cos cos  sin sin = ×  × =
12 3 4 3 4 2 2 2 2 4

•      3 2 2 1 6− 2
sin = sin cos – sin cos = × − × =
12 3 4 4 3 2 2 2 2 4

B ) FORMULES DE DUPLICATION ET DE LINÉARISATION

FORMULES DE DUPLICATION FORMULES DE LINÉARISATION


Propriétés :
∀ a ∈ℝ , on a :

• sin 2 a = 2 sin a cos a 1  cos  2 a 


• cos 2 a=
2
• cos 2 a= cos 2 a −sin2 a
1− cos  2 a 
= 2 cos 2 a – 1 • sin 2 a =
= 1 – 2 sin 2 a 2

Nombres complexes et trigonométrie - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 1/2

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Preuve :

En prenant b= a , dans les formules précédentes on obtient sin 2 a = 2 sin a cos a et cos 2 a = cos 2 a −sin2 a .

En utilisant la relation cos 2 a  sin2 a= 1 , on obtient cos 2 a = 2 cos 2 a – 1 et cos 2 a = 1 – 2 sin 2 a

On en déduit les deux dernières formules.

2 ) NOTATION EXPONENTIELLE D’UN NOMBRE COMPLEXE

D'après les résultats précédemment démontrés, l'argument du produit de deux nombres complexes est égal à la somme des arguments de ces deux
nombres . C'est-à-dire que la fonction f :  cos   i sin  est telle que f    '  = f    × f   ' .

Elle vérifie donc l'équation fonctionnelle caractéristique de la fonction exponentielle.


Notation : Pour θ ∈ℝ , on note cos   i sin  =e i  r cos   i sin   = r e i 
*
et par conséquent pour r ∈ℝ + , on a
Cette notation est appelée notation exponentielle.
Propriétés :
Les résultats déjà vus s'écrivent, avec la notation exponentielle :

1 ei θ
ei θ × ei θ ' =ei (θ + θ ' ) = ei −θ = e− i θ =ei (θ −θ ' )
( )

ei θ ei θ '

( ei θ )n = ei n θ = en i θ , n∈ ℤ ei θ = e− i θ − ei θ =ei θ + π
( )

Remarques :

● La propriété ei θ × ei θ ' =ei (θ + θ ' ) , facile à retenir, permet de retrouver les formules d'addition :

En effet, on a d’une part : ei (θ + θ ' ) = cos (θ +θ ' ) +i sin (θ +θ ' )

Et d’autre part : ei θ × ei θ ' = ( cos θ + i sin θ ) ( cos θ ' +i sin θ ' ) =... = ( cos θ cos θ ' − sin θ sin θ ' ) +i sin θ cos θ ' +cos θ sin θ '

En identifiant les parties réelles et imaginaires, on obtient :

cos (θ +θ ' ) = cos θ cos θ ' −sin θ sin θ ' et sin (θ + θ ' ) = sin θ cos θ ' +cos θ sin θ '

● La propriété e i  2 = e2 i  permet, en procédant de la même façon, de retrouver les formules de duplication :

cos 2  = cos2  – sin 2  et sin 2  = 2 sin  cos 

3 ) FORMULES DE MOIVRE ET D’EULER

On montre facilement :

Propriété : FORMULES D’EULER

Pour tout réel θ , on a :


ei θ + e−i θ et ei θ −e−i θ
cos θ = sin θ =
2 2i

Remarque :

Il est souvent utile de retenir les formules ainsi : ei θ + e−i θ = 2 cos θ et ei θ − e− i θ = 2 i sin θ

Propriété : FORMULE DE MOIVRE

Pour tout réel θ , et pour tout entier naturel n on a :

e i  n = en i  ⇔ ( cos θ +i sin θ )n =cos ( n θ ) +i sin ( nθ )

Nombres complexes et trigonométrie - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 2/2

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- NOMBRES COMPLEXES ET TRIGONOMÉTRIE - MATH EXP chapitre 3 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]

Formules d’addition :
cos  a – b  = cos a cos b  sin a sin b cos  a  b  = cos a cos b – sin a sin b

∀ a ∈ℝ et ∀ b ∈ℝ , on a : sin  a – b  = sin a cos b – sin b cos a sin  a  b  = sin a cos b sin b cos a

Formules de duplication :
• sin 2 a = 2 sin a cos a
∀ a ∈ℝ , on a :
• cos 2 a= cos 2 a −sin2 a
= 2 cos 2 a – 1
= 1 – 2 sin 2 a

Formules de linéarisation :
1  cos  2 a 
• cos 2 a=
2
∀ a ∈ℝ , on a :
2 1− cos  2 a 
• sin a =
2

Pour θ ∈ℝ , on note cos   i sin  =e i  r cos   i sin   = r e i 


*
Notation exponentielle d’un et par conséquent pour r ∈ℝ + , on a
nombre complexe : Cette notation est appelée notation exponentielle.

Les résultats déjà vus s'écrivent, avec la notation exponentielle :


Propriétés : 1 ei θ
= ei −θ = e− i θ =ei (θ −θ ' )
( )
ei θ × ei θ ' =ei (θ + θ ' )
ei θ ei θ '

( e i θ )n = ei n θ = en i θ , n∈ ℤ ei θ = e−i θ − e i θ =ei θ + π
( )

● La propriété ei θ × ei θ ' =ei (θ + θ ' ) , facile à retenir, permet de retrouver les formules d'addition :

En effet, on a d’une part : ei (θ + θ ' ) = cos (θ +θ ' ) +i sin (θ +θ ' )

Et d’autre part :

ei θ × ei θ ' = ( cos θ + i sin θ ) ( cos θ ' +i sin θ ' ) =... = ( cos θ cos θ ' − sin θ sin θ ' ) +i sin θ cos θ ' +cos θ sin θ '

En identifiant les parties réelles et imaginaires, on obtient :

cos (θ +θ ' ) = cos θ cos θ ' −sin θ sin θ ' et sin (θ + θ ' ) = sin θ cos θ ' +cos θ sin θ '

● La propriété e i  2 = e2 i  permet, en procédant de la même façon, de retrouver les formules de duplication :

cos 2  = cos2  – sin 2  et sin 2  = 2 sin  cos 

Formules d’Euler : Pour tout réel θ , on a :


ei θ + e−i θ et ei θ −e−i θ
cos θ = sin θ =
2 2i

Il est souvent utile de retenir les formules ainsi :

ei θ + e−i θ = 2 cos θ et ei θ − e−i θ = 2 i sin θ

Formule de Moivre : Pour tout réel θ , et pour tout entier naturel n on a :

e i  n = en i  ⇔ ( cos θ +i sin θ )n =cos ( n θ ) +i sin ( n θ )

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3 : Les nombres complexes - trigonométrie : exercices - page 1 corrections : [Link]

Trigonométrie √6+ √2 ( où a∈ 0; π
2 ) On donne cos a=
4 [ 2 ] ).
Ex 1 : En fonction de cos x et sin x En calculant cos (2 a ) , trouver a .

Exprimer en fonction de cos x et sin x .

a ) cos x− π
(3 )

b ) sin x− π
( 4 )


c ) cos ( 3 −x )
Ex 3 : Équations

Trouver les solutions réelles des équations ci-dessous :

a ) sin (2 x )=cos x
d ) sin −( 5π
6
−x )

Ex 2 : cos ( 2 a ) , sin ( 2 a )

1 ) Peut-on avoir :

a ) cos ( 2 a ) =2cos ( a )

b ) 3cos (2 x )+2 sin2 x =0

b ) sin ( 2 a ) =2 sin ( a )

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3 : Les nombres complexes - trigonométrie : exercices - page 2 corrections : [Link]

z 5= 4+4i
Ex 4 : Simplification

Simplifier P =cos x cos ( 2x )cos ( 4x )sin ( x4 ) En déduire les formes exponentielles de z 1 z2 , de z 3 z4 z 5 et de


z2
z3
.

7π 7π
Ex 5 : Valeur exacte de cos ( 12 ) et sin ( 12 ) Ex 7 : Mettre sous forme algébrique


a ) Exprimer en fonction de π et de π . Mettre sous forme algébrique les nombres complexes :
12 4 3

z1=4 e 2

7π 7π z2=ei π
b ) Déterminer la valeur exacte de cos
12 ( ) ( )
et celle de sin
12
.


i
z3 =2e 4

Ex 8 : Mettre sous forme exponentielle

Les questions sont indépendantes.

1 ) On pose z =3−i √3

a ) Déterminer l'écriture exponentielle de z .


La notation exponentielle

Ex 6 : Mettre sous forme exponentielle


b ) En déduire les écritures exponentielles de :

Mettre sous forme exponentielle les nombres complexes : z 1=3 z


z 1=− √3+i

z 2 =−2−2i z 2=iz

1
z 3=− ( √3+i )
2 z 3=−2 z

z 4 =3−i √3
z 4 =−4iz
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3 : Les nombres complexes - trigonométrie : exercices - page 3 corrections : [Link]

Ex 10 : Retrouver des formules de trigonométrie


2 ) Soit z =r ei θ (où r >0 ).
En utilisant la forme exponentielle, exprimer les expressions suivantes en
Déterminer l'écriture exponentielle de : fonction de cos x et de sin x .

−z cos π +x
( )
2

iz

−iz

−i z

3 ) Soit a∈ℝ . Déterminer l'écriture exponentielle des nombres suivants :

cos a−i sin a

sin π − x
sin a+i cos a
(2 )

−sin a+i cosa

π π
Ex 9 : Valeur exacte de cos ( 12 ) et de sin ( 12 )

Soit z1 =
√ 6−i √ 2 et z2=1+i .
2
1 ) Déterminer les formes exponentielles de z1 et de z2 .

2 ) En déduire celle de Z=z 1 z 2


Ex 11 : Un calcul pas si compliqué ...
4
3+i √ 3
Déterminer le module et un argument de ( 2−2i ).
3 ) Déterminer la forme algébrique de Z.

4 ) En déduire la valeur exacte de cos ( 12π ) et de sin ( 12π )

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3 : Les nombres complexes - trigonométrie : exercices - page 4 corrections : [Link]

Formules d’Euler et formule de Moivre

Ex 12 : Reconnaître les formules d’Euler

Soit x un nombre réel.

Écrire sous forme algébrique les nombres complexes ci-dessous :


−ix
a=3 ( e +e )
ix

b=e−ix −eix
2 ) Faire de même pour b=1−ei θ .

c=ei7 x +e−i7 x

d=ei2 x −e−2ix

Ex 13 : Simplification d'écriture
2 2
Simplifier l'écriture du nombre suivant : b=( ei θ −e −iθ ) −( e iθ +e−iθ )

a
3 ) Montrer que est un imaginaire pur.
b

Ex 15 : Linéarisation et formules d'Euler : cos5 x


Ex 14 : Utilisation du demi-angle : un grand classique
Soit n∈ℕ . Linéariser cosn x , c'est l'écrire en fonction de sommes de
Soit θ∈ ]0; 2 π [ . cos ( px ) où p∈ℕ .

1 ) En factorisant par e 2 , déterminer le module et un argument de
1 ) Développer ( a+b )5 .

a=1+e .

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3 : Les nombres complexes - trigonométrie : exercices - page 5 corrections : [Link]

2 ) En utilisant les formules d'Euler, montrer que : La linéarisation est un outil important pour déterminer des primitives.
1
cos x= (e5 ix +5 e3ix +10 eix +10 e−ix +5 e−3 ix +e−5ix )
5
Ex 16 : Linéarisation et formules d'Euler : sin 4 x
32

1 ) Développer ( a+b )4 et en déduire le développement de ( a−b )4 .

2 ) En utilisant les formules d'Euler, montrer que :


1
sin 4 x= ( ei 4 x −4 ei2 x +6−4 e− i2 x +e−i 4 x )
16

3 ) En utilisant à nouveau les formules d'Euler, en déduire la linéarisation


de cos5 x .

3 ) En utilisant à nouveau les formules d'Euler, en déduire la linéarisation


de sin 4 x .

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3 : Les nombres complexes - trigonométrie : exercices - page 6 corrections : [Link]

Ex 17 : Linéarisation et formules d'Euler : sin 3 x

Linéariser sin 3 x . (l'écrire en fonction de sommes de sin ( px ) où p∈ℕ )

Avec des suites

Ex 19 : D’après Baccalauréat S – Pondichéry 8 avril 2014 – ex 3

Complexes – suite géométrique – algorithme – géométrie

Ex 18 : Déterminer des sommes trigonométriques très connues

1 ) Montrer que cos ( n θ )=ℜe ( (ei θ ) ) et sin ( n θ )=ℑm ( (ei θ ) )


n n

1 from math import sqrt


2 R=1
3 n=0
n n 4 p=float(input("p="))
2 ) On pose Cn =∑ cos ( k θ ) et Sn =∑ sin ( k θ ) 5 while (R>p):
k =0 k =0
6 n=n+1
Montrer en utilisant la question 1 ) et les formules d'Euler que : 7 R=sqrt(3)/2*R
8 print(n)
sin ( n+1 ) θ
( ) sin ( n+1 ) θ
( )
2 2
Cn =cos n θ
( ) et Sn =sin n
θ
( )
θ θ
2 sin
2( ) 2 sin ( )
2
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3 : Les nombres complexes - trigonométrie : exercices - page 7 corrections : [Link]

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LES NOMBRES COMPLEXES : ÉQUATIONS POLYNOMIALES

1 ) ÉQUATION DU SECOND DEGRÉ À COEFFICIENTS RÉELS


Propriété :
L'équation az2  bz  c =0 , où a , b et c sont des réels (avec a≠ 0 ) admet dans ℂ deux solutions (éventuellement confondues).
Soit  = b2 − 4 ac le discriminant de l'équation.  est un nombre réel.
− b −√ Δ − b + √Δ
● si   0 , les deux solutions sont réelles : z1 = et z2 =
2a 2a
● si Δ < 0 , les deux solutions sont des nombres complexes non réels, conjugués l'un de l'autre :
− b −i √− Δ − b+ i √−Δ
z1 = et z2 =
2a 2a

Le trinôme az 2 + bz +c peut alors se factoriser sous la forme az 2 + bz +c = a ( z − z1 ) ( z − z 2) .

Preuve :
On considère l'équation az2  bz  c =0 , où a , b et c sont des réels (avec a≠ 0 )


b c
On peut écrire az  bz  c = a z  z  = a z 
2 2
a a   b 2
2a
− 
4 a2 a  2a

4 a2 
b2  c = a z  b 2 b2 − 4 ac = a z  b 2
2a  


4 a2  
● si   0 , l'équation a deux solutions réelles, et deux seulement .
−b −  −b 
Comme ℝ ⊂ ℂ , l'équation a donc deux solutions complexes et deux seulement qui sont : z 1 = et z 2 =
2a 2a
b
● si  = 0 , l'équation a une solution réelle z =−
2a

● si   0 , −  0 et on peut écrire : − = − 2 , donc  =−− 2 =i 2 − 2 = i −  2 La démonstration fait apparaître la
on obtient alors : factorisation du trinôme az 2  bz  c sous la

(( ) ( i √ (−Δ ))
) ( )( )
forme az 2  bz  c = a  z − z1   z − z 2  .
2
b 2
−b− i √−Δ −b+ i √−Δ
a z 2 +bz +c = a z + − 2
=a z− z−
2a 4a 2a 2a
−b − i − −b i −
On en déduit que l'équation az  bz  c =0 a deux solutions complexes qui sont : z 1 =
2
et z 2 =
2a 2a
Ces deux solutions sont des nombres complexes non réels, conjugués l'un de l'autre.

2 ) POLYNÔMES

Définitions :
Soit un entier naturel n et a 0 , a 1 , …, a n des réels.
Une fonction polynôme à coefficients réels ( ou polynôme), est une fonction souvent notée P définie sur ℂ qui admet une
unique écriture sous la forme :
P ( z )=a n z n +a n−1 z n−1 + … +a 1 z+a 0

Le polynôme nul est le polynôme P défini pour tout nombre complexe z par P ( z )=0 .

Si P n’est pas le polynôme nul, n est le degré de P

On appelle racine du polynôme P tout nombre complexe z 0 tel que P ( z0 )=0 .

Exemples :
P 1 ( z ) =5 est un polynôme constant de degré 0.

P 2 ( z )=5 z 4 −2 z 2+1 est un polynôme de degré 4.

P 3 ( z ) =12 z7 est un monôme de degré 7.

Remarque :

On admet ( ce qui est du bon sens) qu’un polynôme est le polynôme nul si et seulement si tous ses coefficients sont nuls.

Les nombres complexes : équations polynômiales - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 1/3

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3 ) FACTORISATION DES POLYNÔMES
Définition :
On dit qu’un polynôme P est factorisable ( ou divisible ) par z−a s’il existe un polynôme Q tel que pour tout z∈ℂ :

P ( z )=( z−a ) Q ( z )

Exemple :

P ( z )=4 z 2 −25 est factorisable par 2 z−5 . En effet P ( z )=( 2 z−5 )( 2 z+5 )

Propriété :
Soit un complexe a et n un entier naturel .
Pour tout z∈ℂ , z n −a n est factorisable par z−a et :
n−1
z n −a n= ( z−a ) ( z n−1 +a z n−2 +a 2 z n−3 + … +a n−2 z +a n−1 )=( z−a ) ∑ a k zn−1−k
k =0

Preuve : exigible
Si a=0 , la propriété est évidente.

Supposons maintenant a ≠0 .

Dans les complexes, les propriétés calculatoires sont identiques à celles que nous avons dans ℝ .

On en déduit donc que la formule permettant de calculer la somme des termes consécutifs d’une suite géométrique reste vraie dans ℂ .

Pour tout nombre complexe q , on a donc :

1−q n
1−q =( 1−q ) (1+q +q + …+q ) ⇒ q n−1=( q−1) (1+q+q2 + …+qn−1 )
2 n−1
1+q+q +…+q = ⇒ n 2 n−1
1−q

z
En remplaçant q par dans l’égalité précédente, on obtient :
a

( az ) −1=( az −1)(1+ az +( az ) +…+( az ) )


n 2 n−1

)( )
n 2 n−1

z
an
z z z
( z
−1= −1 1+ + 2 +…+ n−1
a a a a

)( aa )
n n n−1 n−2 n−3 2 n−1

z −a
a n
=
z−a
a ( n−1
+
a z a z
a n−1
a
z
+ n−1 + …+ n−1
a

( z−a ) ( a )
n n n−1 n−2 n−3 2 n−1
z −a +a z+a z +…+z
⇒ n
= n−1
a aa

( z−a ) ( a )
n n n−1 n−2 n−3 2 n−1
z −a +a z+a z +…+z
⇒ n
= n
a a

⇒ z −a = ( z−a ) ( a )
n n n−1 n−2 n−3 2 n−1
+a z+a z + …+z
Propriété :
Soit un complexe a .
Un polynôme P est factorisable par z−a si et seulement si a est une racine de P .

Les nombres complexes : équations polynômiales - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 2/3

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Preuve : exigible
Si P est factorisable par z−a , il est immédiat que a est une racine de P .

Montrons la réciproque :

Soit P un polynôme à coefficients réels de degré n .

n n−1
On peut donc écrire P sous la forme P ( z )=a n z +a n−1 z + … +a 1 z+a 0 où a 0 , a 1 , …, a n sont des réels.

n n−1
On a alors P ( a )=a n a +a n−1 a +… +a 1 a+a 0 et on peut écrire :

+… +a 1 z +a 0−( a n a +a n−1 a +… +a 1 a+a 0 )


n n−1 n n−1
P ( z )−P ( a ) =a n z +a n−1 z

=a n ( z −a )+a n−1 ( z −a )+…+a 1 ( z−a )


n n n− 1 n−1

Or d’après la propriété précédente, il existe des polynômes Qn , Qn−1 , …, Q2 tels que :

z n −a n= ( z−a ) Qn , z n−1 −a n−1= ( z−a ) Qn−1 , … , z 2 −a 2=( z−a ) Q2

On en déduit que :

P ( z )−P ( a ) =a n ( z−a ) Q n +a n−1 ( z−a ) Qn−1 + …+a 2 ( z−a ) Q2 +( z−a )=( z−a ) ( a n Qn +a n−1 Qn−1 +… +a 2 Q2 +1 )

Ainsi P ( z )−P ( a ) , c’est à dire P ( z ) (étant donné que P ( a )=0 ) est bien factorisable par z−a

4 ) DEGRÉ ET RACINES
Propriété :
Un polynôme non nul P , de degré n , admet au plus n racines.

Preuve : exigible
Soit la propriété H ( n ) : «L’équation P ( z )=0 , où P est un polynôme de degré n a un nombre de solutions inférieur ou égal à n » , où n ∈ℕ*

Montrons cette propriété par récurrence.

Initialisation :

Toute équation du premier degré du type az +b=0 a au plus une solution . Donc H ( 1 ) est vraie.

Hérédité :

On suppose H ( n ) vraie pour un entier naturel n supérieur ou égal à 1 fixé , c’est à dire :

L’équation P ( z )=0 , où P est un polynôme de degré n a un nombre de solutions inférieur ou égal à n . (HR)

Montrons que H ( n +1 ) est vraie, c’est à dire :

L’équation P ( z )=0 , où P est un polynôme de degré n+1 a un nombre de solutions inférieur ou égal à n+1 .

- Si P n’a pas de racines, alors l’équation P ( z )=0 a bien sûr moins de n +1 solutions.

- Si P a eu moins une racine complexe a , alors il existe un polynôme Q de degré n tel que P ( z )=( z−a ) Q ( z ) . On a alors :

P ( z )=0 ⇔ z−a=0 ou Q ( z )=0 ⇔ z=a ou Q ( z )=0

D’après (HR), comme Q est de degré n , l’équation Q ( z )=0 a au plus n solutions.

On en déduit que l’équation P ( z )=0 a au plus n+1 solutions et que H ( n +1 ) est vraie.

Conclusion :

H ( n ) est vraie pour tout n ∈ℕ* .

Les nombres complexes : équations polynômiales - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 3/3

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- NOMBRES COMPLEXES : ÉQUATIONS POLYNOMIALES - MATH EXP chapitre 4 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]

Équation du second degré à L'équation az 2  bz  c =0 , où a , b et c sont des réels (avec a≠ 0 ) admet dans ℂ deux solutions
coefficients réels : (éventuellement confondues).

Soit  = b2 − 4 ac le discriminant de l'équation.  est un nombre réel.

− b −√ Δ − b + √Δ
● si   0 , les deux solutions sont réelles : z1 = et z2 =
2a 2a

● si Δ < 0 , les deux solutions sont des nombres complexes non réels, conjugués l'un de l'autre :

− b −i √− Δ − b+ i √−Δ
z1 = et z2 =
2a 2a

Le trinôme az 2 + bz +c peut alors se factoriser sous la forme az 2 + bz +c = a ( z − z1 ) ( z − z 2 ) .

Avec une Ti-spire

Polynôme : Soit un entier naturel n et a 0 , a 1 , …, a n des réels.


Une fonction polynôme à coefficients réels ( ou polynôme), est une fonction souvent notée P définie sur ℂ
qui admet une unique écriture sous la forme :
P ( z )=a n z n +a n−1 z n−1 + … +a 1 z+a 0

On admet ( ce qui est du bon sens) Le polynôme nul est le polynôme P défini pour tout nombre complexe z par P ( z )=0 .
qu’un polynôme est le polynôme
nul si et seulement si tous ses Si P n’est pas le polynôme nul, n est le degré de P
coefficients sont nuls.
On appelle racine du polynôme P tout nombre complexe z 0 tel que P ( z0 )=0 .

Factorisation des polynômes : Un polynôme P est factorisable ( ou divisible ) par z−a s’il existe un polynôme Q tel que pour tout z∈ℂ :

P ( z )=( z−a ) Q ( z )

Propriété : Soit un complexe a et n un entier naturel .


Pour tout z∈ℂ , z n −a n est factorisable par z−a et :
n−1
z n −a n= ( z−a ) ( z n−1 +a z n−2 +a 2 z n−3+ … +a n−2 z +a n−1 )=( z−a ) ∑ a k zn−1−k
k =0

Soit un complexe a .
Propriété :
Un polynôme P est factorisable par z−a si et seulement si a est une racine de P .

Avec une Ti-spire

Degré et racines : Un polynôme non nul P , de degré n , admet au plus n racines.

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4 : Les nombres complexes : équations polynomiales : exercices - page 1 corrections : [Link]

Équations 1
5 ) z+ =√ 3
Ex 4-1 : Équations du second degré z

Résoudre dans ℂ les équations ci-dessous .

1 ) z ²−2 z+2=0

z−1
6) =z
z+2

2 ) 2 z2 −2 z+3=0

Ex 4-2 : Équation de degré 3 : factorisation immédiate

Résoudre dans ℂ l'équation 3 z 3 −2z 2 +z=0 (E)

3 ) 2 z2 −2 z−3=0

Ex 4-3 : Équation de degré 4 : se ramener à un équation du second degré

Résoudre dans ℂ l'équation z4 +5 z 2 +6 =0 (E).

1
4 ) z+ =1
z

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4 : Les nombres complexes : équations polynomiales : exercices - page 2 corrections : [Link]

Ex 4-4 : Avec l’inverse : se ramener à un équation du second degré 2 ) Résoudre dans ℂ l'équation f ( z )=0 .

1 1
Résoudre dans ℂ l’équation + +2=0 .
z2 z

3 ) Soit A, B , C et D les images des solutions de l'équation précédente.


Ex 4-5 : Système Montrer que ces points sont sur un même cercle dont on déterminera le
centre et le rayon.
Résoudre dans ℂ le système {z+z ’=6
zz’=12

Ex 4-6 : Équation de degré 4 : images des solutions sur un cercle


Ex 4-7 : Somme et produit des racines
Soit f ( z)=z ⁴ − √2 z ³ −4 √2 z−16 .
1 ) Trouver deux réels a et b tels que f ( z)= (z 2 +4 )( z2 +az+b ) . 1 ) Soit z 1 et z 2 les solutions de l'équation à coefficients réels
a z 2+b z +c= 0 .
b c
Montrer que z 1 +z2 =− et z 1 z2 = .
a a

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4 : Les nombres complexes : équations polynomiales : exercices - page 3 corrections : [Link]

Ex 4-9 : Factoriser un polynôme de degré 3

Soit P ( z )= z3 +6 z 2 +13 z +10

1 ) Calculer P (−2 )

2 ) En déduire une factorisation de P ( z ) dans les réels.

2 ) Soit z 1 et z 2 deux nombres de produit P≠0 et de somme S.


Montrer que z 1 et z 2 sont solutions de l'équation x ² −S x +P=0 .

3 ) Soit z 1 et z 2 les solutions de l'équation 2 z ²−3 z +3=0 .


−1 −1
Sans résoudre l’équation, calculer le module de z 1 +z2 .
Ex 4-10: Factoriser un polynôme de degré 3

Soit Q ( z )=8 z3 −1 . En factorisant, résoudre l’équation Q ( z )=0 dans


ℂ.

Factorisation

Ex 4-8 : Factoriser des polynômes du second degré

Factoriser les polynômes ci-dessous dans ℂ :

1 ) P ( z )= z2 +9

2 ) Q ( z )=2 z 2 +2 z +1

3 ) R ( z ) =3 z 2 + √ 3 z+1

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4 : Les nombres complexes : équations polynomiales : exercices - page 4 corrections : [Link]

Ex 4-11 : Factoriser un polynôme de degré 4 Ex 4-13 : Factoriser un polynôme de degré 4

Soit P ( z )= z 4−5 z3 +7 z 2 −5 z +6 . Soit P ( z )= z 4−2 z 3 +12 z 2 −8 z +32


1 ) Démontrer que pour tout complexe z , on a : P ( z )=P ( z )
1 ) Démontrer que 2 i et −2 i sont des racines de P.

2 ) Déterminer une racine imaginaire pure évidente de P.

2 ) Justifier que P ( z ) peut être factorisé par z 2 +4 .

3 ) Quelle autre racine la question 1 permet-elle de trouver ?

3 ) Déterminer l’ensemble des racines de P dans les complexes.


4 ) Factoriser P ( z ) dans les réels.

