PFE Assma
PFE Assma
Université de Kairouan
DE KAIROUAN
(Autorisation N° : 04/2007)
En vue de l’obtention
Présenté le : / /2023
Jury :
Président(e) :…………
Membres :………
Dédicacés
DEDICACES
bonheur
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Remerciements
Remerciements
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Le serment de Florence Nightingale
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Table de matières
Table de matières
Introduction ............................................................................................................................... 1
Problématique........................................................................................................................... 3
Objectifs..................................................................................................................................... 4
Partie théorique ........................................................................................................................ 5
I. Définition....................................................................................................................... 6
II. Epidémiologie................................................................................................................ 6
III. Rappel anatomique .................................................................................................... 6
IV. Anatomie Pathologique ............................................................................................. 6
V. Physiopathologie de l’adénome de la prostate............................................................... 7
VI. Les signes cliniques de l’adénome de la prostate ...................................................... 8
VII. DIAGNOSTIC DE L’ADENOME DE PROSTATE .............................................. 10
VIII. Diagnostic différentiel ............................................................................................. 12
IX. Formes cliniques...................................................................................................... 12
X. Formes compliquées .................................................................................................... 13
XI. Evolution ................................................................................................................. 13
X. Traitement : .................................................................................................................... 15
XI. Complications post-opératoires précoces de la chirurgie : ............................................ 17
Suites opératoires : ................................................................................................................. 18
Partie pratique......................................................................................................................... 20
Matériel et méthodes ............................................................................................................... 21
1. Type d'étude ................................................................................................................ 21
2. Lieu de l’étude ............................................................................................................. 21
3. Période de l’étude ........................................................................................................ 21
4. Critères d’inclusion ..................................................................................................... 21
5. Critères de non inclusion ............................................................................................. 21
Nature et mode de recueil des données ............................................................................... 21
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Table de matières
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Liste de tableaux
Liste de Tableaux
Tableau I:Répartition des patients de l’étude selon leurs antécédents médicaux 24
Tableau II:Répartition selon les antécédents chirurgicaux 25
Tableau III:Répartition des patients de l’étude selon les troubles mictionnels 26
Tableau IV:Répartition des patients de l’étude selon le type de l’infection 26
Tableau V:Répartition selon la réalisation des examens biologies 30
Tableau VI:Répartition selon la réalisation des examens radiologique et
endoscopique 30
Tableau VII:Répartition selon le traitement médical administré 31
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Liste de Figures
Liste de Figures
Figure 1:Répartition de la population étudiée selon l’âge 23
Figure2:Répartition de la population étudiée selon la profession 23
Figure3:Répartition de la population étudiée selon l’origine 24
Figure 4:Répartition des patients de l’étude selon leurs modes de recrutement 25
Figure 5:Répartition selon le délai entre début de la symptomatologie et la
consultation 27
Figure 6 : Répartition des patients de l’étude selon la couleur des urines 27
Figure 7:Répartition des patients de l’étude selon la sensation de douleur 28
Figure 8:Répartition des patients de l’étude selon le contour de la prostate 28
Figure 9: Répartition des patients de l’étude selon la surface de la prostate 29
Figure 10:Répartition des patients de l’étude selon la consistance de la prostate 29
Figure 11:Répartition selon le type de traitements reçus avant l’hospitalisation 31
Figure 12:Répartition selon le type d’anesthésie lors de l’acte opératoire 32
Figure 13:Répartition selon la voie d’abord chirurgicale 32
Figure 14:Répartitionselonl’évolution des patients 33
Figure 15:Répartition selon la nécessité de transfusion 33
Figure 16:Répartition selon l’évolution post-opératoire 34
Figure 17:Répartition selon le traitement médical en post opératoire 34
Figure 18:Répartition selon la durée de l’irrigation vésicale 35
Figure 19 : Répartition selon la durée de sondage vésicale 35
Figure 20:Répartition selon la durée d’hospitalisation 36
Figure 21:Répartition selon le control de l’appareil uro-génital après 3 mois 36
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Abréviations
Abréviations
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Introduction
Introduction
Presque la totalité des hommes au long de leurs vies présente au moins une
manifestation clinique liée à la prostate adénomateuse mais aussi carcinomateuse,
dont aucun facteur favorisant de l’adénome de la prostate sauf l’âge n’a pu être posé
de façon formelle (1).
