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RÉPUBLIQUE TUNISIENNE

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la recherche Scientifique

Université de Kairouan

INSTITUT SUPERIEUR PRIVE DES SCIENCES INFIRMIERES

DE KAIROUAN

(Autorisation N° : 04/2007)

Année universitaire : 2022/2023

Projet de fin d’études

En vue de l’obtention

De la licence appliquée en sciences infirmières

Etude épidémiologique et clinique de l’adénome de prostate au


Titre service d’urologie Kairouan (2022)

Présenté le : / /2023

Elaboré par : Asma Hamdi

Encadré par : Dr Guizani Afef

Jury :

Président(e) :…………

Membres :………
Dédicacés

DEDICACES

Avec l’expression de ma reconnaissance, je dédie ce modeste

travail à ceux qui, quels que soient les termes embrassés, je

n’arriverais jamais à leur exprimer mon amour sincère.

A l’homme, mon précieux offre du dieu, qui doit ma vie, ma

réussite et tout mon respect, mon cher père Fraj,

A la femme qui a souffert sans me laisser souffrir, qui n’a

jamais dit nos âmes exigences et qui n’a épargné aucun

effort pour me rendre heureuse : mon adorable mère Saida.

A mes frères Bilel, Hamza, Issam, ma chère sœur Tesnim, et

mon oncle Ammar Chemkhi qui n’ont pas cessée de me

conseiller, encourager et soutenir tout au long de mes

études. Que dieu les protège et leurs offre la chance et le

bonheur

A tous ceux qui ont contribué de prés ou de loin à

l’élaboration de ce travail, je vous dédie ce travail avec tous

mes vœux de bonheur, de santé et de réussite.

Page i
Remerciements

Remerciements

On remercie dieu le tout puissant de nous avoir donné


la santé et la volonté d’entamer et de terminer ce
mémoire.

Tout d’abord, ce travail ne serait pas aussi riche et


n’aurait pas pu avoir le jour sans l’aide et
l’encadrement de madame Afef Guizani, je le remercie
pour la qualité de son encadrement exceptionnel, pour
sa patience, sa rigueur et sa disponibilité durant la
préparation de ce mémoire.

Mes remerciements s’adressent aux membres du jury


pour l’intérêt qu’ils ont porté à cette recherche en
acceptant d’examiner mon travail et de l’enrichir par
leurs propositions

Mes remerciements s’adressent également à tout mes


professeurs pour leurs générosités et la grande
patience.

Page ii
Le serment de Florence Nightingale

« Je m’engage solennellement devant Dieu et en présence de cette assemblée, à


mener une vie intègre et à remplir fidèlement les devoirs de ma profession.

Je m’abstiendrai de toute pratique délictueuse ou malfaisante.


Je ne prendrai ou n’administrerai volontairement aucun remède dangereux.
Je ferai tout pour élever le niveau de ma profession et je garderai, avec totale
discrétion, les choses privées qui me seront confiées et tous les secrets de famille que
la pratique de mon service me ferait éventuellement connaître.

J’aiderai de mon mieux le médecin dans son travail, et je me dévouerai au bien-


être de ceux qui sont laissés à ma garde.

Page iii
Table de matières

Table de matières

Introduction ............................................................................................................................... 1
Problématique........................................................................................................................... 3
Objectifs..................................................................................................................................... 4
Partie théorique ........................................................................................................................ 5
I. Définition....................................................................................................................... 6
II. Epidémiologie................................................................................................................ 6
III. Rappel anatomique .................................................................................................... 6
IV. Anatomie Pathologique ............................................................................................. 6
V. Physiopathologie de l’adénome de la prostate............................................................... 7
VI. Les signes cliniques de l’adénome de la prostate ...................................................... 8
VII. DIAGNOSTIC DE L’ADENOME DE PROSTATE .............................................. 10
VIII. Diagnostic différentiel ............................................................................................. 12
IX. Formes cliniques...................................................................................................... 12
X. Formes compliquées .................................................................................................... 13
XI. Evolution ................................................................................................................. 13
X. Traitement : .................................................................................................................... 15
XI. Complications post-opératoires précoces de la chirurgie : ............................................ 17
Suites opératoires : ................................................................................................................. 18
Partie pratique......................................................................................................................... 20
Matériel et méthodes ............................................................................................................... 21
1. Type d'étude ................................................................................................................ 21
2. Lieu de l’étude ............................................................................................................. 21
3. Période de l’étude ........................................................................................................ 21
4. Critères d’inclusion ..................................................................................................... 21
5. Critères de non inclusion ............................................................................................. 21
Nature et mode de recueil des données ............................................................................... 21

Page iv
Table de matières

1. Saisie et analyse des données .................................................................................. 22


Résultats .................................................................................................................................. 23
I. Identification de la population étudiée ....................................................................... 23
II. Antécédents................................................................................................................. 24
III. Mode de recrutement des patients de l’étude ....................................................... 25
IV. Les signes physiques ................................................................................................ 26
V. Etude clinique et paracliniques ................................................................................... 27
VI. Traitements ............................................................................................................. 31
VII. Suivi post-opératoire ............................................................................................... 34
Discussion ................................................................................................................................ 37
Recommandations................................................................................................................... 42
Conclusion ............................................................................................................................... 43
Bibliographie............................................................................................................................ VII
Annexe ................................................................................................................................... VII

Page v
Liste de tableaux

Liste de Tableaux
Tableau I:Répartition des patients de l’étude selon leurs antécédents médicaux 24
Tableau II:Répartition selon les antécédents chirurgicaux 25
Tableau III:Répartition des patients de l’étude selon les troubles mictionnels 26
Tableau IV:Répartition des patients de l’étude selon le type de l’infection 26
Tableau V:Répartition selon la réalisation des examens biologies 30
Tableau VI:Répartition selon la réalisation des examens radiologique et
endoscopique 30
Tableau VII:Répartition selon le traitement médical administré 31

Page vi
Liste de Figures

Liste de Figures
Figure 1:Répartition de la population étudiée selon l’âge 23
Figure2:Répartition de la population étudiée selon la profession 23
Figure3:Répartition de la population étudiée selon l’origine 24
Figure 4:Répartition des patients de l’étude selon leurs modes de recrutement 25
Figure 5:Répartition selon le délai entre début de la symptomatologie et la
consultation 27
Figure 6 : Répartition des patients de l’étude selon la couleur des urines 27
Figure 7:Répartition des patients de l’étude selon la sensation de douleur 28
Figure 8:Répartition des patients de l’étude selon le contour de la prostate 28
Figure 9: Répartition des patients de l’étude selon la surface de la prostate 29
Figure 10:Répartition des patients de l’étude selon la consistance de la prostate 29
Figure 11:Répartition selon le type de traitements reçus avant l’hospitalisation 31
Figure 12:Répartition selon le type d’anesthésie lors de l’acte opératoire 32
Figure 13:Répartition selon la voie d’abord chirurgicale 32
Figure 14:Répartitionselonl’évolution des patients 33
Figure 15:Répartition selon la nécessité de transfusion 33
Figure 16:Répartition selon l’évolution post-opératoire 34
Figure 17:Répartition selon le traitement médical en post opératoire 34
Figure 18:Répartition selon la durée de l’irrigation vésicale 35
Figure 19 : Répartition selon la durée de sondage vésicale 35
Figure 20:Répartition selon la durée d’hospitalisation 36
Figure 21:Répartition selon le control de l’appareil uro-génital après 3 mois 36

Page vii
Abréviations

Abréviations

AP: Adénome de prostate


CHR: Centre Hospitalier Régional

CHU: Centre Hospitalier universitaire

ECBU: Examen Cytobactériologique des Urines

HBP: Hypertrophie Bénigne de la Prostate


HTA:hypertension artérielle
IPSS: Score Internationale Symptomatique de la Prostate
NFS:Numération de la formule sanguine
PAP: Phosphatase acide de la prostate
PSA: Antigène spécifique prostatique
RAU: rétention aigue urinaire
RTUP: Résection trans-urétrale de la prostate
TCK: Temps de Céphaline Activée
TR: Toucher rectal
UCRM:Urétrocystographie rétrograde post mictionnelle
UIV: Urographie intraveineuse

Page viii
Introduction

Introduction

L’adénome de la prostate ou hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), pose un


véritable problème de santé publique dans les pays développés et sous-développés (1).
L’HBP est une des affections bénignes les plus fréquentes chez l'homme de plus de 40
ans (1, 2). C'est un fibro-adénomyome, dont la lésion pathognomonique est
l'hyperplasie des cellules du stroma et de l'épithélium prostatique (3).

Bien que potentiellement dangereuse, cette pathologie entraîne une détérioration


progressive de la qualité de vie des patients, par les changements qu'elle induit dans la
prostate, mais aussi parfois au niveau de la vessie, ou même des voies urinaires
supérieures (3). Elle peut entrainer des troubles mictionnels obstructifs à type de
dysurie et de faiblesse du jet ou des troubles irritatifs à type de pollakiurie et
d’impériosité d’uriner plus ou moins importants, voire des complications sévères
comme l'insuffisance rénale ou la rétention urinaire aiguë complète (4).

Presque la totalité des hommes au long de leurs vies présente au moins une
manifestation clinique liée à la prostate adénomateuse mais aussi carcinomateuse,
dont aucun facteur favorisant de l’adénome de la prostate sauf l’âge n’a pu être posé
de façon formelle (1).

