Antennes pour Télécommunications: Types et Principes
Antennes pour Télécommunications: Types et Principes
Plusieurs exemples d’antennes de base ou avancées utilisées pour les télécommunications sont
présentées dans ce chapitre. Les principes de fonctionnement, les structures, les performances typiques
et quelques formules basiques pour le dimensionnement sont proposées. Bien que les antennes filaires
et les boucles constituent les antennes les plus courantes car les plus simples et les moins onéreuses,
leurs performances sont parfois limitées et il est nécessaire de concevoir des éléments rayonnants plus
complexes pour obtenir de meilleurs gains, des bandes passantes plus larges. Le développement des
applications sans fils embarquées et mobiles augmentent l’exigence en terme de miniaturisation des
antennes.
I. Antennes élémentaires
1. Dipôle élémentaire ou dipôle de Hertz
Un dipôle élémentaire ou dipôle de Hertz ou doublet électrique est un fil de longueur h très
inférieure à la longueur d’onde (h < Ȝ/10). Connecté à une source d’excitation, on considère que
l’amplitude du courant est constante le long de l’antenne. On l’appelle dipôle ou doublet car des
charges de signe opposé sont stockées à chaque extrémité. Les équations 43 à 46 donnent les
expressions générales des champs électriques et magnétiques générées par cette antenne. Bien
qu’idéale, cette antenne sert de référence car une antenne filaire plus longue peut être vue comme une
succession de dipôles élémentaires.
Eș &
Er = 2
ηβ 2 I o h § 1 j ·
cos θ ¨¨ 2 2 − 3 3 ¸¸e − jβr Équation 43
Z
Er 4π ©β r β r ¹
& ηβ 2 I o h § 1 j j ·
ș R Hij Eθ = sin θ ¨¨ 2 2 + − 3 3 ¸¸e − jβr Équation 44
4π ©β r βr β r ¹
Io O Y
& I ×h 1 1
Hϕ = 2× ×ηβ 2 × sin θ × ( + j ) × e − jβr Équation 45
ij 4π β ²r ² βr
X & & & &
Eϕ = H r = H θ = 0 Équation 46
Figure 20 – Champ rayonné par
un dipôle élémentaire
Ces expressions font apparaître des termes réels et imaginaires. Dans le calcul du vecteur de
Poynting, les termes réels correspondent à la puissance active, celle transportée par l’onde progressive,
alors que les termes imaginaires correspondent à la puissance réactive, celle conservé par une onde
stationnaire qui ne se propage pas et reste au voisinage du doublet. A proximité de l’antenne (zone de
champ proche) le champ électrique est prédominant. Ces expressions peuvent se simplifier lorsqu’on
λ 1 1
s’éloigne suffisamment ( β R >> 1 R >> ). Les termes en et deviennent
2π (βR ) 2
(βR )3
négligeables. Seules termes réels persistent, l’onde formée est donc une onde progressive. L’antenne
rayonne ! En outre, seule les champs E et H forment une onde TEM puisqu’elles sont forment un
trièdre direct avec la direction de propagation. On peut remarquer aussi que la polarisation de l’onde
est rectiligne.
26
Antennes
ϴ
& 60π § 2πR ·
Eθ = j h.I . sin θ exp¨ − j ¸
& 1 § 2πR ·
Hϕ = j h.I . sin θ exp¨ − j ¸ Ϯ
2λR © λ ¹
Équation 48
Ϭ
Ϭ ϯϬ ϲϬ ϵϬ ϭϮϬ ϭϱϬ ϭϴϬ
Theta ( )
4πη o © βor βo r βo r ¹
x ωμβ o2 § 1 1 ·
Figure 21 – Champ rayonné Eϕ = − j × Iπb 2 × sin θ × ¨¨ j + 2 2 ¸¸ × e − jβ r Équation 54 o
4π © βor βo r ¹
par une boucle de courant
H ϕ = E r = Eθ = 0 Équation 55
Les expressions sont proches de celles du dipôle électrique. La boucle élémentaire est aussi
appelée dipôle magnétique. Les équations du champ font aussi apparaître des termes réels et
imaginaires, qui vont correspondre à la puissance active (onde progressive) et réactive (onde
stationnaire). A proximité de l’antenne (zone de champ proche) le champ magnétique est prédominant.
λ 1 1
A grande distance ( β R >> 1 R >> ), les termes en et deviennent négligeables.
