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Rituel de la Vigile Pascale

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MISSEL,

RITUEL ET
LECTIONNAIRE
DE LA
VIGILE
PASCALE
MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 3
TEMPS PASCAL
DIMANCHE DE PAQUES
LA RESURRECTION DU SEIGNEUR

VIGILE PASCALE DANS LA NUIT SAINTE

1. Selon une tradition très ancienne, cette nuit est « une veille en l’honneur du Seigneur »
(Ex 12, 42). Elle est ordonnée de telle sorte que, selon la recommandation de l’Évangile (Lc
12, 35-37), les fidèles, tenant en mains leurs flambeaux allumés, soient semblables à des
hommes qui attendent leur maître, afin qu’à son retour il les trouve en train de veiller et
les fasse asseoir à sa table.
2. Que la veillée de cette nuit, qui est la plus grande et la plus noble de toutes les
solennités, soit unique pour chaque église. Qu’elle soit ainsi ordonnée : après le lucernaire
(office de la lumière) et la proclamation de la Pâques (1 re partir de cette Vigile), la sainte
Église, confiante en la parole et la promesse du Seigneur, médite les merveilles que, depuis
les origines, celui-ci a réalisées pour son peuple (2e partie ou liturgie de la Parole). Aux
approches du matin de la résurrection, avec les nouveaux membres qui lui sont nés par le
baptême (3e partie ou liturgie baptismale), elle prend place à la table que le Seigneur a
préparée pour son peuple, elle participe au mémorial de sa mort et de sa résurrection,
jusqu’à ce qu’il vienne (4e partie ou liturgie eucharistique).
3. La Vigile pascale doit se célébrer entièrement de nuit. Elle ne peut commencer avant
la tombée de la nuit, et elle doit être achevée avant l’aube du dimanche.
4. La messe de la Vigile, même si elle est célébrée avant minuit, est la messe pascale du
dimanche de Pâques.
5. Quiconque participe à la messe de la Vigile peut communier une seconde fois à la
messe du jour de Pâques. Tout prêtre qui célèbre ou concélèbre la messe de la Vigile peut
de nouveau célébrer ou concélébrer la messe du jour de Pâques.
La Vigile pascale tient lieu de l’Office des lectures.
6. Le diacre assiste le prêtre comme de coutume. Toutefois, s’il n’y a pas de diacre, les
fonctions qui le reviennent sont assumées par le prêtre célébrant ou un concélébrant. Le
prêtre et le diacre revêtent, comme à la messe, des vêtements liturgiques de couleur
blanche.
7. On prépare des cierges pour tous ceux qui vont participer à la Vigile. Toutes les lumières
de l’église sont éteintes.

4 VIGILE PASCALE
MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 5
PREMIERE PARTIE
OUVERTURE SOLENNELLE DE LA VIGILE
OU OFFICE DE LA LUMIERE

8. BENEDICTION DU FEU ET PREPARATION DU CIERGE 1


À l’endroit qui convient, hors de l’église, on prépare un feu. Lorsque le peuple est rassemblé
en cet endroit, le prêtre s’y rend avec les ministres dont l’un porte le cierge pascal. On ne
porte pas la croix de procession ni les luminaires.
Là où il n’est pas possible d’allumer un feu hors de l’église, le rite se déroule comme on
l’indique ci-dessous au n° 13.

9. Le prêtre et les fidèles font le signe de la croix pendant qu’il dit :


Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
R/ Amen.
Ensuite, il salue comme à l’ordinaire le peuple rassemblé, en utilisant l’une des trois
formules :
La grâce de Jésus, le Christ, notre Seigneur,
l’amour de Dieu le Père,
et la communion de l’Esprit Saint,
soient toujours avec vous.
R/ Et avec votre esprit.
Ou bien :
Que la grâce et la paix
de Dieu notre Père
et du Seigneur Jésus, le Christ,
soient toujours avec vous.
R/ Et avec votre esprit.
Ou bien :
Le Seigneur soit avec vous.
R/ Et avec votre esprit.

1 La numérotation des rubriques a été refaite pour conjuguer celles du Missel romain (Propre et temps et Liturgie de
la messe) et celles du Rituel de l’Initiation Chrétienne des Adultes.
6 VIGILE PASCALE
Ensuite, il explique brièvement au peuple le sens de la vigile de cette nuit. Il le fait en ces
termes ou d’autres semblables :
Frères et sœurs bien-aimés,
en cette nuit très sainte
où notre Seigneur Jésus Christ est passé de la mort à la vie,
l’Église invite tous ses enfants disséminés de par le monde
à se réunir pour veiller et prier.
Nous allons donc commémorer la Pâque du Seigneur
en écoutant sa parole et en célébrant ses mystères ;
ainsi nous aurons l’espérance d’avoir part
à son triomphe sur la mort
et de vivre avec lui en Dieu.
10. Ensuite, le prêtre bénit le feu, en disant, les mains étendues :
Prions le Seigneur.

S eigneur Dieu,
par ton Fils tu as apporté à tes fidèles
le feu de ta splendeur ; +
sanctifie ce feu  nouveau ; *
accorde-nous, durant ces fêtes pascales,
d’être enflammés d’un si grand désir du ciel /
que nous puissions parvenir, avec un cœur pur,
aux fêtes de l’éternelle lumière.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/ Amen.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 7


11. Après la bénédiction du feu nouveau, un acolyte ou un autre ministre présente le
cierge pascal au prêtre qui préside, et celui-ci, avec un stylet, pratique sur le cierge une
incision en forme de croix. Ensuite il trace au-dessus de cette croix la lettre grecque Alpha,
au-dessous, la lettre Oméga, et, entre les bras de la croix, les quatre chiffres du millésime
de l’année en cours. Il prononce en même temps les paroles suivantes :

1. Le Christ, hier et aujourd’hui, A


Il grave le bras vertical.
2. commencement et fin de toutes choses, 2 0
Il grave le bras horizontal.
3. Alpha 2 2
Il grave au-dessus du bras vertical la lettre A.

4. et Oméga ;
Il grave au-dessous du bras vertical la lettre .
5. à lui, le temps
Il grave le premier chiffre de l’année dans l’angle supérieur gauche de la croix.
6. et l’éternité,
Il grave le second chiffre de l’année dans l’angle supérieur droit de la croix.
7. à lui, la gloire et la puissance
Il grave le troisième chiffre de l’année dans l’angle inférieur gauche de la croix.
8. pour les siècles sans fin. Amen.
Il grave le quatrième chiffre de l’année dans l’angle inférieur droit de la croix.

12. Après l’incision en forme de croix et les autres signes, le prêtre peut fixer dans le cierge
cinq grains d’encens, qu’il dispose en forme de croix, en disant :
1. Par ses saintes plaies,
2. ses plaies glorieuses, 1
3. que le Christ Seigneur 4 2 5
4. nous garde 3
5. et nous protège. Amen.
13. Là où il n’est pas possible d’allumer un feu en dehors de l’église, on adapte le rite de la
bénédiction du feu. Le peuple se rassemble alors à l’intérieur de l’église. Le prêtre,
accompagné des ministres portant le cierge pascal, se rend au fond de l’église. Le peuple,
autant que possible, se tourne vers le prêtre.
Le prêtre salue le peuple et fait la monition ci-dessus n° 9 ; ensuite il bénit le feu, puis il
prépare le cierge comme aux n° 10-12.

8 VIGILE PASCALE
14. Le prêtre allume alors le cierge pascal avec une flamme provenant du feu nouveau. Il dit :
Que la lumière du Christ, ressuscitant dans la gloire
dissipe les ténèbres de notre cœur et notre esprit.
Pour ce qui est des éléments qui précèdent, les Conférences épiscopales peuvent aussi
établir d’autres formes, plus adaptées au génie des peuples.

15. PROCESSION
Le cierge étant allumé, un des ministres prend des charbons ardents du feu et les dépose
dans un encensoir, et le prêtre impose l’encens, comme d’habitude. Le diacre, ou à défaut
un autre ministre qui convient, reçoit du ministre le cierge pascal et la procession
commence.
Le thuriféraire, tenant l’encensoir fumant, marche devant le diacre ou un autre ministre
qui porte le cierge pascal. Viennent ensuite le prêtre avec les ministres et le peuple, qui
portent en mains leurs cierges éteints.
À la porte de l’église, le diacre, se tenant debout et élevant le cierge, chante :
Lumière du Christ.
Et tous répondent :
R/ Nous rendons grâce à Dieu.
Le prêtre allume son cierge à la flamme du cierge pascal.

16. Ensuite, le diacre avance au milieu de l’église et se tenant debout, il élève le cierge et
chante de nouveau.
Lumière du Christ.
Et tous répondent :
R/ Nous rendons grâce à Dieu.
Tous allument leurs cierges à la flamme du cierge pascal et s’avancent.

17. Lorsque le diacre arrive devant l’autel, il se tient debout, tourné vers le peuple, élève
le cierge et chante une troisième fois :
Lumière du Christ.
Et tous répondent :
R/ Nous rendons grâce à Dieu.
Ensuite, le diacre dépose le cierge pascal sur une grand chandelier préparé près de l’ambon
ou au milieu du sanctuaire. Et on allume les lumières de l’église, excepté les cierges de
l’autel.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 9


18. ANNONCE DE PAQUES
Lorsqu’il parvient à l’autel, le prêtre se rend à son siège, il donne son cierge à un ministre,
il impose l’encens, comme à l’évangile de la messe. Le diacre se présente au prêtre en
disant à voix basse :
Père, bénissez-moi.
Le prêtre dit à voix basse :
Que le Seigneur soit dans votre cœur et sur vos lèvres
pour que vous puissiez dignement annoncer la grande joie de Pâques :
au nom du Père, et du Fils,  et du Saint-Esprit.
Le diacre fait le signe de la croix et répond :
Amen.
On omet cette bénédiction si c’est quelqu’un d’autre qu’un diacre qui va chanter l’annonce
de la Pâque.

19. Après avoir encensé le livre et le cierge pascal, le diacre, qui va chanter l’annonce
pascale, monte à l’ambon, ou se rend au pupitre, et il commence cette annonce, tous étant
debout et tenant dans leurs mains leurs cierges allumés.
En l’absence de diacre, l’annonce pascale peut être proclamée par le prêtre lui-même ou
par un autre prêtre concélébrant. Si cependant, par nécessité, l’annonce est faite par un
chantre laïc, celui-ci omet les paroles depuis Et vous frères et sœurs bien-aimés…, jusqu’à
la fin de l’invitation. Il omet également la salutation : Le Seigneur soir avec vous.
Une forme plus brève de l’annonce de Pâques peut être chantée.

ANNONCE DE PAQUES (FORME LONGUE)

E xultez dans le ciel, multitude des anges !


Exultez, célébrez les mystères divins !
Résonne, trompette du salut,
pour la victoire d’un si grand Roi !
Que la terre, elle aussi, soit heureuse,
irradiée de tant de feux :
illuminée de la splendeur du Roi éternel,
qu’elle voie s’en aller l’obscurité
qui recouvrait le monde entier !
Réjouis-toi, Église notre mère,
parée d’une lumière si éclatante !
Que retentisse dans ce lieu saint
l’acclamation de tous les peuples !

10 VIGILE PASCALE
(Et vous, mes frères et sœurs bien-aimés, qui vous tenez ici
dans l’admirable clarté de cette lumière sainte,
invoquez avec moi, je vous prie,
la miséricorde de Dieu tout-puissant.
Il m’a choisi dans mon indignité
pour être à son service :
qu’il répande la clarté de sa lumière,
pour que je puisse chanter la louange du cierge pascal.)
(Le Seigneur soit avec vous. R/ Et avec votre esprit.)
Élevons notre cœur. R/ Nous le tournons vers le Seigneur.
Rendons grâce au Seigneur notre Dieu. R/ Cela est juste et bon.

V raiment, il est juste et bon


de chanter à pleine voix,
dans tout l’élan du cœur et de l’esprit,
le Père tout-puissant, Dieu invisible,
et son Fils unique, Jésus Christ, notre Seigneur.
C’est lui qui a remis pour nous au Père éternel
le prix de la dette encourue par Adam ;
c’est lui qui répandit son sang par amour
pour effacer la condamnation du premier péché.
Car voici la fête de la Pâque
dans laquelle est mis à mort l’Agneau véritable
dont le sang consacre les portes des croyants.
Voici la nuit où tu as tiré d’Égypte
les enfants d’Israël, nos pères,
et leur as fait passer la mer Rouge à pied sec.
Voici la nuit où le feu d’une colonne lumineuse
a dissipé les ténèbres du péché.
Voici la nuit
qui arrache au monde corrompu, aveuglé par le mal,
ceux qui, aujourd’hui et dans tout l’univers,
ont mis leur foi dans le Christ :
nuit qui les rend à la grâce
et leur ouvre la communion des saints.
MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 11
Voici la nuit où le Christ,
brisant les liens de la mort,
s’est relevé, victorieux, du séjour des morts.
À quoi nous servirait-il de naître
sans le bonheur d’être sauvés ?
Ô merveilleuse condescendance de ta tendresse envers nous !
Inestimable choix de ton amour :
pour racheter l’esclave, tu as livré le Fils !
Il fallait le péché d’Adam
que la mort du Christ abolit.
Ô bienheureuse faute
qui nous valut pareil Rédempteur !
Ô nuit de vrai bonheur,
qui seule mérita de connaître le temps et l’heure
où le Christ a surgi du séjour des morts !
Voici la nuit dont il est écrit :
« La nuit resplendira comme le jour ;
la nuit même est lumière pour ma joie. »
Car le pouvoir sanctifiant de cette nuit
chasse les crimes et lave les fautes,
rend l’innocence aux coupables et l’allégresse aux affligés,
dissipe la haine, dispose à la concorde
et soumet toute puissance.
Dans la grâce de cette nuit,
accueille, Père très saint, en sacrifice du soir
(la flamme montant de) cette colonne de cire (œuvre des abeilles)
que la sainte Église t’offre par nos mains.
Mais déjà nous savons ce que proclame cette colonne
qui brûle avec éclat en l’honneur de Dieu :
quand on en transmet la flamme,
sa clarté ne diminue pas.

12 VIGILE PASCALE
(Car elle se nourrit de la cire
produite par l’abeille, comme par une mère,
pour former la substance de ce précieux luminaire.)
Ô nuit de vrai bonheur,
nuit où le ciel s’unit à la terre,
où l’homme rencontre Dieu.
Aussi nous t’en prions, Seigneur :
permets que ce cierge consacré en l’honneur de ton nom
brûle sans déclin pour dissiper les ténèbres de cette nuit.
Qu’il te soit d’un parfum agréable
et joigne sa clarté à celle des étoiles.
Qu’il brûle encore quand se lèvera l’astre du matin,
cet astre sans pareil qui ne connaît pas de couchant,
le Christ, ton Fils, revenu du séjour des morts,
qui répand sur le genre humain sa lumière et sa paix,
lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.
R/ Amen.
→ LITURGIE DE LA PAROLE

ANNONCE DE PAQUES (FORME BREVE)

E xultez dans le ciel, multitude des anges !


Exultez, célébrez les mystères divins !
Résonne, trompette du salut,
pour la victoire d’un si grand Roi !
Que la terre, elle aussi, soit heureuse,
irradiée de tant de feux :
illuminée de la splendeur du Roi éternel,
qu’elle voie s’en aller l’obscurité
qui recouvrait le monde entier !
Réjouis-toi, Église notre mère,
parée d’une lumière si éclatante !
Que retentisse dans ce lieu saint
l’acclamation de tous les peuples !

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 13


(Le Seigneur soit avec vous. R/ Et avec votre esprit.)
Élevons notre cœur. R/ Nous le tournons vers le Seigneur.
Rendons grâce au Seigneur notre Dieu. R/ Cela est juste et bon.
Vraiment, il est juste et bon
de chanter à pleine voix,
dans tout l’élan du cœur et de l’esprit,
le Père tout-puissant, Dieu invisible,
et son Fils unique, Jésus Christ, notre Seigneur.
C’est lui qui a remis pour nous au Père éternel
le prix de la dette encourue par Adam ;
c’est lui qui répandit son sang par amour
pour effacer la condamnation du premier péché.
Car voici la fête de la Pâque
dans laquelle est mis à mort l’Agneau véritable
dont le sang consacre les portes des croyants.
Voici la nuit où tu as tiré d’Égypte
les enfants d’Israël, nos pères,
et leur as fait passer la mer Rouge à pied sec.
Voici la nuit où le feu d’une colonne lumineuse
a dissipé les ténèbres du péché.
Voici la nuit
qui arrache au monde corrompu, aveuglé par le mal,
ceux qui, aujourd’hui et dans tout l’univers,
ont mis leur foi dans le Christ :
nuit qui les rend à la grâce
et leur ouvre la communion des saints.
Voici la nuit où le Christ,
brisant les liens de la mort,
s’est relevé, victorieux, du séjour des morts.
Ô merveilleuse condescendance de ta tendresse envers nous !
Inestimable choix de ton amour :
pour racheter l’esclave, tu as livré le Fils !

