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Géométrie

Dans le document, plusieurs propriétés géométriques des triangles sont démontrées, notamment la symétrie par rapport à la première bissectrice, le point de concours des médianes situé aux deux tiers de chaque médiane, le point de concours des médiatrices, et le point de concours des hauteurs.

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Géométrie

Dans le document, plusieurs propriétés géométriques des triangles sont démontrées, notamment la symétrie par rapport à la première bissectrice, le point de concours des médianes situé aux deux tiers de chaque médiane, le point de concours des médiatrices, et le point de concours des hauteurs.

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Géométrie

Symétrique par rapport à la première bissectrice


Dans un repère orthonormé ⃗ j)
(O, i, ⃗
, le symétrique du point M (a, b) par rapport à la droite y = x est
le point M (b, a).

Démonstration

Il suffit de démontrer que la droite y = x est la médiatrice du segment [M M ]. Les deux ′

droites sont perpendiculaires. En effet, un vecteur directeur de y = x est u⃗ = (1, 1) et un


−−−→
vecteur directeur de ′
(M M ) est MM

= (b − a, a − b) . On vérifie alors facilement que
−−−→
u⃗ ⋅ M M

= 0 .

D'autre part, le milieu de [M M ]



est le point I de coordonnées ((a + b)/2, (a + b)/2) . Il est
bien sur la droite y = x.

Point de concours des médianes


Les médianes d'un triangle sont concourantes en un point appelé le centre de gravité du triangle.
De plus, ce point est situé au deux tiers de chaque médiane à partir du sommet.
Démonstration
Dans le triangle ABC , notons A le milieu de [BC], B le milieu de [AC] et C le milieu de [AB]
′ ′ ′

. On note encore G le point d'intersection de (BB ) et de (CC ). et M le symétrique de A par


′ ′

rapport à G. Nous allons prouver que le quadrilatère BM CG est un parallélogramme. Pour


cela, on remarque que

La droite (BM ) est parallèle à la droite (GC) = (C G). En effet, dans le triangle ABM , ′
C

est le milieu de [AB] et G est le milieu de [AM ]. Le théorème de la droite des milieux
entraîne que (BM ) est parallèle à (C G). ′

La droite (CM ) est parallèle à la droite (BG). Ceci résulte toujours du théorème de la
droite des milieux, mais appliqué cette fois au triangle ACM .

Le quadrilatère BM CG est donc un parallélogramme. Ainsi, ses diagonales se coupent en leur


milieu, et donc A , le milieu de [BC], est aussi le milieu de [M G]. En particulier, A est sur la
′ ′

droite (AG) = (M G), et donc (AA ) passe bien par G. Enfin, on a


1 1 2
′ ′
GA = GM = AG ⟹ AG = AA .
2 2 3

On peut aussi démontrer ce théorème sans doute plus facilement avec des vecteurs. En effet,

−→ −−→ −−→ −
−→ →
introduisons le point G tel que AG =
2

3
AA

, c'est-à-dire que 2GA

+ GA = 0 . Alors on a
aussi
−−→ 1 −
−→ 1 −
−→

GA = GB + GC
2 2

et donc

−→ −
−→ −
−→ →
GB + GC + GA = 0 .

D'autre part,


−→ −
−→ −−→

GA + GC = 2GB

et donc


−→ −−→ →

GB + 2GB = 0

soit encore


−→ −−→
2

BG = BB .
3

Ainsi, G est sur la droite (BB ). On montre de la même façon que G est sur la droite (CC ), et
′ ′

les relations vectorielles donnent en prime la position de G sur chaque médiane. Remarquons
que les égalités vectorielles que nous avons écrites ne sont rien d'autre que la traduction de la
propriété d'associativité du barycentre.

Point de concours des médiatrices


Dans un triangle ABC, les médiatrices des trois segments [AB] , [BC] et [CA] sont concourantes.

Démonstration

Rappelons qu'un point M est sur la médiatrice de [AB] si et seulement si M A = M B. Ainsi, si


O est le point d'intersection des médiatrices de [AB] et de [BC], alors on a OA = OB et

OB = OC . Ainsi, on a aussi OA = OC et O est sur la médiatrice de [AC].


Point de concours des hauteurs
Dans un triangle, les trois hauteurs sont concourantes.

Démonstration

Notons ABC le triangle, (d1) la hauteur issue de A, (d2) la hauteur issue de B et (d3) la
hauteur issue de C . On va construire un autre triangle I J K tel que (d1), (d2) et (d3) soient les
médiatrices des trois côtés de ce triangle, ce qui prouvera le résultat.

