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Matériaux et caractéristiques des conducteurs HT

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Matériaux et caractéristiques des conducteurs HT

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Chapitre 1 : Les lignes électriques à haute tension

Ce sont des ouvrages qui assurent le transport de l’énergie électrique en haute tension des
centres de production ou de répartition vers les centres de consommation.

1.1. Les éléments des lignes aériennes

1.1.1. –Conducteurs

Section des fils


La section minimale des conducteurs utilisés dans les lignes aériennes à HT est de 20 mm 2.
(S≥20mm2)
Matériaux utilisés
Les conducteurs des lignes aériennes peuvent être réalisés avec du cuivre électrolytique, de
l’aluminium acier ou de l’almélec.
a) Conducteurs en cuivre électrolytique
Le cuivre se trouve sous forme de minerais sulfurés ou oxydés qui contiennent moins de
2 % de cuivre (limite économique = 0,5 %). Il est peu abondant sur terre (0,007 % de la
lithosphère).
Obtention du cuivre à partir du minerais
- Minerais sulfuré → affinage thermique : le minerais est grillé, fondu et désulfuré
dans un convertisseur ⇒ cuivre pur à 99,5 % ;
- Minerais oxydé → affinage électrolytique : le minerais est dissous dans de l’acide
sulfurique puis le cuivre en solution est extrait par électrolyse ⇒ cuivre pur à 99,9 %.
C’est ce cuivre qui est utilisé pour la fabrication des fils conducteurs.
- Bonne conductivité électrique : résistivité ρ = 1, 72.10-8 Ω.m à 20 ◦C ;
- Faible coefficient de température : α = 3, 9.10-3 ◦C-1
- Rupture à la traction: ≥ 380MPa
Note: 1 MPa= 0.1019 kgf/mm2

b) Aluminium. Aluminium-acier
L’aluminium se trouve à l’état naturel sous forme de minerais oxydé : la bauxite qui
contient des oxydes d’aluminium, de fer, de silicium et de titane. L’aluminium est extrait
de la bauxite par métallurgie en deux étapes :
- Extraction de l’alumine à partir de la bauxite par des procédés chimiques et thermiques ;
- Electrolyse de l’alumine en solution.
La production d’une tonne d’aluminium nécessite :
- 5 tonnes de bauxite pour extraire 2 tonnes d’alumine ;
- 14000 kWh (tension continue de 7 à 8 V).
1.2.2.2 Propriétés physiques de l’aluminium
- Métal léger dont la densité est de 2, 7 ;
- Température de fusion Tf ≈ 650 - 660 ◦C.
- Faible résistance à la rupture : 160 Mpa
- Bonne conductivité : résistivité ρ = 2, 8.10-8 Ω.m ;
- Coefficient de température : α = 4, 3.10-3 ◦C-1
Etant donné que l’aluminium présente une faible résistance à la rupture en traction, il est
combiné avec des fils d’acier galvanisé (âme du conducteur) qui servent de porteur.
On peut utiliser deux types d’acier :
→ Acier normal : 1176 Mpa
→ Acier renforcé: 1568 MPa
c) Alliage d’aluminium (Almélec)
C’est un alliage d’Aluminium, de magnésium et de Silicium
L’almélec est moins conducteur que le cuivre mais il est plus solide et moins cher.
Symbole: AGS/L
Rupture en traction: ±320 Mpa
Avantage: portées importantes
-Conducteur conventionnel sur la gauche et à âme en fibre composite à droite. L’âme au
centre assure les propriétés mécaniques, l’aluminium à l’extérieur les propriétés électriques
du conducteur.
Caractéristiques comparées des matériaux utilisés
caractéristiques cuivre Almélec Aluminium Acier
Résistivité(20℃) ( en 10-8Ωm) 1.72 3.25 2.82 ≈15
Coefficient de température (en 10- 4.1 3.6 4 -
3.K-1)

Massa volumique (kg/m3) 8890 2700 2700 7800


Contrainte à la rupture en traction 380 à 450 320 à 380 150 à 190 N : 1150 a
(MPa) 1400
R : 1500 a
1800
Câble :105000 Câble : Câble : Câble :
Module d’élasticité(MPa) 60000 60000 185000
Fil : 120000 Fil : 65000 Fil : 200000
Coefficient de dilatation linéique( 17 23 23 11.5
10-8 . K-1)

Conducteurs câblés usuels.


Note importante : Conducteurs spéciaux
Lorsque l’on aborde les très hautes tensions, le phénomène d’effet couronne peut exister
pour des câbles ayant une section conductrice suffisante au point de vue résistance élec-
trique et pertes actives.
Une des solutions : utiliser des conducteurs en faisceau
Effet couronne: explication
L’effet couronne, phénomène aujourd’hui bien connu, se manifeste sous forme d’une gaine
lumineuse bleuâtre qui apparait autour d’un fil mince, lorsque celui-ci est portée à un potentiel
suffisant. Il rappelle le halo lumineux visible à la périphérie du soleil, au moment des éclipses,
et qui lui a donné son nom.
Du point de vue physique et électrique, ce phénomène est dû à l’ionisation de l’air, dès que le
champ électrique au voisinage immédiat du conducteur devient suffisant.
Lorsque l’on utilise des conducteurs de plus gros diamètre, comme ceux qui équipent les
lignes aériennes, on constate que la gaine lumineuse évolue en décharges discrètes que les
spécialistes ont coutume d’appeler aigrettes ou effluves.
On peut remarquer ici que ce phénomène se manifeste aussi dans des conditions naturelles,
en particulier à l’approche d’un orage : sous l’effet de l’intense champ électrique généré par
les charges électriques du nuage orageux, il se forme au sommet de toutes les pointes ou as-
pérités ( mats, paratonnerres, pics montagneux,….) des effluves ou aigrettes, accompagnées
d’un crépitement caractéristique. Les alpinistes connaissent bien ce bruit, qu’ils appellent bruit
d’abeilles.
Lors de l’effet couronne, l’énergie dissipée est à l’origine de pertes électriques et les impul-
sions électriques associées aux aigrettes entrainent des perturbations radioélectriques.
Par l’analyse des résultats de mesures antérieures sur de nombreux types de conducteurs,
on a mis en évidence l’influence des principaux paramètres régissant l’amplitude des phéno-
mènes couronne. Dans leur ordre de mise en évidence, ce sont : le champ électrique superfi-
ciel du conducteur, son diamètre, son état de surface, la densité de l’air environnant
Pour l’exploitation du réseau à 380KV, l’effet couronne devient gênant et le choix de conduc-
teurs en faisceaux permet d’en limiter les pertes et le champ perturbateur à des valeurs rai-
sonnablement acceptables.