14 VIGILE PASCALE
Il fallait le péché d’Adam
que la mort du Christ abolit.
Ô bienheureuse faute
qui nous valut pareil Rédempteur !
Car le pouvoir sanctifiant de cette nuit
chasse les crimes et lave les fautes,
rend l’innocence aux coupables et l’allégresse aux affligés.
Ô nuit de vrai bonheur,
nuit où le ciel s’unit à la terre,
où l’homme rencontre Dieu.
Dans la grâce de cette nuit,
accueille, Père très saint, en sacrifice du soir
(la flamme montant de) cette colonne de cire (œuvre des abeilles)
que la sainte Église t’offre par nos mains.
Aussi nous t’en prions, Seigneur :
permets que ce cierge consacré en l’honneur de ton nom
brûle sans déclin pour dissiper les ténèbres de cette nuit.
Qu’il te soit d’un parfum agréable
et joigne sa clarté à celle des étoiles.
Qu’il brûle encore quand se lèvera l’astre du matin,
cet astre sans pareil qui ne connaît pas de couchant,
le Christ, ton Fils, revenu du séjour des morts,
qui répand sur le genre humain sa lumière et sa paix,
lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.
R/ Amen.
→ LITURGIE DE LA PAROLE

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 15


DEUXIEME PARTIE
LITURGIE DE LA PAROLE

20. En cette Vigile qui est « la mère de toutes les vigiles », sont proposées neuf lectures, à
savoir sept de l’Ancien Testament et de du Nouveau (l’épître et l’évangile). Ces lectures
doivent être lues partout où c’est possible, pour que soit conservée la nature de la Vigile
qui exige une longue durée.
21. Cependant, pour de graves raisons d’ordre pastoral, on peut réduire le nombre des
lectures de l’Ancien Testament, mais on respectera toujours la règle selon laquelle la Parole
de Dieu constitue un élément fondamental de la Vigile dans la nuit de Pâques. On fera donc
au moins trois lectures de l’Ancien Testament, tirée de la Loi et des Prophètes, et l’on
chantera leurs psaumes responsoriaux respectifs. On n’omettra jamais le récit du chapitre
14 de l’Exode (3e lecture), avec son cantique.
22. Après avoir déposé leurs cierges, tous s’assoient. Avant le commencement des
lectures, le prêtre s’adresse au peuple dans les termes suivants ou en d’autres semblables :
Frères et sœurs bien-aimés,
nous voici entrés dans la vigile solennelle :
écoutons maintenant d’un cœur paisible la Parole de Dieu.
Méditons, et voyons comment, dans les temps passés,
Dieu a sauvé son peuple,
et comment dans ces temps qui sont les derniers,
il nous a envoyé son Fils comme Rédempteur.
Demandons à notre Dieu
de conduire jusqu’à son plein achèvement
cette œuvre de salut inaugurée dans le mystère de Pâques.
23. Ensuite commencent les lectures. Un lecteur monte à l’ambon et proclame la première
lecture. La lecture achevée, un psalmiste ou un chantre monte à son tour à l’ambon pour
chanter un psaume, auquel le peuple s’associe par un répons. Tous se lèvent ensuite, et le
prêtre dit : Prions le Seigneur. Après que tous ont prié quelques temps en silence, il dit
l’oraison répondant à la lecture. On peut même remplacer le psaume responsorial par un
temps de silence et, dans ce cas, on omet la pause après Prions le Seigneur.

16 VIGILE PASCALE
24. PREMIERE LECTURE « Dieu vit tout ce qu’il avait fait :
cela était très bon. »

Lecture du livre de la Genèse 1, 1 – 2, 2

Au commencement,
Dieu créa le ciel et la terre.
La terre était informe et vide,
les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme
et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux.

Dieu dit :
« Que la lumière soit. »
Et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne,
et Dieu sépara la lumière des ténèbres.
Dieu appela la lumière « jour »,
il appela les ténèbres « nuit ».
Il y eut un soir, il y eut un matin :
premier jour.

Et Dieu dit :
« Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux,
et qu’il sépare les eaux. »
Dieu fit le firmament,
il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament
et les eaux qui sont au-dessus.
Et ce fut ainsi.
Dieu appela le firmament « ciel ».
Il y eut un soir, il y eut un matin :
deuxième jour.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 17


Et Dieu dit :
« Les eaux qui sont au-dessous du ciel,
qu’elles se rassemblent en un seul lieu,
et que paraisse la terre ferme. »
Et ce fut ainsi.
Dieu appela la terre ferme « terre »,
et il appela la masse des eaux « mer ».
Et Dieu vit que cela était bon.

Dieu dit :
« Que la terre produise l’herbe,
la plante qui porte sa semence,
et que, sur la terre, l’arbre à fruit donne,
selon son espèce,
le fruit qui porte sa semence. »
Et ce fut ainsi.
La terre produisit l’herbe,
la plante qui porte sa semence, selon son espèce,
et l’arbre qui donne, selon son espèce,
le fruit qui porte sa semence.
Et Dieu vit que cela était bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin :
troisième jour.

Et Dieu dit :
« Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel,
pour séparer le jour de la nuit ;
qu’ils servent de signes
pour marquer les fêtes, les jours et les années ;
et qu’ils soient, au firmament du ciel,
des luminaires pour éclairer la terre. »
Et ce fut ainsi.
Dieu fit les deux grands luminaires :
le plus grand pour commander au jour,
le plus petit pour commander à la nuit ;
il fit aussi les étoiles.

18 VIGILE PASCALE
Dieu les plaça au firmament du ciel
pour éclairer la terre,
pour commander au jour et à la nuit,
pour séparer la lumière des ténèbres.
Et Dieu vit que cela était bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin :
quatrième jour.

Et Dieu dit :
« Que les eaux foisonnent
d’une profusion d’êtres vivants,
et que les oiseaux volent au-dessus de la terre,
sous le firmament du ciel. »
Dieu créa, selon leur espèce,
les grands monstres marins,
tous les êtres vivants qui vont et viennent
et foisonnent dans les eaux,
et aussi, selon leur espèce,
tous les oiseaux qui volent.
Et Dieu vit que cela était bon.
Dieu les bénit par ces paroles :
« Soyez féconds et multipliez-vous,
remplissez les mers,
que les oiseaux se multiplient sur la terre. »
Il y eut un soir, il y eut un matin :
cinquième jour.

Et Dieu dit :
« Que la terre produise des êtres vivants
selon leur espèce,
bestiaux, bestioles et bêtes sauvages
selon leur espèce. »
Et ce fut ainsi.
Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce,
les bestiaux selon leur espèce,
et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce.
Et Dieu vit que cela était bon.
MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 19
Dieu dit :
« Faisons l’homme à notre image,
selon notre ressemblance.
Qu’il soit le maître des poissons de la mer,
des oiseaux du ciel,
des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages,
et de toutes les bestioles
qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu créa l’homme à son image,
à l’image de Dieu il le créa,
il les créa homme et femme.
Dieu les bénit et leur dit :
« Soyez féconds et multipliez-vous,
remplissez la terre et soumettez-la.
Soyez les maîtres des poissons de la mer,
des oiseaux du ciel,
et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu dit encore :
« Je vous donne toute plante qui porte sa semence
sur toute la surface de la terre,
et tout arbre dont le fruit porte sa semence :
telle sera votre nourriture.
À tous les animaux de la terre,
à tous les oiseaux du ciel,
à tout ce qui va et vient sur la terre
et qui a souffle de vie,
je donne comme nourriture toute herbe verte. »
Et ce fut ainsi.
Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ;
et voici : cela était très bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin :
sixième jour.

20 VIGILE PASCALE
Ainsi furent achevés le ciel et la terre,
et tout leur déploiement.
Le septième jour,
Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite.
Il se reposa, le septième jour,
de toute l’œuvre qu’il avait faite.

– Parole du Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.

Ou lecture brève : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon. »

Lecture du livre de la Genèse 1, 1.26–31a

Au commencement,
Dieu créa le ciel et la terre.

Dieu dit :
« Faisons l’homme à notre image,
selon notre ressemblance.
Qu’il soit le maître des poissons de la mer,
des oiseaux du ciel,
des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages,
et de toutes les bestioles
qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu créa l’homme à son image,
à l’image de Dieu il le créa,
il les créa homme et femme.
Dieu les bénit et leur dit :
« Soyez féconds et multipliez-vous,
remplissez la terre et soumettez-la.
Soyez les maîtres des poissons de la mer,
des oiseaux du ciel,
et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. »

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 21


Dieu dit encore :
« Je vous donne toute plante qui porte sa semence
sur toute la surface de la terre,
et tout arbre dont le fruit porte sa semence :
telle sera votre nourriture.
À tous les animaux de la terre,
à tous les oiseaux du ciel,
à tout ce qui va et vient sur la terre
et qui a souffle de vie,
je donne comme nourriture toute herbe verte. »
Et ce fut ainsi.
Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ;
et voici : cela était très bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin :
sixième jour.

– Parole du Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.

PSAUME 103 (104), 1-2a, 5-6, 10.12, 13-14b. 24.35c

R/ Ô Seigneur, envoie ton Esprit


qui renouvelle la face de la terre ! cf. 103, 30
Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Revêtu de magnificence,
tu as pour manteau la lumière !
Tu as donné son assise à la terre :
qu’elle reste inébranlable au cours des temps.
Tu l’as vêtue de l’abîme des mers :
les eaux couvraient même les montagnes ;
Dans les ravins tu fais jaillir des sources
et l’eau chemine au creux des montagnes ;
les oiseaux séjournent près d’elle :
dans le feuillage on entend leurs cris.

22 VIGILE PASCALE
De tes demeures tu abreuves les montagnes,
et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres ;
tu fais pousser les prairies pour les troupeaux,
et les champs pour l’homme qui travaille.
Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !
Tout cela, ta sagesse l’a fait ;
la terre s’emplit de tes biens.
Bénis le Seigneur, ô mon âme !

Ou bien : 32 (33), 4-5, 6-7, 12-13, 20.22

R/ Toute la terre, Seigneur,


est remplie de ton amour. cf. 32, 5b
Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.
Le Seigneur a fait les cieux par sa parole,
l’univers, par le souffle de sa bouche.
Il amasse, il retient l’eau des mers ;
les océans, il les garde en réserve.
Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !
Du haut des cieux, le Seigneur regarde :
il voit la race des hommes.
Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 23


PRIERE
Après le récit de la création (Gn 1, 1 – 2, 2 ou Gn 1, 1.26-31a) et le psaume (103 ou 32), le
prêtre dit au choix l’une des deux prières suivantes. La seconde est dite de préférence après
la lecture brève qui ne traite que de la création de l’homme.
Prions le Seigneur.

D ieu éternel et tout-puissant, +


toi qui es admirable
dans la réalisation de toutes tes œuvres, *
donne à ceux que tu as rachetés
de comprendre que le sacrifice du Christ, notre Pâque,
à la plénitude des temps, /
est une œuvre plus merveilleuse encore
que la création au commencement du monde.
Lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.
R/ Amen.
Ou bien, au sujet de la création de l’homme :
Prions le Seigneur.

S eigneur Dieu, +
tu as créé l’être humain d’une manière admirable
et tu l’as racheté d’une manière plus admirable encore ;
nous t’en prions,
donne-nous de résister aux attraits du péché
par un esprit de sagesse, /
et de parvenir ainsi aux joies éternelles.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/ Amen.

24 VIGILE PASCALE
25. DEUXIEME LECTURE Sacrifice et délivrance d’Isaac, le fils bien-aimé

Lecture du livre de la Genèse 22, 1-18

En ces jours-là,
Dieu mit Abraham à l’épreuve.
Il lui dit :
« Abraham ! »
Celui-ci répondit :
« Me voici ! »
Dieu dit :
« Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac,
va au pays de Moriah,
et là tu l’offriras en holocauste
sur la montagne que je t’indiquerai. »

Abraham se leva de bon matin,


sella son âne,
et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac.
Il fendit le bois pour l’holocauste,
et se mit en route vers l’endroit que Dieu lui avait indiqué.
Le troisième jour, Abraham, levant les yeux,
vit l’endroit de loin.
Abraham dit à ses serviteurs :
« Restez ici avec l’âne.
Moi et le garçon, nous irons jusque là-bas pour adorer,
puis nous reviendrons vers vous. »

Abraham prit le bois pour l’holocauste


et le chargea sur son fils Isaac ;
il prit le feu et le couteau,
et tous deux s’en allèrent ensemble.
Isaac dit à son père Abraham :
« Mon père !
– Eh bien, mon fils ? »

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 25


Isaac reprit :
« Voilà le feu et le bois,
mais où est l’agneau pour l’holocauste ? »
Abraham répondit :
« Dieu saura bien trouver
l’agneau pour l’holocauste, mon fils. »
Et ils s’en allaient tous les deux ensemble.

Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué.


Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois,
puis il lia son fils Isaac
et le mit sur l’autel, par-dessus le bois ;
Abraham étendit la main
et saisit le couteau pour immoler son fils.
Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit :
« Abraham ! Abraham ! »
Il répondit :
« Me voici ! »
L’ange lui dit :
« Ne porte pas la main sur le garçon !
Ne lui fais aucun mal !
Je sais maintenant que tu crains Dieu :
tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »
Abraham leva les yeux et vit un bélier
retenu par les cornes dans un buisson.
Il alla prendre le bélier
et l’offrit en holocauste à la place de son fils.
Abraham donna à ce lieu le nom de « Le-Seigneur-voit ».
On l’appelle aujourd’hui : « Sur-le-mont-le-Seigneur-est-vu. »

Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham.


Il déclara :
« Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur :
parce que tu as fait cela,
parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,
je te comblerai de bénédictions,

26 VIGILE PASCALE
je rendrai ta descendance aussi nombreuse
que les étoiles du ciel
et que le sable au bord de la mer,
et ta descendance occupera
les places fortes de ses ennemis.
Puisque tu as écouté ma voix,
toutes les nations de la terre
s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction
par le nom de ta descendance. »

– Parole du Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.

Ou lecture brève : Sacrifice et délivrance d’Isaac, le fils bien-aimé

Lecture du livre de la Genèse 22, 1-2.9a.10-13.15-18

En ces jours-là, Dieu mit Abraham à l’épreuve.


Il lui dit :
« Abraham ! »
Celui-ci répondit :
« Me voici ! »
Dieu dit :
« Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac,
va au pays de Moriah,
et là tu l’offriras en holocauste
sur la montagne que je t’indiquerai. »

Quand ils furent arrivés à l’endroit que Dieu avait indiqué.


Abraham étendit la main
et saisit le couteau pour immoler son fils.
Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit :
« Abraham ! Abraham ! »
Il répondit :
« Me voici ! »

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 27


L’ange lui dit :
« Ne porte pas la main sur le garçon !
Ne lui fais aucun mal !
Je sais maintenant que tu crains Dieu :
tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »
Abraham leva les yeux et vit un bélier
retenu par les cornes dans un buisson.
Il alla prendre le bélier
et l’offrit en holocauste à la place de son fils.

Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham.


Il déclara :
« Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur :
parce que tu as fait cela,
parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,
je te comblerai de bénédictions,
je rendrai ta descendance aussi nombreuse
que les étoiles du ciel
et que le sable au bord de la mer,
et ta descendance occupera
les places fortes de ses ennemis.
Puisque tu as écouté ma voix,
toutes les nations de la terre
s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction
par le nom de ta descendance. »

– Parole du Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.

28 VIGILE PASCALE
PSAUME 15 (16), 5.8, 9-10, 11

R/ Garde-moi, mon Dieu,


j’ai fait de toi mon refuge. 15, 1
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.
Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.
J’ai fait de toi mon refuge.
Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !

PRIERE
Après le récit du sacrifice d’Abraham (Gn 22, 1-18 ou Gn 22, 1-2.9a-10-13.15-18) et le
psaume (15), le prêtre dit la prière suivante :
Prions le Seigneur.

D ieu très-haut, Père des croyants,


en répandant la grâce de l’adoption,
tu multiplies sur toute la terre les fils de ta promesse ; +
par le mystère pascal, tu établis ton serviteur Abraham
père de toutes les nations,
comme tu en as fait le serment ; *
accorde aux peuples qui t’appartiennent /
la grâce d’entrer dignement dans cet appel.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/ Amen.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 29


26. TROISIEME LECTURE « Les fils d’Israël avaient marché
à pied sec au milieu de la mer »

Lecture du livre de l’Exode 14, 15 – 15, 1a

En ces jours-là,
le Seigneur dit à Moïse :
« Pourquoi crier vers moi ?
Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route !
Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer,
fends-la en deux,
et que les fils d’Israël entrent
au milieu de la mer à pied sec.
Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent :
ils y entreront derrière eux ;
je me glorifierai aux dépens de Pharaon
et de toute son armée,
de ses chars et de ses guerriers.
Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur,
quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon,
de ses chars et de ses guerriers. »
L’ange de Dieu, qui marchait en avant d’Israël,
se déplaça et marcha à l’arrière.
La colonne de nuée se déplaça depuis l’avant-garde
et vint se tenir à l’arrière,
entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël.
Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit,
si bien que, de toute la nuit, ils ne purent se rencontrer.
Moïse étendit le bras sur la mer.
Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est ;
il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent.
Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à pied sec,
les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Les Égyptiens les poursuivirent ;
tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers
entrèrent derrière eux jusqu’au milieu de la mer.