Pour cela, on construit

La parallèle à (AB) passant par C;


La parallèle à (AC) passant par B;

La parallèle à (BC) passant par A.

Ces trois droites se coupent en I , J et K avec A ∈ [J K], B ∈ [I K] et C ∈ [I J ]. On va prouver


que A est le milieu de [J K]. Pour cela, remarquons que le quadrilatère AKBC est un
parallélogramme, puisque les droites (AK) = (J K) et (BC) sont parallèles et que les droites
(BK) = (I K) et (AC) sont parallèles. En particulier, on a AK = BC . De la même façon, ABCJ

est un parallélogramme, et donc AJ = BC . Ceci prouve que A est le milieu de [J K].

Or, (d1) est perpendiculaire à (BC), donc à (J K) et passe par A le milieu de [J K]. Donc (d1)
est la médiatrice de [J K]. De la même façon, on prouve que (d2) est la médiatrice de [I K], et
que (d3) est la médiatrice de [I J ]. Ainsi, (d1), (d2) et (d3) sont les trois médiatrices du triangle
I J K . Ainsi, elles sont concourantes.

Droite d'Euler
Dans un triangle ABC , notons G le centre de gravité, H le point de concours des hauteurs, et O le
centre du cercle circonscrit. Alors les points G, H , O sont alignés. Plus précisément, on a
−−→ −
−→
GH = −2GO .
Démonstration

Notons A , B et C les milieux respectifs des segments [BC], [CA] et [AB], et h l'homothétie
′ ′ ′

de centre G et de rapport −2. Alors, d'après le théorème concernant le centre de gravité, on



−→ −−→
sait que GA = −2GA

. Ainsi, ′
h(A ) = A . De la même façon, ′
h(B ) = B et ′
h(C ) = C .

En particulier, on a h(A B ) = (AB) et h(C ) = C . Considérons maintenant la médiatrice de


′ ′ ′

[AB], c'est-à-dire la droite passant par C et perpendiculaire à [AB]. C'est aussi la droite

passant par C et perpendiculaire à (A B ), puisque (AB) est parallèle à (A B ) par le


′ ′ ′ ′ ′

théorème de la droite des milieux. Une homothétie conservant l'orthogonalité, l'image par h
de cette médiatrice est la droite perpendiculaire à h(A B ) = (AB) et passant par h(C ) = C ,
′ ′ ′

c'est-à-dire la hauteur issue de C .

De même, l'image par h de la médiatrice de [BC] est la hauteur issue de A, et l'image par h de
la médiatrice de [AC] est la hauteur issue de B.

L'image par h du point de concours des médiatrices est donc le point de concours des
hauteurs, autrement dit, h(O) = H , ce qui donne exactement la relation vectorielle voulue.

Triangle rectangle et cercle


M est sur le cercle de diamètre [AB] si et seulement si le triangle AM B est rectangle en M .
Démonstration

Supposons d'abord que M est sur le cercle de diamètre [AB] et notons O le milieu de [AB] .
Alors les triangles OAM et OBM sont isocèles en O. On en déduit que

ˆ = AM
OAM ˆ ˆ
O et OM ˆ
B = M BO.

Maintenant, la somme des angles dans un triangle fait 180



et donc


ˆ + AM
OAM ˆ ˆ
B + M BO = 180 .

Or,

ˆ + M
OAM ˆ ˆ
BO = AM ˆ
O + OM ˆ
B = AM B.

On en déduit que

ˆ ∘
2AM B = 180 ,

soit encore

ˆ ∘
AM B = 90 .

Le triangle est bien rectangle en M .

Réciproquement, supposons que le triangle soit rectangle en M , notons comme


précédemment O le milieu de [AB] et I le milieu de [BM ]. Alors, par le théorème des milieux,
la droite (OI ) est parallèle à la droite (AM ). Comme (AM ) est perpendiculaire à (BM ), la
droite (OI ) est perpendiculaire à (M B) et passe par le milieu du segment [M B] . C'est donc la
médiatrice de [M B].

Mais (OI ) passe par O, le milieu de [AB]. Comme la médiatrice de [AB] passe aussi par O, on
en déduit que O est le point de concours des médiatrices du triangle. Ainsi, O est le centre du
cercle circonscrit au triangle AM B. M est donc bien sur le cercle de diamètre [AB].
Théorème de Pythagore
Un triangle ABC est rectangle en C si et seulement si AB
2
= AC
2
+ BC
2
.

Démonstration

D'après la relation de Chasles, on a



−→ −
−→ −
−→
AB = AC + CB .

