Ca 0992 FR
Ca 0992 FR
PROCÉDURES
OPÉRATIONNELLES
MANUEL DE
PROCÉDURES
OPÉRATIONNELLES
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ISBN 978-92-5-130853-0
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INTRODUCTION 1
CONCLUSION 21
ANNEXES 22
ii
Tableaux et photos
Tableau 1 : Procédure et gestion de l'alerte 7
Photo 8 : Carcasses à l’intérieur des sacs ; veiller à ne pas propager les particules contaminées 18
iii
Introduction
L’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) La planification et la préparation préalables à la gestion
continue de persister en Côte d’Ivoire malgré la riposte des situations d’urgence se sont révélées comme
sur le terrain. Depuis le début de l’année 2016, étant des déficiences majeures du dispositif actuel de
plusieurs cas d’alertes se sont relevés positives dans lutte contre l’Influenza aviaire hautement pathogène.
les régions d’Abidjan et d’Agnibilekrou. A la date du Pour remédier à cette insuffisance, un plan de
21 Novembre 2016, 42 foyers sont identifiés dont 3 contingence a été élaboré, afin de permettre à la Côte
récents (Bingerville, Songon, Agnibilekrou) avec un d’Ivoire de faire face aux urgences sanitaires liées à
total d’environ 80 000 volailles mortes et 122 707 l’IAHP.
volailles abattues depuis le début de la maladie. Les Cependant l’opérationnalisation de ce plan repose sur
régions d’Abidjan et d’Agnibilekrou à elles seules, l’élaboration de procédures de mise en œuvre des
regroupent plus de 90 % de la production de la filière différentes actions préconisées.
avicole moderne. A ce titre, la persistance de la
maladie dans les élevages et les marchés avicoles fait Il s’agit de:
craindre le risque d’endémicité de l’IAHP dans le pays -la définition des cas ;
sans une riposte d’envergure dans les plus brefs -les procédures de gestion des alertes;
délais. En plus de représenter une menace sérieuse -la mise en quarantaine ou mise sous surveillance;
pour la production avicole, la sécurité alimentaire et -les procédures de prélèvement;
nutritionnelle, les revenus des acteurs de la filière et -les procédures d’abattage et d’assainissement;
les moyens de subsistance des populations, l’IAHP -le protocole d’indemnisation;
constitue également un enjeu de santé publique -les procédures d’inspection des couvoirs et des
majeur en raison de son caractère zoonotique. marchés de volailles vivantes.
1
CHAPITRE I
Définitions des cas
©FAO/Adegboye Munkayila
Photo 1: Poulet atteint de grippe aviaire
Face à un cas présumé d’IAHP, le groupe d’investigation devra •niveau 3: les informations épidémiologiques;
prendre les précautions nécessaires: •niveau 4: les résultats de laboratoires.
•port d’EPI (equipement de protection individuel);
•quarantaine, On parlera de cas suspect lorsque le niveau 1 est satisfait. C’est
•prise d’échantillon. à dire:
Pour prendre des décisions idoines en absence de résultats de •une mortalité subite et élevée avec ou sans signes cliniques,
laboratoire. Ces décisions doivent être basées sur la définition morbidité supérieure à 50 % en 3 jours;
des cas. Cette définition est basée sur huit critères qui •prostration, difficultés respiratoires, diarrhée verdâtre, lésions
permettront de prendre une décision: hémorragiques cutanées (crête, barbillon, pattes, etc.), chute de
ponte;
•le taux élevé de mortalité et la rapidité des mortalités; •lésions hémorragiques à l’autopsie au niveau des organes
•la présence des signes pestiformes; respiratoires, digestifs et reproducteur
•la mortalité, dans la même période, dans d’autres fermes; on parlera de cas probable lorsque les niveaux 1, 2 et 3 sont
•la mortalité des oiseaux sauvages dans le voisinage; satisfaisants;
•le statut vaccinal contre la maladie de Newcastle; •les données épidémiologiques sont évocatrices : présence du
•les cas similaires dans le voisinage; virus dans le pays, des cas de mortalité de volailles de rentes ou
•le statut sanitaire du pays vis-à-vis de l’influenza aviaire; d’oiseaux sauvages dans la même zone, d’autres espèces
•l'observation des signes cliniques et nécrosiques de la maladie. d’oiseaux sont mortes dans la ferme et dans le marché de
volailles vivantes de la zone. la volaille a été vaccinée contre la
Ces critères peuvent être regroupés en quatre niveaux qui maladie de newcastle au cours des six derniers mois.
permettent de définir les cas:
On parlera de cas confirmé lorsque les résultats d’analyse pour
•niveau 1 : les signes cliniques, basés sur le taux de morbidité et la recherche de l’IAHP sont positifs. C’est-à-dire lorsque les cas
le taux élevé de mortalité avec ou sans signes cliniques, morbidité suspects sont confirmés par les résultats des analyses de
supérieure à 50 % en 3 jours; laboratoire.
•niveau 2: les signes nécrosiques;
2
CHAPITRE II
Préfet, Services Restriction de mouvements d’animaux et 2. Mobilisation des forces de l’ordre par
Vétérinaires, autorités d’hommes dans l’exploitation.(Prise le préfet ;
administratives d’APMS) 3. Surveillance des fermes suspectes ;
3
L’alerte peut provenir de plusieurs sources :
des éleveurs ;
des vétérinaires sanitaires ;
des laboratoires
d'autres sources.
