Méthodologie de l'Exposé Oral en ST
Méthodologie de l'Exposé Oral en ST
Programme du cours
1. Définition et objectifs
4. L’expression orale
C'est la transmission des messages à l'aide d'un langage en utilisant sa voix et
son
corps pour communiquer. Cette activité ne peut se comprendre qu'en fonction
d'un certain nombre de rapports que l'on entretient avec :
4.1-Le rapport avec le langage
Toute langue a une structure particulière qui réagit sur la pensée elle-même. Le
langage est en relation avec l'image que l'on se fait de l'autorité et même de la
structure sociale tout entière.
4.2-Le rapport avec soi-même
On s'utilise aussi soi-même comme instrument : l'expression orale peut être
considérée comme une technique instrumentale.
-Le corps
-La voix (fort, moins fort)
-Les gestes
-Les postures
4.3-Le rapport avec les autres
Ainsi on ne parle pas de la même façon à :
-un frère, -une mère, -un ami, -un collègue,
-un supérieur hiérarchique.
Si nous avons l'impression que les autres nous sont supérieurs, qu'ils nous jugent,
notre façon de nous exprimer en sera affectée.
5.1La respiration
5.2-La voix
g-Le trac : Le trac c'est la peur, l'angoisse que l'on ressent avant d'affronter un public,
de
subir une épreuve. Il se dissipe progressivement dans l'action.
1. Introduction
L’objectif de ce chapitre vise à vous proposer quelques points de repère qui
pourront vous aider à réaliser une présentation orale sans erreur majeure qui
léserait la qualité de votre production.
La réussite de votre présentation dépendra des trois points suivants :
– la pertinence et l’intérêt du contenu ;
– la rigueur du support visuel ;
– la qualité de votre oralité.
2. Structure d’un exposé oral
Lors de la préparation d’une présentation orale, la première étape est de
définir
le contenu de votre exposé. La pertinence du contenu est la clé de voûte
d’une
présentation orale réussie. Ainsi, ce premier temps doit permettre une
réflexion
approfondie des messages essentiels que vous souhaitez transmettre. Il est
recommandé de privilégier la qualité de vos messages à la quantité. Ceux-ci
définiront le fil conducteur de votre présentation. Des choix seront
nécessaires et
ce d’autant plus que votre temps de parole sera limité.
Au même titre que pour un texte écrit, il nous paraît pertinent de décliner le
contenu de sa présentation en trois parties.
2.1. L’introduction
L’introduction est un temps critique de votre présentation et mérite toute votre
attention. Elle permet dans un premier temps de définir le comment et le
pourquoi de votre problématique. En outre, l’introduction doit définir le fil
conducteur de votre présentation. Vous annoncez la couleur de votre
présentation. Il nous paraît important d’être suffisamment exhaustif afin que
les
auditeurs aient tous les éléments pour comprendre votre problématique. La
durée de l’introduction correspond à 10 % du temps octroyé
2.1. Le corps
Le corps de la présentation est l’essence même de l’exposé en présentant soit le
contenu théorique pour un cours, soit la méthodologie et les résultats du projet.
Cette partie dure 80 % du temps octroyé.
Nous vous rappelons qu’au vu du peu temps de présentation souvent proposé, il
est nécessaire de faire des choix de contenu. En effet, il est illusoire de vouloir
décrire de manière exhaustive toutes les étapes du projet dans le temps de parole
proposé. A chacun de juger des points essentiels et pertinents à mettre en valeur.
2.3 La conclusion
La conclusion est un temps important dans votre présentation. Elle doit
permettre de fixer les idées principales, de soulever les limites du projet, les
possibilités d’évolution et les questions restées en suspens. Elle dure 10 % du
temps octroyé.
Ce découpage vous est proposé à titre indicatif mais offre une première structure
permettant une bonne cohésion de la présentation. Cependant, il nous paraît
important de ne pas empiéter sur le temps de discussion et de questions dans la
mesure où ceux-ci sont des éléments importants intégrant une présentation lors
d’un congrès.