Le risque de transformation en cancer est toujours posé (1, 3). En Tunisie, le cancer
de la prostate est le troisième cancer de l'homme après le cancer du poumon et le
cancer de la vessie (5, 6). Son incidence est en nette augmentation en raison de la
généralisation du dépistage devant tout trouble urinaire et adénome de la prostate par
le dosage sérique de PSA (Prostate SpecificAntigen) (7). Une augmentation de cette
incidence est estimée à 20% en 2021(8).
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Introduction
Dans le but d’évaluer la prévalence de cette pathologie dans notre région de santé et
d’étudier l’aspect clinique, paraclinique et évolutif de nos patients durant les premiers
six mois de l’année 2022, on a élaboré cette étude.
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Problématique
Problématique
L’HBP d’étiopathogénie non encore élucidée est l’une des pathologies urologiques les
plus courantes. C’est une tumeur bénigne de l’homme à partir de la cinquantaine (3).
Son incidence va en augmentant avec le vieillissement de la population. Cette
pathologie entraîne surtout une détérioration progressive de la qualité de vie des
patients.
C'est la troisième maladie en termes de dépense de santé dans les pays développés, car
70% des hommes recevront au cours de leur vie un traitement pour l'HBP et 25% des
hommes qui vivent jusqu'à 75 ans nécessiteront un geste chirurgical (1).
Ce qui nous a motivé à réaliser ce travail afin d’établir un état des lieux sur ce sujet et
de déterminer la qualité de prise en charge au sein de service d’Urologie au CHU Ibn
Eljazzar Kairouan durant 2022.
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Objectifs
Objectifs
Objectif Général :
Etudier le profil épidémiologique des patients admis au service d’Urologie du centre
hospitalier universitaire Ibn Eljazzar Kairouan et de déterminer leurs états cliniques en
pré et post opératoire durant 2022.
Objectifs spécifiques :
- Déterminer la fréquence de l'adénomectomie dans l'activité chirurgicale du service
d'Urologie de CHU Ibn Eljazzar de Kairouan durant 2022 ;
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Partie théorique
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Partie théorique
I. Définition
II. Epidémiologie
Aucun facteur favorisant de l’adénome de la prostate sauf l’âge n’a pu être posé de
façon formelle. Presque la totalité des hommes au long de leurs vies auront au moins
une manifestation clinique liée à la prostate adénomateuse mais aussi carcinomateuse
(9, 10, 11).
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Partie théorique
manifestent par des hématuries ou par une rétention partielle ou complète des
urines.
Il n’est pas rare de voir une insuffisance rénale et / ou une hypertension artérielle à
la suite d’une atrophie hydro- néphrétique provoquée par l’ischémie du
parenchyme secondaire à l’hypertension (10, 11).
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Partie théorique
Page 8
Partie théorique
• Autres manifestations :
• L’infection urinaire : Elle se fait suite à la stase urinaire ce qui aggrave les
troubles mictionnels, se manifeste par des brûlures urétrales, majore la
pollakiurie et l’impériosité mictionnelle.
• Les mictions par regorgement : C’est l’émission d’urine par mécanisme du
trop-plein d’urine qui dépasse le sommet de l’adénome et cherche à s’échapper
parce que l’adénome par son développement occupe un certain volume de la
capacité vésicale. La miction par regorgement révèle 5% des obstructions
prostatiques et dans un cas sur trois se complète d’une distension du haut
appareil urinaire avec ou sans insuffisance rénale.