4
2- DISPOSITIONS À PRENDRE LORS DE LA VISITE d) Prélèvements et diagnostic (annexe 4 de la
EN CAS D’ALERTES procédure)
La qualité du prélèvement et sa conservation conditionnent le
Les agents doivent se munir: résultat final. Les prélèvements sont effectués à partir
-d'équipement de protection individuelle; d’écouvillonnages orotrachéaux (sur le cadavre), cloacaux (de
-des différentes fiches (investigation, prélèvement, fiche de prise préférence sur des oiseaux vivants ou récemment morts), des
de décision, etc.); fèces ou de prélèvements de sang (oiseaux vivants). Les
-de matériel de prélèvement et de transport d’échantillons. cadavres d’oiseaux entiers et œufs peuvent être envoyés. Les
échantillons destinés à l’isolement viral doivent être
La visite d’exploitation conformément au plan de contingence a immédiatement conditionnés et conservés pour être acheminés
pour buts de : sans délais sous réfrigération (glacière + réfrigérant). Si
l’échantillon ne peut être traité dans les 48 à 72 heures après
•s’enquérir de la gravité de la suspicion; prélèvement, il faut procéder à sa conservation (à -70 ° C), et ne
•disposer d'échantillons nécessaires afin de confirmer ou de pas utiliser de neige carbonique.
réfuter la suspicion; Il est important de noter que les méthodes de référence utilisées
•de réaliser une enquête épidémiologique en mettant l’accent pour l’isolement et l’identification du virus ont une durée de
sur les contacts récents; réalisation de 4 à 12 jours (confirmation de négativité).
•placer l’exploitation sous surveillance en cas de forte suspicion
par les services vétérinaires .
e) Contact avec la DSV et le LANADA
a) Entrée dans l’exploitation
1) DIRECTION des SERVICES VETERINAIRES (DSV) Tour
•Laisser les véhicules à l’extérieur de l’exploitation
C de la Cité administrative Abidjan Plateau, 11ème
•Laisser les vêtements civils dans les véhicules et revêtir les
Etage, BP V 84 Abidjan, Tel : (00 225) 20 21 89 79/ 20
tenues de protection (combinaisons, bottes, surbottes, charlottes,
21 10 08 , E-mail : miparh_dsvci@[Link]
gants)
•Respecter les consignes de biosécurité 2) LANADA – Bingerville,04 BP. 612 Abidjan
•Emmener tout le matériel en une seule fois (nécessaire à Tél : (00 225) 22 40 31 38,
prélèvement, à contention, à désinfection)
Fax. (00 225) 22 40 31 37
b) Rencontre avec l’éleveur E-mail : lcvb@[Link]
•Lui lire les consignes concernant une exploitation suspecte:
-ne pas sortir de l’exploitation f) Sortie de l’exploitation et acheminement des
-interdiction de mouvements d’animaux prélèvements
-empêcher les chiens, chats et volailles de divaguer -Arroser de solution désinfectante les combinaisons, les
-empêcher l’entrée et la sortie de l’exploitation de toute surbottes et les gants puis les placer dans un sac plastique qui
personne, de tout véhicule et de tout produit ou objet (lait, œuf, est laissé dans l’exploitation ou les brûler
cadavre, déjection, litière, fumier, lisier, paille, foin, aliment pour -Laver et désinfecter les bottes dans le pédiluve placé à la sortie
animaux) de l’élevage
• Faire dater et signer les 2 exemplaires de ces consignes (un -Laver et désinfecter les roues du véhicule.
remis à l’éleveur, un conservé par les Services Vétérinaires) -Acheminer directement les prélèvements au laboratoire
accompagnés des fiches de commémoratifs correspondantes.
c) Examen des oiseaux
-Examen clinique de tous les oiseaux et autres espèces
g) Consignes aux aviculteurs et à la communauté
-Renseigner la fiche d’investigation
-Informer les aviculteurs, les revendeurs et la communauté des
-Prendre éventuellement des photos
caractéristiques de la maladie (signes cliniques, modalités de
-Inspecter les animaux malades en dernier pour ne pas accélérer
transmission, impact économique, hygiénique…).
la propagation de la maladie au sein de l’élevage
5
©DSV/Kallo
Photo 2 : Prélèvement sur un poulet vivant
6
CHAPITRE III
7
CHAPITRE IV
Protocole de la mise en quarantaine volontaire
Les mesures décrites dans le présent protocole doivent être prises par un producteur qui soupçonne la présence d'IAHP dans
un élevage avicole. Elles visent à limiter la propagation de la maladie entre les poulaillers et, surtout, à l'extérieur de la ferme.
8
avant la confirmation en laboratoire, demandez que le camion de
livraison d'aliments pour volaille termine sa tournée par votre
ferme.
4) Retour à la normale
Remarque importante
9
CHAPITRE V
Procédures opérationnelles de prélèvement
Sur le terrain, les prélèvements qui peuvent être recueillis sont -feutres indélébiles;
variés. Ils comprennent: le sang, les écouvillonnages, les -glacières.
échantillons de tissus et des cadavres entiers. L’idéal est Le matériel pour la collecte du sang est constituée de:
d’apporter au laboratoire des oiseaux fraîchement morts. •seringues de différentes tailles (par exemple, 1, 3, 6 ml);
Les techniques d’échantillonnage de maladies sont présentées •aiguilles (Calibre 21-25);
en supposant que: •tubes de prélèvement de sang
•toute investigation sera menée par un personnel formé et •compresses;
compétent; •gants jetables;
•chaque ferme et ses volailles prélevées seront correctement •alcool à 70 %;
identifiées; •marqueur.
•les précautions de biosécurité et de protection de la santé
seront respectées. NB: Les prélèvements sanguins pour les tests immunologiques
sont recueillis dans des tubes qui n'ont pas d'anticoagulant, soit
1. MATÉRIEL DE PRÉLÈVEMENT avec un bouchon rouge soit des tubes coniques avec couvercle.
Le matériel pour la collecte des cadavres de volailles est
Le matériel de prélèvement tissulaire doit être au moins constitué constitué de:
de: •gants jetables;
-écouvillons stériles; •Ssac scellé;
-tubes contenant un milieu de culture; •réfrigérant (glaces…);
-pots stériles de prélèvement; •glacière.
-coton et des gaz, alcool;
-bistouri, couteau, ciseaux, pinces, couteau, scalpel, gants 2. TYPES DE PRÉLÈVEMENTS POUR LE DIAGNOSTIC
jetables; DE LABORATOIRE
-formol aldéhyde;
-formulaire d’expédition; Les types et les objectifs des prélèvements dans le cadre de
-seaux, désinfectants; l’IAHP sont consignés dans le tableau 3.