30 VIGILE PASCALE
Aux dernières heures de la nuit,
le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée,
l’armée des Égyptiens,
et il la frappa de panique.
Il faussa les roues de leurs chars,
et ils eurent beaucoup de peine à les conduire.
Les Égyptiens s’écrièrent :
« Fuyons devant Israël,
car c’est le Seigneur
qui combat pour eux contre nous ! »
Le Seigneur dit à Moïse :
« Étends le bras sur la mer :
que les eaux reviennent sur les Égyptiens,
leurs chars et leurs guerriers ! »
Moïse étendit le bras sur la mer.
Au point du jour, la mer reprit sa place ;
dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent,
et le Seigneur les précipita au milieu de la mer.
Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers,
toute l’armée de Pharaon
qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël.
Il n’en resta pas un seul.
Mais les fils d’Israël
avaient marché à pied sec au milieu de la mer,
les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.

Ce jour-là,
le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte,
et Israël vit les Égyptiens morts sur le bord de la mer.
Israël vit avec quelle main puissante
le Seigneur avait agi contre l’Égypte.
Le peuple craignit le Seigneur,
il mit sa foi dans le Seigneur
et dans son serviteur Moïse.
Alors Moïse et les fils d’Israël
chantèrent ce cantique au Seigneur :
Le lecteur ne dit pas « Parole du Seigneur » pour que le cantique de Moïse puisse être
entonné immédiatement.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 31


CANTIQUE Ex 15, 1b, 2, 3-4, 5-6, 17-18

R/ Chantons le Seigneur !
Éclatante est sa gloire ! 15, 1
Je chanterai pour le Seigneur !
Éclatante est sa gloire :
il a jeté dans la mer
cheval et cavalier.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur :
il est pour moi le salut.
Il est mon Dieu, je le célèbre ;
j’exalte le Dieu de mon père.
Le Seigneur est le guerrier des combats ;
son nom est « Le Seigneur ».
Les chars du Pharaon et ses armées, il les lance dans la mer.
L’élite de leurs chefs a sombré dans la mer Rouge.
L’abîme les recouvre :
ils descendent, comme la pierre, au fond des eaux.
Ta droite, Seigneur, magnifique en sa force,
ta droite, Seigneur, écrase l’ennemi.
Tu les amènes, tu les plantes sur la montagne, ton héritage,
le lieu que tu as fait, Seigneur, pour l’habiter,
le sanctuaire, Seigneur, fondé par tes mains.
Le Seigneur régnera pour les siècles des siècles.

32 VIGILE PASCALE
PRIERE
Après le récit du passage de la mer Rouge, lecture qui doit toujours être faite (Ex 14, 15 –
15, 1a) et son cantique (Ex 15), le prêtre dit au choix l’une des deux prières suivantes :
Prions le Seigneur.

M aintenant encore, Seigneur Dieu,


nous voyons resplendir tes merveilles d’autrefois : +
alors que jadis, par ta main puissante,
tu as délivré un seul peuple de la poursuite de Pharaon,
tu assures désormais le salut de toutes les nations
en les faisant renaître par les eaux du baptême ; *
fais que tous, de par le monde,
deviennent des fils d’Abraham /
et accèdent à la dignité des enfants d’Israël.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/ Amen.
Ou bien :
Prions le Seigneur.

S eigneur Dieu, +
dans la lumière de la nouvelle Alliance,
tu as donné leur sens
aux merveilles accomplies autrefois :
on reconnaît dans la mer Rouge
l’image de la fontaine baptismale,
et le peuple délivré de la servitude
préfigure les sacrements du peuple chrétien ; *
fais que toutes les nations, grâce à la foi,
participent au privilège d’Israël, /
et soient régénérées en recevant ton Esprit.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/ Amen.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 33


27. QUATRIEME LECTURE Dans sa miséricorde éternelle,
le Seigneur, ton rédempteur a pitié de toi.

Lecture du livre du prophète Isaïe 54, 5-14

Parole du Seigneur adressée à Jérusalem :


Ton époux, c’est Celui qui t’a faite,
son nom est « Le Seigneur de l’univers ».
Ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël,
il s’appelle « Dieu de toute la terre ».
Oui, comme une femme abandonnée, accablée,
le Seigneur te rappelle.
Est-ce que l’on rejette la femme de sa jeunesse ?
– dit ton Dieu.
Un court instant, je t’avais abandonnée,
mais dans ma grande tendresse, je te ramènerai.
Quand ma colère a débordé,
un instant, je t’avais caché ma face.
Mais dans mon éternelle fidélité,
je te montre ma tendresse,
– dit le Seigneur, ton rédempteur.
Je ferai comme au temps de Noé,
quand j’ai juré que les eaux
ne submergeraient plus la terre :
de même, je jure de ne plus m’irriter contre toi,
et de ne plus te menacer.
Même si les montagnes s’écartaient,
si les collines s’ébranlaient,
ma fidélité ne s’écarterait pas de toi,
mon alliance de paix ne serait pas ébranlée,
– dit le Seigneur, qui te montre sa tendresse.
Jérusalem, malheureuse,
battue par la tempête, inconsolée,
voici que je vais sertir tes pierres
et poser tes fondations sur des saphirs.

34 VIGILE PASCALE
Je ferai tes créneaux avec des rubis,
tes portes en cristal de roche,
et toute ton enceinte avec des pierres précieuses.
Tes fils seront tous disciples du Seigneur,
et grande sera leur paix.
Tu seras établie sur la justice :
loin de toi l’oppression,
tu n’auras plus à craindre ;
loin de toi la terreur,
elle ne t’approchera plus.

– Parole du Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.

PSAUME 29 (30), 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13

R/ Je t’exalte, Seigneur, toi qui me relèves. 29, 2a


Quand j’ai crié vers toi, Seigneur,
mon Dieu, tu m’as guéri ;
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.
Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant,
sa bonté, toute la vie.
Avec le soir, viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie.
Tu as changé mon deuil en une danse,
mes habits funèbres en parure de joie.
Que mon cœur ne se taise pas,
qu’il soit en fête pour toi,
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,
je te rende grâce !

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 35


PRIERE
Après l’oracle d’Isaïe sur le nouvelle Jérusalem (Is 54, 5-14) et le psaume (29), le prêtre dit
la prière suivante, ou celle qui suit la 5e, la 6e ou la 7e lecture, s’il est prévu d’omettre telle
de ces lectures :
Prions le Seigneur.

D ieu éternel et tout-puissant, +


pour l’honneur de ton nom,
multiplie la postérité promise à nos pères
à cause de leur foi ; *
augmente, selon ta promesse,
le nombre de tes enfants d’adoption, /
afin que l’Église reconnaisse à quel point s’accomplit déjà
ce que les saints patriarches avaient vu d’avance.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/ Amen.

On peut employer l’une des prières qui suivent les lectures qu’on aurait omises.

36 VIGILE PASCALE
28. CINQUIEME LECTURE « Venez à moi, et vous vivrez ; je m’engagerai
envers vous par une alliance éternelle. »

Lecture du livre du prophète Isaïe 55, 1-11

Ainsi parle le Seigneur :


Vous tous qui avez soif,
venez, voici de l’eau !
Même si vous n’avez pas d’argent,
venez acheter et consommer,
venez acheter du vin et du lait
sans argent, sans rien payer.
Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas,
vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ?
Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses,
vous vous régalerez de viandes savoureuses !
Prêtez l’oreille ! Venez à moi !
Écoutez, et vous vivrez.
Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle :
ce sont les bienfaits garantis à David.
Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples,
pour les peuples, un guide et un chef.
Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ;
une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi,
à cause du Seigneur ton Dieu,
à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur.

Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ;


invoquez-le tant qu’il est proche.
Que le méchant abandonne son chemin,
et l’homme perfide, ses pensées !
Qu’il revienne vers le Seigneur
qui lui montrera sa miséricorde,
vers notre Dieu
qui est riche en pardon.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 37


Car mes pensées ne sont pas vos pensées,
et vos chemins ne sont pas mes chemins,
– oracle du Seigneur.
Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre,
autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins,
et mes pensées, au-dessus de vos pensées.

La pluie et la neige qui descendent des cieux


n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre,
sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer,
donnant la semence au semeur
et le pain à celui qui doit manger ;
ainsi ma parole, qui sort de ma bouche,
ne me reviendra pas sans résultat,
sans avoir fait ce qui me plaît,
sans avoir accompli sa mission.

– Parole du Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.

CANTIQUE Is 12, 2, 4bcd, 5-6

R/ Exultant de joie, vous puiserez les eaux


aux sources du salut ! Is 12, 2
Voici le Dieu qui me sauve :
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.
Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits !
Redites-le : « Sublime est son nom ! »
Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence,
et toute la terre le sait.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,
car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !

38 VIGILE PASCALE
PRIERE
Après l’oracle d’Isaïe sur le salut offert à tous gratuitement (Is 56, 1-11) et le cantique
(Is 29), le prêtre dit la prière suivante :
Prions le Seigneur.

D ieu éternel et tout-puissant,


unique espoir du monde, +
toi qui annonçais par la voix des prophètes
les mystères qui s’accomplissent en ce temps présent, *
dans ta bonté, fais grandir les désirs de ton peuple, /
car, sans ton inspiration,
aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/ Amen.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 39


29. SIXIEME LECTURE Marche vers la splendeur du Seigneur

Lecture du livre du prophète Baruc 3, 9-15.32 – 4, 4

Écoute, Israël, les commandements de vie,


prête l’oreille pour acquérir la connaissance.
Pourquoi donc, Israël,
pourquoi es-tu exilé chez tes ennemis,
vieillissant sur une terre étrangère,
souillé par le contact des cadavres,
inscrit parmi les habitants du séjour des morts ?
– Parce que tu as abandonné la Source de la Sagesse !
Si tu avais suivi les chemins de Dieu,
tu vivrais dans la paix pour toujours.
Apprends où se trouvent
et la connaissance, et la force, et l’intelligence ;
pour savoir en même temps où se trouvent
de longues années de vie,
la lumière des yeux et la paix.

Mais qui donc a découvert la demeure de la Sagesse,


qui a pénétré jusqu’à ses trésors ?
Celui qui sait tout en connaît le chemin,
il l’a découvert par son intelligence.
Il a pour toujours aménagé la terre,
et l’a peuplée de troupeaux.
Il lance la lumière, et elle prend sa course ;
il la rappelle, et elle obéit en tremblant.
Les étoiles brillent, joyeuses, à leur poste de veille ;
il les appelle, et elles répondent : « Nous voici ! »
Elles brillent avec joie pour celui qui les a faites.
C’est lui qui est notre Dieu :
aucun autre ne lui est comparable.
Il a découvert les chemins du savoir,
et il les a confiés à Jacob, son serviteur,
à Israël, son bien-aimé.

40 VIGILE PASCALE
Ainsi, la Sagesse est apparue sur la terre,
elle a vécu parmi les hommes.
Elle est le livre des préceptes de Dieu,
la Loi qui demeure éternellement :
tous ceux qui l’observent vivront,
ceux qui l’abandonnent mourront.
Reviens, Jacob, saisis-la de nouveau ;
à sa lumière, marche vers la splendeur :
ne laisse pas ta gloire à un autre,
tes privilèges à un peuple étranger.
Heureux sommes-nous, Israël !
Car ce qui plaît à Dieu, nous le connaissons.

– Parole du Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.

PSAUME 18 (19), 8, 9, 10, 11

R/ Seigneur, tu as les paroles de vie éternelle. Jn 6, 68c


La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.
Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.
La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :
Plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 41


PRIERE
Après l’oracle de Baruc sur la source de la sagesse (Ba 3, 9-15.32 – 4, 4) et le psaume (18B),
le prêtre dit la prière suivante :
Prions le Seigneur.

S eigneur Dieu, +
tu ne cesses de faire grandir ton Église
en appelant à elle toutes les nations ; *
dans ta bonté, nous te le demandons :
garde sous ta constante protection /
ceux que tu purifies dans l’eau du baptême.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/ Amen.

42 VIGILE PASCALE
30. SEPTIEME LECTURE « Je répandrai sur vous une eau pure
et je vous donnerai un cœur nouveau. »

Lecture du livre du prophète Ézékiel 36, 16-17a. 18-28

La parole du Seigneur me fut adressée :


« Fils d’homme,
lorsque les gens d’Israël habitaient leur pays,
ils le rendaient impur par leur conduite et leurs actes.
Alors j’ai déversé sur eux ma fureur,
à cause du sang qu’ils avaient versé dans le pays,
à cause des idoles immondes qui l’avaient rendu impur.
Je les ai dispersés parmi les nations,
ils ont été disséminés dans les pays étrangers.
Selon leur conduite et leurs actes, je les ai jugés.
Dans les nations où ils sont allés,
ils ont profané mon saint nom,
car on disait :
“C’est le peuple du Seigneur,
et ils sont sortis de son pays !”
Mais j’ai voulu épargner mon saint nom,
que les gens d’Israël avaient profané
dans les nations où ils sont allés.
Eh bien ! tu diras à la maison d’Israël :
Ainsi parle le Seigneur Dieu :
Ce n’est pas pour vous que je vais agir,
maison d’Israël,
mais c’est pour mon saint nom que vous avez profané
dans les nations où vous êtes allés.
Je sanctifierai mon grand nom,
profané parmi les nations,
mon nom que vous avez profané au milieu d’elles.
Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur
– oracle du Seigneur Dieu –
quand par vous je manifesterai ma sainteté à leurs yeux.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 43


Je vous prendrai du milieu des nations,
je vous rassemblerai de tous les pays,
je vous conduirai dans votre terre.
Je répandrai sur vous une eau pure,
et vous serez purifiés ;
de toutes vos souillures, de toutes vos idoles,
je vous purifierai.
Je vous donnerai un cœur nouveau,
je mettrai en vous un esprit nouveau.
J’ôterai de votre chair le cœur de pierre,
je vous donnerai un cœur de chair.
Je mettrai en vous mon esprit,
je ferai que vous marchiez selon mes lois,
que vous gardiez mes préceptes
et leur soyez fidèles.
Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères :
vous, vous serez mon peuple,
et moi, je serai votre Dieu. »

– Parole du Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.

S’il n’y a pas de baptême :


PSAUME 41 (42), 3, 5bcd ; 42 (43), 3, 4

R/ Comme un cerf altéré cherche l’eau vive,


ainsi mon âme te cherche, toi, mon Dieu. 41, 2
Mon âme a soif de Dieu,
le Dieu vivant ;
quand pourrai-je m’avancer,
paraître face à Dieu ?
Je conduisais vers la maison de mon Dieu
la multitude en fête,
parmi les cris de joie
et les actions de grâce.

44 VIGILE PASCALE
Envoie ta lumière et ta vérité :
qu’elles guident mes pas
et me conduisent à ta montagne sainte,
jusqu’en ta demeure.
J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu,
vers Dieu qui est toute ma joie ;
je te rendrai grâce avec ma harpe,
Dieu, mon Dieu !

Lorsqu’il y a baptême :

Ou bien :
CANTIQUE Is 12, 2, 4b-e, 5b-6a.c

R/ Exultant de joie, vous puiserez les eaux


aux sources du salut ! Is 12, 2
Voici le Dieu qui me sauve :
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.
Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits !
Redites-le : « Sublime est son nom ! »
Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence,
et toute la terre le sait.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,
car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !

Ou bien :
PSAUME 50 (51), 12-13, 14-15, 18-19

R/ Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu. 50, 12a


Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 45


Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.
Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

PRIERE
Après l’oracle d’Ézékiel sur le cœur nouveau et l’esprit nouveau (Éz 36, 16-17a.18-28) et le
psaume (41-42 ou 50), le prêtre dit au choix l’une des deux prières suivantes :
Prions le Seigneur.

S eigneur Dieu,
puissance inaltérable et lumière sans déclin, +
regarde avec bonté
le sacrement que constitue l’Église entière. *
Comme tu l’as prévu de toute éternité,
poursuis dans la paix l’œuvre du salut de l’humanité ;
que le monde entier éprouve et reconnaisse la merveille : /
ce qui était abattu est relevé,
ce qui avait vieilli est rénové,
et tout retrouve son intégrité première
en celui qui est le principe de tout : le Christ.
Lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.
R/ Amen.
Ou bien :
Prions le Seigneur.