Le risque de transformation en cancer est toujours posé (1, 3). En Tunisie, le cancer
de la prostate est le troisième cancer de l'homme après le cancer du poumon et le
cancer de la vessie (5, 6). Son incidence est en nette augmentation en raison de la
généralisation du dépistage devant tout trouble urinaire et adénome de la prostate par
le dosage sérique de PSA (Prostate SpecificAntigen) (7). Une augmentation de cette
incidence est estimée à 20% en 2021(8).

Le traitement chirurgical de l’AP dispose de plusieurs méthodes (adénomectomie,


résection endoscopique, incision cervico-prostatique) (7).

La chirurgie endoscopique (résection endoscopique, incision cervicoprostatique) reste


la méthode la plus utilisé dans notre pays (8).

Page 1
Introduction

Le choix de la technique opératoire est en fonction du volume adénomateux (8). Ce


volume est évalué avec plus de précision par un examen d’imagerie médicale non
invasif essentiellement par l’échographie prostatique (8).

Dans le but d’évaluer la prévalence de cette pathologie dans notre région de santé et
d’étudier l’aspect clinique, paraclinique et évolutif de nos patients durant les premiers
six mois de l’année 2022, on a élaboré cette étude.

Page 2
Problématique

Problématique

L’HBP d’étiopathogénie non encore élucidée est l’une des pathologies urologiques les
plus courantes. C’est une tumeur bénigne de l’homme à partir de la cinquantaine (3).
Son incidence va en augmentant avec le vieillissement de la population. Cette
pathologie entraîne surtout une détérioration progressive de la qualité de vie des
patients.

C'est la troisième maladie en termes de dépense de santé dans les pays développés, car
70% des hommes recevront au cours de leur vie un traitement pour l'HBP et 25% des
hommes qui vivent jusqu'à 75 ans nécessiteront un geste chirurgical (1).

Ce qui nous a motivé à réaliser ce travail afin d’établir un état des lieux sur ce sujet et
de déterminer la qualité de prise en charge au sein de service d’Urologie au CHU Ibn
Eljazzar Kairouan durant 2022.

Page 3
Objectifs

Objectifs

Objectif Général :
Etudier le profil épidémiologique des patients admis au service d’Urologie du centre
hospitalier universitaire Ibn Eljazzar Kairouan et de déterminer leurs états cliniques en
pré et post opératoire durant 2022.

Objectifs spécifiques :
- Déterminer la fréquence de l'adénomectomie dans l'activité chirurgicale du service
d'Urologie de CHU Ibn Eljazzar de Kairouan durant 2022 ;

- Décrire les signes cliniques et paracliniques de ces patients ;

- Déterminer le délai de consultation des malades depuis l'apparition des premiers


symptômes de ces patients ;

- Evaluer la qualité de prise en charge pré et post opératoire ;

- Etudier la fréquence des complications post-opératoires de l'A.P ;

- Détecter les lacunes de prise en charge et proposer des solutions.

Page 4
Partie théorique

Page 5
Partie théorique

I. Définition

L’adénome de la prostate ou hypertrophie bénigne de la prostate se définie par une


néoformation développée au niveau de la glande prostatique (9).

II. Epidémiologie

A partir de 30 ans, 8% des hommes développent des adénomes de la prostate. Ce


chiffre peut atteindre 50% à partir de l’âge de 50 ans et 80% durant pour les hommes
plus de 70 ans (9).

Aucun facteur favorisant de l’adénome de la prostate sauf l’âge n’a pu être posé de
façon formelle. Presque la totalité des hommes au long de leurs vies auront au moins
une manifestation clinique liée à la prostate adénomateuse mais aussi carcinomateuse
(9, 10, 11).

III. Rappel anatomique


La prostate est une petite glande génitale située dans la partie antérieure du pelvis,
mesurant une quinzaine de grammes chez l’adulte jeune. Elle est profondément située
dans le petit bassin, situé entre pubis en avant, vessie en haut, rectum en arrière et
plancher pelvien en bas (10, 11, 12, 13).

IV. Anatomie Pathologique


L’hypertrophie bénigne de la prostate est la tumeur bénigne la plus fréquente chez
l’homme. Elle commence sous forme d’hyperplasie fibro-musculaire dans la zone
péri-urétrale avec l’association des éléments glandulaires qui vont former un fibro-
adénomyome. La répartition de ces éléments glandulaires et fibro-musculaires est
variable Dans certains cas, ce sont les éléments glandulaires qui prédominent (nodule
à prédominance épithéliale « adénome ») dans d’autres cas, ce sont les éléments fibro-
musculaires qui sont les plus abondants (nodules peu épithéliaux « Fibromyome »)
(14).

• Lésions prostatiques secondaires à l’HBP

- Lésions vasculaires : Les nodules peuvent comprimer les vaisseaux sanguins


nourrissant d’autres nodules ce qui aboutit à des zones d’infarctus qui se

Page 6
Partie théorique

manifestent par des hématuries ou par une rétention partielle ou complète des
urines.

-Lésions obstructives avec formation des Kystes parenchymateux

- Lésions inflammatoires : ressemblent aux lésions de prostatite chronique avec


infiltration de lymphocytes et de monocytes en amas(9,10).

• Retentissement sur le système urinaire

- Urètre : La prostate hypertrophiée provoque un étirement et une compression de


l’urètre entrainant une obstruction de la vessie.

- La musculature vésicale va subir une hypertrophie compensatrice dans ses


efforts pour surmonter l’obstacle. L’augmentation de la pression intra vésicale
nécessaire pour franchir l’obstacle agit sur le muscle vésical au niveau des points
faibles faisant ainsi des petites hernies pour former des diverticules ce qui va
aboutir à une distension de la vessie et un amincissement de sa paroi (9).

- Voies urinaires supérieures : Avec la dilatation et l’amincissement de la paroi


vésicale secondaires à l’obstacle au niveau du col, le mécanisme sphinctérien
musculaire au niveau des orifices urétéraux est affaibli ou supprimé.
L’augmentation de la pression est ainsi transmise aux uretères et aux cavités
rénales, entraînant une hypertrophie compensatrice et une dilatation (hydro-uretère
et hydronéphrose). Au niveau des uretères souvent comprimés dans leur trajet
intra mural par un détrusor hypertrophique. Il se produit une sténose à l’origine
d’une urétéro-hydronéphrose. L’infection peut se greffer et entraîner une
pyélonéphrite.

Il n’est pas rare de voir une insuffisance rénale et / ou une hypertension artérielle à
la suite d’une atrophie hydro- néphrétique provoquée par l’ischémie du
parenchyme secondaire à l’hypertension (10, 11).

V. Physiopathologie de l’adénome de la prostate


• Physiologie de la Prostate : La prostate et les vésicules séminales sont des
glandes à sécrétion externe (glandes exocrines) leurs sécrétions jouent un rôle

Page 7
Partie théorique

très important dans la fertilisation des spermatozoïdes mais ne sont pas


indispensables.

Elles servent à véhiculer, nourrir et augmenter les chances de survie des


spermatozoïdes (15).

• Composition de l’éjaculat : Le volume de l’éjaculat humain varie de 2 à 6 CC,


composé principalement de :
• Spermatozoïdes ;
• Liquide séminal : formé par les sécrétions des organes sexuels secondaires tels
que les épididymes, les vésicules séminales et la prostate (15).
• Protéines de sécrétion prostatique : un rôle dans les phénomènes de
capacitation et de reconnaissance antigénique.
• Antigène spécifique de la prostate PSA : c’est une glycoprotéine
exclusivement produite chez l’homme dans les cellules épithéliales
prostatiques. Son rôle physiologique est de reliquéfier le sperme et sa sécrétion
semble être quantitativement équivalente dans toutes les zones de la glande.
• Phosphatase Acide de la Prostate (PAP) : Elle représente la protéine la plus
abondante du liquide prostatique (25%). Mise Même si son rôle physiologique
est méconnu, il semblerait qu’elle pourrait intervenir dans la capacitation (13,
14, 15).

VI. Les signes cliniques de l’adénome de la prostate


Se manifeste par des symptômes gênants et variables, bien qu’il n’existe aucun
rapport entre le volume et le degré des gênes mictionnels qu’il provoque.

Les symptômes révélateurs de l’adénome de la prostate sont :

• La pollakiurie : C’est le symptôme le plus fréquent et le plus évocateur comme


étant une miction fréquente et peu abondante.
• Pollakiurie nocturne : L’adulte normal étant capable de maintenir la
continence pendant la totalité de la nuit, il n’a pas à se lever pour vider la
vessie. La pollakiurie est un nombre de levé au-delà de trois par nuit. Ce
trouble traduit une augmentation de la contractilité vésicale.

Page 8
Partie théorique

• La pollakiurie diurne : Chez l’adulte normal, le nombre de miction est de trois


à cinq par jour. Ce signe est influençable par plusieurs facteurs
psychologiques, hygiéno-diététiques et sensoriels. En cas d’adénome le plus
souvent ce signe se voit à un stade plus évolué que celui de la pollakiurie
nocturne. Elle résulte de l’existence d’un résidu post-mictionnel important et
d’une capacité vésicale diminuée par l’hypertrophie du détrusor.
• La dysurie : La gêne à la miction se manifeste par la difficulté à initier le jet
(dysurie d’attente), la nécessité d’une poussée abdominale complémentaire
(dysurie de poussée), un temps de miction allongé, la diminution ou
l’altération de la qualité du jet (miction en plusieurs temps, gouttes
retardatrices).
• Les mictions impérieuses :

Suite à l’hypertrophie et la contraction non inhibé de la prostate, provoquent


parfois des fuites d’urine ce qui gêne le patient.