-Sashets en matière plastique;
10
Les prélèvements (écouvillons et organes) peuvent être sans délais sous réfrigération (glacière + réfrigérant). Si
regroupés en pool selon les conditions suivantes: l’échantillon ne peut être traité dans les 48 à 72H après
•maximum cinq volailles pour un pool; prélèvement, il faut procéder à sa conservation (à -70 °C).
•même espèce; Interdiction d'utiliser la neige carbonique.
•même unité épidémiologique;
•séparez les écouvillons cloacaux des trachéaux; 5. ENVOI DES PRÉLÈVEMENTS
•séparez les organes. Les prélèvements doivent être envoyés dans les plus brefs délais
par les moyens les plus rapides (le jour même) au Laboratoire.
3. RÉALISATION DES PRÉLÈVEMENTS
Les prélèvements sont réalisés sur place, sans déplacer les 6. MESURES DE BIOSÉCURITÉ
animaux. - Les prélèvements sont réalisés in situ sans déplacer les
- Ecouvillon orotrachéal: Introduire un écouvillon sec au niveau de animaux.
la trachée et racler doucement la paroi. Placer l’écouvillon dans - La personne assurant le prélèvement est munie de vêtements
un tube contenant 2 à 3 ml de milieu de transport après avoir de protection (combinaison à usage unique et sur-bottes,
cassé le stick applicateur. Des pools de cinq écouvillons masque et lunettes, gants en latex) qui sont éliminés avant de
d’oiseaux différents peuvent être utilisés mais doivent appartenir sortir de l’exploitation (incinérés ou enfouis).
à la même zone sur les animaux; - Les personnes travaillant sur les lieux sont mises en
- Ecouvillon cloacal: Introduire un écouvillon sec au niveau du observation.
cloaque et racler vigoureusement la paroi. Placer l’écouvillon
dans un tube contenant 2 à 3 ml de milieu de transport après
7. TYPE D’ORGANES PAR POOL
avoir cassé le stick applicateur. Des pools de cinq écouvillons
d’oiseaux différents peuvent être utilisés mais doivent appartenir
Types d’organes frais ou pools d’organes (2-5 volailles)
à la même zone sur les animaux;
- Fèces: Les fientes des oiseaux sont prélevées avec l’écouvillon Trachée, poumon
à partir de fèces fraîchement émis et placés dans un tube
contenant le milieu de transport (optimal 1 g). Ce prélèvement est Intestin
recommandé dans la surveillance de marchés; Foie et rate
-Volailles fraichement mortes: afin de ralentir la décomposition Cerveau (si signe nerveux et canard)
des cadavres, il faut mouiller toutes les plumes avec de l'eau
savonneuse. Les carcasses doivent être placées dans un sac Tous organes avec lésions
scellé et réfrigérées dès que possible. Elles ne doivent pas être
congelées sauf lorsque le délai de livraison après la mort peut 8. IDENTIFICATION DU PRÉLÈVEMENT
excéder 5 jours. Identifier correctement avec un stylo indélébile:
- sérums: prélever 3 à 5 ml de sang total par oiseau, à partir de •les espèces;
la veine alaire (adulte) et la veine jugulaire (poussins). Les •la date;
prélèvements doivent être réalisés très tôt après le début des •le lieu;
symptômes cliniques et pas plus tard que 7 jours. •le type d’échantillon;
•le numéro d’identification;
4. CONDITIONNEMENT DES PRÉLÈVEMENTS Photo 6
Il est essentiel de limiter les fuites, d'éviter une contamination Boite de prélèvement
croisée touchant l'intégrité du prélèvement et pouvant entraîner identifiée
une confusion potentielle sur son identité.
Les prélèvements doivent être placés dans un premier récipient NB: Tous les prélèvements doivent être accompagnés de
étanche (par exemple, un sac en matière plastique). commémoratifs précisant:
Placez le premier récipient dans un second récipient (par •les coordonnées exactes du lieu de prélèvement;
exemple une boîte en polystyrène) avec des paquets réfrigérants •la date du prélèvement;
commerciaux, réfrigérés ou congelés pour garder les •la date de l'envoi de l'échantillon au laboratoire;
prélèvements au frais et réduire la prolifération bactérienne. •la nature des prélèvements;
Les échantillons destinés à l’isolement viral doivent être •l'âge, l'espèce affectée;
immédiatement conditionnés et conservés pour être acheminés •les symptômes et lésions observés.
11
CHAPITRE VI
Protocole d’abattage sanitaire
Ces opérations s’effectuent dans le respect des mesures de 2-2. Équipements nécessaires:
biosécurité pour les personnes et les véhicules intervenants dans •équipement de protection individuel complet;
l’exploitation. Tout le personnel impliqué dans le processus •matériels de désinfection (atomiseurs et pulvérisateurs);
d’abattage et d’assainissement doit faire l’objet de suivi sanitaire •désinfectants autorisés;
par l’Institut de l’hygiène publique. La mise en œuvre des •des seaux et réserves d’eau;
opérations d’abattage nécessite un mécanisme de gestion à •les pelles et pioches;
deux niveaux. Une équipe de supervision et une équipe •des sacs poubelles;
d’abattage. •du carburant (gasoil) et combustibles;
•huile de moteur pour les atomiseurs;
1-Équipe de Supervision •du carburant (essence);
•citernes pour usage de monoxyde de dioxyde de carbone;
L’équipe de supervision des opérations d’abattage est composée •appareils de pulvérisation de mousse;
de: •pinces d’abattage;
•un représentant de la Direction des services vétérinaires, chef •rouleaux de sachet plastique;
d’équipe; •registres de procès-verbal d’abattage auto-carboné.
•un représentant de l’Institut national de l’hygiène publique;
•un représentant des services vétérinaires des armées; Lorsque la destruction des carcasses ne se fait pas dans
•un représentant de la collectivité ou de la Sous-préfecture; l’élevage concerné, surtout dans le cas des marchés de volailles
•un représentant de la Direction des productions d’élevage vivantes, la collectivité, en accord avec les services de
(opération d’indemnisation); l’environnement, doit indiquer un endroit adéquat pour la
•un représentant des forces de sécurité et de défense; destruction des carcasses et tout autre produit contaminé.