Ex 4-12 : Factoriser un polynôme de degré 4

Soit P ( z )= z 4+6 z3 +15 z2 +18 z Avec des coefficients complexes


2
1 ) Déterminer un réel a tel que P ( z )=( z 2 +3 z ) +a ( z 2 +3 z ) Ex 4-14 : Racines carrées d’un nombre complexe

Soit un nombre complexe c=a+ib où a et b sont des réels.

On cherche les éventuels nombres complexes vérifiant l’équation z2 =c (E)

1 ) Cas où b=0 :

a ) Que peut-on dire de la nature de c ?

2 ) Factoriser P ( z ) dans les réels et résoudre l’équation P ( z )=0 dans ℂ


b ) Déterminer l’ensemble des nombres complexes solutions de (E).

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4 : Les nombres complexes : équations polynomiales : exercices - page 5 corrections : [Link]

2 ) Cas où b≠0 : Ex 4-15 : Application de l’exercice précédent

On pose z=x+iy où x et y sont des réels. 1 ) Déterminer les solutions de l’équation z2 =−2 +2 i √ 3 (E 1 )

{2x xy=b
2 2
− y =a
a ) Montrer que si x et y existent alors :

b ) Montrer que x2 + y2 =√ a 2 +b 2

2 ) Soit le polynôme P ( z ) =z4 +4 z2 +16

a ) Combien P a-t-il de racines au maximum ?

c ) En déduire x2 et y2 .

b ) Résoudre l’équation Z2 +4 Z+16=0 (E).

c ) En déduire l’ensemble des racines de P.

d ) Que peut-on dire du signe de x et y si b>0 ?

En déduire que (E) a deux solutions et exprimer les solutions en fonction


de a et b .

d ) Justifier que les racines obtenues sont constituées de deux paires de


racines conjuguées.

e ) En procédant de la même façon, traiter le cas b<0 . Ex 4-16 : Factoriser un polynôme de degré 3

Soit R ( z ) =z 3−( 1+i ) z+ z−1−i

1 ) Trouver une racine évidente de R.

2 ) En déduire une factorisation de R dans ℂ .

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4 : Les nombres complexes : équations polynomiales : exercices - page 6 corrections : [Link]

Ex 4-17: Équation de degré 3 à coefficients complexes

Soit P (z )= z ³ − (16−i ) z 2 + (89−16i )z +89i .

1 ) Calculer P (−i ) .

2
2 ) Trouver deux nombres réels a et b tels que P ( z )= ( z +i )( z +az+b ) .

3 ) Résoudre dans ℂ l'équation P ( z )=0 .

Sur tout le chapitre des complexes

Ex 4-18 : Baccalauréat S – Antilles-Guyane 11 septembre 2014 – ex 4


Complexes – équations – ensembles de points

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4 : Les nombres complexes : équations polynomiales : exercices - page 7 corrections : [Link]

Ex 4-19 : Baccalauréat S – Asie 16 juin 2015 – ex 4


Complexes – le nombre j – géométrie

44/144
4 : Les nombres complexes : équations polynomiales : exercices - page 8 corrections : [Link]

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LES NOMBRES COMPLEXES : UTILISATION

c−a
1 ) INTERPRÉTATION GÉOMÉTRIQUE DE
b−a

On se place dans le plan rapporté à un repère orthonormal direct ( O ; ⃗u , ⃗v ) .

Propriétés :
Soit A, B , C et D quatre points distincts d’affixes respectives a , b , c et d . On a :


| c−a
b−a | AB
=
AC

● arg ( c−a
b−a )
=( ⃗
AB , ⃗
AC ) [ 2 π ]

Preuve :

● On a bien a ≠b car les points sont distincts . On a alors :

| |
c−a |c−a| AC
=
b−a |b−a| AB
=

Soit u, 
v et  w trois vecteurs non nuls du plan orienté . On a :
La preuve de la deuxième propriété nécessite de connaître quelques
v    v , 
w  =  w [2π ]

● Relation de Chasles :   u, u ,
propriétés des angles orientés de vecteurs qui sont faciles à mettre en
● 
u, v  = − 
v, u [ 2 π ]
place en faisant un schéma.

arg ( c−a
b−a )
u ,⃗
=arg ( c−a )−arg ( b−a ) =( ⃗ u ,⃗
AC )-( ⃗ AB ) [2π ]

u ,⃗
=-( ⃗ AB )+( ⃗u ,⃗ AC ) [ 2 π ]

=( AB , ⃗
u )+( ⃗ ⃗
u , AC ) [ 2 π ]
=( ⃗
AB , ⃗
AC ) [ 2 π ] (D’après la relation de Chasles)
Remarques :
Soit A, B , C et D quatre points distincts d’affixes respectives a , b , c et d . On a :

● A appartient à la médiatrice de [BC] si et seulement si


c−a
b−a | |
=1

● Les points A, B et C sont alignés si et seulement si arg


c−a
b−a ( )
=0 [ π ] , ce qui revient à dire que
c−a
b−a
est un réel.

● Les droites (AB) et CD) sont perpendiculaires si et seulement si arg


c−a
b−a (
2 )
= π [ π ] , ce qui revient à dire que
c−a
b−a
est un imaginaire pur.

2 ) RACINES n-ièmes DE l’UNITÉ

On se place dans le plan rapporté à un repère orthonormal direct  O ;  v .


u,

Définition :
Soit n un entier naturel non nul.
1 est bien sûr toujours une racine n-ième de l’unité
On appelle racine n-ième de l’unité, tout nombre complexe z vérifiant z n =1 .

Remarque :
Les racines n-ième de l’unité sont les racines du polynôme P ( z )= zn−1

Propriété et définition :
Soit n un entier naturel non nul.
L’équation z n =1 admet exactement n racines n-ièmes de l’unité distinctes.
2k π
Il s’agit des nombres complexes ei n où k ∈{0 , 1 ,2 ,… , n−1 }

{ }
2k π
i
On note U n l’ensemble des racines n-ièmes de l’unité U n= e n
,k ∈{0 ,1 ,2,… n−1 }

Les nombres complexes : utilisation - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 1/2

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Preuve :

Soit n un entier naturel non nul et un complexe z=r ei θ où r ∈ℝ+ et θ ∈ℝ . On a :


*

{
r=1
{
n
r =1
z n =1 ⇔ ( r ei θ ) =1 ⇔ r n ei n θ =1 ei 0 ⇔ 2k π
n

n θ =0+2 k π ,k ∈ℤ θ= , k ∈ℤ
n
2k π
Ainsi tous les nombres complexes ei n où k ∈ℤ sont solutions de l’équation z n =1 .
2k π
En particulier les nombres complexes ei n où k ∈{0 , 1 ,2 ,… , n−1 } sont bien sûr solutions.
Soit K un entier quelconque.
En effectuant la division euclidienne de K par n , on obtient.

K=qn+r où r ∈{0 ,1 , 2 ,… ,n−1 } et q ∈ℕ

2K π 2(qn+r) π i2rπ i 2r π
Ainsi ei n
=e
i
n
=ei 2 q π e n
=e n

2k π
On retrouve donc une solution de la forme ei n où k ∈{0 , 1 ,2 ,… , n−1 } et on en déduit le résultat attendu.

Propriété :
Soit n un entier naturel non nul.
Ce qui est trivial, car ils ont
Les points images des éléments de U n appartiennent au cercle trigonométrique.
pour module 1.
Pour n⩾3 , les points images des éléments de U n sont les sommets d’un polygone régulier à n sommets.

Quelques cas particuliers :

● Les racines 2-ièmes (ou racines carrées) de l’unité sont les nombres complexes tels que z 2 =1 .

Dans ce cas on trouve facilement -1 et 1 . On a U 2 ={−1 ; 1 }

● Les racines 3-ièmes de l’unité sont les nombres complexes tels que z 3=1 .
Les solutions sont les nombres complexes :
2× 0×π 2× 1× π 2π 2× 2×π 4π
i i i
e 3 =e0 =1 , e 3
=e 3 et ei 3
=e
i
3

On note :
2π 4π

j=e
i
3 . On a alors j=ei 3 . Ainsi U 3 ={1, j , j }

Les points images des éléments de U 3 sont les sommets du triangle équilatéral ABC.

● Les racines 4-ièmes de l’unité sont les nombres complexes tels que z 4 =1 .

Dans ce cas on peut factoriser facilement pour déterminer les racines de l’unité :

z 4 =1 ⇔ z 4−1=0 ⇔ ( z 2 −1 )( z 2 +1 )=0 ⇔ ( z−1 ) ( z +1 ) ( z−i )( z+i ) =0

Ainsi U 4 ={1 ; i ;−1 ;−i }

Les points images des éléments de U 4 sont les sommets du carré ABCD.

Les nombres complexes : utilisation - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 2/2

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- NOMBRES COMPLEXES : UTILISATION - MATH EXP chapitre 5 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]

Interprétation géométrique de : On se place dans le plan rapporté à un repère orthonormal direct ( O ; ⃗u , ⃗v ) .

c−a Soit A, B , C et D quatre points distincts d’affixes respectives a , b , c et d . On a :


b−a


| c−a
b−a | AB
=
AC

● arg ( c−a
b−a )
=( ⃗
AB , ⃗
AC ) [ 2 π ]

● A appartient à la médiatrice de [BC] si et seulement si | c−a


b−a |
=1

● Les points A, B et C sont alignés si et seulement si arg ( c−a


b−a )
=0 [ π ] , ce qui revient à dire que
c−a
b−a
est
Remarques importantes : un réel.

● Les droites (AB) et CD) sont perpendiculaires si et seulement si arg ( c−a


b−a ) 2
=π [ π ] , ce qui revient à dire
c−a
que est un imaginaire pur.
b−a

Racines n-ième de l’unité : Soit n un entier naturel non nul.


On appelle racine n-ième de l’unité, tout nombre complexe z vérifiant z n =1 .
Les racines n-ième de l’unité sont
les racines du polynôme Soit n un entier naturel non nul.
P ( z )= zn −1 n
L’équation z =1 admet exactement n racines n-ièmes de l’unité distinctes. 1 est bien sûr toujours une
2k π
i racine n-ième de l’unité
Il s’agit des nombres complexes e n
où k ∈{0 , 1 ,2 ,… , n−1 }

On note U n l’ensemble des racines n-ièmes de l’unité .

{ }
2k π
i
U n= e n
,k ∈{0 ,1,2 ,… n−1 }

Propriété : Soit n un entier naturel non nul.


Les points images des éléments de U n appartiennent au cercle trigonométrique.

Pour n⩾3 , les points images des éléments de U n sont les sommets d’un polygone régulier à n sommets.

Quelques cas particuliers :

2
● Les racines 2-ièmes (ou racines carrées) de l’unité sont les nombres complexes tels que z =1 .
Dans ce cas on trouve facilement -1 et 1 . On a U 2 ={−1 ; 1 }

● Les racines 3-ièmes de l’unité sont les nombres complexes tels que z 3=1 .
2×0×π 2×1× π 2π 2×2×π 4π
i i i i i
Les solutions sont les nombres complexes : e 3
=e0 =1 , e 3
=e 3
et e 3
=e 3

i
3
On note : j=e .

i
On a alors j=e 3
. Ainsi U 3 ={1 , j , j }
Les points images des éléments de U 3 sont les sommets du triangle équilatéral ABC.

4
● Les racines 4-ièmes de l’unité sont les nombres complexes tels que z =1 .
Dans ce cas on peut factoriser facilement pour déterminer les racines de l’unité :

z 4 =1 ⇔ z 4 −1=0 ⇔ ( z 2 −1 )( z 2 +1 )=0 ⇔ ( z−1 ) ( z +1 ) ( z−i )( z+i ) =0

Ainsi U 4 ={1; i ;−1 ;−i }

Les points images des éléments de U 4 sont les sommets du carré ABCD.
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5 : Les nombres complexes – utilisation : exercices - page 1 corrections : [Link]

Dans toute la fiche d’exercice, le plan complexe est muni d’un repère Ex 5-3 : Valider ou infirmer une conjecture géométrique
orthonormé direct (O; ⃗ u ,⃗ v )
Dans le plan complexe, on considère les points A ( 3 +4 i ) , B ( −5−6 i ) et
Interprétation géométrique du module et de l’argument C ( 11−2 i ) .

Ex 5-1 : Comprendre la formule de l’argument d’un quotient 1 ) Placer ces trois points, et conjecturer la nature du triangle ABC.

Dans chacun des cas déterminer une mesure en radian de ( ⃗


OA , ⃗
OB ) où A
et B sont deux points du plan complexe.

1 ) A (−4 ) et B ( −2 i )

2 ) A ( √3 +i ) et B ( 1−i √ 3 )

zC−z A
2 ) Écrire sous forme algébrique , puis valider ou infirmer la
3 ) A ( 4+6 i ) et B ( −3+2 i ) zB−z A
conjecture précédente.

Ex 5-2 : Comprendre la formule de l’argument d’un quotient

Dans chacun des cas déterminer une mesure en radian de ( ⃗ AB , ⃗ AC ) où


A, B et C sont trois points du plan complexe, puis déduire des calculs le
AC
rapport .
AB

1 ) A ( 3 +2 i ) , B ( 6+4 i ) et C ( 1+5i )

Ex 5-4 : Valider ou infirmer une conjecture géométrique

Dans le plan complexe, on considère les points A ( 1+5 i ) , B ( 7 ,5+4 ,5 i )


, C ( 7−2 i ) et D ( 0 ,5−1 ,5 i ) .

1 ) Placer ces quatre points, et conjecturer la nature du quadrilatère ABCD.


2 ) A ( 2−5i ) , B ( 3−6 i ) et C ( 4−7 i )

3 ) A ( 3−i ) , B ( 5−i ) , et C ( 5−3 i )

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5 : Les nombres complexes – utilisation : exercices - page 2 corrections : [Link]

2 ) Valider ou infirmer la conjecture précédente.


3) arg ( z+1
z+i
)=π+2 k π ( où k ∈ℤ )

z+i
4) soit un imaginaire pur.
z−1

Ex 5-5 : Ensemble de points, arguments et angles orientés de vecteurs

Soit A,B,C et D les points d'affixes z A=1 , z B=i , z C=−1 et z D=−i .

Dans chacun des cas, déterminer l'ensemble des points d'affixe z vérifiant
la condition donnée et tracer cet ensemble dans un repère.

1) arg (z −i )=− π +2 k π ( où k ∈ℤ )
2

Ex 5-6 : Vecteurs orthogonaux, points alignés, ℜe ( z' z ) et ℑm ( z' z )

Soit M et M' d'affixes z =x +iy et z '= x' +iy' où x , y , x' et y'


z’
sont des nombres réels. En utilisant , montrer que :
z

1) ⃗
OM et ⃗
OM' sont orthogonaux si, et seulement si , ℜe ( z' z )=0
2 ) arg ( z−1
z−i
)=2k π ( où k ∈ℤ )

2 ) O , M et M' sont alignés si, et seulement si ℑm ( z' z )=0

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5 : Les nombres complexes – utilisation : exercices - page 3 corrections : [Link]

Racines n-ième de l’unité Ex 5-9 : Utiliser les racines n-ièmes de l’unité pour résoudre une équation

Ex 5-7 : Heptagone et affixe des sommets Résoudre dans ℂ les équations c-dessous :

1 ) ( z−i )4 =1

Soit l’heptagone régulier ABCDEFG

Donner l’affixe de chacun de ses


sommets sous forme exponentielle.

2 ) z5 =4 √ 2

Ex 5-8 : Représenter les solutions de Un

Résoudre dans ℂ les équations ci-dessous, puis tracer le polygone dont les
sommets ont pour affixes ces solutions.

1 ) z8 =1

3 ) z6 =( 2−i ) 6

2 ) z12 =1

Ex 5-10 : Utiliser les racines n-ièmes de l’unité pour résoudre une


équation

On considère dans ℂ l’équation z4−28+96 i=0 ( E ) .

1 ) Montrer que z0 =3−i est une solution de (E)

4 4
2 ) En déduire que l’équation (E) est équivalente à l’équation z =z 0

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5 : Les nombres complexes – utilisation : exercices - page 4 corrections : [Link]

3 ) Résoudre (E).

Ex 5-11 : Utiliser les racines n-ièmes de l’unité pour résoudre une


2 ) Justifier que la somme des éléments de U 7 est nulle.
équation

1 ) Résoudre dans ℂ l'équation z 4 =1 .

u−1
2 ) Soit z un nombre complexe . On pose z = (avec u≠−1 ) .
u+1
Exprimer u en fonction de z .

Ex 5-13 : Construction à la règle non graduée et au compas d’un pentagone régulier

Le but de l’exercice est de


construire à la règle non graduée
et au compas le pentagone
régulier ci-contre.

3 ) En déduire les solutions dans ℂ de l'équation (u−1 )4 = (u+1)4 .

1 ) On considère les points K(-1)

et J ( 2i ) .
1
Le cercle de centre J et de rayon coupe le segment [KJ] en L.
2

Calculer les longueurs KJ et KL.

Ex 5-12 : Somme des racines n-ièmes de l’unité

1 ) Soit ω ∈U 7 tel que ω ≠1 .

Montrer que ω ∈U 7 pour tout k ∈{0 , 1 ,… ,6 }


k

On admet la réciproque, ce qui signifie que l’ensemble U 7 est constitué


des complexes ω k avec k ∈{0 , 1 ,… ,6 } où ω est un élément quelconque
de U 7 .
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5 : Les nombres complexes – utilisation : exercices - page 5 corrections : [Link]

2 ) Donner sous forme exponentielle l’affixe de C. Fonctions dans les complexes

Ex 5-14 :

Soit I le point d'affixe 2i et f la fonction qui à tout point M d'affixe z


, associe le point M' d'affixe z ' tel que z '=iz .

2
3 ) Montrer que KC =2+2 cos ( 45π ) 1 ) a ) Déterminer l'affixe du point A' , l'image par f du point A
d'affixe 1+ √2+i .

b ) Montrer que A, I et A' sont alignés.

4 ) La calculatrice affiche : 2 ) a ) Montrer que les points M du plan tels que M, I et M' soient
alignés sont sur le cercle Γ de centre Ω d'affixe 1+i et de rayon √2 .

En utilisant les résultats de la calculatrice, montrer que KC=KL

5 ) Dans le plan complexe, construire à la règle non graduée et au compas


un pentagone régulier.
b ) Montrer que A ∈Γ .

c ) Déterminer l'ensemble Γ ' décrit par le point M' lorsque le point M


décrit Γ .

3 ) Soit B le point d'affixe 2+2i et B' son image par f .


a ) Montrer que (AB )⊥ (A' B' )

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5 : Les nombres complexes – utilisation : exercices - page 6 corrections : [Link]

b ) Soit C le point d'intersection des droites (AB ) et (A' B' ) . On cherche maintenant à généraliser les propriétés 1b) et 1c) pour obtenir
une construction de l'image M' d'un point M quelconque du plan.
zB−z A
Calculer puis en déduire la nature du quadrilatère OACA' .
zA
3 ) a ) Montrer que pour tout nombre complexe z , ( z−2 ) ( z−2 ) ∈ ℝ .

z' +2
b ) En déduire que pour tout nombre complexe distinct de 2, ∈ℝ .
z−2

c ) Montrer que (AM ) // (BM' ) .

Ex 5-15 :

Soit les points A et B d'affixes respectives 2 et −2 et f la fonction qui à


4 ) Soit M un point quelconque tel que M ∉ (AB ) . Généraliser le résultat
tout point M (différent de A) d'affixe z , associe le point M' d'affixe z ' tel de la question 1c)
z (z−2 )
que z '= .
z−2
1 ) a ) Déterminer l'affixe du point P' image par f du point P d'affixe
1+i .

5 ) Soit M un point distinct de A. déduire des questions précédentes une


b ) Montrer que (AP ) // (BP' ) . construction du point M' image de M par f .
Réaliser une figure pour le point Q d'affixe 3−2 i .

c ) Montrer que (AP )⊥ (PP' ) .

2 ) Déterminer l'ensemble des points invariants par f .

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DIVISIBILITÉ ET CONGRUENCES
1 ) ENSEMBLES ℕ et ℤ
L'ensemble {0 ; 1 ; 2 ;…} est appelé ensemble des entiers naturels . Il est noté IN.
L'ensemble {… ;−3 ;−2 ;−1 ; 0 ;1 ; 2 ; 3 ;… } est appelé ensemble des entiers relatifs ( ou entiers) . Il est noté ℤ .

Remarques :
 IN est une partie de ℤ : IN  ℤ .
 La somme et le produit de deux entiers naturels sont des entiers naturels.
 La somme et le produit de deux entiers relatifs sont des entiers relatifs.

Propriété : admise

Toute partie non vide de IN a un plus petit élément. Une partie non vide de ℤ n'a pas nécessairement de plus petit élément.

Exemples :
 Soit A = { 8 ; 12 ; 14 ; 21 } . A est une partie de IN . Le plus petit élément de A est 8.

 Soit B l'ensemble des entiers naturels impairs. B est une partie de IN . Le plus petit élément de B est 1.
2 ) DIVISIBILITÉ
Définition :

Soit a et b deux entiers relatifs . Pour indiquer que a divise b, on


note a | b.
S'il existe un entier relatif k tel que b = k ´ a , on dit que b est un multiple de a ou que a est un diviseur de b .
On dit aussi que b est divisible par a et que a divise b . ( on ne dit jamais que b multiplie a )

Exemple :
De l'égalité 54 = 6 ´ 9 , on peut déduire :

6 est un diviseur de 54 , 9 est un diviseur de 54 , 54 est un multiple de 6 , 54 est un multiple de 9.


Remarque :
L'ensemble des multiples de 3 est l'ensemble des nombres de la forme 3 ´ k avec k  ℤ . Cet ensemble est noté 3 ℤ .
Propriétés :
On peut traduire la première propriété en termes de multiples :
 Soit a et b deux entiers relatifs . Si a divise b et si b  0, alors | a | £ | b |.
Si n est un multiple non nul de p, alors | n | ³ | p |.
 Tout entier relatif b  0 a un nombre fini de diviseurs.

Preuve :
 Soit a et b deux entiers relatifs tels que a divise b et b  0.
Puisque a divise b, on peut écrire b = ak avec k  ℤ , donc | b | = | ak | = | a | ´ | k |
Comme b  0, on a k  0, donc | k | ³ 1 et par conséquent | b | ³ | a |.

 Soit b un entier relatif non nul.


Si a est un diviseur de b, on a vu que | a | £ | b |, donc - | b | £ a £ | b |
a peut donc prendre au maximum 2 ´ | b | + 1 valeurs et le nombre de diviseurs de b est fini ( inférieur à 2 ´ | b | + 1 )

Propriété :
On peut traduire la propriété en termes de multiples :
Soit a, b et c trois entiers relatifs.
Si b est un multiple de a, alors bc est un multiple de a.
Si a divise b, alors a divise bc.

Preuve :
Si a divise b, on peut écrire b = a ´ k avec k  ℤ .
On a donc bc = (a ´ k ) ´ c = a ´ (kc)
Or kc est un entier relatif que l'on peut noter k' .
On obtient bc = a ´ k' avec k'  ℤ . On en déduit que a divise bc.

Remarque :
Tout multiple d'un multiple de a est un multiple de a.

Divisibilité et congruences - cours élève - auteur : Pierre Lux- 1 / 5 -

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Propriété:

Soit a, b et c trois entiers relatifs.


Si a divise b et si a divise c alors a divise b + c et a divise b - c.
On peut traduire la propriété en termes de multiples :
Plus généralement, si a divise b et si a divise c alors a divise tout nombre
Si b et c sont des multiples de a, alors bu + cv est un multiple de a.
de la forme bu + cv où u et v sont des entiers relatifs.

Preuve :
Si a divise b, on peut écrire b = a ´ k avec k  ℤ .
Si a divise c, on peut écrire c = a ´ k' avec k'  ℤ .
Alors pour tous les entiers relatifs u et v, on peut écrire :
bu + cv = aku + ak'v = a (ku + k'v).
Comme ku + k'v est un élément de ZZ , on en déduit que a divise bu + cv.

- En prenant u = 1 et v = 1, on obtient que a divise b + c.


- En prenant u = 1 et v = -1, on obtient que a divise b - c.

Propriétés :

Soit a, b, c des entiers relatifs.

 1, -1, a, -a sont des diviseurs de a.

 Si a divise b alors -a divise b , a divise -b et -a divise -b.

 Si a divise b et si b divise a , alors a = b ou a = -b. (c'est-à-dire que | a | = | b | )

 Si a divise b et si b divise c, alors a divise c.

 Si a divise b alors pour tout entier relatif c, ac divise bc.

3 ) DIVISION EUCLIDIENNE

Propriété d’Archimède :

Soit b un entier naturel non nul.


Pour tout entier naturel a, il existe un entier naturel n tel que a < nb .

Preuve :
b étant un entier naturel non nul, on a b ³ 1, donc (a + 1)b ³ a + 1 > a.
Il suffit donc de prendre n = a + 1 pour que nb soit strictement supérieur à a .
Il existe donc un entier naturel n tel que a < nb

Remarque :
Cela revient à dire que l'ensemble des multiples de b (b  0) n'est pas majoré par a, et ceci pour tout a  ℕ .
On en déduit que l'ensemble des multiples de b (b  0) n'est pas majoré.

Exemple :
b = 3 ; a = 52 pour n ³ 18 , on a < nb.
43 5
Rappel : Technique de la division d’entiers naturels On a 3 < 5.
On peut écrire 43 = 8 ´ 5 + 3. 3 8 Le reste doit toujours être strictement
43 s'appelle le dividende, 5 le diviseur, 8 le quotient et 3 le reste. inférieur au diviseur.

Remarque :
Les multiples de 5 sont 0, 5, 10, 15, 20, 25, 30, 35, 40, 45 et on choisit 40 = 8 ´ 5 car 45 > 43.
Pour chercher le quotient d'une division, on cherche en pratique les multiples du diviseur et on choisit celui qui précède immédiatement le multiple
supérieur au dividende.
Division euclidienne dans ℕ :
Soit a un entier naturel et b un entier naturel non nul.

Il existe un unique couple (q ; r) d'entiers naturels tel que : a = bq + r et r < b.

a est le dividende, b le diviseur, q le quotient et r le reste.


On dit que le couple unique (q ; r) est le résultat de la division euclidienne de a par b.

Divisibilité et congruences - cours élève - auteur : Pierre Lux- 2 / 5 -

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Preuve :
Soit a un entier naturel et b un entier naturel non nul.
 Existence du couple (q ; r)
Considérons l'ensemble E des entiers naturels n tels que a < bn . E = {n  IN / a < bn }.
Puisque b est non nul, on sait d'après la propriété d'Archimède que l'ensemble E est non vide.
E est donc une partie non vide de IN, E a donc un plus petit élément.
Ce plus petit élément p n'est pas nul, car 0 n'appartient pas à E.
On a donc p ³ 1. Posons q = p - 1 . Alors q  IN .
D'autre part q  E. (le plus petit élément de E est p et q < p)
Puisque q  E, on a bq £ a et comme p  E, on a aussi a < bp c'est-à-dire a < b (q + 1).
On a donc trouvé un entier naturel q tel que bq £ a < b(q + 1).
Posons r = a - bq . On a r  IN et a = bq + r.
D’autre part : bq £ a < b(q + 1)  bq £ a < bq + b  0 £ a - bq < b  0 £ r < b .
Il existe donc un couple (q ; r) d'entiers naturels tel que a = bq + r et r < b.

 Unicité du couple (q ; r)
Supposons qu'il existe un deuxième couple (q' ; r') vérifiant les mêmes conditions.
On a alors : bq + r = bq' + r'  b(q - q') = r' - r .
Or, on a : 0 £ r < b  -b < -r £ 0
Et 0 £ r' < b
On en déduit que : -b < r' - r < b  |r' - r| < b
Par ailleurs on a vu que r' - r = b(q - q'), donc r' - r est un multiple de b .
Si r' - r était non nul, alors on aurait |r' - r| ³ | b | c'est-à-dire |r' - r| ³ b ce qui est en contradiction avec l'inégalité démontrée précédemment.
On a donc nécessairement r' - r = 0 et par conséquent b(q' - q) = 0, donc q' - q = 0
On obtient alors r' = r et q' = q.
Le couple (q ; r) est donc unique.

Remarques :

 Si r = 0, alors a est divisible par b.

 Le reste d'une division euclidienne par 2 est soit 0 soit 1.

 Tout nombre pair s'écrit sous la forme 2k avec k  ℤ .