Prenant le carré scalaire et utilisant la bilinéarité du produit scalaire, on trouve



−→ −
−→ −
−→ −
−→ −
−→ −
−→ −
−→ −
−→
2 2 2
AB = AB ⋅ AB = (AC + CB ) ⋅ (AC + CB ) = AC + CB + 2AC ⋅ CB .


−→ −
−→
Ainsi, ABC est rectangle en C si et seulement si AC ⋅ CB = 0 si et seulement si
+ CB .
2 2 2
AB = AC

Théorème d'Al-Kashi
Soit ABC un triangle. On pose BC = a , CA = b et AB = c . Alors
2 2 2 ^
a = b + c − 2bc cos(A).

Démonstration

On écrit que

−→ −
−→
2 2
a = BC = BC ⋅ BC .


−→ −
−→ −
−→ −
−→ −
−→
En écrivant BC = BA + AC = AC − AB et en développant le carré scalaire, on trouve

−→ −
−→
2 2 2
a = AC + AB − 2AC ⋅ AB .

Par la définition du produit scalaire, on trouve le résultat.

Théorème de la médiane
Dans un triangle ABC , si M désigne le milieu de [BC] , alors
2 2 2 2
AB + AC = 2(BM + AM ).
Démonstration

On utilise le produit scalaire et la relation de Chasles :


2 2

−→ −
−→
2 2
AB + AC = AB + AC

−−→ −−→ −−→ −−→


2 2
= (AM + M B ) + (AM + M C )

−−→ −−→ −−→ −−→


2 2 2 2
= AM + 2AM . M B + M B + AM + 2AM . M C + M C

−−→ −−→ −−→


2 2 2
= 2AM + 2AM . (M B + M C ) + BM + MC .

On conclut en utilisant le fait que M est le milieu de [BC] et donc que BM = M C et que
−−→ −−→
MB + MC = 0

.

Théorème de Thalès
Soit (D) et (D ) deux droites sécantes en A. Soit B, D deux points de (D) distincts de

A et soit C, E

deux points de (D ) distincts de A. Si les droites (BC) et (DE) sont parallèles, alors

AD AE DE
= = .
AB AC BC
Démonstration

Comme sur la figure, il y a trois configurations possibles, suivant la position du point D sur la
droite (AB). Nous commençons par démontrer le théorème dans la première configuration,
c'est-à-dire si D est sur le segment [AB]. On a les trois points suivants :

Les triangles DEB et DEA ont une hauteur commune, la hauteur issue de E. Notant h
cette hauteur, on a aire(DEB) = × h × AE et aire(DEA) = × h × AD. On en déduit
1

2
1

que

AD aire(DEA)
= .
AB aire(DEB)

Les triangles DEA et DEC ont une hauteur commune, la hauteur issue de D. Notant h ′

cette hauteur, on a aire(DEA) = × h × BD et aire(DEC) = × h × AC . On en déduit


1

2
′ 1

2

que

AE aire(DEA)
= .
AC aire(DEC)

Les triangles DEB et DEC ont la même aire : ils ont une base commune, [DE], et les
hauteurs issues respectivement de B et de C ont la même longueur car les droites (BC)
et (DE) sont parallèles.

Ainsi, on a

AD aire(DEA) aire(DEA) AE
= = = .
AB aire(DEB) aire(DEC) AC

Il reste à démontrer la dernière égalité. Pour cela, on considère la parallèle à (AB) passant par
E . Elle coupe le segment [BC] en F . On peut alors appliquer le résultat que l'on vient de

démontrer dans les deux triangles CEF et CBA. On a donc

CE CF
= .
CA BC

Mais CE = AC − AE et CF = BC − BF . L'égalité précédente donne alors

AC − AE BC − BF AE BF
= ⟹ = .
AC BC AC BC
Il reste à observer que DEF B est un parallélogramme et donc que DE = BF .

L'étude de la deuxième configuration, celle où B est sur le segment [AD] et où C est sur le
segment [AE] est exactement identique, en échangeant les rôles joués par B et D et par C et
E . Enfin, pour la dernière configuration, considérons D et E les symétriques respectifs de D
′ ′

et E dans la symétrie de centre A. Alors les triangles ABC et AD E sont dans une des deux ′ ′

premières configurations, et on a
′ ′ ′ ′
AD AE D E
= = .
AB AC BC

On conclut parce que AD = AD



et que AE

= AE .