Pour réunir les fils conducteurs en faisceau, on utilise des pièces métalliques appelées entre-
toises.
Les figures ci-dessous représentent les entretoises pour avoir des faisceaux doubles, triples
et quadruples.
-Caractéristiques mécaniques des câbles :
Les tableaux II à IV donnent les caractéristiques mécaniques de quelques câbles employés
actuellement pour la construction des lignes d’énergie électriques dans le monde.
-Choix des conducteurs
Le choix se fait :
1°-à partir de l’intensité maximale admissible du courant dans le câble conducteur en régime
permanent.
2°-à partir d’un diamètre suffisant, pour que, sous la tension électrique d’exploitation, l’effet
couronne n’entraîne pas des pertes ou des perturbations inadmissibles.
3°-à partir d’une contrainte à la rupture suffisante pour supporter toutes les charges.
Parmi ces charges, on peut citer:
-les charges permanentes
→ Poids propre de la ligne
→ la flèche
-les charges accidentelles :
→ Variation de température
→ influence du vent
→ surcharge de givre (Hiver)
Les fabricants donnent des abaques pour faciliter le choix pour les différents types de câbles.

Tableau 5 intensités maximales admissibles de courant( en ampères) pour quelques


câbles.
Régime permanent( IMAP) Surcharge temporaire(IS)
conducteurs
Eté n(1) Hiver ( 2) Eté ( 1) Hiver (2)
Aster 228 495 630
Pastel 299 490 620
Aster 366 670 850 840 990
Pastel 412 640 820 800 950
Aster 570 970 1120 1130 1320
Pétunia 612 840 1080 1080 1270
Aster 1144 1280 1650 1750 2030
Aster 1600 1530 1980 2170 2500

Les températures ambiantes en été et en hiver sont respectivement de 30℃ et de 15℃ .


1.2-Câbles de garde
1°-Rôle :
-protection contre les coups de foudre directs;
-diminution des inductions dans les circuits de télécommunication ou des conduits enterrés;
-réalisation des interconnexions des mises à la terre des supports;
-servir de support pour les câbles de télécommunication
Inconvénients majeurs :
-le coût d’installation : ±12% d’augmentation du coût de la ligne ;
-causent fréquemment les télescopages entre fils de garde et conducteurs de phases (givre
lourd);
-en THT, dans le cas de 2 câbles de garde, les pertes d’énergie dues à la circulation des cou-
rants parasites induits sont élevées:
→ 6%de pertes joules de la ligne en 730kV
→ 10%en 1000 kV
Solution : Isolation partielle des câbles de garde.

C : câble de garde
Is : Isolateur au droit des supports
Sk : support k
Rk : résistance de mise à la terre du support k :
Remarques importantes :
1°-Certains câbles de garde comportent des circuits de télécommunication permettant la
transmission d’ordres et de données entre deux postes reliés par une ligne à HT.
La fonction télécommunication peut être réalisée par :
-câble coaxial
-cartes téléphoniques
-fibres optiques
Voici un exemple
Câble de garde à fibres optiques incorporées, type Thym F.

A1 armure en fils ronds d’almélec


A2 armure en fils ronds d’acier
E enveloppes d’aluminium
FO fibre optique
J jonc isolant rainuré
RS revêtement synthétique
Re renfort non métallique( Kevlar)
2°-Matériaux utilisés:
Le plus courant est Almélec-acier: à une ou deux couches de fils d’almélec.
3°-Section :
Les câbles de garde doivent avoir une section conductrice suffisante pour supporter les
échauffements qui sont fonction du courant qui les parcourt au moment d’un court-circuit et
de la durée du défaut.
Courants de court-circuit admissibles dans les différents câbles de garde
Courant maximal
Désignation des câbles Durée du dé- Durée du dé-
faut : 0.5s faut : 0.25s
Câble à une couche d’almélec
Phlox 94.1 8000 11000
Phlox 116.2 8500 12000
Phlox 147.1 11000 15500
Phlox 181.6 13500 19000
Phlox 228 17000 24000
Phlox 288 21500 30000
Phlox 376 22500 31500
Câble à deux couches d’almélec
Pastel 147.1 18000 25500
Câble Thym
Thym 157.4 15000 12000
Thym 268 20000 28000

1.3-Isolateurs
Les isolateurs sont des composants indispensables au transport et à la distribution de l’éner-
gie électrique.
Leur fonction est réaliser une liaison entre des conducteurs HT et la terre.
Ils maintiennent les conducteurs dans la position specifiee ( isolateurs d’alignement et
d’’ancrage)
Ils assurent la transition entre l’isolation interne (huile, SF6) et l’isolation externe (air atmos-
phérique) , ils permettent de raccorder les matériels électriques au réseau ( traversées de
transformateurs, extrémités de câbles) et ils constituent, également, l’enveloppe de certains
appareils( disjoncteurs, parafoudres, réducteurs de mesure).
L’ isolateur est formee par un isolant auquel sont fixees deux pieces metalliques M 1 et M2 .
Isolant : verre, ceramique, materiaux synthetiques.
L’isolateur possede un double rôle:
- Rôle mécanique : il porte le conducteur
- Rôle électrique : il isole le conducteur par rapport au pylône.

1°-Quelques définitions utiles.


-Décharge disruptive: c’est le phénomène associé à une défaillance de l’isolation sous l’effet
de la contrainte électrique, accompagné d’une chute de la tension et d’un passage de courant
(perte permanente de la rigidité diélectrique).
-Perforation: décharge disruptive à travers un solide.
-Contournement: décharge disruptive le long d’une surface solide.
-Ligne de fuite: la plus courte distance ou la somme des plus courtes distances suivant les
contours des surfaces extérieures des parties isolantes entre le parties qui sont normalement
soumises à la tension de service.
Notions sur le contournement
Définition
On dit que le contournement se produit sur la surface de l’isolateur lorsqu’une décharge élec-
trique s’établit entre ses extrémités et contourne la surface de l’isolateur.
Le contournement provoque l’ouverture du disjoncteur, car il établit un court- circuit entre le
conducteur et le pylône (défaut monophasé à la terre).
Approche mathématique d’étude du contournement
1. Modèle expérimental
Comme la décharge et la couche de pollution sont en série, le modèle expérimental utilisé
pour l’étude du contournement en laboratoire comprend :
1) Electrode HT
2) Electrode BT
3) Canal d’épaisseur de quelques mm, rempli par un électrolyte (mélange eau distillée
plus grains de sels NaCl ).
4) Décharge électrique
Avec
X: longueur de la décharge ; L: longueur de l’électrolyte.