 Tout nombre impair s'écrit sous la forme 2k + 1 avec k  ℤ .

Exemple :
Division euclidienne de 31 par 7 : 31 = 7 ´ 4 + 3

Remarque : Division euclidienne de 1715 par 71 avec une calculatrice ou un tableur.

La plupart des calculatrices permettent d’obtenir directement le quotient et le reste d’une division euclidienne.

 Avec une TI nspire:

 Avec un tableur :
Le quotient est obtenu par ENT() (partie entière)
Le reste est obtenu par MOD( ; )

Division euclidienne d’un entier relatif :


Soit a un entier relatif et b un entier naturel non nul.
Il existe un unique couple (q ; r) , q  ℤ et r  IN tel que : a = bq + r et r < b
a est le dividende, b le diviseur, q le quotient et r le reste.
On dit que le couple unique (q ; r) est le résultat de la division euclidienne de a par b.

Divisibilité et congruences - cours élève - auteur : Pierre Lux- 3 / 5 -

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Preuve :
Soit a un entier relatif et b un entier naturel non nul.
Si a est un entier positif ou nul, la propriété a déjà été justifiée.
Considérons un entier a négatif.
 Existence du couple (q ; r)
a étant négatif, on considère son opposé -a qui est un entier naturel.
D'après le résultat démontré sur les entiers naturels,
il existe un unique couple (q ; r) , q  IN et r  IN tel que : - a = bq + r et r < b
Donc a = -bq - r = b(-q) - r .
- Si r = 0, alors -r = 0 donc -r  IN , et le couple (-q ; -r) répond à la question
- Si r  0 , le couple (-q ; -r) ne répond pas à la question car -r  IN.
On peut alors écrire a = b(-q - 1) + b - r
On pose q' = -q - 1 et r' = b - r
q'  ℤ ; vérifions que r'  IN.
b et r étant des entiers, b - r est un entier, donc b - r  ℤ .
De plus r  0 et 0 £ r < b , donc :
0 < r < b Þ -b < -r < 0 Þ b - b < b - r < b Þ 0 < b - r < b
On a donc b - r  et b - r < b . Le couple (-q-1 ; b - r) répond donc à la question.

 Unicité du couple (q ; r)
L'unicité du couple se démontre exactement de le même façon que pour une division euclidienne dans IN.

Exemple :
La division euclidienne de -514 par 35 s'écrit : -514 = 35 ´ (-15) + 11

Remarque :
Dans le cas d'entiers négatifs, les fonctions des calculatrices ne donnent pas toujours
les résultats attendus, elles peuvent donner un reste négatif.
Il faudra donc faire preuve de vigilance dans leur utilisation et savoir rétablir
le résultat correct.

4 ) CONGRUENCES

Définition
Soit p un entier naturel et a et b deux entiers relatifs. On note : a ≡ b [ p ] ou
On dit que a est congru à b modulo p, si a et b ont le même reste dans la division euclidienne par p. a ≡ b (modulo p) ou a ≡ b ( p )

Remarques :
 a ≡ b [ p]  b ≡ a [ p]

 a ≡ 0 [ p] si et seulement si a est divisible par p

 Si a ≡ r [ b ] et si 0 £ r < b, alors r est le reste de la division euclidienne de a par b


Propriétés

 a ≡ b [ p]  b - a est multiple de p

 Si a ≡ b [ p ] et si b ≡ c [ p ] alors a ≡ c [ p ]

 Si a ≡ b [ p ] et si a' ≡ b' [ p ]
*
alors a + a' ≡ b + b' [ p ] ; a - a' ≡ b - b' [ p ] ; aa' ≡ bb' [ p ] ; an ≡ bn [ p ] n  IN

 Si a ≡ b [ p ] alors pour tout c  ZZ a + c ≡ b + c [ p] ; a - c ≡ b - c [ p] ; ac ≡ bc [ p ]

Preuve :

 Supposons que a ≡ b [ p ] alors a et b ont le même reste r dans la division euclidienne par p.
On peut donc écrire a = p ´ k + r et b = p ´ k' + r avec k  ℤ , k'  ℤ , r  IN et 0 £ r < p
Donc b - a = p ´ k' + r - (p ´ k + r) = p ´ k' - p ´ k = p(k' - k)
k' - k étant un entier relatif , on en déduit que b - a est multiple de p.
Réciproquement, Supposons que b - a est multiple de p, on peut écrire b - a = k ´ p avec k  ℤ
Notons q et r le quotient et le reste de la division euclidienne de b par p. On a donc :
b = p ´ q + r  b - a = p ´ q + r - a  k ´ p = p ´ q + r - a  a = p ´ q + r - kp  a = p(q - k) + r
q - k est un entier relatif et r un entier naturel tel que 0 £ r < p (puisque r est le reste de la division euclidienne de b par p)
On en déduit que r est le reste de la division euclidienne de a par p.
Donc a et b ont le même reste dans la division euclidienne par p et par conséquent a ≡ b [ p ]
Divisibilité et congruences - cours élève - auteur : Pierre Lux- 4 / 5 -

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 Si a ≡ b [ p ] , alors a et b ont le même reste dans la division euclidienne par p.
Si b ≡ c [ p ] , alors b et c ont le même reste dans la division euclidienne par p.
On en déduit que a et c ont le même reste dans la division euclidienne par p et par conséquent a ≡ c [ p ]

 Si a ≡ b [ p ] et si a' ≡ b' [ p ] , alors b - a est un multiple de p et b' - a' est un multiple de p.


On en déduit, d'après les propriétés des multiples que :
(b - a) + (b' - a') et (b - a) - (b' - a') sont des multiples de p
C'est-à-dire (b + b') - (a + a') et (b - b') - (a - a') sont des multiples de p
Donc a + a' ≡ b + b' [ p ] et a - a' ≡ b - b' [ p ]

 Puisque b - a est un multiple de p , a'(b - a) est un multiple de p.


Puisque b' - a' est un multiple de p , b(b' - a') est un multiple de p.
On en déduit que a'(b - a) + b(b' - a') est un multiple de p.
C'est-à-dire a'b - a'a + bb' - ba' est un multiple de p.
On a alors bb' - aa' est un multiple de p , c'est-à-dire aa' ≡ bb' [ p ]

 Soit la proposition P(n) : « an ≡ bn [ p ] », pour n  IN*

Initialistion :
Pour n = 1, on a a1 = a et b1 = b et on sait que a ≡ b [ p ] donc P(1) est vraie
Hérédité :
Supposons P(n) vraie pour un entier n ³ 1 fixé, c’est à dire an ≡ bn [ p ] (HR)
Montrons que P ( n+1 ) est vraie, c’est à dire an+1 ≡ bn+1 [ p ]

D’après (HR), on a an ≡ bn [ p ] . Par ailleurs a ≡ b [ p ] . On en déduit que ( d’après la propriété précédente ) :


an ´ a ≡ bn ´ b [ p ]  an+1 ≡ bn+1 [ p ]
La proposition P ( n+1 ) est donc vraie.
Conclusion :
Donc an ≡ bn [ p ] pour tout n  IN*

 Si a ≡ b [ p ] alors b - a est un multiple de p.


Or, on peut écrire b - a = (b + c) - (a + c)
Donc (b + c) - (a + c) est un multiple de p.
On en déduit que a + c ≡ b + c [ p ] pour tout c  ℤ

 De même on peut écrire b - a = (b - c) - (a - c).


Donc a - c ≡ b - c [ p ] pour tout c  ℤ
D'autre part, puisque b - a est un multiple de p , pour tout c  ℤ , c(b - a) est un multiple de p,
c'est-à-dire que bc - ac est un multiple de p donc ac ≡ bc [ p ]

Remarque :
La relation de congruence est compatible avec l'addition, la soustraction et la multiplication.

Attention :

La relation de congruence n'est pas compatible avec la division ni avec la racine carrée.

Par exemple 44 ≡ 8 [6] , mais on ne peut pas diviser par 4 pour affirmer que 11 est congru à 2 modulo 6.

ou encore 4 ≡ 16 [12] , mais on ne peut pas prendre la racine carrée pour affirmer que 2 est congru à 4 modulo 12

On ne pourra en aucun cas simplifier dans une congruence comme on simplifie dans une égalité:

Une congruence du type 2x ≡ 2y [ p ] ne pourra pas être simplifiée par 2

Divisibilité et congruences - cours élève - auteur : Pierre Lux- 5 / 5 -

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- DIVISIBILITÉ ET CONGRUENCES - MATH EXP chapitre 6 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]

Entiers et entiers naturels : L'ensemble {0 ; 1 ; 2 ;…} est appelé ensemble des entiers naturels . Il est noté IN.
IN  ℤ L'ensemble {… ;−3 ;−2 ;−1 ; 0 ;1 ; 2 ; 3 ;… } est appelé ensemble des entiers
relatifs ( ou entiers) . Il est noté ℤ .
Une partie non vide de ℤ
Toute partie non vide de IN a un plus petit élément. n'a pas nécessairement de
Propriétés : plus petit élément.
 La somme et le produit de deux entiers naturels sont des entiers naturels.
 La somme et le produit de deux entiers relatifs sont des entiers relatifs.

Divisibilité : Soit a et b deux entiers relatifs .


Pour indiquer que a divise b, S'il existe un entier relatif k tel que b = k ´ a , on dit que b est un multiple de a ou que a est un diviseur de b .
on note a | b. On dit aussi que b est divisible par a et que a divise b . ( on ne dit jamais que b multiplie a )

 Si a divise b et si b  0, alors | a | £ | b |. On peut traduire ces propriétés en termes


 Tout entier relatif b  0 a un nombre fini de diviseurs. de multiples . Par exemple : Si b est un multiple
Propriétés : de a, alors bc est un multiple de a.
 Si a divise b, alors a divise bc.
 Si a divise b et si a divise c alors a divise toute combinaisons linéaires bu + cv (donc b+c et b-c) où u et v
sont des entiers relatifs.
Soit a,b et c trois entiers
 1, -1, a, -a sont des diviseurs de a.
relatifs
 Si a divise b alors -a divise b , a divise -b et -a divise -b.
 Si a divise b et si b divise a , alors a = b ou a = -b. (c'est-à-dire que | a | = | b | )
 Si a divise b et si b divise c, alors a divise c.
 Si a divise b alors pour tout entier relatif c, ac divise bc.

Division euclidienne d’un Soit a un entier naturel et b un entier naturel non nul.
entier naturel: Il existe un unique couple (q ; r) d'entiers naturels tel que : a = bq + r et r < b.
a est le dividende, b le diviseur, q le quotient et r le reste.
On dit que le couple unique (q ; r) est le résultat de la division euclidienne de a par b.

 Si r = 0, alors a est divisible par b.


 Le reste d'une division euclidienne par 2 est soit 0 soit 1.
Remarque :
 Tout nombre pair s'écrit sous la forme 2k avec k  ℤ .
 Tout nombre impair s'écrit sous la forme 2k + 1 avec k  ℤ .
Avec une TI-nspire:

Division euclidienne d’un Soit a un entier relatif et b un entier naturel non nul.
entier : Il existe un unique couple (q ; r) , q  ℤ et r  IN tel que : a = bq + r et r<b

Attention :
Dans le cas d'entiers négatifs, les fonctions des calculatrices ne donnent
pas toujours les résultats attendus, elles peuvent donner un reste négatif.
Il faudra donc faire preuve de vigilance dans leur utilisation et savoir rétablir le résultat correct.

Congruence : Soit p un entier naturel et a et b deux entiers relatifs.


On note : a ≡ b [ p ] On dit que a est congru à b modulo p, si a et b ont le même reste dans la division euclidienne par p.
ou a ≡ b (modulo p)
ou a ≡ b ( p )
 a ≡ b [ p]  b ≡ a [ p]
Remarque :  a ≡ 0 [ p ] si et seulement si a est divisible par p
 Si a ≡ r [ b ] et si 0 £ r < b, alors r est le reste de la division euclidienne de a par b

 a ≡ b [ p ]  b - a est multiple de p
Propriétés :  Si a ≡ b [ p ] et si b ≡ c [ p ] alors a ≡ c [ p ]
La relation de congruence est  Si a ≡ b [ p ] et si a' ≡ b' [ p ] alors
compatible avec l'addition, la *
soustraction et la a + a' ≡ b + b' [ p ] ; a - a' ≡ b - b' [ p ] ; aa' ≡ bb' [ p ] ; an ≡ bn [ p ] n  IN
multiplication. 
Si a ≡ b [ p ] alors pour tout c  ZZ a + c ≡ b + c [ p] ; a - c ≡ b - c [ p] ; ac ≡ bc [ p ]

Attention :

La relation de congruence n'est pas compatible avec la division ni avec la racine carrée.
Par exemple 44 ≡ 8 [6] , mais on ne peut pas diviser par 4 pour affirmer que 11 est congru à 2 modulo 6.
ou encore 4 ≡ 16 [12] , mais on ne peut pas prendre la racine carrée pour affirmer que 2 est congru à 4 modulo 12
On ne pourra en aucun cas simplifier dans une congruence comme on simplifie dans une égalité:

Une congruence du type 2x ≡ 2y [ p ] ne pourra pas être simplifiée par 2


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6 : Divisibilité et congruences : exercices - page 1 corrections : [Link]

Divisibilité Ex 6-3 : Somme de nombres impairs consécutifs

Ex 6-1 : Trouver des multiples Montrer que la somme de deux entiers impairs consécutifs est un multiple
de 4.
1 ) Déterminer le nombre de multiples de 19 compris entre 1000 et 3000.

Ex 6-4 : Multiple de 3

Soit a et b deux entiers tels que a est un multiple de 9 et b est un


2 ) Déterminer le nombre de multiples de 47 compris entre -2000 et 1000.
multiple de 15.

Montrer que a+b est un multiple de 3.

Ex 6-5 :
Ex 6-2 : Sommes de nombres pairs et impairs Soit a et b deux entiers.
1 ) Montrer que la somme d’un nombre pair et d’un nombre impair est un 1 ) Montrer que si a est un diviseur de a+b , alors a est un diviseur de b .
nombre impair.

2 2
2 ) Montrer que si a est un diviseur de b , alors a est un diviseur de b .
2 ) Montrer que la somme de deux nombres pairs est un nombre pair.

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6 : Divisibilité et congruences : exercices - page 2 corrections : [Link]

Ex 6-6 : Ex 6-9 :

Existe-t-il un entier naturel multiple de 14 et diviseur de 100 ? Soit un entier naturel n . Montrer que si un entier a divise 15n +2 et
10n+7 , alors a divise 17.

Ex 6-7 : Ex 6-10 : Vrai ou faux


2
Montrer que si 13 est un diviseur de a , alors 13 est un diviseur de a . Justifier ou donner un contre-exemple.
2
1 ) Si un entier a divise un entier b et un entier c , alors a divise bc .

Ex 6-8 :

Déterminer les entiers relatifs n tels que 2 n−5 divise n+3


2 ) Si le carré d’ un entier a divise un entier b , alors a divise √b .

3 ) Si un entier m , divise un entier a , il existe alors un entier n tel que


a=m×n . Ainsi, un entier naturel a a toujours un nombre pair de
diviseurs positifs.

Ex 6-11 : aaaaaa

On note aaaaaa le nombre formé de 6 chiffres a .

1 ) Montrer que pour tout chiffre a , aaaa est divisible par 101.

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6 : Divisibilité et congruences : exercices - page 3 corrections : [Link]

2 ) Montrer que pour tout chiffre a et b , aaabbb est divisible par 37. Divisibilité et équation dans les entiers

Ex 6-13 :

Résoudre dans ℤ2 l’équation x2 = y2 +17 (E).

Ex 6-12 : Montrer une divisibilité en utilisant la récurrence

Montrer que pour tout entier naturel n , 10n −(−1 )n est un multiple de 11.

Ex 6-14 :

Résoudre dans ℤ2 l’équation 3 xy− y 2=25

Ex 6-15 :

Résoudre dans ℤ2 l’équation 3 x+24 y=17

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6 : Divisibilité et congruences : exercices - page 4 corrections : [Link]

Division euclidienne 2 ) a 2 par 11

Ex 6-16 :

1 ) Effectuer la division euclidienne de a=1257 par b=13 .

2 ) En déduire la division euclidienne de 1257 par 32. Ex 6-21 :

Trouver une division euclidienne dont le quotient est 100, le reste 13 et où


le dividende est inférieur à 900.

3 ) En déduire la division euclidienne de −1257 par 96

Ex 6-17 : QCM

Cocher la (ou les) bonne(s) réponse(s)


Le reste de la division d’un entier par 4 peut être :

a)5 b)1 c ) -2 d ) 2,5 e)4


Ex 6-22 : Division euclidienne de a(n) par b(n)

Ex 6-18 : Soit un entier naturel n .


Déterminer suivant les valeurs de n , le reste de la division euclidienne
*
1 ) Soit a=4 k +5 ( k ∈ℕ ). de 9 n+17 par 2 n+3 .
Quel est le reste de la division euclidienne de a par 4 ?

2 ) On sait que le reste de la division euclidienne d'un entier naturel b par


5 est 3 . Comment peut-on écrire b ?

Ex 6-19 :
Ex 6-23 : Partitionnement des entiers naturels
Trouver un entier naturel qui, divisé par 13, donne pour reste 9, et divisé
par 15, donne le même quotient et pour reste 1. 1 ) Quelles sont les valeurs possibles du reste de la division euclidienne
d’un entier naturel par 3 ?

2 ) Justifier que tout entier a peut s’écrire sous l’une des formes
suivantes : 3k , 3k +1 ou 3k +2 ( où k ∈ℕ )

Ex 6-20 :

Soit a et b deux entiers naturels.


Dans la division euclidienne de a par 11, le reste est 8.
Dans la division euclidienne de b par 11, le reste est 3.
Donner le reste de la division euclidienne de :
3 ) Montrer que tout entier peut s’écrire sous l’un des formes suivantes :
1 ) a+b par 11 4 k , 4 k +1 , 4 k +2 ou 4 k +3 ( où k ∈ℕ )

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6 : Divisibilité et congruences : exercices - page 5 corrections : [Link]

4 ) Montrer que le produit de 4 entiers consécutifs est divisible par 4. Ex 6-27 : Calculer un reste avec des congruences

Montrer sans calcul, ni calculatrice que :

1 ) 1751−3 51≡0 [14 ]

*
5 ) Que peut-on dire du produit de n ( n∈ℕ )entiers consécutifs ?
2 ) 1330−930 ≡0 [ 11 ]

Congruences

Ex 6-24 : Simplifier des congruences

Pour chaque valeur de a , trouver un entier b tel que :


Ex 6-28 : Calculer un reste avec des congruences
b≡a [ 5 ] et −2⩽b⩽2
Soit a et b deux entiers tels que a≡3 [ 5 ] et b≡4 [ 5 ]
1 ) a=11 Déterminer le reste de la division euclidienne de 11 a 2 +3 b2 par 5.

2 ) a=29

3 ) a=−12

4 ) a=−105

Ex 6-25 : Produit nul et congruence

Soit a , b et n trois entiers naturels tels que a≡b [ n ] . Ex 6-29 : Calculer un reste avec des congruences

1 ) Montrer que si a ≡0 [ n ] , alors a×b≡0 [ n ] 1 ) Déterminer le reste de la division euclidienne de 20172431 par 5.

2 ) Montrer que 4×9≡0 [ 6 ]

3 ) Peut-on dire que si a×b≡0 [ n ] , alors a ≡0 [ n ] ou b≡0 [ n ] ?

Ex 6-26 : Calculer un reste avec des congruences

Déterminer le reste dans la division euclidienne par 7 de :

1 ) 841120 ×9935
2 ) Déterminer le reste de la division euclidienne de 21102011 par 7.

2 ) 10085 −44 85

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6 : Divisibilité et congruences : exercices - page 6 corrections : [Link]

Ex 6-30 : Utiliser un tableau de congruences 4 ) 5 x≡5 [10 ]

En complétant le tableau ci-dessous, déterminer les différents restes


possibles de la division euclidienne de x4 par 5.

x[5] -2 -1 0 1 2
2
x [ 5] 5 ) 5 x+24≡55 [ 7 ]
x [5]
4

Ex 6-31 : Résoudre dans ℤ une équation module n

Résoudre dans ℤ :

1) {0x≡4 [7 ]
<x<30

6 ) 9 x−24≡6 x −46 [ 17 ]

2 ) 7 x≡3 [ 11]

Ex 6-32 : Résoudre une équation avec les congruences

On considère dans ℤ 2 : 3 x2 −5 y 2 =16 (E)

1 ) Montrer que si un couple ( x , y ) ∈ℤ 2 est solution de l’équation (E),


alors 3 x2 ≡1 [ 5 ] .

3 ) 5 x≡3 [10 ]

2 ) Déterminer les restes de la division de 3 x2 par 5 et conclure.

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6 : Divisibilité et congruences : exercices - page 7 corrections : [Link]

Ex 6-33 : Ex 6-36 :

Montrer que pour tout entier n⩾1 , le nombre N=3×5 2 n−1 +2 3n− 2 est un Montrer que N=n ( 2 n+1 ) ( 7 n+1 ) est divisible par 6 pour tout entier
multiple de 17 naturel n≠0 .

Ex 6-34:
Ex 6-37 : Baccalauréat S nouvelle Calédonie mars 2016 – ex 4
Soit n ∈ℤ et N=n −3n +5
3
Congruences – cryptographie – suites

1 ) Déterminer les entiers n tels que N≡0 [ 7 ]

2 ) Déterminer les entiers n tels que N≡1 [ 7 ]

Ex 6-35 :

Déterminer suivant les valeurs de l’entier naturel n , le reste de la division


euclidienne de 2 n par 5.

En déduire le reste de la division euclidienne de 2 227505 par 5.

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6 : Divisibilité et congruences : exercices - page 8 corrections : [Link]

Ex 6-38 : Baccalauréat S Polynésie 14 juin 2017 – ex 4


Congruences – cryptographie

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6 : Divisibilité et congruences : exercices - page 9 corrections : [Link]

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PGCD – NOMBRES PREMIERS ENTRE EUX
1 ) PLUS GRAND COMMUN DIVISEUR : PGCD
A ) DÉFINITION - PROPRIÉTÉS

Propriété – Définition :
Soit a et b deux entiers naturels non nuls.
Un entier naturel qui divise a et qui divise b est appelé diviseur commun à a et b.
L'ensemble des diviseurs communs à a et à b possède un plus grand élément que l'on appelle le plus grand commun diviseur de a et b,
on le note PGCD(a ; b).
Preuve :

Soit a et b deux entiers naturels non nuls . Considérons l'ensemble D(a ; b), ensemble des diviseurs communs à a et b.
Le nombre 1 est un diviseur commun à a et b .
D(a ; b) est donc une partie non vide de IN.
De plus on sait que tout diviseur commun à a et b sera inférieur ou égal à a et à b.
Donc D(a ; b) est une partie finie de IN.
D(a ; b) a donc un plus grand élément que l'on peut obtenir en rangeant dans l'ordre croissant (ou décroissant) les éléments de D(a ; b).
C'est ce plus grand élément de D(a ; b) qui est noté PGCD(a ; b)
Exemples :

Dans IN l'ensemble des diviseurs de 15 est et l'ensemble des diviseurs de 12 est

L'ensemble des diviseurs communs à 12 et à 15 est donc

Remarque :

a étant un entier naturel, l'ensemble des diviseurs de a est égal à l'ensemble des diviseurs de -a.
On pourra étendre, si besoin est, la notion de PGCD à des nombres entiers relatifs.

On dira par exemple que

Propriétés :
Soit a et b deux entiers naturels non nuls.
● PGCD(a ; b) £ a ● Si b divise a, on a PGCD(a ; b) = b
● PGCD(a ; b) £ b ● PGCD (a ; 1) = 1
● PGCD(a ; b) = PGCD(b ; a) ● PGCD (a ; a) = a

Preuve :
● a étant un entier naturel, on sait que tous les diviseurs de a sont inférieurs ou égaux à a.
PGCD(a ; b) est un diviseur de a, donc PGCD(a ; b) £ a
● On montre de même que PGCD(a ; b) £ b

● Il est immédiat que les diviseurs communs à a et b, sont aussi les diviseurs communs à b et a . Donc PGCD(a ; b) = PGCD(b ; a )

● Si b divise a, alors b est un diviseur de a . Mais b est aussi un diviseur de b


Donc b est un diviseur commun à a et b.
PGCD(a ; b) étant le plus grand des diviseurs communs à a et b, on a donc PGCD(a ; b) ³ b .
Or on a vu précédemment que PGCD(a ; b) £ b
On en déduit : PGCD(a ; b) = b

● En prenant b = 1, et comme 1 divise a, on a PGCD(a ; 1) = 1 (résultat qui est par ailleurs évident)

● En prenant b = a, et comme a divise a, on a PGCD(a ; a) = a (résultat qui est par ailleurs évident)

Exemple :
6 est un diviseur de 18 donc
B ) ALGORITHME D’EUCLIDE
Propriété : Lemme d’Euclide
Soit a et b deux entiers naturels non nuls.
Soit q et r le quotient et le reste de la division euclidienne de a par b.
● Si r = 0, PGCD(a ; b) = b
● Si r ¹ 0, PGCD(a ; b) = PGCD(b ; r)
Preuve :
a et b sont deux entiers naturels non nuls . q et r sont le quotient et le reste de la division euclidienne de a par b.
On a alors a = b ´ q + r avec q Î IN , r Î IN et 0 £ r < b
● Si r = 0, alors a = b ´ q avec q Î IN , donc b divise a et par conséquent PGCD(a ; b) = b

PGCD – nombres premiers entre eux - cours élève - auteur : Pierre Lux - 1 / 6 -
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● Si r ¹ 0,
- Considérons d un diviseur commun à a et b . On peut écrire r = a - b ´ q
Comme d divise a et b, on en déduit que d divise r.
Donc d est un diviseur commun à b et r. On a donc D(a ; b) Ì D(b ; r)
- Considérons d un diviseur commun à b et r.
On sait que a = b ´ q + r
Comme d divise b et r, on en déduit que d divise a
Donc d est un diviseur commun à a et b. On a donc D(b ; r) Ì D(a ; b)
On a donc démontré que D(a ; b) = D(b ; r)
Le plus grand élément de D(a ; b) est donc aussi le plus grand élément de D(b ; r), c'est-à-dire PGCD(a ; b) = PGCD(b ; r)
Exemple :
Pour trouver le PGCD de 2414 et 804, on peut écrire la division euclidienne de 2414 par 804 :

On en déduit alors PGCD(2414 ; 804) =

Il est immédiat que


Propriété : Algorithme d’Euclide
Soit a et b deux entiers naturels non nuls.
On définit la suite rn d'entiers naturels de la façon suivante :
r0 = b ; r1 est le reste de la division euclidienne de a par b
Pour n ³ 1 : - si rn = 0 alors rn+1 = 0
- si rn ¹ 0 alors rn+1 est le reste de la division euclidienne de rn-1 par rn
Alors il existe un entier n0 tel que rn ¹ 0 et pour tout n > n0 , rn = 0
0
On a PGCD(a ; b) = rn
0
Preuve :
Soit a et b deux entiers naturels non nuls.
Supposons que pour tout entier n, on a rn ¹ 0
Alors pour tout entier n, rn+1 est le reste de la division euclidienne de rn-1 par rn
D'après l'encadrement du reste dans une division euclidienne on a rn+1 < rn
On a alors : r1 < r0 Þ r1 < b Þ r1 £ b - 1 et r2 < r1 Þ r2 £ r1 - 1 Þ r2 £ b - 2
On pourrait alors démontrer par récurrence que, pour tout n , rn £ b - n
On aurait alors rb+1 £ b - (b + 1) c'est-à-dire rb+1 £ -1 ce qui est absurde puisque rb+1 Î IN
Il existe donc un entier n tel que rn = 0
Considérons l'ensemble E des entiers n tels que rn = 0
Cet ensemble est une partie non vide de IN . Elle a donc un plus petit élément n1 .
On a donc rn = 0 et d'après la définition de la suite (rn) il est immédiat que rn = 0 pour tout n ³ n1
1
Posons n0 = n1 - 1
Puisque n1 est le plus petit élément de E, n0 Ï E donc rn ¹ 0
0
De plus si n > n0 on a n ³ n1 et par conséquent rn = 0 . On en déduit que rn = 0 pour tout n tel que n > n0
On a vu que lorsque r est le reste non nul de la division euclidienne de a par b, on a PGCD(a ; b) = PGCD(b ; r)
En utilisant cette propriété avec les éléments de la suite (rn) pour n £ n0 on peut écrire :

PGCD(a ; b) = PGCD(a ; r0) = PGCD(r0 ; r1) = PGCD(r1 ; r2) = ... = PGCD(rn ;r )


0-1 n0
Comme de plus rn = r = 0 , cela signifie que rn est divisible par rn et donc PGCD(rn ; r ) = rn
0+1 n1 0-1 0 0-1 n0 0
On a alors obtenu PGCD(a ; b) = rn
0
Remarque :
En effectuant ainsi des divisions euclidiennes successives : de a par b, puis du diviseur par le reste, … le premier reste non nul est le PGCD de a et
de b. C'est l'algorithme d'Euclide . Suivant les nombres a et b, le nombre d'itérations à effectuer peut être plus ou moins grand.
Sachant que PGCD(a ; b) = PGCD(b ; a) on aura toujours intérêt à prendre b £ a
Exemple :
Pour déterminer le PGCD de 410258 et de 126 écrivons les Pour déterminer le PGCD de 15648 et de 657 écrivons les
divisions euclidiennes successives : divisions euclidiennes successives :

PGCD – nombres premiers entre eux - cours élève - auteur : Pierre Lux - 2 / 6 -
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C ) CONSÉQUENCES DE L’ALGORITHME D’EUCLIDE

Propriété :
Soit a et b deux entiers naturels non nuls.
L'ensemble des diviseurs communs à a et à b est l'ensemble des diviseurs de leur PGCD.
Preuve :

a et b sont deux entiers naturels non nuls . On note D = PGCD(a ; b)


● Soit d un diviseur de D.
d divise D et D divise a, donc d divise a
d divise D et D divise b, donc d divise b.
Donc d est un diviseur commun à a et b.
On en déduit que tout diviseur du PGCD est un diviseur commun à a et b.