Ainsi, un important travail de tri et de structuration doit être effectué avant
même d’avoir entamé la création visuelle et orale.
3. Le support visuel
3.1. L’utilisation d’un logiciel de présentation assistée par ordinateur
Il existe un certain nombre, dont le plus fréquemment utilisé, MS Powerpoint. Il
ne s’agira pas de vous proposer une revue détaillée des caractéristiques
techniques de ce logiciel. Néanmoins, certaines règles de présentation méritent
d’être rappelées.
Il est certain que MS Powerpoint est un outil de présentation extrêmement
performant et pertinent dès lors que celui-ci est utilisé à bon escient.
Notons que cet outil demeure avant tout un support au service du contenu de
l’exposé et non l’inverse. Il doit permettre d’illustrer le propos de l’orateur sans
s’y superposer. Comme nous le verrons, le respect d’un certain nombre de règles
typographiques et de composition permettront une présentation claire et
pertinente.
3.2. La typographie
Le choix d’une police et d’une taille d’écriture n’est pas qu’une affaire
d’esthétisme. Elle doit faciliter la lecture et par là même, l’impact du message.
Ainsi, il sera préférable d’utiliser une police telle « ARIAL » ou « UNIVERS ». Elle
intègre les différents critères facilitateurs de lecture (empattements, espace
proportionnel avec la taille du signe, pas de sérigraphie). En effet, une police
d’impression telle French Script MT ne permet pas une lecture facile et par là
même, court-circuite le message à transmettre. Il est souhaitable que toutes les
diapositives soient rédigées avec la même taille de police.
Quelle taille de police ?
Dès lors que votre présentation est projetée, il est nécessaire que la taille des
caractères permette une lecture optimale du contenu. Ainsi, la taille des
caractères doit être bien plus importante que celle d’un document papier. Nous
préconisons une taille de caractère de 18 au minimum, 26-28 étant l’idéal.
Le changement de taille de police est possible dès lors qu’il organise le texte de la
diapositive ; le titre supportant la plus grosse taille.
3.3. Le graphisme
La question du graphisme ne doit pas être négligée dans la mesure où il
influencera la qualité de l’émission du message. Une attention toute particulière
doit lui être portée. MS Powerpoint propose quelques thèmes de graphismes et
de coloris par défaut. Cependant, il demeure nécessaire de vérifier et respecter
quelques règles fondamentales de graphisme.
3.3.1. Le fond des diapositives
Il est recommandé de préférer un fond uni et identique à toutes les diapositives
permettant un fort contraste colorimétrique avec le texte. Ainsi, un texte foncé
sur un fond clair est souhaitable lorsque votre présentation se déroule dans une
salle de conférence peu éclairée. À l’inverse, un texte clair sur un fond foncé
offrira une meilleure lisibilité dans une salle éclairée.
3.3.2. L’utilisation des couleurs
Bien que la couleur soit très utile dans la mise en valeur de vos idées-clés, des
intérêts de l’utilisation de l’informatique pour réaliser une présentation est la
possibilité d’utiliser la couleur, la sobriété et la simplicité sont de rigueur. Pour
les titres, outre une taille de police plus élevée, le noir, le bleu et le vert sont
conseillés. La couleur rouge doit être évitée, car trop agressive.
Le corps de texte peut être écrit en noir, bleu ou vert foncé. Attention aux nuances
claires du vert qui ont tendance à moins bien s’afficher lors d’une projection. De
même que pour les titres le rouge doit être proscrit. Bien entendu, si votre choix
de fond s’est porté sur une nuance foncée, les couleurs claires ou le blanc sont de
mises. L’utilisation d’une roue chromatique vous permettra d’identifier les
couleurs complémentaires. Pour cela, il suffit de choisir une couleur sur la roue et
de prendre son opposé correspondant.
Si vous souhaitez mettre en évidence un mot, il est utile de lui adjoindre un
symbole ou une image dès lors que cette dernière soit simple à décrypter et à
comprendre.
Par contre, et bien qu’encore fréquemment utilisé en écriture manuscrite, le
souligné est à proscrire en écriture électronique. Il fatigue l’œil et irrite le regard.