• Autres manifestations :
• L’infection urinaire : Elle se fait suite à la stase urinaire ce qui aggrave les
troubles mictionnels, se manifeste par des brûlures urétrales, majore la
pollakiurie et l’impériosité mictionnelle.
• Les mictions par regorgement : C’est l’émission d’urine par mécanisme du
trop-plein d’urine qui dépasse le sommet de l’adénome et cherche à s’échapper
parce que l’adénome par son développement occupe un certain volume de la
capacité vésicale. La miction par regorgement révèle 5% des obstructions
prostatiques et dans un cas sur trois se complète d’une distension du haut
appareil urinaire avec ou sans insuffisance rénale.
• Rétention aiguë d’urine : Elle attire immédiatement l’attention sur le bas
appareil urinaire. Elle se manifeste volontiers au cours d’une poussée
inflammatoire de l’adénome où elle s’installe au cours d’un repas prolongé et
bien arrosé ou d’un besoin d’uriner longtemps contenu. L’envie est d’abord
impérieuse et douloureuse, puis devant l’impossibilité à l’assouvir elle devient
rapidement intolérable avec une douleur à l’origine d’un état d’agitation ou de
prostration. Ces malades doivent être rapidement soulagés soit par sondage
trans-urétral soit par cathétérisme sus-pubienne (15, 16).

Page 9
Partie théorique

L’examen clinique retrouve une masse régulière, mate, douloureuse tant à la palpation
qu’à la percussion, tendue au-dessous de la symphyse pubienne et peut remonter
jusqu’à l’ombilic et même le dépasser (16, 17, 18).

• Hématurie : généralement initiale, traduisant l’origine urétrale du saignement,


peut être totale lorsqu’elle est abondante. En effet les saignements d’origine
prostatique sont dus aux gros lobes médians à développement endo-vésical. Toute
fois l’hématurie n’est pas un symptôme habituel de l’adénome de prostate (18,
19).

L’examen physique : y compris l'examen des organes génitaux externes, de la


hernie, de la fosse vertébrale lombaire sans oublier l'examen cardiopulmonaire, et
enfin se terminant par un examen rectal, l'examen dégagera également la taille, la
consistance et la symétrie de la prostate :

• Toucher rectal : C’est la méthode la plus économique et présumée pour détecter


l'adénome de la prostate. Comparé aux échographies et aux tests d'antigène
spécifique de la prostate (PAS), il est plus pratique et plus facile à réaliser. C'est
la clé du diagnostic et doit être effectué chaque année pour dépister les adénomes
ou le cancer de la prostate chez les hommes de plus de 50 ans. De plus, il peut
mettre en évidence des hémorroïdes internes, des fissures anales, des abcès des
bordures anales ou une fistule anale (20, 21).

VII. DIAGNOSTIC DE L’ADENOME DE PROSTATE


• Diagnostic positif : L'adénome de la prostate est une pathologie qui se développe
avec le vieillissement de la population. Le diagnostic est essentiellement clinique
basé sur les signes cliniques, un examen rectal et complété par des examens
complémentaires (20).
• Examens complémentaires :
➢ Echographie : Elle trouve son intérêt chez le malade porteur d’un adénome de la
prostate :
• Echographie abdominale et sus pubienne : permet d'explorer les effets
possibles des obstacles de la prostate sur les reins, l'uretère, la vessie ou les
pathologies associées. Après la miction, il peut calculer simplement et
rapidement les éventuels résidus après vidange. Mesurez le volume total de la
prostate. De plus, la sonde à ultrasons peut également examiner le rein et

Page 10
Partie théorique

déterminer la dilatation possible, le syndrome tumoral et les cônes d'ombre qui


témoignent de la présence des calculs. Les avantages de cette technologie sont
sa simplicité, sa rapidité d'exécution et sa sécurité (9, 21).
• Echographie endo- rectale de la prostate : Il ne fait aucun doute que c'est la
meilleure façon d'effectuer une exploration échographique de la prostate. La
technique consiste à introduire une sonde à ultrasons dans le rectum et il est
possible d'obtenir des images prostatiques longitudinales, transversales et
frontales. Chacune de ces sondes a approximativement le diamètre d'un doigt.
Le patient est en position allongée à gauche, ce qui permet au praticien et au
patient d'être examinés en bon état. Cette technique permet une analyse
détaillée des différentes zones qui composent la prostate. Il suscite l'attention
des gens sur une pathologie précoce asymptomatique. Les cancers de petite
taille peuvent apparaître sous forme d'images à faible écho. Il s'agit d'une
technique permettant de visualiser les lésions d'adénome de la prostate et de
montrer les modifications tissulaires (kystes, abcès, calcifications). Dans les
zones environnantes et centrales : une calcification d'image à faible écho ou un
syndrome de masse semblable à une tumeur nécessite une biopsie. Dans le
tube d’éjaculation : dilatation, calcification. Il fournit les informations
supplémentaires nécessaires avant d'effectuer une opération chirurgicale (15,
21).
➢ Examens radiologiques
• UIV : Il permet de détecter les éléments suivants : images osseux
anormaux, taille anormale des reins, présence de calculs, modification des
voies urinaires supérieures et résidus après miction (13).
• Urétrocystographie rétrograde post mictionnelle (UCRM). Elle visualise
toutes les modifications du bas appareil urinaire.
➢ Bilan Urodynamique : son intérêt pour l'évaluation de l'AP est très limité, et il
n'est intéressent que dans des circonstances spéciales, telles que des dommages
présumés au système nerveux liés à la vessie (13, 16).
➢ Examens biologiques : La numération formule sanguine, vitesse de
sédimentation, la créatininémie et la glycémie. Ces tests ne sont pas
diagnostiques, ne peuvent pas évaluer la qualité du système urinaire et ne
peuvent pas détecter d'autres pathologies et infections associées. Antigène

Page 11
Partie théorique

prostatique spécifique (PSA): il s'agit d'un marqueur tumoral spécifique de la


prostate. Son taux normal est inférieur à 4ng / ml. Face à des niveaux de PSA
inférieurs à 4ng / ml, plus un examen rectal normal, cela s'appelle un adénome
de la prostate. Plus le taux de PSA est élevé, plus le risque de cancer de la
prostate est élevé.

VIII. Diagnostic différentiel


Se fait avec :

➢ Le cancer de la prostate : Il est souvent associé à l’AP et peut être suspecté au


TR (17) ;
➢ La prostatite aigue : Le sujet est généralement jeune, fiévreux et a de la
difficulté à uriner, qui se manifeste par des dysuries et des douleurs
prostatiques à la TR ;
➢ La prostatite Chronique : La glande prostatique est irrégulière, parfois
indurée ;
➢ Sténose primitive du col vésical : Les symptômes apparaissent souvent chez
un sujet jeune et s’aggravent par la suite ;
➢ Sténoses urétrales : L'histoire peut prouver que ces symptômes remontent à la
trentaine et deviennent effectivement gênants dans la cinquantaine. Cela
suppose la recherche des antécédents de maladies sexuellement transmissibles,
notamment une gonorrhée mal traitée ou des antécédents de traumatisme
périnéal (10, 21) ;
➢ Cystites : Il peut s’agir de cystites bactériennes, interstitielles ou radiques
(21) ;
➢ Hypocontractibilité vésicale : Elle peut être la responsable de la dysurie (21) ;
➢ Troubles de la contractilité vésicale : Ils peuvent avoir plusieurs origines à
savoir, myogène, neurogène ou psychique (21, 22).

IX. Formes cliniques


Symptomatique : Elles sont nombreuses et variées. On distingue :

- Forme avec dysurie et Pollakiurie nocturnes ;


- Forme avec pollakiurie diurne et impériosités diurnes ;
- Forme avec miction par regorgement (10, 13, 19).

Page 12
Partie théorique

Selon le terrain : L’AP peut se manifester sur un terrain :

- Cardio-vasculaire avec œdèmes des membres inférieurs, élévation de la tension


artérielle, cardiomégalie, dyspnée ;

- Diabétique ;

- Cirrhose hépatique.

Selon l’âge : L’âge est un facteur favorisant d’apparition de l’AP (10, 13).

- l’HBP microscopique : Dès l’âge de 30 ans, 8% des hommes présentent des lésions
histologiques d’HBP, puis 50% durant la cinquantaine et 80% durant la huitième
décennie. En résumé, 75 à 80% des hommes de plus de 40 ans développent ou vont
développer une HBP microscopique et un homme sur deux ayant une HBP
microscopique évoluera vers une HBP macroscopique. Sur un sondage effectué
auprès de 913 hommes âgés de 50 à 70 ans 8% subiront une intervention chirurgicale
(10, 13).

X. Formes compliquées
Forme avec rétention aigue d’urine ;

Forme avec hématurie ;

Forme avec lithiase vésicale ;

Forme avec infection urinaire ;

Forme avec insuffisance rénale (19).

XI. Evolution
Favorable : Il est habituel de décrire l’évolution des symptômes de l’AP en trois
périodes successives (13).

➢ Prostatisme : Stade I, Le prostatisme représente un stade précoce, mais on ne


suppose en aucune façon que la taille d'adénomes soit déjà importante. Ses
principales caractéristiques sont la dysurie et les mictions fréquentes la nuit.
Cette fréquence de miction reflète la contraction excessive de la vessie, ce qui
rend difficile l'urination (10, 11).