S eigneur Dieu, +
tu veux nous former à célébrer le mystère pascal
en nous faisant écouter l’Ancien et le Nouveau Testament ; *
ouvre-nous à l’intelligence de ta miséricorde :
ainsi la conscience des grâces déjà reçues
affermira en nous l’espérance des biens à venir.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/ Amen.
46 VIGILE PASCALE
31. HYMNE
Après la dernière lecture de l’Ancien Testament, son psaume responsorial et son oraison,
on allume les cierges de l’autel, le prêtre entonne le Glória que tous chantent ou disent,
tandis que les cloches sonnent, si du moins les conditions locales le permettent.

G loire à Dieu, au plus haut des cieux,


et paix sur la terre aux hommes qu’il aime.
Nous te louons, nous te bénissons,
nous t’adorons, nous te glorifions,
nous te rendons grâce, pour ton immense gloire,
Seigneur Dieu, Roi du ciel,
Dieu le Père tout-puissant.
Seigneur, Fils unique, Jésus Christ,
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, le Fils du Père ;
toi qui enlèves les péchés du monde, prends pitié de nous ;
toi qui enlèves les péchés du monde, reçois notre prière ;
toi qui es assis à la droite du Père, prends pitié de nous.
Car toi seul es Saint,
toi seul es Seigneur,
toi seul es le Très-Haut :
Jésus Christ, avec le Saint-Esprit
dans la gloire de Dieu le Père. Amen.
Ou bien, si l’on chante en latin :

G lória in excélsis Deo


et in terra pax homínibus bonæ voluntátis.
Laudámus te, benedícimus te,
adorámus te, glorificámus te,
grátias ágimus tibi propter magnam glóriam tuam,
Dómine Deus, Rex cæléstis,
Deus Pater omnípotens.
Dómine Fili Unigénite, Iesu Christe,
Dómine Deus, Agnus Dei, Fílius Patris,
qui tollis peccáta mundi, miserére nobis ;
qui tollis peccáta mundi, suscipe deprecátionem nostram.
Qui sedes ad déxteram Patris, miserére nobis.
Quóniam tu solus Sanctus, tu solus Dóminus, tu solus Altíssimus,
Iesu Christe, cum Sancto Spíritu : in glória Dei Patris. Amen.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 47


32. PRIERE
L’hymne étant dite, le prêtre dit la prière suivante, comme d’habitude.
Prions le Seigneur.

S eigneur Dieu, +
tu fais resplendir cette nuit très sainte
par la gloire de la résurrection du Seigneur ; *
ravive en ton Église l’esprit qui fait de nous des fils,
afin que, renouvelés dans notre corps et notre âme, /
nous te rendions le culte véritable.
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, +
qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, /
Dieu, pour les siècles des siècles.
R/ Amen.

33. ÉPITRE « Ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus. »

Le lecteur proclame la lecture de la lettre de saint Paul (Rm 6, 3b-11)


Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 6, 3b-11

Frères,
nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus,
c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême.
Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort,
nous avons été mis au tombeau avec lui,
c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi,
comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père,
est ressuscité d’entre les morts.
Car, si nous avons été unis à lui
par une mort qui ressemble à la sienne,
nous le serons aussi
par une résurrection qui ressemblera à la sienne.
Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous
a été fixé à la croix avec lui
pour que le corps du péché soit réduit à rien,
et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché.
Car celui qui est mort est affranchi du péché.
48 VIGILE PASCALE
Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ,
nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.
Nous le savons en effet :
ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ;
la mort n’a plus de pouvoir sur lui.
Car lui qui est mort,
c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ;
lui qui est vivant,
c’est pour Dieu qu’il est vivant.
De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché,
mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

– Parole du Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.

34. ALLELUIA
Quand la lecture de l’épître est terminée, tous se lèvent, et le prêtre entonne trois fois
solennellement l’Alléluia, en prenant un ton de plus en plus élevé. Tous reprennent. Si c’est
nécessaire, le psalmiste entonne l’Alléluia à la place du prêtre.
Ensuite, un psalmiste ou un chantre, à l’ambon, chante le psaume 117, auquel le peuple
répond Alléluia.

R/ Alléluia, alléluia, alléluia !


Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !
Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort !
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur.
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 49


35. ÉVANGILE
Le prêtre, comme d’habitude, impose l’encens et bénit le diacre. Dans la procession de
l’Évangile, on ne porte pas les flambeaux, mais seulement l’encens.
Le diacre qui va proclamer l’Évangile, incliné profondément devant le prêtre, demande la
bénédiction, en disant à voix basse :
Père, bénissez-moi.
Le prêtre dit à voix basse :
Que le Seigneur soit dans votre cœur et sur vos lèvres
pour que vous proclamiez dignement son Évangile :
au nom du Père, et du Fils,  et du Saint-Esprit.
Le diacre fait le signe de la croix et répond :
Amen.
S’il n’y a pas de diacre, le prêtre, incliné devant l’autel, prie tout bas :
Purifie mon cœur et mes lèvres,
Dieu tout-puissant,
pour que j’annonce dignement ton saint Évangile.
Ensuite, le diacre ou le prêtre se rend à l’ambon, accompagné éventuellement du ministre
avec l’encens, et il dit ou chante :
Le Seigneur soit avec vous.
R/ Et avec votre esprit.

ANNEE A Les femmes vont au tombeau et rencontrent le Ressuscité

Le diacre ou le prêtre dit :


Évangile de Jésus Christ  selon saint Matthieu 28, 1-10
R/ Gloire à toi, Seigneur !
Puis le diacre ou le prêtre encense le livre, si l’on utilise l’encens, et il proclame l’Évangile.

Après le sabbat,
à l’heure où commençait à poindre
le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine et l’autre Marie
vinrent pour regarder le sépulcre.

50 VIGILE PASCALE
Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ;
l’ange du Seigneur descendit du ciel,
vint rouler la pierre et s’assit dessus.
Il avait l’aspect de l’éclair,
et son vêtement était blanc comme neige.
Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent,
se mirent à trembler et devinrent comme morts.
L’ange prit la parole et dit aux femmes :
« Vous, soyez sans crainte !
Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié.
Il n’est pas ici,
car il est ressuscité, comme il l’avait dit.
Venez voir l’endroit où il reposait.
Puis, vite, allez dire à ses disciples :
“Il est ressuscité d’entre les morts,
et voici qu’il vous précède en Galilée ;
là, vous le verrez.”
Voilà ce que j’avais à vous dire. »
Vite, elles quittèrent le tombeau,
remplies à la fois de crainte et d’une grande joie,
et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit :
« Je vous salue. »
Elles s’approchèrent,
lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui.
Alors Jésus leur dit :
« Soyez sans crainte,
allez annoncer à mes frères
qu’ils doivent se rendre en Galilée :
c’est là qu’ils me verront. »

Acclamons la Parole de Dieu.


R/ Louange à toi, Seigneur Jésus !
Ensuite, il le vénère d’un baiser en disant tout bas :
Que cet Évangile efface mes péchés. → HOMELIE

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 51


ANNEE B « Jésus de Nazareth, le Crucifié, est ressuscité »
Le diacre ou le prêtre dit :
Évangile de Jésus Christ  selon saint Marc 16, 1-7
R/ Gloire à toi, Seigneur !
Puis le diacre ou le prêtre encense le livre, si l’on utilise l’encens, et il proclame l’Évangile.
Le sabbat terminé,
Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé
achetèrent des parfums
pour aller embaumer le corps de Jésus.
De grand matin, le premier jour de la semaine,
elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil.
Elles se disaient entre elles :
« Qui nous roulera la pierre
pour dégager l’entrée du tombeau ? »
Levant les yeux,
elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre,
qui était pourtant très grande.
En entrant dans le tombeau,
elles virent, assis à droite,
un jeune homme vêtu de blanc.
Elles furent saisies de frayeur.
Mais il leur dit :
« Ne soyez pas effrayées !
Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ?
Il est ressuscité : il n’est pas ici.
Voici l’endroit où on l’avait déposé.
Et maintenant,
allez dire à ses disciples et à Pierre :
“Il vous précède en Galilée.
Là vous le verrez,
comme il vous l’a dit.” »
Acclamons la Parole de Dieu.
R/ Louange à toi, Seigneur Jésus !
Ensuite, il le vénère d’un baiser en disant tout bas :
Que cet Évangile efface mes péchés. → HOMELIE

52 VIGILE PASCALE
ANNEE C « Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ? »

Le diacre ou le prêtre dit :


Évangile de Jésus Christ  selon saint Luc 24, 1-12
R/ Gloire à toi, Seigneur !
Puis le diacre ou le prêtre encense le livre, si l’on utilise l’encens, et il proclame l’Évangile.

Le premier jour de la semaine,


à la pointe de l’aurore,
les femmes se rendirent au tombeau,
portant les aromates qu’elles avaient préparés.
Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau.
Elles entrèrent,
mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.
Alors qu’elles étaient désemparées,
voici que deux hommes se tinrent devant elles
en habit éblouissant.
Saisies de crainte,
elles gardaient leur visage incliné vers le sol.
Ils leur dirent :
« Pourquoi cherchez-vous le Vivant
parmi les morts ?
Il n’est pas ici,
il est ressuscité.
Rappelez-vous ce qu’il vous a dit
quand il était encore en Galilée :
“Il faut que le Fils de l’homme
soit livré aux mains des pécheurs,
qu’il soit crucifié
et que, le troisième jour, il ressuscite.” »
Alors elles se rappelèrent les paroles qu’il avait dites.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 53


Revenues du tombeau,
elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres.
C’étaient Marie Madeleine, Jeanne,
et Marie mère de Jacques ;
les autres femmes qui les accompagnaient
disaient la même chose aux Apôtres.
Mais ces propos leur semblèrent délirants,
et ils ne les croyaient pas.
Alors Pierre se leva et courut au tombeau ;
mais en se penchant,
il vit les linges, et eux seuls.
Il s’en retourna chez lui,
tout étonné de ce qui était arrivé.

Acclamons la Parole de Dieu.


R/ Louange à toi, Seigneur Jésus !
Ensuite, il le vénère d’un baiser en disant tout bas :
Que cet Évangile efface mes péchés.

36. HOMELIE
Aussitôt après l’évangile, que l’homélie ne soit jamais omise, même si elle est brève.

54 VIGILE PASCALE
TROISIEME PARTIE
LITURGIE BAPTISMALE


La célébration s’organise comme suit :
• monition par le prêtre (n° 40) ;
• chant éventuel des litanies (n° 41-43) ;
• bénédiction de l’eau baptismale (n° 44-46) ;
• baptême, s’il y a lieu, et éventuellement confirmation (n° 48-59).

BENEDICTION DE L’EAU BAPTISMALE ET BAPTEME


37. Après l’homélie, on procède à la liturgie baptismale. Si la fontaine baptismale est
aménagée de telle sorte que le peuple puisse facilement participer à une célébration qui
s’y déroule, le prêtre s’y rend avec les ministres. Autrement, on apporte dans le chœur une
cuve contenant l’eau à bénir.
38. S’il y a des baptêmes, on invite les catéchumènes à s’approcher de la fontaine
baptismale. Les adultes sont accompagnés par leurs parrains et marraines ; les enfants, par
leurs parents, leurs parrains et marraines ; les tout-petits sont portés par leurs parents,
accompagnés des parrains et marraines, devant l’assemblée.
39. S’il y a une procession vers le baptistère, ou vers les fonts baptismaux, aussitôt on
commence la procession. Le ministre avec le cierge pascal précède ; viennent ensuite ceux
qui doivent être baptisés, accompagnés de leurs parrains et marraines, ensuite les
ministres, le diacre et le prêtre. Durant la procession on chante les litanies (n° 43). Les
litanies étant achevées, le prêtre fait la monition (n° 40).

40. MONITION
Si la liturgie se fait dans le chœur, aussitôt le prêtre fait la monition d’introduction en ces
termes ou d’autres semblables :
 S’il y a des baptêmes :
Frères et sœurs bien-aimés,
en priant tous ensemble
pour ceux d’entre nous qui vont être baptisés,
soutenons leur espérance.
Tandis qu’ils s’approchent de la fontaine baptismale
où ils vont naître à la vie nouvelle,
demandons au Père tout-puissant
de les entourer de toute sa miséricorde.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 55


 Si on doit bénir la fontaine baptismale, mais qu’il n’y a pas de baptême :
Frères et sœurs bien-aimés,
supplions Dieu, le Père tout-puissant,
de sanctifier par sa grâce cette fontaine baptismale,
et de compter au nombre
de ses enfants d’adoption dans le Christ
ceux qui renaîtront par le baptême.
41. Les litanies sont chantées par deux chantres. Tous se tiennent debout (en raison du
Temps pascal) et répondent aux invocations.
Si la procession pour se rendre aux fonts baptismaux est assez longue, les litanies sont
chantées pendant la procession ; dans ce cas, l’appel des catéchumènes se fait avant la
procession.
Celle-ci est ordonnée comme suit : un ministre portant le cierge pascal, puis les
catéchumènes avec leurs parrains et marraines, enfin les ministres, le diacre et le prêtre.
De plus, la monition est faite avant la bénédiction de l’eau.

42. S’il n’y a pas de baptême à la Vigile pascale et si l’on ne doit pas non plus bénir de l’eau
baptismale pour les baptêmes qui auront lieu durant le Temps pascal, on passe
directement à la bénédiction de l’eau (n° 60).

43. LITANIES
Dans les litanies, on peut ajouter quelques noms à la liste des saints, notamment ceux du
titulaire de l’église et des patrons du lieu et ceux des futurs baptisés.

Kýrie, eléison. Ou bien Seigneur, prends pitié.


R/ Kýrie, eléison. R/ Seigneur, prends pitié.
Christe, eléison. Ô Christ, prends pitié.
R/ Christe, eléison. R/ Ô Christ, prends pitié.
Kýrie, eléison. Seigneur, prends pitié.
R/ Kýrie, eléison. R/ Seigneur, prends pitié.

Sainte Marie, Mère de Dieu, R/ priez pour nous.


Saint Michel, R/ priez pour nous.
Saints Anges de Dieu, R/ priez pour nous.
Saint Jean Baptiste, R/ priez pour nous.
Saint Joseph, R/ priez pour nous.
Saint Pierre et saint Paul, R/ priez pour nous.
Saint André, R/ priez pour nous.
Saint Jean, R/ priez pour nous.
56 VIGILE PASCALE
Sainte Marie Madeleine, R/ priez pour nous.
Saint Étienne, R/ priez pour nous.
Saint Ignace d’Antioche, R/ priez pour nous.
Saint Laurent, R/ priez pour nous.
Sainte Perpétue et sainte Félicité, R/ priez pour nous.
Sainte Agnès, R/ priez pour nous.
Saint Grégoire, R/ priez pour nous.
Saint Augustin, R/ priez pour nous.
Saint Athanase, R/ priez pour nous.
Saint Basile, R/ priez pour nous.
Saint Martin, R/ priez pour nous.
Saint Benoît, R/ priez pour nous.
Saint François et saint Dominique, R/ priez pour nous.
Saint François Xavier, R/ priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, R/ priez pour nous.
Sainte Catherine de Sienne, R/ priez pour nous.
Sainte Thérèse de Jésus, R/ priez pour nous.
Vous tous, saints et saintes de Dieu, R/ priez pour nous.

Montre-toi favorable, R/ délivre-nous, Seigneur.


De tout mal, R/ délivre-nous, Seigneur.
De tout péché, R/ délivre-nous, Seigneur.
De la mort éternelle, R/ délivre-nous, Seigneur.
Par ton incarnation, R/ délivre-nous, Seigneur.
Par ta mort et ta résurrection, R/ délivre-nous, Seigneur.
Par le don de l’Esprit Saint, R/ délivre-nous, Seigneur.

Nous qui sommes pécheurs, R/ de grâce, écoute-nous.


 S’il y a des baptêmes :
Pour qu’il te plaise d’accorder à ceux que tu as choisis
la vie nouvelle par la grâce du baptême, R/ de grâce, écoute-nous.
 S’il n’y a pas de baptême :
Pour qu’il te plaise de sanctifier par ta grâce cette eau
d’où naîtront pour toi de nouveaux enfants, R/ de grâce, écoute-nous.
On continue :
Jésus, fils du Dieu vivant, R/ de grâce, écoute-nous.
Ô Christ, écoute-nous, R/ Ô Christ, écoute-nous.
Ô Christ, exauce-nous, R/ Ô Christ, exauce-nous.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 57


À la fin des litanies, s’il y a des baptêmes, le prêtre, étendant les mains, dit cette oraison :

D ieu éternel et tout-puissant, +


viens agir dans les sacrements
qui révèlent ta grande tendresse ; *
envoie ton Esprit d’adoption
pour recréer des peuples nouveaux
qui naissent pour toi de la fontaine baptismale : /
rends efficaces par ta puissance
les gestes de notre humble ministère.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/ Amen.