2π (βR ) (βR )3
2
27
Antennes
ϴ
Seules termes réels persistent, l’onde
L’antenne boucle est principalement inductive, sa capacité propre est assez faible. Sa
fréquence de résonance est généralement fixée à l’aide d’une capacité placée en série. De nombreuses
formes peuvent être données à cette boucle. Par exemple, la figure ci-dessous présente un exemple
d’antenne boucle carrée pour un lecteur d’une application RFID fonctionnant à 13.56 MHz.
28
Antennes
rayonné mais plutôt un couplage inductif. La zone de champ proche est cependant relativement
limitée, de l’ordre la taille de la boucle.
1. Principe
Un dipôle est constitué de 2 tiges cylindriques de diamètre fin (d < Ȝ/100), connectées à une
source d’excitation. Cette fois-ci, sa longueur n’est plus négligeable devant la longueur d’onde et la
répartition du courant n’est plus constante le long du fil. L’analyse du rayonnement du dipôle peut se
faire en découpant le dipôle en dipôle élémentaire et en sommant leur contribution. La répartition du
courant le long du dipôle est quasi sinusoïdale (vrai si le diamètre de la tige est nul), à l’image de la
répartition du courant le long d’une ligne bifilaire. Cependant, le courant doit être nul à chaque
extrémité du dipôle (le circuit est ouvert donc il ne peut y avoir de courant de conduction aux
extrémités). La période de variation du courant le long du dipôle est égale à Ȝ. Les courants sont en
opposition de phase en 2 points placés symétriquement sur chaque brin par rapport au centre du dipôle.
E
L
Direction de
Répartition propagation
du courant I
H
-
Figure 24 – Répartition du courant le long d’un dipôle et champ rayonné
29
Antennes
Pour un dipôle fin, lorsque la longueur du dipôle L est égale à Ȝ/2 ou Ȝ, l’antenne est alors en
résonance. La fréquence de résonance est donc égale à :
λ c
L= ⇔ f res = Équation 61
2 2.L
§ βL · § βL ·
cos¨ cos(θ )¸ − cos¨ ¸
© 2 ¹ © 2 ¹
r (θ , ϕ ) = Équation 62
sin (θ )
(a) Vue 3D
30
Antennes
l’angle d’ouverture à 3 dB est égal à 48° et le gain à 2.48 soit 3.94 dBi. Cependant, lorsque la
fréquence augmente de telle sorte que L > Ȝ, des lobes secondaires apparaissent.
Si on considère un dipôle demi onde épais, son diagramme de rayonnement se rapproche plus
de celui d’un doublet.
Remarque : dBd
Il est possible de calculer le gain d’une antenne en utilisant n’importe quelle antenne de
référence, par exemple un dipôle demi onde. Dans ce cas, le gain est exprimé en dBd. Le passage des
dBi au dBd se fait par la relation suivante : G (dBd ) = G (dBi ) + 2.15dB .
§ 5400 · § 9700 ·
Z in = ¨¨ 73.2 − ¸¸ + i¨¨ 42.5 + ¸¸ Équation 63
© RC ¹ © RC ¹
§ λ ·
RC = 120¨ ln − 1¸ Équation 64
© d ¹
λ§ 27 2300 ·
La résonance d’un dipôle demi-onde apparaît pour : L = ¨¨1 − + 2 ¸¸ . Pour un
2 © RC RC ¹
dipôle fin, l’antenne présente une résistance d’entrée égale à 73.5 et une réactance d’entrée égale à
42.5
Le facteur de qualité d’un dipôle demi-onde est donné par la relation suivante. Pour accroître
la bande passante d’une antenne dipôle, il faut réduire son facteur de qualité en augmentant sa
résistance d’entrée. A partir de la relation ci-dessous, on voit qu’on peut y parvenir en modifiant le
diamètre du dipôle.
§λ·
Q = 1.3 ln¨ ¸ − 1 Équation 65
©d ¹
Ȝ/2
4. Monopôle
La présence d’un plan de masse en dessous d’un dipôle va modifier ses propriétés et son
diagramme de rayonnement, en raison de la réflexion produite par le plan métallique. Un monopôle
31
Antennes
correspond à un cas particulier où un demi – dipôle demi-onde (une seule tige de longueur l), est placé
verticalement au dessus d’un plan de masse supposé idéal. L’excitation est connectée entre la tige
restante et le plan de masse (Fig. 27). Cette antenne s’apparente à un dipôle demi-onde qui fonctionne
à une fréquence telle que l = Ȝ/4. Avant d’expliquer pourquoi, il convient d’introduire la notion de plan
image créé par le plan de masse.