•un représentant de l’interprofession avicole;
•un vétérinaire conseil ou du vétérinaire privé de la zone; Abattages
•un représentant de la Direction régionale.
•Les propriétaires des exploitations d’élevage doivent être
2- Équipe de mise en œuvre informés par l’administration des opérations d’abattage;
•Le personnel d’abattage doit respecter le bien- être animal.
2-1. L’équipe de mise en œuvre de l’abattage est •Ne pas abattre sous le regard des populations;
composée de: •Bien planifier la mise en œuvre de l’abattage (abattre d’abord
•agents vétérinaires; les animaux infectés, les animaux contacts, puis les autres
•personnel recruté pour l’abattage, la destruction; animaux);
•personnel recruté pour le nettoyage et la désinfection; •Lorsque l’abattage se fait par dislocation cervicale (subdivisé le
•un représentant des forces de sécurité et de Défense. bâtiment en deux zones à l’aide d’un grand sachet plastique.
L’effectif des équipes sera fonction de la taille du foyer et de la 2-3. Méthode d’abattage
zone. Il est important que les membres des équipes soient
formés à: Le Comité technique national de lutte contre IAHP doit identifier
•la connaissance brève de l’IAHP; en fonction de la situation, la méthode d’abattage qui sera
•les techniques d’abattage et de désinfection; utilisée. Ce choix dépend de:
•l’utilisation des atomiseurs; -type de l’élevage: industriel ou traditionnel;
•l’identification des espèces et leur âge; -nombre d’oiseaux;
•renseignement des fiches d’abattage; -caractéristiques des locaux d’élevage;
•la biosécurité lors des opérations d’abattage et -matériels et compétences disponibles.
d’assainissement. Pour les élevages à petite échelle, les marchés d’oiseaux vivants .
12
des services vétérinaires, le propriétaire, un représentant de
collectivité ou les autorités coutumières);
•remettre un exemplaire du procès-verbal au propriétaire et au
représentant des autorités locales.
1. Troupeaux industriels
1.1. Gazage des oiseaux
13
2. Petits troupeaux Enfouissement
Pour l'abattage intégral des petits troupeaux, on peut avoir
recours à l'injection létale, au gazage au dioxyde de carbone ou •l'enfouissement se produira aussi près que possible du secteur
à la dislocation cervicale, selon l'espèce d'oiseau à abattre et la infecté de sorte que les matériaux infectieux ne soient pas
disponibilité de matériels. La dislocation cervicale sert pour les transportés à une longue distance.
poulets, le CO2 pour les canards et les oies, et l'euthanasie •le terrain ne doit pas présenter de pente. Si elle existe, elle doit
chimique pour les espèces de grande taille comme l'autruche, ou être faible, inférieure à 7% ; il doit être facile à creuser sur une
pour les oiseaux de compagnie. Une fois les oiseaux abattus, on épaisseur de 2 à 4 mètres mais il doit être situé en dehors des
prélève des échantillons pour les épreuves diagnostiques, puis les zones humides ou inondables.
carcasses sont enfouies ou incinérées sur place. •la zone d’enfouissement doit respecter les servitudes publiques
prévues (les conduites d’eau, lignes électriques enterrée, autres
2-4. Destruction des carcasses réseaux...) et le terrain doit être situé en dehors des zones de
protection des captages d’eau destinées à la consommation
humaine et à plus de 200 mètres de toute habitation,
•le trou d'enfouissement doit être assez profond pour que l'on
puisse y mettre tous les oiseaux morts.
•l'inspection de l'emplacement des puits d'enterrement après
leurs fermetures sera recommandée de sorte que des mesures
appropriées puissent être prises s'il y a des infiltrations ou
d'autres problèmes.
•déversement de la chaux au fond de la fosse : un lit de chaux
vive est déposé au fond de la fosse creusée,
•Vider les sachets contenant les carcasses de poulet, les œufs,
©DSV/Kallo
Préparation
14
CHAPITRE VII
Décontamination du foyer
Il est important au préalable de définir un plan de Désinfection exploitation
décontamination en vue de: Avant de démarrer toute opération, il faut s’assurer que toutes
•Circonscrire la contamination en maîtrisant les mouvements les volailles mortes et vivantes du bâtiment, ont été éliminées, y
des véhicules, animaux, et des personnes; compris toutes les volailles qui se sont échappées.
•Recenser l’ensemble des objets à décontaminer, pour chaque
objet les modalités de décontamination sont précisées. a) Nettoyage à sec
Les surfaces à décontaminer peuvent être classées en trois La phase de nettoyage est primordiale car elle permet d’assurer
sous-ensembles: l’élimination des particules qui empêchent l’action des
•Environnement: parcours, abords du bâtiment et de la fosse désinfectants.
à lisier, points de passage ou de regroupement des animaux; A. Eteindre tout équipement électrique avant d’entreprendre le
•Supports inertes: locaux et matériel d’élevage; intérieur de nettoyage à sec et le nettoyage humide. Les moteurs, les
tous les locaux ayant abrités des animaux, des produits connecteurs fixes et autre matériel non amovible doivent être
animaux, de l’alimentation, du matériel d’élevage ou des nettoyés à sec au moyen d’air comprimé ou à l’aide d’une
véhicules; brosse. Soyez très prudent lors du nettoyage de moteurs
•Produits organiques ou destinés aux animaux, électriques et veillez absolument à ne pas pulvériser à l’intérieur
déjections, consommables et fournitures (cartons du moteur. Avant le nettoyage humide et la désinfection, utilisez
vêtements, balais, emballages souillés, fumier, etc.). Ils pourront du ruban adhésif pour couvrir les fentes du boîtier du moteur.
être décontaminés ou détruits in situ. L’adhésif doit être enlevé lorsque le nettoyage humide et la
Tout objet ou toute matière qui ne peut être décontaminé doit désinfection sont terminés.
être détruit in situ ou enfoui. B. Nettoyer les ventilateurs et les arrivées d’air de l’extérieur.