• Rétention aiguë d’urine : Elle attire immédiatement l’attention sur le bas
appareil urinaire. Elle se manifeste volontiers au cours d’une poussée
inflammatoire de l’adénome où elle s’installe au cours d’un repas prolongé et
bien arrosé ou d’un besoin d’uriner longtemps contenu. L’envie est d’abord
impérieuse et douloureuse, puis devant l’impossibilité à l’assouvir elle devient
rapidement intolérable avec une douleur à l’origine d’un état d’agitation ou de
prostration. Ces malades doivent être rapidement soulagés soit par sondage
trans-urétral soit par cathétérisme sus-pubienne (15, 16).
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Partie théorique
L’examen clinique retrouve une masse régulière, mate, douloureuse tant à la palpation
qu’à la percussion, tendue au-dessous de la symphyse pubienne et peut remonter
jusqu’à l’ombilic et même le dépasser (16, 17, 18).
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Partie théorique
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Partie théorique
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Partie théorique
- Diabétique ;
- Cirrhose hépatique.
Selon l’âge : L’âge est un facteur favorisant d’apparition de l’AP (10, 13).
- l’HBP microscopique : Dès l’âge de 30 ans, 8% des hommes présentent des lésions
histologiques d’HBP, puis 50% durant la cinquantaine et 80% durant la huitième
décennie. En résumé, 75 à 80% des hommes de plus de 40 ans développent ou vont
développer une HBP microscopique et un homme sur deux ayant une HBP
microscopique évoluera vers une HBP macroscopique. Sur un sondage effectué
auprès de 913 hommes âgés de 50 à 70 ans 8% subiront une intervention chirurgicale
(10, 13).
X. Formes compliquées
Forme avec rétention aigue d’urine ;
XI. Evolution
Favorable : Il est habituel de décrire l’évolution des symptômes de l’AP en trois
périodes successives (13).
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Partie théorique
Page 14
Partie théorique
2) Complications infectieuses :
➢ Infection urinaire : Cela prouve que la stase des voies urinaires reflète
une mauvaise vidange de la vessie. Une miction bactérienne a été
trouvée chez environ 30% des patients avant la chirurgie. Les bactéries
les plus impliquées sont les Enterobacteriacea, avec la plus forte teneur
en E. coli, représentant 80%. Au TR, la glande prostatique est
hypertrophiée et tendue, en particulier avec une douleur extrême (19).
➢ Epididymite aigue : c’est une complication relativement fréquente, à
mode aigue (palpation d’un gros épididyme douloureux ou subaigu
(noyaux épididymaires plus ou moins sensibles) (19).
➢ Pyélonéphrite aigue et septicémie : elles sont plus rares et reflètent une
contamination hématogène ou un reflux sur urines infectées (18, 19).
3) Hématurie : L'hématurie brute n'est pas une complication spécifique de l'AP et
se retrouve dans 10% à 20% des cas. Cette hématurie est en principe initiale,
car le saignement est d'origine cervicale et correspond à la rupture des varices
situées sous la muqueuse au niveau du col vésical, mais peut coaguler
complètement et provoquer des UAR. Ne signaler que l'hématurie est rapporté
à l’AP que lorsque toute autre cause d’hématurie a été exclue (18)
4) Lithiase vésicale : La stase sanguine et les calculs vésicaux (vessie ou
diverticule) et l'infection se manifestent cliniquement par une hématurie et une
douleur périnéale irradiant vers le gland et augmentant avec l'exercice.
Environ 3% des cas ont des calculs vésicaux (19).
X. Traitement :
Le but du traitement est la levée de l’obstacle que représente la tumeur bénigne (AP)
(13, 16, 20, 21, 22).
Médicale : Il est important de se rappeler que le blocage de la prostate causé par l'AP
a deux composantes :
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Partie théorique
➢ Chirurgie à ‘’ciel ouvert’’ : Elle est utilisée surtout pour les gros adénomes, de
plus de 60 grammes. Adénomectomie Trans vésicale C’est une technique qui
est réservée en générale pour les gros adénomes, elle est très utilisée (10).
1- Installation du malade :
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Partie théorique
2- L’incision cervicoprostatique
Entraîne une amélioration spectaculaire des symptômes. L’éjaculation antérograde est
conservée dans 82 – 95 % des cas (29, 30).
. Le traitement thermique ;
. Le traitement mécanique.