Il coupe les hampes descendantes des lettres et ainsi brise l’harmonie graphique
des mots. Enfin, c’est la moitié supérieure des caractères qui est prédominante
dans leur compréhension. Ainsi, le souligné ne serait que parasite à la lecture.
3.3.3. Les graphiques et les illustrations
Même si une représentation graphique est plus explicite qu’un texte, il est
souhaitable que vos graphiques soient les plus simples et les plus lisibles
possible. Nous vous suggérons de bien réfléchir à la nécessité de proposer un
graphique ou un tableau complexe. Mais le plus important est que chaque
représentation graphique doit être explicitée tant dans son contenu que dans son
contexte de réalisation; ceci dans un souci de rigueur scientifique.
3.3.4. L’attraction c’est vous et non pas le powerpoint
Une des erreurs classiques du débutant utilisant MS Powerpoint est d’abuser des
animations de texte et de diapositives que propose le logiciel. Il est indispensable
de limiter ces effets qui ont tendance à alourdir votre présentation et de ne les
utiliser que s’ils permettent de mettre en évidence le message à passer. Dès lors,
n’hésitez pas à choisir les animations les plus simples. Le risque majeur
d’animations complexes et/ou très fréquentes, est que l’auditeur soit plus attiré
par le visuel que par votre discours. En outre, ce type d’animation peut rendre la
présentation lassante, voire fatigante. Privilégiez à nouveau la sobriété.
3.3.5. Autres conseils en vrac...
– Les pages doivent être en format paysage (plus large que haut).
– Proscrivez l’écriture majuscule qui est difficile à lire.
– Évitez les fautes d’orthographe. Elles décrédibilisent votre travail.
3.4. Contenu des diapositives
Le contenu des diapositives peut être pensé et construit de deux manières
différentes. La première, que nous nommerons la « classique », reprend les
phrases et les mots-clés du discours de l’orateur. Bien que très utilisé et prévu par
MS Powerpoint, il réserve quelques pièges. Le plus fréquent est indéniablement le
fait que le texte contenu dans la diapositive reprenne quasiment mot pour mot les
phrases de l’orateur. Les diapositives sont surchargées et ne remplissent pas leur
rôle premier qui est d’illustrer, d’orienter un discours et non pas d’être un
prompteur.
Ainsi, bannissez les phrases complètes de vos diapositives. Favorisez quelques
mots-clés. N’oubliez pas que vous serez là pour commenter vos écrits donc il n’est
pas nécessaire que vos auditeurs aient à lire des phrases sur votre support visuel
et à vous écouter en même temps.
Il existe une deuxième forme de présentation plus novatrice, très en vogue aux
Etats-Unis, qui privilégie le « tout image ». En d’autres termes, les diapositives
sont construites exclusivement de photos ou de dessins simples ainsi que d’un ou
deux mots-clés. Cette forme de présentation nécessite une maîtrise parfaite de
son exposé. En outre, il est nécessaire que le sujet si prête. Ce type de
présentation doit être utilisé avant tout par des orateurs expérimentés. Pour des
orateurs novices, il nous semble pertinent de trouver un compromis entre ces
deux formes.
Chapitre03 : Plagiat et Propriété
intellectuelle
Le plagiat
C’est une faute morale, civile, commerciale et/ou pénale consistant à copier
un
auteur ou créateur sans le dire, ou à fortement s’inspirer d’un modèle que l’on
omet délibérément ou par négligence de désigner. Il est souvent assimilé à un
vol
immatériel. A partir du moment où l’auteur des sources utilisées n’est pas cité,
il y
a plagiat !
2. Les conséquences du plagiat
Souvent, les étudiants commettent du plagiat involontairement et quand
quelqu’un est pris en flagrant délit, les conséquences pourraient avoir des
effets
dévastateurs sur ses perspectives académiques et éventuellement sa carrière.
Si vous êtes un professionnel actif, le plagiat pourrait mettre fin à votre
carrière
et avoir de graves conséquences juridiques. Il est important, en effet, de
comprendre ce qu’est le plagiat et ses formes les plus courantes, pour éviter
des
problèmes avec votre dossier académique ou professionnel.