Réciproque du théorème de Thalès


Soit (D) et (D ) deux droites sécantes en A, B et D deux points de (D) distincts de A, C et E deux

points de (D ) distinct de A. On suppose de plus que les points A, B, D et A, C, E sont alignés dans

le même ordre. Si

AD AE
=
AB AC

sont égaux, alors les droites (BC) et (DE) sont parallèles.

Démonstration

De façon assez étonnante, la preuve de la réciproque du théorème de Thalès utilise le sens


direct. Nous n'allons effectuer cette preuve que dans l'une des configurations, celle où D est
sur le segment [AB] et E est sur le segment [AC]. La preuve pour les autres configurations
serait identique. Considérons la droite parallèle à (BC) passant par D. Elle coupe le segment
[AC] en E . D'après le théorème de Thalès (sens direct), on a


AD AE
= .
AB AC

Mais par hypothèse,

AD AE
= .
AB AC

Ceci entraîne que AE = AE . Comme E et E sont tous les deux des éléments du segment
′ ′

[AC], on a E = E et donc (DE) est parallèle à (BC).



Propriétés du parallélogramme
Soit ABCD un parallélogramme. Alors

les diagonales [AC] et [BD] se coupent en leur milieu qui est centre de symétrie du
parallélogramme.
les côtés opposés sont égaux : AB = BD et BC = AD.
les mesures des angles opposés sont égales : ADC
ˆ = CBA ˆ.

Démonstration

Notons O le milieu de [AC] et considérons s la symétrie de centre O. Alors elle transforme A


en C et la droite (AB) en la droite parallèle à (AB) passant par C . Cette droite ne peut être
que (CD) et donc s(AB) = (CD). De même, s transforme la droite (AD) en la droite parallèle
à (AD) passant par C , c'est-à-dire la droite (BC). Maintenant, D est le point d'intersection de
(AD) et (CD). Son image par s est le point d'intersection de s(AD) = (BC) et s(CD) = (AB)

(on a utilisé ici que si s(AB) = (CD), alors s(CD) = (AB), autrement dit que la symétrie
centrale est involutive). Ainsi, l'image de D par s est le point B.

Ainsi, O est aussi le milieu de [BD] : les diagonales [AC] et [BD] se coupent bien en leur
milieu. De plus, puisque s(A) = C et s(B) = D, O est centre de symétrie du parallélogramme.

Cette propriété de symétrie entraîne immédiatement que les côtés opposés sont égaux. En
effet, de s(A) = C et s(B) = D, qui entraîne s([AB]) = [CD], on déduit puisque la symétrie
centrale préserve les longueurs que AB = BD.

La propriété relative aux mesures des angles est une conséquence des propriétés des angles
alternes-internes. En effet, puisque les droites (AD) et (BC) sont parallèles, on a
ˆ = CBD
BDA ˆ . De même, en utilisant cette fois le parallélisme de (AB) et de (CD) , on a aussi
ˆ = DBA
BDC ˆ . On en déduit que

ˆ = ADB
ADC ˆ + BDC
ˆ = CBD
ˆ + DBA
ˆ = CBA.
ˆ

Théorème du toit
Si P et P sont deux plans sécants contenant respectivement deux droites parallèles
1 2 d1 et d2 , alors
la droite d intersection de P et P est parallèle à d et à d .
1 2 1 2

Démonstration

On note P le plan contenant d et d et on suppose que d et d ne sont pas parallèles.


3 1 2 1

Comme elles sont coplanaires (puisque toutes deux contenues dans le plan P ), elles se 1

coupent en un point A. Ce point A est élément de d qui est contenu dans le plan P , donc A
1 3

est élément de P . De même, A est élement de d, qui est contenu dans le plan P , donc A est
3 2

élément de P . Le point A est donc élément de l'intersection de P et P . Mais cette


2 2 3

intersection est la droite d (qui est contenue dans les deux plans). Donc A est élément de la
2

droite d . En particulier, on a obtenu que les droites d et d se coupent en A, une


2 1 2

contradiction.

Droite orthogonale à un plan


Une droite est orthogonale à toute droite d'un plan si et seulement si elle est orthogonale à deux
droites sécantes de ce plan.

Démonstration

Le sens direct est évident. Réciproquement, supposons que D est orthogonale à deux droites
sécantes D et D d'un plan P . Notons u, v et v des vecteurs directeurs respectifs de D, D
1 2 1 2 1

et D . Alors u ⊥ v et u ⊥ v . De plus, si D est droite de P , et si w est un de ses vecteurs


2 1 2 3

directeurs, alors il existe des réels α, β tels que w = αv + βv . On en déduit que u ⊥ w (on
1 2

peut par exemple calculer le produit scalaire) et donc que D est orthogonale à D . 3

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