Le nettoyage et la désinfection sont réalisés immédiatement C. A l’intérieur, brosser, balayer, aspirer et essuyer la poussière
après l’abattage et la destruction des carcasses. Le personnel et autres saletés des plafonds, équipements d’éclairage, des
chargé de l’opération doit être muni d’un équipement de poutres, des rebords, des murs, des ventilateurs, des arrivées
protection individuel durant toute l’opération de désinfection. Un d’air, des couloirs. Nettoyez toujours de haut en bas.
nettoyage des débris et des particules solides doit être de mise D. Ouvrir rapidement les lignes d’alimentation et enlevez la
puis un lavage au détergent avant toute application du nourriture des conduits, de tous les recoins de la ligne et à tous
désinfectant sur les surfaces à décontaminer. les points d’accumulation de nourriture.
L’utilisation du désinfectant utilisé doit être conforme aux E. Les surfaces dures (béton) se nettoient plus rapidement et
prescriptions du fabricant. facilement que les sols d’argile ou de terre. Eliminer
Moyens à mettre en œuvre: complètement tous les déchets. Si nécessaire, balayer à la main
- Brosses, balais, pelles, brouettes, ou dépelleter le sol, les passages entre les pièces, les couloirs,
- Eau, détergent, désinfectant, les poteaux de soutien, les coins de la plupart des poulaillers
- Pulvérisateurs, vaporisateurs sous pression; pour faire du bon travail.
-Tenues de protection: (combinaisons à cagoule type marine, Les déchets et les poussières collectés sont mis dans des sacs
bottes, grands gants PVC + gants de fouille et élastiques, ou entreposés et couverts avant de les emmener à l’endroit de
masques, lunettes de protection étanches) déversement.
- Nécessaire de 1er soin (trousse de 1ère urgence, solution
bain d’œil, réserve d’eau propre de plusieurs litres). b) Nettoyage humide
Le nettoyage humide comprend les étapes de trempage, de
lavage et de rinçage. Utilisez de préférence de l’eau propre.
Ajouter des détergents à la solution de nettoyage pour
15
décomposer les déchets et les films de dépôts, et permettre toujours les pièces de l’arrière vers l’avant, et du haut vers le
une meilleure pénétration des agents nettoyants. bas.
Les étapes suivantes doivent être effectuées l’une à la suite de d-5. Il est pratiquement impossible de désinfecter
l’autre, sans intervalle. complètement des sols encrassés.
b-1. Assouplir la couche de saleté coriace dans les zones très d-6. Décontaminez les casiers, les coffres, les distributeurs
encrassées. d’alimentation etc.…. Stérilisez les lignes d’approvisionnement
b-2. Commencer par le fond du bâtiment pour revenir vers en eau. Les lignes d’approvisionnement en eau devraient être
l’avant, en débutant par les plafonds, puis les murs et finalement désinfectées entre deux bandes.
le sol.
1. Laver les plafonds et les murs. Nettoyer le tout en Désinfection des Véhicules
profondeur. En fin de tournée ou lors du passage vers une zone à statut
2. Faire tout particulièrement attention aux parties supérieures et favorable, la procédure (Tableau 3) de décontamination de
inférieures des abreuvoirs et aux surfaces visibles et cachées. l’extérieur des véhicules (essentiellement caisse, bas de caisse
3. Nettoyer les pièces de stockage, les couloirs, les et roues) doit être rigoureusement respectée. L’intérieur n’est
dégagements, les salles comprenant les installations sanitaires. nettoyé et désinfecté qu’après le déchargement.
4. Nettoyer à la main toutes les zones qui ont résisté aux étapes
de nettoyage précédentes.
b-3. Rinçage
1. Effectuer un rinçage final pour obtenir un bâtiment vraiment
propre et pour éliminer les résidus des produits chimiques de
nettoyage.
2. Racler immédiatement toutes les flaques d’eau qui sont des
terrains de prédilection pour les bactéries.
c) Inspection de nettoyage
Réaliser une inspection visuelle, afin de vérifier que le nettoyage
humide a bien été effectué. Cette deuxième inspection, appelée
inspection du nettoyage, a lieu une fois le nettoyage terminé.
Avant que le nettoyage soit approuvé, des vétérinaires
inspecteurs parcourent l'exploitation pour vérifier si les matières
organiques ont toutes été enlevées.
d) Désinfection
La désinfection doit être entreprise immédiatement après le
rinçage et le séchage des locaux et du matériel. En effet, les
désinfectants ne sont efficaces que sur des surfaces propres.
Ne débutez pas la désinfection tant que l’inspection de la
conformité du nettoyage n’a pas été effectuée.
d-1. N’employez que de l’eau propre et potable pour la
désinfection. L’eau de source ou d’étangs peut réduire
l’efficacité des désinfectants.
d-2. La quantité totale de solution désinfectante nécessaire est
préparée selon les instructions du fabricant et pour la totalité
des sols, murs et plafonds.
d-3. Utiliser uniquement un des désinfectants figurant dans la
©DSV/Kallo
16
ETAPE MÉTHODE
EXTÉRIEUR DU VÉHICULE
2-Nettoyage de l’extérieur Laver avec un détergent et frotter. Laisser agir au moins 5 minutes
8-Séchage
INTÉRIEUR DU VÉHICULE
L’équipement de protection de biosécurité est enlevé avant la montée
dans la cabine, notamment les surbottes. L’intérieur de cabine est
1-Cabine dépoussiéré à l’aspirateur puis désinfecté par pulvérisation de
désinfectant en fin de tournée
NB : Le virus de l’IAHP est fragile, il est détruit par les désinfectants et détergents usuels. Le virus survit dans l’eau et un
simple lavage à l’eau peut permettre au virus de se retrouver dans une zone où il pourrait être la source de contamination
d’oiseaux. La mise en œuvre des mesures élémentaires d’hygiène permettrait de réduire tous risques.