HT
2. Circuit électrique équivalent

L’équation électrique du circuit s’écrit :


U=Ud + Up + Ue
Ud : tension de la décharge ;
Up : chute de tension dans la couche de pollution
Ue : chute de tension dans les électrodes.
Ud = AxI-n
Up = RI = r ( L-x) I
Ue = constante =850V
avec
A ,n constqntes aui ndependent de lq couche de pollution
R(kΩ/cm) resistqnce par unité de longueur de lq couche de pollution( Rtotale=r . L)
L’ équation du circuit devient :
U= AxI-n + r( L-x) I + Ue (*)

3. Caractéristique tension-courant
Cette courbe est tracée selon l’équation(*), pour deux valeurs différentes du paramètre x.
Um1, Im1 : valeurs minimales de U et I ( pour x=x1).
C( Uc,Ic) est le point critique de contournement : quand U≥ Uc se produit le contournement .)

Uc : tension critique de contournement

Ic : courant critique de contournement

CONTOURNEMENT SOUS TENSION ALTERNATIVE


L’étude mathématique ci-dessus suppose une tension continue.
Pour une tension alternative, au passage par zéro la décharge s’éteint.
A la demi-alternance qui suit, la décharge doit obligatoirement réamorcer et ne dispose tout
au plus que de 10ms pour produire le contournement en tension alternative qu’en tension
continue.
800𝑥
Condition de réamorçage (empirique) : U≥
√𝐼

I : courant de fuite maximal au cours de la demi-alternance précédente.


X : longueur de la décharge à réamorcer

Deroulement du contournement
Phase 1 : Dépôt de pollution
Phase 2 : Formation d’un électrolyte conducteur.
Phase 3 : Formation d’une bande sèche
Phase 4 : Contournement
Sources de pollution
La pollution naturelle provient :
- Des sels marins dans les régions côtières
- Des poussières du sol(notamment lors des chantiers importants).
- Des sables véhiculées par le vent en régions désertiques.
Pollution industrielle
Au voisinage de certaines zones industrielles:
-fumées des usines (éléments conducteurs contenus, la dissolution des sels).
-les gaz d’échappement des véhicules.
-les engrais utilisés en agriculture;
Tous ceux-ci contribuent aussi aux dépôts observés sur des isolateurs.
Pollution mixte:
Ce type de pollution est en le plus fréquent et le plus sévère pour les ouvrages électriques.
Elle résulte de la combinaison entre les différents types de pollution.
2°-Matériaux utilisés:
-Céramiques (fragiles)
-Verres (fragiles)
-Matériaux synthétiques (composites)
→ Bonne tenue mécanique
→ Érosion superficielle ±rapide
Céramique Verre
Porcelaine
Porcelaine
Electro-
Electrotech-
technique
Caractéris- nique Sodocal- Sodocal-
tradition- Stéa- Borosili-
tiques traditionnelle cique cique
nelle tite caté
récuit Trempé

Permittivité 6 7.5 6.1 7.5 7.5 5.3


relative
(20℃ à 𝟓𝟎𝑯𝒛)
Rigidité 170 160 180 230 230 290
Dielectrique
(20
℃ à 𝟓𝟎𝐇𝐳)𝐤𝐕/
𝐦
Massa volu- 2.4 2.8 2.5 2.5 2.5 2.2
mique
(kg/m3)
Contrainte à 30 60 45 20 150 100
la
rupture en
traction
(MPa)
Module 77000 107000 10000 74000 72000 67000
d’élasticité 0
(MPa)
Coefficient de 5.5 6.5 7.5 9 9.1 3.2
dilatation
lineique (10-
8.K-1)

3°-Principaux types d’isolateurs.


1°-Isolateur de type rigide: soumis aux efforts de flexion et de compression
2°-Éléments de chaine*
C’est un isolateur constitué par un matériau isolant équipé de pièces métalliques de liaison
nécessaires pour le relier de façon flexible à d’autres éléments de chaine , à la pince de sus-
pension du conducteur ou au support :
Ces éléments sont généralement utilises en suspension et forment des chaines d’isolateurs
soit verticales (chaines d’alignement), soit horizontales (chaines d’ancrage).
La liaison entre deux éléments successifs est réalisée par des systèmes métalliques soit à
rotule et logement de rotule (fig8a) soit à chape et tenon (fig8b).
Il existe deux types principaux d’éléments de chaine : les isolateurs à capot et tige et les iso-
lateurs à long fut.
C chape
F fût
p pas
R rotule
T tenon
On distingue deux types principalement:
-Isolateurs à capot et tige
-Isolateurs à long fût :
a) en céramique
b) en matériaux synthétiques (isolateur composite)
A : âme en fibre de verre-résine
AM : pièces d’accrochage métalliques
Re : revêtement à ailettes en matériau synthétique

4°-Classification des isolateurs


Les isolateurs de lignes aériennes sont divisés en deux classes selon leur forme :
-Classe A : Elle comprend tous les isolateurs ou éléments de chaîne dont Ɛ ≥ l/𝟐
Exemple: les isolateurs à long fût
-Classe B
Elle comprend tous les isolateurs ou éléments dont Ɛ < l/𝟐
Exemple: isolateurs à capot et tige
5°-Choix des isolateurs
On choisit les isolateurs:
-en fonction de la tension de service de la ligne
-en fonction des efforts mécaniques auxquels ils sont soumis
-en fonction du prix de revient de la ligne et de son importance
-en fonction de l’importance de la pollution du site
Les isolateurs les plus couramment utilisés ont une ligne de fuite moyenne donnée par le rap-
port: 2 < Lf< 2,5
Longueur minimale de la ligne de fuite des chaines d’isolateurs pour les lignes HTB
Ligne de Tension nominale du réseau en kV
Tenue de
fuite spé- 63 90 225 400
Classe de brouillard
cifique Tension la plus élevée pour le matériel
pollution en kg de
entre 73 100 245 420
sel/m3
phases Ligne de fuite minimale
1 <7 16 1170 1600 3920 6720
2 < 20 20 1460 2000 4900 8400
3 < 80 25 1830 2500 6130 10500