3. Comment éviter le plagiat
Quelques principes et règles pour éviter le plagiat :
Placer entre guillemets tout texte et l’accompagner de sa référence
complète :
(nom de l’auteur, date, pages).
Citer l’auteur et sa source lors de toute reproduction de documents (qu’ils
soient écrits, visuels ou sonores). Pour exemple : les illustrations,
diagrammes,
graphiques, tableaux, résultats d’enquêtes, données chiffrées, photographies.
Citer les références lors de toutes paraphrases ou lors d’emprunt d’idées,
Attention : Les textes consultés ou issus d’Internet font partie des sources à
citer.
4. Le respect des normes de citation :
Toujours mettre le texte cité entre guillemets.
Être précis et complet dans sa citation et respecter les normes
bibliographiques. Il ne faut donc pas se contenter d’indiquer le nom de
l’auteur et le titre de l’œuvre. Exemples : pour un document en ligne,
pensez à
ajouter un lien vers la page Web et à mentionner la date de
consultation ; pour
un document d’archive, indiquez son lieu de conservation et sa cote.
Insérez la citation soit dans le corps du texte entre parenthèses, soit
en note
de bas de page. L’ensemble des références utilisées doivent être
reprises dans
la bibliographie finale. Si la citation est longue, il est conseillé de
l’inclure dans
les annexes.
S’il s’agit d’une image, vous pouvez la reproduire dans un mémoire
d’études
ou une thèse si toutefois vous avez obtenu l’accord des ayants droit.
Attention
cela est différent dans le cadre d’une exploitation commerciale de votre
mémoire ou de votre thèse.
Respectez l’intégrité de l’œuvre citée. Lorsque vous coupez une partie
de la
citation, il faut l’indiquer en insérant le symbole : [...]. Respectez également
la
ponctuation, l’orthographe et la mise en forme du texte (italique,
majuscules...). Dans le cas de fautes d’orthographe, ou de tout autre type
d’erreur, vous pouvez signaler la détection d’une erreur en ajoutant la
mention suivante [sic].
5. Logiciels ANTI-PLAGIAT
Les universités disposent de logiciels permettant de détecter le plagiat. En
cas de
plagiat avéré, la section disciplinaire de l’Université peut être saisie. Les
sanctions
encourues dans ce cadre vont du simple avertissement à l’exclusion
définitive de
tout établissement public d’enseignement supérieur. Toute sanction qu’elle
soit
entraîne la nullité de l’épreuve.
Petits conseils
Avant
Savoir ce qui s’en vient
Relire les notes du dernier cours.
Lire le plan du cours.
Lire un peu sur le sujet du cours.
Arriver en classe frais et dispos, l’esprit alerte.
Ne pas s’asseoir aux côtés d’amis qui risquent d’entreprendre une conversation.
Ne pas s’asseoir loin du professeur.
Faire le vide et mettre de côté les problèmes avec les amis ou la famille.
Ne pas essayer d’étudier pour un autre cours.
Oublier le mauvais examen qu’on vient de passer dans le cours précédent.
Pendant
Sur la première page : date, titre du cours, nom.
Couleurs : idée principale, idées secondaires,...
Espace et formes : encercler, encadrer, ect.
Symboles : dessins, flèches, drapeau, étoile.
Abréviations : les plus logiques possibles.
Assurez-vous de comprendre avant de noter quoi que ce soit.
Évitez de transcrire le cours mot à mot.
Utilisez le même format de papier pour tous les cours
N’écrivez que sur les rectos.
Écrivez lisiblement.
Notez l’ensemble des tableaux, schémas, graphiques.
Référencez vos notes.
Après
Relire ses notes après le cours.
Relire et compléter les notes.
Chercher les mots inconnus et noter les définitions.
Trouver les mots importants et les surligner.
Soigner les schémas (ex.: agrandir les tableaux)
Imaginer des questions d’examen et les noter.
Classer les notes.