17
CHAPITRE VIII
Protocole d’indemnisation
L’indemnisation des éleveurs est un facteur essentiel pour la important que le consensus soit trouvé entre le gouvernement et
réussite de la lutte. En effet : les acteurs de l’interprofession sur les modalités et taux de
•Elle encourage les éleveurs à déclarer rapidement les cas. l’indemnisation en relation avec la valeur marchande de la volaille,
du stock d’aliments et des œufs. La catégorisation ou la
Ce qui est un élément fondamental de la détection rapide. classification des espèces doit être bien définie et validée par le
•Elle facilite la relance de l’activité de l’éleveur. gouvernement et l’interprofession avicole. Les éleveurs doivent
aussi être bien sensibilisés sur les modalités de l’indemnisation.
Il est donc indispensable que le processus de l’indemnisation soit Une décision gouvernementale relative aux taux de
participatif, transparent et se met en œuvre bien avant la survenue l’indemnisation et les modalités de paiement doit être prise à la
de l’IAHP. suite du consensus trouvé entre le gouvernement et
Le coût de l’indemnisation devrait tenir compte de la valeur l’interprofession avicole. Cette décision doit être largement
marchande de la volaille, du stock d’aliments et des œufs. Il est diffusée auprès de toutes les parties prenantes.
CHAPITRE IX
Protocole d'inspection au couvoir
Cette inspection portera sur l’évaluation des mesures de -Conception des circuits d’air
biosécurité mises en place dans les établissements de la filière -La séparation des secteurs
avicole (couvoirs, bâtiments reproducteurs). Ces mesures
permettront la maitrise du risque de contamination et de diffusion •Personnel
de l’IAHP. Cette inspection devrait être préalable à la sortie des -Formation du personnel
zones de surveillance des produits d’élevage (poussins d’un jour, -L’utilisation des tenues de protection et des dispositifs de
œufs à couver, poules prêtes à ponte). nettoyage et de désinfections
L’inspecteur doit porter une attention particulière sur les items - Respect de procédures de livraison d’OAC (Œufs A Couver) et
suivants de la fiche d’inspection : d’enlèvement par les chauffeurs
- Respect des procédures de livraison des poussins d’un jour
•Protection de l’établissement doit être suffisamment - Présence d’écriteaux visibles relatifs aux mesures d’hygiène
éloignée des élevages à risque ou des zones de repos ou de
passage de l’avifaune ou du gibier •Gestion des activités
-La proximité des élevages à risque -Respect des différentes zones
-Risques liés aux personnes -Nettoyage et désinfection des camions de transport des
-La présence et le respect des SAS poussins et des OAC
-Eliminations et gestion des déchets
•Bâtiments -Marche en avant
-Fermés ou étanches et ne permettant l’accès de nuisibles ou
d’oiseau •Enregistrement et gestion documentaire
-Propreté de l’environnement immédiat des bâtiments -Documents de traçabilité des couvoirs.
-L’accès limité des bâtiments -Plan de nettoyage et de désinfection.
-Plan de lutte contre les ravageurs.
•Aménagement de l’établissement -Vérification des rapports du vétérinaire conseil.
-Conception générale des bâtiments
18
CHAPITRE X
Protocole d’inspection des marchés de volailles
vivantes
Les marchés sont des points critiques et contribuent fortement à
l’introduction et la propagation du Virus de l’IAHP dans les
élevages. Leur surveillance et la mise en œuvre des mesures
d’amélioration du niveau de biosécurité dans ces marchés est
une priorité.
ainsi, l’inspection sanitaire de ces marchés de volailles vivantes
doit être faite selon une démarche adéquate. elle se fera selon
deux aspects:
-un contrôle documentaire ;
-un contrôle physique pendant lequel des prélèvements peuvent
être effectué;
©FAO
photo 12: Un marché de poulets cloturé
Elle aura pour objectif:
-d’évaluer le niveau de biosécurité et d’hygiène dans les
marchés de volaille; -Sanitaires séparés des points de vente;
-Tuerie particulière en aval;
-de surveiller l’état de santé des volailles dans ces marchés. -Site de débarquement;
-Site de lavage des engins de transport;
-Zone ou local de quarantaine;
-Dispositif de lavage des mains;
-Système d’évacuation des eaux.
les aspects qui doivent faire l’objet d’inspection sont les suivants:
1-L’environnement immédiat
-Vérifier si le marché n’est pas proche de sources de pollution
(décharges, caniveaux, poubelles des marchés, situé dans un
marché);
©DSV/Kallo
2-Conception du marché
-Marché en avant; photo 13: Des poulets en cages dans un marché
-Local de stockage d’aliments;
19
-
4-Personnel 7- Tueries particulières
-Etat de santé;
-Tenue vestimentaire; Vérifier l’état physique et hygiénique du matériel;
-Formation en biosécurité. -L’état des sols et des murs;
-La marche en avant;
5-Animaux -La température d’échaudage;
-La qualité de l’eau;
-Recherche de signes cliniques;
-Le dispositif de lavage des mains (équipement en
-Bienêtre des animaux;
consommable);
-Mélange d’espèce.
-Le stockage de volaille condition sanitaire et température ;
-Nettoyage et désinfection (fréquences et méthodes);
-Le nettoyage et désinfection (méthodes);
-Registre pour enregistrer les arrivages;
-La qualité des carcasses;
-Identification des cages de vente;
-Lutte contre les nuisibles;
-Gestion des déchets;
-Traitement des eaux résiduaires;
-Utilisation des médicaments;
-Gestion des déchets.
-Aliments utilisés;
-Déclaration de l’activité.
8- Moyens de transport
6-Gestion -Vérifier l’état physique et hygiénique de l’engin de transport;
-Vérifier l’utilisation de cageots en matériau adéquat (facile à
-Nettoyage et désinfection (fréquences et méthodes);
nettoyer et à désinfecter);
-Registre pour enregistrer les arrivages;
-Vérifier l’utilisation de cageots à usage unique (lorsqu’ils ne
-Identification des cages de vente;
sont pas en matériau facile à nettoyer et à désinfecté);
-Gestion des déchets;
-Vérifier le lavage et désinfection des engins de transport.
-Utilisation des médicaments;
-Aliments utilisés;
-Déclaration de l’activité.