Isolateurs ou chaines d’isolateurs couramment utilisés sur les lignes HTA et HTB
Isolateurs suspendus a ca-
Tenson en kV Isolateurs rigides
pot et tige
2 éléments U40 de 100mm
Série HT 20 en verre trempé
de pas
20
3 éléments U40 de 100mm
Série HT 22 en verre trempé
de pas
5 éléments U100 de 130mm
63 Non utilisés
de pas
6 éléments U100 de 130mm
90 Non utilisés
de pas
14 éléments U100 de
130mm de pas
225 Non utilisés
13 éléments U160 de
145mm de pas
19 éléments U160 de
400 Non utilisés
145mm de pas

1.4 Les supports des lignes aériennes


Les supports de lignes aériennes sont, couramment, des poteaux de bois ou de béton armé,
des assemblages( portiques) de pièces de bois ou de béton armé ou de constructions métal-
liques de formes d’importances très variées, allant de la simple poutrelle aux pylônes métal-
liques en treillis.
Armements des supports
C’est la disposition des conducteurs sur les supports
Nous distinguons plusieurs types d’armements :
- En triangle
- En simple drapeau ou double drapeau
- En nappe
- En nappe-voute
5-Les fondations

6-Accessoires
Chapitre 2: Dimensionnement des lignes aériennes
2.1 Introduction

Le calcul d’une ligne aérienne se fait en deux parties:


a) Choix de la section des conducteurs (phase et câble de garde)
b) Choix du gabarit des pylônes
Classification des lignes aériennes

Classification des niveaux de tension

2.2. Calcul et choix de la section des conducteurs


2.2.1 Conducteurs de phase
Afin de choisir la section du câble ; nous devons vérifier trois choses :

 Quel est le courant nominal qui circule dans le câble ?


 Ce câble supporte-t-il la puissance de court-circuit ?
 La chute de tension dans la ligne est-elle inferieure à la limite ?

a : taux d’augmentation annuelle de la puissance en %

 Intensités maximales de courant admissibles :


a) Définition
3.2.2 Les supports
Voici quelques supports couramment utilisés : 1) à phases étagées

2) Pylônes ou portiques en nappe ou nappe-voute

MARCHE A SUIVRE
On calcule d’abord :
- le poids total du câble.
- l’angle d’inclinaison du câble
- la portée critique et la constante «a» de l’équation d’Etat de BLONDEL
- la flèche maximale et la hauteur des conducteurs
- la longueur de la chaîne de suspension
- la distance phase/phase et phase/neutre
- le gabarit des pylônes (géométrie)
- les efforts en tête de pylône
- l’évaluation du coût des supports
- l’évaluation de l’effet Couronne

NOTE IMPORTANTE:
1-Tout au long de cette démarche, nous tiendrons compte de deux hypothèses extrêmes. Ce
sont:
Hypothèse H1: conditions extrêmes en HIVER
Hypothèse H2: conditions extrêmes en ÉTÉ

1-Détermination de l’angle d’inclinaison et poids équivalent du câble


Soient les équations d’équilibre projetées aux extrémités du câble
Avec :
p: poids du câble
F: effort du vent
Détermination de F et de P
L’équation de base est : F= C.q.A en N/m
Note importante à prendre en considération pour la RD Congo: les surcharges qui
sont dues au givre ou à la neige ne sont pas à prendre en considération.

2- Portée critique et la constante « a »


3- Flèche maximale et hauteur des conducteurs
Conditions de vérification
4-La longueur de la chaîne de suspension -Première approche: solution rapide

-Deuxième approche:
5-Distance Phase / Phase et Phase / Neutre
Distance entre conducteurs soumis au vent:
Règlementation Européenne
Distance entre conducteurs et câbles de garde
Distances de Travail

Distance au sol, aux constructions et aux obstacles


Distance minimale aux maisons et aux immeubles
Hauteurs au-dessus des traversées de lignes aériennes
6-Design des pylônes

7-Efforts en tête des pylônes


8-Cout des supports

9-Impact de l’Effet Couronne

2.3 Exemple pratique d’application numérique


CHAPITRE III ENTRIEN DES LIGNES AERIENNES

3.1. Généralités

Les lignes aériennes présentent la caractéristique d’être une propriété de l’État im-
plantée sur la propriété d’autrui. Cette cohabitation imposée implique des obligations
de respect réciproque de conventions qui ont pour but d’assurer de bonnes condi-
tions d’exploitation des ouvrages et de sécurité des personnes et des biens dans le
voisinage de ces ouvrages.
L’entretien a pour but de s’assurer que ces conditions sont respectées dans le
temps.
L’entretien préventif consiste en un examen des constituants, après démontage si
nécessaire, et au remplacement éventuel des pièces dégradées.
L’entretien périodique se répète identiquement selon des cycles prévus en fonction
du temps ou d’autres critères.
L’entretien programmé est effectué selon un calendrier prévisionnel d’intervention.

