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Primitives et Intégrales

Ce document traite du calcul de primitives et d'intégrales. Il présente les définitions et propriétés des primitives d'une fonction sur un intervalle, ainsi que les méthodes usuelles pour calculer des primitives comme l'intégration par parties ou le changement de variable.

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Primitives et Intégrales

Ce document traite du calcul de primitives et d'intégrales. Il présente les définitions et propriétés des primitives d'une fonction sur un intervalle, ainsi que les méthodes usuelles pour calculer des primitives comme l'intégration par parties ou le changement de variable.

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Calcul de primitives

Cours de É. Bouchet  PCSI

16 novembre 2021

Table des matières

1 Primitive d'une fonction sur un intervalle 2


1.1 Dénition et premières propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Primitives usuelles à connaître . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

2 Intégrale d'une fonction 3


2.1 Généralités sur les intégrales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2 Quelques calculs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

3 Méthodes de calcul 5
3.1 Intégration par parties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.2 Changement de variable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.3 Autres techniques classiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.3.1 Linéariser . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.3.2 Utiliser des exponentielles complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.3.3 Primitiver t → at2 +bt+c
1
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

1
1 Primitive d'une fonction sur un intervalle

1.1 Dénition et premières propriétés


Dénition (Primitive).
Soit f une fonction dénie sur un intervalle I de R, à valeurs dans R ou C. Une fonction F est une
primitive de f sur l'intervalle I lorsque F est dérivable sur I et que ∀x ∈ I , F 0 (x) = f (x).

Remarque. Il n'y a pas unicité, on doit donc dire  une primitive  et pas  la primitive .
Proposition (Ensemble des primitives d'une fonction sur un intervalle).
Soit f une fonction dénie sur un intervalle I de R, à valeurs dans R ou C. Soit F une primitive de f
sur l'intervalle I et G une fonction dénie sur I . Alors G est une primitive de f sur I si et seulement
si G − F est une fonction constante sur I .

Démonstration. On a :
 Si G est une primitive de f sur I , alors G est dérivable sur I et G − F est dérivable sur I par somme de
fonctions dérivables. Sa dérivée est f − f = 0. Et donc, par propriété de monotonie des fonctions dérivables
sur un intervalle, G − F est une fonction constante sur I .
 Réciproquement, on suppose qu'il existe a ∈ R ou C tel que ∀x ∈ I , (G − F )(x) = a. Alors ∀x ∈ I ,
G(x) = F (x) + a. G est donc dérivable sur I par somme de fonctions dérivables, et G0 = F 0 + 0 = f . Donc
G est une primitive de f sur I .

Proposition (Opérations).
Soit α ∈ C, f et g deux fonctions dénies sur un intervalle I de R, à valeurs dans R ou C. Soit F et G
des primitives de f et g sur cet intervalle I . Alors :
 αF + G est une primitive de αf + g sur I .
 G × F est une primitive de f G + gF sur I .
 F1 est une primitive de − Ff2 sur I (si ∀x ∈ I , F (x) 6= 0).

Remarque. Pour chaque résultat, il sut de dériver la primitive annoncée pour vérier qu'elle convient.
Remarque. Une primitive d'un produit N'EST PAS le produit de primitives.

1.2 Primitives usuelles à connaître


Ces formules sont valides pour tout intervalle de dérivabilité de la fonction F .
f (x) = F (x) = f (x) = F (x) = f (x) = F (x) =
ex ex ln(x) x ln(x) − x 1
tan(x)
cos(x)2
k (constante) kx ch(x) sh(x)
1 + tan(x)2 tan(x)
xα , α 6= −1 xα+1
α+1 sh(x) ch(x)
1
arctan(x)
1 1 + x2
x ln |x| sin(x) − cos(x)
√ 1
√1 2 x cos(x) sin(x) √ arcsin(x)
x 1 − x2

