Nombres complexes : vue algébrique et propriétés
Nombres complexes : vue algébrique et propriétés
Mathématiques expertes
Programme 2020
[Link]
● Si a= 0 , on a z = bi , on dit que z est un imaginaire pur (on dit parfois simplement imaginaire).
Remarques :
● ℝ correspond à l'ensemble des points sur une droite. Un nombre réel x correspond au point d'abscisse x sur la droite.
On peut donc toujours comparer deux nombres réels :
si x et y sont des réels, on a nécessairement x y ou y x (Le point d'abscisse x se trouve, sur la droite, "avant" ou "après" le point d'abscisse y )
● ℂ , ensemble des nombres a bi avec a∈ ℝ et b∈ ℝ correspond à l'ensemble des points d'un plan.
Un nombre complexe a bi avec a∈ ℝ et b∈ ℝ correspond au point du plan de coordonnées a ; b .
On ne peut donc pas comparer deux nombres complexes : il n'y a pas de relation d'ordre dans ℂ .
On ne peut donc pas dire qu'un nombre complexe z est inférieur à un nombre complexe z ' ou qu'un nombre complexe z est positif.
Propriété :
L'écriture d'un nombre complexe sous la forme z = a bi , où a∈ ℝ et b∈ ℝ , est unique.
Preuve :
Considérons un nombre complexe z s'écrivant de deux façons : z = a bi et z = a ' b ' i , avec a , b , a ' , b ' réels.
On a alors a bi = a ' b ' i et on en déduit a−a ' = i b ' – b
a− a '
Supposons que b≠ b ' , on aurait alors i = ,
b ' −b
a− a '
Ceci n'est pas possible puisque i ∉ℝ alors que ∈ℝ
b ' −b
On ne peut donc pas avoir b≠ b ' , ce qui signifie que b= b ' .
Alors b ' − b= 0 et comme on sait que a− a ' =i b ' − b , on en déduit a− a ' =0 c'est-à-dire a= a ' .
On a donc obtenu a= a ' et b= b ' . Les deux écritures de z sous la forme a bi et a ' b ' i sont donc identiques.
Définition :
Soit un nombre complexe z . Remarques :
L'écriture z = a bi , où a∈ ℝ et b∈ ℝ , est appelée forme algébrique du nombre complexe z . · La partie réelle de z est un nombre réel.
a est appelé partie réelle de z , et b partie imaginaire de z. · La partie imaginaire de z est un nombre réel.
On note a=ℜe ( z ) et b=ℑm ( z ) .
Propriété :
Deux complexes sont égaux si et seulement si ils ont même partie réelle et même partie imaginaire.
C'est-à-dire que si a , b , a ' , b ' sont des réels, on a
a bi = a ' b ' i ⇔ a= a ' et b= b '
Preuve :
Soit z et z ' deux nombres complexes : z = a bi et z ' = a ' b ' i , avec a , b , a ' , b ' réels.
On a alors a =ℜe ( z ) , a' =ℜe ( z' ) , b=ℑm ( z ) et b' =ℑm ( z' )
Si z = z ' , alors a bi = a ' b ' i et comme la forme algébrique d'un nombre complexe est unique, on en déduit que a= a ' et b= b ' .
Donc z et z ' ont la même partie réelle et la même partie imaginaire.
Réciproquement :
Si z et z ' ont la même partie réelle et la même partie imaginaire, alors a= a ' et b= b '
et par conséquent a bi = a ' b ' i , c'est-à-dire z = z '
Les nombres complexes : point de vue algébrique - cours élève- auteur : Pierre Lux - page 1/4
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Exemple : Soit z = 2 3 i et z ' = i −5 . Calculer et écrire sous forme algébrique :
2 ) DIVISION
Propriété :
1
Tout nombre complexe non nul z admet un unique inverse noté .
z
Preuve :
3 ) CONJUGUÉ
Définition :
Soit z un nombre complexe de forme algébrique a bi .
On appelle conjugué de z le nombre complexe noté z tel que z = a− bi .
Propriétés :
z+ z z− z
Pour tous nombres complexes z et z ' , on a : ● ℜe ( z ) = ; ℑm ( z ) =
● z = z
2 2i
● z⋅z est un réel positif
n ● ℑm ( z )=0 ⇔ z ∈ℝ ⇔ z = z
● z z ' = z + z ' ; z − z ' = z - z ' ; zz ' = z . z ' ; z = z n ( n∈ℕ* )
1 1 z z ℜe ( z ) =0 ⇔ z ∈i ℝ ⇔ z = – z ( z est un imaginaire pur)
● Si z ' ≠ 0 = ; = ●
z' z' z' z'
Preuve :
Soit les nombres complexes écrits sous la forme algébrique : z =a + bi et z ' = a ' + b ' i .
● z = a− bi donc z = a bi = z
Les nombres complexes : point de vue algébrique - cours élève- auteur : Pierre Lux - page 2/4
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● z z ' = a bi a ' b ' i = a a ' b b ' i .
Comme a a ' et b b ' sont des réels, on obtient : z z ' = a a ' − b b ' i = a− bi a ' − b ' i = z z '
Comme a – a ' et b – b ' sont des réels, on obtient : z − z ' = a – a ' b – b ' i = a − bi − a ' b ' i = z − z '
● zz ' = ( a +bi ) ( a ' + b ' i ) = aa ' + ab ' i + a ' bi +bb ' i 2 = ( aa ' − bb ' ) + ( ab ' +a ' b ) i
Comme ( aa ' −bb ' ) et ( ab ' + a ' b ) sont des réels, on obtient : zz ' = ( aa ' −bb ' ) − ( ab ' +a ' b ) i
D'autre part z⋅z ' = a − bi a ' − b ' i = aa ' − ab ' i − a ' bi bb ' i 2 = aa ' − bb ' − ab ' a ' b i = zz '
z 1 1 1 z
● Si z ' ≠ 0 , = z× = z × = z× =
z' z' z' z' z'
z z a bi a − bi 2 a z − z a bi − a − bi 2 bi
● = = = a = ℜe ( z ) ; = = = b = ℑm ( z )
2 2 2 2i 2i 2i
● z = z ⇔ a bi = a − bi ⇔ a bi − a bi = 0 ⇔ 2 bi = 0 ⇔ b= 0 ⇔ ℑm ( z )=0 ⇔ z ∈ℝ
● z =−z ⇔ a bi =−a bi ⇔ 2 a =0 ⇔ a= 0 ⇔ ℜe ( z ) =0 ⇔ z ∈i ℝ
Remarque : La propriété z⋅z ∈ℝ + sera utile pour trouver les formes algébriques d'inverses et de quotients.
1 1+i 1+i 1 i
● L’inverse de 1−i est : = = = +
1−i ( 1−i )( 1+i ) 2 2 2
1 i 1 i 2 i 2 i 2 i − 1 1 3 i 1 3
= = = = i
2− i 2 −i 2 i
●
4 − i2 41 5 5
(k )
( a+b ) n =∑ n a k b n−k
k =0
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Preuve :
n
On note P ( n ) : « ( a+b ) =∑ n a b
n
k =0 k
k n−k
()
» , pour n ∈ℕ
Initialisation :
0
Pour n=0 , on a : ( a+b ) 0 =1 et ∑ (0k ) ak b0−k =(00)a0 b0=1
k =0
Donc P(0) est vraie.
Hérédité :
n
Supposons P ( n ) vraie pour un entier naturel n fixé, c’est à dire ( a+b ) n =∑ n a k b n−k (HR)
k =0 k
()
n+1
Montrons que P ( n+1) est vraie, c’est à dire ( a+b ) = ∑ n+1 a b
n+1
k =0 k
k n+1−k
( )
n
On a : ( a+b ) n+1=( a+b ) ( a+b ) n = ( a+b ) ∑ n a b
k n−k
(k )
(d’après HR)
k =0
n n
()
Ainsi ( a+b ) n+1 = a ∑ n a k b n−k
k =0 k
+ b ∑ ( n )a b
k k=0
k n−k
n n
= ∑ (n ) a k +1
b n−k + ∑ ( )a b
n k n+1−k
On rentre a et b dans les sommes ( on développe )
k
k =0 k
k =0
On coupe la somme en deux en isolant le dernier terme On coupe la somme en deux en isolant le premier terme
n−1 n
= ∑(
k =0 k ) n 0()
n a k +1 b n−k + n a n+1 b 0 + n a 0 b n+1+0 +
() ∑ (nk) ak bn+1−k
k =1
n−1 n
= ∑ (nk) ak +1 bn−k + a n +1 + b n+1 + ∑ (nk) ak bn+1−k
k =0 k =1
On pose s=k+1
n n
= ∑ ( s−1)
n a s b n− s−1 ( )
+ a n +1 + b n+1 + ∑ (nk) ak bn+1−k
s=1 k =1
On remplace s par k (variable muette)
n n
= a n +1 + b n+1 + ∑ (k−1 )
n a k b n+1−k +
∑ (nk) ak bn+1−k
k =1 k =1
n
= a n +1 + b n+1 + ∑ ((k−1 ) ( k ))
n + n a k b n +1−k
k =1
Égalité utilisée dans le triangle de Pascal
n
= ( ) n +1 a n+1 b0
n +1
+ ( ) n +1 a 0 b n+1
0
+ ∑ (n+1
k =1k )
a k b n+1−k
n
= ( 0 )a b (nn +1
+1 )
n +1
+ ∑ ( k )a b
0 n+1 n+1 k n+1−k
a
n+1
b
0
+
k =1
Premier terme ( k=0 ) Dernier terme ( k=n+1 )
n+1
= ∑( )
n+ 1 a k b n+1−k
k
k =0
Conclusion :
n
On en déduit que pour tout entier naturel n , on a ( a+b ) n =∑ n a k b n−k
k =0 k
()
Exemple :
3
k =0
(k) (0 )
( 1+i )3 =∑ 3 1 k i 3−k = 3 1 +i + 3 1 +i + 3 1 +i + 3 1 +i
0 3−0 1 3−1 2 3−2 3 3−3
( 1) (2 )
= i 3 +3i 2 +3i +1=−i −3+3i+1=−2+2i (3 )
Les nombres complexes : point de vue algébrique - cours élève- auteur : Pierre Lux - page 4/4
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- LES NOMBRES COMPLEXES : POINT DE VUE ALGÉBRIQUE - MATH EXP chapitre 1 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]
Forme algébrique : On appelle corps des nombres complexes, et on note ℂ un ensemble contenant ℝ tel que :
● Il existe dans ℂ un élément noté i tel que i 2 =−1 .
On note souvent : ● Tout élément de ℂ s'écrit sous la forme a bi , où a∈ ℝ et b∈ ℝ .
z=a+bi où a∈ℝ et b∈ℝ ● ℂ est muni d'une addition et d'une multiplication qui prolongent l'addition et la multiplication de ℝ , et qui
suivent les mêmes règles de calcul.
Attention : On ne peut pas comparer deux nombres complexes : il n'y a pas de relation d'ordre dans ℂ .
Propriété : Deux complexes sont égaux si et seulement si ils ont même partie réelle et même partie imaginaire.
Division : 1
Tout nombre complexe non nul z admet un unique inverse noté .
z
1 1 z z
● Si z ' ≠ 0 = ; =
z' z' z' z'
z+ z z− z
● ℜe ( z ) = ; ℑm ( z ) =
2 2i
● ℑm ( z )=0 ⇔ z ∈ℝ ⇔ z = z
1 i 1 i 2 i 2 i 2 i − 1 1 3 i 1 3
Méthode de l’expression = = = = i
conjuguée : 2− i 2 −i 2 i 4 − i2 41 5 5
Binôme de Newton Soit a et b deux nombres complexes. Pour tout entier naturel n , on a :
n
(k )
( a +b ) n =∑ n a k b n−k
k =0
Exemple :
3
k =0
(k) (0)
0 3−0 1 3−1
(1)
( 1+i )3 =∑ 3 1 k i 3−k = 3 1 i + 3 1 i + 3 1 i + 3 1 i
2 3−2
(2)
3 3−3
(3)
= i 3 +3 i 2 +3 i +1=−i −3+3 i+1=−2+2 i
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1 : Les nombres complexes : point de vue algébrique : exercices - page 1 corrections : [Link]
Forme algébrique – conjugué – parties réelle et imaginaire Ex 1-3 : Calculs dans les complexes
z 1=3+5−i+2 (8−5 i )
1 ) Si z =4i−3 , alors
2 ) Si z=−3i , alors z est un imaginaire pur. 2 ) Déterminer les conjugués des nombres :
z 3=5−4 (i−3 ) :
3 ) Si z=−2 , alors iz est un imaginaire pur.
b ) Re( iz )= b d ) Im( 2 z )= 2 b
3 ) Déterminer la forme algébrique des inverses des nombres :
−3 : i :
2
2i−1
2−i
2+3 i
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1 : Les nombres complexes : point de vue algébrique : exercices - page 2 corrections : [Link]
1
Ex 1-5 : Python : les commandes complexes 10 ) z 10=
(5−i )(2−3i )
Déterminer l’affichage en python correspondant aux instructions saisies.
2 ) z 2 = (4−5i )( 4+5i )
z−2+i
3 ) Z 3=
z +1−i
2
3 ) z 3= ( 4+5i )
3
5 ) z 5= (1−2 i )
Conjugué
Ex 1-8 : En fonction de z
4 3
6 ) z 6 =i −i
Écrire en fonction de z les conjugués des nombres suivants :
1 ) Z 1 =z −3 i 3 ) Z 3 = (z −2i )(iz+4 )
2
7 ) z7 =( 1−2 i )
8 ) z 8=1−i (2−5i )
2 ) Z 2 =iz−4 z−2+i
4 ) Z 4=
z−3−i
1
9 ) z 9=
4 i−3
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1 : Les nombres complexes : point de vue algébrique : exercices - page 3 corrections : [Link]
2 ) Sans calcul, justifier que z −z' est un imaginaire pur. 2 ) À quel type de suite réelle ressemble cette suite ?
3 ) Pourquoi peut-on aussi définir une telle suite dans les complexes.
Ex 1-10 : z z
5 ) Calculer u7 .
1−2 i
2 ) z=
2 i+1
Ex 1-11 : Réel ou imaginaire pur : Calculer le conjugué 1 ) Déterminer sous forme algébrique :
Soit z un nombre complexe non nul.
a ) f (i )
En calculant le conjugué des nombres ci-dessous, déterminer si chacun de
ces nombres est un nombre réel, un nombre imaginaire pur ou ni l’un ni
l’autre.
b ) f (1−i )
Z1=z+z
c) f ( 1+i1 )
z− z
Z2 = ( où z n’est pas un imaginaire pur)
z+z
2 ) Exprimer f ( z ) en fonction de f ( z )
Z3=z2+ z2
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1 : Les nombres complexes : point de vue algébrique : exercices - page 4 corrections : [Link]
z −1
6) =−i
iz+1
z−3−i
7) =−2 i
z+2−i
Équations
Ex 1-16 : Équations du premier degré et équations de second degré élémentaires
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1 : Les nombres complexes : point de vue algébrique : exercices - page 5 corrections : [Link]
Binôme de Newton
Ex 1-18 : Utiliser les parties réelles et imaginaires
Ex 1-19 : Utiliser le triangle de Pascal
Soit z =x +iy ( où x∈ℝ , y∈ℝ ).
En utilisant le triangle de Pascal, donner la forme algébrique des
Résoudre dans ℂ les équations ci-dessous : expressions ci-dessous :
1 ) z 2 −z=2
1 ) ( 1+2i )3
2 ) ( i+2 )4
2 ) 3 z 2 +z z +6i √2 =0
5
3 ) ( 1−i )
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LES NOMBRES COMPLEXES : POINT DE VUE GÉOMÉTRIQUE
1 ) REPRÉSENTATION GÉOMÉTRIQUE
Définition :
y
On se place dans le plan rapporté à un repère orthonormal direct O ; v .
u,
b M z
Au point M de coordonnées a ; b , on peut associer le nombre complexe z = a bi . z
v V
On dit que z = a bi est l'affixe de M ou que M a ; b est l'image ponctuelle de z = a bi .
u
z 1= 2 2 i ; z 2 =3 i ; z 3 =−1 2 i ; z 4 = 2− i
z 5= i ; z 6 =−i ; z 7 =1 ; z 8 =−i − 3
Remarque : b M z
g
Si M est le point d'affixe z , le point M ' d'affixe z est
v
O u a
−b M ' (z)
Propriétés :
Si M a pour affixe z = a b i et si M ' a pour affixe z ' = a ' b ' i , avec a , b , a ' , b ' réels, alors :
● le vecteur
MM ' a pour affixe z ' − z = a ' − a b ' − b i ● MM ∥= a ' − a 2 b ' − b 2
MM ' = ∥
OM = ‖⃗
OM ‖ = √ a 2 +b 2 z z '
● ● le milieu I de [ MM ' ] a pour affixe z I =
2
Preuve :
M a pour coordonnées a ; b et M ' a pour coordonnées a ' ; b ' . Les résultats vus en 1ère sur les coordonnées permettent d'écrire :
●
a ' −a
MM ' a pour coordonnées b ' − b , donc MM ' a pour affixe a ' − a b ' − b i = a ' − a b ' i − bi = a ' b ' i − a bi = z ' − z
Propriétés :
k
V kz
● Si
V a pour affixe z et
V ' pour affixe z ' , alors V V ' a pour affixe z z ' .
●
Si k est un réel, alors k V a pour affixe kz . b
V z
V +
V ' z z '
Preuve :
v
V ' z '
● Soit a bi et a ' b ' i les formes algébriques de z et z ' . O u a
Le vecteur
V a pour coordonnées
a
b
' a pour coordonnées a ' .
et le vecteur V b'
On sait alors que le vecteur V
aa '
V ' a pour coordonnées b b ' .
Il a donc pour affixe :
a a ' b b ' i = a a ' bi b ' i = a bi a ' b ' i = z z ' .
Les nombres complexes : point de vue géométrique - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 1/5
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2 ) MESURES DE L’ANGLE ORIENTÉ D’UN COUPLE DE VECTEURS NON NULS
Soit u et
v deux vecteurs non nuls du plan orienté, O un point quelconque
et C le cercle trigonométrique de centre O .
On considère A ' et B ’ les points définis par OA ' = u et
OB ’ =
v.
Les demi-droites [ OA ') et [ OB ') coupent le cercle trigonométrique C
respectivement en A et en B .
1 1
Les vecteurs OA= u et
OB=
v sont unitaires,
∥
u∥ ∥
v∥
respectivement colinéaires à u et v et de même sens qu’eux.
Définitions :
On appelle mesures de l'angle orienté OB tous les réels de la forme :
OA ,
● l + 2 k π où l est la longueur de l'arc parcouru de A vers B dans le sens direct et où k ∈ ℕ
● −l'−2 k π où l' est la longueur de l'arc parcouru de A vers B dans le sens indirect et où k' ∈ ℕ .
Notations :
● La notation usuelle est
u ; v , mais s’il n'y a aucun risque de confusion, on notera seulement u ,
v cet angle orienté.
Définition :
v appartient à l'intervalle ]− ; ] .
Une seule des mesures de l’angle orienté de vecteurs u ,
On l'appelle mesure principale de l’angle orienté de vecteurs u , v .
Remarque :
La valeur absolue de la mesure principale de l’angle orienté de vecteurs u ,
v est la mesure de l’angle géométrique formé par ces deux vecteurs.
3 ) FORME TRIGONOMÉTRIQUE
Coordonnées polaires : M z
On a alors r = a2 b 2
Le plan est muni d’un repère orthonormal direct O ; v .
u, r a= r cos et b= r sin
Soit M a ; b un point du plan (distinct de O ) .
On appelle coordonnées polaires de M , tout couple de nombres réels r , tel que : z = a ib
r = OM et OM = 2 k , k ∈ ℤ
u ,
v = r cos ir sin
= r cos i sin
O u
Remarque :
Soit M le point d'affixe x avec x ∈ℝ , on a r = OM =∣x∣
Définition :
Tout nombre complexe non nul z peut-être écrit sous la forme :
Les nombres complexes : point de vue géométrique - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 2/5
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Propriété :
Si deux nombres complexes z et z ' sont écrits sous forme trigonométrique z = r cos i sin et z ' = r ' cos ' i sin ' , on a :
z = z ' ⇔ r cos i sin = r ' cos ' i sin ' Û
r =r '
= ' [ 2 ] {
Preuve : Considérons les points M et M ' d'affixes respectives z et z ' . On peut écrire :
z =z ' ⇔ M = M ' ⇔
OM = OM '
u ;
OM = u ;
OM ' [ 2 ]
⇔ { {r== r '' [2 ]
4 ) MODULE
Définition :
Remarque :
La notation ∣∣z∣ ne risque pas de prêter à confusion avec la notation de la valeur absolue puisque lorsque x est un nombre réel, on a r = OM =∣x∣.