● Soit d un diviseur commun à a et b. (on peut supposer que b £ a)


- Si b divise a, alors PGCD(a ; b) = b, donc D = b, donc d divise D
- Si b ne divise pas a.
Écrivons la division euclidienne de a par b, a = b ´ q + r avec 0 < r < b
On a D = PGCD(a ; b) = PGCD(b ; r)
- Si r divise b, alors D = PGCD(b ; r) = r,
D'autre part puisque d divise a et b, alors d divise r = a - b ´ q, donc d divise D

- Si r ne divise pas b, on peut alors recommencer l'opération.


Or, d'après l'algorithme d'Euclide, on obtiendra D = PGCD(rn-1 ; rn)
avec rn le dernier reste non nul, c'est-à-dire avec rn diviseur de rn-1 . Donc D = rn
A chaque étape on pourra écrire que d divise ri et par conséquent d divise rn .
On aura donc démontré que d divise D.

On en déduit que tout diviseur commun à a et b est un diviseur de leur PGCD.

L'ensemble des diviseurs communs à a et à b est l'ensemble des diviseurs de leur PGCD.

Propriété : Homogénéité
Soit a , b et k trois entiers naturels non nuls.
PGCD( ka ; kb) = k PGCD(a ; b)
Preuve :

Si a = b q + r avec 0 £ r < b, alors ka = k b q + kr avec 0 £ kr < kb ( car k Î ℕ )


Donc kr est le reste de la division de ka par kb d’après l’unicité de l’écriture.
En utilisant les notations de l’algorithme d’Euclide et multipliant chaque membres des égalités par k, on obtient :

PGCD( ka ; kb) = PGCD( kb ; kr0)= … = k rn = k PGCD(a ; b)

2 ) NOMBRES PREMIERS ENTRE EUX

Exemple :
1223
On voudrait savoir s'il est possible de simplifier la fraction .
717
Pour cela on peut déterminer le PGCD de 1223 et 717. On trouve PGCD(1223 ; 717) = 1.
Par conséquent les nombres 1223 et 717 n'ont pas de diviseur commun autre que 1 (et -1).
On dit que ces deux nombres sont premiers entre eux.
La fraction ne peut pas être simplifiée. On dit que c'est une fraction irréductible.

Définition :
Soit a et b deux entiers relatifs non nuls.
On dit que a et b sont premiers entre eux si leur PGCD est égal à 1.

Remarques :
● Deux nombres sont donc premiers entre eux s'ils n'ont d'autres diviseurs communs que

● On dit aussi que a est premier avec b, ou que b est premier avec a.

● On dit aussi parfois que a et b sont étrangers.

Rappel :
On dit qu'un entier naturel non nul p est premier si ses seuls diviseurs dans IN sont 1 et p.

PGCD – nombres premiers entre eux - cours élève - auteur : Pierre Lux - 3 / 6 -
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Propriété :
Soit a un entier relatif non nul.
Si p est un nombre premier qui ne divise pas a, alors PGCD(a ; p) = 1, c'est-à-dire que a et p sont premiers entre eux.
(Si p est un nombre premier, p est premier avec tout entier qui n'est pas un de ses multiples)
Preuve :

p est un nombre premier, donc dans IN l'ensemble des diviseurs de p est {1 ; p} .

Puisque p ne divise pas a, p n'appartient pas à l'ensemble des diviseurs de a.

Donc dans IN, le seul diviseur commun à p et a est 1 et PGCD(a ; p) = 1 .

Exemple :
18866
Démontrons que la fraction est irréductible.
13
La division euclidienne de 12866 par 13 peut s'écrire 12866 = 989 ´ 13 + 9 . Donc 12866 n'est pas divisible par 13.

Comme 13 est un nombre premier, on en déduit que 12866 et 13 sont premiers entre eux, c'est-à-dire que la fraction est irréductible.

Propriété :
Soit a et b des entiers relatifs non nuls.
a b
Si D = PGCD(a ; b), alors et sont des entiers relatifs non nuls premiers entre eux.
D D
( il existe a' et b' deux entiers relatifs non nuls premiers entre eux tels que a = Da' et b = Db' )
Preuve :
D = PGCD(a ; b) alors D divise a et D divise b.
On en déduit qu’il existe a' et b' deux entiers relatifs non nuls tels que a = Da' et b = Db' .
a b
Donc et sont des entiers relatifs non nuls.
D D
a b a b * *
Soit d Î IN un diviseur commun à et , alors = da" et = db" avec a" Î ℤ et b" Î ℤ .
D D D D
Ainsi a = dDa" et b = dDb" ,
Donc dD est un diviseur commun à a et b.
a b
Comme D est le PGCD de a et b, on en déduit que d = 1 et que et sont premiers entre eux.
D D

3 ) THÉORÈME DE BÉZOUT
Théorème de Bézout :
Soit a et b deux entiers relatifs non nuls.

a et b sont premiers entre eux si, et seulement si, il existe deux entiers relatifs u et v tels que au + bv = 1.
Preuve :

● Supposons qu'il existe deux entiers relatifs u et v tels que au + bv = 1.

Soit D le PGCD de a et b, alors D divise a et D divise b, donc D divise au + bv . Donc D divise 1. Donc D = 1.
On en déduit alors que a et b sont premiers entre eux.
● Supposons que a et b sont premiers entre eux.
Considérons l'ensemble E des entiers naturels non nuls de la forme au + bv avec u Î ℤ et v Î ℤ .
E n'est pas vide (E contient a ou -a, E contient b ou -b, E contient 2a + 3b ou -2a - 3b ...), donc E a un plus petit élément m.
On peut écrire m = au1 + bv1 avec u1 Î ℤ et v1 Î ℤ .
Écrivons la division euclidienne de a par m : a = mq + r avec r Î IN et 0 £ r < m .
On a alors : a = (au1 + bv1) q + r Þ r = a - (au1 + bv1)q Þ r = a (1 - u1 q) + b (-v1 q)
Donc r est un entier naturel de la forme au + bv avec u Î ℤ et v Î ℤ et d'autre part r < m.
Comme m est le plus petit élément de E, on en déduit que r = 0, c'est-à-dire que a est divisible par m.

De même on démontrerait que b est divisible par m.


Donc m est un diviseur commun à a et b.
Comme a et b sont premiers entre eux, on en déduit que m = 1.
On a donc 1 = au1 + bv1 avec u1 Î ℤ et v1 Î ℤ .

Remarque : Le théorème de Bézout est particulièrement intéressant pour travailler sur des expressions littérales ou sur des grands nombres.

Exemple :
En utilisant l'algorithme d'Euclide démontrons que 383 et 127 sont premiers entre eux et déterminons des entiers relatifs u et v tels que 383u + 127v = 1
PGCD – nombres premiers entre eux - cours élève - auteur : Pierre Lux - 4 / 6 -
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Pour déterminer u et v, l'idée est d'exprimer le 1 qui apparaît comme reste
de la dernière division en fonction des nombres 383 et 127.
On peut écrire 383 = 127 ´ 3 + 2 (1) D'après l'égalité (1), on peut écrire

et 127 = 2 ´ 63 + 1 (2) D'après l'égalité (2), on peut écrire


En remplaçant 2 par 383 - 127 ´ 3 dans l'égalité (3), on obtient :

Donc PGCD(383 ; 127) = 1 c'est-à-dire que 383 et 127 sont premiers


entre eux.

On peut donc prendre u = -63 et v = 190.


Le couple (u ; v) d'entiers relatifs n'est pas unique, on peut vérifier que les couples (64 ; -293) et (-317 ; 956) répondent aussi à la question.

Propriété :
Soit a , b des entiers relatifs non nuls et D un entier naturel non nul . Les propositions si-dessous sont équivalentes :
● D = PGCD(a ; b)

a b
● et sont des entiers relatifs non nuls premiers entre eux.
D D

● a = Da' et b = Db' a' et b' étant deux entiers relatifs non nuls premiers entre eux.

Preuve :

Soit a , b des entiers relatifs non nuls et D un entier naturel non nul.

a b
● On a déjà vu que si D = PGCD(a ; b), alors et sont des entiers relatifs non nuls premiers entre eux.
D D

a b
● Supposons que et sont des entiers relatifs non nuls premiers entre eux.
D D
a b
Puisque et sont des entiers, D divise a et D divise b .
D D
Soit g = PGCD(a ; b).
D divise a et b, donc D divise g et donc D £ g.
a b a b
D'autre part et sont premiers entre eux, donc il existe des entiers relatifs u et v tels que u+ v = 1 , c'est-à-dire D = au + bv .
D D D D
Mais g étant le PGCD de a et de b, g divise a et b , donc g divise au + bv donc g divise D, donc g £ D.
On a donc finalement g = D , c'est-à-dire D = PGCD(a ; b)

On a donc démontré l’équivalence des deux premières propositions.


● L’équivalence des deux dernières propositions est immédiate.

Théorème de Bézout généralisé : Caractérisation du PGCD


Soit a , b des entiers relatifs non nuls et D un entier naturel non nul .
D = PGCD(a ; b) si et seulement si D divise a et b et s’il existe deux entiers relatifs u et v tels que au + bv = D.

Preuve : exigible

● Si D = PGCD(a ; b), alors D divise bien sûr a et b .


Il existe a' et b' deux entiers relatifs non nuls premiers entre eux tels que a = Da' et b = Db' .
D’après le théorème de Bézout, il existe deux entiers relatifs u et v tels que a’u + b’v = 1.
On a alors : Da’u + Db’v = D ⇒ au + bv = D

● Réciproquement on suppose que D divise a et b et qu’il existe deux entiers relatifs u et v tels que au + bv = D.
Soit D’ un autre diviseur commun à a et b , alors D’ divise au + bv et donc D.
On en déduit que D = PGCD(a ; b)

Remarque :

PGCD – nombres premiers entre eux - cours élève - auteur : Pierre Lux - 5 / 6 -
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La condition D divise a et b est importante . Par exemple 7=4×1+3×1 , mais 7 n’est pas le PGCD de 4 et 3

4 ) THÉORÈME DE GAUSS
Théorème de Gauss :
Soit a et b deux entiers relatifs non nuls et c un entier relatif.
Si a divise bc et si a est premier avec b, alors a divise c.
Preuve : exigible

Soit a et b deux entiers relatifs non nuls et c un entier relatif tels que a divise bc et a est premier avec b.
a et b sont premiers entre eux, il existe donc des entiers relatifs u et v tels que au + bv = 1.

On a alors acu + bcv = c .

On sait que a divise bc, donc a divise bcv

D'autre part a divise acu

Donc a divise acu + bcv c'est-à-dire a divise c .

Propriété : ( parfois appelé théorème d’Euclide )


Soit a et b deux entiers relatifs et p un nombre premier.
Si p divise le produit ab, alors p divise a ou p divise b.
Preuve :

Soit a et b deux entiers relatifs. On suppose que p est un nombre premier divisant le produit ab.

Supposons que p ne divise pas a, alors a ¹ 0 et a et p sont premiers entre eux (puisque p est premier)

Donc p divise ab et p est premier avec a, donc p divise b. (Théorème de Gauss)

Propriété :
Soit a et b deux entiers relatifs non nuls premiers entre eux et soit n un entier naturel.
Si n est divisible par a et par b, alors n est divisible par le produit ab.
Preuve :

Soit a et b deux entiers relatifs non nuls premiers entre eux, et n un entier naturel tel que n est divisible par a et par b.

a et b sont premiers entre eux, il existe donc des entiers relatifs u et v tels que au + bv = 1.

On a alors nau + nbv = n .

On sait que a divise n, donc n = aq avec q Î ℤ et b divise n, donc n = bq' avec q' Î ℤ .

L'égalité nau + nbv = n peut alors s'écrire bq'au + aqbv = n

Alors ab divise bq'au et ab divise aqbv donc ab divise bq'au + aqbv c'est-à-dire ab divise n.
Exemple :
Si un nombre est divisible par 5 et par 6, alors il est divisible par 30. (puisque 5 et 6 sont premiers entre eux)

PGCD – nombres premiers entre eux - cours élève - auteur : Pierre Lux - 6 / 6 -
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- PGCD – NOMBRES PREMIERS ENTRE EUX - MATH EXP chapitre 7 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]

PGCD : Soit a et b deux entiers naturels non nuls.


a étant un entier naturel, l'ensemble Un entier naturel qui divise a et qui divise b est appelé diviseur commun à a et b.
des diviseurs de a est égal à l'ensemble
des diviseurs de -a.
L'ensemble des diviseurs communs à a et à b possède un plus grand élément que l'on appelle le plus grand
On pourra étendre, si besoin est, la commun diviseur de a et b,on le note PGCD(a ; b).
notion de PGCD à des nombres entiers
relatifs. On dira par exemple :
PGCD(-15 ; 12) = PGCD(15 ; 12) = 3 ● PGCD(a ; b) £ a ● Si b divise a, on a PGCD(a ; b) = b
Propriétés : ● PGCD(a ; b) £ b ● PGCD (a ; 1) = 1
● PGCD(a ; b) = PGCD(b ; a) ● PGCD (a ; a) = a

Soit a et b deux entiers naturels non nuls.


Lemme d’Euclide : Soit q et r le quotient et le reste de la division euclidienne de a par b.
● Si r = 0, PGCD(a ; b) = b
● Si r ¹ 0, PGCD(a ; b) = PGCD(b ; r)

Algorithme d’Euclide :

En effectuant des divisions


euclidiennes successives : de a par b,
puis du diviseur par le reste, … le
premier reste non nul est le PGCD de
a et de b.

Ensemble des diviseurs : Soit a et b deux entiers naturels non nuls.


L'ensemble des diviseurs communs à a et à b est l'ensemble des diviseurs de leur PGCD.

Homogénéité : Soit a , b et k trois entiers naturels non nuls.


Deux nombres sont donc premiers
PGCD( ka ; kb) = k PGCD(a ; b) entre eux s'ils n'ont d'autres
diviseurs communs que 1 et -1.
Nombres premiers Soit a et b deux entiers relatifs non nuls.
entre eux : On dit que a et b sont premiers entre eux si leur PGCD est égal à 1.
On dit aussi que a est premier avec b, ou que b est premier avec a, ou que a et b sont étrangers.

Propriété : Soit a un entier relatif non nul. Si p est un nombre premier qui ne divise pas a, alors PGCD(a ; p) = 1, c'est-à-dire
Si p est un nombre premier, p est que a et p sont premiers entre eux.
premier avec tout entier qui n'est pas
un de ses multiples
a b
Si D = PGCD(a ; b), alors et sont des entiers relatifs non nuls premiers entre eux.
D D
Propriété :
( il existe a' et b' deux entiers relatifs non nuls premiers entre eux tels que a = Da' et b = Db' )

Théorème de Bézout : Soit a et b deux entiers relatifs non nuls.


a et b sont premiers entre eux si, et seulement si, il existe deux entiers relatifs u et v tels que au + bv = 1.

Comment déterminer u et v ?

En utilisant l'algorithme d'Euclide


démontrons que 383 et 127 sont
premiers entre eux et déterminons des
entiers relatifs u et v tels que
383u + 127v = 1

On peut donc prendre u = -63 et v = 190.


Le couple (u ; v) d'entiers relatifs n'est pas
unique, on peut vérifier que les couples
(64 ; -293) et (-317 ; 956) répondent aussi à
la question.

La condition D divise a et b est


importante . Par exemple
Théorème de Bézout D = PGCD(a ; b) si et seulement si D divise a et b et s’il existe deux entiers 7=4×1+ 3×1 , mais 7 n’est
généralisé : pas le PGCD de 4 et 3
relatifs u et v tels que au + bv = D.
Caractérisation du PGCD

Théorème de Gauss : Soit a et b deux entiers relatifs non nuls et c un entier relatif.
Si a divise bc et si a est premier avec b, alors a divise c.

Propriété : Soit a et b deux entiers relatifs et p un nombre premier.


(Théorème d’Euclide) Si p divise le produit ab, alors p divise a ou p divise b.

Soit a et b deux entiers relatifs non nuls premiers entre eux et soit n un entier naturel.
Propriété : Si n est divisible par a et par b, alors n est divisible par le produit ab.

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7 : PGCD – Nombres premiers entre eux : exercices - page 1 corrections : [Link]

PGCD Ex 7-5 :

Ex 7-1 : Déterminer les entiers naturels non nuls a tels que :

1 ) Déterminer l’ensemble D ( 54 ) des diviseurs positifs de 54 et D ( 270 ) PGCD ( 261; a )=87 et a<261
l’ensemble des diviseurs positifs de 270.

Utiliser PGCD(a;b)=PGCD(a-kb;b)
2 ) En déduire l’ensemble des diviseurs communs de 54 et 270, puis le Ex 7-6 :
PGCD de 54 et 270
Montrer que PGCD(1671;1669)=1.

Ex 7-2 :

1 ) Vérifier que 5×181−8×113=1

Ex 7-7 :

2 ) En déduire l’ensemble des diviseurs communs de 181et 113, puis le Montrer que deux entiers consécutifs sont premiers entre eux.
PGCD de 1181 et 113.

Ex 7-3 : PCDG(a ;b)=PGCD(a-c ;b-c) ?

Soit a , b et c trois entiers.


La proposition PGCD ( a ; b ) =PGCD ( a−c ; b−c ) est-elle vraie ? Justifier. Ex 7-8 : PGCD de a(n) et b(n)

Soit n un entier naturel . Déterminer suivant les valeurs de n les


valeurs de :

1 ) PGCD ( n ;3 n+17 )

Ex 7-4 :

Soit n un entier naturel et les entiers a=n+2 et b=3 n+1 .

1 ) Montrer que si d divise a et b , alors d divise 5.

2 ) PGCD ( 5 n+4; 3n−1 )

2 ) En déduire les valeurs possibles du PGCD de a et b .

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7 : PGCD – Nombres premiers entre eux : exercices - page 2 corrections : [Link]

3 ) PGCD ( 2n+15 ; n+3 )


1 a=int(input("a="))
2 b=int(input("b="))
3 if ( ………. ):
4 (a,b)=(b,a)
5 while (……….……….):
6 r=……….
7 a=……….
8 b=……….
9 print(……….)
(a,b)=(b,a) permet d’échanger a et b
Ex 7-9 : Montrer l’égalité de deux PGCD

Soit a et b deux entiers naturels non nuls. Ex 7-12 : Recherche des diviseurs communs
On pose A=5 a+9b et B=4 a+7 b
1 ) Déterminer à l’aide de l’algorithme d’Euclide le PGCD de 2002 et de
Montrer que PGCD ( A ; B )=PGCD ( a ; b ) 4598.

Algorithme d’Euclide et conséquences

Ex 7-10 : Appliquer l’algorithme

Déterminer le PGCD de 13234 et de 4568

Vérifier avec la calculatrice.

2 ) En déduire D(2002,4598) l’ensemble des diviseurs communs positifs


de 2002 et de 4598.

Ex 7-13 : Recherche des diviseurs communs

Soit n un entier naturel tel que :


- dans la division euclidienne de 2791 par n , le reste est 8
- dans la division euclidienne de 2660 par n , le reste est 9.

Déterminer n .

Ex 7-11 : Programmation de l’algorithme d’Euclide

En utilisant l’instruction python a%b qui donne le


reste de la division euclidienne de a par b, compléter
l’algorithme ci-dessous qui applique l’algorithme d’Euclide.
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7 : PGCD – Nombres premiers entre eux : exercices - page 3 corrections : [Link]

Ex 7-14 : Homogénéité Ex 7-17 :

Soit m et n deux entiers naturels non nuls. Soit a , b et c des entiers naturels non nuls tels que a est
premier avec b et c .
1 ) Déterminer PGCD ( m; 4 m+1 )
1 ) Montrer que tout diviseur commun de a et bc est un
diviseur de PGCD ( ac ; bc )

2 ) En déduire PGCD ( nm ;n ( 4 m+1 ) )

2 ) En déduire que tout diviseur commun de a et bc est un


diviseur de c .

Ex 7-15 : Homogénéité

Soit m et n deux entiers naturels non nuls.


2 2
On pose A=n +7 n et B=n +9 n +14 3 ) En déduire que a est premier avec bc .
1 ) Factoriser A et B.

2 ) Par disjonction de cas sur la parité, déterminer PGCD ( n ; n+2 ) Ex 7-18 : Fractions irréductibles

Soit n un entier naturel.

6 n +7
Montrer que est une fraction irréductible.
3 n +3

3 ) En déduire PGCD ( A ; B ) en fonction de n .

Ex 7-19 : Trouver deux entiers de PGCD connu

1 ) Trouver tous les couples ( a; b ) ∈ℕ2 tels que a+b=117 et


PGCD ( a ; b ) =13

Nombres premiers entre eux

Ex 7-16 :

Soit a et b deux entiers premiers entre eux.


Montrer que a+b est premier avec a et b .

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7 : PGCD – Nombres premiers entre eux : exercices - page 4 corrections : [Link]

2
2 ) Trouver tous les couples ( a; b ) ∈ℕ tels que ab=939870 et Ex 7-21 : Recherche de u et v
PGCD ( a ; b ) =177
On considère deux nombres a et b premiers entre eux, avec a>b
Compléter l’algorithme ci-dessous permettant de trouver u et v

1 a=int(input("a="))
2 b=int(input("b="))
3 u=1
4 c=a
5 while (a%b ……….):
6 u= ……….
7 a=u*c
8 v= ……….
9 print ("u=",u,"v=",v)
Théorème de Bézout

Ex 7-20 : Calculer les coefficient de Bézout

1 ) Montrer que 96 et 67 sont premiers entre eux et déterminer des


entiers u et v tels que 96 u+67 v=1

Ex 7-22 : Utiliser le théorème de Bézout

Dans chacun des cas, montrer que pour tout entier n , les entiers a et
b sont premiers entre eux.

1 ) a=5n +2 et b=3n+1

4
2 ) a=n +1 et b=n

3 ) a=n+5 et b=2 n ( n+5 ) +1

Ex 7-23 : Utiliser le théorème de Bézout


2
2 ) En déduire un couple d’entiers ( x; y ) tels que 96 x+67 y=11 Soit a et b deux entiers strictement positifs tels que (a 2 +ab−b 2 ) =1 .

Montrer que a et b sont premiers entre eux.

3 ) Déterminer le PGCD de -330 et 473

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7 : PGCD – Nombres premiers entre eux : exercices - page 5 corrections : [Link]

3 ) En déduire une solution particulière de 23 x−11 y=3 ( E )

4 ) En déduire toutes les solutions de (E)

Théorème de Gauss

Ex 7-24 : Résoudre une équation diophantienne de la forme ax=b


2
Résoudre dans ℤ , l’équation 4 ( x−2 )=5 ( y−1 ) (E)

Ex 7-26: Résoudre une équation diophantienne de la forme ax+by=c

On considère les équations 45 x+57 y=6 et 15 x+19 y=1 (E1)


2
1 ) Justifier que l’équation (E 1 ) admet au moins une solution dans ℤ .

2 ) Déterminer une solution ( x ₀; y0 ) de (E1).

Ex 7-25 : Résoudre une équation diophantienne de la forme ax+by=c

On considère l’équation 23 x−11 y=1 ( E1 ) 3 ) Montrer que l’équation 45 x+57 y=6 est équivalente à l’équation
2
15 x+19 y=2 (E)
1 ) Justifier que cette équation admet au moins une solution dans ℤ .

4 ) Déterminer une solution particulière de 15 x+19 y=2 (E)

2 ) Déterminer une solution ( x ₀; y0 ) de (E1). 5 ) Déterminer toutes les solutions de (E)

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7 : PGCD – Nombres premiers entre eux : exercices - page 6 corrections : [Link]

Ex 7- 29 :

Montrer que pour tout entier naturel n , 10n ≡1 [ 9 ]

En déduire que 10n +8 est divisible par 9 et par 18.

Problèmes :

Ex 7-27: Théorème d’Euclide Ex 7-30 : Baccalauréat S Amérique du Sud 22 nov 2016 – ex 4


Rep_units : Congruences – Divisibilié - Gauss
Soit a et b deux entiers relatifs et p un nombre premier.

Montrer que si p divise le produit ab, alors p divise a ou p divise b.

Appliquer la dernière propriété du cours :

Si n est divisible par a et par b (premier entre eux ), alors n est divisible par le produit ab.

Ex 7- 28 :

Soit un entier naturel n . On pose a=n ( n+1 )( n+2 ) .

Montrer que a est divisible par 2, 3 et 6.

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7 : PGCD – Nombres premiers entre eux : exercices - page 7 corrections : [Link]

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7 : PGCD – Nombres premiers entre eux : exercices - page 8 corrections : [Link]

Ex 7-31 : Baccalauréat S Métropole 20 juin 2016 – ex 4


Droites – Coordonnées entières : Divisibilié – PGCD - Bézout

1 from math import floor


2
3 M=int(input("M="))
4 N=int(input("N="))
5 P=int(input("P="))
6 Q=int(input("Q="))
7
8 if(N%Q==0):
9 X=0
10 Y1=-P/Q
11 Y2=-P/Q
12 while ((floor(Y1)!=Y1) and (floor(Y2)!=Y2)):
13 X=X+1
14 Y1=M/N*X-P/Q
15 Y2=-M/N*X-P/Q
16 if (floor(Y1)==Y1):
17 print (X,Y1)
18 else:
19 print (X,Y2)
20 else:
21 print ("il n'y a pas de solutions")

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7 : PGCD – Nombres premiers entre eux : exercices - page 9 corrections : [Link]

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7 : PGCD – Nombres premiers entre eux : exercices - page 10 corrections : [Link]

Ex 7-32 : Baccalauréat S Antilles-Guyane spet 2015 – ex 4


Cryptographie : Congruences – Équation diophantienne - Gauss – Bézout

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LES NOMBRES PREMIERS

1 ) DÉFINITION ET PROPRIÉTÉ
Définition :

Un entier naturel est premier s'il n'admet que deux diviseurs positifs : 1 et lui même. 1 n'est pas un nombre premier.

