2-Intermediate Reinsurance
2-Intermediate Reinsurance
NIVEAU INTERMÉDIAIRE
Sponsorisé par
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SCHOOL OF
INSURANCE
The power of knowledge fitting the pieces together
INTRODUCTION.............................................................................................4
Section 1
1.1 Récapitulatif du cours 1 – Introduction à la réassurance........4
1.2 Objectifs d’apprentissage .......................................................................4
DOCUMENTATION DE RÉASSURANCE.................................................6
Section 2
2.1 Analyse «slip»..................................................................................................6
2.2 Analyse des termes et clauses importantes d’un traité........10
2.2.1 Proportionnel.....................................................................................10
2.2.2 Non Proportionnel..........................................................................13
MÉTHODES DE TARIFICATION...............................................................36
Section 6
6.1 Tarification du traité proportionnel....................................................36
6.2 Tarification du traité non proportionnelle......................................38
6.2.1 Tarification basée sur l’expérience des
sinistres passés..............................................................................38
6.2.2 Tarification basée sur l’exposition actuelle......................40
TEST................................................................................................................45
Section 9
9.1 Questions à choix multiples........................................................................45
9.2 Etude de cas.......................................................................................................46
Il y a sans doute peu de religions ou de sociétés qui ne soutiennent pas l’idée que nous devons nous aider les uns les
autres. Ce principe fondamental d’entraide a existé dès l’origine des premiers groupements familiaux et se perpétue
aujourd’hui avec l’apparition moderne de l’État providence. Sans protection contre les risques fondamentaux de la
nature, il est difficile pour les sociétés d’évoluer. D’une côté, les agriculteurs sont réticents à contracter de lourdes
dettes, lorsqu’ils sont totalement dépendants des conditions météorologiques, et de l’autre, les investisseurs sont
réticents à envoyer des bateaux autour du monde, à construire de grandes entreprises ou à encourager le dévelop-
pement économique lorsque trop de risques sont impliqués.
La notion d’entraide se retrouve aussi bien dans des organisations sans but lucratif et des organismes de bienfai-
sance, que dans des coopératives, des mutuelles, des compagnies d’assurance à but lucratif ou encore plus récem-
ment des takaful.
Quelque soit la forme d’une organisation prenant de grands et complexes risques, elle a besoin de les gérer de
manière responsable si elle souhaite atteindre ses objectifs de façon professionnelle et en protégeant correctement
ses clients.
Il n’y a aucun substitut à l’appréciation technique et à la connaissance lorsqu’il est question de gérer des risques.
Un des buts stratégiques d’Africa Re est de promouvoir et de soutenir l’enseignement et la formation dans le do-
maine de l’assurance et de la réassurance.
Cette “introduction à la réassurance” est la première d’une série de cours conçus à cette fin.
Ce manuel a été élaboré en vue de :
- Vous offrir une introduction au monde de l’assurance
- Vous mettre à l’aise avec les éléments et principes de base en vigueur aujourd’hui
Ce cours est destiné à vous donner les éléments principaux concernant la pratique de la réassurance :
- Une compréhension de la documentation relative à la réassurance
- Une connaissance des autres types de couverture de réassurance non compris dans le cours 1
- Une compréhension de la comptabilité en réassurance
- Une compréhension des statistiques, des sinistres subis mais non déclarés et des profils de risques
- Une compréhension des méthodes de tarification
- Une compréhension du cycle de la réassurance
- Documentation de réassurance
Objectif d’apprentissage : être familier avec les termes du traité proportionnel et non proportionnel et être à même
de vérifier les termes du traité relatifs aux clauses majeures et comprendre leur signification.
Objectif d’apprentissage : être familier avec les autres formes de couverture en réassurance et avec les liens gran-
dissants de la réassurance avec les marchés financiers.
- Statistiques, sinistres subis mais non déclarés (IBNR, incurred but not reported) et profils de risques
Objectif d’apprentissage : être familier avec les statistiques sur une base clean cut et sur une base de année de
souscription, et savoir comment calculer les IBNR. Egalement être familier avec l’usage des profils de risques.
- Méthodes de tarification
Objectif d’apprentissage : être familier avec les méthodes de tarification des traités proportionnels et non propor-
tionnels
- Le cycle de la réassurance
Objectif d’apprentissage : être familier avec le cycle de la réassurance et la programmation des tâches essentielles.
Nous espérons que ce manuel vous apportera la connaissance dont vous avez besoin pour pratiquer ce domaine
important et fascinant qu’est la réassurance. Nous continuerons, par la production d’autres manuels bientôt à votre
disposition, à encourager vos travaux actuels et vos futures recherches.
Un “slip” est un document résumant une offre d’assurance ou de réassurance, de sorte que l’essentiel de l’offre
puisse être rapidement appréciée par le souscripteur. Le souscripteur peut modifier, supprimer ou ajouter des termes
et conditions, ceci afin que le slip reflète au final le risque que le souscripteur est prêt à accepter. Si le souscripteur
change le slip, cela devient une contre-offre qui doit être acceptée par l’assuré ou le réassuré avant que le contrat ne
soit engagé. Une fois les termes et les conditions acceptés par les deux parties, le slip devient la base du contrat et
en l’absence de tout autre document signé ultérieurement, il peut être utilisé pour percevoir les primes et pour payer
les sinistres. Cependant, le slip est une version simplifiée du contrat et, pour cette raison même, il peut être sujet à
différentes interprétations. Pour éviter les malentendus et les disputes, il est très important que le slip soit ensuite
accompagné d’un document contractuel complet devant être accepté et signé par les deux parties.
Souvent, les slips en réassurance facultative contiennent suffisamment d’informations et il n’est pas nécessaire de
les accompagner ultérieurement d’un contrat signé. C’est particulièrement le cas pour la préparation d’un contrat
complet pour des risques individuels, un tel coût n’est alors pas considéré justifié.
Qu’un slip soit en Facultative ou en Traité ou qu’il soit en Proportionnelle ou en Non Proportionnelle, il compren-
dra un certain nombre de rubriques. Il est important que les rubriques caractéristiques soient comprises et qu’elles
contiennent les informations permettant d’assurer une couverture adéquate. Les rubriques caractéristiques sont
indiquées ci-dessous avec quelques commentaires.
i. Slip en Facultative
Tout d’abord, une offre typique en facultative va être examinée. L’original est en italique, avec des commentaires
dans le texte normal. Pour apprécier le slip dans sa totalité, vous pouvez vous reporter à l’annexe A.
Les termes ci-dessus informent le lecteur des classes concernées. Pour une cédante, il est important d’être sûr que
la rubrique est suffisamment descriptive pour couvrir le risque concerné.
Réassuré
Souvent, les slips en facultative sont présentés dans un format abrégé. La mise en place d’affaires en facultative est
coûteux et de nombreuses cédantes/de nombreux intermédiaires réduiront les offres à l’essentiel pour des raisons
de simplicité et de rapidité d’exécution. Cependant, les slips doivent être suffisamment détaillés pour éviter tout
malentendu. R/A signifie le réassuré ou la cédante, dans ce cas la compagnie d’assurance ABC. Le réassuré doit être
indiqué dans le slip, car il est une partie impliquée dans le contrat de réassurance.
A/O signifie l’assuré original, à l’évidence si le nom est descriptif – comme dans le cas indiquant un “expert indus-
triel en métallurgie”, cela peut aussi fournir quelques informations sur le risque éventuel impliqué. Il est normal que
l’assuré original soit décrit dans la couverture du slip.
Le terme ci-dessus, en abrégé, décrit le risque. Dans ce cas, la couverture est sur des bâtiments, des machineries
et des stocks. En outre, le type de d’affaires est décrit comme “travaux d’ingénierie légère”, généralement considéré
comme un risque moins sensible. Une certaine description du risque est nécessaire, afin que la prime puisse être
adéquatement évaluée.
Le terme ci-dessus, en abrégé, décrit la tarification et le montant que le réassureur recevra. Les termes sont les
taux originaux bruts, moins 25% de commission et soumis à un courtage de 2.5%. Les taux originaux bruts repré-
sentent la prime reçue de l’assuré sans déduction du courtage original, en conséquence la déduction sera incluse
dans la commission de 25%. Il est important que ces termes soient transparents, afin d’éviter des malentendus entre
les parties lors d’une étape ultérieure. Les termes doivent être indiqués dans le slip.
Période
A l’évidence, la période doit être indiquée dans le slip et elle est habituellement de 12 mois.
Somme assurée (par exemple : $1’000’000 part du montant de $2’000’000 répartis comme suit (100%):
Bâtiments $900’000
Machineries $700’000
Stocks $400’000)
Le terme ci-dessus décrit la somme assurée. $1’000’000 part du montant de $2’000’000 informe le lecteur que la
compagnie ABC a en fait souscrit 50% du risque. La répartition du risque entre les bâtiments, les machineries et les
stocks est aussi indiquée. Les détails sont importants pour évaluer le risque, comme décrit plus en détail ci-dessous.
Le terme ci-dessus informe le lecteur combien la compagnie ABC retient à son propre compte et lui indique que le
risque est sur la base de la “perte maximum probable” (EML en anglais : estimate maximum loss) et non sur la base
de la somme assurée. Cela implique qu’un expert a examiné le risque et qu’il a décidé que le risque est si vaste ou
très divisé que toute la somme assurée ne peut être épuisée dans un seul et unique incendie. Cependant, cela est
uniquement une estimation et les estimations peuvent être erronées !
Le terme ci-dessus informe le lecteur que le montant à risque sur ce slip est de $150’000 PMP. Il est nécessaire que
le slip indique clairement le montant pour lequel les réassureurs mentionnés sur le slip sont responsables.
Le terme ci-dessus indique que ce risque sera aux termes et conditions d’origine – cette clause est en fait pleine-
ment exposée au bas du slip – voir ci-dessous.
Information :
$50’000 PMP retenue par la cédante, $300’000 PMP cédée à un 1er traité en surplus, solde cédé en vertu des
présentes.
PMP 50%
L’information ci-dessus est aussi importante. La première ligne est pertinente pour la qualité du risque. Le fait qu’il
est protégé avec des gicleurs est aussi un fait à noter, car il améliore le risque.
En sachant que les taux originaux bruts sont de 0.15% pour les bâtiments et de 0.25% pour les machineries et
les stocks, il est possible de calculer la prime payée par l’assuré original. Il est aussi nécessaire d’inclure tous les
sinistres sur le slip, puisque le principe d’absolue bonne foi s’applique et qu’un revers dans la juste description du
risque permettrait aux réassureurs d’annuler la police ab initio, du moment que tous les faits concernant le risque
ne sont pas correctement déclarés.
En décrivant la rétention de la cédante et la cession à son 1er traité en surplus, le lecteur peut calculer la répartition
du risque entre les différentes parties. Ces mêmes pourcentages seront utilisés pour allouer la prime et les sinistres,
le cas échéant.
Une PMP de 50% implique que si l’évaluation PMP était, pour une quelconque raison, erronée, alors la cédante et
les réassureurs pourraient être responsables pour le double des sommes cédées, c’est-à-dire, que les réassureurs
sur le slip en facultative seraient responsables jusqu’à $300’000 plutôt que pour les $150’000 PMP indiqués dans
le slip.
Etant une réassurance de et garantie d’être aux mêmes termes et conditions que, et de suivre les règlements du
réassuré et que le réassuré retienne durant la période de la police au moins sur l’objet assuré, le même risque et la
même proportion sur chacun des différents objets assurés. Mais dans le cas où la ligne retenue est moins que celle
ci-dessus les lignes des réassureurs seront proportionnellement réduites.
La clause pleine de réassurance ci-dessus indique clairement que les termes d’origine s’appliquent. Dans ce cas,
une condition est ajoutée que si, pour une quelconque raison, la part de la cédante est réduite, alors la (les) part(s)
des réassureurs est (sont) réduite (réduites) dans la même proportion.
Ensuite, une offre de traité slip typique est examinée. L’original est en italique, avec les commentaires dans
le texte en format normal. Pour apprécier le slip dans son entièreté, se référer à l’annexe B.
Le terme ci-dessus décrit aussi bien le sous-type de traité que la classe. La classe est une affaire de grêle qui est
généralement très volatile et souvent couverte au mieux par un traité en excédent de perte. La description “excédent
de perte” informe le lecteur que c’est un traité non proportionnel.
REASSURE
Il n’y pas de description de l’ “assuré” comme dans le slip en facultative ci-dessus, car c’est un traité qui couvre
l’entièreté des portefeuilles de risques, dans ce cas un portefeuille d’affaires en grêle.
PERIODE (par exemple : contrat continu avec effet à partir du 1er avril 2016
Le terme “cumulé” signifie que la couverture est ici non sur une base “par risque” ou “par événement”, mais que
les pertes seront cumulées ou rassemblées sur la période de la couverture et le montant total de tous les sinistres
tombant dans le cadre du traité sera le montant appliqué selon les termes et conditions du traité.
Comme noté ci-dessus, la classe d’affaires couverte est la grêle sur les cultures.
ETENDUE TERRITORIALE
L’étendue territoriale est vraiment très importante, car elle décrit l’étendue des risques et est un élément impor-
tant lors de la souscription. Lorsque les cédantes écrivent des affaires dans un pays, il est important que l’étendue
territoriale soit en rapport avec leurs risques, particulièrement si les polices peuvent comprendre des expositions
“secondaires” dans d’autres pays.
LIMITE
La limite et la déductible doivent être explicitées. Généralement dans le cadre d’un traité en excédent de perte, la
limite définie en pourcentage est accompagnée d’une limite monétaire pour assurer que si l’encaissement des primes
devait varier, les expositions des réassureurs sont bien circonscrites.
PRIME
La prime est généralement exprimée comme une prime minimum et provisoire qui sera ajustée après la fin de la
période, une fois que la prime définitive a été établie. Lorsque les primes des traités non proportionnels sont payées
au début de la période, il est important de se rappeler qu’à ce stade aucune prime n’a été reçue des assurés et, donc,
de grandes primes payables aux réassureurs peuvent avoir un impact sur les liquidités. Certains réassureurs accep-
teront des paiements de primes sur une base trimestrielle pour faciliter cette situation.
Il n’y a pas de commissions à payer dans le cadre des traités non proportionnels, généralement, la seule déduction
concerne les frais intermédiaires payables par le réassuré.
CONDITIONS GENERALES
Souvent, le slip ne liste pas toutes les conditions/clauses et exclusions qui apparaîtront dans un contrat et nous
verrons dans la “rubrique” ci-dessous que le libellé doit encore être approuvé par le souscripteur principal. Il faut
espérer que les deux parties sont suffisamment raisonnables, lors de la signature du slip, quant à ce que vont être les
conditions/clauses et les exclusions. Cependant, cela n’est pas suffisant, puisque sans un libellé clair des malenten-
dus peuvent facilement émerger.
2.2.1 Proportionnel
Généralement, les traités proportionnels sont des traités “continus”, c’est-à-dire qu’ils se terminent uniquement
lorsqu’ils sont résiliés par l’une des parties. Généralement, le slip de traité proportionnel indiquera que le traité est
continu et il indiquera également les termes et conditions de tout avis de résiliation. Par exemple, “ce traité peut être
résilié par avis au moins trois mois avant la date de renouvellement”.
Certaines clauses seront discutées ultérieurement, mais pour une appréciation générale du libellé, se référer à
l’annexe C.
A nouveau, tous les champs mentionnés dans le descriptif du slip sont importants, telles que les parties du contrat,
le type de couverture, les classes devant être couvertes et l’étendue territoriale.
En outre, il y aura des clauses importantes concernant les exigences comptables, telles que les commissions, les
commissions bénéficiaires, le moment où les comptes doivent être rendus et payés. Il en va de même, si le traité
exige des réserves ou des transferts de portefeuilles. Il y aura aussi d’importantes clauses au sujet de la manière
dont les sinistres doivent être notifiés et réglés, et également au sujet des sinistres au comptant. Les exclusions sont
à ce propos très importantes. Les cédantes ont besoin de faire attention à cela, afin d’être assurées qu’il n’y a pas de
divergences entre les polices qu’elles émettent et le contrat de réassurance. Il pourrait y avoir de sérieuses consé-
quences si les divergences ne sont identifiées qu’au moment d’un grand sinistre.
Finalement, il y a d’importantes clauses relatives à la résiliation spéciale, le droit applicable, les sanctions, la réso-
lution des litiges, les droits d’inspection, les erreurs et les omissions, la gestion des modifications. Ces clauses sont
considérées ci-dessous.