Pour un réel x , ∣x∣ pourra être lu indifféremment "valeur absolue de x " ou "module de x ".
Pour un nombre complexe non réel z , ∣z∣ sera lu impérativement "module de z ".
∣z 1∣= 5 ∣z 2∣= 2
Propriétés :
● V un vecteur d'affixe z , on a ∥V
Soit ∥=∣z∣
Preuve :
Si
V est un vecteur d'affixe z , on a V= OM avec M d'affixe z . Alors ∥V ∥=∥ OM ∥= OM =∣z∣.
Si A et B sont les points d'affixes respectives z A et z B , le vecteur
AB a pour affixe z B − z A = ...
Propriétés :
●
∣z∣= 0 ⇔ z = 0
∣−z∣= ∣z∣ ● si z ' ≠ 0 ∣zz' ∣= ∣∣zz∣'∣
● ∣z∣=∣z∣ ● z z = ∣z∣2 ( on retrouve z z ∈ℝ + )
● ∣z z ' ∣∣z∣∣z '∣ 1 z
∣z⋅z '∣= ∣z∣⋅∣z '∣ et |z n|=|z|n ( n∈ℕ ) ● si z ≠ 0 =
● z ∣z∣2
● si z ≠0
1
=||
z |z|
1
Preuve :
● Soit M le point d'affixe z dans le plan rapporté au repère O ; v . On peut écrire : ∣z∣= 0 ⇔ OM = 0 ⇔ M = O ⇔ z = 0
u,
● Le point M ' ' d'affixe est symétrique du point M par rapport à l'axe O ;
u .
La symétrie conservant les distances on a : OM ' ' = OM donc ∣z∣=∣z∣
● v le vecteur d'affixe z et
Soit v ' le vecteur d'affixe z ' .
On sait que le vecteur v v ' a pour affixe z z ' .
En utilisant l'inégalité triangulaire, on a ∥v v ' ∥∥ v∥∥ v ' ∥ donc ∣z z '∣∣z∣∣z '∣
● Si z a pour forme algébrique z = a bi et si z ' a pour forme algébrique z ' = a ' b ' i , alors : exigible
zz ' = a bi a ' b ' i = aa ' ab ' i a ' bi bb ' i 2 = aa ' − bb ' ab ' a ' b i
Comme aa ' − bb ' et ab ' a ' b sont des réels, on en déduit que :
∣zz '∣= aa ' − bb ' 2 ab ' a ' b 2 = aa ´ 2 bb ' 2 ab ' 2 a ' b 2 = a 2 a ´ 2 b ´ 2 b 2 a ´ 2 b ´ 2 = a2 b2 a ´ 2 b ´ 2 = a 2 b 2 a ´ 2 b ´ 2 =∣z∣⋅∣z '∣
● |z n|=|z|n se montre facilement par récurrence en utilisant ∣z⋅z '∣= ∣z∣⋅∣z '∣ exigible
Les nombres complexes : point de vue géométrique - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 3/5
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● si z ' ≠ 0 on a, d'après la propriété précédente :
|| | |
|z |× 1 = z × 1 = |1|= 1 , donc
z z |1z |= |1z| et ∣zz' ∣=∣z × z1'∣=∣z∣×∣z1'∣=∣z∣∣z1'∣= ∣∣zz∣'∣
z⋅z = a bi a− bi = a 2 b2 =∣z∣ (donc z ∈ ℝ+ )
2
● exigible
1 z z
● si z ≠ 0 , = =
z z z ∣z∣2
Définition et notation :
Remarques :
● = { z∈ℂ /|z|=1 }
● Dans le plan complexe, l’ensemble des points images des éléments de est le cercle trigonométrique.
Propriétés de stabilité :
Soit z et z ' deux nombres complexes appartenant à l’ensemble . On a :
1 z'
● zz ’ ∈ ● ∈ ( z≠0 ) ● ∈ ( z≠0 )
z z
6 ) ARGUMENT M z
Définition : r
Soit le nombre complexe non nul z de forme algébrique a bi et soit M le point d'affixe z .
v
On appelle argument de z tout nombre réel tel que = OM [ 2 ] . On note = arg z
u , O u
Propriétés :
Soit z et z ' deux nombres complexes non nuls d'arguments respectifs et ' . On a :
● cos i sin cos ' i sin ' = cos ' i sin ' arg zz ' = arg z arg z ' [2 ]
●
1
cos i sin
= cos i sin − arg 1
z
=−arg z [2 ]
●
cos i sin
cos ' i sin '
= cos − ' i sin − ' arg z
z'
= arg z − arg z ' [2 ]
● cos i sin = cos n i sin n pour tout n∈ ℤ
n
arg ( z ) = n arg z
n
[2 π ]
● cos θ − i sin θ = cos ( −θ ) + i sin (−θ ) arg ( z ) =−arg z [2 π ]
● − ( cos θ +i sin θ ) = cos (θ + π ) +i sin (θ + π ) arg (− z ) =arg z + π [2 π ]
Preuve :
● On a : z = r cos i sin avec r ∈ℝ + et z ' = r ' cos ' i sin ' avec r' ∈ℝ + .
On montre facilement que : cos i sin cos ' i sin ' = cos ' i sin ' .
On peut en déduire : zz ' = rr ' cos i sin cos ' i sin ' = rr ' [ cos ' i sin ' ] .
Comme rr ' est un nombre réel positif, on a donc arg zz ' = arg z arg z ' [ 2 ]
Les nombres complexes : point de vue géométrique - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 4/5
14/144
1
On montre facilement, en utilisant l'expression conjuguée, que : = cos − i sin −
cos i sin
●
1 1 1 1
= ×
On peut en déduire que : = × cos − i sin −
z r cos i sin r
Comme
1
r
est un nombre réel positif, on a donc arg
1
z
=− =−arg z [ 2 ] .
● On a :
cos i sin 1
= cos i sin = cos i sin × cos − ' i sin − ' = cos − ' i sin − '
cos ' i sin ' cos ' i sin '
z r cos i sin r
Alors = × = × cos − ' i sin − '
z ' r ' cos ' i sin ' r '
Comme
r
r'
est un nombre réel positif, on a donc arg
z
z'
= − ' =arg z − arg z '
Supposons P n vérifiée pour un entier naturel n , c'est-à-dire cos i sin n = cos n i sin n .
Lorsque l'on considère un entier négatif, que l'on peut noter −n avec n∈ ℕ , on peut écrire, en utilisant les propriétés déjà démontrées :
( cos θ +i sin θ )−n = 1 1
= =cos (−n θ ) +i sin ( −n θ )
( cos θ+ i sin θ ) n cos ( n θ ) +i sin ( n θ )
La proposition est donc vérifiée pour tout n∈ ℤ . z n = [ r cos i sin ]n = r n cos i sin n = r n [ cos n i sin n ]
● Sachant que cos − = cos et sin − =−sin , on peut écrire : cos − i sin =cos − i sin −
Alors z = r cos − i sin = r [ cos − i sin − ] .
Comme r est un réel positif, on en déduit arg z =− =−arg z [ 2 ]
● Sachant que cos =−cos et sin =−sin , on peut écrire : − cos i sin =−cos − i sin = cos i sin
Alors −z =−r cos i sin = r [ cos i sin ] .
Comme r est un réel positif, on en déduit arg −z = =arg z [ 2 ]
Propriétés :
Soit z = r cos i sin un nombre complexe écrit sous forme trigonométrique. z et −z ont pour formes trigonométriques :
Les nombres complexes : point de vue géométrique - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 5/5
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- LES NOMBRES COMPLEXES : POINT DE VUE GÉOMÉTRIQUE - MATH EXP chapitre 2 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]
Propriétés : Si M a pour affixe z = a b i et si M ' a pour affixe z ' = a ' b ' i , avec a , b , a ' , b ' réels, alors :
le vecteur MM ' a pour affixe z z '
le milieu I de [ MM ' ] a pour affixe z I =
●
● MM ' =‖⃗
MM ‖= √ ( a ' − a )2 + ( b ' −b )2 ● Si k est un réel, alors k
V a pour affixe kz .
Les mesures en radian de l’angle orienté de vecteurs ( ⃗u , ⃗v ) sont celles de l’angle orienté de vecteurs unitaires (⃗
OA , ⃗
OB ) .
Il en résulte que si x est une mesure de ( ⃗u , ⃗v ) , alors les autres mesures sont de la forme x+ 2k π , k ∈ℤ .
On dit que les angles orientés sont définis modulo 2 π .
Une seule des mesures de l’angle orienté de vecteurs ( ⃗u , ⃗v ) appartient à l'intervalle ]− π ; π ] . ( r ,θ ) est un couple de
On l'appelle mesure principale de l’angle orienté de vecteurs ( ⃗u , ⃗v ) . coordonnées polaires
Forme trigonométrique : Tout nombre complexe non nul z=a +ib peut-être écrit sous la forme :
z = r cos i sin , avec ∈ ℝ et r ∈ℝ +
*
r = a2 b 2 On dit que z = r cos i sin avec ∈ ℝ et r ∈ℝ + est une forme trigonométrique de z .
*
a= r cos
b= r sin Si deux nombres complexes z et z ' sont écrits sous forme trigonométrique z = r cos i sin et
z ' = r ' cos ' i sin ' , on a :
● un vecteur d'affixe z , on a ∥V
Soit V ∥=∣z∣ ● ∣z⋅z '∣= ∣z∣⋅∣z '∣ et |z n|=|z|n ( n ∈ℕ )
Propriétés : ● Soit A et B deux points d'affixes respectives z A et z B
, on a AB =∣z B − z A∣
● si z ≠0 ||
1
=
z |z|
1
●
∣z∣= 0 ⇔ z = 0
∣−z∣= ∣z∣
● si z ' ≠ 0 ∣∣ z
=
∣z∣
z ' ∣z '∣
● ∣z∣=∣z∣ ● z z =∣z∣2 ( on retrouve z z ∈ℝ + )
∣z z '∣∣z∣∣z '∣ 1 z
=
●
● si z ≠ 0
z ∣z∣2
L’ensemble des nombres L’ensemble des nombres complexes de module 1 est noté
complexes de module 1 : Dans le plan complexe, cet ensemble
Soit z et z ' deux nombres complexes appartenant à l’ensemble . On a : est le cercle trigonométrique.
= { z∈ℂ /|z|=1 } 1 z'
Propriétés : ● zz ’ ∈ ● ∈ ( z≠0 ) ● ∈ ( z≠0 )
z z
Argument : On appelle argument de z (avec z non nul ) tout nombre réel tel que = OM [ 2 ] . On note = arg z
u ,
θ n'est pas unique, il est défini à
2 k π près ( k ∈ℤ )
c'est-à-dire modulo [ 2 π ] .
Soit z et z ' deux nombres complexes non nuls d'arguments respectifs θ et θ ' . On a :
● ( cosθ +i sin θ )( cosθ '+isin θ ' )=cos (θ +θ ' )+isin (θ +θ ' ) arg ( zz ' )=arg z +arg z ' [ 2 π ]
Propriétés :
●
1
cos (θ ) +isin (θ )
=cos (θ ) +i sin (−θ ) arg( ) 1
z
=− arg z [ 2 π ]
cosθ +isin θ
●
cosθ ' +isin θ '
=cos (θ −θ ' )+isin (θ −θ ' ) arg( ) z
z'
=arg z −arg z ' [ 2 π ]
arg ( z ) =n arg z [ 2 π ]
n n
● ( cos θ +i sin θ ) =cos ( n θ )+isin ( nθ ) pour tout n∈ℤ
● cosθ −isin θ =cos (−θ ) +isin (−θ ) arg ( z )=−arg z [ 2 π ]
● − (cos θ +i sin θ ) =cos (θ + π ) +isin (θ + π ) arg (− z )=arg z+ π [ 2 π ]
1 ) Soit ⃗
t d'affixe 3−i , A (3 ,−1) et B ( x , 3) . 2 ) Déterminer l'affixe de D tel que ABCD soit un parallélogramme.
t est-il colinéaire à ⃗
Pour quelle valeur de x , ⃗ AB ?
2 ) Soit A (3 ;4 ) , B (1, 2 ) , C ( a; 0 ) et D (4 ;− b ) .
Pour quelles valeurs de a et b , ABCD est-il un parallélogramme ? Ex 2-5 : Affixes de vecteurs et droites
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2 : Les nombres complexes - point de vue géométrique : exercices - page 2 corrections : [Link]
Soit A, B et C les points d'affixes z A=3+2i , z B=4−3 i et z C=−2+2 i . Dans le plan complexe muni d'un repère orthonormé (O ; ⃗u ,⃗ v ) , déterminer
1 ) Déterminer l'affixe du centre de gravité G de ABC. dans chacun des cas l'ensemble des points M d'affixe z =x +iy
(Le centre de gravité G vérifie ⃗ GA + ⃗GB + ⃗GC = ⃗0 )
1 ) 3 z+5i z=7−2i
2 ) (1−2i ) z +(1+2i ) z = z z
3 ) z ²+ z∈ℝ
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2 : Les nombres complexes - point de vue géométrique : exercices - page 3 corrections : [Link]
Ex 2-9 : Calculs
z1 =2−3i
z2 =3+4 i
z3 =−4i
z4 =−3
z+1−2i
6) ∈i ℝ
z−3+2i 3 ) Déterminer le module des nombres :
-2 ; 5 ; 3i ; −2i ; −1−i ; √ 3+i ; √ 3−3i
z1 =( 1+i ) ( 2−3 i )
z2 =( 5+2i ) +( 3−i )
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2 : Les nombres complexes - point de vue géométrique : exercices - page 4 corrections : [Link]
2+i Arguments
z3 =
1−i
Ex 2-14 : Lecture graphique
z4 =( 1−i )4
Ex 2-12 : L’ensemble
l’ensemble .
z1 =
√ 2 − √ 2 i , z =i , z = √ 5 + 2 i , z1
2 3
2 2 3 3 z2
1 ) |z−3−2 i|=5
2 ) |z−2−i|=|z+5−i|
3 ) |z+i|=|z−1|
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2 : Les nombres complexes - point de vue géométrique : exercices - page 5 corrections : [Link]
arg ( z ) = π [2 π ]
3)
{
|z|=3
4
Ex 2-18 :
7π
Soit z un nombre complexe de module 1 et d’argument [2π ] .
8
Déterminer le module et un argument de :
z 1=2 z , z 2 =iz , z 3=−3 z , z 4 =−3 iz , z 5= z
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2 : Les nombres complexes - point de vue géométrique : exercices - page 6 corrections : [Link]
Ex 2-20 :
Écrire les nombres complexes ci-dessous sous forme trigonométrique
Déterminer une forme trigonométrique des nombres complexes ci-dessous : 1 ) z1 =3 cos π −i sin π
( ( )
4 4 ( ))
z1 =−3i
π π
z2 =4 −4 i ( ( )
2 ) z2 =−3 cos 4 +i sin 4 ( ))
z3 =− √3 +3i
−π π
( (
3 ) z3 =3 cos 3 +i sin 3 ) ( ))
π π
( ( )
2 ) z2=−3 cos 4 +i sin 4 ( )) Soit la suite ( z n ) de nombres complexes définie par :
π π
3 ) z3=3 (cos ( 4 )+i sin ( 4 ))
{
z 0 =2
π
( ( )
π
4 ) z4=3 cos 3 +i sin 4 ( ))
z n+1 = ( √23 − 2i )z n
1 ) Calculer z1 , z2 , z3 et z4 .
Ex 2-22 : De la forme trigonométrique à la forme algébrique
π π
( ( )
3 ) z3=3 cos 4 +i sin 4 ( )) Le programme affiche :
>>>
1.999999999999999
1.9999999999999978
1.999999999999997
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2 : Les nombres complexes - point de vue géométrique : exercices - page 7 corrections : [Link]
−n π
arg ( z n )= [2π ]
6
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NOMBRES COMPLEXES ET TRIGONOMÉTRIE
1 ) TRIGONOMÉTRIE
A ) FORMULES D’ADDITION
Propriétés :
∀ a ∈ℝ et ∀ b ∈ℝ , on a :
cos a – b = cos a cos b sin a sin b ; cos a b = cos a cos b – sin a sin b
sin a – b = sin a cos b – sin b cos a ; sin a b = sin a cos b sin b cos a
Preuve :
• cos a – b = cos a cos b sin a sin b
On considère le cercle trigonométrique C de centre O muni du repère orthonormal + B
direct O ; i ; j . j b A
On note A et B les points de C , définis par i ,
OA = a et i ,
OB = b .
a
Les coordonnées de A et de B sont respectivement cos a ; sin a et cos b ; sin b .
i
D’autre part, on a :
OB =
OA , OA , i i ,
OB =− i ,
OA i ,
OB = b − a
en utilisant cos OB :
OA , OB= OA× OB cos
OA⋅ OB = cos b – a = OA× OB × cos a − b
OA ,
Pour les trois autres formules, il suffit d’appliquer cos a – b = cos a cos b sin a sin b après les modifications suivantes :
cos a b = cos a – – b …
sin a – b = sin a – b = …
Exemple :
En remarquant que = – , on peut calculer les valeurs exactes de cos et sin .
12 3 4 12 12
• 1 2 3 2 2 6
cos = cos cos sin sin = × × =
12 3 4 3 4 2 2 2 2 4
• 3 2 2 1 6− 2
sin = sin cos – sin cos = × − × =
12 3 4 4 3 2 2 2 2 4
Nombres complexes et trigonométrie - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 1/2
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Preuve :
En prenant b= a , dans les formules précédentes on obtient sin 2 a = 2 sin a cos a et cos 2 a = cos 2 a −sin2 a .
D'après les résultats précédemment démontrés, l'argument du produit de deux nombres complexes est égal à la somme des arguments de ces deux
nombres . C'est-à-dire que la fonction f : cos i sin est telle que f ' = f × f ' .
1 ei θ
ei θ × ei θ ' =ei (θ + θ ' ) = ei −θ = e− i θ =ei (θ −θ ' )
( )
ei θ ei θ '
( ei θ )n = ei n θ = en i θ , n∈ ℤ ei θ = e− i θ − ei θ =ei θ + π
( )
Remarques :
● La propriété ei θ × ei θ ' =ei (θ + θ ' ) , facile à retenir, permet de retrouver les formules d'addition :
Et d’autre part : ei θ × ei θ ' = ( cos θ + i sin θ ) ( cos θ ' +i sin θ ' ) =... = ( cos θ cos θ ' − sin θ sin θ ' ) +i sin θ cos θ ' +cos θ sin θ '
cos (θ +θ ' ) = cos θ cos θ ' −sin θ sin θ ' et sin (θ + θ ' ) = sin θ cos θ ' +cos θ sin θ '
On montre facilement :
Remarque :
Il est souvent utile de retenir les formules ainsi : ei θ + e−i θ = 2 cos θ et ei θ − e− i θ = 2 i sin θ
Nombres complexes et trigonométrie - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 2/2
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- NOMBRES COMPLEXES ET TRIGONOMÉTRIE - MATH EXP chapitre 3 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]
Formules d’addition :
cos a – b = cos a cos b sin a sin b cos a b = cos a cos b – sin a sin b
∀ a ∈ℝ et ∀ b ∈ℝ , on a : sin a – b = sin a cos b – sin b cos a sin a b = sin a cos b sin b cos a
Formules de duplication :
• sin 2 a = 2 sin a cos a
∀ a ∈ℝ , on a :
• cos 2 a= cos 2 a −sin2 a
= 2 cos 2 a – 1
= 1 – 2 sin 2 a
Formules de linéarisation :
1 cos 2 a
• cos 2 a=
2
∀ a ∈ℝ , on a :
2 1− cos 2 a
• sin a =
2
( e i θ )n = ei n θ = en i θ , n∈ ℤ ei θ = e−i θ − e i θ =ei θ + π
( )
● La propriété ei θ × ei θ ' =ei (θ + θ ' ) , facile à retenir, permet de retrouver les formules d'addition :
Et d’autre part :
ei θ × ei θ ' = ( cos θ + i sin θ ) ( cos θ ' +i sin θ ' ) =... = ( cos θ cos θ ' − sin θ sin θ ' ) +i sin θ cos θ ' +cos θ sin θ '
cos (θ +θ ' ) = cos θ cos θ ' −sin θ sin θ ' et sin (θ + θ ' ) = sin θ cos θ ' +cos θ sin θ '
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3 : Les nombres complexes - trigonométrie : exercices - page 1 corrections : [Link]
Trigonométrie √6+ √2 ( où a∈ 0; π
2 ) On donne cos a=
4 [ 2 ] ).