46. BENEDICTION DE L’EAU BAPTISMALE


Le prêtre bénit l’eau baptismale, en disant, les mains jointes, la prière suivante :

S eigneur Dieu,
par ta puissance invisible,
tu accomplis des merveilles dans tes sacrements
et, de bien des manières,
tu as préparé l’eau, ta créature,
à devenir un signe de la grâce baptismale.
Aux origines du monde,
ton Esprit planait sur les eaux
pour qu’elles reçoivent déjà
la force qui sanctifie.
Par les flots du déluge,
tu annonçais le baptême qui fait revivre,
puisque, dans un seul et même mystère,
l’eau marquait la fin du péché
et le commencement de la sainteté.
Aux enfants d’Abraham,
tu as donné de traverser la mer Rouge à pied sec
pour que cette multitude, libérée de l’esclavage de Pharaon,
préfigure le peuple des baptisés.

58 VIGILE PASCALE
Ton Fils bien-aimé,
baptisé par Jean dans les eaux du Jourdain,
a reçu l’onction du Saint-Esprit ;
suspendu à la croix,
il laissa couler de son côté ouvert du sang et de l’eau ;
et quand il fut ressuscité, il donna cet ordre à ses disciples :
« Allez ! Enseignez toutes les nations :
baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »
Maintenant, Seigneur Dieu,
regarde le visage de ton Église
et fais jaillir en elle la source du baptême.
Que cette eau reçoive de l’Esprit Saint
la grâce de ton Fils unique,
afin que, par le sacrement du baptême,
l’homme, créé à ton image,
soit lavé de toutes les souillures de sa condition ancienne
et renaisse de l’eau et de l’Esprit Saint
pour la vie nouvelle d’enfant de Dieu.
Le ministre peut, si cela lui paraît opportun ; plonger le cierge pascal dans l’eau une fois ou
trois fois ; puis il continue :
Nous t’en prions, Seigneur :
par ton Fils,
que la puissance de l’Esprit Saint
descende dans l’eau qui remplit cette fontaine
Il peut maintenir le cierge dans l’eau.
afin que, par le baptême,
tous ceux qui seront ensevelis dans la mort avec le Christ
ressuscitent avec lui pour la vie.
Lui qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles.
R/ Amen.
47. Le cierge est ensuite retiré de l’eau, tandis que le peuple acclame :
R/ Fontaines du Seigneur, bénissez le Seigneur !
À lui, haute gloire, louange éternelle !
S’il n’y a pas de baptême à la Vigile pascale, on passe immédiatement au renouvellement
des promesses du baptême (n° 61).
MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 59
48. RENONCIATION2
La bénédiction de l’eau baptismale achevée, et le peuple ayant chanté l’acclamation, le
prêtre, debout, interroge les adultes, ainsi que les parents ou les parrains et marraines des
petits enfants, pour la renonciation à Satan, comme cela est prévu dans les parties du Rituel
romain correspondantes.
Le prêtre interroge tous les élus ensemble, en choisissant l’une des trois formules
suivantes. Si cela convient, le prêtre, informé du nom des futurs baptisés par les parrains
ou par les marraines, interroge chacun d’eux.

Ou bien :
Le prêtre :

Les élus :
R enoncez-vous à Satan ?

Je renonce.
Le prêtre : Renoncez-vous à toutes ses œuvres ?
Les élus : Je renonce.
Le prêtre : Renoncez-vous à toutes ses séductions ?
Les élus : Je renonce.

Ou bien :
Le prêtre :

Les élus :
P our vivre dans la liberté des enfants de Dieu,
rejetez-vous le péché ?
Je le rejette.
Le prêtre : Pour échapper à l’emprise du péché,
rejetez-vous ce qui conduit au mal ?
Les élus : Je le rejette.
Le prêtre : Pour suivre Jésus, le Christ,
rejetez-vous Satan, qui est l’auteur du péché ?
Les élus : Je le rejette.

2 Cf. RICA, n° 217-218.


60 VIGILE PASCALE
Ou bien :
Le prêtre :

Les élus :
R enoncez-vous aux séductions du monde,
elles étouffent la Parole de Dieu semée en vous ?
Je renonce.
Le prêtre : Renoncez-vous au péché,
il empêche la parole de Dieu de porter du fruit ?
Les élus : Je renonce.
Le prêtre : Renoncez-vous à Satan, votre ennemi,
il sème l’ivraie au milieu du bon grain ?
Les élus : Je renonce.

49. (ONCTION D’HUILE DES CATECHUMENES)3


Si l’onction des adultes avec l’huile des catéchumènes n’a pas été faite auparavant lors des
rites préparatoires, on la fait à ce moment-ci.

Le prêtre :
Q ue la force du Christ vous fortifie,
lui qui est le Sauveur ;
qu’elle vous imprègne comme cette huile du salut
dont je vous marque dans le Christ notre Seigneur,
lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.
Les élus : Amen.

Il fait ensuite l’onction avec l’huile des catéchumènes sur les deux mains du candidat (ou
sur la poitrine), ou même sur d’autres parties du corps, si cela convient. Si les élus sont
nombreux, il peut faire appel à plusieurs ministres. L’onction sur la tête est réservée à
l’onction du saint-chrême.

3 Cf. RICA, n° 219.


MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 61
50. PROFESSION DE FOI4
Ensuite, le prêtre interroge chaque adulte sur la foi et, s’il y a des petits enfants, il invite
tous les parents, parrains et marraines à faire en même temps la triple profession de foi,
comme c’est indiqué dans les Rituels respectifs.
Le prêtre interroge chacun des futurs baptisés. S’ils sont nombreux, la profession de foi
peut être faite soit par tous ensemble, soit par groupes.

Le prêtre :

L’élu :
N croyez-vous en Dieu, le Père tout-puissant,
., créateur du ciel et de la terre ?
Je crois.
Le prêtre :
C royez-vous en Jésus-Christ,
son Fils unique, notre Seigneur,
qui est né de la Vierge Marie,
a souffert la passion,
a été enseveli,
est ressuscité d’entre les morts,
et qui est assis à la droite du Père ?
L’élu : Je crois.
Le prêtre :
C royez-vous en l’Esprit Saint,
à la sainte Église catholique,
à la communion des saints,
au pardon des péchés,
à la résurrection de la chair,
et à la vie éternelle ?
L’élu : Je crois.

Si, durant cette nuit, il y a de nombreux baptêmes, le rite peut être ordonné de la manière
suivante : aussitôt après la réponse de ceux qui doivent être baptisés et celle des parrains
et marraine ainsi que des parents, le célébrant demande et reçoit la rénovation de la
profession de foi baptismale de tous ceux qui sont présents.

4 Cf. RICA, n° 220.


62 VIGILE PASCALE
51. RITE DE L’EAU5
Après les interrogations, le prêtre baptise les adultes et les petits enfants. Le baptême a
lieu immédiatement par l’accomplissement du rite de l’eau et l’invocation de la sainte
Trinité, soit en plongeant le catéchumène (immersion), soit en lui versant l’eau sur la tête
(ablution).

BAPTEME PAR IMMERSION


Lors du baptême par immersion, soit le corps entier sera plongé, soit la tête seulement ;
on veillera à garder les règles de la décence.
Le parrain ou la marraine, ou les deux, posent la main sur celui que l’on baptise. Le prêtre
lui-même le plonge et le relève trois fois, invoquant à chaque fois la sainte Trinité.

Le prêtre : N., JE TE BAPTISE AU NOM DU PERE,


il l’immerge une première fois,
ET DU FILS,
il l’immerge une deuxième fois,
ET DU SAINT-ESPRIT.
il l’immerge une troisième fois.

Après chaque baptême, une brève acclamation du peuple est souhaitable.

BAPTEME PAR ABLUTION6


Lors du baptême par ablution, le prêtre puise de l’eau dans les fonts baptismaux et, en la
versant par trois fois sur la tête inclinée de l’élu, il le baptise au nom de la sainte Trinité. Le
parrain ou la marraine, ou les deux, posent la main droite sur l’épaule droite de celui que
l’on baptise.

Le prêtre : N., JE TE BAPTISE AU NOM DU PERE,


il verse de l’eau une première fois,
ET DU FILS,
il verse de l’eau une deuxième fois,
ET DU SAINT-ESPRIT.
il verse de l’eau une troisième fois.

Après chaque baptême, une brève acclamation du peuple est souhaitable.

5 Cf. RICA, n° 221.


6 Cf. RICA, n° 222
MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 63
Quand les élus sont nombreux, s’il y a plusieurs prêtres ou diacres, ceux qui doivent être
baptisés peuvent être répartis entre les divers ministres qui procèdent à l’immersion ou à
l’infusion ; chacun d’eux prononce la formule du baptême en même temps qu’il accomplit
le geste. Pendant l’accomplissement de ce rite, il est souhaitable que le peuple chante. On
peut aussi lire des textes appropriés ou rester en silence.7
Dans la continuité du baptême ont lieu ensuite les rites qui en déploient le sens. Quand ils
sont achevés, on célèbre la confirmation. Si elle n’est pas célébrée, on fait alors
immédiatement après le baptême l’onction avec le saint-chrême.8

52. (ONCTION AVEC LE SAINT CHREME)


Après le baptême, le prêtre donne aux enfants l’onction du saint Chrême. Puis, on remet
le vêtement blanc à tous les nouveaux baptisés, qu’ils soient adultes ou petits enfants.
Ensuite, le prêtre ou le diacre reçoit de la main d’un ministre le cierge pascal, auquel sont
allumés les cierges des nouveaux baptisés. On omet, pour les enfants, le rite de l’Effetha.
Si pour une raison particulière, la célébration de la confirmation est séparée de celle du
baptême, le prêtre, après l’immersion ou l’infusion, procède à l’onction avec le saint-
chrême, de la manière habituelle, en disant sur tous les baptisés :9

Le prêtre :
L e Dieu tout-puissant,
Père de Jésus, le Christ, notre Seigneur,
vous a fait renaître de l’eau et de l’Esprit Saint,
et vous a donné le pardon de tous vos péchés.
Vous faites partie de son peuple.
Il vous marque de l’huile du salut,
le prêtre fait sur la tête de chacun une onction avec le saint-chrême
afin que demeuriez membre du Christ prêtre,
prophète et roi pour la vie éternelle.
Les baptisés : Amen.

On laissera l’huile parfumée pénétrer, sans l’essuyer. Si le nombre des baptisés le


demande, plusieurs prêtres ou diacres peuvent faire l’onction.10

7 Cf. RICA, n° 223.


8 Cf. RICA, n° 224.
9 Cf. RICA, n° 225.
10 Ibid.

64 VIGILE PASCALE
53. REMISE DU VETEMENT BLANC11
Dès que les néophytes sont remontés de la piscine baptismale, ils revêtent un vêtement
blanc ou bien, si le baptême a eu lieu par infusion, les parrains ou marraines leur mettent
ce vêtement. Si les coutumes l’exigent, on choisira un vêtement de la couleur qui exprime
le mieux la joie de la Résurrection. Si on le juge opportun, on peut omettre ce rite.
Le prêtre : N. et N.,
vous êtes une création nouvelle dans le Christ :
vous avez revêtu le Christ.
Recevez ce vêtement blanc :
puissiez-vous garder intacte votre dignité de fils de Dieu
jusqu’au jour où vous paraîtrez
devant Jésus, Christ et Seigneur,
afin d’avoir la vie éternelle.
Les baptisés : Amen.

54. REMISE DE LA LUMIERE12


Ensuite, le prêtre prend le cierge pascal, ou le touche, en disant :
Le prêtre :
P arrains et marraines,
approchez pour transmettre cette lumière
aux nouveaux baptisés.
Les parrains et marraines s’approchent. Ils allument un cierge au cierge pascal ; ils le
remettent aux néophytes. Après cela, le prêtre dit :
Le prêtre :
V
ous êtes devenus lumière dans le Christ :
marchez toujours comme des enfants de lumière ;
demeurez fidèles à la foi de votre baptême.
Alors, quand le Seigneur viendra,
vous pourrez aller à sa rencontre dans son Royaume
avec tous les saints du Ciel.
Les baptisés : Amen.

55. Après cela, sauf si le baptême et les autres rites (indiqués ci-dessus) ont eu lieu dans le
chœur, on y retourne, la procession ayant l’ordre suivant : en tête les nouveaux baptisés, ou
les parrains, marraines et parents ; tous portant leurs cierges allumés. Pendant la procession, on
chante le cantique baptismal Vidi aquam (J’ai vu l’eau vive) ou un autre chant adapté (n° 62).

11 Cf. RICA, n° 226.


12 Cf. RICA, n° 227.
MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 65
CELEBRATION DE LA CONFIRMATION
56. Si ce sont des adultes qui ont été baptisés, l’évêque ou, en son absence, le prêtre qui a
conféré le baptême administre aussitôt le sacrement de la confirmation dans le chœur,
comme c’est indiqué dans le Pontifical ou le Rituel romain.
Entre la célébration du baptême et celle de la confirmation, si cela convient, l’assemblée
chante un chant approprié. La célébration de la confirmation peut avoir lieu, ou dans le
sanctuaire ou au baptistère, selon la disposition des lieux.13
Si le baptême est conféré par l’évêque, il convient qu’il donne aussitôt lui-même la
confirmation. En l’absence de l’évêque, le prêtre qui a baptisé peut célébrer la
confirmation. Si le nombre des confirmés le demande, on peut associer au ministre de la
confirmation, pour administrer le sacrement, des prêtres désignés pour cette fonction.
Dans ce cas, ils se placent autour du président.14

57. MONITION15
Le ministre de la confirmation s’adresse brièvement aux néophytes, en disant par exemple :

A mis, vous voilà néophytes.


N. et N., vous êtes nés à la vie nouvelle ;
vous êtes devenus membres du Corps du Christ
et de son peuple sacerdotal.
Maintenant, accueillez l’Esprit Saint
qui a été répandu au milieu de nous.
Le jour de la Pentecôte,
il a été envoyé par le Seigneur sur les Apôtres.
Depuis, et jusqu’à aujourd’hui, il a été donné aux baptisés
par ces mêmes Apôtres et leurs successeurs.
Recevez donc la force du Saint-Esprit promise par le Christ.
Elle vous rendra plus semblables au Christ.
Vous deviendrez de réels témoins
de sa mort et de sa Résurrection,
et vous serez des membres vivants de l’Église.
Ainsi grandira le Corps du Christ dans la foi et la charité.

13 Cf. RICA, n° 228.


14 Cf. RICA, n° 229.
15 Cf. RICA, n° 230.

66 VIGILE PASCALE
Puis, le ministre de la confirmation s’adresse à l’assemblée :

F rères très chers,


demandons à Dieu le Père tout-puissant
de répandre son Esprit Saint
sur ces nouveaux baptisés :
qu’il les confirme par l’abondance de ses dons,
et qu’il achève par son onction
de les rendre semblables au Christ, Fils de Dieu.
Tous prient quelque temps en silence.

58. IMPOSITION DES MAINS16


Puis le ministre de la confirmation et les prêtres présents autour de lui imposent les mains
sur tous les confirmands ; seul, il dit :

D ieu tout-puissant,
Père de Jésus, le Christ, notre Seigneur,
tu as fait renaître ces baptisés de l’eau et de l’Esprit,
tu les as libérés du péché.
Répands maintenant sur eux ton Esprit Saint,
donne-leur un esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et d’affection filiale ;
remplis-les de l’esprit d’adoration.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/ Amen.

16 Cf. RICA, n° 231.


MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 67
59. CHRISMATION17
Lorsque d’autres prêtres sont associés au ministre de la confirmation pour conférer le
sacrement, il convient que l’évêque présent leur remette des ampoules contenant le saint-
chrême.
Un servant présente le saint-chrême au ministre de la confirmation. Chacun des
confirmands s’approche de lui (si cela convient, celui-ci se déplace vers les confirmands).
Le parrain (ou la marraine) pose la main droite sur l’épaule de son filleul, dont il dit le
prénom, à moins que le confirmand ne le dise lui-même.

Le ministre de la confirmation, après avoir plongé son pouce droit dans le saint-chrême,
marque du signe de la croix le front du confirmand, en disant :

Le ministre : N., SOIS MARQUE DE L’ESPRIT SAINT,


LE DON DE DIEU.
Le confirmé : AMEN.

Le ministre : La paix soit avec toi.


Le confirmé : Et avec votre esprit.
Pendant l’onction, on peut chanter un chant approprié.