1. Complications hémorragiques :
Ils sont dus au défaut d'hémostase d’où la nécessité de reprendre la chirurgie ou au
passage de la prothrombine dans la circulation sanguine, accompagné du déclin des
plaquettes et du fibrinogène plasmatique provoqué par un trouble de la crasse
sanguine de la coagulation intravasculaire disséminée.
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Partie théorique
2. Complications infectieuses :
Il peut s'agir d'une simple infection des voies urinaires postopératoire qui est favorisée
par la présence de cathéters urétraux. Chez les patients ayant des antécédents
d'infection de la prostatite ou avec une urine non stérile, l’orchi-épidedemite se
produit plus fréquemment sur la sonde.
➢ Chirurgie endoscopique :
Les complications hémorragiques et l'incontinence sont les mêmes que dans la
chirurgie ouverte. Pendant la résection endoscopique, il peut y avoir des
complications appelées syndrome de résorption de liquide ou "syndrome TURP".
Après résection ou syndrome post-résection, l'ouverture du lac veineux ou de la
capsule prostatique est favorable. Surtout lorsque l'opération d'excision dure plus
d'une heure et qu'un saignement se produit, une grande quantité de liquide de
nettoyage doit être utilisée.
Suites opératoires :
Certains malades ne sont pas satisfaits généralement après une adénomectomie.
Il peut s’agir de :
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Partie théorique
La reprise de la dysurie due à une sténose du col, une sténose de l’urètre ou du méat,
une opération incomplète, récidive de l’adénome ou apparition d’un cancer ;
Après cette chirurgie le col reste béant et l’éjaculation se fait par voie rétrograde, Il est
donc impératif d’informer le malade sur la possibilité d’éjaculation rétrograde en post
opératoire (28, 29, 30).
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Partie pratique
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Partie Pratique
Matériel et méthodes
1. Type d'étude
2. Lieu de l’étude
Notre étude était effectuée dans le service d’urologie CHU Ibn Eljazzar Kairouan.
3. Période de l’étude
Nous avons étudié durant les mois Janvier et Février 2023 les dossiers des patients
admis au service d’urologie CHU Kairouan durant l’année 2022 pour Adénome de
prostate.
4. Critères d’inclusion
-Tous les patients admis au service de chirurgie pour troubles urinaires sur adénome
de prostate.
Le recueil des données s'est effectué grâce à une fiche d’exploitation présentée en
annexe.
Cette fiche a donc été appliquée sur l'ensemble des dossiers retenus grâce aux critères
d'inclusions et d'exclusions.
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Partie Pratique
Les statistiques et les données ont été saisies manuellement puis les résultats sont
présentés sous forme de tableaux et de graphiques à l’aide du programme Microsoft
Excel 2010.
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Partie Pratique
Résultats
I. Identification de la population étudiée
1. Selon l’âge
80%
72%
70%
60%
50%
40%
30%
25%
20%
10%
3%
0%
< 40 ans 40 à 50 ans > 50 ans
Interprétation :
D’après les résultats présentés sur la Figure 1, la majorité des patients, soit 72%
(n=173), avait un âge plus que 50 ans, 25% (n=61) entre 40 et 50 ans et 3% (n=8)
moins de 40 ans.
2. Selon la profession
50%
40% 39%
30% 30%
20%
13%
10% 8% 10%
0%
Commerçant Enseignant Fonctionnaire Retraité Autres
Interprétation :
Les résultats présentés sur la Figure 2 montrent que 39% (n=96) de notre population
étudiée étaient des retraités, 30% (n=72) des chômeurs ou des agriculteurs, 13%
(n=31) des fonctionnaires, 10% (n=24) des enseignants et 8% (n=19) des
commerçants.
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Partie Pratique
3. Selon l’origine
Urbaine Rurale
25%
75%
Interprétation :
D’après les résultats sur la Figure 3, on note que 75% (n=181) de la population
étudiée étaient d’origine urbaine.