2
Si u est une fonction dérivable sur un intervalle I , on obtient par composition les formules suivantes, à connaître
également :
Fonction Primitive Fonction Primitive

u0 eu eu u0 cos u sin u

u0 uα (α 6= −1) uα+1
α+1
u0 sin u − cos u

u0 u0
u ln |u| 1+u2
arctan u

u0 √ 0
√ 2 u √u arcsin u
u 1−u2

Remarque. Soit F une primitive de f . Si a ∈ C∗ et b ∈ C, une primitive de x → f (ax + b) est x → 1


a F (ax + b).
Exemple 1. Une primitive de x → 3 cos(5x + 2) est x → 3
5 sin(5x + 2).
Exemple 2. Si λ ∈ C∗ , une primitive de x → eλx est x → λe .
1 λx

Cette primitive très classique nous resservira dans la suite du chapitre.


Exemple 3. Déterminer une primitive de x → tan(x) sur ] − π2 , π2 [.
0
∀x ∈] − π2 , π2 [, tan(x) = sin(x)
cos(x) cos(x) . Une primitive est donc x → − ln(|cos(x)|).
= − cos (x)

Exemple 4. Soit a ∈ R∗+ . Déterminer une primitive de x → 1


x2 +a2
sur R.
On remarque que :
1
1 1 1 1 a
∀x ∈ R, = 2 = .
2
x +a 2 a x 2 a x 2
 
a +1 a +1
Une primitive est donc x → a1 arctan x
.

a

2 Intégrale d'une fonction

2.1 Généralités sur les intégrales


Proposition (Théorème fondamental de l'analyse).
Soit f une fonction continue sur un intervalle I de R et à valeurs dans R ou dans C. Soit a ∈ I , on
dénit la fonction H par : ∀x ∈ I , Z x
H(x) = f (t)dt.
a
Alors H est la primitive de f sur I qui s'annule en a.

Démonstration. Admis.
Remarque. On utilise pour ce résultat la dénition d'intégrale vue en Terminale, comme aire algébrique sous la
courbe. Une dénition plus complète sera proposée au second semestre.
Remarque. Une fonction à valeurs complexes est continue lorsque ses parties réelle et imaginaire sont des fonctions
continues. Si f est à valeurs complexes, son intégrale est dénie par :
Z x Z x Z x
f (t)dt = Re(f (t))dt + i Im(f (t))dt.
a a a

Remarque. Soit f une fonction continue sur un intervalle I . Ses primitives sont donc les fonctions du type
+ C où a ∈ I et C est une constante.
R x
x→ a f (t)dt

3
Proposition.
Soit f une fonction continue sur un intervalle I de R, à valeurs dans R ou C. Soit a et b deux réels de
I et F une primitive de f sur I . Alors
Z b
f (t)dt = F (b) − F (a).
a

F et x → f (t)dt sont deux primitives de f , donc il existe K ∈ C tel que :


Rx
Démonstration.
a
Z x
∀x ∈ I, F (x) = f (t)dt + K.
a

En particulier, pour x = a, on trouve F (a) = aa f (t)dt + K = K , et pour x = b, F (b) = f (t)dt + K . Ces deux
R Rb
a
relations donnent bien ab f (t)dt = F (b) − F (a).
R

Remarque. Cette formule permet de mémoriser deux relations déjà connues :


Z a Z b Z a
f (t)dt = 0 et f (t)dt = − f (t)dt.
a a b

2.2 Quelques calculs


Exemple 5. Après avoir justié leur existence, calculer les réels suivants :
1. pour x > 0, J(x) = 1x (1 − 1t )(ln t − 2)dt.
R

La fonction t → (1 − 1t )(ln t − 2) est continue entre 1 et x, donc l'intégrale existe, et


Z x   x
ln(t) 2 1
J(x) = ln(t) − −2+ = t ln(t) − t − (ln(t))2 − 2t + 2 ln |t| ,
1 t t 2 1