Page 13
Partie théorique

➢ Rétention chronique sans distension : Au stade II, en raison d'une diminution


de la fonction vésicale, les symptômes décrits au stade I (miction douloureuse,
miction fréquente) deviennent diurnes. Ensuite, il apparaîtra après la vidange
de plus de 100 CC, qui est le symptôme de base de cette étape, qui peut être
mis en évidence par un examen clinique attentif. Ensuite, il devient important
de rechercher des signes physiques de résidus. La façon la plus scientifique de
comprendre le résidu est de mener une enquête exploratoire après la miction.
Leur cause est très fondamentale, car elle peut devenir une source d'infection
et provoquer une cystite, voire une épidémie de pyélonéphrite. L'UIV montre
tous les signes à ce stade et dissipe les doutes. À ce stade, la fréquence urinaire
s'accompagne généralement d'un sentiment d'impériosité urinaire (10, 11, 13).
➢ Rétention chronique avec distension : stade III, la distension représente la
dernière étape de la stagnation. Ensuite, le résidu après vidange devient plus
grand que la capacité physiologique de la vessie (300 cc), ce qui dilate la
vessie.
Cliniquement, une distinction sera faite entre les symptômes urinaires et les
signes généraux :
- Symptômes urinaires : La pollakiurie est accentuée, c’est l’incontinence
due à la miction par regorgement qui est un symptôme propre à la
distension ;
- Signes généraux : Ces signes sont liés à une intoxication urémique causée
par une insuffisance rénale : anémie, détérioration générale, élévation de la
créatinine et parfois maladies cardio-pulmonaires (13).

Les complications peuvent survenir à n’importe quel stade.

Complications : Un certain nombre de complications peuvent émailler et accidenter


l’évolution de l’AP :

1) Rétention aiguë d’urine : Il est impossible d'uriner soudainement, accompagné


de douleurs extrêmement aiguës et de besoins urgents, incapables de répondre
aux besoins, entraînant des efforts des deux côtés de l'urètre chez un patient
qui avait précédemment vidé la vessie, implanté avec des besoins douloureux
et incapable d'uriner. Le traitement d'urgence comprend le cathétérisme urétral
ou le cathétérisme sus-pubien (18, 19).

Page 14
Partie théorique

2) Complications infectieuses :
➢ Infection urinaire : Cela prouve que la stase des voies urinaires reflète
une mauvaise vidange de la vessie. Une miction bactérienne a été
trouvée chez environ 30% des patients avant la chirurgie. Les bactéries
les plus impliquées sont les Enterobacteriacea, avec la plus forte teneur
en E. coli, représentant 80%. Au TR, la glande prostatique est
hypertrophiée et tendue, en particulier avec une douleur extrême (19).
➢ Epididymite aigue : c’est une complication relativement fréquente, à
mode aigue (palpation d’un gros épididyme douloureux ou subaigu
(noyaux épididymaires plus ou moins sensibles) (19).
➢ Pyélonéphrite aigue et septicémie : elles sont plus rares et reflètent une
contamination hématogène ou un reflux sur urines infectées (18, 19).
3) Hématurie : L'hématurie brute n'est pas une complication spécifique de l'AP et
se retrouve dans 10% à 20% des cas. Cette hématurie est en principe initiale,
car le saignement est d'origine cervicale et correspond à la rupture des varices
situées sous la muqueuse au niveau du col vésical, mais peut coaguler
complètement et provoquer des UAR. Ne signaler que l'hématurie est rapporté
à l’AP que lorsque toute autre cause d’hématurie a été exclue (18)
4) Lithiase vésicale : La stase sanguine et les calculs vésicaux (vessie ou
diverticule) et l'infection se manifestent cliniquement par une hématurie et une
douleur périnéale irradiant vers le gland et augmentant avec l'exercice.
Environ 3% des cas ont des calculs vésicaux (19).

X. Traitement :
Le but du traitement est la levée de l’obstacle que représente la tumeur bénigne (AP)
(13, 16, 20, 21, 22).

Médicale : Il est important de se rappeler que le blocage de la prostate causé par l'AP
a deux composantes :

- Composants mécaniques en fonction du volume et de la forme de la


prostate ;
- Composants fonctionnels liés à la tension exercée par les fibres
musculaires lisses contenues dans l'urètre, la prostate et leurs capsules.

Page 15
Partie théorique

Par conséquent, nous pouvons diviser les agents pharmacologiques en deux


catégories.

➢ Médicaments agissant par la réduction du volume prostatique ;


➢ Médicaments agissant sur la composante fonctionnelle de l’HBP (22, 23).

Chirurgicale : Il s'agit du traitement le plus efficace pour éliminer l'obstruction de


l'HBP et doit toujours être effectué après la stérilisation de l'urine. Il existe plusieurs
méthodes, mais elles impliquent toutes l'ablation du tissu adénomateux (pas la
prostate elle-même) (10, 13, 21).

Parmi ces méthodes nous pouvons retenir :

➢ Chirurgie à ‘’ciel ouvert’’ : Elle est utilisée surtout pour les gros adénomes, de
plus de 60 grammes. Adénomectomie Trans vésicale C’est une technique qui
est réservée en générale pour les gros adénomes, elle est très utilisée (10).
1- Installation du malade :

Décubitus dorsal sur une table opératoire, désinfection sus-pubienne, scrotale, et


pénienne. L’opérateur à gauche du malade s’il est droitier, avec l’aide en face.
Incision et ouverture de la vessie, la face antérieure de la vessie est libérée de la
graisse et le péritoine est refoulé jusqu’au dôme vésical. La vessie est ouverte et le
liquide intra vésical est aspiré.

Énucléation : L’énucléation de l’adénome est faite au doigt en s’aidant, si c’est


nécessaire d’un doigt intra rectal. Hémostase de la loge et mise en place de la sonde à
ballonnet qui est introduite et le ballonnet est gonflé dans la loge d’adénomectomie de
la prostate du volume d’adénome enlevé. Fermeture de la vessie et de la paroi : La
vessie peut être fermée en mettant en place une sonde de PEZZER de petit calibre
pour l’irrigation de la vessie avec un liquide isotonique pendant les 48 premières
heures post-opératoires ou en plaçant une sonde urétrale à double courant. La paroi est
aussi fermée sur drainage de l’espace pré vésical (24, 25, 26).

2- Adénomectomie rétro- pubienne : La capsule prostatique est incisée


permettant un abord direct de la prostate par sa face antérieure. La vessie
n’est donc pas ouverte et permet un contrôle direct des pédicules
vasculaires. Cette voie d’abord est actuellement abandonnée (26).

Page 16
Partie théorique

➢ Chirurgie Endoscopique : Le but de l’intervention est de supprimer la totalité


du tissu adénomateux (10, 22, 26).

Son recours relève d’un choix dont les critères sont :

- Le poids de l’adénome (petits adénomes) ;


- La formation technique et l’entraînement de l’opérateur. On distingue deux
variantes : trans-urétrale et cervicoprostatique.

1- La résection trans-urétrale de la prostate : RTUP


Actuellement c’est la technique chirurgicale la plus utilisée, elle consiste à réaliser
à l’aide d’un résecteur introduit à travers l’urètre une résection de l’adénome. Ce
résecteur débite progressivement l’adénome en minuscules copeaux évacués à
travers la gaine du résecteur. On distingue deux types de résection, la résection
avec lame froide et l’électro résection (technique la plus utilisée) (27, 28, 29).

2- L’incision cervicoprostatique
Entraîne une amélioration spectaculaire des symptômes. L’éjaculation antérograde est
conservée dans 82 – 95 % des cas (29, 30).

Il existe d’autres méthodes de traitement à savoir :

. Le traitement par le laser ;

. Le traitement thermique ;

. Le traitement mécanique.

XI. Complications post-opératoires précoces de la chirurgie :


* Chirurgie à ciel ouvert : On observe généralement les complications suivantes :

1. Complications hémorragiques :
Ils sont dus au défaut d'hémostase d’où la nécessité de reprendre la chirurgie ou au
passage de la prothrombine dans la circulation sanguine, accompagné du déclin des
plaquettes et du fibrinogène plasmatique provoqué par un trouble de la crasse
sanguine de la coagulation intravasculaire disséminée.

Page 17
Partie théorique

2. Complications infectieuses :
Il peut s'agir d'une simple infection des voies urinaires postopératoire qui est favorisée
par la présence de cathéters urétraux. Chez les patients ayant des antécédents
d'infection de la prostatite ou avec une urine non stérile, l’orchi-épidedemite se
produit plus fréquemment sur la sonde.

3. Les fistules vesico-cutanées :


Peuvent s’observer après chirurgie à ciel ouvert. Elles sont la conséquence d’un défaut
de fermeture vésicale associé à un problème infectieux local. Un simple drainage
prolongé de la vessie par sonde urétrale permet d’obtenir la fermeture de la fistule.

➢ Chirurgie endoscopique :
Les complications hémorragiques et l'incontinence sont les mêmes que dans la
chirurgie ouverte. Pendant la résection endoscopique, il peut y avoir des
complications appelées syndrome de résorption de liquide ou "syndrome TURP".
Après résection ou syndrome post-résection, l'ouverture du lac veineux ou de la
capsule prostatique est favorable. Surtout lorsque l'opération d'excision dure plus
d'une heure et qu'un saignement se produit, une grande quantité de liquide de
nettoyage doit être utilisée.