1. Plusieurs types de commission peuvent apparaître dans le libellé d’un traité proportionnel. Les principaux
types étant : la commission – nette ou avec barème dégressif, commission supplémentaire et commission bénéfi-
ciaire. Ces commissions sont décrites en détail dans le chapitre sur la tarification. Il est important ici de noter que
les commissions sont essentiellement des outils de tarifications relatifs aux traités proportionnels. Elles sont des
rémunérations perçues par les réassurés pour la cession de bonnes affaires ou elles sont un coût pour les cédantes
(comme les commissions directes et les coûts administratifs relatifs à l’obtention des affaires qui ne sont pas cou-
verts par les commissions perçues dans le cadre du traité) parce que les résultats obtenus dans le cadre du traité sont
faibles et que la seule manière de placer le traité est de réduire les commissions.
2. Si la cédante est soumis à des taxes, comme les frais de la brigade incendie, ou est obligée de percevoir les
impôts dus par les réassureurs – par exemple sur l’intérêt des réserves, ces taxes doivent être définies dans le traité.
3. Si le traité nécessite à des réserves, celles-ci doivent être définies dans le traité. Il est ici important d’être
transparent sur la manière dont elles vont être calculées, par exemple 40% des primes créditées au réassureur avant
toutes autres déductions, ou 40% des primes souscrites. Ceci permet d’éviter tous malentendus durant la période
du traité. De même, les réserves de sinistres doivent être définies – habituellement à 100% des sinistres en suspens
dus par les réassureurs dans le cadre du traité. Le pourcentage d’intérêt qui sera payable sur ces soldes détenus doit
aussi être défini : comment il sera calculé, quand il sera payable et s’il sera soumis ou non à une taxe. Le calcul des
réserves sera traité ultérieurement en détail dans le chapitre sur la comptabilité.
4. Si un traité contient des transferts de portefeuilles, il s’agit alors d’un traité “clean-cut”, par opposition à un
traité sur une base d’année de souscription, bien que différentes sections pourraient être soumises à des conditions
différentes. Les termes “clean-cut” et “souscription annuelle” sont considérés plus en détail dans le chapitre sur la
5. Le moment où les comptes doit être soumis et celui où les soldes doivent être payés sont des éléments éga-
lement importants. A l’évidence, les comptes sur une base trimestrielle demandent davantage de travail et sont plus
coûteux que les comptes sur une base semestrielle. Cependant, le flux de trésorerie peut être meilleur si les comptes
sont émis plus fréquemment.
6. Souvent, il y a une clause de “compensation” qui permet à une partie de tenir compte des soldes dus et
payables dans le cadre de tous ou d’un nombre défini de contrats entre les parties, et aussi d’établir le solde net.
7. Il peut se trouver également une clause concernant l’intérêt devant être payé sur les soldes impayés.
8. Certains traités exigent encore des bordereaux et des procédures appropriées doivent être mises en place
pour compléter de juste manière ces informations. Les bordereaux sont des rapports préparés pour les réassureurs
fournissant des détails sur les risques qui ont été cédés au traité. Certains réassureurs peuvent uniquement exiger
que certains risques soient rapportés, par exemple, des risques ayant une somme assurée excédant un montant défi-
ni ou des risques tombant dans certaines catégories aléatoires ou dangereuses. Certains réassureurs peuvent exiger
un détail de tous les risques, incluant les taux et autres détails, de sorte qu’ils puissent bien comprendre les risques
que la cédante accepte et donc la qualité des affaires étant cédées au traité.
9. Généralement, les traités contiennent également une clause de conversion des devises pour réguler les
paiements dans des devises autres que celles utilisées pour le rendu des comptes aux réassureurs.
10. Il existe aussi une clause détaillant la manière dont les sinistres au comptant seront traités – se référer à ii.2
ci-dessous.
1. Les procédures de réclamations sont extrêmement importantes. Si une cédante ne réussit pas à notifier les
réclamations à temps, le réassureur a le droit de refuser de payer le sinistre. S’il y a un seuil au-dessus duquel les
réclamations doivent être notifiées et un cadre temporel dans lequel elles doivent être avisées, ce seuil et ce cadre
doivent être respectés.
2. Une clause de sinistres au comptant est un élément également important. Si un sinistre au-dessus d’un
montant prédéfini et convenu se produit, cette clause permet à la cédante de demander le paiement du sinistre
hors de la procédure habituelle du rendu des comptes. Cela peut être important pour les objectifs de liquidités. Ce-
pendant, il pourrait y avoir certaines conditions concernant les détails du sinistre et il est important de fournir ces
détails en fonction des termes du contrat, afin d’éviter des retards de paiements.
3. Les exclusions relatives à un traité doivent être parfaitement comprises par la cédante, afin qu’une couver-
ture adéquate puisse exister. A nouveau, au moment du sinistre, il est trop tard pour modifier la clause d’exclusion.
4. Il est important que la cédante soit le seul juge de ce qui constitue un risque unique, pouvant être couvert
par les polices émises. Par exemple, plusieurs lieux ou mêmes plusieurs types de risques pour un client, et si la cé-
dante est le seul juge, alors cela évite la possibilité d’un désaccord.
5. Les clauses “suivre le sort (du réassuré)” ont également besoin d’être examinées avec prudence, car cer-
taines contiennent des conditions de coopération pour le règlement de sinistres, et cela peu importe que ces sinistres
soient autorisés à titre gracieux ou non. D’autres termes et conditions peuvent traiter, dans des clauses distinctes,
de la coopération pour le règlement de sinistres ainsi que des sinistres à titre gracieux. A nouveau, il est important
de suivre les termes et conditions, afin d’éviter tout refus ou désaccord avec le réassureur quant au paiement du
sinistre, à la suite d’une transgression ou d’abus de termes par la cédante.
6. Il peut également exister une obligation de fournir de manière périodique les sinistres en suspens au réas-
sureur..
1. Résiliation spéciale
Certaines conditions peuvent apparaître durant la durée d’un traité, qui rendent impossible la prestation de l’une
ou l’autre partie, notamment une condition de guerre ou d’insolvabilité. Il est important de comprendre ce qui se
passe dans ces cas-là et de connaître la procédure qui doit alors être suivie pour assurer la conformité avec les
termes du traité. Certains traités donnent maintenant aussi une possibilité de résiliation, lorsque le réassureur est
déclassé par une agence de notation, sous le seuil de notation exigé par la cédante.
2. Droit applicable
Le droit applicable est un élément important, car le cadre juridique auquel est soumis une police émise peut être
différent du cadre juridique dans lequel opère le réassureur. La clause “suivre le sort” pourrait résoudre ce pro-
blème, mais c’est toujours mieux si le droit local de la compagnie cédante est applicable afin d’éviter tous litiges au
moment du sinistre.
3. Sanctions
Les sanctions peuvent être un problème majeur pour certaines cédantes, car il peut être illégal pour un réassureur
de payer certains sinistres lorsque l’assuré ou le pays est soumis à des sanctions. Aussi, avec les conditions des
sanctions changeant régulièrement, même les employés des gouvernements ne connaissent pas la situation exacte.
Les compagnies soumises à des sanctions doivent être particulièrement prudentes. Il peut dans certains cas être
judicieux de choisir un réassureur moins soumis à des sanctions.
La résolution efficiente des litiges est importante pour des questions de relations comme de réputation, cela au-de-
là du besoin d’assurer une bonne circulation financière. Certaines parties préfèrent un arbitrage, d’autres préfèrent
le tribunal. Ce qui importe est d’assurer une bonne et juste procédure. Si l’arbitrage est choisi, alors la nomination
des arbitres appropriés et un agenda précis doivent être établis, afin d’éviter des retards et des coûts inutiles. Si
un tribunal est choisi, alors il est important d’utiliser une structure qui est coutumière des types de litiges pouvant
survenir et, à nouveau, qui n’est pas sujette à des retards prolongés. Il est ici également important de tenir compte
du droit applicable et du lieu de l’arbitrage ou du tribunal.
5. Droits de regard
Généralement, le réassureur aura le droit d’inspecter les documents de la cédante aussi longtemps que le contrat
est en vigueur ou que le litige reste ouvert. Les clauses des droits de regard contiennent parfois une clause de confi-
dentialité, si elle n’a pas déjà été réalisée ailleurs dans le traité.
6. Erreurs et omissions
Il est important que les erreurs et les omissions n’invalident pas le contrat, lorsqu’elles sont sincères et sont recti-
fiées lors de leurs découvertes.
7. Modifications
Il arrive souvent que des modifications soient nécessaires durant la validité du traité et il devrait exister un temps
suffisant pour pouvoir les faire correctement. Parfois, la clause indique également que le réassureur ne refusera pas
8. Signataires
La question des signataires autorisés devient de plus en plus courante. Parfois, une partie demandera à l’autre de
fournir la preuve que le signataire est autorisé par une compagnie à signer en son nom, ainsi qu’une copie du passe-
port pour être sûr que ce signataire est bien une personne.
Le libellé d’un traité non proportionnel est inclus ci-dessous dans l’annexe D. Certaines clauses seront discutées
ultérieurement, mais pour une appréciation globale des formulations, se référer à l’annexe D.
A nouveau, tous les termes mentionnés dans le descriptif d’un slip sont importants, tels que les parties du contrat,
le type de couverture, les classes devant être couvertes et l’étendue territoriale.
En outre, il y aura des clauses dans ce type de traité qui apparaîtront similaires à celui du traité proportionnel,
telles que :
i. Période – bien que de nombreux traités proportionnels sont continus avec un préavis de résilia-
tion, un traité non proportionnel fonctionne habituellement sur une période déterminée de 12 mois.
ii. Etendue territoriale
iii. Exclusions
iv. Paiement des soldes dus
v. Conversion des devises
vi. Déductions des taxes
vii. Déclaration de sinistre
viii. Coopération pour le règlement de sinistres
ix. Compensation
x. Changement dans le droit
xi. Erreurs et omissions
xii. Inspection des dossiers
xiii. Modifications
xiv. Résiliation spéciale
xv. Droit applicable
xvi. Résolution des litiges
xvii. Sanctions
Cependant, il existe plusieurs clauses importantes, qui sont différentes d’un traité à l’autre, et qui vont être discu-
tée ultérieurement. A nouveau, les exclusions sont importantes et les compagnies cédantes doivent être particuliè-
rement attentives à celles-ci, afin de s’assurer qu’aucuns problèmes ou qu’aucunes différences n’existent entre les
expositions des polices qu’elles émettent et le contrat de réassurance. Cela pourrait avoir de lourdes conséquences,
si les problèmes ou différences n’étaient identifiés qu’au moment d’un grand sinistre.
Contrairement à un traité proportionnel, un traité non proportionnel concerne uniquement les sinistres excédant
une déductible déterminée. Ainsi, la déductible et la limite (montant maximum pour lequel le réassureur est respon-
sable) doivent être définies dans le libellé du traité.
xix. Reconstitution
La couverture d’un traité non proportionnel est limité à un montant maximum pour lequel le réassureur est res-
ponsable (la limite). Ainsi, après un sinistre total, la couverture est épuisée. Si un réassuré souhaite avoir plus d’un
xx. Prime
La prime d’un traité non proportionnel est établi par le réassureur et est habituellement un pourcentage de la
prime reçue par le réassuré pour le portefeuille à couvrir. La définition de cette prime de base est importante. Par
exemple, qu’est-ce que signifie exactement encaissement de prime brute nette retenue. Egalement, comme la prime
pour l’année suivante est seulement connue à la fin de la période, il y a généralement une prime minimum et pro-
visoire payable dès le début et un ajustement est ensuite réalisé à la fin de la période, fondé sur la prime définitive.
L’exemple donné ci-dessus est un libellé d’un traité non proportionnel “catastrophe” et il est important que les
deux parties du contrat comprennent ce qui est signifié par le terme sinistre. Par exemple, un tremblement de terre
peut avoir plusieurs répliques ou une tempête peut durer plusieurs jours. Ainsi, le “sinistre” doit être défini et cela
implique généralement une clause dite “horaire”, de sorte qu’est connue pour les deux parties la durée du sinistre
pour lequel le réassureur est responsable.
Les sinistres peuvent ne pas se terminer à l’expiration d’un traité. comme noté ci-dessus, les sinistres peuvent se
produire sur plusieurs jours. Il est ici important qu’existe dans le traité une clause, telle que si un sinistre s’étend
au-delà de la date d’expiration du traité, il soit toutefois toujours couvert.
Comme un réassuré peut avoir plusieurs traités, aussi bien proportionnels que non proportionnels, dans son pro-
gramme de réassurance. Il est très important pour les deux parties d’être au clair sur la couverture particulière qui
sera appliquée. La clause de sinistre final net sert à définir ce point.
Généralement, un traité catastrophe comprendra plusieurs sinistres, ainsi, il est très important que la déclaration
des sinistres et la coopération pour le règlement de sinistres soient clairement compris par le réassuré et que la
procédure établie par le traité soit suivie de près.
Comme indiqué plus haut, les couvertures de traités non proportionnels par risque ou événement nécessitent des
reconstitutions. Les couvertures non proportionnelles comprennent aussi souvent des tranches, c’est-à-dire, que la
limite totale demandée par le réassuré est divisée en plusieurs tranches. Par exemple :
Tranche 1 - $50’000 xs $50’000
Tranche 2 - $150’000 xs $100’000
Tranche 3 - $250’000 xs $250’000
Tranche 4 - $500’000 xs $500’000
La raison est généralement que la probabilité de sinistres survenant à la tranche 1 est beaucoup plus grande que
la probabilité de sinistres survenant à la tranche 4, et ainsi en divisant la limite le coût peut être diminué. Certains
réassureurs préfèrent des tranches inférieures et d’autres des tranches supérieures et, de cette manière, les risques
sont répartis de façon plus efficiente sur la place de marché.
Comme les reconstitutions peuvent être coûteuses dans les tranches inférieures, il est parfois possible, généra-
lement uniquement dans des conditions de marchés souples, de persuader les réassureurs de la tranche supérieure
– dans cet exemple la tranche 4 – de descendre la couverture à la première tranche, si aucun sinistre ne s’est produit
à la tranche 4, et cela une fois que toutes les options de reconstitution sous la 1ère tranche ont été épuisées. D’où, le
terme “Top & Drop”. De telles couvertures peuvent très bien fonctionner pour des sinistres prenant peu de temps
avant d’être réglés et survenant dans une courte période de temps, mais elles peuvent devenir un cauchemar admi-
nistratif lorsque surviennent des sinistres prenant plus de temps avant d’être réglés (normalement au-delà de trois
ans). Comme, en effet, les sinistres en suspens sont ajustés, un sinistre peut ainsi atteindre la tranche supérieure et
celle-ci n’est plus disponible en tant que reconstitution supplémentaire pour la première tranche. Cependant, durant
la prochaine période d’évaluation, ce même sinistre ne peut plus exposer la tranche supérieure et celle-ci est alors
disponible comme reconstitution supplémentaire pour la première tranche. Ainsi, l’incertitude de la couverture peut
se poursuivre sur plusieurs années, jusqu’à ce que les sinistres soient finalement réglés.
A la fin de l’année 2014, pour l’année 2013, le sinistre 2 a été révisé à $500’000, ainsi, la tranche 4 n’est plus ex-
posée à ce sinistre, donc il est disponible pour agir comme 2e reconstitution pour la 1ère tranche et le réassuré peut
recouvrir $50’000 pour le sinistre 3 de la 1ère tranche.
A la fin de l’année 2015, pour la troisième année de développement de l’année 2013, le sinistre 2 a été révisé à
$600’000, ainsi, la tranche 4 est à nouveau exposée à ce sinistre et donc il ne peut plus agir comme 2e reconstitution
pour la 1ère tranche.
A l’évidence, selon le nombre de sinistres et de temps qu’il faut pour les régler, ce type d’incertitude peut conti-
nuer jusqu’à ce que tous les sinistres soient finalement réglés.