1
J(x) = x ln(x) − (ln(x))2 − 3x + 2 ln(x) + 3.
2
R √
2. K = 01 1 − t dt.

La fonction t → 1 − t est continue sur [0, 1], donc l'intégrale existe, et
 1
2 3/2 2
K = − (1 − t) = .
3 0 3
R −π
3. L = 0 2 (cos u)2 du.
La fonction u → (cos u)2 est continue sur [− π2 , 0], donc l'intégrale existe, et
− π2  π
u sin(2u) − 2
Z 
1 + cos(2u) π sin (−π) π
L= du = + =− + −0=− .
0 2 2 4 0 4 4 4
R 2√2
4. M = √
3
√ tdt .
t2 +1
√ √
La fonction t → √ t
t2 +1
est continue sur [ 3, 2 2], donc l'intégrale existe, et
√ √
Z 2 2
2tdt hp i2 2 √ √
M= √ √ = t2 + 1 √ = 9 − 4 = 3 − 2 = 1.
3 2 t2 + 1 3

4
Proposition (Relation de Chasles).
Soit f une fonction continue sur un intervalle I de R, et a, b et c trois réels de I . Alors
Z b Z c Z c
f (t)dt + f (t)dt = f (t)dt.
a b a

Démonstration. Soit F une primitive de f sur I . On a :


Z b Z c Z c
f (t)dt + f (t)dt = F (b) − F (a) + F (c) − F (b) = F (c) − F (a) = f (t)dt.
a b a

Remarque. La formule est vraie sans contrainte d'ordre entre a, b et c.


Z 1
Exemple 6. Après avoir justié son existence, calculer N = inf(t, 0)dt.
−1
La fonction t → inf(t, 0) est continue sur [−1, 1], donc l'intégrale existe, et
0 1 0 1 0
t2
Z Z Z Z 
1
N= inf(t, 0)dt + inf(t, 0)dt = tdt + 0dt = =− .
−1 0 −1 0 2 −1 2

3 Méthodes de calcul

3.1 Intégration par parties


Théorème (Intégration par parties).
Soit (a, b) ∈ R2 et soit u et v deux fonctions de classe C 1 entre a et b. Alors
Z b h ib Z b
0
u (t)v(t)dt = u(t)v(t) − u(t)v 0 (t)dt.
a a a

Démonstration. u et v sont de classe C 1 entre a et b, donc t → u0 (t)v(t) et t → u(t)v 0 (t) sont continues sur
l'intervalle associé et les deux intégrales existent. On trouve alors par calcul de primitive :
Z b h ib
u0 (t)v(t) + u(t)v 0 (t) dt = u(t)v(t) .

a a

D'où le résultat par linéarité de l'intégrale.


Exemple 7. Calculer la valeur de : Z 1
I= x2 exp(x)dx.
0
On pose u : x → et v : x →
x2 ex .
Les fonctions u et v sont de classe C 1 sur [0, 1], avec u0 (x) = 2x et v 0 (x) = ex
on peut donc eectuer une intégration par parties :
1
Z 1 Z 1
2

I = x exp(x) 0
− 2x exp(x)dx = e − 0 − 2x exp(x)dx.
0 0

Les fonctions f : x → 2x et g : x → ex sont de classe C 1 sur [0, 1], avec f 0 (x) = 2 et g 0 (x) = ex on peut donc
eectuer une nouvelle intégration par parties :
Z 1
I =e− [2x exp(x)]10 + 2 exp(x)dx = e − 2e + 0 + [2 exp(x)]10 = −e + 2e − 2 = e − 2.
0

5
Exemple 8. Déterminer la primitive de ln sur R∗+ qui s'annule en R1.
ln est continue sur R∗+ , donc cette primitive existe, et vaut x → 1 ln(t)dt. Il ne reste plus qu'à calculer cette
x

intégrale. Soit x > 0, u : t → ln(t) et v : t → t sont de classe C 1 entre 1 et x, avec u0 (t) = 1t et v 0 (t) = 1, une
intégration par parties donne donc :
Z x Z x
1
ln(t)dt = [t ln(t)]x1 − t dt = x ln(x) − (x − 1) = x ln(x) − x + 1.
1 1 t
La primitive recherchée est donc x → x ln(x) − x + 1.