Ex 1 : En fonction de cos x et sin x En calculant cos (2 a ) , trouver a .
a ) cos x− π
(3 )
b ) sin x− π
( 4 )
4π
c ) cos ( 3 −x )
Ex 3 : Équations
a ) sin (2 x )=cos x
d ) sin −( 5π
6
−x )
Ex 2 : cos ( 2 a ) , sin ( 2 a )
1 ) Peut-on avoir :
a ) cos ( 2 a ) =2cos ( a )
b ) sin ( 2 a ) =2 sin ( a )
27/144
3 : Les nombres complexes - trigonométrie : exercices - page 2 corrections : [Link]
z 5= 4+4i
Ex 4 : Simplification
7π 7π
Ex 5 : Valeur exacte de cos ( 12 ) et sin ( 12 ) Ex 7 : Mettre sous forme algébrique
7π
a ) Exprimer en fonction de π et de π . Mettre sous forme algébrique les nombres complexes :
12 4 3
iπ
z1=4 e 2
7π 7π z2=ei π
b ) Déterminer la valeur exacte de cos
12 ( ) ( )
et celle de sin
12
.
3π
i
z3 =2e 4
1 ) On pose z =3−i √3
z 2 =−2−2i z 2=iz
1
z 3=− ( √3+i )
2 z 3=−2 z
z 4 =3−i √3
z 4 =−4iz
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3 : Les nombres complexes - trigonométrie : exercices - page 3 corrections : [Link]
−z cos π +x
( )
2
iz
−iz
−i z
sin π − x
sin a+i cos a
(2 )
π π
Ex 9 : Valeur exacte de cos ( 12 ) et de sin ( 12 )
Soit z1 =
√ 6−i √ 2 et z2=1+i .
2
1 ) Déterminer les formes exponentielles de z1 et de z2 .
29/144
3 : Les nombres complexes - trigonométrie : exercices - page 4 corrections : [Link]
b=e−ix −eix
2 ) Faire de même pour b=1−ei θ .
c=ei7 x +e−i7 x
d=ei2 x −e−2ix
Ex 13 : Simplification d'écriture
2 2
Simplifier l'écriture du nombre suivant : b=( ei θ −e −iθ ) −( e iθ +e−iθ )
a
3 ) Montrer que est un imaginaire pur.
b
30/144
3 : Les nombres complexes - trigonométrie : exercices - page 5 corrections : [Link]
2 ) En utilisant les formules d'Euler, montrer que : La linéarisation est un outil important pour déterminer des primitives.
1
cos x= (e5 ix +5 e3ix +10 eix +10 e−ix +5 e−3 ix +e−5ix )
5
Ex 16 : Linéarisation et formules d'Euler : sin 4 x
32
31/144
3 : Les nombres complexes - trigonométrie : exercices - page 6 corrections : [Link]
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LES NOMBRES COMPLEXES : ÉQUATIONS POLYNOMIALES
Preuve :
On considère l'équation az2 bz c =0 , où a , b et c sont des réels (avec a≠ 0 )
b c
On peut écrire az bz c = a z z = a z
2 2
a a b 2
2a
−
4 a2 a 2a
−
4 a2
b2 c = a z b 2 b2 − 4 ac = a z b 2
2a
−
4 a2
● si 0 , l'équation a deux solutions réelles, et deux seulement .
−b − −b
Comme ℝ ⊂ ℂ , l'équation a donc deux solutions complexes et deux seulement qui sont : z 1 = et z 2 =
2a 2a
b
● si = 0 , l'équation a une solution réelle z =−
2a
● si 0 , − 0 et on peut écrire : − = − 2 , donc =−− 2 =i 2 − 2 = i − 2 La démonstration fait apparaître la
on obtient alors : factorisation du trinôme az 2 bz c sous la
(( ) ( i √ (−Δ ))
) ( )( )
forme az 2 bz c = a z − z1 z − z 2 .
2
b 2
−b− i √−Δ −b+ i √−Δ
a z 2 +bz +c = a z + − 2
=a z− z−
2a 4a 2a 2a
−b − i − −b i −
On en déduit que l'équation az bz c =0 a deux solutions complexes qui sont : z 1 =
2
et z 2 =
2a 2a
Ces deux solutions sont des nombres complexes non réels, conjugués l'un de l'autre.
2 ) POLYNÔMES
Définitions :
Soit un entier naturel n et a 0 , a 1 , …, a n des réels.
Une fonction polynôme à coefficients réels ( ou polynôme), est une fonction souvent notée P définie sur ℂ qui admet une
unique écriture sous la forme :
P ( z )=a n z n +a n−1 z n−1 + … +a 1 z+a 0
Le polynôme nul est le polynôme P défini pour tout nombre complexe z par P ( z )=0 .
Exemples :
P 1 ( z ) =5 est un polynôme constant de degré 0.
Remarque :
On admet ( ce qui est du bon sens) qu’un polynôme est le polynôme nul si et seulement si tous ses coefficients sont nuls.
Les nombres complexes : équations polynômiales - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 1/3
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3 ) FACTORISATION DES POLYNÔMES
Définition :
On dit qu’un polynôme P est factorisable ( ou divisible ) par z−a s’il existe un polynôme Q tel que pour tout z∈ℂ :
P ( z )=( z−a ) Q ( z )
Exemple :
P ( z )=4 z 2 −25 est factorisable par 2 z−5 . En effet P ( z )=( 2 z−5 )( 2 z+5 )
Propriété :
Soit un complexe a et n un entier naturel .
Pour tout z∈ℂ , z n −a n est factorisable par z−a et :
n−1
z n −a n= ( z−a ) ( z n−1 +a z n−2 +a 2 z n−3 + … +a n−2 z +a n−1 )=( z−a ) ∑ a k zn−1−k
k =0
Preuve : exigible
Si a=0 , la propriété est évidente.
Supposons maintenant a ≠0 .
Dans les complexes, les propriétés calculatoires sont identiques à celles que nous avons dans ℝ .
On en déduit donc que la formule permettant de calculer la somme des termes consécutifs d’une suite géométrique reste vraie dans ℂ .
1−q n
1−q =( 1−q ) (1+q +q + …+q ) ⇒ q n−1=( q−1) (1+q+q2 + …+qn−1 )
2 n−1
1+q+q +…+q = ⇒ n 2 n−1
1−q
z
En remplaçant q par dans l’égalité précédente, on obtient :
a
)( )
n 2 n−1
⇒
z
an
z z z
( z
−1= −1 1+ + 2 +…+ n−1
a a a a
)( aa )
n n n−1 n−2 n−3 2 n−1
⇒
z −a
a n
=
z−a
a ( n−1
+
a z a z
a n−1
a
z
+ n−1 + …+ n−1
a
( z−a ) ( a )
n n n−1 n−2 n−3 2 n−1
z −a +a z+a z +…+z
⇒ n
= n−1
a aa
( z−a ) ( a )
n n n−1 n−2 n−3 2 n−1
z −a +a z+a z +…+z
⇒ n
= n
a a
⇒ z −a = ( z−a ) ( a )
n n n−1 n−2 n−3 2 n−1
+a z+a z + …+z
Propriété :
Soit un complexe a .
Un polynôme P est factorisable par z−a si et seulement si a est une racine de P .
Les nombres complexes : équations polynômiales - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 2/3
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Preuve : exigible
Si P est factorisable par z−a , il est immédiat que a est une racine de P .
Montrons la réciproque :
n n−1
On peut donc écrire P sous la forme P ( z )=a n z +a n−1 z + … +a 1 z+a 0 où a 0 , a 1 , …, a n sont des réels.
n n−1
On a alors P ( a )=a n a +a n−1 a +… +a 1 a+a 0 et on peut écrire :
On en déduit que :
P ( z )−P ( a ) =a n ( z−a ) Q n +a n−1 ( z−a ) Qn−1 + …+a 2 ( z−a ) Q2 +( z−a )=( z−a ) ( a n Qn +a n−1 Qn−1 +… +a 2 Q2 +1 )
Ainsi P ( z )−P ( a ) , c’est à dire P ( z ) (étant donné que P ( a )=0 ) est bien factorisable par z−a
4 ) DEGRÉ ET RACINES
Propriété :
Un polynôme non nul P , de degré n , admet au plus n racines.
Preuve : exigible
Soit la propriété H ( n ) : «L’équation P ( z )=0 , où P est un polynôme de degré n a un nombre de solutions inférieur ou égal à n » , où n ∈ℕ*
Initialisation :
Toute équation du premier degré du type az +b=0 a au plus une solution . Donc H ( 1 ) est vraie.
Hérédité :
On suppose H ( n ) vraie pour un entier naturel n supérieur ou égal à 1 fixé , c’est à dire :
L’équation P ( z )=0 , où P est un polynôme de degré n a un nombre de solutions inférieur ou égal à n . (HR)
L’équation P ( z )=0 , où P est un polynôme de degré n+1 a un nombre de solutions inférieur ou égal à n+1 .
- Si P n’a pas de racines, alors l’équation P ( z )=0 a bien sûr moins de n +1 solutions.
- Si P a eu moins une racine complexe a , alors il existe un polynôme Q de degré n tel que P ( z )=( z−a ) Q ( z ) . On a alors :
On en déduit que l’équation P ( z )=0 a au plus n+1 solutions et que H ( n +1 ) est vraie.
Conclusion :
Les nombres complexes : équations polynômiales - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 3/3
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- NOMBRES COMPLEXES : ÉQUATIONS POLYNOMIALES - MATH EXP chapitre 4 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]
Équation du second degré à L'équation az 2 bz c =0 , où a , b et c sont des réels (avec a≠ 0 ) admet dans ℂ deux solutions
coefficients réels : (éventuellement confondues).
− b −√ Δ − b + √Δ
● si 0 , les deux solutions sont réelles : z1 = et z2 =
2a 2a
● si Δ < 0 , les deux solutions sont des nombres complexes non réels, conjugués l'un de l'autre :
− b −i √− Δ − b+ i √−Δ
z1 = et z2 =
2a 2a
On admet ( ce qui est du bon sens) Le polynôme nul est le polynôme P défini pour tout nombre complexe z par P ( z )=0 .
qu’un polynôme est le polynôme
nul si et seulement si tous ses Si P n’est pas le polynôme nul, n est le degré de P
coefficients sont nuls.
On appelle racine du polynôme P tout nombre complexe z 0 tel que P ( z0 )=0 .
Factorisation des polynômes : Un polynôme P est factorisable ( ou divisible ) par z−a s’il existe un polynôme Q tel que pour tout z∈ℂ :
P ( z )=( z−a ) Q ( z )
Soit un complexe a .
Propriété :
Un polynôme P est factorisable par z−a si et seulement si a est une racine de P .
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4 : Les nombres complexes : équations polynomiales : exercices - page 1 corrections : [Link]
Équations 1
5 ) z+ =√ 3
Ex 4-1 : Équations du second degré z
1 ) z ²−2 z+2=0
z−1
6) =z
z+2
2 ) 2 z2 −2 z+3=0
3 ) 2 z2 −2 z−3=0
1
4 ) z+ =1
z
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4 : Les nombres complexes : équations polynomiales : exercices - page 2 corrections : [Link]
Ex 4-4 : Avec l’inverse : se ramener à un équation du second degré 2 ) Résoudre dans ℂ l'équation f ( z )=0 .
1 1
Résoudre dans ℂ l’équation + +2=0 .
z2 z
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4 : Les nombres complexes : équations polynomiales : exercices - page 3 corrections : [Link]
1 ) Calculer P (−2 )
Factorisation
1 ) P ( z )= z2 +9
2 ) Q ( z )=2 z 2 +2 z +1
3 ) R ( z ) =3 z 2 + √ 3 z+1
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4 : Les nombres complexes : équations polynomiales : exercices - page 4 corrections : [Link]
1 ) Cas où b=0 :
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4 : Les nombres complexes : équations polynomiales : exercices - page 5 corrections : [Link]
On pose z=x+iy où x et y sont des réels. 1 ) Déterminer les solutions de l’équation z2 =−2 +2 i √ 3 (E 1 )
{2x xy=b
2 2
− y =a
a ) Montrer que si x et y existent alors :
b ) Montrer que x2 + y2 =√ a 2 +b 2
c ) En déduire x2 et y2 .
e ) En procédant de la même façon, traiter le cas b<0 . Ex 4-16 : Factoriser un polynôme de degré 3
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4 : Les nombres complexes : équations polynomiales : exercices - page 6 corrections : [Link]
1 ) Calculer P (−i ) .
2
2 ) Trouver deux nombres réels a et b tels que P ( z )= ( z +i )( z +az+b ) .
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4 : Les nombres complexes : équations polynomiales : exercices - page 7 corrections : [Link]
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4 : Les nombres complexes : équations polynomiales : exercices - page 8 corrections : [Link]
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LES NOMBRES COMPLEXES : UTILISATION
c−a
1 ) INTERPRÉTATION GÉOMÉTRIQUE DE
b−a
Propriétés :
Soit A, B , C et D quatre points distincts d’affixes respectives a , b , c et d . On a :
●
| c−a
b−a | AB
=
AC
● arg ( c−a
b−a )
=( ⃗
AB , ⃗
AC ) [ 2 π ]
Preuve :
| |
c−a |c−a| AC
=
b−a |b−a| AB
=
Soit u,
v et w trois vecteurs non nuls du plan orienté . On a :
La preuve de la deuxième propriété nécessite de connaître quelques
v v ,
w = w [2π ]
●
● Relation de Chasles : u, u ,
propriétés des angles orientés de vecteurs qui sont faciles à mettre en
●
u, v = −
v, u [ 2 π ]
place en faisant un schéma.
arg ( c−a
b−a )
u ,⃗
=arg ( c−a )−arg ( b−a ) =( ⃗ u ,⃗
AC )-( ⃗ AB ) [2π ]
u ,⃗
=-( ⃗ AB )+( ⃗u ,⃗ AC ) [ 2 π ]
⃗
=( AB , ⃗
u )+( ⃗ ⃗
u , AC ) [ 2 π ]
=( ⃗
AB , ⃗
AC ) [ 2 π ] (D’après la relation de Chasles)
Remarques :
Soit A, B , C et D quatre points distincts d’affixes respectives a , b , c et d . On a :
Définition :
Soit n un entier naturel non nul.
1 est bien sûr toujours une racine n-ième de l’unité
On appelle racine n-ième de l’unité, tout nombre complexe z vérifiant z n =1 .
Remarque :
Les racines n-ième de l’unité sont les racines du polynôme P ( z )= zn−1
Propriété et définition :
Soit n un entier naturel non nul.
L’équation z n =1 admet exactement n racines n-ièmes de l’unité distinctes.
2k π
Il s’agit des nombres complexes ei n où k ∈{0 , 1 ,2 ,… , n−1 }
{ }
2k π
i
On note U n l’ensemble des racines n-ièmes de l’unité U n= e n
,k ∈{0 ,1 ,2,… n−1 }
Les nombres complexes : utilisation - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 1/2
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Preuve :
{
r=1
{
n
r =1
z n =1 ⇔ ( r ei θ ) =1 ⇔ r n ei n θ =1 ei 0 ⇔ 2k π
n
⇔
n θ =0+2 k π ,k ∈ℤ θ= , k ∈ℤ
n
2k π
Ainsi tous les nombres complexes ei n où k ∈ℤ sont solutions de l’équation z n =1 .
2k π
En particulier les nombres complexes ei n où k ∈{0 , 1 ,2 ,… , n−1 } sont bien sûr solutions.
Soit K un entier quelconque.
En effectuant la division euclidienne de K par n , on obtient.
2K π 2(qn+r) π i2rπ i 2r π
Ainsi ei n
=e
i
n
=ei 2 q π e n
=e n
2k π
On retrouve donc une solution de la forme ei n où k ∈{0 , 1 ,2 ,… , n−1 } et on en déduit le résultat attendu.
Propriété :
Soit n un entier naturel non nul.
Ce qui est trivial, car ils ont
Les points images des éléments de U n appartiennent au cercle trigonométrique.
pour module 1.
Pour n⩾3 , les points images des éléments de U n sont les sommets d’un polygone régulier à n sommets.
● Les racines 2-ièmes (ou racines carrées) de l’unité sont les nombres complexes tels que z 2 =1 .
● Les racines 3-ièmes de l’unité sont les nombres complexes tels que z 3=1 .
Les solutions sont les nombres complexes :
2× 0×π 2× 1× π 2π 2× 2×π 4π
i i i
e 3 =e0 =1 , e 3
=e 3 et ei 3
=e
i
3
On note :
2π 4π
j=e
i
3 . On a alors j=ei 3 . Ainsi U 3 ={1, j , j }
Les points images des éléments de U 3 sont les sommets du triangle équilatéral ABC.
● Les racines 4-ièmes de l’unité sont les nombres complexes tels que z 4 =1 .
Dans ce cas on peut factoriser facilement pour déterminer les racines de l’unité :
Les points images des éléments de U 4 sont les sommets du carré ABCD.
Les nombres complexes : utilisation - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 2/2
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- NOMBRES COMPLEXES : UTILISATION - MATH EXP chapitre 5 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]
●
| c−a
b−a | AB
=
AC
● arg ( c−a
b−a )
=( ⃗
AB , ⃗
AC ) [ 2 π ]
{ }
2k π
i
U n= e n
,k ∈{0 ,1,2 ,… n−1 }
Pour n⩾3 , les points images des éléments de U n sont les sommets d’un polygone régulier à n sommets.
2
● Les racines 2-ièmes (ou racines carrées) de l’unité sont les nombres complexes tels que z =1 .
Dans ce cas on trouve facilement -1 et 1 . On a U 2 ={−1 ; 1 }
● Les racines 3-ièmes de l’unité sont les nombres complexes tels que z 3=1 .
2×0×π 2×1× π 2π 2×2×π 4π
i i i i i
Les solutions sont les nombres complexes : e 3
=e0 =1 , e 3
=e 3
et e 3
=e 3
2π
i
3
On note : j=e .
4π
i
On a alors j=e 3
. Ainsi U 3 ={1 , j , j }
Les points images des éléments de U 3 sont les sommets du triangle équilatéral ABC.
4
● Les racines 4-ièmes de l’unité sont les nombres complexes tels que z =1 .
Dans ce cas on peut factoriser facilement pour déterminer les racines de l’unité :
Les points images des éléments de U 4 sont les sommets du carré ABCD.
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5 : Les nombres complexes – utilisation : exercices - page 1 corrections : [Link]
Dans toute la fiche d’exercice, le plan complexe est muni d’un repère Ex 5-3 : Valider ou infirmer une conjecture géométrique
orthonormé direct (O; ⃗ u ,⃗ v )
Dans le plan complexe, on considère les points A ( 3 +4 i ) , B ( −5−6 i ) et
Interprétation géométrique du module et de l’argument C ( 11−2 i ) .
Ex 5-1 : Comprendre la formule de l’argument d’un quotient 1 ) Placer ces trois points, et conjecturer la nature du triangle ABC.
1 ) A (−4 ) et B ( −2 i )
2 ) A ( √3 +i ) et B ( 1−i √ 3 )
zC−z A
2 ) Écrire sous forme algébrique , puis valider ou infirmer la
3 ) A ( 4+6 i ) et B ( −3+2 i ) zB−z A
conjecture précédente.
1 ) A ( 3 +2 i ) , B ( 6+4 i ) et C ( 1+5i )
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5 : Les nombres complexes – utilisation : exercices - page 2 corrections : [Link]
z+i
4) soit un imaginaire pur.
z−1
Dans chacun des cas, déterminer l'ensemble des points d'affixe z vérifiant
la condition donnée et tracer cet ensemble dans un repère.