Les “Industry Loss warranties”, souvent plus simplement référées ILW, sont des couvertures fondées sur un si-
nistre à l’industrie mondiale de l’assurance, plutôt que fondées sur les sinistres réels payés par le réassuré. Pour
être sûr que la couverture peut être définie comme une réassurance, il est aussi nécessaire que le réassuré fournisse
une preuve que le sinistre dépasse une déductible convenue. Le défi est souvent de choisir la source du calcul du
sinistre. Certaines parties choisissent les montants de sinistres apparaissant dans SIGMA, une brochure publiée
par Swiss Reinsurance Company Limited. Cependant, il est très important que les parties soient sûres de la manière
dont les sinistres sont établis vis-à-vis de la source choisie. Par exemple, est-ce que les sinistres prenant du temps
pour être réglés sont inclus ? Si le réassuré cherche une couverture pour l’entièreté de ses sinistres incluant ses
responsabilités, alors les sources n’incluant que les sinistres prenant peu de temps avant d’être réglés n’atteindront
probablement pas la tranche du sinistre convenu.
Réassuré :
Période :
Type :
Intérêt :
Payer tous sinistres causés par des risques non naturels qui pourraient être pris en charge par le réassuré, peu
importe le lieu et la manière dont ils se produisent, mais uniquement pour ceux survenant «Offshore» au regard des
«couvertures Offshore» des réassurés et concernant les affaires souscrites pour leur compte transport.
Garantie :
Il n’y aura aucune réclamation en vertu de cette garantie, à moins qu’existe une clause de « Original Insured Market
Loss Warranty » d’autre moins $500’000’000 au regard d’un sinistre survenant dans l’INTERET ici présent.
Limite :
Payer jusqu’à $1’000’000 chaque sinistre et/ou événement et/ou catastrophe en excédent de $10,000 chaque si-
nistre et/ou événement et/ou catastrophe survenant d’un événement unique.
Exclusions :
Etendue territoriale :
Prime :
Conditions :
Période de la réclamation :
L’évaluation finale du sinistre doit être le montant publié par SIGMA, mais pas plus tard que 36 mois à partir de l’ex-
piration du contrat.
Clause intermédiaire :
La clause de «Original Insured Market Loss» pour tout sinistre sera tel qu’indiqué dans les évaluations les plus ré-
cemment publiées par SIGMA. Si la OIML, tel que publié par SIGMA pour un sinistre survenant dans l’ETENDUE
TERRITORIALE, est inférieur à $500’000’000 et est ensuite révisé au cours de la PÉRIODE DE LA DECLARATION à
un montant égal à ou supérieur à $500’000’000, alors le réassuré peut soumettre sa réclamation en vertu du contrat
de réassurance au moment où la révision à la hausse est publiée. Si à la suite des réassureurs faisant le paiement
en vertu de ce contrat de réassurance, le OIML tel que publié par SIGMA pour un sinistre dans l’ETENDUE TERRI-
TORIALE est réévalué vers le bas durant la PÉRIODE DE LA DECLARATION, en dessous de $500’000’000, alors le
réassuré doit rembourser les réassureurs selon le montant des sinistres déjà payer. Dans l’éventualité où SIGMA
s’arrête ou modifie leur méthodologie, ou ne déclare pas de tel sinistre, ou l’une des parties conteste le montant
publié, une source alternative sera utilisée, soumise à un accord mutuel des réassurés et des réassureurs, avec la
charge de preuve incombant au réassuré de montrer que le ILW a été enclenché. En cas de défaut d’accord mutuel
sur la source alternative, une source appropriée sera alors déterminée par arbitrage.
Malgré ce qui précède, le réassuré et le réassureur doivent avoir la possibilité de remettre en cause les montants
des sinistres figurant dans les publications SIGMA, sous réserve de divulgation de preuves que les montants sont
incorrects.
Pour éviter les problèmes d’évaluation de “sinistre”, de tels types de couverture peuvent être limitées aux catas-
trophes naturelles, comme les tremblements de terre ou les intempéries, car ces phénomènes peuvent être mesurés
et calculés scientifiquement.
La principale différence entre les couvertures traditionnelles et non traditionnelles est que la couverture tra-
ditionnelle comprend généralement le transfert complet du risque alors que les couvertures non traditionnelles
offrent quant elles le financement du risque soit par le biais d’un préfinancement ou d’un post financement.
D’une part, les couvertures non traditionnelles ont cherché à impliquer le marché financier, un marché beaucoup,
beaucoup plus grand que celui de l’assurance.
La volatilité croissante des capitaux et d’autres placements ont incité les investisseurs à rechercher des risques qui
ne sont pas systémiques, et les risques “catastrophes naturelles”, traditionnellement couverts dans les marchés de
la réassurance, sont devenus un domaine d’intérêt pour les investisseurs financiers. Compte tenu de la modélisation
détaillée que ces risques requièrent pour être offerts aux investisseurs, certains ont maintenant considéré la modé-
lisation détaillée d’autres risques, même des risques en responsabilités civiles, dignes d’être également offerts aux
investisseurs. Qui sait jusqu’où iront ces changements ?
D’autre part, il y a eu un transfert d’éléments ou de concepts à partir des marchés financiers, par exemple, celui
du portefeuille. En incluant différents risques ne se cumulant pas, il est possible de gérer le risque de manière plus
efficace qu’en ne se concentrant que sur chaque partie. La volatilité de l’ensemble est moins élevée que la volatilité
de parties individuelles que l’on tente de gérer. Ainsi, il peut apparaître qu’un portefeuille consiste en des produits de
responsabilités civiles de tranche basse, des risques de biens de tranche basse, des risques marchandises de tranche
basse, des risques de crédit de tranche basse. La probabilité d’un sinistre peut être de 40-60% selon la classe. Ce-
pendant, en combinant les classes et en mettant en commun le taux élevé des lignes de primes, les résultats d’une
telle couverture globale sont généralement meilleurs qu’en essayant de couvrir chaque classe individuellement, no-
tamment lorsque certains réassureurs ont de larges sinistres, alors que d’autres maintiennent des primes élevées.
Les couvertures non traditionnelles ont tendance à constituer des défis particuliers pour certaines cédantes.
Lorsqu’elles sont reproduites un certain nombre de fois, elles commencent à entrer dans le champ “traditionnel” des
couvertures.
Une bonne expertise est nécessaire pour comprendre de juste manière les implications d’un produit non tradi-
tionnel et il est essentiel qu’une consultation adéquate soit menée pour assurer sa conformité avec le droit local, les
règlementations comptables et autres conditions spécifiques établies par le contrôleur d’assurance.
Comme indiqué auparavant, les investisseurs recherchent de nos jours des risques qui ne sont pas systémiques,
mais sujets à d’autres phénomènes, tels que les sinistres naturels causés par des tempêtes ou des tremblements de
terre. Ils recherchent donc un instrument financier ou une structure financière, d’où bénéfices ou pertes peuvent ré-
sulter des sinistres assurés. Par exemple, un assureur du Japon estime qu’il pourrait perdre $1 milliard à la suite d’un
séisme de magnitude 6 sur l’échelle de Richter ou même supérieur. Il cherche une couverture pour $900’000’000
en excédent (xs) de $100’000’000. Pour ce faire, il établit une nouvelle compagnie de réassurance pour souscrire
uniquement ce risque spécifique avec un capital de $900’000’000 et les investisseurs achètent les titres émis par
de cette compagnie, avec un rendement défini au-dessus du taux standard d’investissement, tel que prescrit par
le LIBOR. Ainsi, le paiement est, par exemple, LIBOR plus 6%. Si aucun séisme de magnitude 6 ou supérieur ne se
produit durant la période convenue, alors les investisseurs obtiennent leur plein rendement plus leur investissement
en retour. D’un autre côté, ils peuvent tout perdre si un tel sinistre survient. Etant donné que les investisseurs ont
en fait versé $900’000’000 il n’y a aucun risque de crédit pour obtenir l’argent au moment du sinistre et cela est un
avantage sur les formes traditionnelles de couverture, dans lesquelles le réassureur doit seulement fournir l’argent
une fois que l’événement s’est produit et le réassuré doit payer. Cependant, ces nouvelles structures sont assez coû-
teuses à mettre en place et elles ne sont réellement économiquement avantageuses que pour de grandes quantités
de couvertures.
La réassurance “run-off” en cas de cession d’activité est utilisée pour couvrir des affaires qu’une cédante a décidé
d’arrêter. Les risques du portefeuille sont laissés à s’écouler jusqu’à leur expiration naturelle. Souvent, la cédante
souhaite clôturer ses portefeuilles, ainsi elle cherche ce qui est connu comme une réassurance “run-off”. Une telle
réassurance est très similaire à une réassurance en excédent de perte. Il est possible pour une cédante d’obtenir une
complète couverture “run-off”, par exemple, “pour couvrir tous les sinistres excédant un taux de sinistres de 70%”.
Si la couverture n’a pas de limite supérieure, c’est-à-dire, qu’elle est une couverture illimitée, alors la cédante a une
couverture complète pour le “run-off”. De nombreux réassureurs sont réticents à fournir une couverture illimitée
et insistent sur une limite monétaire supérieure. Ainsi, la cédante doit prendre en compte cette limite et accepter la
possibilité, même mince, que la cédante puisse à nouveau être exposée au niveau de son portefeuille si les sinistres
excèdent cette limite financière supérieure. Dans tous les cas, il est important de se rappeler que la cédante reste la
partie contractante vis-à-vis des assurés ou des réassurés qui composent le portefeuille, et si la réassurance “run-
off” échoue pour une raison quelconque à payer les sinistres, alors la cédante reste tout de même responsable.
Le but de la comptabilité en réassurance est de fournir un enregistrement des transactions financières entre les
parties, selon des intervalles convenues, et de régler, le cas échéant, les montants dus entre eux. Les comptes four-
nissent au réassureur la base pour :
i. Etablir des informations statistiques pour l’élaboration de statistiques de souscription et
pour l’évaluation des résultats des traités.
ii. Pour vérifier les statistiques.
iii. Etablir des réserves techniques.
iv. Préparer ses états financiers et établir les rapports qui reviennent aux contrôleurs d’assu
rance.
v. Gérer l’entreprise, être prêt pour de nouvelles discussions et éviter les surprises !
La cédante peut aussi utiliser les comptes comme base pour sa propre élaboration de statistiques et pour se pré-
parer à tout renouvellement de négociations. Elle peut également utiliser l’information pour réévaluer la pertinence
du programme de réassurance et pour effectuer tout changement.
Au final, c’est l’état des comptes qui permet aux parties de calculer si la transaction a été rentable ou non, ce qui
est finalement l’information principale pour les managers, gestionnaires et chefs d’entreprise.
Il existe deux types de système de comptabilité dans les traités proportionnels – “exercice comptable” et “année
de souscription”.
Dans le cadre du système d’exercice comptable, tout mouvement de prime ou de sinistre ayant lieu durant cet exer-
cice comptable est crédité ou débité sur la base des termes et conditions figurant dans le contrat de réassurance pour
l’année concernée, quel que soit le moment où le risque démarre ou celui où survient le sinistre. Il est clair qu’une
compagnie d’assurance n’écrit pas toutes ses polices au 1er janvier. Une compagnie écrit des affaires tout au long de
l’année. Ainsi, une police annuelle établie au 15 février aura cours jusqu’au 14 février de l’année suivante, une police
établie au 15 décembre aura cours jusqu’au 15 décembre de l’année suivante. En conséquence, si la période du traité
va du 1er janvier au 31 décembre, il y aura à la fin de la période, c’est-à-dire, au 31 décembre, un certain nombre de
polices encore en vigueur jusqu’au 30 décembre de l’année suivante.
Ainsi, si le réassureur A avait 100% du traité en 2015, puis annule, et le réassureur B souscrit le traité en 2016, si le
réassureur A donne en outre 40% de la prime qu’il a reçu au réassureur B, alors le réassureur B reçoit sa juste pro-
portion de la prime pour couvrir toutes les polices souscrites en 2015, mais courant encore en 2016 (risque encore
en vigueur).
De même, si les sinistres en suspens subis à la fin de l’année 2015 sont de $500’000 et que le réassureur A paye
ce montant au réassuré, et que celui-ci crédite ce montant réassureur B, alors le réassureur B a, en théorie, reçu des
fonds suffisants pour couvrir les risques encore valides et pour payer les sinistres en suspens à la fin de l’année 2015.
Ces paiements sont appelés portefeuilles entrant et sortant. Ainsi, dans l’exemple ci-dessus, le réassureur A paie un
portefeuille sortant de primes de 40% des primes qu’il a reçues et paie également un portefeuille sortant de sinistres
de 100% de sinistres en suspens, dans ce cas $500’000, et le réassureur B reçoit un portefeuille entrant de primes
de 40% des primes pour 2015 et un portefeuille entrant de sinistres de 100% des sinistres en suspens pour 2015,
c’est-à-dire $500’000. Un exemple de ce processus est donné ci-dessous. L’évaluation est montrée ci-dessous :
Comme il peut être remarqué dans ce traité, les portefeuilles de primes sont calculés à 40% et les portefeuilles de
sinistres sont calculés à 100% des sinistres en suspens à la fin de la période.
Dans le cadre du système d’année de souscription, les primes et les sinistres sont crédités ou débités sur la base
des termes et des conditions figurant dans le contrat de réassurance pour l’année de souscription concernée, lorsque
la police originale a été souscrite et les comptes rendus pour chaque période convenue, jusqu’à ce que la responsa-
bilité en vertu de toutes les polices souscrites durant l’année de souscription soit arrivée à son terme. Voir l’exemple
ci-dessous.
Dans l’exemple ci-dessus, les comptes sont produits sur une base trimestrielle et il n’y a pas de portefeuille entrant
ou sortant, le réassuré doit produire des comptes trimestriels pour le réassureur jusqu’à ce que toutes les respon-
sabilités relatives aux polices souscrites durant l’année, dans ce cas 2013, soient arrivées à terme. Ainsi, les primes
vont diminuer assez rapidement, comme moins d’ajustements de primes sont nécessaires, alors que les sinistres vont
diminuer plus lentement, mais il en reste quelques uns à la fin de la troisième année dans ce compte de biens.
Les montants sont devenus toujours plus petits, puisque les responsabilités liées à l’année de souscription arrivent
à terme, et les comptes peuvent même avoir à être produits pour de très petites sommes.
Pour cette raison, il est coûteux de produire des comptes sur une base d’année de souscription. Dans l’exemple
ci-dessus, il y a déjà 12 comptes trimestriels pour la souscription annuelle 2013. Si le traité se poursuit sur les an-
nées 2014 et 2015 et qu’il faut environ 5 ans pour que la responsabilité relative à chaque souscription annuelle soit
terminée, alors il est nécessaire de produire 60 comptes trimestriels juste pour ces trois années de souscription.
Généralement, les affaires sont uniquement constituées sur une base d’année de souscription lorsqu’il est néces-
saire de vérifier le développement de chaque année de souscription en détail, et cela s’applique principalement à des
sinistres prenant plusieurs années avant d’être réglés, tels que les responsabilités civiles automobiles ou certaines
polices transport (coques de bateaux) dans lesquelles il est très difficile d’évaluer les sinistres en suspens après la
première année seulement. En outre, la période de clôture de chaque année peut considérablement varier.
Il est conseillé d’avoir dans le libellé du traité une option pour le réassureur de commuer une année, une fois que
la plus grande part des affaires de l’année de souscription se sont achevées, afin d’éviter d’avoir à continuer de pro-
duire des comptes, car cela n’est économiquement pas rentable.
La liste ci-dessous correspond au point de vue du réassureur. A l’évidence, les primes sont pour le réassureur un
crédit sur son compte. Si cette liste était considérée du point de vue du réassuré, alors les éléments dans la colonne
crédit ci-dessus, tels que les primes créditées aux réassureurs, seraient des éléments de DEBIT pour le réassuré.
Les primes sont généralement définies comme des primes souscrites par le réassuré moins les résiliations et les
retours. Elles devraient être définies dans le libellé du traité, de sorte qu’une clarté existe pour les deux parties du
contrat.
L’entrée du portefeuille de prime et l’entrée du portefeuille de sinistre ont été décrites ci-dessus dans les traités
ayant un système d’exercice comptable. Elles sont les montants crédités au réassureur en échange que ce dernier
assume la responsabilité pour les primes non perçues et pour les sinistres en suspens de toutes les années précé-
dentes du traité.
Les recouvrements de sinistres sont les montants recouverts par le réassuré sur l’année (ou plus tard si les comptes
sont rendus sur une base d’année de souscription), généralement à partir des tierces parties qui auraient pu causer le
sinistre ou y contribuer, par exemple, dans un immeuble de plusieurs étages d’où le feu serait parti des locaux du rez-
de-chaussée appartenant aux tierces parties et qui aurait entrainé un sinistre total à une campagnie assurée par le
réassuré et ayant ses locaux au troisième étage. Le réassuré paie les sinistres à son client, mais ensuite il cherche un
recouvrement à partir de la tierce partie occupant le rez-de-chaussée du bâtiment. Si le réassuré est capable de re-
couvrer l’argent à partir de la tierce partie, alors il doit créditer cet argent aux réassureurs pour leur part respective.