II. Antécédents
1. Antécédents médicaux
Tableau I: Répartition des patients de l’étude selon les antécédents médicaux
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Partie Pratique
2. Antécédents chirurgicaux
Tableau II : Répartition selon les antécédents chirurgicaux
Interprétation : Selon les résultats illustrés sur le tableau ci-dessus, les principaux
antécédents chirurgicaux de nos patients d’étude étaient la hernie inguinale,
l’appendicite et l’hydrocèle dans des fréquences respectives de 0,44, 0,20 et 0,13.
40%
34%
30%
20%
15%
10%
0%
Fortuitr urgence Venu de la consultation Référé par un médecin
privé
Interprétation : D’après les résultats présentés sur la Figure 4, on note que 51%
(n=124) des patients étérecruté de la consultation externe, 34% (n=82) par la voie des
urgences et 15% (n=36) référés par un médecin privé.
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Partie Pratique
1. Troubles mictionnels
Tableau III : Répartition des patients de l’étude selon les troubles mictionnels
Interprétation : Les troubles mictionnels chez nos patients présentés sur le tableau
III sont la pollakiurie, les brûlures mictionnelles, la dysurie, la faiblesse du jet, la
miction impérieuse, la rétention aigue d’urine et l’hématurie dans des fréquences
respectives de 0,17- 0,17- 0,16- 0,16- 0,16- 0,12 et 0,06.
2. Infections
Tableau IV : Répartition des patients de l’étude selon le type de l’infection
Interprétation : Le tableau IV présente les infections chez nos patients telles que la
prostatite, l’urétrite, l’orchi-épididymite, l’adénomite, la pyurie et la cystite dans des
fréquences respectives de 0,56- 0,18- 0,12- 0,05- 0,05 et 0,04.
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Partie Pratique
60%
50% 50%
40%
33%
30%
20%
10% 10%
7%
0%
< 3 mois 3 à 6 mois 6 mois à 1 an > 1 an
Interprétation : D’après les résultats présentés sur la Figure 5, le délai pour consulter
était compris entre 3 et 6 mois dans 50% des cas et pour 33% (n=81) de la population
c’était entre 6 mois et un an.
60% 58%
50%
40%
30%
30%
20%
12%
10%
0%
Trouble purulente Hématique Jaune
Interprétation : Les résultats illustrés sur la Figure 6 montrent que pour 58%
(n=141) de la population étudiée, la couleur des urines était jaune, 30% (n=73)
hématique et trouble purulente pour 12% (n=28) des cas.
Page 27
Partie Pratique
3. Douleur
Oui Non
1%
99%
Interprétation :les résultats illustrés sur la Figure 7,montrent que 99% (n=240) de la
population étudiée étaient algiques.
4. Contour
Régulier Irrégulier
13%
87%
Interprétation : Les résultats présentés sur la Figure 8, montrent que 87% (n=209) de
la population étudiée avaient un contour régulier de la prostate.
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Partie Pratique
5. Surface
90%
80% 77%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
14%
10% 9%
0%
Bien limitée Mal limitée Indéterminée
6. Consistance
50%
45%
45%
40%
35% 32%
30%
25%
20%
15% 14%
10%
6%
5% 3%
0%
Souple Dure Nodulaire Ferme, Indéterminée
élastique
Interprétation : Les résultats représentés sur la Figure 10, montrent que 45% (n=
108) de nos patients avaient une consistance souple de la prostate, ferme ou élastique
pour 32% (n=78) des cas, nodulaire pour 14% (n=33), dure pour 6% (n=16) et
indéterminée pour 3% (n=7) des patients de l’étude.
Page 29
Partie Pratique
7. Biologie et biochimie
Tableau V : Répartition selon la réalisation des examens biologies
Examens biologiques Effectifs Fréquence
ECBU 242 0,11
Antibiogramme 78 0,03
Glycémie 242 0,11
Créatininémie 242 0,11
Urémie 242 0,11
HB 242 0,11
Groupe Rhésus 242 0,11
P.S.A 242 0,11
VS 242 0,11
TCK 242 0,11
Interprétation : Les résultats récapitulés sur le tableau V, montrent que les examens
biologiques réalisés pour tous nos patients étaient l’ECBU, la glycémie, la
créatininémie, l’urémie, l’HB, le groupe Rhésus, le PSA, le VS et le TCK dans des
fréquences de 0.11 et l’antibiogramme dans une fréquence de 0.03, sachant que
seulement six patients avaient des chiffres de créatinine élevés.