Brin du demi
dipôle
λ
l=
4
λ
L = 2l =
2
Plan de masse
λ
l=
4
Brin virtuel
Plan image
Un plan de masse idéal est un plan infini formé par un conducteur parfait. Electriquement, il
représente une équipotentielle. Un plan de masse se comporte comme un plan d’antisymétrie pour tout
courant. En effet, supposant qu’un fil parcouru par un courant soit placé au dessus d’un plan masse. Si
le plan est parfaitement conducteur, l’onde émise par le fil vers le plan est entièrement réfléchie et
repart vers le fil. Tout se passe comme si le plan de masse se comportait comme un plan
d’antisymétrie, c'est-à-dire qu’un fil virtuel serait placé sous le premier fil symétriquement au plan de
masse et serait parcouru par un courant opposé en phase. Ce principe est à la base de la méthode des
images, qui permet de déterminer l’effet d’un plan de masse sur une antenne.
I2
I1
I1 I2
Figure 28 – Un plan de masse se comporte comme un plan image
Revenons au monopôle. Le plan de masse créé donc un deuxième brin virtuel sous le premier
et parcouru aussi par un courant I1opposé en phase. Ces 2 brins forment donc un dipôle demi-onde. Le
monopôle aura donc les mêmes propriétés qu’une antenne dipôle pour un encombrement deux fois
plus faible.
32
Antennes
1. Structure
Une antenne patch consiste en un élément métallique de forme quelconque (rectangulaire,
circulaire, à fente, ou formes plus élaborées) déposé sur la surface d’un substrat diélectrique qui
présente sur l’autre face un plan conducteur (plan de masse). Une antenne patch rectangulaire est
l’antenne patch la plus courante, sa structure est détaillée ci-dessous.
L
Substrat İr, ȝr
Patch – élément
W rayonnant
O W = largeur (width)
L = longueur (length)
H
H = épaisseur du
plan de substrat (Height)
Connexion
masse
coaxiale
2. Principe de fonctionnement
L’élément rayonnant le plus classique est un rectangle et nous ne nous concentrerons que sur
ce type d’antennes. Pour plus d’informations sur des antennes patch de formes différentes, vous
pouvez vous reporter aux références [Waterhouse], [Sainati] et [Luxey].
Deux modèles sont utilisés pour comprendre le fonctionnement d’une antenne patch et
déterminer des formules analytiques de leur rayonnement et de leur impédance d’entrée. Une antenne
patch peut être vue comme une ligne de transmission (ligne microruban) ouverte à chacune de ses
extrémités. Ces 2 discontinuités se comportent comme deux extrémités rayonnantes. La deuxième
manière de traiter une antenne patch est de la considérer comme une cavité résonante, formée par le
patch, le plan de masse et les 4 bords. En basse fréquence, la cavité peut être considérée comme une
capacité qui stocke des charges et dans laquelle un champ électrique uniforme est créé entre le patch et
le plan de masse. Tant que l’épaisseur du substrat est faible, le champ électrique est orienté selon l’axe
z et indépendant de z. En pratique, l’épaisseur doit rester telle que :
33
Antennes
c
h≤ Équation 66
4 f ε r −1
Au fur et à mesure que la fréquence augmente, la distribution des charges sur le patch n’est
plus uniforme, et celle du courant et du champ électrique dans le plan xy aussi. Un champ magnétique
apparaît aussi. La distribution du champ électrique dans la cavité rectangulaire est donnée par
l’équation suivante :
§ mπx · § nπy ·
E X = EY = 0 E Z = E0 cos¨ ¸ cos¨ ¸ Équation 67
© L ¹ © W ¹
Pour des fréquences particulières (fréquences de résonance de cavité, équation 68) liées aux
dimensions de la cavité rectangulaire, la distribution du champ électrique est telle que le rayonnement
est optimisé.