La commission est le montant payable par le réassureur au réassuré pour la production et la gestion des affaires.
La commission peut être évaluée de plusieurs manières et elle sera traitée plus en détail dans la section tarification
ci-dessous et dans les cours suivants sur la comptabilité. Le montant est soumis à négociation. Il est généralement
plus élevé si le traité a été rentable et plus bas si le traité ne l’a pas été. Ainsi, c’est l’élément principal que le réassu-
reur peut utiliser pour la tarification du traité. Un exemple d’une telle échelle variable de commission est donné dans
la section 6 – Méthodes de tarification.
La commission supplémentaire ou la commission bénéficiaire sont des rallonges de la commission directe indiquée
ci-dessus et elles peuvent être utilisées en plus de cette commission directe, afin d’encourager et de rémunérer la
compagnie cédante pour les bons résultats, lorsqu’une commission directe plus élevée ne peut être convenue ou
Courtages, charges et taxes diverses représentent les coûts qu’un réassureur peut avoir à payer et ils doivent alors
être clairement définis dans le libellé du traité. Si un intermédiaire est impliqué dans le placement d’une affaire, il
peut négocier un tarif avec le réassuré ou il peut exiger du réassureur un courtage, si ce réassureur souhaite parti-
ciper à l’affaire offerte par l’intermédiaire en réassurance. Les charges diverses peuvent représenter des coûts, tels
que les frais des corps des pompiers ou autres coûts ordinaires d’un marché particulier. De même, les taxes peuvent
être perçues conformément au droit local de taxation.
Les portefeuilles de retrait de primes et les portefeuilles de retrait de sinistres apparaissent uniquement dans les
traités ayant un système d’exercice comptable et ils sont payables par un réassureur afin de commuer toutes ses
responsabilités à la fin de la période du traité.
Les sinistres au comptant et les sinistres sont les sinistres payés par le réassuré en vertu des polices couvertes
pour la période du traité. Les grands sinistres excédant un montant convenu dans le traité peuvent être débités au
réassureur pour le paiement à tout moment et cela dans un court laps de temps, alors que les sinistres ordinaires
seront simplement débités dans les comptes rendus.
Les intérêts sur les dépôts en espèces, les réserves de primes créditées, les réserves de sinistres crédités. Comme
il va être montré plus en détail dans les cours sur la comptabilité, les réassurés peuvent exiger que des réserves
pour des risques toujours en vigueur et pour des sinistres en suspens soient déposées auprès d’eux en espèces par
les réassureurs. Comme les risques ne cessent pas et que les sinistres en suspens sont convertis en sinistres payés,
alors les réserves originales déposées sont recréditées et payées en retour aux réassureurs. Ces dépôts en espèces
génèrent habituellement un intérêt qui doit aussi être crédité aux réassureurs. Les conditions sous lesquelles les
réserves sont déposées et les intérêts que les réassureurs vont gagner sont détaillés dans le traité.
Taxes sur l’intérêt, réserves de primes et de sinistres débités. Comme indiqué ci-dessus, les réassurés peuvent
exiger que des réserves pour des risques toujours en vigueur et des sinistres en suspens soient déposés auprès d’eux
par les réassureurs. Ces éléments seront débités sur un compte, de même que les primes sont payées par les réassu-
reurs et les sinistres en suspens sont établis dans les comptes. De même, lorsque ces dépôts en espèces génèrent un
intérêt, celui-ci est souvent soumis à une taxe locale que le réassuré doit collecter auprès du réassureur. A nouveau,
ces détails doivent être inclus dans le traité.
4.2.3. Liste des clauses importantes, dans le libellé d’un contrat, pour la
préparation de la comptabilité
1. Plusieurs types de commission peuvent apparaître dans un traité proportionnel, les principaux types
étant : commission – échelle variable ou fixe, commission supplémentaire et commission bénéficiaire. Ces commis-
sions sont décrites en détail dans le chapitre tarification. Ici, il est important de noter que ces commissions sont les
principaux outils de tarification dans les traités proportionnels. Elles peuvent être plus élevées que nécessaires, en
tant que récompenses au réassuré pour la cession de bonnes affaires. De même, elles peuvent être plus basses que
nécessaires et créer un coût pour la cédante. Elles sont un coût pour la cédante, lorsque les commissions directes de
la cédante et les coûts administratifs liés à l’obtention des affaires sont plus importants que les commissions perçues
dans le cadre du traité. Une cédante acceptera de tels coûts uniquement lorsque ses résultats ont été faibles et que
la seule manière de placer le traité est de réduire les commissions.
2. Si la cédante est soumises à des taxes, telles que des frais de corps de pompiers, ou est obligée de collecter
3. Si le traité est soumis à des réserves, celles-ci doivent être définies dans le traité. Ici, il est important d’être
clair sur la manière dont elles vont être calculées, par exemple, à 40% des primes créditées aux réassureurs avant
toutes autres déductions ou à 40% des primes souscrites. Ceci permet d’éviter tous malentendus durant la période
du traité. De même, les réserves de sinistres doivent être définies – généralement à 100% des sinistres en suspens
dus par les réassureurs sous le traité. Le pourcentage d’intérêt qui sera payable sur ces soldes détenus doit aussi être
défini, ainsi que la manière dont il sera calculé, le moment où il sera payable, et s’il sera ou non soumis à une taxe.
4. Si un traité contient un des portefeuilles, alors c’est un traité “clean-cut” par opposition à un traité sur une
base d’année de souscription, bien que les différentes sections puissent être soumises à différentes conditions.
5. Le moment où les comptes doit être soumis et celui où les soldes dus doivent être payés sont des éléments
importants. A l’évidence, les comptes sur une base trimestrielle donnent davantage de travail et sont plus coûteux
que les comptes sur une base semestrielle. D’un autre côté, le flux monétaire peut être meilleur lorsque les comptes
sont émis de manière plus fréquente.
6. Souvent, il existe une clause “offset” (clause de compensation) qui permet à une partie de prendre en compte
les soldes dus et payables sous tous ou sous un nombre défini de contrats entre les parties, et de régler le solde.
7. Il peut également exister une clause sur l’intérêt à payer pour les soldes impayés.
8. Certains traités exigent encore des bordereaux et des procédures appropriées doivent être mises en place
pour répondre de juste manière.
9. Généralement, les traités contiennent une clause de conversion de devises pour réguler les paiements dans
des devises autres que celles utilisées pour le rendu des comptes aux réassureurs.
La procédure de rendu des comptes non proportionnels est différente de celle des comptes proportionnels.
Comme les affaires non proportionnelles sont basées sur des sinistres plutôt que sur le partage du risque et que la
prime est établie par le réassureur, la comptabilité repose essentiellement sur ces deux éléments.
1. Ainsi, au début du traité, un compte doit être rendu pour recevoir la prime minimum et provisoire. Comme
dans ce cas, l’argent est demandé par le réassureur, c’est généralement le réassureur ou l’intermédiaire qui prépare
le compte et l’envoie au réassuré. Comme les primes du traité non proportionnel sont généralement basées sur un
pourcentage de la prime souscrite par le réassuré, et que la prime définitive est uniquement connue à la fin de la pé-
riode, il est habituel de demander un paiement en avance pour la prime minimum et le dépôt de prime, généralement
calculé à 80% de la prime définitive attendue.
2. Une fois que la prime définitive pour la période est connue, généralement en janvier ou en février de l’année
suivante, un ajustement est fait en appliquant au tarif de la prime actuelle celui de la prime définitive.
3. Si la couverture est soumise à des primes de reconstitution, alors suite à un sinistre, une prime supplémen-
taire peut être payable, basée sur les termes de la reconstitution.
Un exemple d’un compte demandant le paiement de la prime minimum et provisoire est défini ci-dessous :
10 décembre 2014
La prime suivante nous est due en vertu du traité ci-dessus et nous serions heureux de recevoir votre paiement dû
au 1er janvier 2015.
$450’000
Au
Cordialement,
Signé
10 Mars 2016
La prime suivante nous est due en vertu du traité ci-dessus et nous serions heureux de recevoir votre
paiement du solde de la prime due.
$125’000
Solde dû $112’500
Cordialement,
Signé
(A nouveau, cette tâche peut aussi être réalisée par l’intermédiaire en réassurance)
L’autre élément principal de comptabilité porte sur les sinistres qui peuvent aussi être soumis à une prime de
29 Novembre 2015
ASSURE : Plusieurs
LIMITE : $1’000’000
EXCEDENT : $500’000
Nous regrettons de vous informer que nous avons subi des sinistres importants à la suite du passage du typhon
David, qui s’est produit entre le 15 et le 22 novembre 2015.
Sur la base du calendrier suivant des sinistres, nous demandons auprès des réassureurs le règlement suivant :
Cordialement,
Signé
(A nouveau, cette tâche peut aussi être réalisée par l’intermédiaire de réassurance)
Si une prime de reconstitution est payable, alors le réassureur se référera au traité et déduira le montant du paie-
Les primes de reconstitutions sont discutées en détail dans le cours sur la comptabilité en réassurance.
Outre les principaux éléments sur les primes et sinistres discutés ci-dessus, et particulièrement en ce qui concerne
les sinistres nécessitant plusieurs années avant d’être réglés, car pouvant prendre plusieurs années pour se déve-
lopper, il est important, cela pourrait même être une condition du traité, de régulièrement garder informé les réas-
sureurs sur l’évolution des sinistres qui exposent ou pourraient exposer les réassureurs en vertu du traité.
Les sinistres subis sont la somme des sinistres payés et en suspens qui sont potentiellement payables par les
réassureurs en vertu du traité. Souvent, sur la base de l’expérience passée et là où des sinistres nécessitant plu-
sieurs années avant d’être réglés sont impliqués, les IBNR (sinistres subis mais non déclarés) peuvent également
être inclus. Il peut souvent arriver qu’un sinistre se produise, mais n’ait pas encore été déclaré au réassuré. Sur la
base des statistiques anciennes, ce montant peut être évalué et ajouté aux sinistres payés et en suspens pour fournir
une estimation globale pour le traité et permettre aux deux parties du contrat d’établir dans les comptes financiers
annuels les réserves nécessaires.
4.3.3. Voici les clauses importantes pour la préparation des comptes, avec
une attention particulière pour les clauses de déclaration de sinistres
et de coopération pour le règlement de sinistres
2. Reconstitution
La couverture d’un traité non proportionnel est limité à un montant maximum pour lequel le réassureur est res-
ponsable (la limite). Ainsi, après un sinistre total, la couverture est épuisée. Si un réassuré souhaite avoir plus d’un
sinistre total couvert, il doit veiller à ce que le contrat contienne une clause de reconstitution. Ceci requiert habituel-
lement une prime de reconstitution.
3. Prime
La prime d’un traité non proportionnel est établi par le réassureur et est habituellement un pourcentage de la
prime reçue par le réassuré pour le portefeuille à couvrir. La définition de cette prime de base est importante. Par
exemple, qu’est-ce que signifie exactement Encaissement de prime brute nette retenue. (Encaissement de prime
brute nette retenue est définie ainsi : revenue de prime brute retenue moins les retours de primes, les résiliations et
les remises, plus les primes payées pour les cessions de réassurance se trouvant au bénéfice de la présente couver-
7. Déclaration de sinistre
Généralement, un traité catastrophe comprendra plusieurs sinistres, ainsi, il est très important que la déclaration
de sinistre et que la coopération pour le règlement de sinistres soient clairement comprises par le réassuré et que
soit suivie de près la procédure établie dans le traité.
Les statistiques peuvent provenir de différentes sources. Le réassuré peut se procurer des statistiques directe-
ment à partir d’une base de données de polices émises, alors que le réassureur doit généralement s’appuyer sur les
comptes émis par le réassuré ou sur des statistiques produites au moment du placement ou du renouvellement des
négociations.
Les principaux éléments concernent l’information de prime et l’information de sinistre. L’information de sinistre
consiste en des sinistres payés, des sinistres en suspens, ainsi qu’en des sinistres subis mais non déclarés (IBNR) si
le compte est un compte de sinistres prenant plusieurs années avant d’être réglés.
Une grande partie des informations demandées peuvent être obtenues à partir du libellé du traité.
- Pour les affaires proportionnelles, une information comme le taux de pourcentage de commission devant
être appliqué et les détails regardant les réserves et les portefeuilles.
- Pour les affaires non proportionnelles, le pourcentage devant être appliqué à l’encaissement de primes du
réassuré afin de calculer la prime due en vertu du traité et les détails de la couverture et de la déductible.
Travailler avec les statistiques est particulièrement important, notamment pour comprendre la tarification néces-
saire lorsqu’est offert un nouveau traité ou est renouvelé un traité – nécessaire pour le réassureur afin de faire un
profit et pour le réassuré afin de s’assurer que le réassureur ne fasse pas un trop grand profit.
Généralement, en ce qui concerne la prime, un souscripteur devrait attendre de voir leur développement sur
cinq années ou plus. Le souscripteur devrait être également sensible à l’inflation en ce qui concerne l’ajustement,
notamment parce que l’inflation pourrait se révéler un élément important lors de la révision finale des statistiques. Si
l’inflation va au delà de 10%-15%, alors c’est une inflation conséquente. Des taux d’inflation, tels que 1%-3% ne sont
généralement pas pris en compte. Le souscripteur aura également besoin de savoir s’il y a eu des changements dans
la pratique de souscription ou dans la cotation des affaires. Si la cédante a, par exemple, décider d’inclure les raffine-
ries de pétrole dans le compte pour l’année à venir, cela peut avoir des effets importants sur les statistiques actuelles.
Comprendre la situation et l’évolution générale du sinistre est également important pour le souscripteur. Et à nou-
veau, l’inflation est un élément important à prendre en considération, particulièrement lorsque des sinistres néces-
sitant plusieurs années avant d’être réglés sont impliqués. Le souscripteur sera également intéressé de connaître les
sinistres conséquents ou inhabituels ayant affecté les affaires, et si de tels risques sont encore inclus dans le compte.
La précision des réserves de sinistres en suspens et l’évaluation précise des IBNR sont également des éléments
importants à considérer lors de l’examen de l’ensemble des sinistres « subis ». (Se référer également au chapitre sur
les IBNR).
Le souscripteur aura également besoin de contrôler ses propres accumulations et ainsi une compréhension des
expositions par lieu et des expositions aux catastrophes naturelles sera d’une grande utilité.
Finalement, le souscripteur souhaitera également comprendre les futurs plans d’affaires et les encaissements pré-
vus qui pourraient influer dans la période suivante sur les expositions du traité et les résultats.
Voici une statistique simple qui peut être fournie au réassureur lors du placement d’un traité. Elle fournit simple-
ment les primes reçues et les sinistres subis sur une certaine période de temps.
Comme il peut être montré dans le calcul, à une commission de 30%, le réassureur peut estimer faire une moyenne
annuelle de 1.61% de profit et doit juger si cela peut être adéquat ou non.
Le travail avec les statistiques dans la gestion des affaires non proportionnelles est traité plus en détail dans le
chapitre tarification ci-dessous.
Pour les compagnies cédantes et de même pour les réassureurs, il est important de pouvoir fixer de manière pro-
fessionnelle les réserves pour des sinistres attendus déjà à la fin de la première année, lorsqu’il est nécessaire de
préparer les comptes annuels et les rapports au contrôleur d’assurance. Une manière de faire cela est de travailler
avec les coefficients.
Le tableau ci-dessous montre le développement de sinistres et la liquidation des sinistres passés pour les années
2009 à 2012. Une échelle statistique est basée sur les années de souscription et montre le développement de si-
nistres subis pour chaque année de souscription. Ainsi, par exemple, à la fin de des douze premiers mois, l’année de
souscription 2009 a montré des sinistres pour $20’000. La même année de souscription montre après 48 mois des
sinistres s’élevant à $60’000.
En utilisant les coefficients, il est possible de faire une estimation de ce à quoi l’année de souscription 2012 pour-
rait ressembler dans 48 mois.
Le tableau ci-dessous montre la même échelle statistique, avec l’ajout de coefficients supplémentaires.