1) arg (z −i )=− π +2 k π ( où k ∈ℤ )
2
1) ⃗
OM et ⃗
OM' sont orthogonaux si, et seulement si , ℜe ( z' z )=0
2 ) arg ( z−1
z−i
)=2k π ( où k ∈ℤ )
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5 : Les nombres complexes – utilisation : exercices - page 3 corrections : [Link]
Racines n-ième de l’unité Ex 5-9 : Utiliser les racines n-ièmes de l’unité pour résoudre une équation
Ex 5-7 : Heptagone et affixe des sommets Résoudre dans ℂ les équations c-dessous :
1 ) ( z−i )4 =1
2 ) z5 =4 √ 2
Résoudre dans ℂ les équations ci-dessous, puis tracer le polygone dont les
sommets ont pour affixes ces solutions.
1 ) z8 =1
3 ) z6 =( 2−i ) 6
2 ) z12 =1
4 4
2 ) En déduire que l’équation (E) est équivalente à l’équation z =z 0
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5 : Les nombres complexes – utilisation : exercices - page 4 corrections : [Link]
3 ) Résoudre (E).
u−1
2 ) Soit z un nombre complexe . On pose z = (avec u≠−1 ) .
u+1
Exprimer u en fonction de z .
et J ( 2i ) .
1
Le cercle de centre J et de rayon coupe le segment [KJ] en L.
2
Ex 5-14 :
2
3 ) Montrer que KC =2+2 cos ( 45π ) 1 ) a ) Déterminer l'affixe du point A' , l'image par f du point A
d'affixe 1+ √2+i .
4 ) La calculatrice affiche : 2 ) a ) Montrer que les points M du plan tels que M, I et M' soient
alignés sont sur le cercle Γ de centre Ω d'affixe 1+i et de rayon √2 .
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5 : Les nombres complexes – utilisation : exercices - page 6 corrections : [Link]
b ) Soit C le point d'intersection des droites (AB ) et (A' B' ) . On cherche maintenant à généraliser les propriétés 1b) et 1c) pour obtenir
une construction de l'image M' d'un point M quelconque du plan.
zB−z A
Calculer puis en déduire la nature du quadrilatère OACA' .
zA
3 ) a ) Montrer que pour tout nombre complexe z , ( z−2 ) ( z−2 ) ∈ ℝ .
z' +2
b ) En déduire que pour tout nombre complexe distinct de 2, ∈ℝ .
z−2
Ex 5-15 :
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DIVISIBILITÉ ET CONGRUENCES
1 ) ENSEMBLES ℕ et ℤ
L'ensemble {0 ; 1 ; 2 ;…} est appelé ensemble des entiers naturels . Il est noté IN.
L'ensemble {… ;−3 ;−2 ;−1 ; 0 ;1 ; 2 ; 3 ;… } est appelé ensemble des entiers relatifs ( ou entiers) . Il est noté ℤ .
Remarques :
IN est une partie de ℤ : IN ℤ .
La somme et le produit de deux entiers naturels sont des entiers naturels.
La somme et le produit de deux entiers relatifs sont des entiers relatifs.
Propriété : admise
Toute partie non vide de IN a un plus petit élément. Une partie non vide de ℤ n'a pas nécessairement de plus petit élément.
Exemples :
Soit A = { 8 ; 12 ; 14 ; 21 } . A est une partie de IN . Le plus petit élément de A est 8.
Soit B l'ensemble des entiers naturels impairs. B est une partie de IN . Le plus petit élément de B est 1.
2 ) DIVISIBILITÉ
Définition :
Exemple :
De l'égalité 54 = 6 ´ 9 , on peut déduire :
Preuve :
Soit a et b deux entiers relatifs tels que a divise b et b 0.
Puisque a divise b, on peut écrire b = ak avec k ℤ , donc | b | = | ak | = | a | ´ | k |
Comme b 0, on a k 0, donc | k | ³ 1 et par conséquent | b | ³ | a |.
Propriété :
On peut traduire la propriété en termes de multiples :
Soit a, b et c trois entiers relatifs.
Si b est un multiple de a, alors bc est un multiple de a.
Si a divise b, alors a divise bc.
Preuve :
Si a divise b, on peut écrire b = a ´ k avec k ℤ .
On a donc bc = (a ´ k ) ´ c = a ´ (kc)
Or kc est un entier relatif que l'on peut noter k' .
On obtient bc = a ´ k' avec k' ℤ . On en déduit que a divise bc.
Remarque :
Tout multiple d'un multiple de a est un multiple de a.
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Propriété:
Preuve :
Si a divise b, on peut écrire b = a ´ k avec k ℤ .
Si a divise c, on peut écrire c = a ´ k' avec k' ℤ .
Alors pour tous les entiers relatifs u et v, on peut écrire :
bu + cv = aku + ak'v = a (ku + k'v).
Comme ku + k'v est un élément de ZZ , on en déduit que a divise bu + cv.
Propriétés :
3 ) DIVISION EUCLIDIENNE
Propriété d’Archimède :
Preuve :
b étant un entier naturel non nul, on a b ³ 1, donc (a + 1)b ³ a + 1 > a.
Il suffit donc de prendre n = a + 1 pour que nb soit strictement supérieur à a .
Il existe donc un entier naturel n tel que a < nb
Remarque :
Cela revient à dire que l'ensemble des multiples de b (b 0) n'est pas majoré par a, et ceci pour tout a ℕ .
On en déduit que l'ensemble des multiples de b (b 0) n'est pas majoré.
Exemple :
b = 3 ; a = 52 pour n ³ 18 , on a < nb.
43 5
Rappel : Technique de la division d’entiers naturels On a 3 < 5.
On peut écrire 43 = 8 ´ 5 + 3. 3 8 Le reste doit toujours être strictement
43 s'appelle le dividende, 5 le diviseur, 8 le quotient et 3 le reste. inférieur au diviseur.
Remarque :
Les multiples de 5 sont 0, 5, 10, 15, 20, 25, 30, 35, 40, 45 et on choisit 40 = 8 ´ 5 car 45 > 43.
Pour chercher le quotient d'une division, on cherche en pratique les multiples du diviseur et on choisit celui qui précède immédiatement le multiple
supérieur au dividende.
Division euclidienne dans ℕ :
Soit a un entier naturel et b un entier naturel non nul.
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Preuve :
Soit a un entier naturel et b un entier naturel non nul.
Existence du couple (q ; r)
Considérons l'ensemble E des entiers naturels n tels que a < bn . E = {n IN / a < bn }.
Puisque b est non nul, on sait d'après la propriété d'Archimède que l'ensemble E est non vide.
E est donc une partie non vide de IN, E a donc un plus petit élément.
Ce plus petit élément p n'est pas nul, car 0 n'appartient pas à E.
On a donc p ³ 1. Posons q = p - 1 . Alors q IN .
D'autre part q E. (le plus petit élément de E est p et q < p)
Puisque q E, on a bq £ a et comme p E, on a aussi a < bp c'est-à-dire a < b (q + 1).
On a donc trouvé un entier naturel q tel que bq £ a < b(q + 1).
Posons r = a - bq . On a r IN et a = bq + r.
D’autre part : bq £ a < b(q + 1) bq £ a < bq + b 0 £ a - bq < b 0 £ r < b .
Il existe donc un couple (q ; r) d'entiers naturels tel que a = bq + r et r < b.
Unicité du couple (q ; r)
Supposons qu'il existe un deuxième couple (q' ; r') vérifiant les mêmes conditions.
On a alors : bq + r = bq' + r' b(q - q') = r' - r .
Or, on a : 0 £ r < b -b < -r £ 0
Et 0 £ r' < b
On en déduit que : -b < r' - r < b |r' - r| < b
Par ailleurs on a vu que r' - r = b(q - q'), donc r' - r est un multiple de b .
Si r' - r était non nul, alors on aurait |r' - r| ³ | b | c'est-à-dire |r' - r| ³ b ce qui est en contradiction avec l'inégalité démontrée précédemment.
On a donc nécessairement r' - r = 0 et par conséquent b(q' - q) = 0, donc q' - q = 0
On obtient alors r' = r et q' = q.
Le couple (q ; r) est donc unique.
Remarques :
Exemple :
Division euclidienne de 31 par 7 : 31 = 7 ´ 4 + 3
La plupart des calculatrices permettent d’obtenir directement le quotient et le reste d’une division euclidienne.
Avec un tableur :
Le quotient est obtenu par ENT() (partie entière)
Le reste est obtenu par MOD( ; )
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Preuve :
Soit a un entier relatif et b un entier naturel non nul.
Si a est un entier positif ou nul, la propriété a déjà été justifiée.
Considérons un entier a négatif.
Existence du couple (q ; r)
a étant négatif, on considère son opposé -a qui est un entier naturel.
D'après le résultat démontré sur les entiers naturels,
il existe un unique couple (q ; r) , q IN et r IN tel que : - a = bq + r et r < b
Donc a = -bq - r = b(-q) - r .
- Si r = 0, alors -r = 0 donc -r IN , et le couple (-q ; -r) répond à la question
- Si r 0 , le couple (-q ; -r) ne répond pas à la question car -r IN.
On peut alors écrire a = b(-q - 1) + b - r
On pose q' = -q - 1 et r' = b - r
q' ℤ ; vérifions que r' IN.
b et r étant des entiers, b - r est un entier, donc b - r ℤ .
De plus r 0 et 0 £ r < b , donc :
0 < r < b Þ -b < -r < 0 Þ b - b < b - r < b Þ 0 < b - r < b
On a donc b - r et b - r < b . Le couple (-q-1 ; b - r) répond donc à la question.
Unicité du couple (q ; r)
L'unicité du couple se démontre exactement de le même façon que pour une division euclidienne dans IN.
Exemple :
La division euclidienne de -514 par 35 s'écrit : -514 = 35 ´ (-15) + 11
Remarque :
Dans le cas d'entiers négatifs, les fonctions des calculatrices ne donnent pas toujours
les résultats attendus, elles peuvent donner un reste négatif.
Il faudra donc faire preuve de vigilance dans leur utilisation et savoir rétablir
le résultat correct.
4 ) CONGRUENCES
Définition
Soit p un entier naturel et a et b deux entiers relatifs. On note : a ≡ b [ p ] ou
On dit que a est congru à b modulo p, si a et b ont le même reste dans la division euclidienne par p. a ≡ b (modulo p) ou a ≡ b ( p )
Remarques :
a ≡ b [ p] b ≡ a [ p]
a ≡ b [ p] b - a est multiple de p
Si a ≡ b [ p ] et si b ≡ c [ p ] alors a ≡ c [ p ]
Si a ≡ b [ p ] et si a' ≡ b' [ p ]
*
alors a + a' ≡ b + b' [ p ] ; a - a' ≡ b - b' [ p ] ; aa' ≡ bb' [ p ] ; an ≡ bn [ p ] n IN
Preuve :
Supposons que a ≡ b [ p ] alors a et b ont le même reste r dans la division euclidienne par p.
On peut donc écrire a = p ´ k + r et b = p ´ k' + r avec k ℤ , k' ℤ , r IN et 0 £ r < p
Donc b - a = p ´ k' + r - (p ´ k + r) = p ´ k' - p ´ k = p(k' - k)
k' - k étant un entier relatif , on en déduit que b - a est multiple de p.
Réciproquement, Supposons que b - a est multiple de p, on peut écrire b - a = k ´ p avec k ℤ
Notons q et r le quotient et le reste de la division euclidienne de b par p. On a donc :
b = p ´ q + r b - a = p ´ q + r - a k ´ p = p ´ q + r - a a = p ´ q + r - kp a = p(q - k) + r
q - k est un entier relatif et r un entier naturel tel que 0 £ r < p (puisque r est le reste de la division euclidienne de b par p)
On en déduit que r est le reste de la division euclidienne de a par p.
Donc a et b ont le même reste dans la division euclidienne par p et par conséquent a ≡ b [ p ]
Divisibilité et congruences - cours élève - auteur : Pierre Lux- 4 / 5 -
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Si a ≡ b [ p ] , alors a et b ont le même reste dans la division euclidienne par p.
Si b ≡ c [ p ] , alors b et c ont le même reste dans la division euclidienne par p.
On en déduit que a et c ont le même reste dans la division euclidienne par p et par conséquent a ≡ c [ p ]
Initialistion :
Pour n = 1, on a a1 = a et b1 = b et on sait que a ≡ b [ p ] donc P(1) est vraie
Hérédité :
Supposons P(n) vraie pour un entier n ³ 1 fixé, c’est à dire an ≡ bn [ p ] (HR)
Montrons que P ( n+1 ) est vraie, c’est à dire an+1 ≡ bn+1 [ p ]
Remarque :
La relation de congruence est compatible avec l'addition, la soustraction et la multiplication.
Attention :
La relation de congruence n'est pas compatible avec la division ni avec la racine carrée.
Par exemple 44 ≡ 8 [6] , mais on ne peut pas diviser par 4 pour affirmer que 11 est congru à 2 modulo 6.
ou encore 4 ≡ 16 [12] , mais on ne peut pas prendre la racine carrée pour affirmer que 2 est congru à 4 modulo 12
On ne pourra en aucun cas simplifier dans une congruence comme on simplifie dans une égalité:
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- DIVISIBILITÉ ET CONGRUENCES - MATH EXP chapitre 6 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]
Entiers et entiers naturels : L'ensemble {0 ; 1 ; 2 ;…} est appelé ensemble des entiers naturels . Il est noté IN.
IN ℤ L'ensemble {… ;−3 ;−2 ;−1 ; 0 ;1 ; 2 ; 3 ;… } est appelé ensemble des entiers
relatifs ( ou entiers) . Il est noté ℤ .
Une partie non vide de ℤ
Toute partie non vide de IN a un plus petit élément. n'a pas nécessairement de
Propriétés : plus petit élément.
La somme et le produit de deux entiers naturels sont des entiers naturels.
La somme et le produit de deux entiers relatifs sont des entiers relatifs.
Division euclidienne d’un Soit a un entier naturel et b un entier naturel non nul.
entier naturel: Il existe un unique couple (q ; r) d'entiers naturels tel que : a = bq + r et r < b.
a est le dividende, b le diviseur, q le quotient et r le reste.
On dit que le couple unique (q ; r) est le résultat de la division euclidienne de a par b.
Division euclidienne d’un Soit a un entier relatif et b un entier naturel non nul.
entier : Il existe un unique couple (q ; r) , q ℤ et r IN tel que : a = bq + r et r<b
Attention :
Dans le cas d'entiers négatifs, les fonctions des calculatrices ne donnent
pas toujours les résultats attendus, elles peuvent donner un reste négatif.
Il faudra donc faire preuve de vigilance dans leur utilisation et savoir rétablir le résultat correct.
a ≡ b [ p ] b - a est multiple de p
Propriétés : Si a ≡ b [ p ] et si b ≡ c [ p ] alors a ≡ c [ p ]
La relation de congruence est Si a ≡ b [ p ] et si a' ≡ b' [ p ] alors
compatible avec l'addition, la *
soustraction et la a + a' ≡ b + b' [ p ] ; a - a' ≡ b - b' [ p ] ; aa' ≡ bb' [ p ] ; an ≡ bn [ p ] n IN
multiplication.
Si a ≡ b [ p ] alors pour tout c ZZ a + c ≡ b + c [ p] ; a - c ≡ b - c [ p] ; ac ≡ bc [ p ]
Attention :
La relation de congruence n'est pas compatible avec la division ni avec la racine carrée.
Par exemple 44 ≡ 8 [6] , mais on ne peut pas diviser par 4 pour affirmer que 11 est congru à 2 modulo 6.
ou encore 4 ≡ 16 [12] , mais on ne peut pas prendre la racine carrée pour affirmer que 2 est congru à 4 modulo 12
On ne pourra en aucun cas simplifier dans une congruence comme on simplifie dans une égalité:
Ex 6-1 : Trouver des multiples Montrer que la somme de deux entiers impairs consécutifs est un multiple
de 4.
1 ) Déterminer le nombre de multiples de 19 compris entre 1000 et 3000.
Ex 6-4 : Multiple de 3
Ex 6-5 :
Ex 6-2 : Sommes de nombres pairs et impairs Soit a et b deux entiers.
1 ) Montrer que la somme d’un nombre pair et d’un nombre impair est un 1 ) Montrer que si a est un diviseur de a+b , alors a est un diviseur de b .
nombre impair.
2 2
2 ) Montrer que si a est un diviseur de b , alors a est un diviseur de b .
2 ) Montrer que la somme de deux nombres pairs est un nombre pair.
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6 : Divisibilité et congruences : exercices - page 2 corrections : [Link]
Ex 6-6 : Ex 6-9 :
Existe-t-il un entier naturel multiple de 14 et diviseur de 100 ? Soit un entier naturel n . Montrer que si un entier a divise 15n +2 et
10n+7 , alors a divise 17.
Ex 6-8 :
Ex 6-11 : aaaaaa
1 ) Montrer que pour tout chiffre a , aaaa est divisible par 101.
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6 : Divisibilité et congruences : exercices - page 3 corrections : [Link]
2 ) Montrer que pour tout chiffre a et b , aaabbb est divisible par 37. Divisibilité et équation dans les entiers
Ex 6-13 :
Montrer que pour tout entier naturel n , 10n −(−1 )n est un multiple de 11.
Ex 6-14 :
Ex 6-15 :
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Ex 6-16 :
Ex 6-17 : QCM
Ex 6-19 :
Ex 6-23 : Partitionnement des entiers naturels
Trouver un entier naturel qui, divisé par 13, donne pour reste 9, et divisé
par 15, donne le même quotient et pour reste 1. 1 ) Quelles sont les valeurs possibles du reste de la division euclidienne
d’un entier naturel par 3 ?
2 ) Justifier que tout entier a peut s’écrire sous l’une des formes
suivantes : 3k , 3k +1 ou 3k +2 ( où k ∈ℕ )
Ex 6-20 :
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4 ) Montrer que le produit de 4 entiers consécutifs est divisible par 4. Ex 6-27 : Calculer un reste avec des congruences
*
5 ) Que peut-on dire du produit de n ( n∈ℕ )entiers consécutifs ?
2 ) 1330−930 ≡0 [ 11 ]
Congruences
2 ) a=29
3 ) a=−12
4 ) a=−105
Soit a , b et n trois entiers naturels tels que a≡b [ n ] . Ex 6-29 : Calculer un reste avec des congruences
1 ) Montrer que si a ≡0 [ n ] , alors a×b≡0 [ n ] 1 ) Déterminer le reste de la division euclidienne de 20172431 par 5.
1 ) 841120 ×9935
2 ) Déterminer le reste de la division euclidienne de 21102011 par 7.
2 ) 10085 −44 85
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x[5] -2 -1 0 1 2
2
x [ 5] 5 ) 5 x+24≡55 [ 7 ]
x [5]
4
Résoudre dans ℤ :
1) {0x≡4 [7 ]
<x<30
6 ) 9 x−24≡6 x −46 [ 17 ]
2 ) 7 x≡3 [ 11]
3 ) 5 x≡3 [10 ]
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Ex 6-33 : Ex 6-36 :
Montrer que pour tout entier n⩾1 , le nombre N=3×5 2 n−1 +2 3n− 2 est un Montrer que N=n ( 2 n+1 ) ( 7 n+1 ) est divisible par 6 pour tout entier
multiple de 17 naturel n≠0 .
Ex 6-34:
Ex 6-37 : Baccalauréat S nouvelle Calédonie mars 2016 – ex 4
Soit n ∈ℤ et N=n −3n +5
3
Congruences – cryptographie – suites
Ex 6-35 :
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PGCD – NOMBRES PREMIERS ENTRE EUX
1 ) PLUS GRAND COMMUN DIVISEUR : PGCD
A ) DÉFINITION - PROPRIÉTÉS
Propriété – Définition :
Soit a et b deux entiers naturels non nuls.
Un entier naturel qui divise a et qui divise b est appelé diviseur commun à a et b.
L'ensemble des diviseurs communs à a et à b possède un plus grand élément que l'on appelle le plus grand commun diviseur de a et b,
on le note PGCD(a ; b).
Preuve :
Soit a et b deux entiers naturels non nuls . Considérons l'ensemble D(a ; b), ensemble des diviseurs communs à a et b.
Le nombre 1 est un diviseur commun à a et b .
D(a ; b) est donc une partie non vide de IN.
De plus on sait que tout diviseur commun à a et b sera inférieur ou égal à a et à b.