2 2
c §m· § n ·
Fm, n = ¨ ¸ +¨ ¸ Équation 68
2π ε r © L ¹ ©W ¹
Où m et n sont des entiers supérieurs ou égaux à 0, qui représentent les modes de cavités. Ces
modes caractérisent la distribution du champ électrique le long d’un axe de la cavité. Le mode
fondamental est le mode (m,n) = (0,1) si W > L, indiquant que le champ électrique présente un
minimum le long de l’axe parallèle à la largeur, et (m,n) = (1,0) si L > W, indiquant que le champ
électrique présente un minimum le long de l’axe parallèle à la longueur. Cette formule est valable
uniquement si la hauteur de la cavité est négligeable. Si ce n’est pas le cas, il faudra pendre en compte
une troisième composante dans le mode de résonance. Vous pouvez vous reporter à des ouvrages
spécialisées [Hill] pour plus de détails sur les modèles de cavité résonante.
Prenons le cas où L > W et étudions la distribution du champ électrique dans la cavité (Fig.
31). Lorsque la longueur L de la cavité est environ égale à Ȝ/2, l’antenne entre en résonance, à la
manière d’un dipôle demi onde. Le champ électrique est maximal et en opposition de phase aux 2
extrémités séparées par L. Le long de l’axe Y (parallèle à W), le champ électrique est quasiment
uniforme. Par contre, le champ électrique n’est pas uniforme le long de l’axe X (parallèle à L). Il
présente un minimum et un maximum et passe par un zéro le long des extrémités séparées par W.
Cette distribution de champ électrique est liée à une accumulation de charges de signes opposées sur
les bords séparées par L et un courant orienté le long de l’axe X.
Champ EM rayonné
E
L>w
z H
E L
y
x
w
Plan de masse
Le champ présent entre les bords du patch et le plan de masse va déborder et contribuer à
générer le champ électromagnétique rayonné : ceux généré par les bords séparés par L étant maximum
et en opposition de phase vont avoir tendance à s’additionner de manière constructive et optimale, et
générer un rayonnement inscrit dans le plan YZ. Ces 2 bords sont donc appelés bords rayonnants.
34
Antennes
Ceux générés par les bords séparés par W présentant un zéro, ils ne vont pas contribuer au
rayonnement.
Cependant, en raison de ce débordement du champ électrique, la résonance ne se fait pas
parfaitement lorsque la fréquence est telle que la longueur du patch est égale à la demi longueur
d’onde, mais lorsque L § 0,49 Ȝ.
Le calcul des performances de l’antenne n’est pas trivial et repose sur soit sur un calcul
analytique et plusieurs hypothèses simplificatrices, soit sur l’utilisation de méthodes numériques
exactes. Pour des géométries simples, les méthodes analytiques sont facilement utilisables. Pour des
géométries plus complexes, il est nécessaire d’employer des méthodes numériques.
ș
z I
O ij L
z
y H
x W
x y
ș=0° ș=0°
2șE 2șH
ș=90° ș=90°
ș=270° ș=270°
ș=180° ș=180°
Plan E (ij=0°) Plan H (ij=90°)
35
Antennes
−0.5
§ § πW ··
2θ H 3dB = 2 arccos¨¨ 2¨¨1 + ¸¸ ¸
¸ Équation 72
© © λ0 ¹¹
Source
L Alim.
coaxiale
c
Fente
W2 W
G1 = si << 1
90λ20 λ0
Équation 74
W2 W
G1 = si >> 1
120λ20 λ0
L’effet de la position du point d’alimentation peut être pris en compte et déterminé à partir de
l’équation 75. Comme le montre la figure 34, placer le point de polarisation au milieu du patch conduit
à une impédance d’entrée nulle et à une dégradation du rayonnement.
§ πx · L § R pos ·
R pos = Rin cos 2 ¨ ¸ ⇔ x= arccos¨ ¸ Équation 75
©L¹ π ¨ Rin ¸
© ¹
36
Antennes
Rin
Rpos
150
0
0 L/2 L yx
La bande passante d’une antenne patch est relativement faible, seulement quelques % de la
fréquence centrale. Pour accroître la bande passante, il est possible d’augmenter l’épaisseur du substrat
pour réduire le facteur de qualité de la cavité résonante (tout en conservant un substrat suffisamment
fin pour conserver l’effet de cavité). Il est aussi possible de modifier la méthode d’alimentation du
patch, ou couplages entre antennes résonantes (2 patches superposés).