8. Radiologie et endoscopie
Tableau VI : Répartition selon la réalisation des examens radiologique et endoscopique
Interprétation : Les résultats illustrés sur le tableau VI, montrent que les principaux
examens complémentaires réalisés pour nos patients étaient l’échographie rénale,
l’échographie vésicale et l’échographie prostatique dans des fréquences de 0,32.
Page 30
Partie Pratique
VI. Traitements
1. Traitement reçus avant l’hospitalisation
45%
40%
40%
35% 32%
30%
25%
22%
20%
15%
10%
6%
5%
0%
Traditionnel Médical Médico-Traditionnel Aucun
Interprétation : Les résultats illustrés sur la Figure 11, montrent que 40% de notre
population étudiée avaient reçu des traitements médicaux avant l’hospitalisation, 22%
des traitements médico-traditionnels, 6% des traitements traditionnels. Alors que 30%
n’avaient reçu aucun traitement avant l’hospitalisation.
2. Traitement médical
Tableau VII : Répartition selon le traitement médical administré
Interprétation : Comme indiqué ci-dessus, les traitements médicaux reçu par nos
patients étaient des antibiotiques associés aux α-bloquants et des antibiotiques
associés aux anti-inflammatoires non stéroïdiens dans des fréquences respectives de
0,51 et 0,42.
Page 31
Partie Pratique
3. Type d’anesthésie
3%
97%
5%
95%
Page 32
Partie Pratique
2%
Favorable
Non favorable
98%
6. Nécessité de transfusion
Oui Non
2%
98%
Interprétation : La majorité de nos patients, soit 98% (n=236) avait une transfusion
sanguine lors de l’opération (Figure 15).
Page 33
Partie Pratique
1. Evolution post-opératoire
120%
100% 97%
80%
60%
40%
20%
0% 2% 0,50% 0,50%
Hémorragie AVC Accident thrombo- Pas de complication
embolique
Interprétation : La majorité de nos patients, soit 97% (n=234) n’avait pas présenté
des complications post-opératoires (Figure 16).
Page 34
Partie Pratique
80% 77%
70%
60%
50%
40%
30%
23%
20%
10%
0%
< 3 jours > 3 jours
Page 35
Partie Pratique
5. Durée d’hospitalisation
120%
98%
100%
80%
60%
40%
20%
2%
0%
< 5 jours > 5 jours
Interprétation : La majorité de nos patients, soit 98% (n=237) a été hospitalisé pour
une période inférieure à 5 jours (Figure 20).
80%
60%
40%
20%
1%
0%
Présent Absent
Interprétation : Presque la totalité de nos patients, soit 99% (n= 240) était présent à
la consultation externe pour control et examen de l’appareil uro-génital après 3 mois
de l’opération (Figure 21).
Page 36
Discussion
Discussion
Ce qui nous a motivé à réaliser ce travail afin d’établir un état des lieux sur ce sujet et
de déterminer la qualité de prise en charge au sein de service d’Urologie au CHU Ibn
Eljazzar Kairouan durant 2022.
L’ HTA a été l’antécédent médical le plus rencontré dans 11 % des cas. Ce résultat est
supérieur à ceux dans l’étude de Mr Coulibaly (39) et inferieur de Mr Dolo (40) qui
ont trouvé respectivement 9,5% et 17,2%. Le sondage vésical pour des épisodes de
rétention urinaire a été l’antécédent urologique le plus représenté dans 48 % des cas,
A lorsque les résultats de Mr Coulibaly trouvent que la Bilharziose urinaire est
l’antécédent le plus fréquent dans 45,3% des cas (39). Cette différence est
probablement due au fait que son étude a été menée dans un milieu d’endémie
Page 37
Discussion
bilharzienne. La hernie inguinale dominait les antécédents chirurgicaux dans 44% des
cas, cette hernie est favorisée dans nos milieux par les travaux physiques lourds
effectués dans nos milieux ruraux par des personnes de plus de 50 ans et a
l’augmentation fréquente de la pression abdominale lors des poussées mictionnelles
chez ces patients souffrant d’une dysurie. Ce résultat réconforte celui de Noutacdie
qui a eu 13% de cure d’hernie inguinale comme antécédent, d’où la nécessité de
chercher une hypertrophie prostatique devant tout cas d’hernie inguinale chez le sujet
de plus de 50 ans (38).