Donc D(a ; b) est une partie finie de IN.
D(a ; b) a donc un plus grand élément que l'on peut obtenir en rangeant dans l'ordre croissant (ou décroissant) les éléments de D(a ; b).
C'est ce plus grand élément de D(a ; b) qui est noté PGCD(a ; b)
Exemples :
Remarque :
a étant un entier naturel, l'ensemble des diviseurs de a est égal à l'ensemble des diviseurs de -a.
On pourra étendre, si besoin est, la notion de PGCD à des nombres entiers relatifs.
Propriétés :
Soit a et b deux entiers naturels non nuls.
● PGCD(a ; b) £ a ● Si b divise a, on a PGCD(a ; b) = b
● PGCD(a ; b) £ b ● PGCD (a ; 1) = 1
● PGCD(a ; b) = PGCD(b ; a) ● PGCD (a ; a) = a
Preuve :
● a étant un entier naturel, on sait que tous les diviseurs de a sont inférieurs ou égaux à a.
PGCD(a ; b) est un diviseur de a, donc PGCD(a ; b) £ a
● On montre de même que PGCD(a ; b) £ b
● Il est immédiat que les diviseurs communs à a et b, sont aussi les diviseurs communs à b et a . Donc PGCD(a ; b) = PGCD(b ; a )
● En prenant b = 1, et comme 1 divise a, on a PGCD(a ; 1) = 1 (résultat qui est par ailleurs évident)
● En prenant b = a, et comme a divise a, on a PGCD(a ; a) = a (résultat qui est par ailleurs évident)
Exemple :
6 est un diviseur de 18 donc
B ) ALGORITHME D’EUCLIDE
Propriété : Lemme d’Euclide
Soit a et b deux entiers naturels non nuls.
Soit q et r le quotient et le reste de la division euclidienne de a par b.
● Si r = 0, PGCD(a ; b) = b
● Si r ¹ 0, PGCD(a ; b) = PGCD(b ; r)
Preuve :
a et b sont deux entiers naturels non nuls . q et r sont le quotient et le reste de la division euclidienne de a par b.
On a alors a = b ´ q + r avec q Î IN , r Î IN et 0 £ r < b
● Si r = 0, alors a = b ´ q avec q Î IN , donc b divise a et par conséquent PGCD(a ; b) = b
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● Si r ¹ 0,
- Considérons d un diviseur commun à a et b . On peut écrire r = a - b ´ q
Comme d divise a et b, on en déduit que d divise r.
Donc d est un diviseur commun à b et r. On a donc D(a ; b) Ì D(b ; r)
- Considérons d un diviseur commun à b et r.
On sait que a = b ´ q + r
Comme d divise b et r, on en déduit que d divise a
Donc d est un diviseur commun à a et b. On a donc D(b ; r) Ì D(a ; b)
On a donc démontré que D(a ; b) = D(b ; r)
Le plus grand élément de D(a ; b) est donc aussi le plus grand élément de D(b ; r), c'est-à-dire PGCD(a ; b) = PGCD(b ; r)
Exemple :
Pour trouver le PGCD de 2414 et 804, on peut écrire la division euclidienne de 2414 par 804 :
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C ) CONSÉQUENCES DE L’ALGORITHME D’EUCLIDE
Propriété :
Soit a et b deux entiers naturels non nuls.
L'ensemble des diviseurs communs à a et à b est l'ensemble des diviseurs de leur PGCD.
Preuve :
L'ensemble des diviseurs communs à a et à b est l'ensemble des diviseurs de leur PGCD.
Propriété : Homogénéité
Soit a , b et k trois entiers naturels non nuls.
PGCD( ka ; kb) = k PGCD(a ; b)
Preuve :
Exemple :
1223
On voudrait savoir s'il est possible de simplifier la fraction .
717
Pour cela on peut déterminer le PGCD de 1223 et 717. On trouve PGCD(1223 ; 717) = 1.
Par conséquent les nombres 1223 et 717 n'ont pas de diviseur commun autre que 1 (et -1).
On dit que ces deux nombres sont premiers entre eux.
La fraction ne peut pas être simplifiée. On dit que c'est une fraction irréductible.
Définition :
Soit a et b deux entiers relatifs non nuls.
On dit que a et b sont premiers entre eux si leur PGCD est égal à 1.
Remarques :
● Deux nombres sont donc premiers entre eux s'ils n'ont d'autres diviseurs communs que
● On dit aussi que a est premier avec b, ou que b est premier avec a.
Rappel :
On dit qu'un entier naturel non nul p est premier si ses seuls diviseurs dans IN sont 1 et p.
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Propriété :
Soit a un entier relatif non nul.
Si p est un nombre premier qui ne divise pas a, alors PGCD(a ; p) = 1, c'est-à-dire que a et p sont premiers entre eux.
(Si p est un nombre premier, p est premier avec tout entier qui n'est pas un de ses multiples)
Preuve :
Exemple :
18866
Démontrons que la fraction est irréductible.
13
La division euclidienne de 12866 par 13 peut s'écrire 12866 = 989 ´ 13 + 9 . Donc 12866 n'est pas divisible par 13.
Comme 13 est un nombre premier, on en déduit que 12866 et 13 sont premiers entre eux, c'est-à-dire que la fraction est irréductible.
Propriété :
Soit a et b des entiers relatifs non nuls.
a b
Si D = PGCD(a ; b), alors et sont des entiers relatifs non nuls premiers entre eux.
D D
( il existe a' et b' deux entiers relatifs non nuls premiers entre eux tels que a = Da' et b = Db' )
Preuve :
D = PGCD(a ; b) alors D divise a et D divise b.
On en déduit qu’il existe a' et b' deux entiers relatifs non nuls tels que a = Da' et b = Db' .
a b
Donc et sont des entiers relatifs non nuls.
D D
a b a b * *
Soit d Î IN un diviseur commun à et , alors = da" et = db" avec a" Î ℤ et b" Î ℤ .
D D D D
Ainsi a = dDa" et b = dDb" ,
Donc dD est un diviseur commun à a et b.
a b
Comme D est le PGCD de a et b, on en déduit que d = 1 et que et sont premiers entre eux.
D D
3 ) THÉORÈME DE BÉZOUT
Théorème de Bézout :
Soit a et b deux entiers relatifs non nuls.
a et b sont premiers entre eux si, et seulement si, il existe deux entiers relatifs u et v tels que au + bv = 1.
Preuve :
Soit D le PGCD de a et b, alors D divise a et D divise b, donc D divise au + bv . Donc D divise 1. Donc D = 1.
On en déduit alors que a et b sont premiers entre eux.
● Supposons que a et b sont premiers entre eux.
Considérons l'ensemble E des entiers naturels non nuls de la forme au + bv avec u Î ℤ et v Î ℤ .
E n'est pas vide (E contient a ou -a, E contient b ou -b, E contient 2a + 3b ou -2a - 3b ...), donc E a un plus petit élément m.
On peut écrire m = au1 + bv1 avec u1 Î ℤ et v1 Î ℤ .
Écrivons la division euclidienne de a par m : a = mq + r avec r Î IN et 0 £ r < m .
On a alors : a = (au1 + bv1) q + r Þ r = a - (au1 + bv1)q Þ r = a (1 - u1 q) + b (-v1 q)
Donc r est un entier naturel de la forme au + bv avec u Î ℤ et v Î ℤ et d'autre part r < m.
Comme m est le plus petit élément de E, on en déduit que r = 0, c'est-à-dire que a est divisible par m.
Remarque : Le théorème de Bézout est particulièrement intéressant pour travailler sur des expressions littérales ou sur des grands nombres.
Exemple :
En utilisant l'algorithme d'Euclide démontrons que 383 et 127 sont premiers entre eux et déterminons des entiers relatifs u et v tels que 383u + 127v = 1
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Pour déterminer u et v, l'idée est d'exprimer le 1 qui apparaît comme reste
de la dernière division en fonction des nombres 383 et 127.
On peut écrire 383 = 127 ´ 3 + 2 (1) D'après l'égalité (1), on peut écrire
Propriété :
Soit a , b des entiers relatifs non nuls et D un entier naturel non nul . Les propositions si-dessous sont équivalentes :
● D = PGCD(a ; b)
a b
● et sont des entiers relatifs non nuls premiers entre eux.
D D
● a = Da' et b = Db' a' et b' étant deux entiers relatifs non nuls premiers entre eux.
Preuve :
Soit a , b des entiers relatifs non nuls et D un entier naturel non nul.
a b
● On a déjà vu que si D = PGCD(a ; b), alors et sont des entiers relatifs non nuls premiers entre eux.
D D
a b
● Supposons que et sont des entiers relatifs non nuls premiers entre eux.
D D
a b
Puisque et sont des entiers, D divise a et D divise b .
D D
Soit g = PGCD(a ; b).
D divise a et b, donc D divise g et donc D £ g.
a b a b
D'autre part et sont premiers entre eux, donc il existe des entiers relatifs u et v tels que u+ v = 1 , c'est-à-dire D = au + bv .
D D D D
Mais g étant le PGCD de a et de b, g divise a et b , donc g divise au + bv donc g divise D, donc g £ D.
On a donc finalement g = D , c'est-à-dire D = PGCD(a ; b)
Preuve : exigible
● Réciproquement on suppose que D divise a et b et qu’il existe deux entiers relatifs u et v tels que au + bv = D.
Soit D’ un autre diviseur commun à a et b , alors D’ divise au + bv et donc D.
On en déduit que D = PGCD(a ; b)
Remarque :
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La condition D divise a et b est importante . Par exemple 7=4×1+3×1 , mais 7 n’est pas le PGCD de 4 et 3
4 ) THÉORÈME DE GAUSS
Théorème de Gauss :
Soit a et b deux entiers relatifs non nuls et c un entier relatif.
Si a divise bc et si a est premier avec b, alors a divise c.
Preuve : exigible
Soit a et b deux entiers relatifs non nuls et c un entier relatif tels que a divise bc et a est premier avec b.
a et b sont premiers entre eux, il existe donc des entiers relatifs u et v tels que au + bv = 1.
Soit a et b deux entiers relatifs. On suppose que p est un nombre premier divisant le produit ab.
Supposons que p ne divise pas a, alors a ¹ 0 et a et p sont premiers entre eux (puisque p est premier)
Propriété :
Soit a et b deux entiers relatifs non nuls premiers entre eux et soit n un entier naturel.
Si n est divisible par a et par b, alors n est divisible par le produit ab.
Preuve :
Soit a et b deux entiers relatifs non nuls premiers entre eux, et n un entier naturel tel que n est divisible par a et par b.
a et b sont premiers entre eux, il existe donc des entiers relatifs u et v tels que au + bv = 1.
On sait que a divise n, donc n = aq avec q Î ℤ et b divise n, donc n = bq' avec q' Î ℤ .
Alors ab divise bq'au et ab divise aqbv donc ab divise bq'au + aqbv c'est-à-dire ab divise n.
Exemple :
Si un nombre est divisible par 5 et par 6, alors il est divisible par 30. (puisque 5 et 6 sont premiers entre eux)
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- PGCD – NOMBRES PREMIERS ENTRE EUX - MATH EXP chapitre 7 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]
Algorithme d’Euclide :
Propriété : Soit a un entier relatif non nul. Si p est un nombre premier qui ne divise pas a, alors PGCD(a ; p) = 1, c'est-à-dire
Si p est un nombre premier, p est que a et p sont premiers entre eux.
premier avec tout entier qui n'est pas
un de ses multiples
a b
Si D = PGCD(a ; b), alors et sont des entiers relatifs non nuls premiers entre eux.
D D
Propriété :
( il existe a' et b' deux entiers relatifs non nuls premiers entre eux tels que a = Da' et b = Db' )
Comment déterminer u et v ?
Théorème de Gauss : Soit a et b deux entiers relatifs non nuls et c un entier relatif.
Si a divise bc et si a est premier avec b, alors a divise c.
Soit a et b deux entiers relatifs non nuls premiers entre eux et soit n un entier naturel.
Propriété : Si n est divisible par a et par b, alors n est divisible par le produit ab.
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7 : PGCD – Nombres premiers entre eux : exercices - page 1 corrections : [Link]
PGCD Ex 7-5 :
1 ) Déterminer l’ensemble D ( 54 ) des diviseurs positifs de 54 et D ( 270 ) PGCD ( 261; a )=87 et a<261
l’ensemble des diviseurs positifs de 270.
Utiliser PGCD(a;b)=PGCD(a-kb;b)
2 ) En déduire l’ensemble des diviseurs communs de 54 et 270, puis le Ex 7-6 :
PGCD de 54 et 270
Montrer que PGCD(1671;1669)=1.
Ex 7-2 :
Ex 7-7 :
2 ) En déduire l’ensemble des diviseurs communs de 181et 113, puis le Montrer que deux entiers consécutifs sont premiers entre eux.
PGCD de 1181 et 113.
1 ) PGCD ( n ;3 n+17 )
Ex 7-4 :
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Soit a et b deux entiers naturels non nuls. Ex 7-12 : Recherche des diviseurs communs
On pose A=5 a+9b et B=4 a+7 b
1 ) Déterminer à l’aide de l’algorithme d’Euclide le PGCD de 2002 et de
Montrer que PGCD ( A ; B )=PGCD ( a ; b ) 4598.
Déterminer n .
Soit m et n deux entiers naturels non nuls. Soit a , b et c des entiers naturels non nuls tels que a est
premier avec b et c .
1 ) Déterminer PGCD ( m; 4 m+1 )
1 ) Montrer que tout diviseur commun de a et bc est un
diviseur de PGCD ( ac ; bc )
Ex 7-15 : Homogénéité
2 ) Par disjonction de cas sur la parité, déterminer PGCD ( n ; n+2 ) Ex 7-18 : Fractions irréductibles
6 n +7
Montrer que est une fraction irréductible.
3 n +3
Ex 7-16 :
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7 : PGCD – Nombres premiers entre eux : exercices - page 4 corrections : [Link]
2
2 ) Trouver tous les couples ( a; b ) ∈ℕ tels que ab=939870 et Ex 7-21 : Recherche de u et v
PGCD ( a ; b ) =177
On considère deux nombres a et b premiers entre eux, avec a>b
Compléter l’algorithme ci-dessous permettant de trouver u et v
1 a=int(input("a="))
2 b=int(input("b="))
3 u=1
4 c=a
5 while (a%b ……….):
6 u= ……….
7 a=u*c
8 v= ……….
9 print ("u=",u,"v=",v)
Théorème de Bézout
Dans chacun des cas, montrer que pour tout entier n , les entiers a et
b sont premiers entre eux.
1 ) a=5n +2 et b=3n+1
4
2 ) a=n +1 et b=n
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7 : PGCD – Nombres premiers entre eux : exercices - page 5 corrections : [Link]
Théorème de Gauss
On considère l’équation 23 x−11 y=1 ( E1 ) 3 ) Montrer que l’équation 45 x+57 y=6 est équivalente à l’équation
2
15 x+19 y=2 (E)
1 ) Justifier que cette équation admet au moins une solution dans ℤ .
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Ex 7- 29 :
Problèmes :
Si n est divisible par a et par b (premier entre eux ), alors n est divisible par le produit ab.
Ex 7- 28 :
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7 : PGCD – Nombres premiers entre eux : exercices - page 8 corrections : [Link]
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7 : PGCD – Nombres premiers entre eux : exercices - page 9 corrections : [Link]
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LES NOMBRES PREMIERS
1 ) DÉFINITION ET PROPRIÉTÉ
Définition :
Un entier naturel est premier s'il n'admet que deux diviseurs positifs : 1 et lui même. 1 n'est pas un nombre premier.
Exemple :
2 , 3 , 5 , 7 sont des nombres premiers . 4, 6, 8, 9, 10 ne sont pas des nombres premiers.
Propriétés :
Soit a un entier naturel strictement supérieur à 1.
● a possède au moins un diviseur premier.
● si a n'est pas premier, alors au moins un des diviseurs premiers de a est inférieur ou égal à √a .
Preuve :
Soit a un entier naturel strictement supérieur à 1.
● Considérons Da l'ensemble des diviseurs de a strictement supérieurs à 1.
Da n'est pas vide car il contient a. Da a donc un plus petit élément n.
Par définition, ce plus petit élément n est un diviseur de a strictement supérieur à 1.
Supposons que n ne soit pas premier. n possède donc un diviseur p différent de 1 et de n.
Comme on sait que 0 ne divise pas n, on a p > 1.
D'autre part p étant un diviseur de n, on sait que | p | £ | n | . On a donc 1 < p < n.
Alors on sait que p divise n et n divise a, donc p divise a . On en déduit donc que p Da .
Ceci est en contradiction avec le fait que n est le plus petit élément de Da .
On ne peut donc pas supposer que n n'est pas premier.
On en déduit donc que n est un diviseur premier de a et que a possède donc au moins un diviseur premier.
● Soit n un diviseur premier de a. On peut écrire a = n ´ k avec k IN* .
a n'est pas premier et ne peut donc pas être égal à n qui est premier . On a alors k > 1.
- Si n £ √ a , alors n est bien un diviseur premier de a inférieur ou égal à √ a .
- Si n > √ a , alors :
n ´ k > k √a Þ a > k √a Þ k < √a .
k est donc un diviseur de a inférieur à √ a .
k étant strictement supérieur à 1, il a un diviseur premier p et on sait que p £ k donc p £ √a .
p étant un diviseur de k et k un diviseur de a, on en déduit que p est un diviseur de a.
p est donc un diviseur premier de a inférieur ou égal à √ a .
Dans tous les cas on a donc trouvé un diviseur premier de a inférieur ou égal à √a .
Remarques :
● Un entier naturel strictement supérieur à 1 et qui n'est pas premier est appelé nombre composé.
● Pour déterminer si un nombre donné N est premier, on peut chercher s'il est divisible par un nombre premier inférieur ou égal à √N .
- Si l'un des nombres premiers inférieurs ou égaux à √ N divise N,
Le crible d'Eratosthène est une méthode permettant d'obtenir tous les nombres premiers inférieurs à un nombre donné.
Pour trouver par exemple tous les nombres premiers inférieurs à 100, on écrit dans un tableau tous les nombres de 1 à 100.
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3 ) INFINITÉ DES NOMBRES PREMIERS
Propriété :
Il existe dans IN une infinité de nombres premiers.
Preuve : exigible
Supposons que l'ensemble des nombres premiers soit un ensemble fini {p1, p2, ..., pk} .
Soit n = p1 ´ p2 ´ ... ´ pk + 1.
n est strictement supérieur à 1, il admet donc un diviseur premier, c'est-à-dire l'un des nombres pi.
pi divise n et pi divise p1 ´ p2 ´ ... ´ pk , donc pi divise leur différence, c'est-à-dire 1, ce qui est absurde.
Propriété :
Soit n un entier supérieur ou égal à 2.
n peut se décomposer sous la forme : n = p11 p22 … pkk
où p1 , p2 , ... , pk sont des nombres premiers tels que p1 < p2 <… < pk et 1 , 2 , ... , k des entiers naturels non nuls.
Cette décomposition est appelée décomposition de n en produit de facteurs premiers.
Preuve :
Soit la propriété P(n) : "tout entier q tel que 2 £ q £ n peut se décomposer en produit de facteurs premiers.", pour n ³ 2 (HR)
Démontrons par récurrence que cette propriété est vraie pour tout entier n ³ 2.
Initialisation :
2 peut se décomposer sous la forme 2 = 21. La propriété P(2) est donc vraie.
Hérédité :
Supposons P(n) vraie pour un entier n ³ 2 fixé, c’est à dire pour tout entier q tel que 2 £ q £ n, q peut se décomposer en produit de facteurs
premiers.
Montrons que la propriété P(n+1) est vraie, c’est à dire pour tout entier q tel que 2 £ q £ n+1, q peut se décomposer en produit de facteurs premiers.
Exemples :
450 17787
On obtient : On obtient :
450= 17787=
Remarques :
● Du fait de l'unicité de le décomposition, si n a pour décomposition en produit de facteurs premiers n = p11 p22 … pkk
alors tout diviseur premier de n est l'un des nombres p1 , p2 , ... , pk
● La plupart des calculatrices de lycée permettent d'obtenir la décomposition d'un nombre en produit de facteurs premiers :
Les nombres premiers - cours élève - auteur : Pierre Lux- - 2 / 4 -
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Avec une TInspire :
Exemple :
Dans IN l'ensemble des diviseurs de 200 est {1 ; 2 ; 4 ; 5 ; 8 ; 10 ; 20 ; 25 ; 40 ; 50 ; 100 ; 200}
On peut retrouver ce résultat à partir de la décomposition de 200 en produit de facteurs premiers.