→ RENOUVELLEMENT DES PROMESSES DU BAPTEME

17 Cf. RICA, n° 232.


68 VIGILE PASCALE
BENEDICTION DE L’EAU
60. BENEDICTION DE L’EAU
Lorsqu’il n’y a pas lieu de bénir de l’eau baptismale (pas de baptême ni de fonts baptismaux
à bénir), le prêtre bénit l’eau dont il aspergera le peuple à la fin de la rénovation de la
profession de foi baptismale, en disant :
Frères et sœurs bien-aimés,
supplions humblement Dieu notre Seigneur
de bénir cette eau qu’il a créée ;
nous allons en être aspergés en souvenir de notre baptême ;
que Dieu lui-même nous renouvelle
afin que nous demeurions fidèles
à l’Esprit que nous avons reçu.
Tous prient quelques instants en silence. Puis le prêtre continue, les mains étendues :

S eigneur, Dieu tout-puissant,


sois favorable aux prières de ton peuple
qui veille en cette nuit très sainte ;
alors que nous célébrons la merveille de notre création
et la merveille plus grande encore de notre rédemption,
daigne bénir  cette eau.
Tu l’as créée pour féconder la terre
et donner à nos corps fraicheur et pureté.
Tu en as fait aussi l’instrument de la miséricorde :
par elle tu as libéré ton peuple de la servitude
et tu as étanché sa soif dans le désert ;
par elle les prophètes ont annoncé la nouvelle Alliance
que tu allais conclure avec les hommes ;
par elle enfin,
eau sanctifiée quand le Christ fut baptisé au Jourdain,
tu as renouvelé notre nature pécheresse
dans le bain de la nouvelle naissance.
Que cette eau, maintenant,
nous rappelle notre baptême
et nous fasse participer à la joie de nos frères et sœurs
les baptisés de Pâques.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/ Amen.
MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 69
RENOUVELLEMENT DES PROMESSES DU BAPTEME
61. RENONCIATION ET PROFESSION DE FOI
La célébration du baptême (et de la confirmation) achevée, ou immédiatement après la
bénédiction de l’eau s’il n’y a pas eu de célébration des sacrements, tous, debout et tenant
en main leurs cierges allumés, renouvellent la profession de foi baptismale, en même
temps que ceux qui vont être baptisés, sauf si la rénovation a déjà eu lieu en même temps
que la profession de foi de ceux qui viennent d’être baptisés (cf. n° 49).
Le prêtre s’adresse aux fidèles dans les termes suivants, ou d’autres, équivalents :
Frères et sœurs bien-aimés, par le mystère pascal
nous avons été mis au tombeau avec le Christ dans le baptême,
afin que nous menions avec lui une vie nouvelle.
C’est pourquoi, après avoir terminé l’entraînement du Carême,
renouvelons les promesses faites au moment de notre baptême,
quand nous avons renoncé à Satan et à ses œuvres,
et promis de servir Dieu dans la sainte Église catholique.
Ainsi donc :
Le prêtre propose au choix l’une des deux formulations de la renonciation à Satan qui suivent :
Le prêtre :

Tous :
R enoncez-vous à Satan ?

Je renonce.
Le prêtre : Renoncez-vous à toutes ses œuvres ?
Tous : Je renonce.
Le prêtre : Renoncez-vous à toutes ses séductions ?
Tous : Je renonce.
Ou bien :
Le prêtre :

Tous :
P our vivre dans la liberté des enfants de Dieu,
rejetez-vous le péché ?
Je le rejette.
Le prêtre : Pour échapper à l’emprise du péché,
rejetez-vous ce qui conduit au mal ?
Tous : Je le rejette.
Le prêtre : Pour suivre Jésus, le Christ,
rejetez-vous Satan, qui est l’auteur du péché ?
Tous : Je le rejette.
Le cas échéant, cette seconde formule peut être adaptée par les Conférences épiscopales,
selon les nécessités locales.

70 VIGILE PASCALE
Ensuite le prêtre poursuit :
Le prêtre :

Tous :
N croyez-vous en Dieu, le Père tout-puissant,
., créateur du ciel et de la terre ?
Je crois.
Le prêtre :
C royez-vous en Jésus-Christ,
son Fils unique, notre Seigneur,
qui est né de la Vierge Marie,
a souffert la passion,
a été enseveli,
est ressuscité d’entre les morts,
et qui est assis à la droite du Père ?
Tous : Je crois.
Le prêtre :
C royez-vous en l’Esprit Saint,
à la sainte Église catholique,
à la communion des saints,
au pardon des péchés,
à la résurrection de la chair,
et à la vie éternelle ?
Tous : Je crois.

Le prêtre conclut :
Le prêtre :
QuePèreDieude notre
tout-puissant,
Seigneur Jésus Christ,
qui nous a fait renaître par l’eau et l’Esprit Saint,
et qui nous a accordé le pardon des péchés,
nous garde encore par sa grâce
dans le Christ Jésus notre Seigneur
pour la vie éternelle.
Tous : Amen.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 71


62. ASPERSION
Ensuite, le prêtre asperge le peuple d’eau bénite (en circulant dans l’église si c’est utile
pour la signification du geste). Pendant ce temps, on chante l’antienne Vidi aquam (J’ai vu
l’eau vive) ou un autre chant baptismal.

ANTIENNE
Vidi aquam egrediéntem de templo, J’ai vu l’eau jaillissant du côté droit
a látere dextro, allelúia; du temple, alléluia ;
et omnes ad quos pervénit aqua ista, tous ceux que cette eau a touchés
salvi facti sunt, furent sauvés
et dicent: Allelúia, allelúia. et ils chanteront : Alléluia, alléluia.
On, peut chanter un autre chant baptismal, par exemple :
1. J’ai vu l’eau vive jaillissant du cœur du Christ, alléluia !
Tous ceux que lave cette eau seront sauvés et chanteront : alléluia !
R/ Alléluia, alléluia, alléluia, alléluia !
2. J’ai vu la source devenir un fleuve immense, alléluia !
Les fils de Dieu rassemblés chantaient leur joie d’être sauvés, alléluia !
3. J’ai vu le Temple désormais s’ouvrir à tous, alléluia !
Le Christ revient victorieux, montrant la plaie de son côté, alléluia !
4. J’ai vu le Verbe nous donner la paix de Dieu, alléluia !
Tous ceux qui croient en son nom seront sauvés et chanteront, alléluia !

63. Entre-temps, les nouveaux baptisés sont conduits à leur place parmi les fidèles.
Si la bénédiction de l’eau baptismale n’a pas été faite au baptistère, le diacre et les
ministres portent avec respect la cuve baptismale au baptistère.
Si on n’a pas béni d’eau baptismale mais de l’eau ordinaire, cette eau bénite est portée là
où il convient.
Après l’aspersion, le prêtre revient au siège. On omet le Credo.

64. PRIERE UNIVERSELLE


On fait la prière universelle, à laquelle les nouveaux baptisés participent pour la première
fois.18
On en trouvera des exemples dans l’annexe V.
Quelques invitations sacerdotales et prières de conclusion sont proposées ici pour la
commodité du prêtre et n’excluent pas l’usage d’autres formules.

18 Il convient que cette prière ait lieu habituellement aux messes avec peuple (PGMR, n° 69).
72 VIGILE PASCALE
INVITATION SACERDOTALE Ⓕ
Pour le Temps pascal
4 En ces jours très saints, supplions le Père tout-puissant,
afin que la Pâque de son Fils unique, Jésus Christ, notre Seigneur,
apporte grâce et joie au monde entier.

PRIERES DE CONCLUSION Ⓕ
1 À tes fidèles, Seigneur, tends une main secourable :
qu’ils te cherchent de tout cœur, et voient exaucées leurs justes demandes.
Par le Christ, notre Seigneur.
2 Regarde avec bonté, Seigneur, le peuple qui se confie en ta miséricorde ;
Et comme il ne peut subsister sans toi, soutiens-le maintenant de tes bienfaits
pour qu’il progresse jusqu’à l’éternité.
Par le Christ, notre Seigneur.
3 Dieu qui sauves tous les hommes et ne veux en perdre aucun,
écoute la prière de ton peuple et donne-lui la joie d’être exaucé.
Par le Christ, notre Seigneur.
4 Seigneur, viens au secours de ton peuple qui espère en ta miséricorde :
Que ta puissance le soutienne en cette vie et le conduise aux joies de l’éternité.
Par le Christ, notre Seigneur.
5 Dieu qui sais toutes choses, tu vois tous les besoins de notre vie humaine.
Accueille les prières de ceux qui croient en toi,
exauce les désirs de ceux qui te supplient.
Par le Christ, notre Seigneur.
6 Seigneur, écoute avec bonté les prières de ton peuple :
Accorde à tous ce qu’ils te demandent et à chacun ce qu’il lui faut.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
7 Écoute, Seigneur, les prières que tu inspires toi-même à ton Église,
et, dans ta bonté, daigne les exaucer.
Par le Christ, notre Seigneur.
8 Aux appels de ton peuple en prière, réponds, Seigneur, en ta miséricorde
et donne à chacun la claire vision de ce qu’il doit faire et la force de
l’accomplir.
Par le Christ, notre Seigneur.
Si les intentions ont été adressées au Christ :
9 Seigneur Jésus, qui te tiens au milieu des croyants rassemblés en ton nom,
écoute les supplications de ta famille et daigne répondre à ses appels.
Toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 73


QUATRIEME PARTIE
LITURGIE EUCHARISTIQUE

65. Le prêtre monte à l’autel. On commence le chant d’offertoire. Pendant ce temps, les
ministres placent sur l’autel le missel, le corporal, le purificatoire, le calice et la pale.19
66. Il convient que le pain et le vin soient apportés par les nouveaux baptisés ou, si ce sont
des petits enfants, par leurs parents ou parrains et marraines.
Le prêtre, debout à l’autel, prend la patène avec le pain, et la tient à deux mains, un peu
élevée au-dessus de l’autel, en disant à voix basse :

T u es béni, Seigneur, Dieu de l’univers :


nous avons reçu de ta bonté
le pain que nous te présentons,
fruit de la terre et du travail des hommes ;
il deviendra pour nous le pain de la vie.
Ensuite, il dépose la patène avec le pain sur le corporal.
S’il n’y a pas de chant d’offertoire, le prêtre peut dire ces paroles à haute voix ; à la fin, le
peuple peut dire l’acclamation :
R/ Béni soit Dieu, maintenant et toujours !
Le diacre ou le prêtre verse le vin et un peu d’eau dans le calice, en disant tout bas :
Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance,
puissions-nous être unis à la divinité
de celui qui a voulu prendre notre humanité.
Ensuite, le prêtre prend le calice et le tien à deux mains, un peu élevé au-dessus de l’autel,
en disant, à voix basse :

T u es béni, Seigneur, Dieu de l’univers :


nous avons reçu de ta bonté
le vin que nous te présentons,
fruit de la vigne et du travail des hommes ;
il deviendra pour nous le vin du royaume éternel.
Puis il dépose le calice sur le corporal.
S’il n’y a pas de chant d’offertoire, le prêtre peut dire ces paroles à haute voix ; à la fin, le
peuple peut dire l’acclamation :
R/ Béni soit Dieu, maintenant et toujours !
19 Les présentes rubriques font la synthèse de celles de la Vigile pascale et celles de la Liturgie de la messe.
74 VIGILE PASCALE
Ensuite, le prêtre, profondément incliné, dit tout bas :
Le cœur humble et contrit,
nous te supplions, Seigneur, accueille-nous :
que notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi,
Seigneur notre Dieu.
Si cela convient, le prêtre encense les offrandes, la croix et l’autel ; puis, le diacre ou un
autre ministre encense le prêtre et le peuple.

Ensuite, le prêtre, sur le côté de l’autel, se lave les mains, en disant tout bas :
Lave-moi de mes fautes, Seigneur,
et purifie-moi de mon péché.

67. PRIERE SUR LES OFFRANDES


Revenu au milieu de l’autel, tourné vers le peuple, étendant puis joignant les mains, il dit :

P riez, frères et sœurs :


que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre,
soit agréable à Dieu le Père tout-puissant.
R/ Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice
à la louange et à la gloire de son nom,
pour notre bien et celui de toute l’Église.
Ou bien :

P rions ensemble,
au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Église.
R/ Pour la gloire de Dieu et le salut du monde.
Puis, les mains étendues, le prêtre dit la Prière sur les offrandes.

A ccueille, nous t’en supplions, Seigneur,


les prières de ton peuple qui t’offre ce sacrifice ; *
fais que les mystères inaugurés dans la célébration pascale /
nous procurent, avec l’aide de ta grâce, la guérison éternelle.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/ Amen.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 75


68. PREFACE Le mystère pascal
Le Seigneur soit avec vous. R/ Et avec votre esprit.
Élevons notre cœur. R/ Nous le tournons vers le Seigneur.
Rendons grâce au Seigneur notre Dieu. R/ Cela est juste et bon.

V raiment il est juste et bon,


pour ta gloire et notre salut,
de te louer, Seigneur, en tout temps,
mais plus encore de te glorifier en cette nuit
où le Christ, notre Pâque, a été immolé.
Car il est l’Agneau véritable
qui a enlevé les péchés du monde :
en mourant, il a détruit notre mort ;
en ressuscitant, il nous a rendu la vie.
C’est pourquoi
la joie pascale rayonne par tout l’univers,
la terre entière exulte,
les puissances d’en haut et les anges dans le ciel
chantent sans fin l’hymne de ta gloire :

Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l’univers !


Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
Hosanna au plus haut des cieux.
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna au plus haut des cieux.

69. Dans la Prière eucharistique, on mentionne les baptisés et leurs parrains et marraines,
selon les formules qui se trouvent dans le Missel et le Rituel romain pour chaque Prière
eucharistique.

→ PRIERE EUCHARISTIQUE  ou  ou 

76 VIGILE PASCALE
PRIERE EUCHARISTIQUE I OU CANON ROMAIN

70. Le prêtre dit, les mains étendues :

T oi, Père très aimant,


nous te prions et te supplions
par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,
Il joint les mains et dit :
d’accepter
Puis il fait un signe de croix sur le pain et le calice, et dit :
et de bénir  ces dons, ces offrandes,
sacrifice pur et saint,
Il étend les mains et continue :
que nous te présentons
avant tout pour ta sainte Église catholique :
accorde-lui la paix et protège-la,
daigne la rassembler dans l’unité
et la gouverner par toute la terre ;
nous les présentons
en union avec ton serviteur notre pape N.,
notre évêque N.20
et tous ceux qui gardent fidèlement
la foi catholique reçue des Apôtres.

71. COMMEMORATION DES VIVANTS


══════
S ouviens-toi, Seigneur,
des parrains et marraines (N. et N.)
qui accueillent dans ta famille
ceux qui ont reçu le baptême.21

Souviens-toi aussi
de tes serviteurs et de tes servantes (de N. et de N.),
Il joint les mains, prie en silence. Puis il reprend, les mains étendues :
et de tous ceux qui sont ici réunis,
dont tu connais la foi et l’attachement.

20 On peut faire mention ici de l’évêque coadjuteur et des évêques auxiliaires (PGMR, n° 149).
21 Cf. Missel Romain, page 962.
MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 77
Nous t’offrons pour eux,
ou ils t’offrent pour eux-mêmes et tous les leurs
ce sacrifice de louange,
pour leur propre rédemption,
pour la paix, et le salut qu’ils espèrent ;
ils te rendent cet hommage,
à toi, Dieu éternel, vivant et vrai.

72. DURANT L’ACTION

U
═════ nis dans une même communion,
nous célébrons la nuit très sainte
où ressuscita selon la chair
notre seigneur Jésus Christ ;
et vénérant d’abord la mémoire
de la bienheureuse Marie toujours Vierge,
Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ,
et celle de saint Joseph, son époux,
des bienheureux Apôtres et martyrs
Pierre et Paul, André,
(Jacques et Jean, Thomas, Jacques et Philippe,
Barthélemy et Matthieu, Simon et Jude,
Lin, Clet, Clément, Sixte, Corneille et Cyprien,
Laurent, Chrysogone, Jean et Paul, Côme et Damien)
et de tous les saints,
nous t’en supplions :
accorde-nous, par leur prière et leurs mérites,
d’être toujours et partout,
forts de ton secours et de ta protection.
(Par le Christ, notre Seigneur. Amen.)

78 VIGILE PASCALE
73. Les mains étendues il continue : 22

V oici donc l’offrande que nous présentons devant toi,


nous, tes serviteurs, et ta famille entière :
spécialement pour N. et N.,
que tu as fait renaître de l’eau et de l’Esprit Saint,
en leur accordant le pardon de tous leurs péchés,
afin de les agréger au Corps du Christ Jésus, notre Seigneur.
Nous t’en prions, Seigneur,
dans ta bienveillance, accepte cette offrande,
et fais que le nom de ces nouveaux baptisés
soit inscrit au livre des vivants.
Il joint les mains.
(Par le Christ, notre Seigneur. Amen.)

74. Tenant les mains étendues sur les offrandes, il dit :

S eigneur Dieu, nous t’en prions,


daigne bénir et accueillir cette offrande,
accepte-la pleinement,
rends-la parfaite et digne de toi :
qu’elle devienne pour nous
le Corps et le Sang de ton Fils bien-aimé,
Jésus, le Christ, notre Seigneur.
Il joint les mains.