Par exemple, en divisant le chiffre à 24 mois pour l’année 2009 par le chiffre à 12 mois, on obtient un coefficient
de “2”. Il est possible de calculer un tel coefficient pour tous les résultats qui sont disponibles – ce que montre les
Cela permet aussi bien à la compagnie cédante qu’au réassureur de se faire une idée des résultats finaux d’une
manière professionnelle et d’être en mesure d’expliquer la procédure. A l’évidence, les résultats définitifs peuvent
être différents, mais une estimation est demandée pour la fin des rapports financiers annuels et pour les rapports au
contrôleur d’assurance, et cette procédure établit une manière d’y arriver.
La colonne 2 ci-dessus, intitulée “fourchettes ($)”, présente des polices avec des sommes assurées entre certains
montants. Ainsi, la première ligne sous la fourchette “0-10,000” montre le nombre de polices ou de risques avec une
somme assurée de $0 à $10,000. Le nombre de risques est montré dans la colonne 2 – ainsi, pour la fourchette $0-
10’000, il y a 15’000 polices ou risques dans cette fourchette. Pour la fourchette 3 – sommes assurées entre $15’000
et $20’000, le nombre de risques dans la fourchette est 15’000. La troisième colonne montre la “valeur moyenne
à risque” (VAR = valeur à risque). Elle peut être calculée en additionnant toutes les sommes assurées pour toutes
les polices relevant de cette fourchette et en divisant ensuite ce chiffre par le nombre de polices. La “valeur totale à
risque” est montrée dans la colonne 4 et la “prime totale de risque” en $ est montré dans la colonne 5.
Le profil de risques est un bon outil pour montrer dans quelles fourchettes la majorité des risques se situent, ainsi
que la relation de la prime à l’ensemble des expositions. Le profil de risques ci-dessus montre par exemple qu’au re-
gard des fourchettes 1 à 4, la valeur moyenne à risque est couverte un certain nombre de fois par la prime de risque
globale et ces fourchettes peuvent subir plusieurs sinistres sur cette tranche avant que les sinistres excèdent les
primes. Toutefois, la prime de la fourchette 5 ne couvrirait même pas 2 sinistres à la valeur moyenne à risque, alors
que la fourchette 6 ne couvre même pas 1 sinistre sur cette tranche. La compagnie cédante pourrait se demander s’il
vaut la peine de souscrire les risques dans la fourchette 6, ou autrement elle pourrait voir cette fourchette comme
un domaine à augmenter pour assurer un meilleur équilibre entre la valeur moyenne à risque et la prime totale de
risque.
Si la compagnie cédante s’est décidée sur le choix de sa déductible et de la couverture qu’elle recherche pour son
traité en excédent de sinistre par risque, dans ce cas et à nouveau, le profil de risques peut être un instrument utile.
Par exemple, si la compagnie devait choisir une déductible de $5’000, alors les réassureurs seraient presque exposés
pour l’ensemble du portefeuille. Si elle décide de choisir une déductible de $20’000, alors la majorité des affaires
sont retenues – les trois premières fourchettes, et les réassureurs sont uniquement exposés à une part limitée du
portefeuille. Ceci a clairement un impact sur les coûts de réassurance.
De même, si la compagnie s’est décidée sur sa rétention brute et sur la dimension de son placement proportionnel
en excédent, elle peut voir l’impact de ses choix sur l’encaissement de primes. Par exemple, si elle choisit une réten-
tion brute de $30’000, elle retient la majorité de l’encaissement. Si elle choisit une rétention brute de $10’000, alors
elle cédera la majorité de son encaissement aux réassureurs en excédent.
Cet instrument, une fois de telles décisions prises, permettra également aux deux parties de calculer les coûts
de réassurance, basés sur la division des expositions entre les parties pour les fourchettes devant être couvertes,
plutôt que sur une tarification basée sur l’expérience des sinistres passés. Des exemples aussi bien de tarification
basée sur l’expérience que sur l’exposition actuelle sont présentés ci-dessous dans le chapitre sur la tarification non
proportionnelle.
Sauf si des arguments convaincants existent et indiquant une nette amélioration du taux de sinistres, une commis-
sion de 30% laissera un profit minimum aux réassureurs.
Une méthode pour augmenter les profits serait de réduire les commissions à 25%. Cela améliore le taux combiné
et laisse un profit plus réaliste pour le réassureur. D’un autre côté, selon les coûts de la compagnie cédante, cela
pourrait signifier qu’il est en fait plus coûteux à la compagnie cédante de produire et d’assurer les affaires que d’ob-
tenir une commission de la part du réassureur. Ainsi il est peu probable qu’elle accepte une quelconque réduction
de commission.
Cette impasse peut être une simple question d’offre et de demande. Si la compagnie cédante a besoin de cette
réassurance et qu’aucun réassureur n’est prêt à accepter une commission de 30%, alors elle doit se soumettre aux
termes du marché ou abandonner la couverture. Si, d’un autre côté, il se trouve des réassureurs souhaitant conti-
nuer avec une commission de 30%, alors d’autres réassureurs devront suivre ou abandonner l’idée de participer à
la couverture.
Généralement, les marchés ne sont pas aussi rigides et il existe toujours un moyen de trouver un compromis. Une
option est d’introduire ce qui est appelé une commission d’ “échelle variable”. Un exemple est donné ci-dessous.
ou inférieur
ou supérieur
Ceci est une méthode pour arriver à un compromis et à l’évidence, les pourcentages sur l’échelle, le taux de réduc-
tion de commission et les pourcentages de commission les plus élevés comme les plus bas sont tous négociables.
Une autre possibilité est pour les parties de négocier une commission bénéficiaire. En termes simples, cela permet
à la compagnie cédante de partager le profit, quel qu’il soit, qu’un réassureur puisse faire selon une formule établie
dans le traité. Un exemple d’une telle formule est présenté dans l’exemple d’un traité dans l’annexe C, page 56 (en
anglais).
10
12
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44
2) Les termes de commission de 35% indiqués dans le “débit” ci-dessus sont appliqués. Comme le réassureur
doit payer cette commission à la cédante, c’est un élément important qui doit être déduit des primes pour déterminer
le profit que le réassureur a fait, le cas échéant.
3) Le réassureur a aussi des dépenses quant à la production et la gestion des affaires qu’il souscrit, ainsi il est
courant qu’un réassureur négocie un pourcentage chiffré à déduire des primes qu’il reçoit (pour ses propres frais
d’administration), lorsqu’est calculé le profit dans le compte de commission bénéficiaire. Ce pourcentage apparaît
dans les conditions “débit” ci-dessus.
4) Le prochain élément concerne les sinistres payés par le réassureur durant le cours de l’année.
5) Finalement, les éléments du “portefeuille sortant” sont le portefeuille de prime sortant pour les primes non
perçues et le portefeuille de sinistre sortant qui représente 100% des sinistres en suspens pour la période.
Il est notable que les conditions de commission bénéficiaire incluent un élément de “sinistres jusqu’à la dispari-
tion”. Si le réassureur a subi un sinistre lié à sa participation dans
E
un
F
traité
G
lorsH d’une année
I
particulière, il est permis
d’envisager la prise en compte du sinistre, si un profit est réalisé lors d’une autre année, avant que la commission bé-
néficiaire soit appliquée. Le nombre d’années durant lesquelles les sinistres peuvent être reportés est une question
de négociation. Parfois, ils sont reportés jusqu’à trois années, parfois cinq, parfois jusqu’à la disparition.
Les affaires non proportionnelles sont basées sur les sinistres, donc la méthode pour tarifier ces affaires consiste
à évaluer les sinistres passés et à employer ces chiffres pour fonder la prévision des possibles sinistres futurs.
Ci-dessous se trouve une base statistique pour la compagnie d’assurance XYZ qui cherche une couverture en ex-
cédent de sinistre par risque biens pour $20’000 en excédent de $15’000 :
Les données ci-dessus sont des données historiques sur cinq ans, de 2011 à 2015. La compagnie d’assurance XYZ
a identifié les sinistres individuels qui excédent la déductible proposée et elle a fourni les détails les concernant au
réassureur.
La première tâche est de calculer pour chaque sinistre le montant qui serait payable en vertu de la couverture proposée.
La deuxième tâche consiste à gérer le “burning cost”, le ratio sinistre/prime, c’est-à-dire le coût de sinistres subis
dans l’année divisé par le montant des primes perçues dans l’année. Ainsi, les primes pour la période sont cumulées,
de même que les sinistres qui auraient été payés par la couverture, et ainsi le total des sinistres est calculé comme
un pourcentage de la prime.
Ici, le coefficient de 100/80 a été appliqué, afin d’atteindre un chiffre de 0.975%. Ce pourcentage est ensuite appli-
qué à la GNPI (Gross Net Premium Income ou prime brute nette) estimée pour l’année 2016 afin d’arriver à une prime
pour la couverture. Comme cela est uniquement un chiffre estimé de prime, il est habituel d’exiger une prime mini-
mum et provisoire au début de la couverture, généralement fondée sur 80% de la prime définitive attendue, et d’ajus-
ter cette prime minimum une fois la GNPI connue pour l’année. La prime minimum et provisoire est ainsi calculée :
Ainsi, la prime minimum et provisoire pour cette couverture est calculée à $11 704.
Ceci est un tarif fondé sur la base d’une évaluation par expérience des sinistres passés. Généralement, la tarifica-
tion basée sur l’expérience est utilisée lorsqu’il y a suffisamment de données de sinistres et que le portefeuille a été
relativement stable sur la période.
Lorsqu’il se trouve une absence de données de sinistres ou lorsque le portefeuille a considérablement changé sur
la période, alors la tarification basée sur l’exposition actuelle fournit de biens meilleurs résultats.
Lorsqu’un résultat ne semble pas clair, les deux méthodes peuvent être utilisées et les résultats sont comparés afin
de trouver un tarif acceptable.
Lorsqu’est utilisée la méthode de tarification basée sur l’exposition plutôt que celle basée sur l’expérience, le taux
est calculé en fonction d’une évaluation de l’étendue de l’exposition du réassureur vis-à-vis des risques à couvrir et
Les tableaux utilisés dans les exemples dans ce cours sont basés sur ce qui est connu comme les tableaux du
Lloyd’s, d’autres tableaux existent, tels que ceux produits par Swiss Re. Les souscripteurs ou les actuaires peuvent
utiliser plusieurs tableaux pour comparer la tarification ou ils peuvent développer leurs propres tableaux basés sur
l’expérience des sinistres passés.
Si un risque présente une somme assurée de $100’000, la probabilité d’un sinistre partiel est généralement plus
grande que la probabilité d’un sinistre total, ainsi l’expérience des sinistres passés montre que davantage de primes
sont nécessaires pour couvrir, par exemple, les premiers $25’000 de la somme assurée que pour couvrir la pro-
chaine tranche de $25’000.
49,4%
49,2%
49,0%
48,8%
48,5%
48,3%
46,0%
44,9%
43,7%
42,6%
Le tableau ci-dessus est fondé sur cette hypothèse et sur des confirmations de cette hypothèse dans le temps par
de concrètes données de sinistres. Ainsi, si l’on regarde le premier champ en surbrillance, on s’aperçoit que pour
couvrir les premiers 10% du sinistre, 54% de prime totale payable seraient requis et que 46% de la prime seraient
requis pour couvrir les 90% restant du risque en excédent des premiers 10%.
De même, en prenant le deuxième champ en surbrillance (60%), on s’aperçoit que pour couvrir les premiers 60%
du sinistre, 85% de la prime totale payable seraient requis et 15% de la prime seraient requis pour couvrir les 40%
restant du risque en excédent des premiers 60%.
Cette hypothèse et cette procédure peuvent aussi être appliquées au portefeuille en utilisant les profils de risques.
Ci-dessous se trouve un exemple basé sur le profil de risques, précédemment expliqué ci-dessus en page 35. Dans
cet exemple, la compagnie cédante recherche une couverture pour $30’000 xs (excédent de) $20’000.
Etant donné que la déductible est déjà de $20’000, cela exclut automatiquement les trois premières fourchettes du
risque, car ici la somme assurée maximum est en dessous ou égale à la déductible de $20’000.
3 0
4
5
6
7
8
9 1 228 750
10
11
12
13
Les trois prochaines fourchettes de $20’001 à $50’000 sont exposées à la couverture. La tarification est basée
sur la “somme moyenne assurée” qui apparaît dans la colonne F. En divisant la déductible ($20’000) par le montant
de la colonne F, par exemple F6 = $26’000, $20’000/26’000 = 77%. Ainsi, la couverture de $30’000 xs $20’000 est
exposée à une moyenne de 23% pour chaque risque dans cette fourchette. En se référant à la première échelle de
sinistre en annexe E, 77% du risque rapporte 89.4% de la prime, ce qui laisse un solde de 10.6% de la prime dans la
fourchette payable aux réassureurs.
Le même procédé est appliqué aux fourchettes des lignes 7 et 8 et les primes correspondantes dues aux réassu-
reurs sont de $9’462 (K7) et de $5’869.50 (K8). La prime totale des trois fourchettes exposées dues aux réassureurs
est de $36’001.50 (K10).
Il existe une hypothèse, qui doit être vérifiée, voulant que la prime apparaissant dans la fourchette risque (colonne
G) représente la prime de risque pure, c’est-à-dire, qu’elle représente la prime pour le risque après déduction du
courtage et des autres coûts, c’est-à-dire, que c’est la prime pure pour le risque. Cela implique aussi que la prime de
$36’001.50 est une prime pure devant être payée aux réassureurs. Cette prime n’inclut pas les frais pour les coûts
des réassureurs ou pour leurs bénéfices.
Une charge est ainsi appliquée à K11 pour prendre en compte ces éléments – ici la charge est de 33.33% - cette
charge peut varier d’un réassureur à l’autre, selon leurs coûts et leurs attentes de profit. Le montant final de $48’002
(K12) est ensuite divisé par la somme des primes de la cédante de $1’228’750 pour produire le taux de 3.91% (K13).
Ainsi, si le réassureur reçoit 3.91% du total des primes pour ces fourchettes de risque, il devrait pouvoir couvrir les
sinistres attendus, plus ses coûts et le profit espéré.
La prime de réassurance peut être exprimée comme un pourcentage de la prime de base, dans ce cas 3.91% de
cette prime, ou elle peut être définie en relation avec la limite de la couverture de réassurance, lorsqu’elle est appelée
“rate on line” (prime pour la couverture divisée par la limite de cette couverture). Dans ce cas, la “rate on line” est de
160%, ainsi la cédante a besoin d’être convaincue qu’elle aura très certainement plus d’un sinistre payable en vertu
de la couverture, afin de se préparer à payer une telle rate on line”.
Le cycle de la réassurance peut-être résumé comme suit (basé sur une date de renouvellement au 1er janvier) :
- Généralement, une cédante a consulté son intermédiaire en réassurance et éventuellement aussi ses prin-
cipaux réassureurs, de sorte qu’elle connaît vers début octobre le programme de réassurance qu’elle souhaitera
mettre en place. A cette date, elle devrait également avoir reçu tous les avis de résiliation de la part des réassureurs
proportionnels, s’il y en a, et des réassureurs non proportionnels (si certains de ces traités sont soumis à un avis de
résiliation) puisque les avis doivent être généralement envoyés trois mois avant le 31/12.
- La cédante doit ainsi considérer les différentes offres/informations de renouvellement dont elle aura besoin
pour les réassureurs existants et potentiels. Meilleure et plus transparente est l’information, plus grande est la pro-
babilité d’obtenir la meilleure tarification, ainsi, de bonnes descriptions des risques et de bonnes statistiques sont
des éléments très importants.
- S’il doit y avoir une évaluation des intermédiaires, c’est une opportunité pour mettre en place la “beauty
parade” (concours de beauté) et pour recevoir des présentations pour le prochain renouvellement. Les statistiques
allant jusqu’à la fin du mois de septembre devraient être à disposition durant octobre et elles devraient servir de
guide vis-à-vis de la tarification basée sur l’expérience des sinistres passés quant aux différents traités ayant cours
durant l’année.
- L’état actuel du marché et celui des nouveaux réassureurs dans ce marché devraient être considérés. Est-ce
que le marché est difficile avec des prix hauts ou facile avec des prix bas ? Est-ce qu’il y a un changement dans les
attitudes des réassureurs ? Est-ce qu’il existe de nouvelles conditions que les réassureurs tentent d’imposer sur le
marché ? Est-ce que de grands sinistres se sont produits et qui pourraient influencer les taux ?