3.2 Changement de variable


Théorème (Changement de variable).
Soit f une fonction continue sur un intervalle I de R, à valeurs dans R ou C. Soit u : t −→ u(t) une
fonction de classe C 1 sur un intervalle [α, β] de R et à valeurs dans I . Alors
Z u(β) Z β
f (x)dx = f (u(t)) u0 (t)dt.
u(α) α

Démonstration. La fonction f est continue sur I , donc admet une primitive F sur cet intervalle. Soit h = F ◦ u.
La fonction h est de classe C 1 sur [α, β] (par composée de fonctions de classe C 1 ), et pour tout t ∈ [α, β],
h0 (t) = F 0 (u(t))u0 (t) = f (u(t))u0 (t).

Cette fonction étant continue sur [α, β], on peut passer à l'intégrale et on trouve :
Z β Z u(β)
0
f (u(t))u (t)dt = h(β) − h(α) = F (u(β)) − F (u(α)) = f (x)dx.
α u(α)

Remarque. Ce changement de variable se note x = u(t) et on s'autorise la notation dx = u0 (t)dt pour interpréter
la formule : Z u(β) Z β
f (x)dx = f (u(t) ) u0 (t)dt .
u(α) α |{z} | {z }
x dx

Exemple 9. En utilisant le changement de variable t = x − 4, calculer la valeur de :


Z 4
J= exp(x − 4)dx.
0

x → exp(x − 4) est continue sur [0, 4], donc J existe. x → x − 4 est de classe C 1 sur [0, 4], on peut donc poser le
changement de variables t = x − 4, avec dt = dx :
Z 0
J= exp(t)dt = [exp(t)]0−4 = 1 − exp(−4).
−4

Exemple 10. En utilisant le changement de variable t = cos(x), calculer la valeur de :


Z π
sin(x)
I= dx.
0 1 + cos(x)2

x→ sin(x)
est continue sur [0, π], donc I existe. x → cos(x) est de classe C 1 sur [0, π], on peut donc poser le
1+cos(x)2
changement de variables t = cos(x) avec dt = − sin(x)dx :
π cos(π) 1
−1 −1
Z Z Z
1 π  π π
I= (− sin(x))dx = dt = dt = arctan(1) − arctan(−1) = − − = .
0 1 + cos(x)2 cos(0) 1 + t2 −1 1 + t2 4 4 2

6
Remarque. Si u est strictement monotone sur l'intervalle [α, β], alors u réalise une bijection de [α, β] sur un
intervalle [a, b] et
Z b Z u−1 (b)
f (x)dx = f (u(t)) u0 (t)dt.
a u−1 (a)

Exemple 11. En utilisant le changement de variable x = cos(t), calculer la valeur de :


Z 1p
K= 1 − x2 dx.
0

x → 1 − x2 est continue sur [0, 1], donc K existe. t → cos(t) est de classe C 1 sur [0, π2 ] et bijective à valeurs dans
[0, 1]. On peut donc poser le changement de variables "à l'envers" x = cos(t) avec dx = − sin(t)dt, en utilisant
arccos pour les bornes :
π
Z 0p Z arccos(0) Z
2
K= 1 − cos(t)2 (− sin(t))dt = |sin(t)| sin(t)dt = (sin(t))2 dt.
π
2
arccos( π2 ) 0

Il ne reste plus qu'à linéariser l'expression pour déterminer une primitive :


π  π
1 − cos(2t)
Z
2 1 sin(2t) 2 1 π  π
K= dt = t− = −0−0+0 = .
0 2 2 2 0 2 2 4

(Dans le cas de cet exemple, on aurait aussi pu poser t = arccos(x), mais la relation dt = − √1−x
1
2
dx aurait été
beaucoup plus dicile à manipuler, d'où le choix du changement de variables "à l'envers".)