Dans notre étude 124 patients, soit 51% sont venus en consultation d’eux-mêmes, 118
patients, soit 49% ont été référés par d’autres structures de santé. Dans l’étude
Coulibaly D, 365 patients (50,5%) sont venus d’eux-mêmes et 49,5% ont été référés
par d’autres structures de santé.
La PSA (Prostate spécifique antigène) est une glycoprotéine secrétée par les cellules
épithéliales de la glande prostatique sous l’action de la testostérone (3, 4, 8). Elle a
Page 38
Discussion
Page 39
Discussion
Tous les malades ont reçu un traitement antibiotique de 5 jours. L'irrigation vésicale
au sérum salé était fonction de la couleur des urines. L'hémorragie vésicale avec
formation de caillots a été recensée chez 93% des malades nous amenant ainsi à
prescrire l'etamsylate. La fistule vésico-cutanée en post-opératoire a été retrouvée
chez 93% malades dont après 1 jours d'irrigation vésicale et 7% après 1a 3 jours
d'irrigation vésicale. SIMAGA (50) avait trouvé une fréquence de 14,8% et
NOUTACDIE (38) 18,86%. Malgré cette fréquence inférieure à celle des études
précédentes, certaines habitudes continuent à entretenir l'infection post-opératoire
telles que les conditions d'asepsie au bloc opératoire (peu de matériels pour un
programme vaste) et les conditions de travail au pavillon d'hospitalisation (peu de
matériels de pansement. La suture secondaire a été réalisée chez les malades ayant fait
une suppuration pariétale. Nous avons enregistré 2 décès soit 0,6% dans notre étude
(suspicion d'embolie), la prescription d'anticoagulants (nadroparine calcique
0,3ml/24h) systématique chez les sujets obèses. NOUTACDIE a rapporté 6,8% de
décès dans son étude (38). L'anatomopathologie a montré 65,5% d'adénomyome de la
prostate
Pour la majorité de nos patients, soit 93% la durée d’irrigation vésicale été inférieure à
24 h, alors que pour d’autres études l’irrigation vésicale au sérum salé isotonique
n’était pas systématique mais en fonction de la couleur des urines (35, 36, 37).
La durée moyenne d’ablation de la sonde vésicale était de 3 jours dans 77% de nos
patients.
Cette durée a été de 12 jours dans la série de NOUTACDIE(38). Elle est fonction de la
cicatrisation de la plaie opératoire.
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Discussion
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Recommandation
Recommandations
Aux patients :
- Ne plus considérer les troubles urinaires comme un tabou ;
- Consulter dès l’apparition des premiers signes urinaires ;
- Se faire examiner une fois par an au-delà de 50 ans à la recherche d’hypertrophie
bénigne de la prostate.
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Conclusion
Conclusion
Durant l’année 2022, on a colligé 242 de patient porteur d'un adénome de la prostate
ayant été traités dans le service d’urologie de CHU Ibn Jazzar de Kairouan.
Au terme de cette étude nous avons noté que l'adénome de la prostate est une
pathologie fréquente, la tranche d’âge supérieur à 50 ans était la plus concernée,
l'échographie est devenue l'examen de référence au diagnostic de cette pathologie, elle
fut réalisée chez tous nos patients.
Elle se manifeste par des symptômes gênants et variables, bien qu’il n’existe aucun
rapport entre le volume et le degré des gênes mictionnels qu’il provoque tels que les
mictions par regorgement, la rétention aiguë d’urine, l’infection urinaire et
l’hématurie.