3.2. Visites

Ce que l’on appelle couramment visite de ligne correspond, en fait, au terme inspec-
tion, tel qu’il est défini sur le plan international.
On ne procède pas, en effet, à des démontages, sauf peut-être dans certains cas
particuliers où l’on va jusqu’à l’ouverture de pinces par montée aux supports.
Les objectifs d’une visite comprennent naturellement :
— la surveillance des matériels ;
— l’entretien préventif de ces matériels ; auxquels on doit adjoindre la surveillance et
l’entretien des lieux circonvoisins des ouvrages et des modifications apportées à ces
lieux, en tout endroit, et particulièrement dans les zones à forte évolution de cons-
tructions et de végétation, afin que les directives lignes aériennes d’EDF et, a mi-
nima, les prescriptions de l’Arrêté Technique du 2 avril 1991 soient respectées.
Compte tenu de l’étendue et de l’éloignement des lignes, l’exploitant doit aussi profi-
ter des visites pour collecter les informations permettant d’assurer :
— dans l’immédiat, la tenue à jour de la documentation technique relative aux maté-
riels et à leur environnement ;— au moment souhaité, l’évaluation technique de l’apti-
tude des lignes, notamment anciennes, à assumer le rôle à moyen terme, que l’on
attend d’elles. Le devenir des lignes anciennes, dont le nombre va croissant, consti-
tuera probablement l’une des préoccupations majeures dans l’avenir.
Les visites peuvent se faire par hélicoptère, depuis le sol ou par montée aux sup-
ports.
La visite de ligne en hélicoptère est à privilégier comme visite de base, pour son effi-
cacité et son économie, partout où elle peut s’appliquer. Elle s’effectue, en moyenne,
deux fois par an, le long de chaque ligne. Un hélicoptère, type Ecureuil B1, permet
en une heure de visiter 38 km de lignes.
La visite depuis le sol constitue :
— la visite de base là où l’hélicoptère n’est pas utilisable ou ne permet pas une sur-
veillance satisfaisante, c’est-à-dire essentiellement dans les zones interdites de vol,
les vallées de montagne en altitude à fortes turbulences, les zones très urbanisées
(grands immeubles, etc.), les couloirs de lignes denses (approche des lignes inté-
rieures impossible) et pour certaines lignes en tranchées à haute végétation (des-
cente à bonne hauteur impossible, cas aussi de certaines tranchées en festons) ;
— une visite complémentaire de la visite en hélicoptère, pour relever des détails non
décelables depuis l’hélicoptère.
La visite par montée aux supports est complémentaire de la visite en hélicoptère ou
de la visite depuis le sol pour effectuer un contrôle approfondi, mais dont la nécessité
n’est pas aussi fréquente (une fois tous les 10 à 12 ans, cette périodicité dépendant
des conditions d’exploitation).
Le contrôle par thermographie infrarouge est une surveillance supplémentaire aux
visites précédentes qui constitue, au même titre, une surveillance de base et est à
utiliser pour détecter des anomalies souvent dangereuses et généralement cachées
à l’inspection visuelle.
Il permet de détecter les points chauds, montrant un échauffement anormal des man-
chons par rapport aux câbles.
Ce type de contrôle s’effectue le plus généralement par hélicoptère, environ une fois
tous les trois ans.

3.3. Travaux d’entretien


3.3.1 Élagage
L’élagage du couloir des lignes doit permettre d’éviter les risques d’amorçage aux
arbres.
L’élagage par des engins mécaniques étant plus économique que l’élagage manuel,
il est à pratiquer chaque fois que cela est possible.
En conséquence, la périodicité recherchée sera suffisante pour que les repousses
n’atteignent pas une dimension nécessitant un élagage manuel, mais on est conduit,
parfois, à faire des élagages ponctuels de correction. Dans les pays méditerranéens,
les interventions doivent souvent être plus fréquentes. Dans les zones où l’élagage
est mal supporté, les amputations seront moindres et la fréquence plus grande. En
certains endroits sensibles, l’élagage se fait deux fois par an (haies coupe-vent, no-
tamment).
Le choix des fréquences d’élagage peut faire l’objet d’une systématisation par pro-
gramme informatique tenant compte :
— des lois de développement des essences de végétation ;
— d’une observation initiale de l’état de la végétation, au droit de la ligne aérienne.
L’emploi d’un tel programme mérite d’être examiné sur le plan économique et sur le
plan des relations publiques chaque fois qu’un problème de croissance diversifiée
des arbres se pose.
3.3.2 Peinture
L’acier constituant les pylônes est soumis à l’action de l’air, de la pluie, des pollutions
naturelles ou artificielles et subit une corrosion s’il n’est pas correctement protégé.
Une protection correcte est assurée par l’application périodique de peinture. Dans
des conditions peu sévères d’environnement, on peut attendre 10 ans environ entre
deux traitements (brossage, peinture en deux couches), voire plus, si on effectue un
traitement intermédiaire à une seule couche avec brossage.
Les pylônes en acier galvanisé peuvent également être peints dans les zones agres-
sives (zones polluées ou zones marines).
3.3.3 Entretien des lignes
Les travaux d’entretien courant peuvent être réalisés, la ligne en/ou hors service.
Dans le cas des travaux sous tension (§ 4), les équipes d’entretien interviennent à
l’aide de structures isolantes (échelles, élévateurs, cordages).
Les équipes effectuent :
— le changement d’isolateurs ou de chaînes d’isolateurs ;
— le remplacement d’armement (pièces d’extrémité des chaînes côté pylône ou côté
câble) ;
— le remplacement de manchons, de parties de conducteur ;
— le remplacement de balises, d’entretoises ;
— le remplacement ou le renforcement de pylônes ;
— la mise en place de garniture de réparation (preformed ).
L’hélicoptère est très utilisé pour les travaux de réparation de ligne. Il permet, dans
des zones peu accessibles, une mise en place très rapide des équipes spécialisées,
du matériel nécessaire à la réparation (pylônes, isolateurs, manchons, etc.) et évite,
le plus souvent, un surcroît de fatigue pour le personnel. De ce fait, l’efficacité de
l’équipe est améliorée et l’indisponibilité de la ligne est réduite. Il permet également :
— le positionnement d’agents à proximité ou sur des câbles pour réaliser des travaux
légers tels que la mise en place de garnitures de réparation (preformed ), le rempla-
cement (ou la pose) de balises, d’entretoises, etc. ;
— le positionnement d’agents à proximité ou sur des câbles pour réaliser des travaux
lourds tel le remplacement (ou la confection) de manchons de jonction ou de parties
de câbles (150 m par exemple).
Pour réaliser de telles opérations, les monteurs prennent place dans des nacelles
suspendues à l’hélicoptère à l’aide d’élingues de longueurs variables en fonction du
travail réalisé et de la géométrie des pylônes (figure 2).