Figure 35 – Exemple d’antenne planaire multi-bande (antenne PIFA) pour les bandes GSM, DCS et
UMTS [Ciais]
37
Antennes
Figure 36 – Exemple d’antenne planaire multi-bande (antenne PIFA) : station de base indoor pour les
bandes GSM et DCS [Chen]
38
Antennes
Chip
antenna
39
Antennes
x Bords Sources
diffractants secondaires
ș
40
Antennes
D2
r≤ D2
2λ r≥2
λ
Ondes planes
Ondes sphériques
2D 2
r > 10 D ou r> Équation 80
λ
Dans le cas d’une ouverture de faible surface, l’amplitude et la phase de l’onde incidente
peuvent être constants. Prenons le cas d’une ouverture équiphase et équiamplitude, en notant E0 le
champ incident. Le champ électrique émis dans la direction de rayonnement maximal (ș=0°) est donné
par :
1 E 0 .S
E max = E (θ = 0°) = ³³ E 0 dS = Équation 82
λ.r S λ .r
Calculons maintenant l’expression du gain à partir de sa définition. La puissance par unité de
surface est donnée par le module du vecteur de Poynting (équation 19). Il est alors possible de
déterminer la puissance rayonnée par unité d’angle solide (équation 83).
2 2
1 § E 0 .S ·
(
pW /m 2
) =
1 E max
2 η
= ¨
2η © λ .r ¹
¸ Équation 83
2
1 § E 0 .S ·
p (W / sr ) = ¨ ¸ Équation 84
2η © λ ¹
1 2
Connaissant la puissance totale rayonnée par l’ouverture : PA = E 0 .S , le gain peut être
2η
déduit :
P(θ , ϕ ) 4πS
G = 4π = 2 Équation 85
PA λ
41
Antennes
πa
u1 = sin θ cos ϕ Équation 88
λ
πb
u2 = sin θ sin ϕ Équation 89
λ
La loi d’éclairement va aussi modifier le diagramme de rayonnement. Le tableau ci-dessous
compare l’effet de 2 lois d’éclairement sur le rayonnement d’une ouverture rectangulaire [Combes].
Suivant la loi d’éclairement, il est possible soit de réduire la largeur du lobe principal, soit de diminuer
l’amplitude des lobes secondaires.
Loi d’éclairement (l Rapport des Angle d’ouverture à Facteur de gain Niveau relatif du 1e
= a ou b) amplitudes 3 dB (°) lobe secondaire
bord/centre
Uniforme 1 λ 1 -13.2 dB
50.8
l
πx 0 λ 0.81 -23 dB
cos 68.8
l l
42
Antennes
d. Antenne cornet
Les antennes cornet sont des guides d’ondes dont la section augmente progressivement avant
de se terminer par une ouverture rayonnante, dont la section peut être rectangulaire, carrée ou
circulaire. Suivant la forme du cornet, il est possible d’obtenir un diagramme de rayonnement fin soit
dans le plan E, soit dans le plan H, soit les deux. La figure ci-dessous présente un exemple d’antenne
cornet (Fig. 42) ainsi que son diagramme de rayonnement (Fig. 43).
2. Antenne à réflecteur
Les antennes à réflecteur sont très utilisées dans les télécommunications par faisceau hertzien,
qu’elles soient terrestres ou spatiales, en raison de leur fort gain et de la concentration de la puissance
rayonnée dans un seul faisceau. De nombreuses antennes contiennent des réflecteurs plans situés en
face arrière, qui permettent de bloquer un lobe dans la direction du lobe principal. Dans le cas de
faisceau hertzien, les réflecteurs employés sont de forme parabolique. Lorsqu’une source primaire est
placée en leur foyer, ces réflecteurs sont capables de concentrer la puissance réfléchie dans un faisceau
étroit. Nous allons nous intéresser uniquement à ce type de réflecteur.
La figure 44 décrit le principe de rayonnement d’une antenne à réflecteur parabolique. Une
source primaire (antenne cornet) est placée au foyer du réflecteur parabolique de manière à produire
une onde sphérique. Cette onde incidente va interagir de 2 manières avec le réflecteur :
La majeure partie de l’onde incidente interceptée par le réflecteur va y induire des courants
de surface, qui vont à leur tour produire un rayonnement. La surface du réflecteur va donc
se comporter comme une source secondaire d’après le principe de Huygens, que nous avons
43
Antennes
D
Rayonnement Antenne
par diffusion cornet
(πD )2 .FG
G= Équation 90
λ2
44