Propriété :
Soit n un entier supérieur ou égal à 2, dont la décomposition en produit de facteurs premiers est n = p1α1 p2α2 ... pkαk
L'ensemble des diviseurs naturels de n est l'ensemble des entiers d s'écrivant sous la forme d = p1β1 p2β2 ... pkβk
où β1 , β2 , ... , βk sont des entiers naturels tels que 0 £ β1 £ α 1 , 0 £ β2 £ α 2 , ... , 0 £ βk £ α k .
Preuve :
n est un entier supérieur ou égal à 2, dont la décomposition en produit de facteurs premiers est : n = p1α1 p2α2... pkαk
● Considérons un entier d s'écrivant sous la forme d = p1β1 p2β2... pkβk
où β1 , β2 , ... , βk sont des entiers naturels tels que 0 £ β1 £ α 1 , 0 £ β2 £ α 2 , ... , 0 £ βk £ α k .
On peut alors écrire n = p1α1 p2α2... pkαk = ( p1β1 p2β2 ... pkβk ) ´ ( p1 α 1-β1 p2 α 2-β2 ... pk α k-βk )
Donc n = d ´ q avec q = p1 α 1-β1 p2 α 2-β2 ... pk α k-βk
On sait que β1 , β2 , ... , βk sont des entiers naturels tels que 0 £ β1 £ α 1 , 0 £ β2 £ α 2 , ... , 0 £ βk £ α k .
Donc α 1 - β1 ; α 2 - β2 ; ... ; α k - βk sont des entiers naturels.
Par conséquent q est un entier naturel et d est donc un diviseur de n.
Remarque :
Si n a pour décomposition en produit de facteurs premiers n = p1α1 p2α2... pkαk ,
le nombre de diviseurs naturels de n est alors
En effet tout diviseur naturel peut s'écrire p1β1 p2β2... pkβk et chaque nombre βi peut prendre les ( α i + 1) valeurs de 0 à α i .
89/144
6 ) APPLICATION : PETIT THÉORÈME DE FERMAT
Petit théorème de Fermat :
Si p un nombre premier et a un entier naturel non divisible par p, alors a p -1 - 1 est divisible par p. ou encore
Preuve :
En effet, si p divisait ka (avec k entier, 1 £ k £ p -1) , puisque p est premier avec a, il diviserait k d’après le théorème de Gauss, ce qui est
impossible puisque k < p.
Donc leurs restes dans la division euclidienne par p sont non nuls et sont donc des éléments de {1 , 2 ,…, p – 1}
● Ces restes sont tous distincts : en effet si deux entiers k et k’ appartenant à {1 , 2 ,…, p - 1}, avec k > k’, étaient tels que ka ≡ ka’ (p) alors
p diviserait (k - k’) a .
On a donc p - 1 multiples de a dont les restes dans la division euclidienne par p sont exactement, à l’ordre près, les entiers 1 , 2,…, p – 1.
Donc P - (p - 1) ! = (p - 1) ! ´ a p-1 - (p - 1) ! = (p - 1) ! ´ (a p – 1 - 1) .
p divise donc (p - 1) ! ´ (a p – 1 - 1) .
Or p est premier et ne divise aucun des facteurs de (p - 1) !. Il est donc premier avec (p - 1) !
Test de primalité :
Le petit théorème de Fermat donne une condition nécessaire pour que p soit premier. On dit qu’il constitue un test de primalité, ou plutôt ici de non
primalité.
p− 1
S’il existe un entier n compris entre 2 et p−1 tel que , n n’est pas congru à 1 modulo p , alors p n’est pas premier.
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- LES NOMBRES PREMIERS - MATH EXP chapitre 8 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]
Définition : Un entier naturel est premier s'il n'admet que deux diviseurs positifs : 1 et lui même.
Un entier naturel strictement supérieur à 1 et qui n'est pas premier est appelé nombre composé.
Pour déterminer si un nombre donné N est premier, on peut chercher s'il est divisible par un nombre premier
inférieur ou égal à √ N .
Test de primalité : ● Si l'un des nombres premiers inférieurs ou égaux à √ N divise N, alors N n'est pas premier.
● Si aucun des nombres premiers inférieurs ou égaux à √ N ne divise N, alors N est premier.
Crible d’Eratosthène :
- On raye le nombre 1 qui n'est pas
premier. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Le premier nombre non rayé est 2, il
est premier. 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
-On raye tous les multiples de 2
supérieurs à 2. 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
Le premier nombre non rayé est 3, il 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40
est premier.
- On raye tous les multiples de 3 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50
supérieurs à 3.
Le premier nombre non rayé est 5, il 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60
est premier.
- On raye tous les multiples de 5 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70
supérieurs à 5.
Le premier nombre non rayé est 7, il 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80
est premier.
- On raye tous les multiples de 7
81 82 83 84 85 86 87 88 89 90
supérieurs à 7. 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100
Le premier nombre non rayé est 11, il
est premier.
On a, obtenu alors dans les cases non rayées, les nombres premiers inférieurs à 100 (par exemple).
On peut s'arrêter car 11 > √ 100
17787=3 × 72 × 112
Ensemble des diviseurs : L'ensemble des diviseurs naturels de n est l'ensemble des entiers d s'écrivant sous la forme d = p1β1 p2β2 ... pkβk
où β1 , β2 , ... , βk sont des entiers naturels tels que 0 £ β1 £ α 1 , 0 £ β2 £ α 2 , ... , 0 £ βk £ α k .
Petit théorème de Fermat : Si p un nombre premier et a un entier naturel non divisible par p, alors a p -1 - 1 est divisible par p, càd a p -1 ≡ 1 [p]
Test de primalité : Le petit théorème de Fermat donne une condition nécessaire pour que p soit premier.
Ce test n’est pas efficace pour
les grandes valeurs de p . Si pour tout entier n inférieur à p , n p−1 n’est pas congru à 1 modulo p , alors p n’est pas premier.
Corollaire du petit Si p un nombre premier et a un entier naturel, alors a p - a est divisible par p.
théorème de Fermat :
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8 : Les nombres premiers : exercices - page 1 corrections : [Link]
2
Reconnaître des nombres premiers et des nombres composés 2 ) Quels sont les diviseurs positifs de p ?
Ex 8-5 : Modulo 4
45 , 37 , 62 , 85 , 41 , 242 , 93, 500 2 ) En déduire que tout nombre premier impair est de la forme 4 k+1 ou
4 k+3 .
92/144
8 : Les nombres premiers : exercices - page 2 corrections : [Link]
Compléter l’algorithme en Python ci-dessous permettant de déterminer si 1 ) a ) Décomposer 48400 et 94864 en produit de facteurs premiers.
un entier naturel a est premier.
72 18
2 ) Rendre irréductible : et b ) 8 est-il premier avec 7 ! ?
60 54
Ex 8-10 :
1 1
Ex 8-13 : +
m n
1 1
2 ) Écrire + sous forme d’une fraction irréductible.
m n 93/144
8 : Les nombres premiers : exercices - page 3 corrections : [Link]
Ex 8-14 :
c ) Conclure.
Ex 8-17 :
2 ) En déduire que pour tout entier n premier avec p , on a :
1 ) Pour chaque nombre a de 1 à 10, compléter le tableau ci-dessous
donnant l’unique nombre b tel que ab≡1 [11 ] .
na≡nb [ p ] ⇔ a≡b [ p ]
a 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
b 1 4 8 7 5
94/144
8 : Les nombres premiers : exercices - page 4 corrections : [Link]
11
Nombre de diviseurs Ex 8-21 : n −n divisible par 33
Ex 8-18 : 1 ) Montrer que pour tout entier naturel n , le nombre n 11−n est
divisible par 11.
Un nombre s’écrit 4×10 n .
n
Existe-il une valeur de n telle que 4×10 possède 27 diviseurs.
Ex 8-19 :
11
3 ) Déduire des questions 1) et 2) que n −n est divisible par 33.
95/144
8 : Les nombres premiers : exercices - page 5 corrections : [Link]
13
3 ) Pourquoi n 5−n est-il divisible par 30 ? Ex 8-25 : n −n divisible par 182
13
3 ) En déduire que n −n est divisible par 182.
Problèmes :
Ex 8-24 : 36 n −1 divisible par 7
6n
Ex 8-26 : Baccalauréat S Pondichéry 17 avril 2015 – ex 4
Montrer que pour tout entier naturel n , 3 −1 est divisible par 7.
Nombre de Mersenne : Divisibilité - Congruences – Nombres premiers (test de
primalité) - PGCD - Gauss
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8 : Les nombres premiers : exercices - page 6 corrections : [Link]
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8 : Les nombres premiers : exercices - page 7 corrections : [Link]
98/144
8 : Les nombres premiers : exercices - page 8 corrections : [Link]
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MATRICES - OPÉRATIONS ÉLÉMENTAIRES
1 ) DÉFINITIONS
Définition :
Soit m et n deux entiers naturels non nuls. Une matrice de dimension m×n est un tableau rectangulaire formé On dit aussi la taille ou le
de m lignes et n colonnes de nombres réels format d’une matrice.
Remarque :
Quand on parle de dimension m×n , on ne calcule pas le produit !
Par exemple : (
1 −2 3
1 5 0 )
est une matrice de 2 lignes et 3 colonnes, donc de taille 2×3 .
Définitions :
● Une matrice ligne est une matrice formée d'une seule ligne.
● Une matrice colonne est une matrice formée d'une seule colonne.
() ( )
1 −1 1 4
Exemple : (−1 2
3
1
2)est une matrice ligne , 4 est une matrice colonne et
1
0 0 1 est un matrice carrée d'ordre 3.
2 3 5
Une matrice A de dimension m×n (où m∈ℕ* et n ∈ℕ* ) peut s'écrire sous cette forme :
( )
a 1,1 a 1,2 ⋯ a 1, n
a 2,1 ⋱ ⋱ ⋮
A= Le coefficient a i , j est le
⋮ ⋱ ⋱ a m−1 ,n
nombre placé à la i-ième ligne
a m ,1 a m,2 ⋯ a m ,n
⏟ et la j-ième colonne.
taille m×n
Les nombres a ij (notés parfois a i , j pour éviter les confusions) ( où 1⩽i⩽m et 1⩽ j⩽n ) s'appellent
les coefficients de la matrice A .
Définition :
Deux matrices sont égales si et seulement si elles ont la même dimension et ont les mêmes coefficients aux
mêmes places.
2 ) MATRICES PARTICULIÈRES
Définition :
La matrice nulle d'ordre n , notée On , est la matrice carrée d'ordre n dont tous les coefficients sont nuls.
Définition :
Dans une matrice carrée d'ordre n , les coefficients a 11 , a 22 , …, a nn forment la diagonale principale de la matrice.
Une matrice carrée est diagonale si et seulement si ses coefficients qui ne sont pas sur la diagonale principale sont tous nuls.
Matrices – Opérations élémentaires - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 1/5
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( )
2 0 0
Exemple : 0 1 0 est une matrice diagonale.
0 0 5
Définition :
La matrice unité d'ordre n (ou matrice identité d'ordre n ), notée I n , est la matrice carrée d'ordre n contenant
uniquement des 1 sur sa diagonale principale et des 0 ailleurs.
( )
1 0 0
Exemple : I 3= 0 1 0
0 0 1
Définition :
Soit A=( a ij )1⩽i⩽m ,1⩽ j⩽n et B=( b ij )1⩽i⩽m ,1⩽ j⩽n deux matrices de même taille m×n . On ne peut ajouter que des matrices de même taille, et
pour cela on ajoute les coefficients situés à la même
place.
La somme A+B est la matrice définie par A+B=(a ij +b ij )1⩽i⩽ m,1⩽ j⩽ n .
( )( )( )
−1 1 4 1 0 2 0 1 6
Exemple : 0 0 1 + 0 −1 1 = 0 −1 2
2 3 5 −2 3 4 0 6 9
Remarques :
Définition :
Soit A=( a ij )1⩽i⩽m ,1⩽ j⩽n une matrice et λ ∈ℝ . ● Multiplier une matrice par un réel revient à
multiplier tous les coefficients par ce réel.
La matrice λ A est la matrice définie par λ A=( λ a ij )1⩽i⩽ m ,1⩽ j⩽n . ● Par convention, on écrit le réel λ à gauche de la
matrice A.
( )( )
−1 1 4 −3 3 12
Exemple : 3 0 0 1 = 0 0 3
2 3 5 6 9 15
Remarques :
● Les règles de priorité sont les mêmes qu'avec les réels : 5 A+2 B désigne la matrice (5 A)+(2B)
Matrices – Opérations élémentaires - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 2/5
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B ) MULTIPLICATION D’UNE MATRICE LIGNE PAR UNE MATRICE COLONNE
Définition :
()
b 11
n
b
A×B=( a 11 a 12 ,... , a 1 n)× 21 =a 11 b 11+a 12 b 21+ …+a 1 n b n1 =
...
∑ a1 k bk 1
k =1
b n1
()
0
Exemple : ( 1 0 5 ) × 2 =1×0 +0×2+5×2=10
2
Définition :
Exemple :
Le produit d’une matrice 2×3 par une matrice 3×2 est une matrice 2×2 .
( )
0 2
−2 6
(
1 2 0
−1 0 1
1 3
( ( )
× −1 2 = 0×1+2× −1 +0×1 1×2+2×2 +0×3 =
) −1×0 +0×( −1 ) +1×1 −1×2+0×2+1 3 1 11 ) ( )
( )
0 2
−1 2
1 3
−2 6
Au brouillon, il est beaucoup plus simple de présenter les calculs de la façon suivante :
1 2 0
−1 0 1 1 11 ( ) ( )
( sans détailler les calculs)
La plupart des calculatrices de lycée permettent d'obtenir le produit de deux matrices . Avec une TInspire :
Propriété :
Attention :
en général, A×B≠B×A
Matrices – Opérations élémentaires - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 3/5
102/144
● Soit A, B et C des matrices carrées d’ordre n ∈ℕ* .
Définition :
A ) MATRICE INVERSIBLES
Définition et propriété :
Remarque : Un matrice A= (ba dc ) ,de dimension 2, est inversible si et seulement si ad −bc≠0 ( preuve dans la feuille d’exercices)
Avec la TInspire, on peut obtenir directement (si elle existe) la matrice inverse.
Matrices – Opérations élémentaires - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 4/5
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B ) APPLICATION AUX SYSTÈMES LINÉAIRES
Propriété :
{
a 11 x1 +a 12 x 2 + …+a 1, n xn = y 1
a 21 x1 +a 22 x 2 +…+a 2, n xn = y 2
…
a n ,1 x1 +a n,2 x2 + …+a n ,n xn = y n
() ()
x1 y1
x y
peut s'écrire sous la forme A X=Y , où A=( a ij )1⩽i⩽n ,1⩽ j⩽n est une matrice carrée d'ordre n , X= 2 et Y= 2
... ...
xn yn
sont des matrices colonnes de dimension n×1 .
Preuve :
Si A est inversible, on peut écrire :
A X =Y ⇒ A−1 ( AX ) =A−1 Y ⇒ ( A−1 A ) X=A−1 Y ⇒ X=A−1 Y
par associativité.
Réciproquement,
X=A−1 Y ⇒ AX=AA−1 Y=I n Y=Y .
A−1 Y est donc l'unique solution du système écrite sous forme matricielle.
{
x+ y−z=3
Exemple : Résoudre 2 x+ y−z=0
− x+2 y+z=3
1 1 −1
( ) () ()
x 3
On pose A= 2 1 −1 , X= y et Y= 0
−1 2 1 z 3
{
x+ y−z=3
On a donc 2 x+ y−z=0 ⇔ AX=Y
− x+ y −z=3
−1
( )( ) ( )
1 0
1 1 −3
()
x 0 3
Ainsi : AX=Y ⇔ X=A−1 Y ⇔ y = 3 3 0 = 2
z 5 1 3 −4
− 1
3 3
Matrices – Opérations élémentaires - cours élève - auteur : Pierre Lux - page 5/5
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- MATRICES - OPÉRATIONS ÉLÉMENTAIRES - MATH EXP chapitre 9 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]
Définitions : Soit m et n deux entiers naturels non nuls. Une matrice de dimension ( ou taille ou format ) m×n est un tableau rectangulaire
formé de m lignes et n colonnes de nombres réels
Le coefficient a i , j est le nombre placé à
(−1 2
3
1
2 ) ●
●
Une matrice ligne est une matrice formée d'une seule ligne.
Une matrice colonne est une matrice formée d'une seule colonne.
la i-ième ligne et la j-ième colonne.
( )
4
a1,n
1 * * a21 ⋱ ⋱ ⋮
Une matrice A de dimension m×n (où m ∈ℕ et n ∈ℕ ) peut s'écrire sous cette forme : A=
⋮ ⋱ ⋱ am−1, n
−1 1 4 Les nombres a ij (notés parfois a i , j pour éviter les confusions) ( où 1⩽i⩽m et 1⩽ j⩽n )
( ) ⏟
am ,1 ⋯ am ,2 am ,n
0 0 1 s'appellent les coefficients de la matrice A . taille n×n
2 3 5
On peut aussi noter A=( a ij )1⩽i⩽m,1⩽ j⩽n .
Deux matrices sont égales si et seulement si elles ont la même dimension et ont les mêmes coefficients aux mêmes places.
( ) ( ) ( )
0 0 0 2 0 0 1 0 0
O3 = 0 0 0 0 1 0 I 3= 0 1 0
0 0 0 0 0 5 0 0 1
()
Multiplication d’une 0
(1 0 5)× 2 =1×0 +0× 2+ 5×2= 10 Le nombre de colonnes de A est
Différence : A−B=A+(−1) B matrice ligne par une égal au nombre de lignes de B .
2
matrice colonne
( )=(
Multiplication de deux 0 2
0× 1+ 2×(−1 )+ 0×1 1×2 +2 ×2 +0×3
matrices (−11 2 0 ×
0 1 )−1 2
−1×0 +0 ×(−1 )+ 1×1 −1× 2+ 0×2 +1 3 ) Représentation pratique
( )
1 3 0 2
−1 2
−2 6
= (1 11 ) 1 3
Le produit AB de deux matrices A et B
existe si et seulement si le nombre de
En général, la multiplication
de matrices n'est pas (−11 2 0
0 1 ) (−21 116 )
colonnes de A estt égal au nombre de commutative :
lignes de B . A×B≠B×A
Avec une Ti-nspire
Attention : AB=AC n’implique pas que B=C ( On ne peut pas simplifier par A )
AB=On n’implique pas que A=O n ou B=On
2 3
Puissances : On note A =A×A , A =A×A×A , etc ...
Soit A une matrice carrée d'ordre
*
Plus généralement, pour ∈ℕ* , A k est le produit de k matrices toutes égales à A .
k
n∈ℕ . Par convention, on posera A 0 =I n .
−1 −1 −1
Matrices inversibles : On dit que A est inversible si et seulement si il existe une matrice carrée d'ordre n , notée A telle que A ×A =A × A=I n
−1
Soit A une matrice carrée d'ordre La matrice A est unique, elle et appelée matrice inverse de A .
*
n∈ℕ .
On admet que : A A−1 =I n ⇔ A−1 A =I n .
Attention : Dans les exercices il suffira de faire un seul des deux produits.
−1
A n’existe pas toujours
Un matrice A= (ba dc ) ,de dimension 2, est inversible si et seulement si ad −bc≠0
(
1 1 −1
) () ()
Application aux systèmes x 3
On pose A = 2 1 −1 , X= y et Y= 0
linéaires :
−1 2 1 z 3
Exemple :
{
x+ y− z=3
On a donc 2 x+ y−z=0 ⇔ AX=Y
− x+ y− z=3
{
−1
x+ y−z=3 Avec la calculatrice on voit que A est inversible et on détermine A .