Des travaux exceptionnels d’entretien, tels que le remplacement de pylône ayant


subi une avarie (figure 3), la déviation de lignes, le changement de conducteurs, etc.,
sont souvent réalisés par les mêmes équipes.
3.3.4 Lutte contre la pollution
La pollution due à l’activité industrielle, les poussières et le sable entraînés par les
vents, le sel des embruns marins, etc., se déposent sur tous les types de structure.
En particulier, ces salissures se déposent sur les structures isolantes disposées
entre les pièces sous tension (conducteur de lignes ou appareillage) et les masses à
la terre.
Ce dépôt, notamment en présence d’humidité, fait perdre ses qualités diélectriques à
la structure considérée, colonne ou chaîne isolante, pouvant engendrer son contour-
nement et provoquer un défaut fugitif ou permanent entraînant la mise hors tension
de l’ouvrage.
Différentes solutions ont été envisagées pour éviter de tels inconvénients. On peut
citer les principales dispositions mises en œuvre tour à tour à ce jour :
— nettoyage de la structure isolante (l’ouvrage étant hors tension) ;
— enduction de graisse silicone (solution abandonnée progressivement) ;
— remplacement de chaînes isolantes trop polluées.
Toutes ces interventions sont relativement lourdes et nécessitent, pour plusieurs
d’entre elles, la mise hors tension de l’ouvrage.
Une nouvelle méthode développée par Électricité de France a permis de s’affranchir
de la plupart des inconvénients liés à la pollution. Il s’agit de réaliser le lavage sous
tension des
isolants, afin de les maintenir non sales. Actuellement, ce lavage est réalisé à partir
d’élévateurs (figure 4) ou de l’hélicoptère.
L’équipement utilisé pour réaliser le lavage sous tension des structures isolantes
comprend :
— une réserve d’eau déminéralisée d’une capacité de 3 500 L ;
— un groupe motopompe dont la pression de sortie de l’eau est de 107 Pa et ca-
pable d’amener l’eau de la citerne à une hauteur de 80 m sous une pression supé-
rieure à 5 · 106 Pa ;
— deux tuyaux de 45 m chacun, capables de supporter, en régime permanent, une
pression interne de 107 Pa ;
— une canne d’aspersion équipée d’un gicleur, raccordée au groupe motopompe à
l’aide de la tuyauterie précédente.
Cet équipement orientable dans le plan horizontal est fixé sur un engin élévateur
pour assurer les translations verticales. Les deux mouvements peuvent, indépen-
damment ou simultanément, être commandés à distance.
Les hautes pressions utilisées permettent de disposer, très près de la buse, d’un jet
divisé, constitué de fines gouttelettes projetées à très grande vitesse sur la structure
polluée. Ce jet à structure divisée, donc non conducteur, possède en outre, grâce à
la vitesse élevée des gouttelettes, un effet mécanique important favorisant le net-
toyage de la surface.
On garantit, ainsi, la continuité de service du réseau. La fréquence des opérations
qu’il est nécessaire de prévoir est ajustée au mieux et permet d’assurer, même en
zone polluée, la haute qualité de service qu’exigent, aujourd’hui, les utilisateurs in-
dustriels de l’énergie électrique.
Un mode de lavage équivalent est utilisé à partir d’hélicoptères.
3.4 Travaux sous tension (TST)
L’énergie électrique, par suite de son développement dans tous les secteurs d’acti-
vité (artisanal et industriel), aussi bien que dans les foyers domestiques, apparaît de
plus en plus liée à la vie moderne, et même indispensable à celle-ci pour certains de
ses usages. Cette dépendance rend la clientèle de plus en plus sensible aux cou-
pures de courant, quelle qu’en soit la cause.
L’amélioration de la continuité de service est donc devenue un souci croissant de
tous les distributeurs d’énergie électrique et la raison première de la mise au point et
du développement des travaux sous tension qui permettent de réduire les coupures
de courant pour travaux.
Les études et développements menés dans le domaine des travaux sous tensions à
partir de 1960 ont répondu à cette préoccupation, avec le souci permanent de ne pas
compromettre la sécurité du personnel, et même de l’améliorer.
Cette amélioration de la sécurité résulte de tous les facteurs de rigueur réunis dans
les méthodes de travail sous tension (formation du personnel, préparation soignée
du travail, outillage de qualité, surveillance, contrôle). Cette amélioration de la sécu-
rité doit, toutefois, faire l’objet d’une vigilance permanente, afin d’éviter l’apparition de
dérives.
Lorsqu’un monteur intervient sur un conducteur ou une pièce métallique porté à un
potentiel différent du sien, il s’expose au risque d’électrisation. De même, lorsqu’il in-
tervient sur un conducteur sous tension, à proximité de pièces métalliques reliées
soit à la terre, soit au potentiel d’une autre phase, il peut provoquer un court-circuit
par l’intermédiaire d’outils non isolants ou de pièces métalliques manipulées à l’aide
d’outils isolants.
Pour travailler sur un conducteur sous tension, deux méthodes sont utilisables sur le
réseau Transport :
— le monteur se tient constamment à une distance (figure 5) suffisante du conduc-
teur sous tension et travaille par l’intermédiaire d’une perche isolante portant, à son
extrémité, les outils appropriés ;

— le monteur se met au potentiel (figure 6) par contact direct du conducteur et s’isole


de la terre et des autres phases ; il se trouve dans la situation d’un oiseau perché sur
un fil.
Actuellement, 80 % du travail sous tension sur ligne à très haute tension se fait au
potentiel. Les travaux sous tension sont réalisés à l’aide de structures isolantes
(échelles, échafaudages, nacelles, perches, etc.), depuis le sol, le pylône ou sus-
pendu à un hélicoptère.
Une soixantaine de monteurs répartis dans les Centres régionaux sont formées pour
le travail sous tension.
Chapitre 4 Les Lignes Aériennes MT et BT.
4.1. Lignes Aériennes MT
4.1.1. Généralités sur les Lignes
4.1.1.1. Principe
La ligne aérienne est l'une des principales formes d'infrastructures énergétiques et le
composant principal des grands réseaux de distribution d'électricité.
Elle distribuer l'énergie par l'intermédiaire de l'électricité des postes électrique HT/MT
au consommateur (MT ou BT).
Ces lignes sont aériennes, souterraines ou sous-marines, quoique les professionnels
réservent plutôt ce terme aux liaisons aériennes.
Les lignes aériennes sont composées des conducteurs, généralement en alliage
d'aluminium (Almélec) ou cuivre, suspendus à des supports, pylônes ou poteaux.
Ces supports peuvent être faits de bois, d'acier, de béton.
4.1.1.2. Modélisation
Une ligne électrique parfaite peut être considérée comme un fil d'impédance nulle.
Dans la pratique plusieurs phénomènes physiques entrent en jeu : pertes d'énergie
par effet Joule, réponse fréquentielle, courants de fuite.
Une étude à l'aide d'un modèle théorique simplifié permet de comprendre l'effet de
divers paramètres sur la ligne.
Le schéma ci-dessus, appelé modèle en Pi, permet de modéliser correctement des
lignes d'une longueur allant de 80 à 240 km.