22 Cf. Missel Romain, page 963.


MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 79
75. Dans les formules qui suivent, les paroles du Seigneur seront prononcées ou chantées
de façon distincte et claire, comme le requiert la nature de ces paroles.

L a veille de sa passion,
Il prend le pain et, le tenant un peu au-dessus de l’autel, il continue :
il prit le pain dans ses mains très saintes
Il élève les yeux.
et, les yeux levés au ciel,
vers toi, Dieu, son Père tout-puissant,
en te rendant grâce il dit la bénédiction,
il rompit le pain,
et le donna à ses disciples, en disant :
Il s’incline un peu.

« PRENEZ, ET MANGEZ-EN TOUS :


CECI EST MON CORPS
LIVRE POUR VOUS. »
Il montre au peuple l’hostie consacrée, la repose sur la patène, et adore en faisant la génuflexion.

76. Ensuite, il continue :

D e même, après le repas,


Il prend le calice et, le tenant un peu au-dessus de l’autel, il continue :
il prit cette coupe incomparable dans ses mains très saintes ;
et, te rendant grâce à nouveau, il dit la bénédiction,
et donna la coupe à ses disciples, en disant :
Il s’incline un peu.

« PRENEZ, ET BUVEZ-EN TOUS,


CAR CECI EST LA COUPE DE MON SANG,
LE SANG DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ETERNELLE,
QUI SERA VERSE POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE
EN REMISSION DES PECHES.
VOUS FEREZ CELA EN MEMOIRE DE MOI. »
Il montre le calice au peuple, le dépose sur le corporal, et adore en faisant la génuflexion.

80 VIGILE PASCALE
77. Puis il introduit une des acclamations suivantes :
I Il est grand, le mystère de la foi :
R/ Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus,
nous proclamons ta résurrection,
nous attendons ta venue dans la gloire.

II Acclamons le mystère de la foi :


R/ Quand nous mangeons ce pain
et buvons à cette coupe,
nous annonçons ta mort, Seigneur ressuscité,
et nous attendons que tu viennes.

IIIQu’il soit loué, le mystère de la foi :


R/ Sauveur du monde, sauve-nous !
Par ta croix et ta résurrection, tu nous as libérés.

OuⒻ Proclamons le mystère de la foi :


R/ Gloire à toi qui étais mort,
gloire à toi qui es vivant,
notre Sauveur et notre Dieu :
viens, Seigneur Jésus.
Ou bien, si l’on chante en latin :
Mystérium fídei :
I R/ Mortem tuam annuntiámus, Dómine,
et tuam resurrectiónem confitémur, donec vénias.
II R/ Quotiescúmque manducámus panem hunc et cálicem bíbimus,
et tuam resurrectiónem confitémur, donec vénias.
III R/ Salvátor mundi, salva nos,
qui per crucem et resurrectiónem tuam liberásti nos.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 81


78. Ensuite, les mains étendues, le prêtre dit :

V oilà pourquoi nous, tes serviteurs,


et ton peuple saint avec nous,
faisant mémoire
de la passion bienheureuse de ton Fils,
Jésus, le Christ, notre Seigneur,
de sa résurrection du séjour des morts
et de sa glorieuse ascension dans le ciel,
nous te présentons, Dieu de gloire et de majesté,
cette offrande
prélevée sur les biens que tu nous donnes,
le sacrifice pur et saint, le sacrifice parfait,
pain de la vie éternelle et coupe du salut.
79. Il continue :
Et comme il t’a plu d’accueillir
les présents de ton serviteur Abel le juste,
le sacrifice d’Abraham, notre Père dans la foi,
et celui que t’offrit Melkisédek, ton grand prêtre,
oblation sainte et immaculée,
regarde ces offrandes avec amour
et, dans ta bienveillance, accepte-les.
80. Incliné, les mains jointes, il continue :
Nous t’en supplions, Dieu tout-puissant :
qu’elles soient portées
par les mains de ton saint Ange
en présence de ta gloire,
sur ton autel céleste,
afin qu’en recevant ici,
par notre communion à l’autel,
le Corps et le Sang très saints de ton Fils,
Il se redresse et se signe en disant :
nous soyons comblés de la grâce
et de toute bénédiction du ciel.
(Par le Christ, notre Seigneur. Amen.)

82 VIGILE PASCALE
81. COMMEMORATION DES DEFUNTS
Les mains étendues, il dit :
══════
S ouviens-toi aussi, Seigneur,
de tes serviteurs et de tes servantes (de N. et de N.),
qui nous ont précédés,
marqués du signe de la foi,
et qui dorment dans la paix.
Il joint les mains et prie en silence quelques instants pour les défunts
dont il porte l’intention.
Puis il reprend, les mains étendues :
Pour eux et pour tous ceux qui reposent dans le Christ,
nous implorons ta bonté, Seigneur :
qu’ils demeurent dans la joie,
la lumière et la paix.
Il joint les mains.
(Par le Christ, notre Seigneur. Amen.)

82. Il se frappe la poitrine avec la main droite, en disant :


══════
E t nous pécheurs, tes serviteurs,
Il étend les mains et continue :
qui mettons notre espérance
en ta miséricorde inépuisable,
admets-nous dans la communauté
des saints apôtres et martyrs,
avec Jean Baptiste, Étienne, Matthias et Barnabé,
(Ignace, Alexandre, Marcellin et Pierre,
Félicité et Perpétue, Agathe, Lucie,
Agnès, Cécile, Anastasie,)
et tous les saints ;
nous t’en prions, accueille-nous dans leur compagnie,
sans nous juger sur le mérite
mais en accordant largement ton pardon.
Il joint les mains.
Par le Christ, notre Seigneur.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 83


83. Il continue :
Par lui, tu ne cesses de créer tous ces biens,
tu les sanctifies, leur donnes la vie,
les bénis, et nous en fais le don.
84. Il prend la patène avec l’hostie, ainsi que le calice, et, les élevant ensemble, il dit :

P ar lui, avec lui et en lui,


à toi, Dieu le Père tout-puissant,
dans l’unité du Saint-Esprit,
tout honneur et toute gloire,
pour les siècles des siècles.
Le peuple acclame :
R/ Amen.
Vient ensuite le rite de la communion.

→ RITE DE LA COMMUNION

84 VIGILE PASCALE
PRIERE EUCHARISTIQUE II

85. Le prêtre dit, les mains étendues :

T oi qui es vraiment Saint,


toi qui es la source de toute sainteté, Dieu notre Père,
nous voici rassemblés devant toi,
et, dans la communion de toute l’Église,
nous célébrons la nuit très sainte
où ressuscita selon la chair
notre Seigneur Jésus, le Christ.
Par lui, que tu as élevé à ta droite, nous te prions :
Il joint les mains et, les tenant étendues sur les offrandes, il dit :
sanctifie ces offrandes
en répandant sur elles ton Esprit ;
Il joint les mains puis il fait le signe de croix sur le pain et le calice, en disant :
qu’elles deviennent pour nous
le Corps  et le Sang
de Jésus, le Christ, notre Seigneur.
Il joint les mains.

86. Dans les formules qui suivent, les paroles du Seigneur seront prononcées ou chantées
de façon distincte et claire, comme le requiert la nature de ces paroles.

A u moment d’être livré


et d’entrer librement dans sa passion,
Il prend le pain et, le tenant un peu au-dessus de l’autel, il continue :
il prit le pain, il rendit grâce, il le rompit
et le donna à ses disciples, en disant :
Il s’incline un peu.

« PRENEZ, ET MANGEZ-EN TOUS :


CECI EST MON CORPS
LIVRE POUR VOUS. »
Il montre au peuple l’hostie consacrée, la repose sur la patène, et adore en faisant la génuflexion.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 85


87. Ensuite, il continue :

D e même, après le repas,


Il prend le calice et, le tenant un peu au-dessus de l’autel, il continue :
il prit la coupe ;
de nouveau il rendit grâce,
et la donna à ses disciples, en disant :
Il s’incline un peu.

« PRENEZ, ET BUVEZ-EN TOUS,


CAR CECI EST LA COUPE DE MON SANG,
LE SANG DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ETERNELLE,
QUI SERA VERSE POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE
EN REMISSION DES PECHES.
VOUS FEREZ CELA EN MEMOIRE DE MOI. »
Il montre le calice au peuple, le dépose sur le corporal, et adore en faisant la génuflexion.

88. Puis il introduit une des acclamations suivantes :


I Il est grand, le mystère de la foi :
R/ Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus,
nous proclamons ta résurrection,
nous attendons ta venue dans la gloire.

II Acclamons le mystère de la foi :


R/ Quand nous mangeons ce pain
et buvons à cette coupe,
nous annonçons ta mort, Seigneur ressuscité,
et nous attendons que tu viennes.

IIIQu’il soit loué, le mystère de la foi :


R/ Sauveur du monde, sauve-nous !
Par ta croix et ta résurrection, tu nous as libérés.

OuⒻ Proclamons le mystère de la foi :


R/ Gloire à toi qui étais mort,
gloire à toi qui es vivant,
notre Sauveur et notre Dieu :
viens, Seigneur Jésus.
86 VIGILE PASCALE
Ou bien, si l’on chante en latin :
Mystérium fídei :
I R/ Mortem tuam annuntiámus, Dómine,
et tuam resurrectiónem confitémur, donec vénias.
II R/ Quotiescúmque manducámus panem hunc et cálicem bíbimus,
et tuam resurrectiónem confitémur, donec vénias.
III R/ Salvátor mundi, salva nos,
qui per crucem et resurrectiónem tuam liberásti nos.

89. Ensuite, les mains étendues, le prêtre dit :

E n faisant ainsi mémoire


de la mort et de la résurrection de ton Fils,
nous t’offrons, Seigneur,
le Pain de la vie et la Coupe du salut,
et nous te rendons grâce,
car tu nous as estimés dignes
de nous tenir devant toi pour te servir.
Humblement, nous te demandons
qu’en ayant part au Corps et au Sang du Christ,
nous soyons rassemblés par l’Esprit Saint
en un seul corps.

══════
S ouviens-toi, Seigneur,
de ton Église répandue à travers le monde :
fais-la grandir dans ta charité
en union avec ton serviteur notre pape N.,
notre évêque N.23
et tous les évêques, les prêtres et les diacres.

Souviens-toi également, Seigneur, de N. et N., (ceux)


qui sont entrés aujourd’hui dans ta famille
par le baptême (et la confirmation) :
qu’ils marchent à la suite de ton Fils, le Christ
de tout leur cœur et d’un esprit résolu.24

23 On peut faire mention ici de l’évêque coadjuteur et des évêques auxiliaires (PGMR, n° 149).
24 Cf. Missel Romain, page 963.
MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 87
S
═════ ouviens-toi aussi de nos frères et sœurs
qui se sont endormis dans l’espérance de la résurrection,
et souviens-toi, dans ta miséricorde, de tous les défunts :
accueille-les dans la lumière de ton visage.

S
═════ ur nous tous enfin,
nous implorons ta bonté :
permets qu’avec la Vierge Marie,
la bienheureuse Mère de Dieu,
avec saint Joseph, son époux,
les Apôtres et tous les saints
qui ont fait ta joie au long des âges,
nous ayons part à la vie éternelle
et que nous chantions ta louange et ta gloire,
Il joint les mains.
par ton Fils Jésus, le Christ.
90. Il prend la patène avec l’hostie, ainsi que le calice, et, les élevant ensemble, il dit :

P ar lui, avec lui et en lui,


à toi, Dieu le Père tout-puissant,
dans l’unité du Saint-Esprit,
tout honneur et toute gloire,
pour les siècles des siècles.
Le peuple acclame :
R/ Amen.
Vient ensuite le rite de la communion.

→ RITE DE LA COMMUNION

88 VIGILE PASCALE
PRIERE EUCHARISTIQUE III

91. Le prêtre dit, les mains étendues :

T u es vraiment saint, Dieu de l’univers,


et il est juste que toute la création proclame ta louange,
car c’est toi qui donnes la vie,
c’est toi qui sanctifies toutes choses,
par ton Fils, Jésus Christ, notre Seigneur,
avec la puissance de l’Esprit Saint ;
et tu ne cesses de rassembler ton peuple,
afin que, du levant au couchant du soleil,
une offrande pure soit présentée à ton nom.
92. Il continue : 25

C ’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi,


Dieu notre Père,
et, dans la communion de toute l’Église,
nous célébrons la nuit très sainte
où ressuscita selon la chair
notre Seigneur Jésus, le Christ.
Par lui, que tu as élevé à ta droite,
nous te supplions de consacrer toi-même
les offrandes que nous apportons :
Il joint les mains et, les tenant étendues sur les offrandes, il dit :
sanctifie-les par ton Esprit
pour qu’elles deviennent
Il joint les mains puis il fait le signe de croix sur le pain et le calice, en disant :
le Corps  et le Sang de ton Fils,
Jésus Christ, notre Seigneur,
Il joint les mains.
qui nous a dit de célébrer ce mystère.

25On observe ici une incohérence entre ce qui est écrit dans la Liturgie de la messe et dans le Propre du Jeudi
saint. Nous avons choisi de suivre le Propre du Jeudi saint dans lequel le prêtre étend les mains sur les
offrandes au moment de dire sanctifie-les par ton Esprit.
MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 89
93. Dans les formules qui suivent, les paroles du Seigneur seront prononcées ou chantées
de façon distincte et claire, comme le requiert la nature de ces paroles.

L a nuit même où il fut livré,


Il prend le pain et, le tenant un peu au-dessus de l’autel, il continue :
il prit le pain,
en te rendant grâce il dit la bénédiction,
il rompit le pain,
et le donna à ses disciples, en disant :
Il s’incline un peu.

« PRENEZ, ET MANGEZ-EN TOUS :


CECI EST MON CORPS
LIVRE POUR VOUS. »
Il montre au peuple l’hostie consacrée, la repose sur la patène, et adore en faisant la génuflexion.

94. Ensuite, il continue :

D e même, après le repas,


Il prend le calice et, le tenant un peu au-dessus de l’autel, il continue :
il prit la coupe ;
en te rendant grâce il dit la bénédiction,
et donna la coupe à ses disciples, en disant :
Il s’incline un peu.

« PRENEZ, ET BUVEZ-EN TOUS,


CAR CECI EST LA COUPE DE MON SANG,
LE SANG DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ETERNELLE,
QUI SERA VERSE POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE
EN REMISSION DES PECHES.
VOUS FEREZ CELA EN MEMOIRE DE MOI. »
Il montre le calice au peuple, le dépose sur le corporal, et adore en faisant la génuflexion.

90 VIGILE PASCALE
95. Puis il introduit une des acclamations suivantes :
I Il est grand, le mystère de la foi :
R/ Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus,
nous proclamons ta résurrection,
nous attendons ta venue dans la gloire.

II Acclamons le mystère de la foi :


R/ Quand nous mangeons ce pain
et buvons à cette coupe,
nous annonçons ta mort, Seigneur ressuscité,
et nous attendons que tu viennes.

IIIQu’il soit loué, le mystère de la foi :


R/ Sauveur du monde, sauve-nous !
Par ta croix et ta résurrection, tu nous as libérés.

OuⒻ Proclamons le mystère de la foi :


R/ Gloire à toi qui étais mort,
gloire à toi qui es vivant,
notre Sauveur et notre Dieu :
viens, Seigneur Jésus.
Ou bien, si l’on chante en latin :
Mystérium fídei :
I R/ Mortem tuam annuntiámus, Dómine,
et tuam resurrectiónem confitémur, donec vénias.
II R/ Quotiescúmque manducámus panem hunc et cálicem bíbimus,
et tuam resurrectiónem confitémur, donec vénias.
III R/ Salvátor mundi, salva nos,
qui per crucem et resurrectiónem tuam liberásti nos.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 91


96. Ensuite, les mains étendues, le prêtre dit :

E n faisant ainsi mémoire de ton Fils,


de sa passion qui nous sauve,
de sa glorieuse résurrection
et de son ascension dans le ciel,
alors que nous attendons son dernier avènement,
nous t’offrons, Seigneur, en action de grâce,
ce sacrifice vivant et saint.
Regarde, nous t’en prions,
l’oblation de ton Église,
et daigne y reconnaître ton Fils qui, selon ta volonté,
s’est offert en sacrifice pour nous réconcilier avec toi.
Quand nous serons nourris de son Corps et de son Sang,
et remplis de l’Esprit Saint,
accorde-nous d’être un seul corps et un seul esprit
dans le Christ.