©FAO
20
Conclusion
Les procédures opérationnelles permettent aux Services Vétérinaires et de toutes les parties
prenantes de dérouler le plan de contingence de manière de faire face à l’IAHP. Elles permettent
à tous les agents du pays de procéder de manière identique quelque soit la région du pays.
Cependant, il faut avoir les moyens de les mettre en œuvre et de tester leurs applications et leur
efficacité. La mise en application de ces procédures opérationnelles est un processus itératif qui
suppose une révision et une amélioration continue.
La formation des agents à la mise en œuvre de ces procédures et à leur bonne compréhension
est fondamentale. Un programme national de renforcement des capacités des services
vétérinaires en la matière doit être de mise ainsi que son suivi et son évaluation.
21
ANNEXES
22
ANNEXE 1 : FICHE D’INVESTIGATIONS
ORIGINE DE LA SUSPICION
Source de l'alerte Coordonnées de la personne à l’origine de la suspicion
(éleveur, marchants d'animaux et produits
- Nom et Prénoms
animaux, vétérinaire, laboratoire, autres).
- Adresse
Autres (préciser): - Tel portable
- Localités
- coordonnées géographiques
Cas humains associés ? (Préciser le nombre - latitude
de personnes)
- longitude
23
INFORMATIONS SUR LA SUSPICSION
Symptômes
SYMPTÔMES COCHER
Mort brutale sans symptômes associés
Mort brutale avec des symptômes généraux sévères.
Symptômes généraux sévères aboutissant à une mort rapide en deux heures.
SIGNES ASSOCIÉS
frilosité
tassement des oiseaux
Signes Généraux enflures (œdèmes) de la tête, de la crête et aux barbillons
dépression
sous-consommation d’aliment et d’eau de boisson
plumage ébufflé
larmoiement
écoulement nasal
gonflement des sinus infra-orbitaires
Signes Respiratoires toux
reniflement
râles
voire dyspnée
incoordination
Symptômes Nerveux tremblements
torticolis, etc
nécroses
hémorragies
Signes Cutanés cyanose des crêtes et des barbillons
ecchymoses sur les jarrets
pattes rougeatres
chute de ponte brutale
Signes Reproduction
œufs déformés et décolorés
diarrhée verdatre
Signes Digestives diarrhée sanguinolente
autres types de diarrhée
Mortalités observées les jours précédentes
A la Date
Date J1 J2 J3 J4 J5 J6 J7 J8 J9 de la visite
Evolution des
Mortalités
Espèce(s) détenue(s)
Effectif total
Date d’apparition des symptômes
Malades
Morts
24
Provenance des animaux (coordonnées) Date d’arrivée des Animaux
Autre(s) information(s)
25
MESURES PRISES OU ENVISAGEES
Si trois (3) réponses ou plus sont vraies dans le questionnaire précédant,
faire des prélèvements pour analyse de laboratoire.
Autres
Nom et prénoms des inspecteurs
•
•
•
26
ANNEXE 2 : MARCHE DE VOLAILLES VIVANTES
L’objectif du présent formulaire est de déterminer les conditions présentes sur un marché de
volailles vivantes susceptibles d’augmenter le risque d’introduction ou de propagation de
maladies. Dans la colonne de niveau de risque, quantifiez le niveau de risque de chaque
facteur comme Très risqué (+++), Risqué (++) et Faiblement risqué (+).
N° de
Nom du marché :
téléphone :
Emplacement : SIG :
Contact sur le marché : Administrateur(s) du marché :
Nom des agents vétérinaires :
Références réglementaires :
B. GESTION
Tenue d’un livre des ventes et de la
mortalité
Licence commerciale affichée
Volailles saines achetées à une source
fiable unique
27
Introduction de nouvelles volailles sans
quarantaine
Toutes les volailles sont vendues en
l’espace d’une journée
Toutes les volailles sont vendues en
l’espace d’une semaine
Les volailles sont vendues vivantes
C. HYGIÈNE
Port d’uniformes propres
Lavage des mains fréquent
Nettoyage et désinfection du marché Fréquence ?
Nettoyage et désinfection réguliers des
cages et des enclos
Évacuation appropriée des animaux morts
28
Évacuation appropriée des animaux morts
Évacuation appropriée des plumes, fientes
et autres matières organiques
NOTES COMPLÉMENTAIRES
29
ANNEXE 3 : MALLETTE INFLUENZA AVIAIRE
2. Vêtements de protection
- Combinaisons jetables,
- Charlottes,
- Surbottes,
- Lunette de Protection,
- Gants et masques bucco-nasal,
- trousse d’urgence nécessaire de 1er soins,
- Solution bain d’œil,
- Réserve d’eau propre de plusieurs litres.
3. Matériel de transport
- Glacière,
- sacs plastiques résistants pour les dechets
- Plaques réfrigérantes.
4. Matériel de désinfection
- Sachets de virkon
- Eau de Javel,
- Brosses,
- Pulvérisateur haute pression et portatif,
- Bacs pour réaliser les dilutions de désinfectants
- Désinfectant
30
ANNEXE 4 : CONSIGNES DESTINÉES AU RESPONSABLE
D'UNE EXPLOITATION SUSPECTE D’UNE INFECTION A IAFP OU IAHP
Deux exemplaires de ce document sont datés et signés par l’éleveur et le chef du service vétérinaire (ou son repré-
sentant), un exemplaire est remis à l’éleveur et un exemplaire est conservé par le SV
Votre exploitation fait l'objet d'une suspicion de « Influenza aviaire ». Des prélèvements sont envoyés au laboratoire pour qu'il
détermine s'il s'agit effectivement de cette maladie. L’influenza aviaire atteint tous les oiseaux. C'est une maladie extrêmement
contagieuse : le virus peut être transporté sur de longues distances par les oiseaux migrateurs, les personnes, les véhicules ou
n'importe quel objet. Les fientes sont des matières très virulentes. La contagion se fait par voie digestive, respiratoire ou oculaire. En
attendant les résultats du laboratoire, qui vous parviendront dans un délai moyen de 15 jours, toutes les précautions doivent être prises
pour éviter la contamination d'autres élevages.