Résoudre 2 x + y−z =0 −1 1 0
− x+2 y+z =3
Ainsi : AX= Y ⇔ X= A Y ⇔
−1
x
y = 3
z
−
1
5
3
()0
1 ( )( ) ( )
1 3
3 0 = 2
1 3
3
−3
−4
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9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 1 corrections : [Link]
1 −2
( ) ( )
4 0
3 ) Une matrice nulle est nécessairement carrée. 2 ) A= 3 1 , B= 7 −1
0 5 1 5
10 ) Pour que le produit AB soit une matrice carrée, il faut que A et B soient
des matrices carrées de même taille.
( )
1
12 ) AB=AC implique B=C 3 ) A= −1 B=( 3 4 7 )
3
Calculs élémentaires
Dans chacun des cas, effectuer la somme A+B et les produits des matrices
A B et BA lorsque cela est possible.
−1 3 −3
1 ) A= (12 2 )
, B=
5 8 ( )
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9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 2 corrections : [Link]
−1
On considère les matrices A= (31 4
−1 ) et B=(10 2 )
1 ) Calculer 2 A−3 B
Ex 9-4 : Carré
0 ,2 −0 ,8
On considère les matrices A= (00,2,8 )
0 ,8
0 ,2
, B=(−0,2 0 ,8 ) et
M= (00 ,9,1 0 ,4
0 ,6 )
Ex 9-5 : Identités remarquables 1 ) Montrer que M=A+0 ,5 B
107/144
9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 3 corrections : [Link]
2
2 ) Vérifier que A =A et que AB=BA=O2 b ) Montrer que cette relation est vraie pour tout entier naturel n
strictement positif.
Inverses de matrices :
1 ) A(B+I)
−1
2 ) ( B+A ) A
−1 −1
3) AB ( B A −AB )
n n
4 ) On considère la relation M =A+0 , 5 B .
4 ) B(I-A)
108/144
9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 4 corrections : [Link]
0 −1
( )
Ex 9-8 : Factorisation et inverses 0
2 ) A= 0 −1 0 et elle même
Factoriser les expressions suivantes : −1 0 0
−1 −1
2 ) ( A +I ) + A ( A+I )
−1 −1
3 ) ( A +I ) + A ( I+A )
Avec la calculatrice déterminer s’ils existent les inverses des matrices ci-
dessous :
−1 0 1
A= ( 1 2
3 −1 ) , B= ( )
3 4
6 8 (
, C= 0 2 0
3 0 1
)
Soit A= (ba dc ) .
1 ) Démontrer que ( a+d ) A−A 2=( ad−bc ) I2 .
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9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 5 corrections : [Link]
( )
1 1 1 1
1 1 −1 −1
On considère la matrice A=
1 −1 1 −1
1 −1 −1 −1
1 ) Calculer A 2 et A 3 .
1 −a 0
( )
0
0 1 −a 0 2 ) Déterminer les réels a et b tels que A 3 =a A+bI4
On considère la matrice A=
0 0 1 −a
0 0 0 1
3 ) En déduire l’inverse de A.
2 3 4
2 ) Calculer J , J et J et en déduire que I4 =I4−a 4 J 4 .
{
On considère le système linéaire : 4 x−3 y=−2 (S)
x− y=−5
−1
En déduire l’expression de A en fonction de J, puis en fonction de a .
2 ) Résoudre le système (S) en utilisant l’inverse de la matrice A. Ex 9-17 : Matrice diagonalisable et puissances
−1
2 ) Montrer que A=P DP .
n n −1 *
3 ) Montrer que A =P D P , pour tout n∈ℕ
Ex 9-16 : Système linéaire de trois équations à trois inconnues
{
4 x−2 y+z=7
On considère le système linéaire : − x+ y −z=−9 (S)
x−5 y −2 z=10
n
4 ) Avec la calculatrice, conjecturer une expression de D pour tout
*
n∈ℕ , puis démontrer cette conjecture.
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9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 7 corrections : [Link]
Problèmes :
n *
5 ) En déduire A pour tout n∈ℕ .
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9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 9 corrections : [Link]
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9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 10 corrections : [Link]
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9 : Matrices – Opérations élémentaires : exercices - page 11 corrections : [Link]
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GRAPHES
1 ) GRAPHES NON-ORIENTÉS
A ; B ; C ; D ; E et F sont 6 poissons.
Définitions :
● Deux sommets sont adjacents lorsqu’ils sont reliés par une arête.
● Une arête reliant deux sommets est dite incidente à ces deux sommets.
● Le degré d’un sommet est le nombre d’arêtes dont ce sommet est une extrémité. (Une boucle compte double)
● Un graphe est simple si au plus une arête relie deux sommets et s’il n’y a pas de boucle sur un sommet.
● Un sous graphe (G’) de (G) est un graphe composé de certains sommets et de toutes les arêtes
qui relient ces sommets.
● Un graphe (G) ou un sous graphe (G 1 ) de (G) est stable lorsqu’il ne contient aucune arête.
● Un graphe (G) ou un sous graphe (G 2 ) de (G) est complet lorsque ses sommets sont deux à deux adjacents.
Exemple : L’ordre du graphe est 6 - Le sommet D est isolé. - Le degré du sommet A est 3 - Le graphe est simple.
Propriété :
● La somme S des degrés des sommets d’un graphe est égale à deux fois le nombre d’arêtes a du graphe. S=2×a
● Dans un graphe simple non-orienté le nombre de sommets de degré impair est pair. immédiat car S est pair
Exemple :
Sommet A B C D E F
Degré
Le nombre de sommets de degré impair est 2 qui est bien un nombre pair.
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2 ) PARCOURIR UN GRAPHE NON-ORIENTÉS
A ) CHAÎNE
Définitions :
● Une chaîne d’un graphe est une liste ordonnée de sommets telle que chaque sommet soit adjacent au suivant.
● Une chaîne est fermée lorsque son origine et son extrémité sont confondues.
● Un cycle est une chaîne fermée dont les arêtes sont distinctes.
● Un graphe est connexe si deux sommets distincts quelconques peuvent être reliés par une chaîne.
● La distance entre deux sommets d’un graphe est la plus petite longueur des chaînes qui les relient.
● Le diamètre d’un graphe est la plus grande distance (par le plus court chemin) entre deux sommets.
Exemple :
- La chaîne C-D-E-F-G est une chaîne de longueur 5.
- La chaîne C-D-E-F-D-C est une chaîne fermée, mais ce n’est pas un cycle (elle passe deux fois par C et D)
- Le graphe (G) est d’ordre 7 . Il n’est pas connexe (il n’existe pas de chaîne reliant A et C)
B ) CHAÎNE EULÉRIENNE
Définitions :
● Une chaîne est eulérienne lorsqu’elle contient une et une seule fois chaque arête du graphe.
Exemple :
Dans la cas d’un graphe non-orienté, un graphe connexe admet une chaîne eulérienne si et seulement si le
nombre de sommets de degré impair vaut 0 ou 2.
Conséquences :
● Pour qu’un graphe connexe (G) admette un cycle eulérien, il faut et il suffit que tous les sommets de (G) soient
de degré pair.
● Si le graphe connexe a deux sommets de degré impair, alors ce sont les extrémités de la chaîne eulérienne.
● Un graphe ayant plus de deux sommets de degré impair ne possède pas de chaîne eulérienne.
Exemple :
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3 ) GRAPHES ORIENTÉS
Définitions :
● Un graphe orienté est un graphe dont les arêtes sont orientées. Dans la cas d’un graphe
orienté, les arêtes sont
● Le sommet A et le sommet B d’une arête orientée reliant A à B s’appellent respectivement l’origine et aussi appelées arcs .
l’extrémité de l’arête orientée A – B.
● On parle de degré entrant pour indiquer le nombre d’arcs se dirigeant vers le sommet et de
degré sortant pour indiquer le nombre d’arcs partant du sommet.
● Une chaîne orientée d’un graphe orienté est une liste ordonnée de sommets telle que chaque sommet soit relié
au suivant par l’arête orientée dont il est l’origine.
Exemple :
Remarque :
Hormis la notion de graphe complet et le théoème d’Euler, les définitions et les propriétés précédentes sont identiques pour les graphes orientés.
Définition :
Exemple :
( )
0 1 0 0 0
1 0 1 0 1
La matrice d’adjacence de (G 1 ) est 0 1 0 1 1 La matrice d’adjacence de (G 2 ) est
0 0 1 0 1
0 1 1 1 0
Remarque :
La matrice d’adjacence d’un graphe non-orienté est symétrique car le nombre d’arêtes reliant la sommet i au sommet j est bien sûr égal au
nombre d’arêtes reliant le sommet j au sommet i .
Propriété :
Soit M la matrice d’ordre n associée à un graphe (G) et un entier naturel non nul k .
Le terme de la matrice M k situé à l’intersection de la ligne i et de la colonne j est égal au nombre de chaînes
de longueur k reliant le sommet i au sommet j .
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Preuve : exigible
Soit la propriété P(k) : "Le terme de la matrice M k situé à l’intersection de la ligne i et de la colonne j est égal au nombre de chaînes de
longueur k reliant le sommet i au sommet j ", pour k ³ 1 (HR)
Démontrons par récurrence que cette propriété est vraie pour tout entier k ³ 1.
Initialisation :
Par définition, le terme a ij de la matrice M situé à l’intersection de la ligne i et de la colonne j est égal au nombre d’arêtes reliant i à j . Il est
bien égal au nombre de chaînes de longueur 1 reliant i à j .
P(1) est donc vraie.
Hérédité :
Supposons P(k) vraie pour un entier k ³ 1 fixé, c’est à dire, le terme (que nous notons ici b ij ) de la matrice M k situé à l’intersection de la ligne
i et de la colonne j est égal au nombre de chaînes de longueur k reliant le sommet i au sommet j
Montrons que la propriété P(k+1) est vraie, c’est à dire , Le terme (que nous notons ici cij ) de la matrice M k +1 situé à l’intersection de la ligne i
et de la colonne j est égal au nombre de chaînes de longueur k +1 reliant le sommet i au sommet j
- Si a iq ×b qj =0 , alors a iq =0 ou b q j =0 . Il n’existe pas de chaîne de longueur k +1 reliant i à j et dont le deuxième sommet est q .
En considérant un à un les nombres q , cij est le nombre de chaînes de longueur k +1 reliant i à j .
P ( k +1 ) est donc vraie.
Conclusion :
Pour tout k ⩾1 , le terme de la matrice M k situé à l’intersection de la ligne i et de la colonne j est égal au nombre de chaînes de longueur k
reliant le sommet i au sommet j
Exemple :
( )
0 1 0 1 0
1 0 1 0 1
La matrice d’adjacence de ( G ) est M= 0 1 0 1 0
1 0 1 0 1
0 1 0 1 0
( ) ( )
2 0 2 0 2 0 6 0 6 0
0 3 0 3 0 6 0 6 0 6
2 3
On a M = 2 0 2 0 2 et M = 0 6 0 6 0
0 3 0 3 0 6 0 6 0 6
2 0 2 0 2 0 6 0 6 0
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- GRAPHES - MATH EXP chapitre 10 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]
Graphes non-orientés : ● Un graphe non-orienté G est un ensemble de sommets reliés par des arrêtes. - Le sommet D est isolé.
● Les points A ; B ; C ; D ; E et F sont les sommets du graphe.
- Le degré du sommet A est 3
● L’ordre d’un graphe est le nombre total de sommets.
● Les segments reliant deux sommets sont des arêtes. - Le graphe est simple.
● Deux sommets sont adjacents lorsqu’ils sont reliés par une arête.
● Une arête reliant deux sommets est dite incidente à ces deux sommets.
● La somme S des degrés des sommets d’un graphe est égale à deux fois le nombre d’arêtes a du graphe
Propriété :
● Dans un graphe simple non-orienté le nombre de sommets de degré impair est pair.
Parcourir un graphe non- ● Une chaîne d’un graphe est une liste ordonnée de sommets telle que chaque sommet soit adjacent au suivant.
orienté : ● La longueur d’une chaîne est égale au nombre d’arêtes qui la composent.
● Une chaîne est fermée lorsque son origine et son extrémité sont confondues.
● Un cycle est une chaîne fermée dont les arêtes sont distinctes.
● Un graphe est connexe si deux sommets distincts quelconques peuvent être reliés par une chaîne.
● La distance entre deux sommets d’un graphe est la plus petite longueur des chaînes qui les relient.
● Le diamètre d’un graphe est la plus grande distance entre deux sommets.
- La chaîne B-A-F-E-B-C-E-D-C
Chaîne eulérienne : ● Une chaîne est eulérienne lorsqu’elle contient une et une seule fois est une chaîne eulérienne.
chaque arête du graphe. - Ce graphe ne contient pas de
cycle eulérien.
● Un cycle eulérien est une chaîne eulérienne fermée.
Théorème d’Euler : Dans la cas d’un graphe non-orienté, un graphe connexe admet une chaîne eulérienne si et
seulement si le nombre de sommets de degré impair vaut 0 ou 2.
● Pour qu’un graphe connexe (G) admette un cycle eulérien, il faut et il suffit que tous les sommets de (G) soient de degré pair.
● Si le graphe connexe a deux sommets de degré impair, alors ce sont les extrémités de la chaîne eulérienne.
● Un graphe ayant plus de deux sommets de degré impair ne possède pas de chaîne eulérienne.
B-C-D-A-B-E-C est une chaîne
eulérienne.
Graphes orientés : ● Un graphe orienté est un graphe dont les arêtes ( ou arcs ) sont orientées.
● Le sommet A et le sommet B d’une arête orientée reliant A à B s’appellent
respectivement l’origine et l’extrémité de l’arête orientée A – B.
● On parle de degré entrant pour indiquer le nombre d’arcs se dirigeant vers
le sommet et de degré sortant pour indiquer le nombre d’arcs partant du somme
● Une chaîne orientée d’un graphe orienté est une liste ordonnée de sommets telle
que chaque sommet soit relié au suivant par l’arête orientée dont il est l’origine.
Matrice d’adjacence : On numérote les sommets d’un graphe orienté (G) d’ordre n .
La matrice carrée associée au graphe (G) ( orienté ou non ) est la matrice à n lignes et à n colonnes où le terme
a ij situé à l’intersection de la ligne i et de la colonne j est égal au nombre d’arêtes reliant le sommet i à j .
Cette matrice est appelée matrice d’adjacence du graphe.
( )
0 1 0 0 0
1 0 1 0 1
La matrice d’adjacence de (G 1 ) est 0 1 0 1 1
Exemple : 0 0 1 0 1
La matrice d’adjacence d’un 0 1 1 1 0
( )
graphe non-orienté est 0 1 0 0 0
0 0 0 0 1
symétrique La matrice d’adjacence de (G 2 ) est 0 1 0 1 1
0 0 0 0 1
0 0 0 0 0
Nombre de chaînes de Soit M la matrice d’ordre n associée à un graphe (G) et un entier naturel non nul k .
longueur k : Le terme de la matrice M k situé à l’intersection de la ligne i et de la colonne j est égal au nombre de chaînes de
longueur k reliant le sommet i au sommet j .
Exemple :
( ) ( ) ( )
0 1 0 1 0 2 0 2 0 2 0 6 0 6 0
1 0 1 0 1 0 3 0 3 0 6 0 6 0 6
2 3
M= 0 1 0 1 0 M = 2 0 2 0 2 M= 0 6 0 6 0
1 0 1 0 1 0 3 0 3 0 6 0 6 0 6
0 1 0 1 0 2 0 2 0 2 0 6 0 6 0
Il existe 6 chaînes de longueur 3 reliant le sommet 2 au sommet 3.
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10 : Graphes : exercices - page 1 corrections : [Link]
Ex 10-1 :
122/144
10 : Graphes : exercices - page 2 corrections : [Link]
1 ) Quel est l’ordre du graphe ? Peut-on dessiner en ne passant qu’une seule fois par chaque arête les
graphes ci-dessous ?
a ) Déterminer sa longueur.
c ) Est-ce un cycle ?
fig1 fig2
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10 : Graphes : exercices - page 3 corrections : [Link]
Ex 10-9 : Extrémités d’une chaîne eulérienne 2 ) Est-il possible de se promener dans les rues de Königsberg en passant
une et une seule fois par chaque pont ?
1 ) Est-il possible de parcourir toutes les allées de ce parc sans passer deux
fois par la même allée ?
CHINE
2 ) Amine est assis sur le banc A . Peut-il parcourir toutes les allées de ce
parc sans passer deux fois par la même allée ?
Est-il possible de tracer une courbe, sans lever le crayon, qui coupe
chacun des 16 segments de la figure suivante ?
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10 : Graphes : exercices - page 4 corrections : [Link]
Graphe orienté
Ex 10-15 :
La signature de Mahomet est formée de deux croissants opposés comme 1 ) Quel est l’ordre du graphe ?
sur le dessin ci-dessous.
Construire un graphe orienté dont les sommets sont les entiers compris
entre 1 et 12 et dont les arcs représentent la relation « être diviseur de ».
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10 : Graphes : exercices - page 5 corrections : [Link]
( )
0 0 0 1 0 1
1) 0 0 0 1 1 1
0 0 0 0 0 1
M=
1 1 0 0 1 1
0 1 0 1 0 0
1 1 1 1 0 0
2 ) Déterminer à l’aide de la
2) calculatrice les matrices M 3 et M 5 .
3)
( )
0 1 1 0 1 1 ) Déterminer l’ordre du graphe. est d’au plus 1.
1 0 0 0 1 Le but du problème est de déterminer le nombre de nombres élégants à 8
M= 0 0 0 1 1 chiffres, dont les chiffres sont tous compris entre 0 et 4 (inclus) ?
1 0 0 0 0
0 1 1 0 0 2 ) Le graphe (G) est-il orienté ? 1 ) On construit un nombre élégant en concaténant les chiffres un à un.
Compléter les pointillés ci-dessous :
126/144
10 : Graphes : exercices - page 6 corrections : [Link]
4 ) Un nombre élégant à 8 chiffres correspond à une suite de 8 sommets 3 ) Un joueur passe quatre niveaux et se retrouve … sur le même niveau !
reliés par des arêtes, soit 8 sommets qui forment une chaîne. Mais, comme De combien de façons différentes cette situation peut-elle arriver ?
il y a 8 sommets, il n’y a besoin que de 7 arêtes pour parcourir la chaîne.
Un jeu vidéo est composé de cinq niveaux A,B,C,D et E. 1 ) Parmi les trois codes ci-dessous, lequel est reconnu par le graphe.
Le graphe ci-dessous représente les différentes possibilités pour passer d’un
niveau à l’autre (éventuellement le même). SCENES - SUCCES - SUSPENS
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MATRICES - QUELQUES UTILISATIONS
1 ) SUITES DE MATRICES
Définitions :
● On appelle suite de matrices colonnes (U n ) , des matrices colonnes dont tous les éléments On définit de la même manière une
sont des termes de suites numériques. suite de matrices lignes.
● On dit que (U n ) converge si et seulement si tous ses éléments convergent. La limite de Dans les autres cas, on dit que la suite
(U n ) est alors la matrice ayant pour coefficients les limites de chaque terme de (U n ) . est divergente.
Exemple :
(2−n ) est une suite de matrices dont les coefficients sont les suites numériques ( a ) et (b ) définies par
3
n
- La suite ( Un ) définie par U n = n n
a n =n et b n =2−n .
3
lim n 3=+∞
La suite ( Un ) est divergente car n→+∞ lim 2−n=−∞
et n→+∞
( )
1
- La suite ( Vn ) définie par V n = n +1 est convergente . Sa limite est la matrice V=
0
2 ()
2+e−n
Propriété :
Si A est une matrice carrée d’ordre p ∈ℕ et ( Un ) une suite de matrices colonnes à p lignes telles
que pour tout entier naturel n , U n+1 =A Un , alors :
∀ n∈ℕ , U n =An U0
Preuve :
n
Soit la propriété P(n) : " U n =A U0 ", pour n∈ℕ
Démontrons par récurrence que cette propriété est vraie pour tout n ∈ℕ .
Initialisation :
A 0 =I p , P(0) est donc vraie.
Hérédité :
n
Supposons P(n) vraie pour un entier n∈ℕ fixé, c’est à dire U n =A U0 (HR)
n+1
Montrons que la propriété P(n+1) est vraie, c’est à dire U n+1 =A U 0
U n+1 =( AA ) U0 =A U 0
n n+1
Ainsi
Exemple :
Soit ( a n ) et (b n ) deux suites définies par a 0 =1 , b 0 =2 et {ab n+1
n+1
=a n +b n
=a n −2 b n
, pour tout entier naturel n .