Queunel’Esprit
═════ Saint fasse de nous
éternelle offrande à ta gloire,
pour que nous obtenions un jour l’héritage promis,
avec tes élus :
en premier lieu la bienheureuse Vierge Marie,
Mère de Dieu,
avec saint Joseph, son époux,
les bienheureux Apôtres, les glorieux martyrs,
(saint N.) Il peut nommer ici un saint honoré ce jour-là ou le saint patron du lieu.
et tous les saints,
qui ne cessent d’intercéder auprès de toi
et nous assurent de ton secours.

E
═════ t maintenant nous te supplions, Seigneur :
par le sacrifice qui nous réconcilie avec toi,
étends au monde entier le salut et la paix.

92 VIGILE PASCALE
Affermis ton Église, en pèlerinage sur la terre,
dans la foi et la charité,
en union avec ton serviteur notre pape N.,
et notre évêque N.26
l’ensemble des évêques, les prêtres, les diacres,
et tout le peuple que tu as racheté.

Écoute, en ta bonté, les prières de ta famille,


que tu as voulu rassembler devant toi.
Garde dans la fidélité N. et N., (ceux)
qui sont entrées aujourd’hui dans ton peuple
par le bain de la nouvelle naissance
(et le don de l’Esprit Saint) ;
Fais-le toujours progresser dans cette vie nouvelle.
Enfin, dans ta miséricorde, ramène à toi, Père très aimant,
tous tes enfants dispersés. 27

═════
P our nos frères et sœurs défunts,
et pour tous ceux qui ont quitté ce monde
et trouvent grâce devant toi,
nous te prions :
en ta bienveillance, accueille-les dans ton royaume,
où nous espérons être comblés de ta gloire,
tous ensemble et pour l’éternité,
Il joint les mains.
par le Christ, notre Seigneur,
par qui tu donnes au monde toute grâce et tout bien.
97. Il prend la patène avec l’hostie, ainsi que le calice, et, les élevant ensemble, il dit :
Par lui, avec lui et en lui,
à toi, Dieu le Père tout-puissant,
dans l’unité du Saint-Esprit,
tout honneur et toute gloire,
pour les siècles des siècles.
R/ Amen.
Vient ensuite le rite de la communion. → RITE DE LA COMMUNION

26 On peut faire mention ici de l’évêque coadjuteur et des évêques auxiliaires (PGMR, n° 149).
27 Cf. Missel Romain, page 963.
MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 93
RITE DE LA COMMUNION

98. Lorsqu’il a déposé le calice et la patène, le prêtre, les mains jointes, dit :
Comme nous l’avons appris du Sauveur,
et selon son commandement, nous osons dire :
Ou bien Ⓕ :
Unis dans le même Esprit,
nous pouvons dire avec confiance
la prière que nous avons reçue du Sauveur :
Il étend les mains et, avec le peuple, il continue :

N otre Père, qui es aux cieux,


que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui
notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du Mal.
Ou bien, si l’on chante en latin :
Præcéptis salutáribus móniti,
et divína institutióne formáti,
audémus dícere :

P ater noster, qui es in cælis :


sanctificétur nomen tuum ;
advéniat regnum tuum ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo, et in terra.
Panem nostrum quotidianum da nobis hódie ;
et dimítte nobis débita nostra,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris ;
et ne nos indúcas in tentatiónem ;
sed líbera nos a malo.
94 VIGILE PASCALE
99. Les mains étendues, le prêtre, seul, continue :

D élivre-nous de tout mal, Seigneur,


et donne la paix à notre temps :
soutenus par ta miséricorde,
nous serons libérés de tout péché,
à l’abri de toute épreuve,
nous qui attendons que se réalise
cette bienheureuse espérance :
l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur.
Il joint les mains. Le peuple conclut la prière par l’acclamation :
R/ Car c’est à toi qu’appartiennent
le règne, la puissance et la gloire
pour les siècles des siècles !
100. Ensuite, les mains étendues, le prêtre dit à voix haute :

S eigneur Jésus Christ,


tu as dit à tes apôtres :
« Je vous laisse la paix,
je vous donne ma paix » ;
ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Église ;
pour que ta volonté s’accomplisse,
donne-lui toujours cette paix,
et conduis-la vers l’unité parfaite,
Il joint les mains.
toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles.
Le peuple répond :
R/ Amen.
127. Le prêtre, tourné vers l’assemblée, ajoute en étendant les mains :

Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous.


Il joint les mains. Le peuple répond :
R/ Et avec votre esprit.
102. Ensuite, si cela convient, le diacre ou le prêtre ajoute :
Dans la charité du Christ, donnez-vous la paix.
Et tous se manifestent la paix et la charité mutuelles selon les coutumes locales.
Le prêtre donne la paix au diacre ou au ministre.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 95


103. Le rite de la paix étant achevé, le prêtre prend l’hostie, la rompt au-dessus de la
patène, et en met un fragment dans le calice, en disant tout bas :
Que le Corps et le Sang de notre Seigneur Jésus Christ,
réunis en cette coupe,
nourrissent en nous la vie éternelle.
104. Pendant ce temps, on chante ou on dit :

A gneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde,


prends pitié de nous.
Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde,
prends pitié de nous.
Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde,
donne-nous la paix.
Ou bien, si l’on chante en latin :
Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, miserére nobis.
Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, miserére nobis.
Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, dona nobis pacem.
Cette invocation peut être répétée plusieurs fois si la fraction du pain se prolonge. La
dernière fois, on dit : donne-nous la paix (dona nobis pacem).

105. Puis, les mains jointes, le prêtre dit tout bas l’une des deux prières suivantes :
Seigneur Jésus Christ, Fils du Dieu vivant,
selon la volonté du Père et avec la puissance du Saint-Esprit,
tu as donné, par ta mort, la vie au monde ;
que ton Corps et ton Sang très saints
me délivrent de mes péchés et de tout mal ;
fais que je demeure fidèle à tes commandements
et que jamais je ne sois séparé de toi.
Ou bien :
Seigneur Jésus Christ,
que cette communion à ton Corps et à ton Sang
n’entraîne pour moi ni jugement ni condamnation ;
mais que, par ta bonté, elle soutienne mon esprit et mon corps
et me donne la guérison.
106 . Avant Voici l’Agneau de Dieu, le prêtre peut adresser une brève monition aux
nouveaux baptisés sur le sens de la première communion qu’ils vont recevoir et sur la
valeur d’un tel mystère, sommet de l’initiation et centre de toute la vie chrétienne.

96 VIGILE PASCALE
107. Le prêtre fait la génuflexion, prend l’hostie et, la tenant un peu élevée au-dessus de
la patène ou du calice, tourné vers le peuple, dit à voix haute :

V oici l’Agneau de Dieu,


voici celui qui enlève les péchés du monde.
Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau !
Et il ajoute avec le peuple, une seule fois :
Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir ;
mais dis seulement une parole, et je serai guéri.
108. Puis le prêtre, tourné vers l’autel, dit tout bas :
Que le Corps du Christ me garde pour la vie éternelle.
Et il consomme avec respect le Corps du Christ.

Ensuite, il prend le calice, et dit tout bas :


Que le Sang du Christ me garde pour la vie éternelle.
Et il boit avec respect le Sang du Christ.

RITE DE LA DELEGATION D’UN MINISTRE


POUR DISTRIBUER LA SAINTE COMMUNION Ⓕ

1. L’évêque diocésain a la faculté de permettre à tous les prêtres exerçant des


fonctions sacrées de pouvoir déléguer – en chaque cas ad actum – un fidèle compétent
qui, dans les cas de réelle nécessité, distribuera avec eux la sainte Communion.
2. Il convient que le fidèle qui, en ces cas, est délégué – ad actum – pour distribuer la
Communion, en reçoive la mission selon le rite qui suit.
3. Après que le prêtre célébrant a lui-même communié, le ministre extraordinaire
s’approche de l’autel et prend place devant le prêtre qui le bénit en disant :
Que le Seigneur vous bénisse :
allez maintenant distribuer à vos frères et sœurs
le Corps du Christ.
Le ministre répond :
R/ Amen.
4. Si le ministre extraordinaire doit recevoir lui-même la sainte Eucharistie, le prêtre donne
la communion et, ensuite, remet le ciboire ou la coupelle contenant les hosties, ou
éventuellement le calice, et, en même temps que lui, va distribuer la communion aux fidèles.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 97


109. Il convient que les nouveaux baptisés reçoivent la sainte Communion sous les deux
espèces, avec les parrains, marraines, parents et époux catholiques, ainsi que les
catéchistes laïcs. Il convient également que, avec le consentement de l’évêque diocésain,
et si les circonstances s’y prêtent, tous les fidèles soient admis à la sainte Communion sous
les deux espèces.

110. Le prêtre prend alors la patène ou le ciboire, et s’approche des communiants ; il


montre à chacun l’hostie en l’élevant légèrement, et dit :
Le Corps du Christ.
Le communiant répond :
R/ Amen.
Et il communie.

Si le diacre distribue la communion, il agit de la même manière.

111. Pour la communion sous les deux espèces, on observera le rite prévu (cf. ci-dessous).
PRESENTATION GENERALE DU MISSEL ROMAIN : COMMUNION SOUS LES DEUX ESPECES
281. La sainte communion réalise plus pleinement sa forme de signe lorsqu´elle se fait sous les deux espèces. Car, sous cette form e, le
signe du banquet eucharistique est mis plus pleinement en lumière, et on exprime plus clairement la volonté divine d´accomplir la
nouvelle et éternelle Alliance dans le Sang du Seigneur ; on montre aussi plus clairement la relation entre le banquet eucharistique et le
banquet eschatologique dans le royaume du Père.
282. Les pasteurs veilleront, de la façon la plus appropriée possible, à rappeler aux fidèles qui participent à ce rite ou à ceux qui y assistent
la doctrine catholique sur la forme de la sainte communion, selon le concile de Trente. Avant tout, on redira aux fidèles l’e nseignement
de la foi catholique : même sous une seule des deux espèces, on reçoit le Christ tout entier, sans aucun manque, et le Sacrem ent dans
toute sa vérité ; par suite, en ce qui regarde les fruits de la communion, ceux qui la reçoivent sous une seule espèce ne sont privés
d´aucune grâce nécessaire au salut.
Ils enseigneront en outre que l´Église a autorité sur la manière de donner les sacrements : du moment que l´essentiel est sauvegardé,
elle peut décider ou modifier ce qu´elle juge plus avantageux pour la vénération qu´on leur doit ou pour l’utilité de ceux qui les reçoivent,
en raison de la diversité des circonstances, des époques et des lieux. Mais en même temps, on invitera les fidèles à vouloir participer
plus intensément au rite sacré, de sorte que le signe du banquet eucharistique soit mis davantage en lumière.
283. En plus des cas prévus dans les livres liturgiques, la communion sous les deux espèces est permise :
a) aux prêtres qui ne peuvent célébrer ou concélébrer ;
b) au diacre et à tous ceux qui exercent une fonction au cours de la messe ;
c) aux membres des communautés à la messe conventuelle ou à la messe dite de communauté, aux séminaristes, à tous ceux qui font
les exercices spirituels ou participent à une réunion spirituelle ou pastorale.
Au sujet de la communion sous les deux espèces, l’évêque diocésain peut déterminer pour son diocèse des nor mes qui doivent être
observées même dans les églises des religieux et dans les petits groupes. Il a aussi la faculté de permettre de donner la communion sous
les deux espèces, chaque fois que le prêtre à qui la communauté est confiée en tant que son pasteur propre l’estime opportun, pourvu
que les fidèles soient bien instruits et que soit évité tout danger de profaner le Sacrement, ou que le nombre des participan ts ou une
autre raison n’en rende l’exécution trop difficile.
Sur la manière de donner aux fidèles la communion sous les deux espèces, et l’extension de la faculté de la donner, les Conférences des
évêques peuvent publier des normes, après approbation des actes par le Siège Apostolique.
284. Quand on communie sous les deux espèces :
d’ordinaire, le diacre présente le calice, ou, en son absence, un prêtre ; ou encore un acolyte institué ou un autre ministre extraordinaire
de la communion ; ou un fidèle à qui, en cas de nécessité, on confie cette fonction pour une fois ;
s’il reste du Sang du Christ, le prêtre le consomme à l’autel, ou le diacre, ou l’acolyte institué qui a présenté le calice : il purifie les vases
liturgiques, les essuie et les remet à leur place comme d’habitude.
Aux fidèles qui voudraient éventuellement communier sous la seule espèce du pain, la communion sera donnée sous cette forme.
285. Pour distribuer la communion sous les deux espèces, on prépare :
a) si la communion se fait en buvant directement au calice, soit un calice suffisamment grand, soit plusieurs calices, en prenant toujours
soin de prévoir qu’il ne reste pas trop de Sang du Christ à consommer à la fin de la célébration ;
b) si la communion se fait par intinction, on doit veiller à ce que les hosties ne soient ni trop minces ni trop petites, mai s un peu plus
épaisses que d´habitude, pour qu´on puisse commodément les distribuer après les avoir trempées en partie dans le Sang du Christ.

98 VIGILE PASCALE
286. Si la communion au Sang du Christ se fait en buvant directement au calice, le communiant, après avoir reçu le Corps du Christ, se
dirige vers le ministre chargé du calice et se tient devant lui. Le ministre dit : Sanguis Christi (Le Sang du Christ), le communiant répond :
Amen. Le ministre lui tend le calice, que le communiant prend lui-même de ses mains pour l’approcher de sa bouche. Le communiant
boit un peu au calice, le rend au ministre et se retire ; le ministre essuie le bord du calice avec le purificatoire.
287. Si la communion au calice se fait par intinction, le communiant, tenant le plateau de communion au-dessous de sa bouche,
s´approche du prêtre qui tient le vase contenant les saintes espèces, alors qu’à son côté se tient le ministre qui porte le calice. Le prêtre
prend une hostie, la trempe en partie dans le calice, et, en la lui montrant, dit : Corpus et Sanguis Christi (Le Corps et le Sang du Christ).
Le communiant répond Amen, reçoit du prêtre le Sacrement dans la bouche, puis il se retire.

Pendant que le prêtre communie au Corps du Christ, on commence le chant de communion.

112. ANTIENNE DE LA COMMUNION cf. 1 Co 5, 7-8


Le Christ, notre agneau pascal, a été immolé.
Célébrons la fête en partageant un pain non fermenté,
signe de droiture et de vérité, alléluia.
Il serait bon de chanter le psaume 117.

Lorsque la distribution de la communion est achevée, le prêtre, le diacre ou l’acolyte purifie


la patène au-dessus du calice, et le calice lui-même.
Au moment où le prêtre fait la purification, il dit tout bas :
Puissions-nous accueillir d’un cœur pur, Seigneur,
ce que notre bouche a reçu,
et trouver dans cette communion d’ici-bas
la guérison pour la vie éternelle
113. Le prêtre peut alors retourner à son siège. On peut rester en silence un certain temps.
On peut chanter un psaume ou un cantique de louange ou une hymne.

114. PRIERE APRES LA COMMUNION


Ensuite, debout à l’autel ou au siège, le prêtre, les mains jointes, dit, tourné vers le peuple :
Prions le Seigneur.

R épands en nous, Seigneur, ton Esprit de charité, *


afin que soient unis par ta tendresse /
ceux que tu as nourris des sacrements de Pâques.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/ Amen.
115. Si c’est nécessaire, on fait alors brièvement les annonces pour la communauté présente.

MISSEL, RITUEL ET LECTIONNAIRE 99


LITURGIE DE L’ENVOI

116. BENEDICTION SOLENNELLE A LA FIN DE LA MESSE


On fait ensuite le renvoi. Le prêtre, tourné vers le peuple, dit en étendant les mains :
Le Seigneur soit avec vous.
R/ Et avec votre esprit.
Le diacre, ou à son défaut le prêtre, dit l’invitation :
Inclinez-vous pour la bénédiction.
Puis le prêtre, les mains étendues sur l’assemblée, dit la bénédiction :

QueenDieu tout-puissant vous bénisse,


ce jour où nous célébrons la solennité de Pâques
et, dans sa bonté, qu’il vous protège des assauts du péché.
R/ Amen.
Il vous régénère pour la vie éternelle
par la résurrection de son Fils unique :
qu’il vous comble de la vie sans fin.
R/ Amen.
Ils sont finis, les jours de la passion du Seigneur :
vous qui célébrez avec allégresse la fête de Pâques,
venez, avec son aide, prendre part en exultant
aux fêtes qui s’accomplissent dans la joie de l’éternité.
R/ Amen.
Et que la bénédiction de Dieu tout-puissant,
le Père, et le Fils,  et le Saint-Esprit,
descende sur vous et y demeure toujours.
R/ Amen.
On peut employer aussi la formule de la bénédiction finale du Rituel du baptême des
adultes ou des petits enfants, adaptée selon le cas.

117. Pour le renvoi du peuple, le diacre ou, en son absence, le prêtre lui-même chante ou dit :
Allez, dans la paix du Christ, alléluia, alléluia.
R/ Nous rendons grâce à Dieu, alléluia, alléluia.

100 VIGILE PASCALE

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