- De nombreuses cédantes attendront novembre et début décembre pour rendre visite à leurs réassureurs
ou pour les accueillir. Il est nécessaire de disposer alors des informations utiles et de comprendre les paramètres de
négociation pour chacun des éléments du programme de réassurance. Quels taux et quels termes pourraient être
acceptables ? Comment faire face à de grands sinistres ? Quelles actions prendre pour améliorer les résultats ou
performances ?
- Les placements devraient être finalisés le plus tôt possible en décembre, incluant le libellé adéquat des trai-
tés, de sorte que le détail des traités conclus est clair pour les deux parties, avant qu’ils ne deviennent à risque.
- La cédante devrait veiller à ce que les libellés des traités aient été discutés à l’interne avec les départe-
ments concernés. Les souscripteurs doivent connaître toutes les exclusions spéciales possibles ou les limitations.
Les comptables ont besoin de connaître l’information qui doit être envoyée aux réassureurs et quand elle doit l’être.
Les personnes en charge des sinistres ont besoin de connaître les exigences qui ont été convenues et qui sont rela-
tives aux informations importantes (bonnes descriptions des risques et bonnes statistiques) et à la coopération pour
le règlement des sinistres.
- Finalement, une procédure doit être mise en place pour que tous les développements qui pourraient arriver
durant l’année, et qui pourraient demander des modifications des traités, soient sans délais notifiés à la personne en
charge, afin que la couverture de réassurance puisse être rapidement mise à jour.
Il est aussi important d’avoir un réseau adéquat d’informations pour s’assurer que la compagnie soit immédiate-
ment informée de tous développements politiques ou économiques pouvant influencer la couverture, comme des
sanctions. Les sanctions peuvent régulièrement évoluer, même quotidiennement puisque des compagnies et des
individus peuvent aussi bien être ajoutés ou renouvelés que retirés des listes élaborées vis-à-vis de ces sanctions.
Même si le pays de la cédante n’est pas impliqué, les navires qu’elle assure peuvent être finalement la propriété de
personnes sanctionnées et non autorisées ou alors les cargos peuvent être soumis à des sanctions, et il devrait exis-
ter une procédure pour surveiller et gérer les développements les plus conséquents.
Ce cours a été conçu pour tirer profit de la connaissance établie dans le premier cours – introduction à la réas-
surance. Avec l’achèvement de ce cours, le lecteur devrait avoir une plus grande compréhension des différents élé-
ments composant cet important et passionnant sujet.
Il n’existe pas de valable substitut à un bon programme de réassurance et la connaissance des formes et types de
réassurance, la documentation, la comptabilité, les statistiques, les réserves et la tarification sont tous des éléments
essentiels en faisant partie.
Sans une solide compréhension technique, il est difficile de négocier les points cruciaux qui peuvent faire la diffé-
rence entre une protection moyenne de réassurance et une protection optimale de réassurance. Dans les marchés
compétitifs actuels de l’assurance, la différence entre une protection moyenne et optimale peut signifier l’échec ou
le succès.
Le marché de la réassurance est purement et simplement une place de marché. Les marchés sont très influencés
par l’offre et la demande et des sinistres ou catastrophes naturelles peuvent avoir un effet conséquent sur eux.
De même, les événements financiers peuvent entrainer des ondes de chocs sur le marché de la réassurance.
A la fin de la journée, la capacité à négocier de bonnes affaires est aussi une part importante de la procédure. De
bons négociateurs maîtrisent leur sujet et savent quant il faut donner et quand il faut prendre.
Savoir si une commission fixe plus une commission bénéficiaire est meilleur selon les circonstances qu’une com-
mission à l’échelle variable pourrait faire la différence entre une protection moyenne et une protection optimale.
La compagnie d’assurance ABC a souscrit un risque de biens $1’000’000. Le EML (Estimated maximum loss, perte
maximule propable ou PMP) est calculé à 50%, c’est-à-dire, $500’000. La compagnie cède le risque à son traité en
quote part de 90% et recherche un excédent de sinistre risque de $20’000, en excédent de $10’000 sur sa rétention
nette.
Pour négocier au mieux la tarification, la compagnie ABC décide de tarifier elle-même la couverture.
Etape 1 – EML est de 50%, ainsi la limite est évaluée à $500’000. La compagnie ABC cède 90% à son traité en quote
part. Ainsi, elle cède une limite estimée de $450’000 et une prime de $9’000.
Etape 2 – En conséquence, la compagnie ABC retient une limite PMP de $50’000 et une prime de $1’000.
Etape 3 – La compagnie ABC calcule la déductible de la couverture en excédent de sinistre ($10’000), comme un
pourcentage de la limite PMP ($50’000) = 20%.
Etape 4 – La compagnie ABC calcule la déductible ($10,000) + la limite ($20’000) comme un pourcentage de la
limite PMP ($50’000), ainsi (10’000+20’000)/50’000 = 60%.
Etape 5 – En se référant à la première échelle de sinistre (voir Annexe E), la compagnie ABC calcule que si elle
retient 20%, elle recevrait une prime de 65.5% de la prime totale. Si elle devait retenir 60%, elle recevrait 85% de
la prime totale. Ainsi, pour un réassureur acceptant 40% en excédent de 20%, elle recevrait en prime la différence
entre 85% et 65% de la prime totale, ce qui fait 19.5% de la prime totale.
NOTE : Selon que la prime totale est brute de courtage et des coûts d’acquisition ou qu’elle est la prime de risque
pure, alors un réassureur peut ajouter un coefficient de charge – si c’est uniquement la prime de risque pure – afin
de tenir compte des dépenses et profits des réassureurs.
Somme assurée $1’000’000 part du montant de $2’000’000 split comme suit (100%) :
Bâtiments $900’000
Machinerie $700’000
Stock $400’000
$50’000 PMP retenu par la cédante, $300’000 PMP cédé au 1er traité en excédent, solde cédé en vertu des
présentes.
PMP50%
Etant une réassurance de et garantie d’être aux mêmes termes et conditions que, et de suivre les règlements
du réassuré et que le réassuré retienne durant la période de la police au moins sur l’objet assuré, le même
risque et la même proportion sur chacun des différents objets assurés. Mais dans le cas où la ligne retenue est
moins que celle ci-dessus les lignes des réassureurs seront proportionnellement réduites.
FORMULATION
Comme accepté par le souscripteur principal
Fiche de sinistre ci-joint
PREAMBULE
Article 1
Objet et étendue du Traité
Une réassurance proportionnelle dont les termes sont précisés dans ces Conditions Générales (Titre I
et les dispositions communes) et dans les Conditions Particulières (Note de couverture) et les Annexes
clauses et exclusions.
Le présent Traité s’applique, aux termes, clauses et conditions stipulés ci-après et dans les Conditions
Particulières, à l’ensemble des souscriptions directes réalisées par la CEDANTE dans le territoire de
souscription, y compris par voie de coassurance et de réassurance facultative, portant sur les risques
compris dans la Branche Incendie, Risques Annexes et Autres Dommages Aux Biens (Incendie, RA &
ADAB), dont la liste est donnée aux Conditions Particulières.
Article 2
Forme et conditions de la réassurance
Dans la forme et aux conditions de cession mentionnées aux Conditions Particulières, le REASSUREUR
participe à la réassurance à titre obligatoire et dans la proportion prévue aux Conditions Particulières.
Article 3
Application des cessions
Les Conditions Générales et Particulières des polices d’assurances et avenants s’y rattachant s’ap-
pliquent aux cessions en réassurance tant qu’elles n’ont rien de contraire aux dispositions du présent
Traité.
Les primes cédées en réassurance sont celles qui résultent de l’application des modalités du présent
Traité (Conditions Générales, Conditions Particulières ainsi que les Annexes) aux primes originales
émises par la CEDANTE ou reçues par elle en coassurance ou par voie de réassurance facultative.
L’engagement du REASSUREUR commence et expire en même temps que celui de la CEDANTE.
Les sinistres sont cédés au présent Traité sur la base de leur date de survenance.
Article 4
Pleins de souscription
Les pleins de souscription de la CEDANTE sont fixés aux Conditions Particulières.
L’engagement du REASSUREUR est fixé en fonction de la conservation de la CEDANTE dans les limites
données dans les Conditions Particulières.
Les montants y indiqués s’entendent sur la base du Sinistre Maximum Possible (SMP) sur le meilleur
risque et sur cumul des garanties Incendie et Pertes d’Exploitation après Incendie.
Dans le cadre des polices Multirisques ou Globales Dommages, les Risques Annexes et Autres Dom-
mages aux Biens sont cédés dans la même proportion que le risque Incendie, dans les limites des pleins
fixées pour chacun de ces risques.
Dans le cas de risques distincts, séparés par une distance libre raisonnable (au minimum 10 mètres), la
CEDANTE détermine son plein de souscription sur le montant des capitaux garantis au titre du risque
principal (SMP), étant entendu que les Risques Annexes et Autres Dommages aux Biens sont cédés
dans la même proportion que le risque Incendie, dans les limites des pleins fixées pour chacun de ces
risques.
Article 5
Commission
Sur les primes lui revenant au titre de la présente réassurance, le REASSUREUR allouera à la CEDANTE
une commission calculée conformément aux taux stipulés aux Conditions Particulières.
Article 7
Participation bénéficiaire
Sur les bénéfices réalisés par l’ensemble des cessions qui font l’objet de la présente réassurance, le
REASSUREUR verse à la CEDANTE une participation bénéficiaire au taux prévu aux Conditions Par-
ticulières.
Cette participation bénéficiaire est calculée par exercice de compétence sur la base d’un compte de
Pertes et Profits établi de la façon suivante :
au crédit :
• les primes nettes d’annulations cédées au cours de l’exercice ;
• le report des provisions pour risques en cours au 31 décembre de la période précédente, ou, s’il y
a lieu, le montant de l’entrée de portefeuille primes ;
• le report des provisions pour sinistres en suspens au 31 décembre de la période précédente, ou, s’il
y a lieu, le montant de l’entrée de portefeuille sinistres ;
au débit :
• les commissions payées;
• le montant des sinistres payés, nets de recours et de sauvetages ;
• les provisions pour sinistres en suspens au 31 décembre de l’année considérée ;
• les provisions pour risques en cours au 31 décembre de l’année considérée ;
• les frais généraux du REASSUREUR calculés sur les primes nettes d’annulations cédées au cours de
l’exercice, selon le pourcentage mentionné aux Conditions Particulières.
Du solde ainsi déterminé, sera déduite la perte éventuelle des comptes précédents, reportée pendant
une durée mentionnée aux Conditions Particulières et l’excédent, s’il y a lieu, supportera une partici-
pation bénéficiaire au taux prévu aux Conditions Particulières.
Le compte de Pertes et Profits fera l’objet d’un ajustement annuel jusqu’à complète liquidation des
sinistres de l’exercice de compétence.
En cas de résiliation, le compte de Pertes et Profits établi à la date de la résiliation sera provisoire, le
compte définitif n’étant établi qu’après extinction complète de tous les engagements du REASSUREUR.
Il est entendu que si les règlements définitifs de sinistres se révèlent sensiblement différents des pro-
visions pour sinistres restant à payer, chacune des parties contractantes a la faculté de demander le
redressement des comptes de Pertes et Profits.
Article 8
Participation aux pertes
Sur les pertes laissées par l’ensemble des cessions qui font l’objet du Traité, la CEDANTE retient, le cas
échéant, une participation aux pertes dont les taux et modalités sont fixés aux Conditions Particulières
Article 10
Politique de souscription
La Cédante tiendra le Réassureur Apériteur informé de tout changement important dans sa politique
de souscription arrêtée pour les catégories d’affaires auxquelles s’applique le présent Traité. Il est
entendu que tout changement dans la politique de souscription et d’acceptation est jugé important
lorsque il est susceptible d’augmenter l’engagement des Réassureurs ou leur exposition aux risques
dans le cadre du présent Traité.
Article 11
Exclusions
Sont exclus du présent Traité :
• Les acceptations en réassurance autres que les acceptations facultatives en participation (accepta-
tions proportionnelles), et tous risques couverts par des pools ;
• Les acceptations entre les sociétés membres ou partenaires d’un Groupe ;
• Les assurances en second risque ou similaires, les cessions au premier franc ;
• Les risques atomiques ou d’énergie nucléaire selon la clause « NMA 1975(a), (1994) » ci-jointe ;
• En ce qui concerne le Bris de Machines, les pénalités contractuelles et amendes ainsi que l’insuffi-
sance de rendement ;
• Les risques informatiques suivant la clause « Exclusion des risques informatiques » ci-jointe ;
• Les risques liés à la reconnaissance électronique selon la clause ci-jointe ;
• Les risques agricoles de toutes natures, y compris l’assurance des plantations, les dommages aux
récoltes, la mortalité du bétail, l’aquaculture, l’aviculture et risques associés ;
• Les risques assurés par une police Automobile ;
• Les risques de Responsabilité Civile (R.C.) y compris les R.C. des polices multirisques ;
• Les catastrophes naturelles, sauf si ces garanties sont délivrées en annexe à l’Incendie ;
• Les sinistres occasionnés directement ou indirectement par des faits de guerre civile (y com-
pris les actes de rébellion, révolution, insurrection, mutinerie militaire, pouvoir usurpé) ou de guerre
étrangère ; ce dernier terme regroupant les actions d’ennemis étrangers, invasions et hostilités, que la
guerre soit déclarée ou non ;
• Les sinistres occasionnés directement ou indirectement par des faits de grèves, émeutes, mouve-
ments populaires, actes de terrorisme ou de sabotage sauf si ces garanties sont délivrées en annexe à
la garantie Incendie et sous réserve des dispositions des Clauses FANAF 01/2005 et FANAF 02/2005,
qui font partie intégrante du présent Traité.
• Les fraudes et détournements dans les polices globales de banque.
Certaines dérogations exceptionnelles seront toutefois possibles, après accord préalable du REASSU-
REUR APERITEUR.
Il est formellement convenu que les dérogations éventuellement accordées dans le cadre du Traité
antérieur et portant sur des risques toujours en cours à la date du présent Traité, bénéficient de la
protection dudit Traité jusqu’à leur plus proche échéance.
Article 12
Acceptations spéciales
Les dérogations ou acceptations spéciales feront l’objet d’un accord préalable des Réassureurs valant
jusqu’à l’échéance de la police originale, mais pour une durée qui ne peut être supérieure à 12 mois.
A l’expiration de leur période de garantie, en cas de renouvellement de ces dérogations ou acceptations
spéciales, leur cession au Traité devra faire l’objet d’un nouvel accord des Réassureurs.
Par ailleurs, il est précisé que ces acceptations spéciales se verront appliquer le mode de fonctionne-
ment du Traité.
Il est convenu et agréé que toutes modifications concernant le fonctionnement, l’application et la ré-
daction du présent Traité engagent tous les Réassureurs.
Article 14
Dépôts sinistres et intérêts sur dépôts
En représentation de sa part dans la provision pour sinistres à payer à la clôture de chaque exercice, le
REASSUREUR constituera entre les mains de la CEDANTE un dépôt sinistre en espèces comme suit :
Chaque année, dans les comptes arrêtés au 31 décembre, la CEDANTE débitera le REASSUREUR d’un
dépôt correspondant à sa part dans les estimations des sinistres restant à payer à cette date.
Ce dépôt sera libéré dans les comptes arrêtés au 31 décembre de l’année suivante.
Le dépôt ainsi libéré produira des intérêts au taux prévu aux Conditions Particulières.
Les intérêts seront crédités au REASSUREUR dans les comptes enregistrant la libération du dépôt sur
lequel ils auront été calculés.
En cas de résiliation du Traité, les espèces déposées par le REASSUREUR lui seront restituées au fur et
à mesure de l’extinction de ses engagements.
Article 15
Sauvetages et remboursements
Le REASSUREUR reçoit sa part contractuelle de tous les sauvetages, recours et remboursements qui
pourraient être obtenus par la CEDANTE. Ces sauvetages, recours et remboursements bénéficieront
d’abord à la CEDANTE jusqu’à réduction du sinistre au montant de la priorité. Ensuite, le montant com-
pris entre la priorité et la portée sera crédité au REASSUREUR à concurrence de la part contractuelle
de celui-ci.
Article 16
Clause de compensation
Il est entendu que pour tout paiement afférent au présent Traité de réassurance, il sera tenu compte des
sommes dues par l’une ou l’autre des parties, non seulement au titre du Traité, mais aussi au titre de
tout autre accord de réassurance conclu entre elles, et que les compensations correspondantes seront
effectuées.