Pour améliorer la prise en charge et diminuer le délai entre les premiers symptômes et
le diagnostic, Il faudrait procéder à des compagnes d’information mettant en évidence
le bénéfice d’un diagnostic précoce de la maladie et facilité l’accès aux examens
complémentaires. Ce qui permet aux soignants la prise en charge les patients d'une
façon plus appropriée de point de vue modalité thérapeutique adéquate et suivi pour
chaque patient.
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Bibliographie
Bibliographie
1. FOURCADE R.O., GAUDIN A.F., MAZZETA C., ROBERTSON
C., BOYLE P. : Prévalence des troubles du bas appareil urinaire et de
l'incontinence chez les adultes auxerrois. Presse Med., 2002 ; 31 : 202-
210.
9. MC NEAL:
Anatomy of the prostate; can historic survey of divergent Views.
The prostate 1980; p 1; 3 -13
11. KHOURY. S :
Anatomie de la prostate. Ed 1991
12. PERRIN-PAUL :
Atelier de perfectionnement en échographie prostatique. PARIS 1987
18. LE DUC-A :
La résection endoscopique de l’adénome de la prostate par laser.
holmium-YAGseminurol 1997 ; p 23 ; 277-280
19. MOTTE T. N :
Adénome de la prostate. Impact-Internat Août 1990 p 103-118
Annexe
Annexes
I/ IDENTIFICATION DU PATIENT
1/ Age :
2/ Profession :
II/ ANTECEDENTS
Durée de la maladie……………………..
Diagnostic positif
Résultat du TR : Prostate
Biologie et Biochimie
Radiologie et Endoscopie
AUTRES à préciser……………………………………
VII- TRAITEMENTS
5=Autres à préciser………………………
3=ATB+α-bloquant 4=ATB+Hémostatique
Traitement chirurgical
Complications post-opératoires :
12=Autres à préciser………………………
Annexes
Durée d’hospitalisation:…………………..
Présent Absent
Résultat………………
Sujet : Etude épidémiologique et clinique
Institut Supérieure des Sciences Année universitaire :
de l’adénome de prostate au service
Infirmier de Kairouan 2022/2023
d’urologie Kairouan 2022
Résumé
Introduction : Les tumeurs de la prostate sont des proliférations excessives de
cellules anormales aux dépens de la glande prostatique. On distingue deux types : les
tumeurs bénignes et les tumeurs malignes ou cancer. Ces tumeurs peuvent perturber
la miction en obstruant plus ou moins complètement la lumière de l’urètre. L’origine
de ces tumeurs est inconnue mais leur fréquence augmente avec le vieillissement.
Objectif général : Etudier les tumeurs de la prostate dans le service d’urologie au
CHU Ibn Eljazzar Kairouan durant l’année 2022.
Résultats : Dans notre service d’étude, l’adénomectomie trans-vésicale a occupé la
première place dans l’activité durant cette année, soit 34,28% des cas, dont 242 de
patient porteur d'un adénome de la prostate ayant été traités dans le service d’urologie
de CHU Ibn Jazzar de Kairouan, dont 72% (n=173) des patients sont âgé plus de 50
ans. Le délai entre le début des symptômes et la consultation était compris entre 3 et
6 mois pour la moitié de la population étudiée. Les troubles mictionnels chez nos
patients étaient marqués par la pollakiurie de fréquence 0,17, la brûlure mictionnelle
de fréquence 0,17, la dysurie de fréquence 0,16, la faiblesse du jet de fréquence 0,16,
la miction impérieuse, la rétention aigue d’urine et l’hématurie de fréquence 0,06.
La voie d’abord chirurgicale pour la majorité de nos patients, soit 95% (n=230) été
endoscopique L’évolution été favorable pour 98% (n=238) des patients.
Conclusion : L'HBP est une affection fréquente dont la prévalence est sous-estimée,
et dont le diagnostic pourrait plus souvent être évoqué lorsque les patients de plus de
55 ans consultent pour trouble urinaire en tenant compte de la réticence des patients à
aborder le sujet.