Exemple :
2 , 3 , 5 , 7 sont des nombres premiers . 4, 6, 8, 9, 10 ne sont pas des nombres premiers.
Propriétés :
Soit a un entier naturel strictement supérieur à 1.
● a possède au moins un diviseur premier.
● si a n'est pas premier, alors au moins un des diviseurs premiers de a est inférieur ou égal à √a .
Preuve :
Soit a un entier naturel strictement supérieur à 1.
● Considérons Da l'ensemble des diviseurs de a strictement supérieurs à 1.
Da n'est pas vide car il contient a. Da a donc un plus petit élément n.
Par définition, ce plus petit élément n est un diviseur de a strictement supérieur à 1.
Supposons que n ne soit pas premier. n possède donc un diviseur p différent de 1 et de n.
Comme on sait que 0 ne divise pas n, on a p > 1.
D'autre part p étant un diviseur de n, on sait que | p | £ | n | . On a donc 1 < p < n.
Alors on sait que p divise n et n divise a, donc p divise a . On en déduit donc que p  Da .
Ceci est en contradiction avec le fait que n est le plus petit élément de Da .
On ne peut donc pas supposer que n n'est pas premier.
On en déduit donc que n est un diviseur premier de a et que a possède donc au moins un diviseur premier.
● Soit n un diviseur premier de a. On peut écrire a = n ´ k avec k  IN* .
a n'est pas premier et ne peut donc pas être égal à n qui est premier . On a alors k > 1.
- Si n £ √ a , alors n est bien un diviseur premier de a inférieur ou égal à √ a .
- Si n > √ a , alors :
n ´ k > k √a Þ a > k √a Þ k < √a .
k est donc un diviseur de a inférieur à √ a .
k étant strictement supérieur à 1, il a un diviseur premier p et on sait que p £ k donc p £ √a .
p étant un diviseur de k et k un diviseur de a, on en déduit que p est un diviseur de a.
p est donc un diviseur premier de a inférieur ou égal à √ a .
Dans tous les cas on a donc trouvé un diviseur premier de a inférieur ou égal à √a .
Remarques :
● Un entier naturel strictement supérieur à 1 et qui n'est pas premier est appelé nombre composé.
● Pour déterminer si un nombre donné N est premier, on peut chercher s'il est divisible par un nombre premier inférieur ou égal à √N .
- Si l'un des nombres premiers inférieurs ou égaux à √ N divise N,

- Si aucun des nombres premiers inférieurs ou égaux à √ N ne divise N,


Cette méthode nécessite de connaître la liste des nombres premiers inférieurs ou égaux à √N .
2 ) CRIBLE D’ERATOSTHENE

Le crible d'Eratosthène est une méthode permettant d'obtenir tous les nombres premiers inférieurs à un nombre donné.
Pour trouver par exemple tous les nombres premiers inférieurs à 100, on écrit dans un tableau tous les nombres de 1 à 100.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 - On raye le nombre 1 qui n'est pas premier.


Le premier nombre non rayé est 2, il est premier.
11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 - On raye tous les multiples de 2 supérieurs à 2.
21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 Le premier nombre non rayé est 3, il est premier.
- On raye tous les multiples de 3 supérieurs à 3.
31 32 33 34 35 36 37 38 39 40
Le premier nombre non rayé est 5, il est premier.
41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 - On raye tous les multiples de 5 supérieurs à 5.
51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 Le premier nombre non rayé est 7, il est premier.
- On raye tous les multiples de 7 supérieurs à 7.
61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 Le premier nombre non rayé est 11, il est premier.
71 72 73 74 75 76 77 78 79 80
On peut s'arrêter car 11 > √ 100 .
81 82 83 84 85 86 87 88 89 90
On a obtenu alors dans les cases non rayées, les
91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 nombres premiers inférieurs à 100.

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3 ) INFINITÉ DES NOMBRES PREMIERS

Propriété :
Il existe dans IN une infinité de nombres premiers.

Preuve : exigible
Supposons que l'ensemble des nombres premiers soit un ensemble fini {p1, p2, ..., pk} .
Soit n = p1 ´ p2 ´ ... ´ pk + 1.
n est strictement supérieur à 1, il admet donc un diviseur premier, c'est-à-dire l'un des nombres pi.
pi divise n et pi divise p1 ´ p2 ´ ... ´ pk , donc pi divise leur différence, c'est-à-dire 1, ce qui est absurde.

L'ensemble des nombres premiers n'est donc pas un ensemble fini.

4 ) DÉCOMPOSITION EN PRODUIT DE FACTEURS PREMIERS

Propriété :
Soit n un entier supérieur ou égal à 2.
n peut se décomposer sous la forme : n = p11 p22 … pkk
où p1 , p2 , ... , pk sont des nombres premiers tels que p1 < p2 <… < pk et 1 , 2 , ... , k des entiers naturels non nuls.
Cette décomposition est appelée décomposition de n en produit de facteurs premiers.

On admet que cette décomposition est unique.

Preuve :
Soit la propriété P(n) : "tout entier q tel que 2 £ q £ n peut se décomposer en produit de facteurs premiers.", pour n ³ 2 (HR)
Démontrons par récurrence que cette propriété est vraie pour tout entier n ³ 2.
Initialisation :
2 peut se décomposer sous la forme 2 = 21. La propriété P(2) est donc vraie.
Hérédité :
Supposons P(n) vraie pour un entier n ³ 2 fixé, c’est à dire pour tout entier q tel que 2 £ q £ n, q peut se décomposer en produit de facteurs
premiers.
Montrons que la propriété P(n+1) est vraie, c’est à dire pour tout entier q tel que 2 £ q £ n+1, q peut se décomposer en produit de facteurs premiers.

Soit q un entier tel que 2 £ q £ n + 1


- Si 2 £ q £ n, q peut se décomposer en produit de facteurs premiers, d’après (HR)
- Si q = n + 1, alors on peut envisager deux cas :
- Si n + 1 est premier, alors on peut écrire n + 1 = (n + 1)1 et la décomposition est immédiate.
- Si n + 1 n'est pas premier, alors n + 1 a un diviseur premier p tel que 1 < p < n + 1, donc 2 £ p £ n .
On peut alors écrire (n + 1) = p q avec q entier tel que 2 £ q £ n.
Daprès (HR), on peut décomposer q en facteurs premiers.
On obtient alors une décomposition de p ´ q en facteurs premiers, c'est-à-dire une décomposition de n + 1 en facteurs premiers.

On a donc démontré que P(n+1) est vraie.


Conclusion :
P(n) est vraie pour tout entier n ³ 2 et en particulier tout entier n ³ 2 peut se décomposer en produit de facteurs premiers.

Exemples :

450 17787
On obtient : On obtient :

450= 17787=

On cherche les diviseurs premiers dans l’ordre croissant.

Remarques :
● Du fait de l'unicité de le décomposition, si n a pour décomposition en produit de facteurs premiers n = p11 p22 … pkk
alors tout diviseur premier de n est l'un des nombres p1 , p2 , ... , pk

● La plupart des calculatrices de lycée permettent d'obtenir la décomposition d'un nombre en produit de facteurs premiers :
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Avec une TInspire :

5 ) ENSEMBLE DES DIVISEURS

Exemple :
Dans IN l'ensemble des diviseurs de 200 est {1 ; 2 ; 4 ; 5 ; 8 ; 10 ; 20 ; 25 ; 40 ; 50 ; 100 ; 200}
On peut retrouver ce résultat à partir de la décomposition de 200 en produit de facteurs premiers.

En effet cette décomposition est 200 = 23 ´ 52


On peut alors vérifier que les diviseurs de 200 sont les nombres s'écrivant sous la forme

Propriété :

Soit n un entier supérieur ou égal à 2, dont la décomposition en produit de facteurs premiers est n = p1α1 p2α2 ... pkαk
L'ensemble des diviseurs naturels de n est l'ensemble des entiers d s'écrivant sous la forme d = p1β1 p2β2 ... pkβk
où β1 , β2 , ... , βk sont des entiers naturels tels que 0 £ β1 £ α 1 , 0 £ β2 £ α 2 , ... , 0 £ βk £ α k .

Preuve :
n est un entier supérieur ou égal à 2, dont la décomposition en produit de facteurs premiers est : n = p1α1 p2α2... pkαk
● Considérons un entier d s'écrivant sous la forme d = p1β1 p2β2... pkβk
où β1 , β2 , ... , βk sont des entiers naturels tels que 0 £ β1 £ α 1 , 0 £ β2 £ α 2 , ... , 0 £ βk £ α k .
On peut alors écrire n = p1α1 p2α2... pkαk = ( p1β1 p2β2 ... pkβk ) ´ ( p1 α 1-β1 p2 α 2-β2 ... pk α k-βk )
Donc n = d ´ q avec q = p1 α 1-β1 p2 α 2-β2 ... pk α k-βk
On sait que β1 , β2 , ... , βk sont des entiers naturels tels que 0 £ β1 £ α 1 , 0 £ β2 £ α 2 , ... , 0 £ βk £ α k .
Donc α 1 - β1 ; α 2 - β2 ; ... ; α k - βk sont des entiers naturels.
Par conséquent q est un entier naturel et d est donc un diviseur de n.

● Considérons un entier d diviseur de n.


- Si d = 1, d peut s'écrire sous la forme d = p1β1 p2β2... pkβk avec β1 = β2 = ... = βk = 0

- Si d > 1, soit d = q1 γ1 q2γ2... qr γr la décomposition de d en produit de facteurs premiers.


Alors q1, q2, ... , qr sont des diviseurs premiers de d, donc ce sont des diviseurs premiers de n, donc ce sont certains des nombres p1 , p2 , ... , pk .
On peut donc écrire d = p1β1 p2β2... pkβk où β1 , β2 , ... , βk sont des entiers naturels .
(Si le nombre pi n'apparaît pas dans la décomposition de d, on aura βi = 0 )

Démontrons que l'on a alors que β1 £ α 1


On sait que d divise n, et p1β1 divise d , donc p1β1 divise n , donc p1β1 divise p1α1 p2α2... pkαk .
Si β1 était strictement supérieur à α 1, alors p1β1- α1 diviserait p2α2... pkαk donc p1 diviserait p2α2... pkαk , ce qui n'est pas possible puisque
p1 n'est pas l'un des nombres p2 , ... , pk .
On a donc β1£α1 . De même on peut justifier que β2 £ α 2 , ... , βk £ α k .
Donc d s'écrit sous la forme d = p1β1 p2β2... pkβk où β1 , β2 , ... , βk sont des entiers naturels tels que 0 £ β1 £ α 1, 0 £ β2 £ α 2 , ... , 0 £ βk £ α k

Remarque :
Si n a pour décomposition en produit de facteurs premiers n = p1α1 p2α2... pkαk ,
le nombre de diviseurs naturels de n est alors
En effet tout diviseur naturel peut s'écrire p1β1 p2β2... pkβk et chaque nombre βi peut prendre les ( α i + 1) valeurs de 0 à α i .

La décomposition de 200 en produit de facteurs premiers est : 200 =

Ceci permet de dire que le nombre de diviseurs naturels de 200 est :

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6 ) APPLICATION : PETIT THÉORÈME DE FERMAT
Petit théorème de Fermat :

Si p un nombre premier et a un entier naturel non divisible par p, alors a p -1 - 1 est divisible par p. ou encore

Preuve :

Soit p un nombre premier et a un entier naturel non multiple de p.


Les entiers p et a sont donc premiers entre eux.

● Considérons l’ensemble des multiples de a : A = { a , 2a , … , (p - 1) a }


Ce sont p - 1 multiples non nuls de a . L’entier p ne divise aucun d’entre eux.

En effet, si p divisait ka (avec k entier, 1 £ k £ p -1) , puisque p est premier avec a, il diviserait k d’après le théorème de Gauss, ce qui est
impossible puisque k < p.

Donc leurs restes dans la division euclidienne par p sont non nuls et sont donc des éléments de {1 , 2 ,…, p – 1}

● Ces restes sont tous distincts : en effet si deux entiers k et k’ appartenant à {1 , 2 ,…, p - 1}, avec k > k’, étaient tels que ka ≡ ka’ (p) alors
p diviserait (k - k’) a .

Or 1 £ k - k’ £ p - 2, donc (k - k’) a est élément de A et aucun élément de A n’est divisible par p.

On a donc p - 1 multiples de a dont les restes dans la division euclidienne par p sont exactement, à l’ordre près, les entiers 1 , 2,…, p – 1.

● Considérons maintenant P le produit de ces multiples de a.

On a donc P ≡ 1 ´ 2 ´ … ´ ( p - 1 ) ( p) , c'est-à-dire P ≡ ( p - 1) ! ( p ) . Ainsi p divise ( P - (p - 1) !).

Or en réordonnant les facteurs de P, on obtient P = (p - 1) ! ´ a p -1.

Donc P - (p - 1) ! = (p - 1) ! ´ a p-1 - (p - 1) ! = (p - 1) ! ´ (a p – 1 - 1) .

p divise donc (p - 1) ! ´ (a p – 1 - 1) .

Or p est premier et ne divise aucun des facteurs de (p - 1) !. Il est donc premier avec (p - 1) !

Donc d’après le théorème de Gauss, p divise a p-1 – 1.

Test de primalité :

Le petit théorème de Fermat donne une condition nécessaire pour que p soit premier. On dit qu’il constitue un test de primalité, ou plutôt ici de non
primalité.
p− 1
S’il existe un entier n compris entre 2 et p−1 tel que , n n’est pas congru à 1 modulo p , alors p n’est pas premier.

Ce test n’est pas efficace pour les grandes valeurs de p .

Propriété : Corollaire du petit théorème de Fermat


Si p un nombre premier et a un entier naturel, alors a p - a est divisible par p. ou encore
Preuve :
Dans la fiche d’exercices

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- LES NOMBRES PREMIERS - MATH EXP chapitre 8 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]

Définition : Un entier naturel est premier s'il n'admet que deux diviseurs positifs : 1 et lui même.
Un entier naturel strictement supérieur à 1 et qui n'est pas premier est appelé nombre composé.

Propriété : Soit a un entier naturel strictement supérieur à 1.


1 n'est pas un nombre premier.
● a possède au moins un diviseur premier.
● si a n'est pas premier, alors au moins un des diviseurs premiers de a est inférieur ou égal à √ a

Pour déterminer si un nombre donné N est premier, on peut chercher s'il est divisible par un nombre premier
inférieur ou égal à √ N .
Test de primalité : ● Si l'un des nombres premiers inférieurs ou égaux à √ N divise N, alors N n'est pas premier.
● Si aucun des nombres premiers inférieurs ou égaux à √ N ne divise N, alors N est premier.
Crible d’Eratosthène :
- On raye le nombre 1 qui n'est pas
premier. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Le premier nombre non rayé est 2, il
est premier. 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
-On raye tous les multiples de 2
supérieurs à 2. 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
Le premier nombre non rayé est 3, il 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40
est premier.
- On raye tous les multiples de 3 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50
supérieurs à 3.
Le premier nombre non rayé est 5, il 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60
est premier.
- On raye tous les multiples de 5 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70
supérieurs à 5.
Le premier nombre non rayé est 7, il 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80
est premier.
- On raye tous les multiples de 7
81 82 83 84 85 86 87 88 89 90
supérieurs à 7. 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100
Le premier nombre non rayé est 11, il
est premier.
On a, obtenu alors dans les cases non rayées, les nombres premiers inférieurs à 100 (par exemple).
On peut s'arrêter car 11 > √ 100

Infinité des nombres Il existe dans IN une infinité de nombres premiers.


premiers :
Supposons que l'ensemble des nombres premiers soit un ensemble fini {p1, p2, ..., pk} .
Soit n = p1 ´ p2 ´ ... ´ pk + 1.
Démonstration classique : n est strictement supérieur à 1, il admet donc un diviseur premier, c'est-à-dire l'un des nombres pi.
pi divise n et pi divise p1 ´ p2 ´ ... ´ pk , donc pi divise leur différence, c'est-à-dire 1, ce qui est absurde.

Tout diviseur premier de n est


L'ensemble des nombres premiers n'est donc pas un ensemble fini.
l'un des nombres p1 , p2 , ... , pk
Décomposition en produit Soit n un entier supérieur ou égal à 2.
de facteurs premiers : n peut se décomposer sous la forme : n = p11 p22 … pkk
où p1 , p2 , ... , pk sont des nombres premiers tels que p1 < p2 <… < pk et 1 , 2 , ... , k des entiers naturels
17787 3
5929 7 non nuls.
847 7 Cette décomposition est appelée décomposition de n en produit de facteurs premiers.
121 11
11 11 On admet que cette décomposition est unique.
1
Avec une Ti nspire :
On obtient :

17787=3 × 72 × 112

Ensemble des diviseurs : L'ensemble des diviseurs naturels de n est l'ensemble des entiers d s'écrivant sous la forme d = p1β1 p2β2 ... pkβk
où β1 , β2 , ... , βk sont des entiers naturels tels que 0 £ β1 £ α 1 , 0 £ β2 £ α 2 , ... , 0 £ βk £ α k .

Nombre de diviseurs : le nombre de diviseurs naturels de n est alors ( α 1 + 1 ) ´ ( α 2 + 1 ) ´ ... ´ ( α k + 1 ) .

Petit théorème de Fermat : Si p un nombre premier et a un entier naturel non divisible par p, alors a p -1 - 1 est divisible par p, càd a p -1 ≡ 1 [p]

Test de primalité : Le petit théorème de Fermat donne une condition nécessaire pour que p soit premier.
Ce test n’est pas efficace pour
les grandes valeurs de p . Si pour tout entier n inférieur à p , n p−1 n’est pas congru à 1 modulo p , alors p n’est pas premier.

Corollaire du petit Si p un nombre premier et a un entier naturel, alors a p - a est divisible par p.
théorème de Fermat :
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8 : Les nombres premiers : exercices - page 1 corrections : [Link]

2
Reconnaître des nombres premiers et des nombres composés 2 ) Quels sont les diviseurs positifs de p ?

Ex 8-1 : Critères de divisibilité

Les nombres suivants sont-ils premiers ?


n
3 ) Déterminer le nombre de diviseurs positifs de p où n∈ℕ
425 , 43576 , 97 , 342153 , 909381 , 454452

Ex 8-5 : Modulo 4

1 ) Montrer que tout entier de la forme 4 k ou 4 k+2 est composé pour


k⩾1 .
Ex 8-2 : Décomposition en produit de facteurs premiers

Décomposer les nombres ci-dessous en produit de facteurs premiers :

45 , 37 , 62 , 85 , 41 , 242 , 93, 500 2 ) En déduire que tout nombre premier impair est de la forme 4 k+1 ou
4 k+3 .

3 ) La réciproque est-elle vraie ?

Ex 8-3 : Vrai ou faux (justifier ou donner un contre-exemple)


Ex 8-6 : En factorisant
1 ) Tous les nombres premiers sont impairs.
Soit n un entier naturel non nul.
2
1 ) Le nombre N=3n +4n peut-il être premier ?

2 ) Si un nombre p est premier alors p+2 n’est pas premier.

3 ) 1 est un nombre premier.


2
2 ) Pour quelles valeurs de n , le nombre M=n −10 n+16 est-il premier ?

4 ) La somme de deux nombres premiers est un nombre premier.

5 ) 111 111 111 111 est premier. Ex 8-7 : Identité remarquable

1 ) Montrer que si a 2−b 2 est premier, alors a et b sont consécutifs.

Ex 8-4 : Puissance d’un nombre premier

Soit p un nombre premier .


2
1 ) Le nombre p est-il premier ? 2 ) La réciproque est-elle vraie ?

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8 : Les nombres premiers : exercices - page 2 corrections : [Link]

Ex 8-8 : Nombre premier ou pas ? Ex 8-11 :

Compléter l’algorithme en Python ci-dessous permettant de déterminer si 1 ) a ) Décomposer 48400 et 94864 en produit de facteurs premiers.
un entier naturel a est premier.

1 from math import * 2


2 a=int(input("a=")) b ) Justifier que ces deux nombres sont divisibles par 44 .
3 m=floor(sqrt(a))
4 i=2
5 while ( …………. ………….):
6 if(………….………….):
7 print(a,"n'est pas un nombre premier")
8 i=m+2 2 ) Déterminer sans calculatrice :
9 else: a ) La racine carrée de 48400
10 i=i+1
11 if (i==………….):
12 print(a,"est un nombre premier")

Utiliser les nombres premiers b ) La racine carrée de 94864

Ex 8-9 : Fractions irréductibles

1 ) Décomposer 54, 60 et 72 en produits de facteurs premiers.


48400
c ) La fraction irréductible égale à
94864

Ex 8-12 : Avec des factorielles

1 ) a ) Montrer que 7 est premier avec 6 !

72 18
2 ) Rendre irréductible : et b ) 8 est-il premier avec 7 ! ?
60 54

2 ) Soit p un nombre premier.

a ) Montrer que p est premier avec ( p−1 )!

Ex 8-10 :

Soit a et b deux entiers naturels avec b≠0 .


a 168
Déterminer toutes les fractions égales à avec a<168 et b<315
b 315
b ) Soit un entier k , tel que 1⩽k⩽ p−1 . Que peut-on dire de p et k! ?

1 1
Ex 8-13 : +
m n

Soit m et n deux nombres premiers distincts.

1 ) mn et m+n sont-ils premiers entre eux ?

1 1
2 ) Écrire + sous forme d’une fraction irréductible.
m n 93/144
8 : Les nombres premiers : exercices - page 3 corrections : [Link]

Ex 8-16 : Inverse de a modulo p premier

Soit p un nombre premier . On note E p = {1 , 2,… , p−1 }


Le but du problème est de montrer que pour tout a∈E p , l’équation
ax≡1 [ p] a une unique solution dans E p .

1 ) Montrer qu’il existe un entier x0 , tel que ax 0 ≡1 [ p ]

Ex 8-14 :

1 ) Donner la décomposition en facteurs premiers de 2020.


2 ) On note r le reste dans la division euclidienne de x0 par p .

a ) Justifier que r est non nul.


3
2 ) Déterminer le plus petit entier naturel k tel que k est un multiple de
2020.

b ) Montrer que ar≡1 [ p ] .

c ) Conclure.

3 ) Supposons qu’il existe r ’ ∈ E p , tel que ar ’≡1 [ p ] .


Théorème de Gauss et nombres premiers Justifier l’unicité de la solution
Ex 8-15 : ab≡0 [ p ] avec p premier et na≡nb [ p ] avec n et p premier entre eux

1 ) Soit p un nombre premier .


Montrer que :
ab≡0 [ p ] ⇔ a≡0 [ p ] ou b≡0 [ p ]

Ex 8-17 :
2 ) En déduire que pour tout entier n premier avec p , on a :
1 ) Pour chaque nombre a de 1 à 10, compléter le tableau ci-dessous
donnant l’unique nombre b tel que ab≡1 [11 ] .
na≡nb [ p ] ⇔ a≡b [ p ]
a 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
b 1 4 8 7 5

2 ) En déduire que 10!+1 est divisible par 11.

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8 : Les nombres premiers : exercices - page 4 corrections : [Link]

11
Nombre de diviseurs Ex 8-21 : n −n divisible par 33

Ex 8-18 : 1 ) Montrer que pour tout entier naturel n , le nombre n 11−n est
divisible par 11.
Un nombre s’écrit 4×10 n .
n
Existe-il une valeur de n telle que 4×10 possède 27 diviseurs.

2 ) a ) Montrer que pour tout entier naturel n , n 3≡n [ 3 ] .

Ex 8-19 :

1 ) Soit p un nombre premier et n un entier naturel. 11


b ) En déduire que le nombre n −n est divisible par 3.
Déterminer le nombre de diviseurs de p n .

2 ) Déterminer le produit de ces diviseurs.

11
3 ) Déduire des questions 1) et 2) que n −n est divisible par 33.

Petit théorème de Fermat

Ex 8-20 : Démonstration du corollaire du petit théorème de Fermat


5
On aimerait démontrer que si p un nombre premier et a un entier naturel, Ex 8-22 : n −n divisible par 30
alors a p - a est divisible par p.
Soit n un entier naturel non nul..
5
1 ) Vérifier le résultat pour a=0 . 1 ) Justifier que n −n est divisible par 5.

2 ) On suppose maintenant a≠0 .

a ) Montrer que a p - 1 - 1 divise a p - a.

2 ) Montrer que n (n −1 )( n +1 ) est divisible par 3.


2 2

b ) On suppose que a n’est pas un multiple de p . Montrer que a p - a


est divisible par p.

c ) Montrer le même résultat si a est un multiple non nul de p.

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13
3 ) Pourquoi n 5−n est-il divisible par 30 ? Ex 8-25 : n −n divisible par 182

Soit n un entier naturel non nul.


13
1 ) Justifier que n −n est pair.

Ex 8-23 : 3n+ p −3 n+1 divisible par 9

Soit p un nombre premier . Montrer que pour tout entier naturel n ,


3n+ p −3 n+1 est divisible par p 13
2 ) Montrer que 13 et 7 divisent n −n

13
3 ) En déduire que n −n est divisible par 182.

Problèmes :
Ex 8-24 : 36 n −1 divisible par 7
6n
Ex 8-26 : Baccalauréat S Pondichéry 17 avril 2015 – ex 4
Montrer que pour tout entier naturel n , 3 −1 est divisible par 7.
Nombre de Mersenne : Divisibilité - Congruences – Nombres premiers (test de
primalité) - PGCD - Gauss

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8 : Les nombres premiers : exercices - page 6 corrections : [Link]

1 from math import *


2 n=int(input("n="))
3 k=2
4 while (((2**n-1)%k!=0) and (k<=sqrt(2**n-1))):
5 k=k+1
6 print(k)
7 if k>sqrt(2**n-1):
8 print("cas1")
9 else:
10 print("cas2")

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8 : Les nombres premiers : exercices - page 7 corrections : [Link]

Ex 8-27 : Baccalauréat S Centres étrangers juin 2015 – ex 4


Triplets pythagoriciens

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8 : Les nombres premiers : exercices - page 8 corrections : [Link]

Ex 8-28 : Baccalauréat S Centres étrangers juin 2015 – ex 4


Divisibilité – Gauss – Décomposition en produits de facteurs premiers

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MATRICES - OPÉRATIONS ÉLÉMENTAIRES

1 ) DÉFINITIONS
Définition :

Soit m et n deux entiers naturels non nuls. Une matrice de dimension m×n est un tableau rectangulaire formé On dit aussi la taille ou le
de m lignes et n colonnes de nombres réels format d’une matrice.

Remarque :
Quand on parle de dimension m×n , on ne calcule pas le produit !
Par exemple : (
1 −2 3
1 5 0 )
est une matrice de 2 lignes et 3 colonnes, donc de taille 2×3 .

Définitions :

● Une matrice ligne est une matrice formée d'une seule ligne.

● Une matrice colonne est une matrice formée d'une seule colonne.

● Une matrice carrée d'ordre n est une matrice n×n .

() ( )
1 −1 1 4
Exemple : (−1 2
3
1
2)est une matrice ligne , 4 est une matrice colonne et
1
0 0 1 est un matrice carrée d'ordre 3.
2 3 5

Écriture générale d'une matrice :

Une matrice A de dimension m×n (où m∈ℕ* et n ∈ℕ* ) peut s'écrire sous cette forme :

( )
a 1,1 a 1,2 ⋯ a 1, n
a 2,1 ⋱ ⋱ ⋮
A= Le coefficient a i , j est le
⋮ ⋱ ⋱ a m−1 ,n
nombre placé à la i-ième ligne
a m ,1 a m,2 ⋯ a m ,n
⏟ et la j-ième colonne.
taille m×n

Les nombres a ij (notés parfois a i , j pour éviter les confusions) ( où 1⩽i⩽m et 1⩽ j⩽n ) s'appellent
les coefficients de la matrice A .

On peut aussi noter A=( a ij )1⩽i⩽m,1⩽ j⩽n .

Définition :

Deux matrices sont égales si et seulement si elles ont la même dimension et ont les mêmes coefficients aux
mêmes places.

2 ) MATRICES PARTICULIÈRES

Définition :

La matrice nulle d'ordre n , notée On , est la matrice carrée d'ordre n dont tous les coefficients sont nuls.

Définition :

Dans une matrice carrée d'ordre n , les coefficients a 11 , a 22 , …, a nn forment la diagonale principale de la matrice.

Une matrice carrée est diagonale si et seulement si ses coefficients qui ne sont pas sur la diagonale principale sont tous nuls.

Matrices – Opérations élémentaires - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 1/5

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( )
2 0 0
Exemple : 0 1 0 est une matrice diagonale.
0 0 5

Définition :

La matrice unité d'ordre n (ou matrice identité d'ordre n ), notée I n , est la matrice carrée d'ordre n contenant
uniquement des 1 sur sa diagonale principale et des 0 ailleurs.