Article 18
Aide et Conseils
Si la Cédante le désire, le Réassureur Apériteur lui apporte aide et Conseils sur tout ce qui découle de
l’application du présent Traité.
Pour ce faire, le Réassureur délègue, s’il l’estime nécessaire, à ses frais, un ou plusieurs de ses collabo-
rateurs au siège de la Cédante.
Article 19
Erreur ou omission
Toute erreur ou omission commise dans l’application du présent Traité ne relèvera pas l’une ou l’autre
des parties des obligations lui incombant si l’erreur ou l’omission ne s’était pas produite. La rectification
aura lieu dès constatation.
Article 20
Clause du Réassureur Apériteur
Les termes, clauses et conditions du présent Traité ayant été négociés et arrêtés entre la CEDANTE et
le REASSUREUR APERITEUR, il est convenu que tout accord ultérieur du REASSUREUR APERITEUR
visant un point particulier d’application du Traité, notamment en ce qui concerne les souscriptions
des risques soumises à accord préalable doit être immédiatement porté à la connaissance des autres
Réassureurs.
Article 21
Interprétation
Les dispositions du Traité devront être interprétées à la lumière des pratiques reconnues de la réassu-
rance plutôt qu’en fonction d’une interprétation strictement littérale ou juridique.
Article 22
Clause de changement de législation
Dans le cas de changement de législation ayant pour effet d’augmenter ou d’étendre de manière tan-
gible l’engagement des Réassureurs du présent Traité, les parties conviennent de se rencontrer sans
délai pour étudier une révision du Traité susceptible de remédier à cet état de fait.
Dans l’éventualité où les parties ne parviendraient pas à s’entendre sur une telle révision, le Traité
continuera à exercer ses effets à compter de la date effective du changement de législation comme si
aucun changement ne s’était produit.
En cas de résiliation du Traité, il est entendu que l’engagement des Réassureurs ne pourra pas être
augmenté ou étendu par un changement de législation ayant affecté le Traité et qui n’aurait pas été
accepté par les Réassureurs.
Article 23
Arbitrage
Les parties conviennent que toute contestation qui pourrait intervenir entre elles au sujet de la validité
ou de l’exécution du présent Traité soit résolue en équité et selon l’usage des affaires de réassurance,
plutôt qu’en droit pur.
Elles déclarent formellement s’en remettre en cas de différend, à la sentence d’un Tribunal d’Arbitrage,
siégeant au domicile de la CEDANTE, composé de trois arbitres. Chaque partie désigne son arbitre.
Avant toute discussion, ces deux arbitres choisissent le troisième qui assume les fonctions de Président
du Tribunal d’Arbitrage. Les trois arbitres doivent être ou avoir été membres de la Direction de Socié-
tés d’Assurance ou de Réassurance et ne pas être intéressés au litige.
Article 24
Effet - Durée - Résiliation
Le présent Traité prend effet à 0 heure à la date indiquée aux Conditions Particulières. Il est conclu
pour une durée indéterminée; chaque partie se réserve cependant la faculté d’y mettre fin pour le 31
Décembre d’une année quelconque à minuit moyennant un préavis de trois mois au moins.
Chaque partie contractante a, en outre, la faculté de résilier ce Traité à quelque époque que ce soit et
sans délai préalable :
• si l’exécution du Traité est rendue impossible de jure ou de facto par suite d’une cause imputable ou
non à l’une ou l’autre des parties ;
• si l’autre partie se trouve dans l’impossibilité d’effectuer ses paiements, fait faillite, entre en liquida-
tion ou si l’agrément lui est retiré ;
• si l’autre partie perd tout ou partie de son capital social versé ;
• si l’autre partie fusionne ou si une évolution notable intervient en ce qui concerne le contrôle ou la
propriété de l’autre partie ;
• si l’autre partie vient à manquer à l’une des obligations essentielles découlant du présent Traité ;
• si l’Etat sur le territoire duquel l’autre partie est domiciliée, est impliqué dans une guerre déclarée
ou non.
Toute résiliation doit être notifiée par lettre recommandée, par télégramme, par télex, télécopie ou par
courrier électronique adressé au Siège de la partie destinataire ou à toute autre adresse indiquée par
elle à cet effet.
Si les communications sont coupées, la résiliation prend effet à partir du moment où elle a été envoyée,
le cas échéant, à partir du moment où il a été tenté de l’envoyer.
Traité de Réassurance obligatoire en Excédent de Sinistre par événement pour les affaires de la branche d’assu-
rance de dommages
conclu entre
xxx
(ci-après dénommée la «Cédante»)
d’une part, et
d’autre part.
A. Conditions générales
Article 1 Définitions
Article 2 Réassurance obligatoire
Article 3 Champ d’application du traité
Article 4 Conservation nette couverte
Article 5 Exclusions
Article 6 Informations inexactes ou incomplètes
Article 7 Erreurs et omissions
b. Obligations du Réassureur
c. Obligations de la Cédante
d. Comptes et paiements
B. Conditions particulières
Article 1
Définitions
1 Par « frais externes » , on entend les dépenses engagées par la Cédante en relation avec l’indem-
nisation d’un sinistre déterminé afférent à une police couverte dans le cadre du présent traité. Entrent
notamment dans les frais externes, les frais d’enquête, d’expertise et de procédure. Les salaires des
employés et les frais généraux de la Cédante ne constituent pas des frais externes.
2 Par « limite de la couverture de réassurance », on entend le montant maximal que la Cédante peut
obtenir – par sinistre – de tous les Réassureurs participant au présent traité.
3 Par « monnaie du traité », on entend la monnaie dans laquelle est exprimée la couverture de réas-
surance.
4 Par « période de réassurance », on entend la période annuelle ou les périodes annuelles entre la
prise d’effet et la fin du présent traité de même que toute période similaire postérieure à la fin du pré-
sent traité tant que des soldes contractuels sont encore ouverts.
5 Par « police », on entend tout type de contrat d’assurance ou de réassurance facultative, confor-
mément au champ d’application du présent traité.
6 Par « prestations d’assurance », on entend l’indemnité d’assurance, les intérêts, et les frais ex-
ternes que la Cédante a payés, ou a l’obligation de payer, en cas de réalisation des risques garantis par
les polices couvertes dans le cadre du présent traité.
7 Par « priorité », on entend le montant par sinistre à partir duquel le Réassureur garantit la couver-
ture de réassurance.
8 Par « taux de change officiel », on entend le taux de change (prix de vente) publié par un quotidien
économique international reconnu.
Article 2
Réassurance obligatoire
2 Le présent traité s’applique automatiquement et sans exception à toutes les polices entrant dans
son champ d’application.
3 Toutefois, les parties peuvent convenir de rendre facultative la réassurance de certaines polices
Article 3
1 Le présent traité s’applique aux sinistres survenant durant sa période de validité dans l’étendue géo-
graphique indiquée aux CONDITIONS PARTICULIERES et frappant des polices souscrites par la Cé-
dante dans les branches d’assurance et les territoires stipulés aux CONDITIONS PARTICULIERES.
2 Le présent traité s’applique aux polices étant des contrats d’assurance souscrits directement par la
Cédante (en tant qu’assureur) ou en co-assurance, ou étant des contrats de réassurance facultative qui
sont acceptés par la Cédante (en tant que réassureur), à moins que les parties n’en disposent autrement
aux CONDITIONS PARTICULIERES.
Article 4
1 Le présent traité ne s’applique qu’à la conservation nette que la Cédante garde à sa charge selon
sa politique de souscription arrêtée.
2 La couverture garantie par le Réassureur dans le cadre du présent traité ne saurait s’accroître ni
du fait d’une erreur ou d’une omission de la Cédante qui entraînerait une augmentation de sa conserva-
tion nette normale, ni par suite de l’absence d’une couverture de réassurance en contradiction avec sa
pratique établie, ni en raison de l’incapacité ou de l’impossibilité pour la Cédante de recouvrer un mon-
tant dû par tout autre Réassureur, pour quelque motif que ce soit, par exemple en raison d’insolvabilité
de ce dernier.
Article 5
Exclusions
En plus des exclusions figurant dans les CONDITIONS PARTICULIERES et/ou dans la liste qui leur est
annexée, le présent traité ne couvre pas :
d) les couvertures rétroactives délivrées spécifiquement pour des sinistres connus ou pour
des incidents et circonstances connus de la Cédante qui peuvent causer des dommages ;
f) les polices conclues sur une base financière, c’est-à-dire les polices dans lesquelles le
transfert de risque apparaît clairement secondaire par rapport à la transaction financière ;
i) les risques pouvant être soumis à un pool d’assurance formé en vue de la reprise de tels
risques, y compris les parts en provenance de ces pools d’assurance attribuées à la Cédante ;
k) - les risques liés à l’énergie nucléaire selon la clause d’exclusion NMA 1975a ; et
– tout autre type de sinistre, pour des dommages, des pertes, des dépenses, des frais ou des
coûts de quelque nature que ce soit, causé directement ou indirectement par une réaction nucléaire, un
rayonnement nucléaire ou une contamination nucléaire.
Cette exclusion s’applique indépendamment de toute autre cause pouvant contribuer au, ou
occasionner le dommage et ce quel que soit l’ordre de survenance des causes. Ne sont pas concernés
par cette exclusion les dommages, pertes, dépenses, frais ou coûts affectant des garanties d’assurance
exclues du champ d’application de la clause NMA 1975a et pour lesquelles la Cédante a expressément
accordé sa couverture.
Article 6
1 Les termes et conditions du présent traité se basent sur les informations que la Cédante a fournies
au Réassureur avant la conclusion du traité.
2 S’il apparaît que la Cédante a fourni au Réassureur des informations dont elle savait ou aurait dû
3 Pour déterminer comment le Réassureur aurait agi s’il avait eu connaissance des faits véritables,
on examine comment un réassureur raisonnable aurait agi dans les mêmes circonstances, à moins que
la Cédante ne parvienne à démontrer que le Réassureur aurait agi différemment.
Article 7
Erreurs et omissions
1 Les erreurs et omissions dans l’application du présent traité ne modifient pas les droits et obligations
en résultant. Elles seront rectifiées immédiatement après leur découverte.
B. Obligations du Réassureur
Article 8
1 Si la perte nette définitive dépasse – par sinistre survenant – la priorité de la Cédante, le Réas-
sureur prend la somme dépassant en charge conformément à sa part au traité. Toutefois, le montant
recouvrable par la Cédante ne saurait dépasser – par sinistre survenant – la limite de la couverture de
réassurance.
Article 9
1 Par période de réassurance, la Cédante sera indemnisée par le Réassureur au maximum du nombre
de reconstitutions déterminé dans les CONDITIONS PARTICULIERES.
Article 10
1 Constituent une survenance, au sens du présent traité de réassurance, les sinistres assurés dus à
la même cause et qui surviennent dans la même délimitation de temps et de lieu. Est considéré comme
2 Par exemple, pour autant qu’ils soient couverts par le traité de réassurance, les sinistres découlant
des périls mentionnés ci-dessous aux points a) à f) sont chacun imputables à une seule survenance :
a) tempête et/ou cyclone et/ou ouragan dus à la même perturbation atmosphérique, habituellement
spécifiée par un institut météorologique ;
b) grêle et/ou orages et/ou tornades dus à une perturbation atmosphérique ;
c) tremblement de terre, tsunami, éruption volcanique ;
d) inondation due à une même crue, présentant éventuellement plusieurs pics et affectant un ou plu-
sieurs cours/plans d’eau ;
e) conflagration ;
f) grèves, émeutes, troubles intérieurs ou manifestations violentes dans le périmètre d’une ville ou
d’une communauté.
3 Lorsque le nombre de survenances ne peut être déterminé selon le point 1 et 2, la clause horaire
suivante s’applique à titre subsidiaire. Une survenance implique donc une période continue, commen-
çant à la survenance du premier sinistre et durant :
I. 24 heures pour les périls mentionnés au point 2 b) ;
II. 72 heures pour les périls mentionnés au point 2 a), e) et f) ;
III. 504 heures pour les périls mentionnés au point 2 d) ;
IV. 168 heures pour les périls mentionnés au point 2 c) ainsi que pour des périls non évoqués au point
2, mais couverts par ce traité de réassurance.
5 Lorsque, face à plusieurs survenances, il s’avère impossible d’imputer tous les sinistres, la Cé-
dante affecte ces sinistres à la survenance les ayant le plus vraisemblablement occasionnés.
6 En cas de divergences sur des questions scientifiques, les parties conviennent de demander une
expertise auprès d’une institution neutre et reconnue.
7 Si le présent traité prend fin pendant la survenance d’un sinistre couvert, la survenance sera
couverte par la garantie du Réassureur, et le sinistre dans sa totalité sera imputé pendant la durée du
présent traité, à condition que tel sinistre, en tout ou en partie, ne déclenche pas la couverture d’un
renouvellement ou d’une autre version du présent traité qui le remplacerait.
Article 11
1 Par « perte nette définitive », on entend les prestations d’assurance payées par la Cédante en
règlement d’un sinistre couvert par le présent traité, à l’exclusion des sauvetages, récupérations et
restitutions.
2 Par restitutions, on entend également les paiements découlant des réassurances préciputaires
indépendamment de leur rentrée, à l’exclusion des paiements provenant des tranches de réassurance
4 Il est précisé que cette clause ne saurait être interprétée comme signifiant que le paiement des
sinistres par le Réassureur ne serait pas exigible dans le cadre du présent traité tant que la perte nette
définitive de la Cédante n’aurait pas été déterminée.
5 Les parties peuvent stipuler dans les CONDITIONS PARTICULIERES que les intérêts font l’objet
d’un décompte séparé et sont attribués à la priorité et à la limite de la couverture de réassurance dans
la même proportion que leurs contributions aux pertes nettes définitives. Malgré telle stipulation, le
terme prestation d’assurance n’inclut pas les intérêts et la couverture garantie par le Réassureur ne
saurait dépasser la limite de la couverture de réassurance.
Article 12
1 Le Réassureur est lié par les prestations d’assurance accordées par la Cédante, pour autant que
le règlement des sinistres intervienne tant dans le strict respect des conditions de la police concernée
que dans le cadre des dispositions du présent traité. L’obligation du Réassureur de fournir à la Cédante
des prestations de réassurance présuppose que la Cédante ait pour sa part effectivement payé, ou
s’apprête à payer, l’assuré(e) concerné(e).
2 Il est précisé expressément que les prestations d’assurance accordées par la Cédante alors qu’elle
n’y serait pas tenue (indemnités à bien plaire ou «ex gratia») ne lient le Réassureur que si celui-ci y a
consenti au préalable.
Article 13
Prime de réassurance
1 La Cédante s’oblige à verser au Réassureur une prime de réassurance pour chaque période de
réassurance. Le montant de cette prime correspond au pourcentage des primes acquises qui est pré-
cisé dans les CONDITIONS PARTICULIERES. Les CONDITIONS PARTICULIERES précisent s’il s’agit du
revenu des primes souscrites ou encaissées.
2 La Cédante verse au Réassureur une prime provisionnelle pour chaque période de réassurance ;
le montant et les modalités de paiement de cette prime sont précisés dans les CONDITIONS PARTICU-
LIERES.
3 La prime minimale fixée dans les CONDITIONS PARTICULIERES reste due en tous les cas.
4 Par «primes acquises conservées”, on entend le total des primes brutes (pour les polices cou-
vertes) souscrites ou encaissées par la Cédante durant la période de réassurance correspondante,
après déduction des annulations et remboursements de primes, ainsi que des primes pour la réassu-
rance préciputaire.
Article 14
Prime de reconstitution
1 La Cédante verse au Réassureur une prime additionnelle pour des reconstitutions dans la mesure
où cela est prévu dans les CONDITIONS PARTICULIERES. La méthode de calcul de cette prime est men-
tionnée aux CONDITIONS PARTICULIERES. La prime additionnelle vient à échéance en même temps
que l’indemnité du Réassureur.
Article 15
Politique de souscription
2 La politique de souscription établie se reflète en particulier dans les textes préimprimés de po-
lices, les conditions générales, et les tarifs utilisés par la Cédante au moment de la prise d’effet du
présent traité.
3 Les modifications dans la politique de souscription sont importantes lorsqu’elles sont suscep-
tibles d’augmenter l’engagement du Réassureur ou son exposition aux risques dans le cadre du présent
traité à un point tel qu’un Réassureur raisonnable n’aurait, dans les mêmes circonstances, pas couvert
les polices concernées dans le cadre du présent traité, mais bien plus dans le cadre d’une autre couver-
ture de réassurance.