En dessous les effets capacitifs peuvent être négligés pour une ligne aérienne MT ou
BT.
La capacité de la ligne électrique avec la terre est relativement faible pour une ligne
aérienne, par contre pour les câbles souterrains, ce paramètre est dominant.

Une ligne aérienne est principalement inductive. Elle consomme donc de la puis-
sance réactive, cela provoque une chute de tension (ΔV).

La résistance des conducteurs provoque des pertes par effet Joule, l'usage de fais-
ceaux de conducteurs, eux-mêmes faits d'aluminium, un matériau léger, très bon
conducteur électrique, et d'acier permet de limiter cette résistance.

4.2. Lignes Aériennes BT


Il y a deux types : classique et torsadée
4.2.1. Réseaux classique nus

- En voie d’être abandonnée progressivement,


- Manque d’esthétique,
- Risque d’électrocution,
- Chute de tension due à l’écartement des conducteurs (L. = 0.35 /km),
- Détérioration des façades (ferrures)
- Risque d’incendie en cas de court-circuit dans les régions boisées,
- Difficultés d’exploitation (nécessité de coupure).

4.2.2. Ligne BT Torsadé


4.2.2.1. Principe
La distribution aérienne en câbles torsadés basse tension a été développée par EDF
dès 1955. Le principe porte sur le regroupement des quatre conducteurs (les trois
phases + le neutre), recouverts d’une isolation PRC noire, en une seule « torsade »
(ou faisceau)

4.2.2.2. Réseaux torsadés

Il présente les avantages suivants :


- Augmentation de la capacité de transport (L. = 0.10  /km),
- Élimination des défauts fugitifs,
- Renforcement de la sécurité (isolé),
- Facilité d’exploitation (TST),
- Gain de temps dans la réalisation,
- Diminution des élagages,
- Etudes faciles et économiques,
- Supports faibles (résistance et hauteur),
- Pas d’entretien, ni de visite,
- Prix de revient au km plus faible,
- Moins d’accessoires,
- Conducteurs en aluminium,
- Possibilité de pose sur façades,
- Suppression des défauts dus aux malveillances
4.2.2.3. Ligne BT Torsadé
 Avantage
Les avantages de cette technique par rapport à celle des lignes en conduc-
teurs nus sont considérables:
- Réduction des abattages en zones boisées,
- Réduction des distances réglementaires d’installation (obstacles envi-
ronnants),
- Simplification des installations (nbre des éléments de fixation réduits,
réalisation possible de poteaux « mixtes » supportant un réseau élec-
trique BT et un réseau MT ),
- Réduction des risques électriques (risques d’incendie, contacts acci-
dentels ... etc),
- Réduction des coûts d’installation et de maintenance (déroulage consi-
dérablement facilité, temps d’installation réduit, nombre de points d’an-
crage 4 fois moins importants, facilité d’intervention sous tension, possi-
bilité d’installation du réseau sur façade, avec élimination des poteaux
encombrant les trottoirs ... etc.),
- Réduction sensible des chutes de tension (se traduisant par davantage
de kVA distribués pour une même chute de tension en fin de ligne),
- Esthétique et environnement (possibilité de dissimuler la torsade sur fa-
çade ou en avant toit si le site possède un intérêt architectural),
- Amélioration de la fiabilité des réseaux (l’utilisation d’accessoires isolé
et étanche contribue à la fiabilité des contacts électrique et à la protec-
tion contre la corrosion).
Constitution
Le câble torsadé BT se présente sous forme de faisceau composé de:
- 01 conducteur neutre porteur central en Almélec,
- 03 conducteurs de trois phase en aluminium,
- 02 conducteurs de section plus faible pour l’éclairage public (EP1 et EP
2), Chaque conducteur est recouvert d’une gaine isolante (PRC).

 Domaine d’Emploi
Les réseaux aériens basse tension en conducteurs isolés torsadés (35 et 70
mm2) sont utilisés pour la desserte des:
- Zones rurales,
- Zones urbaines : consommation est < 200 A.
- Ils permettent une charge de 100 kVA par départ.
- Les extrémités du réseau sont isolées en « bout mort »,
- L’utilisation de coffrets de sectionnement est interdite (source de dé-
fauts).
 Section et Utilisation
Ces conducteurs en Aluminium ¾ dur n’ont à fournir aucun effort de traction :
Les sections retenues sont:
 16 mm² et 25 mm² : pour les branchements et l’éclairage public,
 35 mm² et 70 mm² : pour les conducteurs de phases,
 120mm² et 150mm²: ont été introduite récemment pour les
départs de forte densité de charge, dont le but est de remplacer
les conducteurs en cuivre.
 Pas d’Assemblage
Les conducteurs sont torsadés avec un pas à droite

FAISCEAU AVEC NEUTRE PORTEUR


Pas d’assemblage
Section (mm2)
Minimal (cm) Maximal (cm)
25 62 78
35 68 86
70 82 103

 Types de Connexion
Accessoires de Fixation
Collier de Serrage Bracelet (CBS)
Ensemble de Suspension

Dans la gamme des « torsades » pour les réseaux aériens de distribution BT, on
peut distinguer trois solutions différentes :
- Les réseaux torsadés isolés « autoportés »,
- Les réseaux torsadés isolés avec porteur nu,
- Les réseaux torsadés isolés avec porteur isolé.
1) - Les réseaux torsadés isolés « autoportés »
Le faisceau de câbles (la « torsade ») est constitué de quatre conducteurs identiques
en alliage d’aluminium. Dans cette technologie, les accessoires de fixation sup-
portent l’ensemble de la torsade.
Suspension Ancrage

L’installation des pinces d’ancrage ou de suspension utilisés imposent l’utilisation


d’outil de serrage, contrairement aux réseaux avec porteur isolé.

La manipulation des quatre câbles lors de la mise en œuvre des accessoires est
particulièrement contraignante et rend plus difficile l’installation.