( )
1 0 0
Exemple : I 3= 0 1 0
0 0 1

3 ) OPÉRATIONS SUR LES MATRICES

A ) ADDITION ET MULTIPLICATION PAR UN RÉEL

Définition :

Soit A=( a ij )1⩽i⩽m ,1⩽ j⩽n et B=( b ij )1⩽i⩽m ,1⩽ j⩽n deux matrices de même taille m×n . On ne peut ajouter que des matrices de même taille, et
pour cela on ajoute les coefficients situés à la même
place.
La somme A+B est la matrice définie par A+B=(a ij +b ij )1⩽i⩽ m,1⩽ j⩽ n .

( )( )( )
−1 1 4 1 0 2 0 1 6
Exemple : 0 0 1 + 0 −1 1 = 0 −1 2
2 3 5 −2 3 4 0 6 9

Remarques :

● On a de façon évidente A+B=B+A

● Pour toute matrice carrée A d'ordre n , on a A+On =A

Définition :

Soit A=( a ij )1⩽i⩽m ,1⩽ j⩽n une matrice et λ ∈ℝ . ● Multiplier une matrice par un réel revient à
multiplier tous les coefficients par ce réel.
La matrice λ A est la matrice définie par λ A=( λ a ij )1⩽i⩽ m ,1⩽ j⩽n . ● Par convention, on écrit le réel λ à gauche de la
matrice A.

( )( )
−1 1 4 −3 3 12
Exemple : 3 0 0 1 = 0 0 3
2 3 5 6 9 15

Remarques :

● Les règles de priorité sont les mêmes qu'avec les réels : 5 A+2 B désigne la matrice (5 A)+(2B)

● On note −A la matrice (−1 ) ×A . −A est la matrice opposée de A.

● On peut maintenant définir la différence de deux matrices A et B de même taille : A−B=A+(−1) B .

Matrices – Opérations élémentaires - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 2/5

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B ) MULTIPLICATION D’UNE MATRICE LIGNE PAR UNE MATRICE COLONNE

Définition :

Soit n un entier naturel non nul.


Soit A=( a 1 j ) une matrice ligne de dimension 1×n et B=( b i 1 ) une matrice colonne de dimension n×1 le nombre de colonnes de A
La matrice A×B est la matrice définie par : est donc égal au nombre de
lignes de B .

()
b 11
n
b
A×B=( a 11 a 12 ,... , a 1 n)× 21 =a 11 b 11+a 12 b 21+ …+a 1 n b n1 =
...
∑ a1 k bk 1
k =1
b n1

()
0
Exemple : ( 1 0 5 ) × 2 =1×0 +0×2+5×2=10
2

C ) MULTIPLICATION DE DEUX MATRICES

Définition :

Soit A une matrice de dimension m×n et B une matrice de taille n× p .


Le produit AB de deux matrices A et B existe si et
Le produit A×B ou A B est la matrice de dimension m× p dont le coefficient situé seulement si le nombre de colonnes de A est égal au
à la ligne i et la colonne j est le coefficient du produit de la ligne i de A par la nombre de lignes de B .
colonne j de B pour 1⩽i⩽m et 1⩽ j⩽ p .

Exemple :
Le produit d’une matrice 2×3 par une matrice 3×2 est une matrice 2×2 .

( )
0 2
−2 6
(
1 2 0
−1 0 1
1 3
( ( )
× −1 2 = 0×1+2× −1 +0×1 1×2+2×2 +0×3 =
) −1×0 +0×( −1 ) +1×1 −1×2+0×2+1 3 1 11 ) ( )
( )
0 2
−1 2
1 3
−2 6
Au brouillon, il est beaucoup plus simple de présenter les calculs de la façon suivante :
1 2 0
−1 0 1 1 11 ( ) ( )
( sans détailler les calculs)

La plupart des calculatrices de lycée permettent d'obtenir le produit de deux matrices . Avec une TInspire :

Propriété :

Soit A , B , C des matrices carrées d'ordre n ∈ℕ* .

● Associativité : ( A×B )×C=A×( B×C )=A×B×C=ABC

● Distributivité : A×( B+C ) =AB+AC et ( A+B ) ×C=AC+BC

● Produit par un réel λ : ( λ A )×B= λ AB et A×( λ B )= λ AB

● Soit I n la matrice unité d'ordre n alors I n ×A=A et A×I n =A .

Attention :

● La multiplication de matrices n'est pas commutative :

en général, A×B≠B×A

Matrices – Opérations élémentaires - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 3/5

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● Soit A, B et C des matrices carrées d’ordre n ∈ℕ* .

AB=AC n’implique pas que B=C ( On ne peut pas simplifier par A )

● Soit A et B et C des matrices d’ordre n ∈ℕ* .

AB=On n’implique pas que A=O n ou B=On

D ) PUISSANCES ENTIÈRES D’UNE MATRICE

Définition :

Soit A une matrice carrée d'ordre n ∈ℕ* .

On note A 2 =A×A , A 3 =A×A×A , etc.

Plus généralement, pour k ∈ℕ* , A k est le produit de k matrices toutes égales à A .


0
Par convention, on posera A =I n .

3 ) MATRICES INVERSIBLES ET APPLICATION AUX SYSTÈMES

A ) MATRICE INVERSIBLES

Définition et propriété :

Soit A une matrice carrée d'ordre n ∈ℕ* .


On admet que :
On dit que A est inversible si et seulement si il existe une matrice carrée d'ordre n , notée A−1 telle que A A−1 =I n ⇔ A−1 A=I n
A×A−1 =A−1×A=I n .
Dans les exercices il suffira de
La matrice A−1 est unique, elle et appelée matrice inverse de A . faire un seul des deux produits.

Preuve : (de l’unicité)


Supposons que A possède deux inverses, notés B et B' . On a donc AB=I n , AB' =In , BA=I n , B' A=I n .
On peut donc écrire : B' ( AB) =B' I n =B' et ( B' A ) B=I n B=B
Or B' ( AB ) =( B' A ) B . On a donc B'=B .

Remarque : Un matrice A= (ba dc ) ,de dimension 2, est inversible si et seulement si ad −bc≠0 ( preuve dans la feuille d’exercices)

Exemple : La matrice (24 02) est inversible de matrice inverse (0−1,5 0


0,5)

Avec la TInspire, on peut obtenir directement (si elle existe) la matrice inverse.
Matrices – Opérations élémentaires - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 4/5

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B ) APPLICATION AUX SYSTÈMES LINÉAIRES

Propriété :

Un système linéaire à n inconnues x1 , x2 , …, xn

{
a 11 x1 +a 12 x 2 + …+a 1, n xn = y 1
a 21 x1 +a 22 x 2 +…+a 2, n xn = y 2

a n ,1 x1 +a n,2 x2 + …+a n ,n xn = y n

() ()
x1 y1
x y
peut s'écrire sous la forme A X=Y , où A=( a ij )1⩽i⩽n ,1⩽ j⩽n est une matrice carrée d'ordre n , X= 2 et Y= 2
... ...
xn yn
sont des matrices colonnes de dimension n×1 .

Si A est inversible, le système a alors une solution unique : X=A−1 Y .

Preuve :
Si A est inversible, on peut écrire :
A X =Y ⇒ A−1 ( AX ) =A−1 Y ⇒ ( A−1 A ) X=A−1 Y ⇒ X=A−1 Y
par associativité.

Réciproquement,
X=A−1 Y ⇒ AX=AA−1 Y=I n Y=Y .

A−1 Y est donc l'unique solution du système écrite sous forme matricielle.

{
x+ y−z=3
Exemple : Résoudre 2 x+ y−z=0
− x+2 y+z=3

1 1 −1
( ) () ()
x 3
On pose A= 2 1 −1 , X= y et Y= 0
−1 2 1 z 3

{
x+ y−z=3
On a donc 2 x+ y−z=0 ⇔ AX=Y
− x+ y −z=3

Avec la calculatrice on voit que A est inversible


et on détermine A−1 .

−1

( )( ) ( )
1 0
1 1 −3
()
x 0 3
Ainsi : AX=Y ⇔ X=A−1 Y ⇔ y = 3 3 0 = 2
z 5 1 3 −4
− 1
3 3

Matrices – Opérations élémentaires - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 5/5

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- MATRICES - OPÉRATIONS ÉLÉMENTAIRES - MATH EXP chapitre 9 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]

Définitions : Soit m et n deux entiers naturels non nuls. Une matrice de dimension ( ou taille ou format ) m×n est un tableau rectangulaire
formé de m lignes et n colonnes de nombres réels
Le coefficient a i , j est le nombre placé à
(−1 2
3
1
2 ) ●

Une matrice ligne est une matrice formée d'une seule ligne.
Une matrice colonne est une matrice formée d'une seule colonne.
la i-ième ligne et la j-ième colonne.

● Une matrice carrée d'ordre n est une matrice n×n .


()
1
a11 a12 ⋯

( )
4
a1,n
1 * * a21 ⋱ ⋱ ⋮
Une matrice A de dimension m×n (où m ∈ℕ et n ∈ℕ ) peut s'écrire sous cette forme : A=
⋮ ⋱ ⋱ am−1, n
−1 1 4 Les nombres a ij (notés parfois a i , j pour éviter les confusions) ( où 1⩽i⩽m et 1⩽ j⩽n )
( ) ⏟
am ,1 ⋯ am ,2 am ,n
0 0 1 s'appellent les coefficients de la matrice A . taille n×n
2 3 5
On peut aussi noter A=( a ij )1⩽i⩽m,1⩽ j⩽n .

Deux matrices sont égales si et seulement si elles ont la même dimension et ont les mêmes coefficients aux mêmes places.

Matrices particulières : Matrice nulle Matrice diagonale Matrice unité


La matrice nulle d'ordre n , notée On , est la Dans une matrice carrée d'ordre n , les coefficients La matrice unité d'ordre n (ou matrice identité
matrice carrée d'ordre n dont tous les coefficients sont a11 , a 22 , …, a nn forment la diagonale principale d'ordre n ), notée I n , est la matrice carrée d'ordre
nuls. de la matrice. Une matrice carrée est diagonale si et n contenant uniquement des 1 sur sa diagonale
seulement si ses coefficients qui ne sont pas sur la principale et des 0 ailleurs.
diagonale principale sont tous nuls.

( ) ( ) ( )
0 0 0 2 0 0 1 0 0
O3 = 0 0 0 0 1 0 I 3= 0 1 0
0 0 0 0 0 5 0 0 1

On ne peut ajouter que des matrices


de même taille, et pour cela on ajoute
−1 1
Opérations :
( )+( )=( )
Somme 4 1 0 2 0 1 6 les coefficients situés à la même place.
0 0 1 0 −1 1 0 −1 2
A+B=B+A (commutativité) 2 3 5 −2 3 4 0 6 9
Si A est d’ordre n , A +O n=A Multiplier une matrice par un réel revient
−1 1 −3 3 12
( ) ( )
Multiplication par un 4
3 1 = 0 0 3 à multiplier tous les coefficients par ce réel.
(−1)× A=− A est la matrice réel
0 0
2 3 5 6 9 15
opposée de A.

()
Multiplication d’une 0
(1 0 5)× 2 =1×0 +0× 2+ 5×2= 10 Le nombre de colonnes de A est
Différence : A−B=A+(−1) B matrice ligne par une égal au nombre de lignes de B .
2
matrice colonne

( )=(
Multiplication de deux 0 2
0× 1+ 2×(−1 )+ 0×1 1×2 +2 ×2 +0×3
matrices (−11 2 0 ×
0 1 )−1 2
−1×0 +0 ×(−1 )+ 1×1 −1× 2+ 0×2 +1 3 ) Représentation pratique

( )
1 3 0 2
−1 2
−2 6
= (1 11 ) 1 3
Le produit AB de deux matrices A et B
existe si et seulement si le nombre de
En général, la multiplication
de matrices n'est pas (−11 2 0
0 1 ) (−21 116 )
colonnes de A estt égal au nombre de commutative :
lignes de B . A×B≠B×A
Avec une Ti-nspire

Propriétés : ● Associativité : ( A× B) ×C=A × ( B×C )= A×B×C=ABC


Soit A , B , C des matrices carrées ● Distributivité : A × ( B+C )=AB +AC et ( A +B) ×C=AC +BC
d'ordre n ∈ℕ* . ● Produit par un réel λ : ( λ A )× B= λ AB et A ×( λ B )= λ AB
● Soit I n la matrice unité d'ordre n alors I n ×A= A et A ×I n= A .

Attention : AB=AC n’implique pas que B=C ( On ne peut pas simplifier par A )
AB=On n’implique pas que A=O n ou B=On
2 3
Puissances : On note A =A×A , A =A×A×A , etc ...
Soit A une matrice carrée d'ordre
*
Plus généralement, pour ∈ℕ* , A k est le produit de k matrices toutes égales à A .
k
n∈ℕ . Par convention, on posera A 0 =I n .
−1 −1 −1
Matrices inversibles : On dit que A est inversible si et seulement si il existe une matrice carrée d'ordre n , notée A telle que A ×A =A × A=I n
−1
Soit A une matrice carrée d'ordre La matrice A est unique, elle et appelée matrice inverse de A .
*
n∈ℕ .
On admet que : A A−1 =I n ⇔ A−1 A =I n .
Attention : Dans les exercices il suffira de faire un seul des deux produits.
−1
A n’existe pas toujours
Un matrice A= (ba dc ) ,de dimension 2, est inversible si et seulement si ad −bc≠0
(
1 1 −1
) () ()
Application aux systèmes x 3
On pose A = 2 1 −1 , X= y et Y= 0
linéaires :
−1 2 1 z 3

Exemple :
{
x+ y− z=3
On a donc 2 x+ y−z=0 ⇔ AX=Y
− x+ y− z=3

{
−1
x+ y−z=3 Avec la calculatrice on voit que A est inversible et on détermine A .
Résoudre 2 x + y−z =0 −1 1 0
− x+2 y+z =3
Ainsi : AX= Y ⇔ X= A Y ⇔
−1
x
y = 3
z

1

5
3
()0

1 ( )( ) ( )
1 3
3 0 = 2
1 3
3
−3

−4

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9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 1 corrections : [Link]

Notion de matrice :appendre le cours

Ex 9-1 : Vrai ou faux

1 ) Une matrice de taille n× p possède p lignes et n colonnes.

2 ) Le coefficient d’une matrice A noté a ij se situe à la i -ème ligne et à


la j -ième colonne.

1 −2
( ) ( )
4 0
3 ) Une matrice nulle est nécessairement carrée. 2 ) A= 3 1 , B= 7 −1
0 5 1 5

4 ) Une matrice unité est nécessairement carrée.

5 ) Une matrice ligne est aussi appelée vecteur ligne.

6 ) La taille d’une matrice ligne est notée 1× p où p ∈ℤ .

7 ) On peut additionner deux matrices de tailles différentes.

8 ) On peut multiplier deux matrices de tailles différentes.

9 ) On peut multiplier deux matrices de n’importe quelles tailles.

10 ) Pour que le produit AB soit une matrice carrée, il faut que A et B soient
des matrices carrées de même taille.

11 ) Pour que le produit AB soit une matrice carrée, il suffit que A et B


soient des matrices carrées de même taille.

( )
1
12 ) AB=AC implique B=C 3 ) A= −1 B=( 3 4 7 )
3

13 ) AB=On implique A=O n ou B=On

Calculs élémentaires

Ex 9-2 : Somme, produit, commutativité

Dans chacun des cas, effectuer la somme A+B et les produits des matrices
A B et BA lorsque cela est possible.

−1 3 −3
1 ) A= (12 2 )
, B=
5 8 ( )

4 ) La multiplication des matrices est-elle commutative ?

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9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 2 corrections : [Link]

Ex 9-3 : Combinaisons linéaires b ) Développer ( A+B ) 2

−1
On considère les matrices A= (31 4
−1 ) et B=(10 2 )
1 ) Calculer 2 A−3 B

c ) En déduire une condition nécessaire et suffisante pour que l’identité


remarquable soit vérifiée.

2 ) Déterminer les réels x et y tels que x A+ y B= ( 72 70)


2 ) On considère maintenant les matrices A= (−13 2
−1 ) et
B= (13 2
−1 )
Vérifier que les matrices A et B vérifient la condition trouvée
précédemment et comparer à nouveau les égalités ( A+B ) 2 et
A 2 +2 AB+B2

Ex 9-4 : Carré

On considère la matrice A= (−53 4x)


Déterminer la valeur de x telle que A 2= (−11
−15 20)
12

Ex 9-6 : Puissances de matrices et récurrence

0 ,2 −0 ,8
On considère les matrices A= (00,2,8 )
0 ,8
0 ,2
, B=(−0,2 0 ,8 ) et
M= (00 ,9,1 0 ,4
0 ,6 )
Ex 9-5 : Identités remarquables 1 ) Montrer que M=A+0 ,5 B

1 ) On considère les matrices A= (13 2


−1 ) et B=(36 48)
a ) Calculer et comparer ( A+B ) 2 et A +2 AB+B
2 2

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9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 3 corrections : [Link]

2
2 ) Vérifier que A =A et que AB=BA=O2 b ) Montrer que cette relation est vraie pour tout entier naturel n
strictement positif.

3 ) Montrer ( par récurrence) que pour tout entier naturel n strictement


n
positif : A =A .
n
On admet que B =B .

Inverses de matrices :

Ex 9-7 : Développement et inverses

Dans chacun des cas ci-dessous, A est une matrice de dimension n× p


(on peut avoir n= p ) et I est une matrice identité.
Préciser les tailles possibles des matrices B et I, puis développer les
expressions données :

1 ) A(B+I)

−1
2 ) ( B+A ) A

−1 −1
3) AB ( B A −AB )

n n
4 ) On considère la relation M =A+0 , 5 B .

a ) Montrer que cette relation est vraie pour n=0 .

4 ) B(I-A)

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9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 4 corrections : [Link]

0 −1
( )
Ex 9-8 : Factorisation et inverses 0
2 ) A= 0 −1 0 et elle même
Factoriser les expressions suivantes : −1 0 0

1 ) ( A +I )−1 A+( A+I )−1

−1 −1
2 ) ( A +I ) + A ( A+I )

−1 −1
3 ) ( A +I ) + A ( I+A )

Ex 9-11 : Inverse d’un produit

Soit A et B deux matrices inversibles.


−1 −1 −1
Démontrer que ( AB ) =B A

Ex 9-9 : Avec la calculatrice

Avec la calculatrice déterminer s’ils existent les inverses des matrices ci-
dessous :

−1 0 1
A= ( 1 2
3 −1 ) , B= ( )
3 4
6 8 (
, C= 0 2 0
3 0 1
)

Ex 9-12 : Inverse d’une matrice 2×2 (condition d’existence à connaître)

Soit A= (ba dc ) .
1 ) Démontrer que ( a+d ) A−A 2=( ad−bc ) I2 .

Ex 9-10 : Vérifier que deux matrices sont inverses l’une de l’autre

Les matrices suivantes sont-elles inverses l’une de l’autre ?

(−13 ) et B= 5 (13 21)


2 1
1 ) A=
−1

2 ) Factoriser le membre de gauche par A.

3 ) En déduire une condition pour que le matrice A admette un inverse.

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9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 5 corrections : [Link]

4 ) Déterminer cet inverse. Ex 9-14 : Inverse à partir d’une relation polynomiale

( )
1 1 1 1
1 1 −1 −1
On considère la matrice A=
1 −1 1 −1
1 −1 −1 −1

1 ) Calculer A 2 et A 3 .

Ex 9-13 : Inverse à partir d’une relation polynomiale

1 −a 0

( )
0
0 1 −a 0 2 ) Déterminer les réels a et b tels que A 3 =a A+bI4
On considère la matrice A=
0 0 1 −a
0 0 0 1

1 ) Déterminer la matrice J telle que A=I 4 −aJ

3 ) En déduire l’inverse de A.

2 3 4
2 ) Calculer J , J et J et en déduire que I4 =I4−a 4 J 4 .

Ex 9-15 : Système linéaire de deux équations à deux inconnues

{
On considère le système linéaire : 4 x−3 y=−2 (S)
x− y=−5

1 ) Écrire le système sous la forme AX=Y.


3 ) Développer (I 4 −aJ )( I 4 +aJ +a J +a J )
2 2 3 3

−1
En déduire l’expression de A en fonction de J, puis en fonction de a .

4 ) Vérifier avec la calculatrice ou un logiciel.


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9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 6 corrections : [Link]

2 ) Résoudre le système (S) en utilisant l’inverse de la matrice A. Ex 9-17 : Matrice diagonalisable et puissances

On considère les matrices A= (−24 3


−1) , P= (−23 1
−1 ) et D=( 20 01)
−1
1 ) Montrer que P est inversible et calculer P .

−1
2 ) Montrer que A=P DP .

n n −1 *
3 ) Montrer que A =P D P , pour tout n∈ℕ
Ex 9-16 : Système linéaire de trois équations à trois inconnues

{
4 x−2 y+z=7
On considère le système linéaire : − x+ y −z=−9 (S)
x−5 y −2 z=10

1 ) Écrire le système sous la forme AX=Y.

2 ) Résoudre le système (S) en utilisant l’inverse de la matrice A.

n
4 ) Avec la calculatrice, conjecturer une expression de D pour tout
*
n∈ℕ , puis démontrer cette conjecture.

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Problèmes :

Ex 9-18 : Baccalauréat S Amérique du nord juin 2015 – ex 4


Parabole passant par trois points : Congruences - Matrices

n *
5 ) En déduire A pour tout n∈ℕ .

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9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 8 corrections : [Link]

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9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 9 corrections : [Link]

Ex 9-19 : Baccalauréat S Centres étrangers 8 juin 2016 – ex 4


Chiffrement de Hill : Congruences – Bézout - Matrices

1 from math import *


2 a=int(input("a="))
3 u=0
4 r=0
5 while (r!=1):
6 u=u+1
7 r=(u*a)%26
8 print(u)

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9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 10 corrections : [Link]

Ex 9-20 : Baccalauréat S Métropole sept 2017 – ex 4


Points de coordonnées entières dans l’espace : Équations diophantiennes - Matrices

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9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 11 corrections : [Link]

Ex 9-21 : Baccalauréat S Pondichéry avril 2016 – ex 3


Cryptographie : Congruences – Gauss - Matrices

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GRAPHES

1 ) GRAPHES NON-ORIENTÉS

A ; B ; C ; D ; E et F sont 6 poissons.

Dans le tableau ci-dessous, une croix indique que


les poissons ne peuvent pas cohabiter dans le même aquarium.

On peut représenter la situation de la façon suivante :

- Chaque poisson est représenté par un point.

- 2 poissons qui ne peuvent pas cohabiter sont reliés

Définitions :

● Un graphe non-orienté G est un ensemble de sommets reliés par des arrêtes.

● Les points A ; B ; C ; D ; E et F sont les sommets du graphe.

● L’ordre d’un graphe est le nombre total de sommets.

● Les segments reliant deux sommets sont des arêtes.

● Deux sommets sont adjacents lorsqu’ils sont reliés par une arête.

● Une arête reliant deux sommets est dite incidente à ces deux sommets.

● Une arête est une boucle si elle relie un sommet à lui-même.

● Le degré d’un sommet est le nombre d’arêtes dont ce sommet est une extrémité. (Une boucle compte double)

● Un sommet est isolé lorsqu’il n’est relié à aucun autre sommet.

● Un graphe est simple si au plus une arête relie deux sommets et s’il n’y a pas de boucle sur un sommet.

● Un sous graphe (G’) de (G) est un graphe composé de certains sommets et de toutes les arêtes
qui relient ces sommets.

● Un graphe (G) ou un sous graphe (G 1 ) de (G) est stable lorsqu’il ne contient aucune arête.

● Un graphe (G) ou un sous graphe (G 2 ) de (G) est complet lorsque ses sommets sont deux à deux adjacents.

Exemple : L’ordre du graphe est 6 - Le sommet D est isolé. - Le degré du sommet A est 3 - Le graphe est simple.

Propriété :

● La somme S des degrés des sommets d’un graphe est égale à deux fois le nombre d’arêtes a du graphe. S=2×a

● Dans un graphe simple non-orienté le nombre de sommets de degré impair est pair. immédiat car S est pair

Exemple :

Sommet A B C D E F
Degré

On a S=18 et a=9 et on a bien S=2×a .

Le nombre de sommets de degré impair est 2 qui est bien un nombre pair.

Graphes - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 1/4

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2 ) PARCOURIR UN GRAPHE NON-ORIENTÉS
A ) CHAÎNE
Définitions :

● Une chaîne d’un graphe est une liste ordonnée de sommets telle que chaque sommet soit adjacent au suivant.

● La longueur d’une chaîne est égale au nombre d’arêtes qui la composent.

● Une chaîne est fermée lorsque son origine et son extrémité sont confondues.

● Un cycle est une chaîne fermée dont les arêtes sont distinctes.

● Un graphe est connexe si deux sommets distincts quelconques peuvent être reliés par une chaîne.

● La distance entre deux sommets d’un graphe est la plus petite longueur des chaînes qui les relient.

● Le diamètre d’un graphe est la plus grande distance (par le plus court chemin) entre deux sommets.

Exemple :
- La chaîne C-D-E-F-G est une chaîne de longueur 5.

- E-D-G n’est pas une chaîne.

- La chaîne C-D-E-F-D-C est une chaîne fermée, mais ce n’est pas un cycle (elle passe deux fois par C et D)

- Le graphe (G) est d’ordre 7 . Il n’est pas connexe (il n’existe pas de chaîne reliant A et C)

- La chaîne E-D-F-E est un cycle de longueur 3.

- La distance entre les sommets C et E vaut 2. Le diamètre du graphe (G) vaut 4.

B ) CHAÎNE EULÉRIENNE
Définitions :

● Une chaîne est eulérienne lorsqu’elle contient une et une seule fois chaque arête du graphe.

● Un cycle eulérien est une chaîne eulérienne fermée.

Exemple :

- La chaîne B-A-F-E-B-C-E-D-C est une chaîne eulérienne.


- Ce graphe ne contient pas de cycle eulérien.

Théorème d’Euler : (admis)

Dans la cas d’un graphe non-orienté, un graphe connexe admet une chaîne eulérienne si et seulement si le
nombre de sommets de degré impair vaut 0 ou 2.

Conséquences :

● Pour qu’un graphe connexe (G) admette un cycle eulérien, il faut et il suffit que tous les sommets de (G) soient
de degré pair.

● Si le graphe connexe a deux sommets de degré impair, alors ce sont les extrémités de la chaîne eulérienne.

● Un graphe ayant plus de deux sommets de degré impair ne possède pas de chaîne eulérienne.

Exemple :

- Le graphe (G) est connexe et admet deux sommets de degrés impairs B et C.


(G) possède donc une chaîne eulérienne dont les extrémités sont B et C.
- La chaîne B-C-D-A-B-E-C est une chaîne eulérienne.

Graphes - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 2/4

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3 ) GRAPHES ORIENTÉS

Définitions :

● Un graphe orienté est un graphe dont les arêtes sont orientées. Dans la cas d’un graphe
orienté, les arêtes sont
● Le sommet A et le sommet B d’une arête orientée reliant A à B s’appellent respectivement l’origine et aussi appelées arcs .
l’extrémité de l’arête orientée A – B.

● On parle de degré entrant pour indiquer le nombre d’arcs se dirigeant vers le sommet et de
degré sortant pour indiquer le nombre d’arcs partant du sommet.

● Une chaîne orientée d’un graphe orienté est une liste ordonnée de sommets telle que chaque sommet soit relié
au suivant par l’arête orientée dont il est l’origine.

Exemple :

- (G) est un graphe orienté d’ordre 5 non simple.

- L’arête orienté C-D a pour origine C et pour extrémité D.

- L’arête orienté B-B est une boucle.

- Il y a deux arêtes orientées reliant les sommets A et D.

Remarque :
Hormis la notion de graphe complet et le théoème d’Euler, les définitions et les propriétés précédentes sont identiques pour les graphes orientés.

Définition :

On numérote les sommets d’un graphe orienté (G) d’ordre n .