Se manifeste par la dyspnée, des douleurs thoraciques, l’HTA, la bradycardie, les


troubles de comportement (agitation, obnubilation, bâillement), les troubles
circulatoires périphériques (cyanose, lividité) et les troubles circulatoires exprimés par
le malade (troubles visuels, céphalées, encombrement respiratoire), un état de choc
peut s’installer très rapidement qui est dû à l ‘hémodilution et à l’hyponatrémie.

La prise en charge repose sur la lutte contre l’hyperhydratation : restriction hydrique


rapide (Diurétique), il faut essentiellement l’apport de sérum salé. Une
oxygénothérapie vise à corriger une éventuelle hypoxie. Ce TURP Syndrome évolue
généralement et favorablement en quelques heures. Il est donc important surtout de
savoir assurer sa prise en charge rapide (27, 28).

Suites opératoires :
Certains malades ne sont pas satisfaits généralement après une adénomectomie.

Il peut s’agir de :

Page 18
Partie théorique

La persistance d’une pollakiurie généralement due à une vessie désinhibée ;

La reprise de la dysurie due à une sténose du col, une sténose de l’urètre ou du méat,
une opération incomplète, récidive de l’adénome ou apparition d’un cancer ;

Troubles sexuels : L’érection, la libido et l’orgasme ne sont pas affectés par


l’intervention. Après une adénomectomie quelques malades se plaindront
d’anéjaculation.

Après cette chirurgie le col reste béant et l’éjaculation se fait par voie rétrograde, Il est
donc impératif d’informer le malade sur la possibilité d’éjaculation rétrograde en post
opératoire (28, 29, 30).

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Partie pratique

Page 20
Partie Pratique

Matériel et méthodes
1. Type d'étude

IL s’agit d’une étude rétrospective, descriptive, réalisée à propos de 242 dossiers


médicaux des patients qui ont étaient admis au service d’urologie pour exploration et
traitement des troubles dysuriques par adénome de prostate.

2. Lieu de l’étude

Notre étude était effectuée dans le service d’urologie CHU Ibn Eljazzar Kairouan.

3. Période de l’étude

Nous avons étudié durant les mois Janvier et Février 2023 les dossiers des patients
admis au service d’urologie CHU Kairouan durant l’année 2022 pour Adénome de
prostate.

4. Critères d’inclusion

Sont inclus dans cette étude :

-Tous les patients admis au service de chirurgie pour troubles urinaires sur adénome
de prostate.

5. Critères de non inclusion

Sont exclus de cette étude :

-Tous les cas avec un dossier médical incomplet ;

-Les patients transférés à d’autres établissements sanitaires ;

-Patient ayant un antécédent de cancer prostatique.

Nature et mode de recueil des données

Le recueil des données s'est effectué grâce à une fiche d’exploitation présentée en
annexe.

Cette fiche a donc été appliquée sur l'ensemble des dossiers retenus grâce aux critères
d'inclusions et d'exclusions.

Page 21
Partie Pratique

Elle comporte des variables réparties entre les données :

▪ Administratives : âge, profession… ;


▪ Les paramètres cliniques et para clinique : signes fonctionnels, signes
physiques, examens complémentaires ;
▪ La prise en charge ;
▪ Les suites opératoires.

1. Saisie et analyse des données

Les statistiques et les données ont été saisies manuellement puis les résultats sont
présentés sous forme de tableaux et de graphiques à l’aide du programme Microsoft
Excel 2010.

Page 22
Partie Pratique

Résultats
I. Identification de la population étudiée
1. Selon l’âge

80%
72%
70%
60%
50%
40%
30%
25%
20%
10%
3%
0%
< 40 ans 40 à 50 ans > 50 ans

Figure 1: Répartition de la population étudiée selon l’âge

Interprétation :
D’après les résultats présentés sur la Figure 1, la majorité des patients, soit 72%
(n=173), avait un âge plus que 50 ans, 25% (n=61) entre 40 et 50 ans et 3% (n=8)
moins de 40 ans.
2. Selon la profession

50%

40% 39%

30% 30%

20%
13%
10% 8% 10%

0%
Commerçant Enseignant Fonctionnaire Retraité Autres

Figure2: Répartition de la population étudiée selon la profession

Interprétation :
Les résultats présentés sur la Figure 2 montrent que 39% (n=96) de notre population
étudiée étaient des retraités, 30% (n=72) des chômeurs ou des agriculteurs, 13%
(n=31) des fonctionnaires, 10% (n=24) des enseignants et 8% (n=19) des
commerçants.

Page 23
Partie Pratique

3. Selon l’origine

Urbaine Rurale

25%

75%

Figure 3: Répartition de la population étudiée selon l’origine

Interprétation :
D’après les résultats sur la Figure 3, on note que 75% (n=181) de la population
étudiée étaient d’origine urbaine.

II. Antécédents
1. Antécédents médicaux
Tableau I: Répartition des patients de l’étude selon les antécédents médicaux

ATCDs Effectifs Fréquence


UGD 61 0,18
Diabète 26 0,07
HTA 37 0,11
Urétrite 18 0,05
Insuffisance rénale 3 0,01
Prostatite 14 0,04
Port de sonde vésicale pour des épisodes de rétention urinaires 165 0,48
Bilharziose 3 0,01
Orchi-Epididymite 7 0,02
Cardiopathie 5 0,02
Glaucome chronique 3 0,01

Interprétation : Selon les résultats présentés sur le tableau I, les principaux


antécédents médicaux étaient le port de sonde vésicale pour des épisodes de rétention
urinaires, l’UGD et l’HTA dans des fréquences respectives de 0,48, 0,18 et 0,11.

Page 24
Partie Pratique

2. Antécédents chirurgicaux
Tableau II : Répartition selon les antécédents chirurgicaux

Réponse Effectifs Fréquence


Hernie (inguinale, inguino-scrotale) 13 0,44
Appendicite 6 0,20
Péritonite 2 0,07
Occlusion intestinale 1 0,04
Hydrocèle 4 0,13
Kyste de poumon 1 0,05
Kyste de foie 2 0,07

Interprétation : Selon les résultats illustrés sur le tableau ci-dessus, les principaux
antécédents chirurgicaux de nos patients d’étude étaient la hernie inguinale,
l’appendicite et l’hydrocèle dans des fréquences respectives de 0,44, 0,20 et 0,13.

III. Mode de recrutement des patients de


l’étude
60%
51%
50%

40%
34%
30%

20%
15%
10%

0%
Fortuitr urgence Venu de la consultation Référé par un médecin
privé

Figure 4: Répartition des patients de l’étude selon leurs modes de recrutement

Interprétation : D’après les résultats présentés sur la Figure 4, on note que 51%
(n=124) des patients étérecruté de la consultation externe, 34% (n=82) par la voie des
urgences et 15% (n=36) référés par un médecin privé.

Page 25
Partie Pratique

IV. Les signes physiques

1. Troubles mictionnels
Tableau III : Répartition des patients de l’étude selon les troubles mictionnels

Troubles mictionnels Effectifs Fréquence


Dysurie 224 0,16
Pollakiurie 242 0,17
Miction impérieuse 224 0,16
Hématurie 73 0,06
Brûlure mictionnelle 242 0,17
Faiblesse du jet 224 0,16
Rétention aigue d’urine 160 0,12

Interprétation : Les troubles mictionnels chez nos patients présentés sur le tableau
III sont la pollakiurie, les brûlures mictionnelles, la dysurie, la faiblesse du jet, la
miction impérieuse, la rétention aigue d’urine et l’hématurie dans des fréquences
respectives de 0,17- 0,17- 0,16- 0,16- 0,16- 0,12 et 0,06.

2. Infections
Tableau IV : Répartition des patients de l’étude selon le type de l’infection

Type d’infection Effectifs Fréquence


Cystite 2 0,04
Prostatite 37 0,56
Orchi-épididymite 8 0,12
Adénomite 3 0,05
Urétrite 12 0,18
Pyurie 3 0,05

Interprétation : Le tableau IV présente les infections chez nos patients telles que la
prostatite, l’urétrite, l’orchi-épididymite, l’adénomite, la pyurie et la cystite dans des
fréquences respectives de 0,56- 0,18- 0,12- 0,05- 0,05 et 0,04.

Page 26
Partie Pratique

V. Etude clinique et paracliniques


1. Délai entre le début de la symptomatologie et la consultation

60%

50% 50%

40%
33%
30%

20%

10% 10%
7%
0%
< 3 mois 3 à 6 mois 6 mois à 1 an > 1 an

Figure 5: Répartition selon le délai entre début de la symptomatologie et la consultation

Interprétation : D’après les résultats présentés sur la Figure 5, le délai pour consulter
était compris entre 3 et 6 mois dans 50% des cas et pour 33% (n=81) de la population
c’était entre 6 mois et un an.

2. Couleur des urines


70%

60% 58%

50%

40%
30%
30%

20%
12%
10%

0%
Trouble purulente Hématique Jaune

Figure 6 : Répartition des patients de l’étude selon la couleur des urines

Interprétation : Les résultats illustrés sur la Figure 6 montrent que pour 58%
(n=141) de la population étudiée, la couleur des urines était jaune, 30% (n=73)
hématique et trouble purulente pour 12% (n=28) des cas.