L’avantage de cette technique se trouve au niveau de la performance des efforts mé-


caniques pouvant être supportés (un faisceau de quatre conducteurs en 70mm2 pré-
sente une résistance mécanique de 4500 daN). Par contre, l’emploi de ce type d’ac-
cessoires aux performances mécaniques renforcés impliquent une installation sur
des supports (poteaux) ou accessoires (consoles, ferrures…) répondant à des te-
nues mécaniques au moins équivalentes.

De par sa robustesse, cette technique est plutôt utilisée dans les pays d’Europe du
Nord (Suède, Norvège, UK, Irlande, Pologne…), plus fréquemment soumis à des
conditions climatiques difficiles (Neige, vent…).
Son inconvénient majeur tient aux coûts d’installation plus importants du fait d’une
mise en œuvre beaucoup plus contraignante (notamment pour les pinces d’ancrage
de réseau), et d’accessoires globalement moins
2) - Les réseaux torsadés isolés avec porteur nu

Le principe général de fonctionnement est identique au système avec porteur isolé :

L’un des conducteurs (par ailleurs considéré comme conducteur neutre), est com-
posé de brins en acier. Ses caractéristiques mécaniques, supérieures à celles des
autres câbles lui permettent de supporter l’ensemble des autres conducteurs (utili-
sés en tant que phases). Les 3 conducteurs « phases », soumis à des efforts de
moindre importance, sont conçus en alliage d’aluminium.

Suspension

Ancrage

En termes de pose, cette constitution conduit à n’utiliser les organes de fixation


(pinces d’ancrage ou de suspension) que pour la tenue de ce câble neutre-porteur.
Cette technique permet donc une installation des accessoires de fixation beaucoup
plus simple que la technique des 4 conducteurs « autoportés ».

L’inconvénient de cette technique par rapport au porteur-isolé-almélec tient au fait


que le porteur étant constitué de brins en acier, il est donc plus rigide, et se révèle
plus difficile à manipuler lors des installations.

L’autre particularité de cette technique découle de la non-isolation de ce câble. En ef-


fet, l’absence d’isolant sur le conducteur favorise le glissement des éléments de ser-
rage sur le porteur. Ce problème implique le plus souvent l’emploi d’accessoires utili-
sant des boulons, et impose par conséquent l’utilisation contraignante d’outil lors
de la mise en œuvre.

Il est également à noter que les connections effectuées sur ce porteur nu ne sont
pas étanches. Elles sont donc soumises à des infiltrations possibles d’éléments exté-
rieurs, pouvant contribuer à la corrosion des connexions électriques effectués sur ce
conducteur.

Par ailleurs, l’absence d’isolant sur ce neutre-porteur peut présenter des risques
électriques envers les tiers et les appareillages en cas de rupture mécanique de ce
câble (conséquent par exemple à la chute d’un arbre). Des déficiences de mise à la
terre peuvent dans ce cas entraîner des risques de surtension importante. La fiabilité
des mises à la terre effectuée sur ce conducteur neutre est donc essentielle compte
tenu de son exposition particulière aux contraintes mécaniques.

Enfin, compte tenu de l’absence d’isolation du neutre porteur, la torsade ne pourra


pas être fixée sur façade.

Cette technique est plus particulièrement adoptée en Europe de l’Est (République


Tchèque, Slovaquie.), ou Nord Européen (Finlande).
3) - Les réseaux torsadés isolés avec porteur isolé

C’est la technologie adoptée en France par EDF depuis les années 60.

Les avantages d’installation et de fiabilité mécanique que présente ce type de tor-


sades ont considérablement contribué à la faire connaître et adopter par grand
nombre de sociétés d’électrification dans le monde (Espagne, Italie, Belgique, Grèce,
Afrique, Argentine, Sri-Lanka, Indonésie, Cambodge, Malaisie…).

L’un des conducteurs (par ailleurs considéré comme conducteur neutre), est com-
posé de brins en alliage d’aluminium et d’acier (dit « almélec »).
Ancrage

Il présente des qualités mécaniques renforcées, propres à le considérer comme «


porteur » des autres conducteurs (utilisés en tant que phases). Les 3 conducteurs
« phases », soumis à des efforts de moindre importance, sont conçus en alliage
d’aluminium.

En termes de pose, cette constitution conduit à n’utiliser les organes de fixation


(pinces d’ancrage ou de suspension) que pour la tenue du seul câble neutre-por-
teur.

Par ailleurs, les accessoires conçus selon les normes françaises NFC-33 040 / NFC
33 041 / NFC-33 042 pour permettre la fixation de ce type de torsades, offrent l’avan-
tage d’une très grande facilité de pose.

Les pinces d’ancrage et de suspension utilisés sont installées sans outil. En ef-
fet, des ouvertures permettent une introduction facile du câble porteur dans les
pinces de fixation, sans aucun démontage préalable d’aucune pièce constituante. Le
serrage du câble, s’effectue soit par une pression manuelle d’un verrou à crémaillère,
soit par un coincement conique « automatique » du câble porteur.

Technologie des réseaux aériens Basse Tension

Caractéristiques des torsades et conducteurs utilisés :

Pour les applications de branchement d’abonnés, la technique de l’autoporté (pas de


câble spécifique « porteur ») s’est révélée être une solution technique bien adapté en
considération des contraintes électriques et mécaniques.
A titre d’exemple, pour une puissance demandée de 12kVA, et une intensité de 60A,
la distance maximum recommandée pour une torsade monophasée de 25 mm 2 sera
de 30 mètres.

La torsade retenue sur le marché français se compose de deux (monophasé) ou


quatre (triphasé) conducteurs aluminium de 16 ou 25mm 2. Elle peut éventuellement
desservir plusieurs clients, et constituer sur de courtes longueurs le câble principal
sur lequel plusieurs raccordements d’abonnés ou d’éclairage public seraient effec-
tués.

Pour la réalisation du réseau principal, les torsades utilisées sont de type « à porteur
isolé ». Sur le réseau on emploie trois types de torsades :

3 x 70 + Neutre 54.6 mm2 (54N)


3 x 70 + Neutre 70 mm2 (70N)
3 x 150 + Neutre 70 mm2

Un ou deux conducteurs d’éclairage public en 16mm2 peuvent éventuellement être


associés à ces torsades.

Caractéristiques techniques des conducteurs suivant la norme NFC33-209 :


Les valeurs indiquées ci-dessus sont susceptibles de modifications selon l’évolution
des normes, et ne sauraient en aucun cas engager la responsabilité de NILED.

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