On a U 0=
1
2 ( ) et U n+1 =A Un .
7
On en déduit que U 7=A U 0 =
171
−531 ( )
Matrices – Quelques utilisations - cours élève- auteur : Pierre Lux - page 1/4
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Propriété et définition : admise
Soit A une matrice carrée d’ordre p ∈ℕ , B une matrice colonne à p lignes et ( Un ) une suite de matrices colonnes
à p lignes, telles que pour tout entier naturel n , U n+1 =A Un +B .
Si la suite ( Un ) converge alors sa limite U est une matrice colonne vérifiant U=AU+B .
2 ) CHAÎNES DE MARKOV
Définition :
● Un graphe pondéré est un graphe dont les arêtes sont affectées de coefficients positifs.
● Le poids d’une chaîne est la somme des coefficients affectés aux arêtes qui composent la chaîne.
● Un graphe probabiliste est un graphe orienté pondéré où tous les poids sont compris entre 0 et 1et tel que la
somme des poids des arêtes issues d’un même sommet est égale à 1.
Définition :
La matrice associée à un graphe probabiliste comportant p sommets s’appelle une matrice de transition. Si les sommets sont des
lettres, on numérote les
C’est une matrice carrée d’ordre p telle que le terme de la i -ème ligne et j -ième colonne est égal au poids de sommets en respectant
l’arête allant du sommet i au sommet j si elle existe , 0 sinon. l’ordre alphabétique.
( )
0 ,9 0,1 0
Exemple : La matrice de transition du graphe (G) de l’exemple précédent est 0 0,3 0 ,7
0 ,6 0,4 0
Définition :
Soit une suite de variables aléatoires ( Xn ) permettant de modéliser l’évolution par étapes successives d’un système
aléatoire comportant différents états.
Si, à chaque étape, la probabilité de transition d’un état à un autre ne dépend pas de n , on dit que la suite ( Xn ) est
une chaîne de Markov.
On associe à une chaîne de Markov un graphe probabiliste tel que les sommets sont les états du système aléatoire et
le poids de chaque arête est égal à la probabilité de transition d’un état à un autre.
Matrices – Quelques utilisations - cours élève- auteur : Pierre Lux - page 2/4
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3 ) CHAÎNES DE MARKOV : REPRÉSENTATION À L’AIDE D’UNE SUITE DE MATRICES
Propriété :
Soit trois entiers naturels n , i et j tels que n⩾1 , 1⩽i⩽2 et 1⩽ j⩽2 ( respectivement 1⩽i⩽3 et 1⩽ j⩽3 ).
La probabilité de passer de l’état i à l’état j en n étapes est égale au terme de la i -ème et j -ième colonne de la matrice P n .
n
Soit la propriété Q(n) : " P = (PP ( Xn =1 ) P X =1 ( X n =2 )
X 0 =1 0
X =2 ( X n =1 ) P X =2 ( Xn =2 )
0 0
)
", pour n ∈ℕ*
Démontrons par récurrence que cette propriété est vraie pour tout n ∈ℕ* .
Initialisation :
21
p 12
p 22 ) où p ij =P x =i ( X1 = j ) ( avec i∈ {1 ; 2 } et j ∈{1; 2 } )
0
Hérédité :
n
Supposons Q(n) vraie pour un entier n∈ℕ fixé, c’est à dire P = (PP X 0 =1
X 0 =2
( Xn =1) P X =1 ( X n =2 )
0
( X n =1) P X =2 ( Xn =2)
0
(HR) )
n+1
Montrons que la propriété Q(n+1) est vraie, c’est à dire P = (PP ( X n+1 =1 ) P X = 1 ( Xn+1 =2 )
X 0= 1
X = 2 ( Xn+1 =1 )
0
0
P X = 2 ( Xn +1 =2 )
0
)
Soit deux entiers naturels i et j tels que 1⩽i⩽2 et 1⩽ j⩽2 .
P X =i ( Xn+1 = j )=P X =i ( Xn+1 = j∩X n =1 )+P X =i ( Xn+1= j∩X n =2 ) ( D’après la formule des probabilités totales)
0 0 0
n+1 n
Or P =P P= (PP ( X n =1 ) P X =1 ( Xn =2 ) p 11
X 0 =1
X = 2 ( Xn =1 )
0
0
P X =2 ( X n =2 ) p 21
0
)( p12
)
p 22
d’après (HR)
=
(PP X =10
( X
X =2 ( n
0
X
n=1
=1
) p
p
11 +P X =1 ( X n =2 ) p 21
0
) 11 +P X =2 ( Xn =2 ) p21
0
P X =1 ( X n =1 ) p12 +P X =1 ( X n=2 ) p 22
0
0
0
P X =2 ( Xn =1 ) p 12+P X =2 ( Xn =2 ) p 22
0
)
=
(PP X =1 ( X n+1 =1 )
0
X =2 ( X n+1=1 )
0
P X =1 ( X n+1 =2 )
0
P X = 2 ( X n+1 =2 )
0
)
On a donc démontré que P(n+1) est vraie
Conclusion :
n
P(n) est vraie pour tout entier n ∈ℕ* , c’est à dire : ∀ n∈ℕ* , P = (PP ( Xn =1 ) P X =1 ( X n =2 )
X 0 =1
X =2 ( X n =1 )
0
0
P X = 2 ( Xn =2 )
0
)
Exemple :
● On considère une marche aléatoire à deux états modélisée par le graphe probabiliste ci-dessous et P la matrice de transition associée.
P= (00 ,5,3 0 ,5
0 ,7 )
La probabilité de passer de l’état 1 à l’état 2 en 4 étapes 0,624
Matrices – Quelques utilisations - cours élève- auteur : Pierre Lux - page 3/4
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● On considère une marche aléatoire à trois états modélisée par le graphe probabiliste ci-dessous et P la matrice de transition associée.
( )
0,1 0 ,6 0 ,3
P= 0,3 0 ,2 0 ,5
0,3 0 ,4 0 ,3 La probabilité de passer de l’état 3 à l’état 1 en 3 étapes 0,252
On note π n la matrice ligne à 2 ( respectivement 3 ) colonnes dont le terme de la j -ième colonne est la probabilité qu’à l’étape n la
variable aléatoire X n soit égalé à j , c’est à dire :
π n =( P ( Xn =1 ) P ( X n =2 )) ( respectivement π n =( P ( Xn =1 ) P ( X n =2 ) P ( X n=3 )) )
Propriété :
P n ne contient pas de 0 signifie qu’en n étapes on peut
Pour tout entier naturel n⩾1 , π n+ 1=π n P et π n =π 0 P .
n
passer de n’importe quel état à n’importe quel autre état.
P ( X n+1 =1 )=P ( X n+1 =1∩X n=1 )+P ( X n+1 =1∩Xn =2 ) ( D’après la formule des probabilités totales)
X =2 ( X n =1 ) P X = 2 ( Xn =2 )
0 0
.)
On a alors π 0 P =( P ( X 0=1 ) P ( X 0 =2 ))
n
(PP ( Xn =1) P X =1 ( X n =2)
X0 =1 0
X =2 ( Xn =1 ) P X =2 ( X n =2 )
0 0
)
=( P ( X0 =1 ) P X =1 ( X n=1 )+P ( X 0=2 ) P X =2 ( X n =1 ) P ( X 0 =1 ) P X =1 ( Xn =2 )+P ( X 0=2 ) P X =2 ( X n =2 ) )
0 0 0 0
=π n =( P ( X n =1 ) P ( Xn=2 ))
=π n
Propriété : admise
Remarque : Si la matrice P ne contient pas de 0, alors la
S’il existe un entier naturel n tel que P n ne contient pas de 0 alors la suite ( π n ) suite ( π n ) converge.
converge vers la matrice π vérifiant π = π P et cette limite ne dépend pas de π 0 .
Matrices – Quelques utilisations - cours élève- auteur : Pierre Lux - page 4/4
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- MATRICES - QUELQUES UTILISATIONS - MATH EXP chapitre 11 : L’ESSENTIEL DU COURS [Link]
Suites de Matrices : ● On appelle suite de matrices colonnes (U n ) , des matrices colonnes dont tous les éléments sont des termes de
suites numériques.
On définit de la même manière ● On dit que (U n ) converge si et seulement si tous ses éléments convergent. La limite de (U n ) est alors la
une suite de matrices lignes.
matrice ayant pour coefficients les limites de chaque terme de (U n ) .
Si A est une matrice carrée d’ordre p ∈ℕ et ( Un ) une suite de matrices colonnes à p lignes telles que pour tout
Propriété : entier naturel n , U n+1=A Un , alors :
∀ n ∈ℕ , U n =An U0
Soit A une matrice carrée d’ordre p∈ℕ , B une matrice colonne à p lignes et ( Un ) une suite de matrices
colonnes à p lignes, telles que pour tout entier naturel n , U n+1 =A Un +B .
Propriété et définition :
Si la suite ( Un ) converge alors sa limite U est une matrice colonne vérifiant U=AU+B .
Chaîne de Markov : Soit une suite de variables aléatoires ( Xn ) permettant de modéliser l’évolution par étapes successives d’un système
aléatoire comportant différents états.
La loi de probabilité de X 0 (étape 0) s’appelle la distribution initiale du système.
La loi de probabilité de X n (étape n ) s’appelle la distribution après n transitions.
Si, à chaque étape, la probabilité de transition d’un état à un autre ne dépend pas de n , on dit que la suite ( Xn ) est
une chaîne de Markov.
On associe à une chaîne de Markov un graphe probabiliste tel que les sommets sont les états du système aléatoire et
le poids de chaque arête est égal à la probabilité de transition d’un état à un autre.
(00 ,5,3 )
aléatoire à deux états modélisée 0 ,5
par le graphe probabiliste ci- P=
0 ,7
dessous et P la matrice de
transition associée.
La probabilité de passer de l’état 1 à l’état 2 en 4 étapes 0,624
Chaîne de Markov : étude Soit une chaîne de Markov à 2 ( respectivement 3 ) états et P la matrice de transition associée.
asymptotique : On note π n la matrice ligne à 2 ( respectivement 3 ) colonnes dont le terme de la j -ième colonne est la
π 0 représente la distribution probabilité qu’à l’étape n la variable aléatoire X n soit égalé à j , c’est à dire :
initiale et π n la distribution π n=( P ( Xn=1 ) P ( X n =2 )) ( respectivement π n =( P ( Xn =1 ) P ( X n=2 ) P ( X n=3 )) )
après n transitions.
Propriété : distribution
invariante du système S’il existe un entier naturel n tel que P n ne contient pas de 0 alors la suite ( π n ) converge vers la matrice π
n
P ne contient pas de 0 signifie vérifiant π = π P et cette limite ne dépend pas de π 0 .
qu’en n étapes on peut passer de
n’importe quel état à n’importe La matrice π représente la distribution invariante du système.
quel autre état.
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Suites de matrices
Ex 11-1 :
Ex 11-3 : Calculer les termes d’une suite en utilisant l’écriture matricielle de la relation de récurrence
2 ) Exprimer U n =
( xy ) en fonction de n et A, puis déterminer la matrice
n
n
1 ) Traduite la relation de récurrence par une égalité matricielle du type
Un+1 =A Un
U 10 avec la calculatrice.
Ex 11-2 : Calculer les termes d’une suite en utilisant l’écriture matricielle de la relation de récurrence
a n +1 =2 a n −b n et a 2 =3
b n+1=−a n +2b n et b2 =5
n
1 ) Déterminer la matrice A, telle que U n+1 =A Un
()
e
2 ) Calculer a 0 et b 0 1 ) La suite de matrices colonnes ( Un ) définie par Un = 1 est
2n
convergente.
convergente.
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11 : Matrices – Quelques utilisations : exercices - page 2 corrections : [Link]
( )
1
3 ) La matrice U= 0 est un état stable de la suite de matrices colonnes
−1
( )
2 1 1
Un+1 =A Un où A= 1 3 1
4 5 2
Traduire les relations de récurrence des suites ci-dessous par une égalité
matricielle du type Un+1=A Un +B
{abn+1
n+1
=3 an −2b n +2
=−an +2b n−7
Ex 11-7 :
( )
1
0
−2
Un+1 =A Un +B où U0 = ()
1
2
, A=
−
2
1 1
et B= ( ) 1
2 2
1 ) Déterminer une matrice U telle que U=AU+B .
2 ) a 0 =−1 , a 1=1 et pour tout entier naturel n⩾0 :
2 3 4 5
3 ) Avec la calculatrice, déterminer A , A , A et A .
n
Conjecturer une expression de A
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Ex 11-9 :
n
6 ) On admet que lim n 0,5 =0 . Étudier la convergence de la suite ( Un ) .
( )
n→+∞
13 2
−
Soit les matrices A=
−
30
1
15
11
et B= ()
6
0
15 30
On considère la suite de matrices colonne ( Un ) telles que pour tout entier
naturel n , Un+1 =A Un +B .
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n n −1
3 ) a ) Montrer que A =P D P .
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11 : Matrices – Quelques utilisations : exercices - page 6 corrections : [Link]
Ex 11-11 : Graphes probabilistes ? Une grenouille saute aléatoirement plusieurs fois par heure sur trois
rochers . A chaque étape :
Les graphes ci-dessous sont-ils des graphes probabilistes ?
Si oui, donner la matrice de transition associée. - Si elle est sur le rocher A, elle choisit de manière équiprobable, soit de
rester en A, soit de sauter vers le rocher B ou vers le rocher C.
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4 ) Quelle est la probabilité que la grenouille se retrouve à nouveau sur le 2 ) Le chimpanzé est sur la page 2 et clique 15 fois . Sur quelle page a-t-il
rocher A au bout de 5 étapes ? le plus de chance de se retrouver ?
Ex 11-15 :
( )
1 3
4 4
La matrice P= est la matrice de transition associée à une
2 1
3 3
chaîne de Markov.
Ex 11-14 :
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Ex 11-16 : Ex 11-17 :
( )
Un ordinateur est programmé pour afficher successivement des lettres qui 0 ,5 0,5 0
sont soit des lettres majuscules (M) soit des lettres minuscules (m) selon le La matrice P= 0 0,5 0,5 est la matrice de transition associée à
graphe probabiliste ci-dessous : 1 0 0
une chaîne de Markov de distribution initiale π 0 =( 1 0 0 )
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Ex 11-18 :
{
an+1 =0 ,3 an +0 ,3 bn +0 ,3 cn
bn+1 =0 ,2 a n +0,5 b n+0 ,3 c n
cn+1=0 ,5 a n +0,2 b n+0 ,4 c n
On note π n =( an bn cn)
2 ) Calculer la probabilité pour que le chat dorme sur le tapis après 4 étapes.
{
a+b+c=1
( S ) : −0,7 a+0,3 b+0 ,3 c=0
0 ,5 a+0 ,2b−0,6 c=0 6 ) En déduire l’endroit où le chat a le plus de chance de dormir à long
terme.
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L’alphabet grec en sciences [Link]
majuscules minuscules
a alpha
b beta
G g gamma
D d delta
e epsilon
z zêta
h êta
Q q thêta
i iota
k kappa
L l lambda
m mu
n nu
C c xi ou ksi
o omicron
P p pi
r rhô
S s sigma
t tau
u upsilon
F f phi
x chi ou khi
y psi
W w omega
Ne sont indiquées que les capitales utilisées en sciences . Les autres, identiques à des lettres de l’alphabet latin, ne sont pas utilisées.
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PYTHON - les instructions de base utilisées au lycée [Link]
Saisir une variable - A=input("A=") si A est une chaîne de caractère ( c’est le type par défaut)
type str : Chaîne de caractères
Il existe aussi d’autres types numériques :
- A=float(input("A=")) si A est un flottant
type long : Entier compris entre et – inf et 2 147 483 647 type float : Valeur spécifiée avec un point dans le programme (exemple : a=2.0 ) permettant une
ou entre 2 147 483 648 et + inf approximation de nombre réel
Tester ... A==B (égal) A!=B (différent) A>B (supérieur) A<B (inférieur) A>=B (supérieur ou égal) A<=B (inférieur ou égal)
Et / Ou A and B / A or B
Si … Sinon Si … Sinon if condition C1 : C’est le décalage vers la droite qui indique les instructions
---- -instruction A1 faisant partie de la structure conditionnelle.
elif condition C2 :
–----instruction A2 Il n’y a pas d’instruction de fin.
else :
–----instruction A3 Il en est de même pour for , while et def.
Boucle Pour for i in range(1,n+1) : - for i in range(n): la variable i parcourt tous les entiers de 0 à n-1
-----instruction A
- for i in range(m,n): la variable i parcourt tous les entiers de m à n-1
la variable i parcourt tous
les entiers de 1 à n - for i in range(m,n,p): la variable i parcourt tous les entiers de m à n-1
avec un pas de p.
Fonctions Def exemple(a,b …): a,b,… sont les arguments de la fonction exemple
— -instruction … y=…
---- return(y) On peut aussi retourner plusieurs valeurs : return(x,y,z,...)
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Quelques symboles mathématiques à connaître [Link]
Exemples
A⇒B
2
Symbole d'implication A implique B Ce symbole est censé exprimer l'idée que A est vraie x=2 ⇒ x =4
Si A alors B entraîne que B aussi.
B est nécessaire à A
A est suffisant pour B
Symbole d'équivalence A⇔B A équivaut à B Il s'agit d'une implication dans les deux sens : x=2 ou x=−2
2
A B A implique B et B implique A ⇔ x =4
A ssi B si et seulement si
Quantificateur universel ∀x , P ( x ) Quel que soit x ; pour tout x La propriété P ( x) est vérifiée pour tout x ∀ x ∈ℝ
+
, x 2+
1
>0
x+1
Quantificateur existentiel ∃x , P ( x ) Il existe x tel que... La propriété P ( x) est vérifiée pour au moins un x . ∃ x∈ℝ , ( x−2 )( x−3) > 0
Ensemble vide ∅ Ensemble vide Ensemble qui ne comporte aucun élément ] 3,1;5 [ ∩[ 5,2 ;+ ∞[ =∅
Singleton, paire, {x } Singleton x Ensemble dont l'unique élément est x L’ensemble des solutions de
2
ensembles finis {x , y } Paire x y Ensemble dont les seuls éléments sont x et y l’équation x =4 est S= {−2;2 }
L’ordre n’est pas important.
Accolades { … } { x1 , x 2 … xn } Ensemble x1 , x2 ... xn Ensemble dont les n éléments sont x 1 , x 2 ... xn . On aurait pu écrire {2 ;−2 }
Couple, Triplet, (x , y ) Couple x y Représentation d'une collection d'objets occupant Le point de coordonnées ( 5 ;7 )
n-uplet (x , y , z ) chacun une place précise, au sens où contrairement à n’est pas le point de coordonnées
Triplet x y z un ensemble finis, l'ordre et la répétition des objets n'est ( 7 ; 5) .
Parenthèses (...) (x 1 , x 2 … x n ) n-uplet x1 , x2 … xn pas anodine.
Réunion A union B Ensemble contenant les éléments de A ou B et ]−7;8 ] ∪[−3;10 [= ]−7;10 [
Réunion de A et B seulement ceux-là.
A∪ B Les éléments en commun à A et B sont dans la réunion.
On dit que le ou mathématique est inclusif.
Intersection A inter B Ensemble contenant les éléments en communs de A ]−7;8 ] ∩[−3;10 [ =[−3;8 ]
Intersection de A et B et B et seulement ceux-là.
A∩ B
n 7
Somme Somme de i=1 à i=n On avance de 1 en 1, c’est à dire : 1,2,3,4,5 … ,n
∑ ∑ i2 2 2
=3 +4 +5 +6 +7
2 2 2
i=1 i=3
nombre f ( x )
Attention, il ne faut pas utiliser la flèche →
ℤ est l'ensemble des nombres entiers relatifs (ou nombres entiers) ℤ= {... ;−3;−2 ;−1; 0;1 ;2 ;3 ;... }
p
ℚ est l'ensemble des nombres rationnels. (nombres que l'on peut écrire sous la forme , p étant un nombre entier et q un entier non nul)
q
p
On appelle nombre irrationnel tout nombre que l'on ne peut pas écrire sous la forme , p étant un nombre entier et q un entier non nul.
q
ℝ est l'ensemble des nombres réels, c'est à dire qui sont soit rationnels, soit irrationnels.
ℕ⊂ℤ⊂D⊂ℚ⊂ℝ