Page 27
Partie Pratique

3. Douleur

Oui Non

1%

99%

Figure 7: Répartition des patients de l’étude selon la sensation de douleur

Interprétation :les résultats illustrés sur la Figure 7,montrent que 99% (n=240) de la
population étudiée étaient algiques.

4. Contour

Régulier Irrégulier

13%

87%

Figure 8: Répartition des patients de l’étude selon le contour de la prostate

Interprétation : Les résultats présentés sur la Figure 8, montrent que 87% (n=209) de
la population étudiée avaient un contour régulier de la prostate.

Page 28
Partie Pratique

5. Surface
90%
80% 77%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
14%
10% 9%
0%
Bien limitée Mal limitée Indéterminée

Figure 9: Répartition des patients de l’étude selon la surface de la prostate

Interprétation : Les résultats mentionnés sur la Figure 9, montrent que la surface de


la prostate chez 77% (n=186) de la population étudiée était bien limitée, chez 14%
(n=33) mal limitée et indéterminée chez 9% (n=23) de la population.

6. Consistance
50%
45%
45%
40%
35% 32%
30%
25%
20%
15% 14%

10%
6%
5% 3%
0%
Souple Dure Nodulaire Ferme, Indéterminée
élastique

Figure 10: Répartition des patients de l’étude selon la consistance de la prostate

Interprétation : Les résultats représentés sur la Figure 10, montrent que 45% (n=
108) de nos patients avaient une consistance souple de la prostate, ferme ou élastique
pour 32% (n=78) des cas, nodulaire pour 14% (n=33), dure pour 6% (n=16) et
indéterminée pour 3% (n=7) des patients de l’étude.

Page 29
Partie Pratique

7. Biologie et biochimie
Tableau V : Répartition selon la réalisation des examens biologies
Examens biologiques Effectifs Fréquence
ECBU 242 0,11
Antibiogramme 78 0,03
Glycémie 242 0,11
Créatininémie 242 0,11
Urémie 242 0,11
HB 242 0,11
Groupe Rhésus 242 0,11
P.S.A 242 0,11
VS 242 0,11
TCK 242 0,11

Interprétation : Les résultats récapitulés sur le tableau V, montrent que les examens
biologiques réalisés pour tous nos patients étaient l’ECBU, la glycémie, la
créatininémie, l’urémie, l’HB, le groupe Rhésus, le PSA, le VS et le TCK dans des
fréquences de 0.11 et l’antibiogramme dans une fréquence de 0.03, sachant que
seulement six patients avaient des chiffres de créatinine élevés.

8. Radiologie et endoscopie
Tableau VI : Répartition selon la réalisation des examens radiologique et endoscopique

Examens complémentaires Effectifs Fréquence


Echographie rénale 231 0,32
Echographie vésicale 231 0,32
Echographie prostatique 231 0,32
Urographie intra veineuse 6 0,01
Urétrocystographie rétrograde 11 0,02
Cystoscopie 2 0,01

Interprétation : Les résultats illustrés sur le tableau VI, montrent que les principaux
examens complémentaires réalisés pour nos patients étaient l’échographie rénale,
l’échographie vésicale et l’échographie prostatique dans des fréquences de 0,32.

Page 30
Partie Pratique

VI. Traitements
1. Traitement reçus avant l’hospitalisation
45%
40%
40%
35% 32%
30%
25%
22%
20%
15%
10%
6%
5%
0%
Traditionnel Médical Médico-Traditionnel Aucun

Figure 11: Répartition selon le type de traitements reçus avant l’hospitalisation

Interprétation : Les résultats illustrés sur la Figure 11, montrent que 40% de notre
population étudiée avaient reçu des traitements médicaux avant l’hospitalisation, 22%
des traitements médico-traditionnels, 6% des traitements traditionnels. Alors que 30%
n’avaient reçu aucun traitement avant l’hospitalisation.

2. Traitement médical
Tableau VII : Répartition selon le traitement médical administré

Traitement Effectifs Fréquence


ATB 14 0,07
ATB+AINS 80 0,42
ATB+α-bloquant 97 0,51

Interprétation : Comme indiqué ci-dessus, les traitements médicaux reçu par nos
patients étaient des antibiotiques associés aux α-bloquants et des antibiotiques
associés aux anti-inflammatoires non stéroïdiens dans des fréquences respectives de
0,51 et 0,42.

Page 31
Partie Pratique

3. Type d’anesthésie

Rachianesthésie Anesthésie générale

3%

97%

Figure 12: Répartition selon le type d’anesthésie lors de l’acte opératoire

Interprétation : Selon les résultats illustrés sur la Figure 12, la majorité de la


population étudiée, soit 97% (n=234) avait une rachianesthésie.

4. Voie d’abord chirurgicale

Médiane sous ombilicale Endoscopie

5%

95%

Figure 13: Répartition selon la voie d’abord chirurgicale

Interprétation : La voie d’abord chirurgicale pour la majorité de nos patients, soit


95% (n=230) était endoscopique (Figure 13).

Page 32
Partie Pratique

5. Déroulement de l’acte opératoire

2%

Favorable
Non favorable
98%

Figure 14: Répartitionselonl’évolution des patients

Interprétation : Le déroulement de l’acte opératoire était favorable sans


complications pour la majorité de nos patients, soit 98% (n=238) des cas (Figure 14).

6. Nécessité de transfusion

Oui Non

2%

98%

Figure 15: Répartition selon la nécessité de transfusion

Interprétation : La majorité de nos patients, soit 98% (n=236) avait une transfusion
sanguine lors de l’opération (Figure 15).

Page 33
Partie Pratique

VII. Suivi post-opératoire

1. Evolution post-opératoire
120%
100% 97%
80%
60%
40%
20%
0% 2% 0,50% 0,50%
Hémorragie AVC Accident thrombo- Pas de complication
embolique

Figure 16: Répartition selon l’évolution post -opératoire

Interprétation : La majorité de nos patients, soit 97% (n=234) n’avait pas présenté
des complications post-opératoires (Figure 16).

2. Traitement médical post opératoire


80%
74%
70%
60%
50%
40%
30%
21%
20%
10% 5%
0%
Antalgique + ATB + Antalgique + Antalgique +
Anticoagulant Antispasmodique + Anticoagulant
Anticoagulant

Figure 17: Répartition selon le traitement médical en post-opératoire

Interprétation : Pour la majorité de la population étudiée, soit 74% (n= 178) le


traitement médical administré été un antalgique avec un anticoagulant, à type
d’antalgique avec un antispasmodique et un anticoagulant chez 21% (n=52) de la
population et chez 5% (n=12) on a associé l’antalgique avec l’antibiotique et
l’anticoagulant (Figure 17).

Page 34
Partie Pratique

3. Durée de l’irrigation vésicale


100%
93%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10% 7%
0%
< 24 h > 24 h - 72 h

Figure 18: Répartition selon la durée de l’irrigation vésicale

Interprétation : Pour la majorité de nos patients, soit 93% (n=225) la durée


d’irrigation vésicale été inférieure à 24 h (Figure 18).

4. Ablation de sonde vésicale


90%

80% 77%

70%

60%

50%

40%

30%
23%
20%

10%

0%
< 3 jours > 3 jours

Figure 19 : Répartition selon la durée de sondage vésicale

Interprétation : Pour la majorité de nos patients, soit 77% (n=168) l’ablation de


sonde vésicale été en moins de 3 jours (Figure19).

Page 35
Partie Pratique

5. Durée d’hospitalisation
120%

98%
100%

80%

60%

40%

20%
2%
0%
< 5 jours > 5 jours

Figure 20: Répartition selon la durée d’hospitalisation

Interprétation : La majorité de nos patients, soit 98% (n=237) a été hospitalisé pour
une période inférieure à 5 jours (Figure 20).

6. Examen de l’appareil uro-génital (3 mois plus tard)


120%
99%
100%

80%

60%

40%

20%
1%
0%
Présent Absent

Figure 21: Répartition selon le control de l’appareil uro-génital après 3 mois

Interprétation : Presque la totalité de nos patients, soit 99% (n= 240) était présent à
la consultation externe pour control et examen de l’appareil uro-génital après 3 mois
de l’opération (Figure 21).

Page 36
Discussion

Discussion

L’adénome de la prostate (AP) ou hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), pose un


véritable problème de santé publique dans les pays développés et sous-développés (1).
L’HBP est une des affections bénignes les plus fréquentes chez l'homme de plus de 40
ans (1, 2). C'est un fibro-adénomyome, dont la lésion pathognomonique est
l'hyperplasie des cellules du stroma et de l'épithélium prostatique (3). C'est la
troisième maladie en termes de dépense de santé dans les pays développés, car 70%
des hommes recevront au cours de leur vie un traitement pour l'HPB et 25% des
hommes qui vivent jusqu'à 75 ans nécessiteront un geste chirurgical (1).

Ce qui nous a motivé à réaliser ce travail afin d’établir un état des lieux sur ce sujet et
de déterminer la qualité de prise en charge au sein de service d’Urologie au CHU Ibn
Eljazzar Kairouan durant 2022.