La matrice carrée associée au graphe (G) ( orienté ou non ) est la matrice à n lignes et à n colonnes où le terme
a ij situé à l’intersection de la ligne i et de la colonne j est égal au nombre d’arêtes reliant le sommet i à j .
Cette matrice est appelée matrice d’adjacence du graphe.

Exemple :

( )
0 1 0 0 0
1 0 1 0 1
La matrice d’adjacence de (G 1 ) est 0 1 0 1 1 La matrice d’adjacence de (G 2 ) est
0 0 1 0 1
0 1 1 1 0
Remarque :
La matrice d’adjacence d’un graphe non-orienté est symétrique car le nombre d’arêtes reliant la sommet i au sommet j est bien sûr égal au
nombre d’arêtes reliant le sommet j au sommet i .

Propriété :

Soit M la matrice d’ordre n associée à un graphe (G) et un entier naturel non nul k .
Le terme de la matrice M k situé à l’intersection de la ligne i et de la colonne j est égal au nombre de chaînes
de longueur k reliant le sommet i au sommet j .

Graphes - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 3/4

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Preuve : exigible

Soit la propriété P(k) : "Le terme de la matrice M k situé à l’intersection de la ligne i et de la colonne j est égal au nombre de chaînes de
longueur k reliant le sommet i au sommet j ", pour k ³ 1 (HR)
Démontrons par récurrence que cette propriété est vraie pour tout entier k ³ 1.

Initialisation :
Par définition, le terme a ij de la matrice M situé à l’intersection de la ligne i et de la colonne j est égal au nombre d’arêtes reliant i à j . Il est
bien égal au nombre de chaînes de longueur 1 reliant i à j .
P(1) est donc vraie.

Hérédité :
Supposons P(k) vraie pour un entier k ³ 1 fixé, c’est à dire, le terme (que nous notons ici b ij ) de la matrice M k situé à l’intersection de la ligne
i et de la colonne j est égal au nombre de chaînes de longueur k reliant le sommet i au sommet j
Montrons que la propriété P(k+1) est vraie, c’est à dire , Le terme (que nous notons ici cij ) de la matrice M k +1 situé à l’intersection de la ligne i
et de la colonne j est égal au nombre de chaînes de longueur k +1 reliant le sommet i au sommet j

Puisque M k +1 =M×M k , alors cij =a i1 ×b 1 j + …+a i q ×b q j + …+a i n ×b n j .


- Si a iq ×b qj ≠0 , alors a iq =1 et b q j =s où s est le nombre non nul de chaînes de longueur k reliant q à j .
Il existe alors s chaînes de longueur k +1 reliant i à j et dont le deuxième sommet est q .

- Si a iq ×b qj =0 , alors a iq =0 ou b q j =0 . Il n’existe pas de chaîne de longueur k +1 reliant i à j et dont le deuxième sommet est q .
En considérant un à un les nombres q , cij est le nombre de chaînes de longueur k +1 reliant i à j .
P ( k +1 ) est donc vraie.
Conclusion :

Pour tout k ⩾1 , le terme de la matrice M k situé à l’intersection de la ligne i et de la colonne j est égal au nombre de chaînes de longueur k
reliant le sommet i au sommet j

Exemple :

( )
0 1 0 1 0
1 0 1 0 1
La matrice d’adjacence de ( G ) est M= 0 1 0 1 0
1 0 1 0 1
0 1 0 1 0

( ) ( )
2 0 2 0 2 0 6 0 6 0
0 3 0 3 0 6 0 6 0 6
2 3
On a M = 2 0 2 0 2 et M = 0 6 0 6 0
0 3 0 3 0 6 0 6 0 6
2 0 2 0 2 0 6 0 6 0

- Il existe 3 chaînes de longueur 2 reliant le sommet 4 au sommet 2.

- Il n’existe aucune chaîne de longueur 3 reliant le sommet 3 au sommet 6.

- Il existe 6 chaînes de longueur 3 reliant le sommet 2 au sommet 3.

Graphes - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 4/4

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- GRAPHES - MATH EXP chapitre 10 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]

- L’ordre du graphe est 6

Graphes non-orientés : ● Un graphe non-orienté G est un ensemble de sommets reliés par des arrêtes. - Le sommet D est isolé.
● Les points A ; B ; C ; D ; E et F sont les sommets du graphe.
- Le degré du sommet A est 3
● L’ordre d’un graphe est le nombre total de sommets.
● Les segments reliant deux sommets sont des arêtes. - Le graphe est simple.

● Deux sommets sont adjacents lorsqu’ils sont reliés par une arête.
● Une arête reliant deux sommets est dite incidente à ces deux sommets.

● Une arête est une boucle si elle relie un sommet à lui-même.


● Le degré d’un sommet est le nombre d’arêtes dont ce sommet est une extrémité. (Une boucle compte double)
● Un sommet est isolé lorsqu’il n’est relié à aucun autre sommet.
● Un graphe est simple si au plus une arête relie deux sommets et s’il n’y a pas de boucle sur un sommet.
● Un sous graphe (G’) de (G) est un graphe composé de certains sommets et de toutes les arêtes
qui relient ces sommets.
● Un graphe (G) ou un sous graphe (G 1 ) de (G) est stable lorsqu’il ne contient aucune arête.
● Un graphe (G) ou un sous graphe (G 2) de (G) est complet lorsque ses sommets sont deux à deux adjacents.

● La somme S des degrés des sommets d’un graphe est égale à deux fois le nombre d’arêtes a du graphe
Propriété :
● Dans un graphe simple non-orienté le nombre de sommets de degré impair est pair.
Parcourir un graphe non- ● Une chaîne d’un graphe est une liste ordonnée de sommets telle que chaque sommet soit adjacent au suivant.
orienté : ● La longueur d’une chaîne est égale au nombre d’arêtes qui la composent.
● Une chaîne est fermée lorsque son origine et son extrémité sont confondues.
● Un cycle est une chaîne fermée dont les arêtes sont distinctes.
● Un graphe est connexe si deux sommets distincts quelconques peuvent être reliés par une chaîne.
● La distance entre deux sommets d’un graphe est la plus petite longueur des chaînes qui les relient.
● Le diamètre d’un graphe est la plus grande distance entre deux sommets.
- La chaîne B-A-F-E-B-C-E-D-C
Chaîne eulérienne : ● Une chaîne est eulérienne lorsqu’elle contient une et une seule fois est une chaîne eulérienne.
chaque arête du graphe. - Ce graphe ne contient pas de
cycle eulérien.
● Un cycle eulérien est une chaîne eulérienne fermée.

Théorème d’Euler : Dans la cas d’un graphe non-orienté, un graphe connexe admet une chaîne eulérienne si et
seulement si le nombre de sommets de degré impair vaut 0 ou 2.

● Pour qu’un graphe connexe (G) admette un cycle eulérien, il faut et il suffit que tous les sommets de (G) soient de degré pair.
● Si le graphe connexe a deux sommets de degré impair, alors ce sont les extrémités de la chaîne eulérienne.
● Un graphe ayant plus de deux sommets de degré impair ne possède pas de chaîne eulérienne.
B-C-D-A-B-E-C est une chaîne
eulérienne.

Graphes orientés : ● Un graphe orienté est un graphe dont les arêtes ( ou arcs ) sont orientées.
● Le sommet A et le sommet B d’une arête orientée reliant A à B s’appellent
respectivement l’origine et l’extrémité de l’arête orientée A – B.
● On parle de degré entrant pour indiquer le nombre d’arcs se dirigeant vers
le sommet et de degré sortant pour indiquer le nombre d’arcs partant du somme
● Une chaîne orientée d’un graphe orienté est une liste ordonnée de sommets telle
que chaque sommet soit relié au suivant par l’arête orientée dont il est l’origine.

Matrice d’adjacence : On numérote les sommets d’un graphe orienté (G) d’ordre n .
La matrice carrée associée au graphe (G) ( orienté ou non ) est la matrice à n lignes et à n colonnes où le terme
a ij situé à l’intersection de la ligne i et de la colonne j est égal au nombre d’arêtes reliant le sommet i à j .
Cette matrice est appelée matrice d’adjacence du graphe.

( )
0 1 0 0 0
1 0 1 0 1
La matrice d’adjacence de (G 1 ) est 0 1 0 1 1
Exemple : 0 0 1 0 1
La matrice d’adjacence d’un 0 1 1 1 0

( )
graphe non-orienté est 0 1 0 0 0
0 0 0 0 1
symétrique La matrice d’adjacence de (G 2 ) est 0 1 0 1 1
0 0 0 0 1
0 0 0 0 0

Nombre de chaînes de Soit M la matrice d’ordre n associée à un graphe (G) et un entier naturel non nul k .
longueur k : Le terme de la matrice M k situé à l’intersection de la ligne i et de la colonne j est égal au nombre de chaînes de
longueur k reliant le sommet i au sommet j .

Exemple :

( ) ( ) ( )
0 1 0 1 0 2 0 2 0 2 0 6 0 6 0
1 0 1 0 1 0 3 0 3 0 6 0 6 0 6
2 3
M= 0 1 0 1 0 M = 2 0 2 0 2 M= 0 6 0 6 0
1 0 1 0 1 0 3 0 3 0 6 0 6 0 6
0 1 0 1 0 2 0 2 0 2 0 6 0 6 0
Il existe 6 chaînes de longueur 3 reliant le sommet 2 au sommet 3.
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10 : Graphes : exercices - page 1 corrections : [Link]

5 ) Déterminer un sous-graphe complet d’ordre 3 . Quel est le degré de


Graphes non-orientés chacun de ses sommets ?

Ex 10-1 :

On considère le graphe ci-contre :

1 ) Quel est l’ordre du graphe ?

2 ) Ce graphe est-il simple ?

3 ) compléter le tableau ci-dessous : Ex 10-3 : Fête d’anniversaire

Sommet A B C D E Alexandre aimerait inviter 5 amis (notés A,B,C,D et E) pour son


anniversaire, mais certains ne s’entendent pas.
Degré
amis A B C D E
4 ) Combien vaut la somme des degrés des sommets de ce graphe ?
Ne s’entendent pas D CDE B AB E BD
En déduire le nombre d’arêtes du graphe.
Combien Alexandre peut-il inviter d’amis à son anniversaire pour que la
fête soit réussie ?

5 ) Les sommets B et D sont-ils adjacents ?

6 ) Dessiner le sous-graphe ADC.

Quel est son ordre ?

Combien possèdes-t-il d’arêtes ?

Ex 10-4 : Rencontres sportives

Lors de rencontres sportives, il y a 7 équipes de basketball représentant 7


Ex 10-2 : établissement différents.
Les professeurs d’EPS aimeraient organiser des rencontres de telle sorte
On considère le graphe ci-contre que chaque équipe en rencontre trois autres.
Est-ce possible ?
1 ) Quel est l’ordre du graphe ?

2 ) Ce graphe est-il simple ?

3 ) Ce graphe est-il complet ?

4 ) Déterminer un sous-graphe complet d’ordre 4.

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10 : Graphes : exercices - page 2 corrections : [Link]

Ex 10-5 : Graphe connexe ? Parcourir un graphe non-orienté

On considère le graphe ci-contre Ex 10-7 :

1 ) Quel est l’ordre du graphe ? Peut-on dessiner en ne passant qu’une seule fois par chaque arête les
graphes ci-dessous ?

2 ) Ce graphe est-il simple ?

3 ) Ce graphe est-il connexe ?

4 ) Quelle est la distance entre B et C.

5 ) Quel est le diamètre du graphe ?

6 ) On considère la chaîne B−A−C−a 1 −E−A−B

a ) Déterminer sa longueur.

b ) Est-ce une chaîne fermée ?

c ) Est-ce un cycle ?

Ex 10-6 : Sommets de même degré

1 ) a ) Essayer de construire un graphe simple (non orienté) ayant au moins


deux sommets et tel que tous les sommets ont des degrés distincts ?

b ) Que peut-on conjecturer ?

c ) En faisant un raisonnement par l’absurde, démontrer la conjecture


précédente.
Ex 10-8 : Tracer une figure sans lever le crayon

fig1 fig2

Est-il possible de tracer les graphes


suivant sans lever le crayon et sans
fig3 fig4
passer deux fois sur le même trait ?

2 ) Montrer que dans un groupe de personnes, il y a toujours deux


personnes ayant le même nombre d’amis présents.

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10 : Graphes : exercices - page 3 corrections : [Link]

Ex 10-9 : Extrémités d’une chaîne eulérienne 2 ) Est-il possible de se promener dans les rues de Königsberg en passant
une et une seule fois par chaque pont ?

Dans un parc, il y a cinq bancs reliés entre eux par des


allées.
On modélise les bancs par les sommets A, B, C, D E
et les allées par les arêtes du graphe ci-dessous.

1 ) Est-il possible de parcourir toutes les allées de ce parc sans passer deux
fois par la même allée ?

Ex 10-11 : Traverser une seule fois la frontière

Un voyageur visite ces six pays d’Asie.


Il aimerait traverser une fois et une seule chaque frontières.

CHINE

2 ) Amine est assis sur le banc A . Peut-il parcourir toutes les allées de ce
parc sans passer deux fois par la même allée ?

1 ) Dessiner un graphe représentant la situation.

Ex 10-10 : Problème des sept ponts de Königsberg


[Link]

La ville de Königsberg (aujourd'hui Kaliningrad) est construite autour de deux îles


situées sur le Pregel et reliées entre elles par un pont. Six autres ponts relient les rives
de la rivière à l'une ou l'autre des deux îles, comme représentés sur le plan ci-dessus.
Le problème consiste à déterminer s'il existe ou non une promenade dans les rues de
Königsberg permettant, à partir d'un point de départ au choix, de passer une et une 2 ) Est-il possible de traverser une fois et une seule chaque frontière ?
seule fois par chaque pont, et de revenir à son point de départ, étant entendu qu'on ne
peut traverser le Pregel qu'en passant sur les ponts.

1 ) Dessiner un graphe représentant la situation.


Ex 10-12 : Couper 16 segments

Est-il possible de tracer une courbe, sans lever le crayon, qui coupe
chacun des 16 segments de la figure suivante ?

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10 : Graphes : exercices - page 4 corrections : [Link]

Graphe orienté

Ex 10-15 :

On considère le graphe orienté ci-dessous :

Ex 10-13 : Signature de Mahomet et cycle eulérien

La signature de Mahomet est formée de deux croissants opposés comme 1 ) Quel est l’ordre du graphe ?
sur le dessin ci-dessous.

2 ) Quel est le degré entrant du sommet C et le degré sortant du sommet A ?

On raconte qu'il la traçait sans lever la pointe de son cimeterre.


Est-ce possible ? Si oui, proposer une manière de faire.
3 ) Déterminer une chaîne de longueur 3 reliant les sommets A et B.

Ex 10-16 : Relation « être diviseur de »

Construire un graphe orienté dont les sommets sont les entiers compris
entre 1 et 12 et dont les arcs représentent la relation « être diviseur de ».

Ex 10-14 : Ajouter un sommet et des arêtes pour trouver un cycle eulérien

Soit G un graphe connexe ne possédant pas de cycle eulérien.

Est-il toujours possible, en rajoutant un sommet et quelques arêtes, de


transformer G en un graphe possédant un cycle eulérien?

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10 : Graphes : exercices - page 5 corrections : [Link]

Matrice d’adjacence Ex 10-19 :

Ex 10-17 : 1 ) Déterminer les sommets A,B,C,D,E et F du graphe ci dessous, sachant


que la matrice d’adjacence associée, en prenant les sommets par ordre
Dans chacun des cas déterminer la matrice d’adjacence associée aux alphabétique est :
graphes donnés ( en considérant les sommets dans l’ordre alphabétique)

( )
0 0 0 1 0 1
1) 0 0 0 1 1 1
0 0 0 0 0 1
M=
1 1 0 0 1 1
0 1 0 1 0 0
1 1 1 1 0 0

2 ) Déterminer à l’aide de la
2) calculatrice les matrices M 3 et M 5 .

3)

3 ) En déduire le nombre de chaînes de longueur 3 reliant A à C et le


nombre de chaînes de longueur 5 reliant C à E.

Ex 10-18 : Ex 10-20 : Nombres élégants

On considère la matrice d’adjacence d’un graphe (G) :


Un nombre est dit élégant si la différence entre deux chiffres consécutifs

( )
0 1 1 0 1 1 ) Déterminer l’ordre du graphe. est d’au plus 1.
1 0 0 0 1 Le but du problème est de déterminer le nombre de nombres élégants à 8
M= 0 0 0 1 1 chiffres, dont les chiffres sont tous compris entre 0 et 4 (inclus) ?
1 0 0 0 0
0 1 1 0 0 2 ) Le graphe (G) est-il orienté ? 1 ) On construit un nombre élégant en concaténant les chiffres un à un.
Compléter les pointillés ci-dessous :

- 0 est suivi de ...


- 1 est suivi de ...
- 2 est suivi de ...
3 ) Dessiner un graphe possible. - 3 est suivi de …
- 4 est suivi de …

2 ) Construire le graphe dont les sommets sont les chiffres de 0 à 4, et tel


qu’il y ait une arête entre deux sommets si la différence entre les sommets
vaut au plus 1.

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10 : Graphes : exercices - page 6 corrections : [Link]

3 ) Déterminer la matrice d’adjacence du graphe. 2 ) Combien existe-t-il de chaînes de longueur 4 allant de C à E ?


Déterminer ces chaînes.

4 ) Un nombre élégant à 8 chiffres correspond à une suite de 8 sommets 3 ) Un joueur passe quatre niveaux et se retrouve … sur le même niveau !
reliés par des arêtes, soit 8 sommets qui forment une chaîne. Mais, comme De combien de façons différentes cette situation peut-elle arriver ?
il y a 8 sommets, il n’y a besoin que de 7 arêtes pour parcourir la chaîne.

a ) Déterminer le nombre de nombres élégants commençant par 2 et


finissant par 4.

Ex 10-22 : Code de messagerie

Pour accéder à sa messagerie, Camille a choisi un code qui doit être


reconnu par le graphe étiqueté ci-dessous de sommets 1,2,3 et 4.

b ) Comment obtenir le nombre de nombres élégants à 8 chiffres, dont les


chiffres sont tous compris entre 0 et 4 (inclus) ?

Une succession de lettres constitue un code possible si les lettres se


succèdent sur un chemin du graphe orienté en partant du sommet 1 et en
sortant au sommet 4
Ex 10-21 : Niveaux d’un jeu vidéo Le code SENS et un code possible, alors que SUN n’est pas possible.

Un jeu vidéo est composé de cinq niveaux A,B,C,D et E. 1 ) Parmi les trois codes ci-dessous, lequel est reconnu par le graphe.
Le graphe ci-dessous représente les différentes possibilités pour passer d’un
niveau à l’autre (éventuellement le même). SCENES - SUCCES - SUSPENS

2 ) Déterminer la matrice d’adjacence associée au graphe.

1 ) En considérant les sommets dans l’ordre alphabétique, déterminer la


matrice d’adjacence du graphe.
3 ) Déterminer le nombre de codes de 4 lettres reconnus par le graphe.
Quels sont ces codes ?

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MATRICES - QUELQUES UTILISATIONS

1 ) SUITES DE MATRICES

Définitions :

Soit un entier naturel n .

● On appelle suite de matrices colonnes (U n ) , des matrices colonnes dont tous les éléments On définit de la même manière une
sont des termes de suites numériques. suite de matrices lignes.

● On dit que (U n ) converge si et seulement si tous ses éléments convergent. La limite de Dans les autres cas, on dit que la suite
(U n ) est alors la matrice ayant pour coefficients les limites de chaque terme de (U n ) . est divergente.

Exemple :

(2−n ) est une suite de matrices dont les coefficients sont les suites numériques ( a ) et (b ) définies par
3
n
- La suite ( Un ) définie par U n = n n

a n =n et b n =2−n .
3

lim n 3=+∞
La suite ( Un ) est divergente car n→+∞ lim 2−n=−∞
et n→+∞

( )
1
- La suite ( Vn ) définie par V n = n +1 est convergente . Sa limite est la matrice V=
0
2 ()
2+e−n

Propriété :
Si A est une matrice carrée d’ordre p ∈ℕ et ( Un ) une suite de matrices colonnes à p lignes telles
que pour tout entier naturel n , U n+1 =A Un , alors :

∀ n∈ℕ , U n =An U0

Preuve :
n
Soit la propriété P(n) : " U n =A U0 ", pour n∈ℕ
Démontrons par récurrence que cette propriété est vraie pour tout n ∈ℕ .
Initialisation :
A 0 =I p , P(0) est donc vraie.

Hérédité :
n
Supposons P(n) vraie pour un entier n∈ℕ fixé, c’est à dire U n =A U0 (HR)
n+1
Montrons que la propriété P(n+1) est vraie, c’est à dire U n+1 =A U 0

U n+1 =A Un =A ( A U 0 ) (d’après HR)


n
On a

U n+1 =( AA ) U0 =A U 0
n n+1
Ainsi

On a donc démontré que P(n+1) est vraie.


Conclusion :
n
P(n) est vraie pour tout entier n ∈ℕ , c’est à dire : ∀ n∈ℕ , U n =A U0

Exemple :
Soit ( a n ) et (b n ) deux suites définies par a 0 =1 , b 0 =2 et {ab n+1

n+1
=a n +b n
=a n −2 b n
, pour tout entier naturel n .

On considère la matrice A= (11 1


−2 ) et pour tout entier naturel n , on pose ()
U n= an .
bn

On a U 0=
1
2 ( ) et U n+1 =A Un .

7
On en déduit que U 7=A U 0 =
171
−531 ( )
Matrices – Quelques utilisations - cours élève- auteur : Pierre Lux - page 1/4

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Propriété et définition : admise

Soit A une matrice carrée d’ordre p ∈ℕ , B une matrice colonne à p lignes et ( Un ) une suite de matrices colonnes
à p lignes, telles que pour tout entier naturel n , U n+1 =A Un +B .

Si la suite ( Un ) converge alors sa limite U est une matrice colonne vérifiant U=AU+B .

On dit que la matrice U est l’état stable de la suite ( Un )

2 ) CHAÎNES DE MARKOV

Définition :

● Un graphe pondéré est un graphe dont les arêtes sont affectées de coefficients positifs.

● Le poids d’une chaîne est la somme des coefficients affectés aux arêtes qui composent la chaîne.

● Un graphe probabiliste est un graphe orienté pondéré où tous les poids sont compris entre 0 et 1et tel que la
somme des poids des arêtes issues d’un même sommet est égale à 1.

Exemple : (G) est un graphe prababiliste à trois états.

Définition :

La matrice associée à un graphe probabiliste comportant p sommets s’appelle une matrice de transition. Si les sommets sont des
lettres, on numérote les
C’est une matrice carrée d’ordre p telle que le terme de la i -ème ligne et j -ième colonne est égal au poids de sommets en respectant
l’arête allant du sommet i au sommet j si elle existe , 0 sinon. l’ordre alphabétique.

( )
0 ,9 0,1 0
Exemple : La matrice de transition du graphe (G) de l’exemple précédent est 0 0,3 0 ,7
0 ,6 0,4 0

Remarque : La somme des termes de chaque ligne est égale à 1.

Définition :

Soit une suite de variables aléatoires ( Xn ) permettant de modéliser l’évolution par étapes successives d’un système
aléatoire comportant différents états.

La loi de probabilité de X 0 (étape 0) s’appelle la distribution initiale du système.

La loi de probabilité de X n (étape n ) s’appelle la distribution après n transitions.

Si, à chaque étape, la probabilité de transition d’un état à un autre ne dépend pas de n , on dit que la suite ( Xn ) est
une chaîne de Markov.

On associe à une chaîne de Markov un graphe probabiliste tel que les sommets sont les états du système aléatoire et
le poids de chaque arête est égal à la probabilité de transition d’un état à un autre.

Matrices – Quelques utilisations - cours élève- auteur : Pierre Lux - page 2/4

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3 ) CHAÎNES DE MARKOV : REPRÉSENTATION À L’AIDE D’UNE SUITE DE MATRICES
Propriété :

Soit une chaîne de Markov à 2 ( respectivement 3 ) états et P la matrice de transition associée.

Soit trois entiers naturels n , i et j tels que n⩾1 , 1⩽i⩽2 et 1⩽ j⩽2 ( respectivement 1⩽i⩽3 et 1⩽ j⩽3 ).

La probabilité de passer de l’état i à l’état j en n étapes est égale au terme de la i -ème et j -ième colonne de la matrice P n .

Preuve : Démonstration pour une chaîne de Markov à 2 états.

n
Soit la propriété Q(n) : " P = (PP ( Xn =1 ) P X =1 ( X n =2 )
X 0 =1 0

X =2 ( X n =1 ) P X =2 ( Xn =2 )
0 0
)
", pour n ∈ℕ*

Démontrons par récurrence que cette propriété est vraie pour tout n ∈ℕ* .

Initialisation :

Pour n=1 , on a par définition de la matrice de transition P= ( pp 11

21
p 12
p 22 ) où p ij =P x =i ( X1 = j ) ( avec i∈ {1 ; 2 } et j ∈{1; 2 } )
0

Q(1) est donc vraie.

Hérédité :
n
Supposons Q(n) vraie pour un entier n∈ℕ fixé, c’est à dire P = (PP X 0 =1

X 0 =2
( Xn =1) P X =1 ( X n =2 )
0

( X n =1) P X =2 ( Xn =2)
0
(HR) )
n+1
Montrons que la propriété Q(n+1) est vraie, c’est à dire P = (PP ( X n+1 =1 ) P X = 1 ( Xn+1 =2 )
X 0= 1

X = 2 ( Xn+1 =1 )
0
0

P X = 2 ( Xn +1 =2 )
0
)
Soit deux entiers naturels i et j tels que 1⩽i⩽2 et 1⩽ j⩽2 .

Dans un premier temps, on calcule la probabilité de passer de l’état à i à l’état j en n +1 transitions.

(Pour cette démonstration, on utilise le fait que P X =i est une probabilité)0

P X =i ( Xn+1 = j )=P X =i ( Xn+1 = j∩X n =1 )+P X =i ( Xn+1= j∩X n =2 ) ( D’après la formule des probabilités totales)
0 0 0

=P X =i ( X n =1 ) P X =1 ( X n+1 = j )+P X =i ( X n =2 ) P X =2 ( X n+1 = j ) ( On utilise P X =i ( A∩B ) =P X =i ( A ) P A ( B) )


0 n 0 n 0 0

=P X =i ( X n =1 ) p 1 j +P X =i ( X n =2 ) p 2 j ( car la probabilité de transition d’un état à un autre ne dépend pas de n )


0 0

n+1 n
Or P =P P= (PP ( X n =1 ) P X =1 ( Xn =2 ) p 11
X 0 =1

X = 2 ( Xn =1 )
0
0

P X =2 ( X n =2 ) p 21
0
)( p12
)
p 22
d’après (HR)

=
(PP X =10
( X
X =2 ( n
0
X
n=1
=1
) p
p
11 +P X =1 ( X n =2 ) p 21
0

) 11 +P X =2 ( Xn =2 ) p21
0
P X =1 ( X n =1 ) p12 +P X =1 ( X n=2 ) p 22
0

0
0

P X =2 ( Xn =1 ) p 12+P X =2 ( Xn =2 ) p 22
0
)
=
(PP X =1 ( X n+1 =1 )
0

X =2 ( X n+1=1 )
0
P X =1 ( X n+1 =2 )
0

P X = 2 ( X n+1 =2 )
0
)
On a donc démontré que P(n+1) est vraie
Conclusion :
n
P(n) est vraie pour tout entier n ∈ℕ* , c’est à dire : ∀ n∈ℕ* , P = (PP ( Xn =1 ) P X =1 ( X n =2 )
X 0 =1

X =2 ( X n =1 )
0
0

P X = 2 ( Xn =2 )
0
)
Exemple :

● On considère une marche aléatoire à deux états modélisée par le graphe probabiliste ci-dessous et P la matrice de transition associée.

P= (00 ,5,3 0 ,5
0 ,7 )
La probabilité de passer de l’état 1 à l’état 2 en 4 étapes 0,624

Matrices – Quelques utilisations - cours élève- auteur : Pierre Lux - page 3/4

130/144
● On considère une marche aléatoire à trois états modélisée par le graphe probabiliste ci-dessous et P la matrice de transition associée.