3.3 Autres techniques classiques


3.3.1 Linéariser
Exemple 12. Déterminer une primitive de f : t → (sin t)5 sur R.
On utilise les formules d'Euler et du binôme de Newton : ∀t ∈ R,
5
eit − e−it e5it − 5e3it + 10eit − 10e−it + 5e3it − e−5it

5 sin(5t) − 5 sin(3t) + 10 sin(t)
f (t) = (sin t) = = 5
= .
2i 2 i 16

Chacun de ces termes est facilement primitivable, ce qui permet de proposer comme primitive la fonction F dénie
par :
− cos(5t) − cos(3t) − cos(t) cos(5t) 5 cos(3t) 5 cos(t)
∀t ∈ R, F (t) = −5 + 10 =− + − .
5 × 16 3 × 16 16 80 48 8

3.3.2 Utiliser des exponentielles complexes


Exemple 13. Déterminer une primitive de g : t → e2t cos(5t) sur R.
On remarque que :

∀t ∈ R, g(t) = e2t cos(5t) = e2t Re(e5it ) = Re(e2t+5it ) = Re(et(2+5i) ).

Une primitive complexe de t → et(2+5i) est t → 1


2+5i e
t(2+5i) . Or,

1 2 − 5i 2t e2t
∀t ∈ R, et(2+5i) = e (cos(5t) + i sin(5t)) = (2 cos(5t) + 5 sin(5t) + 2i sin(5t) − 5i cos(5t)).
2 + 5i 4 + 25 29
Cela permet de proposer comme primitive pour g la fonction G dénie par :
e2t
 
1
∀t ∈ R, G(t) = Re et(2+5i) = (2 cos(5t) + 5 sin(5t)).
2 + 5i 29

7
3.3.3 Primitiver t→ 1
at2 +bt+c
1
Exemple 14. Déterminer une primitive de g : x → sur un intervalle I où g est bien dénie.
x2 + 2x + 1
Le discriminant du dénominateur vaut ∆ = 4 − 4 = 0, ce qui donne la factorisation :
1
∀x ∈ I, g(x) = .
(x + 1)2

Une primitive est donc x → − x+1


1
.
1
Exemple 15. Déterminer une primitive de f sur un intervalle I où f est bien dénie.
: t→
− 6t + 4 2t2
Le discriminant du dénominateur vaut ∆ = 36 − 32 = 4 > 0, ce qui fournit deux racines 6+2
4 = 2 et 4 = 1, et
6−2

permet donc de factoriser l'expression :


1 1
∀t ∈ I, f (x) = = .
2t2 − 6t + 4 2(t − 1)(t − 2)

Décomposons en éléments simples : on cherche (α, β) ∈ R2 tels que ∀t ∈ I ,


1 α β
= + .
2(t − 1)(t − 2) t−1 t−2

Multiplier par t − 2 puis faire tendre t vers 2 donne β = 12 . Multiplier par t − 1 puis faire tendre t vers 1 donne
α = − 12 . Donc :
1 1 1 1
∀t ∈ I, f (x) = − + .
2t−1 2t−2
Une primitive est donc t → − 12 ln(|t − 1|) + 12 ln(|t − 2|).
1
Exemple 16. Déterminer une primitive de h : u → sur un intervalle I où h est bien dénie.
u2 + 2u + 4
Ici, le discriminant du dénominateur vaut ∆ = 4 − 16 = −12 < 0. Un passage sous forme canonique donne :
√ 1
1 1 1 1 1 3
∀u ∈ I, h(u) = 2
= 2
=  2 =√  2 .
u + 2u + 4 (u + 1) + 3 3 u+1 3 u+1

3
+1 √
3
+1
 
Une primitive est donc u → √1
3
arctan u+1

3
.

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