Il s’agissait d’une étude épidémiologique des patients admis au service d’urologie du


centre hospitalier universitaire Ibn Eljazzar Kairouan et de déterminer leurs états
cliniques en pré et post opératoire durant la période d’étude. L’échantillon comprenait
242 dossiers des patients hospitalisés dans le service urologie pour HBPP. L'âge
moyen de nos malades est de 50 ans, alors que NOUTACDIE a trouvé 71,68 ans (38).
La tranche d'âge de 50 à 70 ans est plus représentée dans 72 %. Ceci est comparable
au résultat de NOUTACDIE qui a trouvé un pourcentage de 75,43% pour le même
paramètre (38). On peut ainsi dire que l'AP est une pathologie du sujet âgé avec un
pourcentage relativement élevée pour la tranche d’âge entre 50 et 70ans.

L’ HTA a été l’antécédent médical le plus rencontré dans 11 % des cas. Ce résultat est
supérieur à ceux dans l’étude de Mr Coulibaly (39) et inferieur de Mr Dolo (40) qui
ont trouvé respectivement 9,5% et 17,2%. Le sondage vésical pour des épisodes de
rétention urinaire a été l’antécédent urologique le plus représenté dans 48 % des cas,
A lorsque les résultats de Mr Coulibaly trouvent que la Bilharziose urinaire est
l’antécédent le plus fréquent dans 45,3% des cas (39). Cette différence est
probablement due au fait que son étude a été menée dans un milieu d’endémie

Page 37
Discussion

bilharzienne. La hernie inguinale dominait les antécédents chirurgicaux dans 44% des
cas, cette hernie est favorisée dans nos milieux par les travaux physiques lourds
effectués dans nos milieux ruraux par des personnes de plus de 50 ans et a
l’augmentation fréquente de la pression abdominale lors des poussées mictionnelles
chez ces patients souffrant d’une dysurie. Ce résultat réconforte celui de Noutacdie
qui a eu 13% de cure d’hernie inguinale comme antécédent, d’où la nécessité de
chercher une hypertrophie prostatique devant tout cas d’hernie inguinale chez le sujet
de plus de 50 ans (38).

Dans notre étude 124 patients, soit 51% sont venus en consultation d’eux-mêmes, 118
patients, soit 49% ont été référés par d’autres structures de santé. Dans l’étude
Coulibaly D, 365 patients (50,5%) sont venus d’eux-mêmes et 49,5% ont été référés
par d’autres structures de santé.

La pollakiurie et la dysurie étaient les maîtres symptômes dans 16 à 17 % des cas


inferieure à celui dans l’étude de Traoré C B et al (43) l’ayant trouvé dans 100% des
cas. On peut constater que nos malades ont consulté tardivement puisque la rétention
aigue des urines a été enregistrée comme motif de consultation chez 66,11 % de nos
patients. Inferieure l’étude de Mr Mahamadou Alhader qui a enregistré 92,3% de cas
(42).

La rétention aigue d’urine associée le plus souvent à une prostatite était la


complication préopératoire la plus fréquente (56%). Ce résultat est en partie différent
de celui de Mr R A Doloet al, où l’infection urinaire était la plus fréquente avec un
taux de 6,9% de cas (40) et de Mr M Fané (44) qui avait trouvé l’incontinence urinaire
par regorgement comme la complication la plus fréquente avec un taux de 13,8% de
cas.

Le délai écoulé entre l’apparition des premiers symptômes et la consultation varie de


3 à 6 mois, ce qui montre le caractère insidieux et latent de cette pathologie mais aussi
l’ignorance et la méconnaissance de la pathologie tumorale prostatique par la
population. Alor que dans l’étude de MARICO Z.M le délai écoulé entre l’apparition
des premiers symptômes et la consultation varie de six mois à dix ans (45).

La PSA (Prostate spécifique antigène) est une glycoprotéine secrétée par les cellules
épithéliales de la glande prostatique sous l’action de la testostérone (3, 4, 8). Elle a

Page 38
Discussion

pour rôle essentiel la liquéfaction du sperme et sa quantité dans le sang périphérique


ne doit pas dépasser la valeur seuil de 4ng/ml dans les conditions normales (8, 23).
Rappelons que l’élévation du taux de PSA n’est pas synonyme de cancer mais un
signe d’orientation (23). Dans notre étude, 242 avaient un taux de PSA> 10 ng/ml,
cette élévation du PSA constatée chez nos patients est proportionnelle au volume
prostatique. Cependant M. Traore D a retrouvé un PSA élevé chez 16 malades sur 17
qui avaient une prostate indurée, soit 94,11%. Ceci pourrait présager d’un
adénocarcinome de la prostate dont la confirmation n’est faite que par l’examen
anatomie pathologique de la pièce opératoire (46). L’ECBU L’examen
cytobactériologique des urines a isolé un germe dans l’urine de 31,25% de nos
patients, et le germe responsable de ces infections était surtout l’Escherichia coli dans
60% de cas. Ce résultat est différent du résultat de Mr Coulibaly D chez qui 27,1%
des patients était porteur de germe (40). Ces germes isolés sont presque quasiment
résistants aux antibiotiques couramment utilisés dans notre arsenal thérapeutique. La
créatininémie a révélé chez 242 malades mais le non contrôle post-opératoire fait que
nous ne pouvons pas infirmer ou confirmer l'origine urologique. Cependant Djibril
TRAORE trouve La créatininémie a révélé 2,2% d'insuffisance rénale soit 7 malades
mais le non contrôle post-opératoire fait que nous ne pouvons pas infirmer ou
confirmer l'origine urologique de cette insuffisance (47).

L’échographie rénal, vésical et prostatique sus-pubienne a été réalisée chez 96 % de


nos patients. Dans la série de A. Debbagh et al elle fut réalisée dans 92% des cas (48).
C’est un examen non coûteux, rapide et non invasive, elle est devenue l’examen de
référence dans le diagnostic de l’HBP. Dans notre étude le poids moyen de la prostate
était de 75,5 grammes.

Le traitement reçu avant l'hospitalisation de 96 malades (40%) ont reçu un traitement


médical. Les 14 autres (6%) ont reçu un traitement traditionnel et 54 patients (22%)
ont reçu un traitement mixte (médical et traditionnel) Cependant Djibril TRAORE
trouve 72 malades (22,6%) ont reçu un traitement médical à base de Pygeum
africanum + antibiotique, 43 autres (13,5%) ont reçu un traitement traditionnel, 13
patients (4%) ont reçu un traitement mixte (médical et traditionnel). L'anesthésie
péridurale a été utilisée chez 97% de nos malades. Dans l'étude de NOUTACDIE
cette méthode avait été utilisée chez 52% des patients (38). Au vu de ces deux résultats,
onpeut dire que l'anesthésie péridurale a été la préférence de l'équipe par

Page 39
Discussion

rapport aux autres types d'anesthésie (38).


La voie sous ombilicale médiane transvésicale (type FREYER HRYNTCHACK) a
été la plus pratiquée. L'adénomectomie prostatique est une opération qui saigne, toute
fois nous n'avons enregistré que 12 cas de transfusionsanguine soit 5% des malades.
MALLE (49) avait fait état de 21 cas de transfusionsanguine soit 17,5% et SIMAGA
0,87% (50).

Tous les malades ont reçu un traitement antibiotique de 5 jours. L'irrigation vésicale
au sérum salé était fonction de la couleur des urines. L'hémorragie vésicale avec
formation de caillots a été recensée chez 93% des malades nous amenant ainsi à
prescrire l'etamsylate. La fistule vésico-cutanée en post-opératoire a été retrouvée
chez 93% malades dont après 1 jours d'irrigation vésicale et 7% après 1a 3 jours
d'irrigation vésicale. SIMAGA (50) avait trouvé une fréquence de 14,8% et
NOUTACDIE (38) 18,86%. Malgré cette fréquence inférieure à celle des études
précédentes, certaines habitudes continuent à entretenir l'infection post-opératoire
telles que les conditions d'asepsie au bloc opératoire (peu de matériels pour un
programme vaste) et les conditions de travail au pavillon d'hospitalisation (peu de
matériels de pansement. La suture secondaire a été réalisée chez les malades ayant fait
une suppuration pariétale. Nous avons enregistré 2 décès soit 0,6% dans notre étude
(suspicion d'embolie), la prescription d'anticoagulants (nadroparine calcique
0,3ml/24h) systématique chez les sujets obèses. NOUTACDIE a rapporté 6,8% de
décès dans son étude (38). L'anatomopathologie a montré 65,5% d'adénomyome de la
prostate

Pour la majorité de nos patients, soit 93% la durée d’irrigation vésicale été inférieure à
24 h, alors que pour d’autres études l’irrigation vésicale au sérum salé isotonique
n’était pas systématique mais en fonction de la couleur des urines (35, 36, 37).

La durée moyenne d’ablation de la sonde vésicale était de 3 jours dans 77% de nos
patients.

Cette durée a été de 12 jours dans la série de NOUTACDIE(38). Elle est fonction de la
cicatrisation de la plaie opératoire.

Page 40
Discussion

La durée moyenne d’hospitalisation de nos malades était inférieure à cinq jours


dans98%descas,alorsquedansl’étudeNOUTACDIE,elleétaitde16,8joursavecdesextrêm
es de 10 et 37 jours(38).
Pour cela presque la totalité de nos patients, soit 99% a été présent à la consultation
externe pour control et examen de l’appareil uro-génital après 3 mois de l’opération ce
qui nous a permis d’évaluer leur état et jugé l’absence de complications.