( )
0,1 0 ,6 0 ,3
P= 0,3 0 ,2 0 ,5
0,3 0 ,4 0 ,3 La probabilité de passer de l’état 3 à l’état 1 en 3 étapes 0,252

4 ) CHAÎNES DE MARKOV : ÉTUDE ASYMPTOTIQUE


Définition :

Soit une chaîne de Markov à 2 ( respectivement 3 ) états et P la matrice de transition associée.

On note π n la matrice ligne à 2 ( respectivement 3 ) colonnes dont le terme de la j -ième colonne est la probabilité qu’à l’étape n la
variable aléatoire X n soit égalé à j , c’est à dire :

π n =( P ( Xn =1 ) P ( X n =2 )) ( respectivement π n =( P ( Xn =1 ) P ( X n =2 ) P ( X n=3 )) )

Remarque : π 0 représente la distribution initiale et π n la distribution après n transitions.

Propriété :
P n ne contient pas de 0 signifie qu’en n étapes on peut
Pour tout entier naturel n⩾1 , π n+ 1=π n P et π n =π 0 P .
n
passer de n’importe quel état à n’importe quel autre état.

Preuve : Démonstration pour une chaîne de Markov à 2 états. exigible


Par définition de la matrice de transition P=
p 11 p 12
p 21 p 22 ( )
où p ij =P x =i ( X1 = j ) ( avec i∈ {1; 2 } et j ∈{1; 2} )
0

Soit un entier naturel n . On a :

P ( X n+1 =1 )=P ( X n+1 =1∩X n=1 )+P ( X n+1 =1∩Xn =2 ) ( D’après la formule des probabilités totales)

=P ( Xn=1 ) P X =1 P ( Xn+1 =1) +P ( X n=2 ) P X =2 P ( Xn+1 =1 )


n n

=P X =1 P ( X n+1=1 ) P ( X n =1) +P X =2 P ( X n+1 =1 ) P ( X n=2 )


n n

= p11 P ( Xn =1 )+ p 21 P ( Xn =2 ) ( car la probabilité de transition d’un état à un autre ne dépend pas de n )

On démontre de même que P ( X n+1 =2 ) = p 12 P ( Xn =1 )+ p 22 P ( Xn =2 ) . On a donc bien π n+1 =π n P


n
On suppose maintenant n⩾1 . On a déjà vu que P = (PP ( Xn =1 ) P X =1 ( X n =2 )
X 0 =1 0

X =2 ( X n =1 ) P X = 2 ( Xn =2 )
0 0
.)
On a alors π 0 P =( P ( X 0=1 ) P ( X 0 =2 ))
n
(PP ( Xn =1) P X =1 ( X n =2)
X0 =1 0

X =2 ( Xn =1 ) P X =2 ( X n =2 )
0 0
)
=( P ( X0 =1 ) P X =1 ( X n=1 )+P ( X 0=2 ) P X =2 ( X n =1 ) P ( X 0 =1 ) P X =1 ( Xn =2 )+P ( X 0=2 ) P X =2 ( X n =2 ) )
0 0 0 0

=( P ( X0 =1∩X n=1 )+P ( X 0=2∩Xn =1 ) P ( X0 =1∩X n=2 ) +P ( X0 =2∩X n =2 ))

=π n =( P ( X n =1 ) P ( Xn=2 ))

=π n
Propriété : admise
Remarque : Si la matrice P ne contient pas de 0, alors la
S’il existe un entier naturel n tel que P n ne contient pas de 0 alors la suite ( π n ) suite ( π n ) converge.
converge vers la matrice π vérifiant π = π P et cette limite ne dépend pas de π 0 .

La matrice π représente la distribution invariante du système.

Matrices – Quelques utilisations - cours élève- auteur : Pierre Lux - page 4/4

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- MATRICES - QUELQUES UTILISATIONS - MATH EXP chapitre 11 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]

Suites de Matrices : ● On appelle suite de matrices colonnes (U n ) , des matrices colonnes dont tous les éléments sont des termes de
suites numériques.
On définit de la même manière ● On dit que (U n ) converge si et seulement si tous ses éléments convergent. La limite de (U n ) est alors la
une suite de matrices lignes.
matrice ayant pour coefficients les limites de chaque terme de (U n ) .

Si A est une matrice carrée d’ordre p ∈ℕ et ( Un ) une suite de matrices colonnes à p lignes telles que pour tout
Propriété : entier naturel n , U n+1=A Un , alors :
∀ n ∈ℕ , U n =An U0

Soit A une matrice carrée d’ordre p∈ℕ , B une matrice colonne à p lignes et ( Un ) une suite de matrices
colonnes à p lignes, telles que pour tout entier naturel n , U n+1 =A Un +B .
Propriété et définition :
Si la suite ( Un ) converge alors sa limite U est une matrice colonne vérifiant U=AU+B .

On dit que la matrice U est l’état stable de la suite ( Un )


Graphe probabiliste : ● Un graphe pondéré est un graphe dont les arêtes sont affectées de
coefficients positifs.
● Le poids d’une chaîne est la somme des coefficients affectés aux arêtes
qui composent la chaîne.
● Un graphe probabiliste est un graphe orienté pondéré où tous les poids
sont compris entre 0 et 1et tel que la somme des poids des arêtes issues
d’un même sommet est égale à 1.

Matrice de transition : La matrice associée à un graphe probabiliste comportant p sommets s’appelle


Si les sommets sont des lettres, une matrice de transition. (G) est un graphe prababiliste à trois états.
on numérote les sommets en C’est une matrice carrée d’ordre p telle que le terme de la i -ème ligne et
La matrice de transition du graphe (G) est
respectant l’ordre alphabétique. j -ième colonne est égal au poids de l’arête allant du sommet i au sommet
( )
0,9 0,1 0
j si elle existe , 0 sinon. 0 0,3 0,7
La somme des termes de chaque ligne est égale à 1. 0,6 0,4 0

Chaîne de Markov : Soit une suite de variables aléatoires ( Xn ) permettant de modéliser l’évolution par étapes successives d’un système
aléatoire comportant différents états.
La loi de probabilité de X 0 (étape 0) s’appelle la distribution initiale du système.
La loi de probabilité de X n (étape n ) s’appelle la distribution après n transitions.
Si, à chaque étape, la probabilité de transition d’un état à un autre ne dépend pas de n , on dit que la suite ( Xn ) est
une chaîne de Markov.
On associe à une chaîne de Markov un graphe probabiliste tel que les sommets sont les états du système aléatoire et
le poids de chaque arête est égal à la probabilité de transition d’un état à un autre.

Soit une chaîne de Markov à 2 ( respectivement 3 ) états et P la matrice de transition associée.


Représentation à l’aide Soit trois entiers naturels n , i et j tels que n⩾1 , 1⩽i⩽2 et 1⩽ j⩽2 ( respectivement 1⩽i⩽3 et 1⩽ j⩽3 ).
d’une suite de matrices : La probabilité de passer de l’état i à l’état j en n étapes est égale au terme de la i -ème et j -ième colonne de
la matrice P n .
Exemple :
On considère une marche

(00 ,5,3 )
aléatoire à deux états modélisée 0 ,5
par le graphe probabiliste ci- P=
0 ,7
dessous et P la matrice de
transition associée.
La probabilité de passer de l’état 1 à l’état 2 en 4 étapes 0,624

Chaîne de Markov : étude Soit une chaîne de Markov à 2 ( respectivement 3 ) états et P la matrice de transition associée.
asymptotique : On note π n la matrice ligne à 2 ( respectivement 3 ) colonnes dont le terme de la j -ième colonne est la
π 0 représente la distribution probabilité qu’à l’étape n la variable aléatoire X n soit égalé à j , c’est à dire :
initiale et π n la distribution π n=( P ( Xn=1 ) P ( X n =2 )) ( respectivement π n =( P ( Xn =1 ) P ( X n=2 ) P ( X n=3 )) )
après n transitions.

Pour tout entier naturel n⩾1 , π n+ 1=π n P et π n =π 0 P .


n
Propriété :

Propriété : distribution
invariante du système S’il existe un entier naturel n tel que P n ne contient pas de 0 alors la suite ( π n ) converge vers la matrice π
n
P ne contient pas de 0 signifie vérifiant π = π P et cette limite ne dépend pas de π 0 .
qu’en n étapes on peut passer de
n’importe quel état à n’importe La matrice π représente la distribution invariante du système.
quel autre état.

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11 : Matrices – Quelques utilisations : exercices - page 1 corrections : [Link]

Suites de matrices

Ex 11-1 :

On considère la suite de matrices définie par U 0 = (−12) et pour tout entier


naturel n , U n+1 =A Un où A= (−11 12) .
1 ) Calculer U 1 et U 2
3 ) Calculer a 6 et b 6

Ex 11-3 : Calculer les termes d’une suite en utilisant l’écriture matricielle de la relation de récurrence

On considère la suite de nombres réels ( a n) telle que pour tout entier


naturel n non nul : a n +1 =2a n −a n−1

2 ) Exprimer U n =
( xy ) en fonction de n et A, puis déterminer la matrice
n

n
1 ) Traduite la relation de récurrence par une égalité matricielle du type
Un+1 =A Un
U 10 avec la calculatrice.

2 ) On donne a 0 =2 et a 1=5 . Calculer a 4 et a 5 .

Ex 11-2 : Calculer les termes d’une suite en utilisant l’écriture matricielle de la relation de récurrence

On considère les suites ( a n ) et (b n ) définies pour tout entier naturel n


par :

a n +1 =2 a n −b n et a 2 =3

b n+1=−a n +2b n et b2 =5

On définit pour tout entier naturel n , la matrice U n =


(ab )
n

n
1 ) Déterminer la matrice A, telle que U n+1 =A Un

Ex 11-4 : Vrai ou faux


−n

()
e
2 ) Calculer a 0 et b 0 1 ) La suite de matrices colonnes ( Un ) définie par Un = 1 est
2n
convergente.

(0 ,23 −1) est


n
2 ) La suite de matrices colonnes ( Vn ) définie par V n= n

convergente.

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11 : Matrices – Quelques utilisations : exercices - page 2 corrections : [Link]

2 ) La suite ( Un ) a-t-elle un état stable ?

( )
1
3 ) La matrice U= 0 est un état stable de la suite de matrices colonnes
−1

( )
2 1 1
Un+1 =A Un où A= 1 3 1
4 5 2

Ex 11-5 : Mettre sous la forme Un+1 =A Un +B

Traduire les relations de récurrence des suites ci-dessous par une égalité
matricielle du type Un+1=A Un +B

1 ) a 0 =1 , b 0 =2 et pour tout entier naturel n :

{abn+1

n+1
=3 an −2b n +2
=−an +2b n−7
Ex 11-7 :

Soit la suite de matrices ( Un ) , définie pour tout entier naturel n par

( )
1
0
−2
Un+1 =A Un +B où U0 = ()
1
2
, A=

2
1 1
et B= ( ) 1
2 2
1 ) Déterminer une matrice U telle que U=AU+B .
2 ) a 0 =−1 , a 1=1 et pour tout entier naturel n⩾0 :

a n+2=−a n +5a n+1 −2

2 ) On pose V n =Un −U . Montrer que pour tout entier naturel n ,


Ex 11-6 : Un+1 =A Un et état stable V n+1 =A V n .
En déduire l’expression de V n en fonction de n .
On considère la suite de matrices ( Un ) définie par U0 = (23) et pour tout
entier naturel n , Un+1 =A Un où A= (30 02) .
1 ) Montrer que la suite diverge.

2 3 4 5
3 ) Avec la calculatrice, déterminer A , A , A et A .
n
Conjecturer une expression de A

134/144
11 : Matrices – Quelques utilisations : exercices - page 3 corrections : [Link]

4 ) Démontrer la conjecture précédente pour tout entier naturel n non nul.

2 ) Conjecturer le comportement asymptotique de A n

3 ) Quelle conjecture peut-on alors faire sur le comportement


asymptotique de la suite ( Un ) ?

5 ) En déduire l’expression de Un en fonction de n .

Ex 11-9 :
n
6 ) On admet que lim n 0,5 =0 . Étudier la convergence de la suite ( Un ) .

( )
n→+∞
13 2

Soit les matrices A=

30
1
15
11
et B= ()
6
0
15 30
On considère la suite de matrices colonne ( Un ) telles que pour tout entier
naturel n , Un+1 =A Un +B .

1 ) Déterminer la matrice U telle que U=AU+B

Ex 11-8 : Avec la calculatrice

On donne A= (00 ,3,4 0,5


0,1 ) et B=(0,2
0,3 )

1 ) On considère la suite de matrices colonne ( Un ) telles que pour tout


entier naturel n , Un+1 =A Un +B .

Déterminer la matrice U telle que U=AU+B

135/144
11 : Matrices – Quelques utilisations : exercices - page 4 corrections : [Link]

(−11 12) et D=( 0,30 )


n
0 b ) En déduire les coefficients de A .
2 ) Soit P= .
0,5
−1
Vérifier que A=P D P

n n −1
3 ) a ) Montrer que A =P D P .

4 ) On pose V n =Un −U . Montrer que pour tout entier naturel n ,


V n+1 =A V n .
En déduire l’expression de V n en fonction de n , puis l’expression de
Un en fonction de n .

5 ) Étudier la convergence de la suite ( Un ) .

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11 : Matrices – Quelques utilisations : exercices - page 5 corrections : [Link]

Ex 11-10 : Baccalauréat S – Liban 31 mai 2019 – ex 4


U n+1 =A U n + B - matrices diagonales - récurrence

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11 : Matrices – Quelques utilisations : exercices - page 6 corrections : [Link]

Graphes probabilistes Ex 11-13 :

Ex 11-11 : Graphes probabilistes ? Une grenouille saute aléatoirement plusieurs fois par heure sur trois
rochers . A chaque étape :
Les graphes ci-dessous sont-ils des graphes probabilistes ?
Si oui, donner la matrice de transition associée. - Si elle est sur le rocher A, elle choisit de manière équiprobable, soit de
rester en A, soit de sauter vers le rocher B ou vers le rocher C.

- Si elle est sur le rocher B, elle choisit de manière équiprobable de sauter


sur le rocher A ou sur le rocher C.

- Si elle est sur le rocher C, elle saute sur le rocher A.

On note Xn la variable aléatoire donnant la position de la grenouille à


l’étape n .
Au début, pour n=0 , la grenouille est sur le rocher A.

1 ) Donner la distribution initiale du système.

2 ) En utilisant un arbre pondéré, donner la distribution du système après


deux étapes.

Ex 11-12 : Compléter un graphe probabiliste

Compléter le graphe probabiliste ci-dessous et donné la matrice de


transition associée .

3 ) Expliquer pourquoi la suite ( Xn ) est une chaîne de Markov et donner


le graphe probabiliste et la matrice associée.

138/144
11 : Matrices – Quelques utilisations : exercices - page 7 corrections : [Link]

4 ) Quelle est la probabilité que la grenouille se retrouve à nouveau sur le 2 ) Le chimpanzé est sur la page 2 et clique 15 fois . Sur quelle page a-t-il
rocher A au bout de 5 étapes ? le plus de chance de se retrouver ?

5 ) La grenouille (de compétition) , saute sans jamais s’arrêter . Conjecturer


grâce à la calculatrice, la probabilité qu’elle soit sur le rocher A au bout
d’une semaine ?
Déterminer une distribution invariante

Ex 11-15 :

( )
1 3
4 4
La matrice P= est la matrice de transition associée à une
2 1
3 3
chaîne de Markov.

1 ) Représenter le graphe associé.

Ex 11-14 :

Un chimpanzé navigue sur un site internet comptant trois pages.


Sur chacune des pages, il y a des bananes représentant des liens ramenant
sur les autres pages.
- Sur la page 1, il y a deux bananes, l’une menant à la page 2 et l’autre à la
page 3.
- Sur la page 2, il y a quatre bananes, trois menant à la page 3 et une à la
page 1.
- Sur la page 3, il y a une banane menant à la page 2.

1 ) Représenter la situation à l’aide d’un graphe probabiliste et donner la


matrice de transition P associée.
2 ) Déterminer la distribution invariante de cette chaîne.

3 ) Déterminer le comportement asymptotique de cette chaîne.

139/144
11 : Matrices – Quelques utilisations : exercices - page 8 corrections : [Link]

Ex 11-16 : Ex 11-17 :

( )
Un ordinateur est programmé pour afficher successivement des lettres qui 0 ,5 0,5 0
sont soit des lettres majuscules (M) soit des lettres minuscules (m) selon le La matrice P= 0 0,5 0,5 est la matrice de transition associée à
graphe probabiliste ci-dessous : 1 0 0
une chaîne de Markov de distribution initiale π 0 =( 1 0 0 )

1 ) Représenter cette chaîne par un graphe pondéré.

1 ) On suppose que la première lettre est une majuscule . Calculer la


probabilité que la 10-ième lettre soit aussi une majuscule.

2 ) Calculer la distribution après 5 transitions.

2 ) Déterminer la distribution invariante de ce système, puis interpréter le


résultat.
3 ) Avec la calculatrice, conjecturer le comportement asymptotique de
cette chaîne de Markov.

4 ) Conjecturer que la suite des distributions ( π n ) converge et donner sa


limite.

140/144
11 : Matrices – Quelques utilisations : exercices - page 9 corrections : [Link]

Ex 11-18 :

Un chat, au cours de la journée se déplace pour dormir entre le lit (A), le


canapé (B) et le tapis (C).
On note a n , b n et cn les probabilités respectives que le chat soit en A, en
B et en C après n déplacements.

À l’étape n=0 , il dort tranquillement sur le lit.

Une étude sur le comportement de ce chat a permis d’établir que :

{
an+1 =0 ,3 an +0 ,3 bn +0 ,3 cn
bn+1 =0 ,2 a n +0,5 b n+0 ,3 c n
cn+1=0 ,5 a n +0,2 b n+0 ,4 c n

On note π n =( an bn cn)

1 ) Écrire la matrice P, telle que, pour tout entier naturel n , π n+1=P π n

5 ) Résoudre ce système à l’aide d’un calcul matriciel.

2 ) Calculer la probabilité pour que le chat dorme sur le tapis après 4 étapes.

3 ) Justifier que la suite de matrices ( π n) converge vers une matrice


π =( a b c )

4 ) Démontrer que les nombres a , b et c vérifient le système suivant :

{
a+b+c=1
( S ) : −0,7 a+0,3 b+0 ,3 c=0
0 ,5 a+0 ,2b−0,6 c=0 6 ) En déduire l’endroit où le chat a le plus de chance de dormir à long
terme.

141/144
L’alphabet grec en sciences [Link]

majuscules minuscules
a alpha
b beta
G g gamma
D d delta
e epsilon
z zêta
h êta
Q q thêta
i iota
k kappa
L l lambda
m mu
n nu
C c xi ou ksi
o omicron
P p pi
r rhô
S s sigma
t tau
u upsilon
F f phi
x chi ou khi
y psi
W w omega

Ne sont indiquées que les capitales utilisées en sciences . Les autres, identiques à des lettres de l’alphabet latin, ne sont pas utilisées.

La lettre omicron, identique à notre lettre o, n’est pas utilisée en sciences.

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PYTHON - les instructions de base utilisées au lycée [Link]

Créer un programme - On va à la ligne après chaque instruction.


- On peut séparer plusieurs instructions sur la même ligne en les séparant par « ; »

Saisir une variable - A=input("A=") si A est une chaîne de caractère ( c’est le type par défaut)
type str : Chaîne de caractères
Il existe aussi d’autres types numériques :
- A=float(input("A=")) si A est un flottant
type long : Entier compris entre et – inf et 2 147 483 647 type float : Valeur spécifiée avec un point dans le programme (exemple : a=2.0 ) permettant une
ou entre 2 147 483 648 et + inf approximation de nombre réel

type complex : Nombre complexe - A=int(input("A=")) si A est un entier


Pour connaître tous les types … type int : Entier compris entre -2 147 483 648 et 2 147 483 647 (codage sur 32 bits soit 4 octets)
[Link]

Afficher - print(A) affiche la valeur de la variable A


- print("Vive les maths") affiche le texte Vive les maths
- On peut aussi mélanger texte et variable : print("la valeur de A est ",A)

Affecter B=A affecte la valeur A ou le contenu de la variable A à la variable B

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Opérations élémentaires addition + division /


soustraction - reste de division entière % ( 9%2 donne 1 )
multiplication * quotient de division entière // ( 9//2 donne 4 )
puissance **

Tester ... A==B (égal) A!=B (différent) A>B (supérieur) A<B (inférieur) A>=B (supérieur ou égal) A<=B (inférieur ou égal)

Et / Ou A and B / A or B

Si … Sinon Si … Sinon if condition C1 : C’est le décalage vers la droite qui indique les instructions
---- -instruction A1 faisant partie de la structure conditionnelle.
elif condition C2 :
–----instruction A2 Il n’y a pas d’instruction de fin.
else :
–----instruction A3 Il en est de même pour for , while et def.

Boucle Pour for i in range(1,n+1) : - for i in range(n): la variable i parcourt tous les entiers de 0 à n-1
-----instruction A
- for i in range(m,n): la variable i parcourt tous les entiers de m à n-1
la variable i parcourt tous
les entiers de 1 à n - for i in range(m,n,p): la variable i parcourt tous les entiers de m à n-1
avec un pas de p.

Boucle Tant que while condition :


-----instruction A

Fonctions Def exemple(a,b …): a,b,… sont les arguments de la fonction exemple
— -instruction … y=…
---- return(y) On peut aussi retourner plusieurs valeurs : return(x,y,z,...)

Insérer un module Un module est une bibliothèque comportant un ensemble de fonctions.


Je présente ci-dessous les modules utilisés au lycée.

Opérations mathématiques : math from math import *


Toutes les fonctions du module math On peut aussi importer uniquement la fonction souhaitée : from math import sqrt
[Link] Le module math, contient les définitions de nombreuses fonctions mathématiques telles que sin, cos , tan ,sqrt , pi …

Nombres aléatoires : random from random import *


Toutes les fonctions du module random Le module random contient les définitions de nombreuses fonctions faisant référence au hasard telles que :
[Link] - uniform(a,b) qui retourne un nombre aléatoire compris entre a et b
- randint(a,b) qui retourne un entier aléatoire compris entre a et b

from pylab import *


Graphiques : pylab Bases du module pylab Le module pylab contient de nombreuses fonctions graphiques, ce qui en fait un outil très puissant pour créer des
[Link] graphiques scientifiques.
Ce module possède aussi les fonctions usuelles du module math , il n’est donc pas utile d’importer aussi celle-ci
lorsqu’on utilise pylab. On peut aussi utiliser une version plus légère : [Link]. Mais celui-ci ne possède
pas les fonctions du module math.

Listes et chaînes de caractères A=[] permet de définir la liste vide A


[Link](x) ajoute la valeur x à la liste (Si la liste était définie jusqu’au 10 ème terme, x sera le 11ème terme)
Longueur len(A) renvoie la longueur de la liste ou de la chaîne de caractères A
.

Extraire A[k] renvoie le k+1 ème élément de la liste ou de la chaîne de caractères A.


Attention A[0] est le premier terme de la liste.

Concaténer "mathé "+"matiques" donne la chaîne de caractères "mathématiques"


[1,2,3,4]+[5,6,7,8] donne la liste [1,2,3,4,5,6,7,8]

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Quelques symboles mathématiques à connaître [Link]

Exemples
A⇒B
2
Symbole d'implication A implique B Ce symbole est censé exprimer l'idée que A est vraie x=2 ⇒ x =4
Si A alors B entraîne que B aussi.
B est nécessaire à A
A est suffisant pour B
Symbole d'équivalence A⇔B A équivaut à B Il s'agit d'une implication dans les deux sens : x=2 ou x=−2
2
A B A implique B et B implique A ⇔ x =4
A ssi B si et seulement si

Quantificateur universel ∀x , P ( x ) Quel que soit x ; pour tout x La propriété P ( x) est vérifiée pour tout x ∀ x ∈ℝ
+
, x 2+
1
>0
x+1
Quantificateur existentiel ∃x , P ( x ) Il existe x tel que... La propriété P ( x) est vérifiée pour au moins un x . ∃ x∈ℝ , ( x−2 )( x−3) > 0

Symbole d'appartenance x ∈E x appartient à E Pour un ensemble E donné, ce symbole signifie qu'il A ∈d


x est élément de E contient l'élément x . 2∈ ]−3;5 [
E contient x

Symbole de non- x ∉E x n'appartient pas à E Négation de l'appartenance de x à E . −5∉ℕ


appartenance
Symbole d'inclusion A⊂ B A est inclus dans B Pour deux ensembles A et B donnés, ce symbole ]−2;5[ ⊂ ]−3 ;8 [
A est un sous-ensemble de B signifie que tous les éléments de A sont éléments de
A est une partie de B B.
B contient A
Symbole de non-inclusion ℚ⊄ℤ
A⊄ B A n'est pas inclus dans B Négation de l'inclusion de A dans B , c'est-à-dire
qu'il existe au moins un élément de A qui n'appartient
pas à B .

Ensemble vide ∅ Ensemble vide Ensemble qui ne comporte aucun élément ] 3,1;5 [ ∩[ 5,2 ;+ ∞[ =∅

Singleton, paire, {x } Singleton x Ensemble dont l'unique élément est x L’ensemble des solutions de
2
ensembles finis {x , y } Paire x y Ensemble dont les seuls éléments sont x et y l’équation x =4 est S= {−2;2 }
L’ordre n’est pas important.
Accolades { … } { x1 , x 2 … xn } Ensemble x1 , x2 ... xn Ensemble dont les n éléments sont x 1 , x 2 ... xn . On aurait pu écrire {2 ;−2 }

Couple, Triplet, (x , y ) Couple x y Représentation d'une collection d'objets occupant Le point de coordonnées ( 5 ;7 )
n-uplet (x , y , z ) chacun une place précise, au sens où contrairement à n’est pas le point de coordonnées
Triplet x y z un ensemble finis, l'ordre et la répétition des objets n'est ( 7 ; 5) .
Parenthèses (...) (x 1 , x 2 … x n ) n-uplet x1 , x2 … xn pas anodine.
Réunion A union B Ensemble contenant les éléments de A ou B et ]−7;8 ] ∪[−3;10 [= ]−7;10 [
Réunion de A et B seulement ceux-là.
A∪ B Les éléments en commun à A et B sont dans la réunion.
On dit que le ou mathématique est inclusif.

Intersection A inter B Ensemble contenant les éléments en communs de A ]−7;8 ] ∩[−3;10 [ =[−3;8 ]
Intersection de A et B et B et seulement ceux-là.
A∩ B
n 7
Somme Somme de i=1 à i=n On avance de 1 en 1, c’est à dire : 1,2,3,4,5 … ,n
∑ ∑ i2 2 2
=3 +4 +5 +6 +7
2 2 2

i=1 i=3

Association f :x f ( x) fonction f qui à x associe le f :x x


2

nombre f ( x )
Attention, il ne faut pas utiliser la flèche →

ℕ est l'ensemble des nombres entiers naturels. ℕ= { 0;1 ;2 ;3 ;... }

ℤ est l'ensemble des nombres entiers relatifs (ou nombres entiers) ℤ= {... ;−3;−2 ;−1; 0;1 ;2 ;3 ;... }

D est l'ensemble des nombres décimaux. (nombres s'écrivant n ´ 10 p avec n et p dans ℤ )

p
ℚ est l'ensemble des nombres rationnels. (nombres que l'on peut écrire sous la forme , p étant un nombre entier et q un entier non nul)
q
p
On appelle nombre irrationnel tout nombre que l'on ne peut pas écrire sous la forme , p étant un nombre entier et q un entier non nul.
q

ℝ est l'ensemble des nombres réels, c'est à dire qui sont soit rationnels, soit irrationnels.

ℕ⊂ℤ⊂D⊂ℚ⊂ℝ

ℕ* est l’ensemble des entiers naturels privé de 0.


ℝ* est l’ensemble des réels privé de 0 . ℝ+ est l’ensemble des réels positifs. ℝ− est l’ensemble des réels négatifs.
ℝ+* est l’ensemble des réels strictement positifs. ℝ-* est l’ensemble des réels strictement négatifs.

ℝ− {2 } ou ℝ \ {2 } est l’ensemble des réels privé de 2

ℝ− {2 ;5,2 } ou ℝ \ {2 ;5 ,2 } est l’ensemble des réels privé de 2 et 5,2


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