[Link] toutes les entrées de votre exploitation, barrez tous les chemins d'accès et placez des panneaux "défense d'entrer"
indiquant votre numéro de téléphone.
Annulez par téléphone toutes les visites qui devaient vous être faites.
Si vous êtes producteur d’œufs, prévenez le centre de conditionnement des œufs pour que le camion de ramassage ne passe plus
chez vous, sauf instructions contraires du service vétérinaire.
De même, si des enlèvements de volailles étaient prévus pour l’abattage, annulez les enlèvements ou demandez l’autorisation du
service vétérinaire qui, sous certaines conditions, peut vous délivrer un laissez-passer sanitaire pour l’enlèvement des volailles.
[Link] laissez aucun visiteur venir dans votre ferme, même s'il s'agit d'un voisin ou d'un technicien. Seules les personnes autorisées
par les services vétérinaires peuvent y pénétrer.
[Link] une personne sort de l’exploitation, elle doit se laver entièrement et changer de vêtements avant de partir et désinfecter ses
bottes avec de la soude ou de l'eau de javel à la sortie de votre ferme ; elle ne devra pas aller ensuite dans une autre exploitation
élevant des volailles.
[Link] laissez aucun véhicule, quel qu'il soit, entrer dans votre exploitation.
Si un fournisseur doit absolument vous apporter quelque chose la livraison se fera à l'entrée de l'exploitation.
[Link] la liste des personnes qui sont venues chez vous durant ces 15 derniers jours (marchands, acheteurs, livreurs d’aliments,
techniciens, vétérinaire, ouvriers agricoles, autres éleveurs, amis, facteurs,).
LES ANIMAUX
[Link] animal (bovin, mouton, chèvre, porc, cheval, chien, chat, volaille) ne doit entrer ou sortir de votre exploitation.
[Link] vous rendre dans les locaux où se trouvent les animaux malades, vous revêtirez une paire de bottes et un vêtement que vous
réserverez à ce bâtiment. Ne les utilisez pas pour aller dans les autres parties de votre exploitation.
[Link]êtez en plus une tenue à usage unique (cote, pédisacs et charlotte) avant d’entrer dans un bâtiment hébergeant des volailles et
détruisez cette tenue en sortant du bâtiment. Vous changerez donc de tenue entre chaque bâtiment.
[Link] faut bien que vous alliez soigner et alimenter vos animaux, mais n'allez pas inutilement dans le poulailler.
31
LES OBJETS ET LES MATIÈRES
10. Vous ne devez sortir de votre exploitation aucun objet ni aucune matière, en particulier :
• les œufs,
• la viande ou les cadavres,
• la litière,
• le fumier ou le lisier,
• la paille ou le foin,
• les objets ou ustensiles comme une débecqueuse, un seau, une longe, une bicyclette, etc.
[Link] ne pouvez pas livrer les œufs ni les volailles d’abattage ou de réforme sans autorisation délivrée par la direction des
services vétérinaires.
Toutes ces consignes doivent être scrupuleusement respectées dans votre intérêt et dans
celui des autres éleveurs. Compte tenu du danger que représente cette maladie pour les
autres élevages de volailles, les personnes qui ne respecteront pas ces mesures, seront
poursuivies devant les tribunaux, conformément à la réglementation sur les maladies
légalement contagieuses. En cas de doute, prenez contact avec votre vétérinaire sanitaire.
Date : Heure :
32
ANNEXE 5 : SUSPICION D’INFLUENZA AVIAIRE
Rapport n° : Région/cercle/jour/mois/année
SV : Nom :
Téléphone : Adresse :
Téléphone portable : Téléphone :
Fax : Fax :
EXPLOITATION SUSPECTE
Nom de l’exploitant : Adresse précise (cercle, commune, localité) : Tél :
Fax :
Adresse : Tél :
Nom de l’agent vétérinaire
encadrant :
Fax :
* poules, dindes, pintades, canards, oies, cailles, pigeons, faisans, perdrix, poulet , chevaux, ânes, porcs, chiens, chats
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INFORMATIONS RELATIVES AUX LOTS ATTEINTS
Taux de mortalité
Taux de morbidité
34
PRELEVEMENTS (effectués au minimum sur 5 volailles différentes)
Animal Prélèvement
N° Bande d’origine Etat** Date Identification flacon et prélèvement*
N° flacon Prélèvement*
Conclusion
Forte suspicion, prélèvements
Suspicion ne pouvant être
RAS effectués et abattage préventif à
écartée ; prélèvements effectués
prévoir
Date : le
Copie à la DSV
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ANNEXE 6 : FICHE DE PRISE DE DÉCISION EN FONCTION DES CAS
Région:
Département :
Sous -préfecture :
Village:
Nom du propriétaire:
Téléphone:
Lieu (Ferme ou Point de vente):
Références géographiques (longitudes et latitudes):
Type d’élevage (classification FAO):
Espèces aviaires :
Effectif des volailles :
Dates des premières mortalités :
Lorsque seulement deux critères sont vrais la ferme doit être maintenue en quarantaine jusqu’à la réception
des résultats de laboratoire.
Lorsqu’au moins trois des critères sont vrais, vous pouvez prendre la décision d’effectuer un abattage sanitaire
Les cas confirmés : ne sont valable qu’après confirmation de la suspicion par le LANADA
(Laboratoire National d’Appui au Développement Agricole).
36
ANNEXE 7 : LISTE DES DÉSINFECTANTS AUTORISÉS
37
Représentation de la FAO en Côte d’Ivoire - Bureau de Partenariat et de Liaison
Riviéra Africaine Golf Zone II, Lot N° 107 B, Ilot 5
01 BP 3894 Abidjan 01, Côte d’Ivoire
Tél : (+ 225) 22 40 59 20 / Email: FAO-CI@[Link] / [Link] / cote-divoire/fr
ISBN 978-92-5-130853-0
9 7 8 9 2 5 1 3 0 8 5 3 0
CA0992FR/1/12.18