Page 41
Recommandation

Recommandations

Aux pouvoirs publics :


- Promouvoir la formation des personnels de santé pour une meilleure prise en charge
de l’AP ;
- L’équipement de CHU Ibn Eljazzar en matériels adéquats et en moyens diagnostics
pour une meilleure prise en charge de l’AP ;

Aux personnels socio- sanitaires


- L’orientation des malades dès l’apparition des premiers symptômes de l’AP vers un
service spécialisé ;
- Améliorer les conditions d’hospitalisation des patients dans le service d’urologie
afin de réduire les infections nosocomiales ;
- Procéder à une éducation sanitaire incitant le malade à consulter dès l’apparition des
premiers signes afin d’éviter la survenue des complications

Aux patients :
- Ne plus considérer les troubles urinaires comme un tabou ;
- Consulter dès l’apparition des premiers signes urinaires ;
- Se faire examiner une fois par an au-delà de 50 ans à la recherche d’hypertrophie
bénigne de la prostate.

Page 42
Conclusion

Conclusion

L’hypertrophie bénigne de la prostate est la tumeur bénigne la plus fréquente chez


l’homme.

Elle commence sous forme d’hyperplasie fibro-musculaire dans la zone péri-urétrale


avec l’association des éléments glandulaires forment par la suite un fibro-
adénomyome.

Durant l’année 2022, on a colligé 242 de patient porteur d'un adénome de la prostate
ayant été traités dans le service d’urologie de CHU Ibn Jazzar de Kairouan.

Au terme de cette étude nous avons noté que l'adénome de la prostate est une
pathologie fréquente, la tranche d’âge supérieur à 50 ans était la plus concernée,
l'échographie est devenue l'examen de référence au diagnostic de cette pathologie, elle
fut réalisée chez tous nos patients.

Elle se manifeste par des symptômes gênants et variables, bien qu’il n’existe aucun
rapport entre le volume et le degré des gênes mictionnels qu’il provoque tels que les
mictions par regorgement, la rétention aiguë d’urine, l’infection urinaire et
l’hématurie.

Pour améliorer la prise en charge et diminuer le délai entre les premiers symptômes et
le diagnostic, Il faudrait procéder à des compagnes d’information mettant en évidence
le bénéfice d’un diagnostic précoce de la maladie et facilité l’accès aux examens
complémentaires. Ce qui permet aux soignants la prise en charge les patients d'une
façon plus appropriée de point de vue modalité thérapeutique adéquate et suivi pour
chaque patient.

Page 43
Bibliographie

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Bamako.1990.90.M11
Annexe

Annexe
Annexes

FICHE D' ENQUÊTE

I/ IDENTIFICATION DU PATIENT

1/ Age :

2/ Profession :

Commerçant Enseignant Ouvrier fonctionnaire retraité

Autres à préciser ……………………..

3/ Situation matrimoniale : Marié Célibataire Divorcé Veuf

4/ Origine : Urbaine Rurale

II/ ANTECEDENTS

Antécédents médicaux : UGD Diabète HTA Urétrite

Insuffisance rénale Prostatite

Port de sonde vésicale Bilharziose Orchi-Epididymite

Autres à préciser ……………………………

Antécédents chirurgicaux : Hernie (inguinale, inguino-scrotale) Appendicite


Péritonite Occlusion intestinale Hydrocèle Autres à préciser
……………………..

III/ MODE DE RECRUTEMENT

Fortuite Urgence Venu de lui-même Référé par un médecin

IV/ MOTIFS DE CONSULTATION

Troubles mictionnels : Dysurie Pollakiurie Miction impérieuse

Hématurie Miction par regorgement Brûlure mictionnelle

Faiblesse du jet Rétention aiguë d’urine Autres à préciser ……………


Annexes

Infections : Cystite Prostatite Orchi-Epididymite Adénomite


Urétrite Pyurie Autres à préciser ……………………….

V- ETUDE CLINIQUE ET PARACLINIQUE

Durée de la maladie……………………..

Couleur de la miction : Trouble Purulente Hématique Jaune

Autres à préciser ………………………..

Dysurie : Oui Non

Fréquence de la pollakiurie nocturne …………………….

Diagnostic positif

Résultat du TR : Prostate

Douleur : Oui Non

Contour : Régulier Irrégulier

Surface : Bien limitée Mal limitée Indéterminée

Consistance : -Souple, ferme, élastique Dure -Nodulaire


Indéterminée

Biologie et Biochimie

E.C.B.U et antibiogramme…………fait non fait

Glycémie…………………………… fait non fait

Créatininémie……………………… fait non fait

Urémie……………………………..fait non fait

HB…………………………………. fait non fait

Groupe Rhésus……………………. fait non fait

P.S.A……………………………… fait non fait


Annexes

VS………………………………… fait non fait

TCK……………………… fait non fait.

GBR………………………………. fait non fait

GBB…………………………………. fait non fait

Radiologie et Endoscopie

Echographie rénale……………………………………..…………. Fait Non fait

Echographie vésicale…………………………………………..… Fait Non fait

Echographie prostatique………………………………………….. Fait Non fait

Urographie intra veineuse………………………………………….. Fait Non fait

Urétrocystographie rétrograde……………………………………. Fait Non fait

Cystoscopie……………………………………………………….. Fait Non fait

VI- COMPLICATIONS PRE-OPERATOIRES

Vessie= Globe vésical Diverticule Lithiase Vessie de lutte

AUTRES à préciser……………………………………

Reins= Douleur Gros reins Kyste rénal Lithiase

Bassinent et Uretère= Dilaté Lithiase Sténose

Hernie : Oui Non

Bourse : OrchiteOrchi-Epididymite Hydrocèle Kyste du cordon

VII- TRAITEMENTS

Traitements reçus avant l’hospitalisation

1=Traditionnel Médical Médico-Traditionnel Aucun

5=Autres à préciser………………………

Résultats : 1=Satisfaisant 2=Non satisfaisant 3=Indéterminé


Annexes

Traitement médical : 1=ATB 2=ATB+AINS

3=ATB+α-bloquant 4=ATB+Hémostatique

Traitement chirurgical

Type d’anesthésie : Rachianesthésie

Anesthésique péridurale Anesthésie générale

Voie d’abord : Médiane sous ombilicale Endoscopie

Autres à préciser ………..

Révision vésicale : Adénome trilobé Lobe médian

Adénome bilobé Sclérose du col

Hémostase : Sonde dans la vessie + Point d’angle en x

Sonde dans la loge prostatique + Point d’angle en x

Sonde dans la loge prostatique + Surjet autour de la loge prostatique

Astuces : Grand fil + sonde sus-pubienne + sonde à double courant

Grand fil + sonde sus-pubienne + sonde simple

Evolution favorable : OUI NON

VIII- SUIVI POST-OPERATOIRE

Complications post-opératoires :

Hémorragie Fistule vésicocutanée AVC

Accident thrombo-embolique Suppuration pariétale Sclérose du col

Orchite Lâchage de la vessie Incontinence urinaire

Chute de la sonde Décès

12=Autres à préciser………………………
Annexes

Nécessité de transfuser : Oui Non

Traitement médical : ATB + Antalgique ATB + Antalgique + Anticoagulant

ATB + Antalgique + Autres

Anapath: Adénome Adénomyome Fibromyome Myome

Durée de l’irrigation vésicale:……………..

Ablation des fils:………….

Ablation sonde vésicale:………….

Durée d’hospitalisation:…………………..

Examen de l’appareil uro-génital (3 mois plus tard)

Présent Absent

Résultat………………
Sujet : Etude épidémiologique et clinique
Institut Supérieure des Sciences Année universitaire :
de l’adénome de prostate au service
Infirmier de Kairouan 2022/2023
d’urologie Kairouan 2022

Résumé
Introduction : Les tumeurs de la prostate sont des proliférations excessives de
cellules anormales aux dépens de la glande prostatique. On distingue deux types : les
tumeurs bénignes et les tumeurs malignes ou cancer. Ces tumeurs peuvent perturber
la miction en obstruant plus ou moins complètement la lumière de l’urètre. L’origine
de ces tumeurs est inconnue mais leur fréquence augmente avec le vieillissement.
Objectif général : Etudier les tumeurs de la prostate dans le service d’urologie au
CHU Ibn Eljazzar Kairouan durant l’année 2022.
Résultats : Dans notre service d’étude, l’adénomectomie trans-vésicale a occupé la
première place dans l’activité durant cette année, soit 34,28% des cas, dont 242 de
patient porteur d'un adénome de la prostate ayant été traités dans le service d’urologie
de CHU Ibn Jazzar de Kairouan, dont 72% (n=173) des patients sont âgé plus de 50
ans. Le délai entre le début des symptômes et la consultation était compris entre 3 et
6 mois pour la moitié de la population étudiée. Les troubles mictionnels chez nos
patients étaient marqués par la pollakiurie de fréquence 0,17, la brûlure mictionnelle
de fréquence 0,17, la dysurie de fréquence 0,16, la faiblesse du jet de fréquence 0,16,
la miction impérieuse, la rétention aigue d’urine et l’hématurie de fréquence 0,06.
La voie d’abord chirurgicale pour la majorité de nos patients, soit 95% (n=230) été
endoscopique L’évolution été favorable pour 98% (n=238) des patients.
Conclusion : L'HBP est une affection fréquente dont la prévalence est sous-estimée,
et dont le diagnostic pourrait plus souvent être évoqué lorsque les patients de plus de
55 ans consultent pour trouble urinaire en tenant compte de la réticence des patients à
aborder le sujet.

Adénome – Prostate – épidémiologie


Mots clés :
Kairouan – Diagnostic - évolution

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