Article 16
Avis de sinistre
1 La Cédante avise le Réassureur aussitôt que possible et par écrit de tout sinistre dont le montant
estimé du dommage dépasse effectivement ou potentiellement le pourcentage de la priorité qui est fixé
aux CONDITIONS PARTICULIERES.
2 Cet avis englobe notamment des informations sur les faits, la situation juridique et le montant es-
timé du dommage. Suite à l’avis, la Cédante tient le Réassureur informé de toute évolution des sinistres
annoncés.
3 La responsabilité du Réassureur s’éteint pour tout sinistre que la Cédante n’aura pas annoncé
dans un délai d’une année à partir du moment où elle avait ou aurait dû avoir connaissance du fait que
ce sinistre était susceptible de faire jouer la garantie du présent traité.
1 La Cédante s’oblige à fournir au Réassureur, dans un délai de 60 jours suivant la fin de chaque
période de réassurance, une liste des sinistres encore en suspens. Cette liste doit indiquer les sinistres
séparément par période de réassurance et par branche d’assurance. La liste doit préciser pour chaque
sinistre ce qui a déjà été payé et ce qui reste encore en réserve, de même que la part pouvant incomber
au Réassureur.
Article 18
2 Toutefois, le Réassureur est autorisé à collaborer avec la Cédante au règlement des sinistres que
cette dernière a l’obligation d’annoncer dans le cadre du présent traité. Si le Réassureur exprime son
souhait de s’associer au règlement d’un tel sinistre, la Cédante est tenue, faute pour elle de perdre son
droit aux prestations de réassurance, de coopérer à tous égards avec le Réassureur, ou toute autre per-
sonne désignée par lui à cet effet dans le règlement du sinistre concerné. Elle s’engage en particulier
à ne pas conduire de procédure judiciaire en relation avec les sinistres concernés sans consulter au
préalable le Réassureur ou son représentant.
Article 19
Droit de regard
1 Sur la demande du Réassureur, la Cédante doit mettre à disposition de celui-ci ou de toute per-
sonne désignée par lui à cet effet, à son siège social ou à tout autre établissement, toutes les infor-
mations concernant les affaires entrant dans le champ d’application du présent traité dont elle est en
possession ou dont elle a le contrôle.
2 Le Réassureur peut exercer son droit de regard à tout moment apparaissant opportun. Le Réas-
sureur doit aviser la Cédante de son intention d’exercer son droit de regard au moins deux semaines à
l’avance, ce délai pouvant être ramené à quarante-huit heures au minimum en cas d’urgence.
3 La Cédante doit fournir au Réassureur qui en fait la demande, et aux frais de celui-ci, copie de ses
livres, des comptes et de tout document contenant des informations relatives aux affaires entrant dans
le champ d’application du présent traité.
4 Lorsqu’une procédure judiciaire, ou une procédure d’arbitrage opposant les parties au présent
traité est en cours, le Réassureur ne peut exercer son droit de regard que par l’intermédiaire d’une
personne qui sera désignée par l’instance saisie du litige.
Article 20
Système comptable
1 Le système comptable qui s’applique au présent traité est indiqué aux CONDITIONS PARTICU-
LIERES. Il peut s’agir du système par année comptable, du système par année de survenance, du sys-
tème par année de souscription, ou d’une combinaison de plusieurs de ces systèmes de comptabilisa-
tion.
Article 21
Comptes
1 La Cédante doit établir des comptes et les fournir au Réassureur pour chaque période comptable,
et cela dans les délais indiqués aux CONDITIONS PARTICULIERES.
2 Les comptes seront libellés dans la monnaie du traité et ils seront séparés pour chaque branche
d’affaires auxquelles s’applique le présent traité en précisant à chaque fois la part incombant au Réas-
sureur.
a) les primes de réassurance dues pour la période de réassurance concernée après déduction des
primes provisionnelles déjà effectuées et en tenant compte de la prime minimale ;
b) l’ajustement des éventuelles primes de reconstitution au cas où elles ont été calculées provisoire-
ment sur la base de la prime provisionnelle ;
c) le cas échéant, l’ajustement des dépôts effectués et les intérêts perçus sur ces dépôts ;
d) d’autres postes.
c) le montant total des sinistres en suspens à la fin de chaque période de réassurance concernée.
5 Lorsqu’une prime variable a été convenue, les comptes renseignent également sur le total des
sinistres payés par le Réassureur. Le décompte annuel sera rectifié après chaque paiement de réassu-
rance effectué postérieurement, et le décompte rectifié sera fourni au Réassureur.
1 Le Réassureur doit approuver les comptes ou émettre des objections à leur sujet dans le délai fixé
aux CONDITIONS PARTICULIÈRES. Si le Réassureur émet des objections, la Cédante doit fournir une
version apurée des comptes.
2 Les soldes ressortant des comptes sont à payer dans les délais indiqués aux CONDITIONS PAR-
TICULIERES. Le paiement d’un solde par le Réassureur sans qu’il n‘émette d’objections est considéré
comme une approbation tacite des comptes correspondants, sous réserve d’erreurs et d’omissions.
Article 23
Paiement du sinistre
1 La Cédante établit un décompte séparé pour chaque paiement exigé dans le cadre d’un sinistre.
Ce décompte doit englober une preuve des paiements effectués par la Cédante ainsi que d’autres infor-
mations essentielles.
2 Le solde qui résulte du décompte est à payer dans le délai fixé dans les CONDITIONS PARTICU-
LIERES.
Article 24
Monnaie de paiement
2 Toutefois, les parties peuvent convenir aux CONDITIONS PARTICULIERES d’une monnaie de
paiement particulière. Dans ce cas, la conversion se fait au taux de change officiel en vigueur au jour du
paiement.
Article 25
1 Lorsqu’un solde reste dû en totalité ou en partie un mois après qu’il est devenu exigible, la partie
débitrice doit verser à la partie créancière des intérêts moratoires courant dès l’expiration du délai de
grâce d’un mois au taux fixé aux CONDITIONS PARTICULIERES.
2 Si les parties ont convenu d’une monnaie de paiement autre que la monnaie du traité, et si les
délais pour le paiement d’un solde ne sont pas respectés, en cas de modification du taux de change de
plus de 5% la partie débitrice devra indemniser la partie créancière de la perte résultant de la variation
des cours.
Compensation
1 Chacune des parties au présent traité a le droit de compenser les montants qu’elle doit avec les
soldes qui peuvent lui être dus par l’autre partie, que ce soit en application du présent traité ou d’une
autre relation contractuelle, en relation avec les paiements des soldes résultant des comptes, ou en
relation avec les paiements des sinistres au comptant, entre affaires vie et non-vie ou entre affaires de
réassurance et de rétrocession.
Article 27
A la fin de chaque exercice, la Cédante fournit au Réassureur une liste des sinistres en suspens indi-
quant le montant à hauteur duquel la garantie doit être constituée. Une révision en cours d’exercice à
partir du montant actualisé des sinistres en suspens peut être demandée par chacune des deux parties.
La garantie est constituée sous une des formes ci-après énoncées. Le Réassureur précisera la forme
utilisée au plus tard le 30 juin, pour l’arrêté des comptes au 31 août suivant. La garantie devra être
constituée au plus tard dans les 15 jours suivant la demande de la Cédante.
Si Le Réassureur choisit de constituer sa garantie sous forme de nantissement de compte titres ; une
«Déclaration de nantissement de compte de titres financiers »soumise aux dispositions du code moné-
taire et financier français sera régularisée d’un commun accord entre les parties.
Si le Réassureur choisit de constituer sa garantie sous forme de gage-espèces, la présente clause vaut
à elle seule convention entre les parties. La Cédante payera au Réassureur un intérêt annuel comme
stipulé aux CONDITIONS PARTICULIERES, calculé à partir de la date de constitution du gage jusqu’à
celle où le sinistre devient payable par le Réassureur d’après le présent traité. Cet intérêt est payable
au 31 août de chaque année. Le montant du dépôt pourra être retenu par la Cédante pour le règlement
définitif du sinistre correspondant. La différence entre le montant du règlement et le montant du dépôt
sera alors versée dans les quinze jours par la partie débitrice à l’autre partie.
L’obligation du Réassureur de fournir une telle garantie est maintenue jusqu’à ce que la Cédante
confirme que les obligations incombant au Réassureur aux termes du présent traité sont définitivement
satisfaites.
Article 28
1 Le présent traité prend effet à la date fixée dans les CONDITIONS PARTICULIERES. Les CONDI-
TIONS PARTICULIERES indiquent notamment si le traité est conclu pour une durée déterminée ou
indéterminée.
2 Chacune des parties contractantes a le droit de résilier le présent traité à la fin d’une période de
réassurance moyennant un préavis d’au moins trois mois. Les parties ont également le droit de modifier
le traité, dans les mêmes formes et délais, en exprimant la volonté de voir celui-ci prendre fin unique-
ment en relation avec certaines des branches d’assurance couvertes. Telle résiliation ou modification
doit être notifiée par écrit et adressée au siège du partenaire contractuel ou à toute autre adresse sti-
pulée par lui à cet effet. La résiliation ou modification prend effet juridique au moment de la réception
par le partenaire contractuel. Dans le cadre du présent traité la notification par écrit peut également
avoir lieu par télécopie, courriel ou télégramme.
3 Les parties contractantes se réservent le droit de résilier le présent traité en tout temps, sans délai
préalable lorsque :
(a) une évolution notable intervient en ce qui concerne le contrôle du partenaire contractuel, que ce
soit par changement de propriété ou de toute autre manière; ou
(b) le partenaire contractuel réduit son capital social versé pour s’acquitter de ses dettes; ou
(c) le partenaire contractuel est insolvable ou est dans l’incapacité d’honorer ses dettes, ou lorsqu’ un
mandat d’intervention, ou de liquidation, ou tout autre mandat qui marque le début d’une procédure de
liquidation par rapport au partenaire contractuel est décerné par un tribunal ou une autorité adminis-
trative; ou
(d) l’un des partenaires contractuels se voit partiellement ou entièrement retirer, suspendre ou sou-
mettre à condition par un tribunal ou une autorité administrative l’autorisation de pratiquer l’assurance
ou la réassurance; ou
(e) l’exécution de l’ensemble, ou d’une partie du présent traité est interdite ou rendue impossible de
jure ou de facto; ou
(f) le partenaire contractuel vient à manquer gravement aux modalités ou aux obligations découlant du
présent traité; ou
(g) l’Etat sur le territoire duquel le partenaire contractuel est domicilié de jure ou de facto est impliqué
dans des hostilités armées l’opposant à un autre pays, que la guerre soit déclarée ou non, ou est occupé
en tout ou en partie par une autre puissance, ou est affecté par une guerre civile.
4 La résiliation immédiate s’exerce par notification écrite au partenaire contractuel, au plus tard
trente jours après que la partie qui résilie a eu connaissance du motif de résiliation. La résiliation prend
effet au moment où la notification est envoyée ou, si les communications sont interrompues, au mo-
ment où il a été tenté de l’envoyer. La notification par écrit peut également avoir lieu par télécopie,
courriel avec accusé de réception, ou télégramme.
1 S’il est conclu pour une durée déterminée, le présent traité prend fin automatiquement à la date
fixée dans les CONDITIONS PARTICULIERES.
Article 30
1 Lorsque le présent traité prend fin, le Réassureur reste tenu d’indemniser la Cédante en relation
avec tous les sinistres dont le règlement est encore en suspens à cette date.
Article 31
Obligations accessoires
1 Les obligations accessoires, notamment l’obligation d’établir des comptes, l’obligation de livrer
des informations relatives aux sinistres, ou l’obligation de laisser libre accès aux informations (droit de
regard) perdurent jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de solde ouvert dans le cadre du présent traité. Dans ce
contexte, la raison pour laquelle le traité prend fin n’a aucune incidence sur lesdites obligations.
Article 32
1 Les modifications apportées au présent traité ne sont valables que si elles sont passées en forme
écrite et dûment signées des deux parties.
Article 33
Changement de loi
1 Les partenaires contractuels sont convenus de réviser immédiatement les dispositions du présent
traité au cas où un quelconque amendement législatif intervenant durant la validité de celui-ci condui-
rait à une augmentation ou à une extension notable de l’engagement du Réassureur.
2 Par «amendement législatif» on entend également les actes législatifs et réglementaires ainsi que
tout changement dans la jurisprudence.
3 A défaut d’entente entre les partenaires contractuels dans un délai de six mois suivant la prise
d’effet de l’amendement législatif, le présent traité fonctionnera à compter de la date effective de
l’amendement législatif et jusqu’à son expiration, comme si celui-ci n’était pas intervenu.
Article 34
1 Le présent traité est régi par les usages commerciaux de l’assurance et de la réassurance en vi-
gueur dans le marché considéré et par le droit applicable au présent traité stipulé aux CONDITIONS
PARTICULIERES. Dans l’hypothèse d’un conflit entre les dispositions du présent traité et les usages
commerciaux ou le droit applicable, les premières l’emportent dans la mesure où cela ne constitue
pas une infraction au droit applicable. Dans l’hypothèse d’un conflit entre les usages commerciaux et
le droit applicable, les premiers l’emportent dans la mesure où cela ne constitue pas une infraction au
droit applicable.
2 Le présent article garde toute sa validité même en cas de nullité du présent traité.
Article 35
1 Lorsqu’elles ne parviennent pas à résoudre par la négociation les contestations intervenant entre
elles en relation avec le présent traité, que celui-ci soit en vigueur ou non, y compris celles ayant trait à
sa formation et à sa validité, les parties contractantes doivent s’efforcer en toute bonne foi de recher-
cher une solution en ayant recours à la médiation non obligatoire, avant de s’en remettre à un tribunal
arbitral conformément aux dispositions qui suivent.
2 Sauf accord contraire des parties, le tribunal arbitral (le tribunal) sera composé de personnes,
actives ou retraitées, ayant au moins dix ans d’expérience de l’assurance ou de la réassurance inter-
nationale, en qualité de collaborateurs ou de conseils à titre professionnel de sociétés actives dans ce
secteur.
3 A moins que les parties ne tombent d’accord sur la personne d’un arbitre unique dans les trente
jours à compter de la réception de la requête écrite d’arbitrage d’une partie par l’autre, le demandeur
(la partie requérant l’arbitrage) désignera un arbitre (le premier arbitre) et en avisera l’autre partie (le
défendeur) par écrit. Dans les trente jours suivant la réception de cet avis, le défendeur désignera un
arbitre (le second arbitre) et en avisera le demandeur par écrit, faute de quoi ce dernier pourra requérir
de l’instance ci-après mentionnée qu’elle procède à la désignation du deuxième arbitre.
4 Dans les trente jours suivant la nomination du deuxième arbitre, le premier et le deuxième ar-
bitre désigneront un troisième arbitre. Faute par eux d’y procéder, l’un d’eux ou une des parties pourra
requérir de l’instance ci-après mentionnée qu’elle désigne le troisième arbitre. En tous les cas, le troi-
sième arbitre fonctionnera comme président.
5 Le tribunal est constitué dès que le troisième arbitre a accepté sa nomination. Les trois arbitres
décident à la majorité. Si une majorité ne peut être dégagée, la décision du troisième arbitre l’emporte.
6 Si un arbitre désigné renonce à sa fonction ou n’est plus en mesure de l’exercer, un nouvel arbitre
sera nommé pour le remplacer en suivant la procédure prévue ci-dessus.
8 La procédure d’arbitrage est laissée à la libre appréciation du tribunal. Celui-ci n’est en particulier
lié par aucune règle de preuve formelle.
9 Le tribunal notifiera aux parties sa sentence, écrite et motivée, au plus tard soixante jours après
qu’il sera parvenu à sa décision. La sentence est définitive et obligatoire pour les parties, qui s’engagent
à l’exécuter. Si l’une d’elles vient à y manquer, l’autre peut requérir l’exécution de la sentence auprès du
tribunal compétent de tout Etat dans lequel la partie défaillante est domiciliée, possède des biens ou
exerce une activité.
10 Le tribunal se prononce librement sur le montant, la monnaie, et l’échéance des frais et dépens
de l’arbitrage, ainsi que sur leur répartition entre les parties.
13 La présente clause compromissoire garde toute sa validité même en cas de nullité du présent
traité.
A, le
pour le compte de
et à, le
RÉPONSES DU TEST
1) b
2) c
3) d
4) d
5) b
6) d
7) c
8) b
9) a
10) d