Institut Universitaire d’Abidjan (IUA)/2024/L1
Sciences Économiques
Fiche d’exercices - Maths d’Appoint
Exercice 1 (∗)
En notant P et Q les affirmations suivantes :
P : Jean est fort en Maths.
Q : Jean est fort en Chimie.
Représenter les affirmations suivantes sous forme symbolique, à l’aide des lettres P et Q
et des connecteurs usuels.
1) Jean est fort en Maths mais faible en Chimie.
2) Jean est fort en Math ou il est à la fois fort en chimie et faible en Maths.
3) Jean n’est fort ni en Math ni en Chimie.
4) Jean est fort en Maths s’il est fort en Chimie.
Exercice 2 (∗)
1) P, Q et R étant des propositions données, construire les tables de vérité des formes pro-
positionnelles suivantes (où P est la négation de P ) :
(i) P ⇒ (P ∨ Q)
(ii) P ⇒ (Q ∨ R)
(iii) P ∨ Q
(iv) (P ∧ Q) ⇒ Q
(v) P ∨ Q ∧ R.
2) Une tautologie est une proposition intrinsèquement vraie. Par exemple, soit P est une
2
proposition. La connection P ∨ P est une tautologie. Soient P, Q, R des propositions. On
considère la proposition suivante :
(P ⇒ Q) ⇒ [(P ∨ R)) ⇒ (Q ∨ R)]
Vérifier si cette proposition est une tautologie.
Exercice 3 (∗)
En notant P, Q et R les 3 affirmations suivantes :
P : Pierre fait des Maths
Q : Pierre fait de la chimie
R : Pierre fait de l’Anglais
représenter les affirmations qui suivent sous forme symbolique, à l’aide des lettres P, Q,
R et des connecteurs usuels.
1) Pierre fait des Maths et de l’Anglais mais pas de Chimie.
2) Pierre fait des Maths et de la Chimie mais pas à la fois de la chimie et de l’Anglais.
3) Il est faux que Pierre fasse de l’Anglais sans faire de Maths.
4) Il est faux que Pierre ne fasse pas des Maths et fasse quand même de la Chimie.
5) Il est faux que Pierre fasse de l’Anglais sans faire de Maths.
6) Pierre ne fait ni Anglais ni Chimie mais il fait des Maths.
Exercice 4
Soit E un ensemble non vide et P, Q des propositions qui dependent de x ∈ E.
Ecrire les implications (⇒) ou équivalences (⇔) correctes (justifier vos réponses !)
a) [∀ x ∈ E, P (x) et Q(x)]..................[∀ x ∈ E, P (x)] et [∀ x ∈ E, Q(x)]
b) [∃ x ∈ E, P (x) et Q(x)].................[∃ x ∈ E, P (x)] et [∃ x ∈ E, Q(x)]
c) [∀ x ∈ E, P (x) ou Q(x)]................[∀ x ∈ E, P (x)] ou [∀ x ∈ E, Q(x)]
d) [∃ x ∈ E, P (x) ou Q(x)]...............[∃ x ∈ E, P (x)] ou [∃ x ∈ E, Q(x)].
Exercice 5 (∗)
3
Soient A, B et C des parties quelconques d’un ensemble E. On note A le complémentaire
de A dans E Simplifier les ensembles suivants
1) X = (A ∩ B) ∪ (A ∩ B),
2) Y = (A ∪ B) ∩ (A ∪ B),
3) Z = A ∩ B ∩ (A ∩ B),
4) U = [A ∩ (B ∪ C)] ∩ [(B ∩ C) ∪ C],
5) V = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C) ∪ [(A ∪ B) ∩ (A ∪ C)].
Exercice 6 (∗)
Soient A, B, C des parties d’un ensemble E.
Dire si les propositions suivantes sont vraies. (Justifier vos réponses !)
1) A ⊆ B ⇔ A ∪ B = B.
2) A ∪ B ⊆ A ⇒ A ⊆ B.
3) A ⊆ B ∩ A ⇒ B ⊆ A.
4) A ⊆ B ⇔ A ∪ B = E.
5) A ⊆ B ∩ C ⇒ [A ⊆ B et A ⊆ C]
6) A ⊆ B ∪ C ⇒ [A ⊆ B ou A ⊆ C].
7) A ⊆ B ∩ C ⇒ [A ⊆ B ou A ⊆ C].
8) A ⊆ B ∪ C ⇒ [A ⊆ B et A ⊆ C].
9) B ∩ C ⊆ A ⇒ [B ⊆ A et C ⊆ A].
4
Exercice 7 (∗)
2x
On considère l’application f : R −→ R définie par f (x) = .
1 + x2
1) L’application f est-elle injective ? Est-elle surjective ? Justifier les réponses !
2) Montrer que l’application f réalise une bijection de R sur [−1, 1].
Exercice 8
Soient P l’ensemble de tous les pays du monde et V l’ensemble de toutes les villes du monde.
On note G l’ensemble de tous les êtres humains.
Soit c : P −→ V l’application qui associe à p ∈ P la ville capitale de p.
Soit m : G −→ G l’application qui associe à g ∈ G la mère de g.
Vérifier si ces applications sont injectives, surjectives, bijectives.
Exercice 9 (∗)
En 1936, Wassily Leontief (1906-1999) (Prix Nobel de Sciences Économiques en 1973) a
proposé de décrire les interrelations entre les différents secteurs industriels d’une économie
à l’aide d’une matrice carrée.
Soit une économie qui compte n industries différentes, chacune de celles-ci produisant des
biens (l’extrant) à partir de biens qu’elle a fabriqués elle-même, ou encore qu’elle a fait pro-
duire par une des autres industries (l’instrant). La matrice des coefficients techniques est la
matrice A = (aij )1≤i,j≤n où aij représente la valeur (en dollar) de l’intrant du i-ième secteur
industriel nécessaire à la production de 1 Dollar d’extrant par la j-ième industrie.
Soit
0, 15 0, 41 0, 09
A = 0, 12 0, 13 0, 35
0, 31 0, 24 0, 28
a) Combien de secteurs industriels cette économie compte-t-elle ?
b) Quelle est la valeur de l’intrant du deuxième secteur industriel nécessaire à la production
de 1 Dollar d’extrant de la troisième industrie ?
c) Quelle information le nombre 0,41 donne-t-il ?
Exercice 10 (Dejà traité au CM)
Déterminer le rang chacune des matrices suivantes :
1 1 −3 0 1 1 2 5 1 1 b 1
A = 3 7 −13
−4 , C = 1 −1 −1 1 , B = 1 b 1 1
1 −1 −1 2 1 0 1 3 b 1 1 1
5
où b ∈ R.
Exercice 11 (∗)
On considère les matrices suivantes : U = 2 −3 1 , V = −2 0 3
2 0
2 3 −3 0 1 1 0 −2 0
A = −3 −2 −1 , B = 1 −3 0 4 , C =
2
1
2 0 2 −1 −2 2 2
3 −3
Calculer si possible les produits matricielles suivants :
AB, BA, U t V, U V, t V U AC, t (A B), t At B, CA, BC, CB
Exercice 12 (∗)
−1 1 1
On considère la matrice carrée A = 1 −1 1
1 1 −1
1) Montrer qu’il existe des nombres réels x et y tels que A2 = x A + y I3 .
2) En déduire que la matrice A est inversible et déterminer son inverse A−1 .
3) A partir de la réponse à question 1), déterminer les nombres réels α et β tels que
A5 = α A + β I3 .
Exercice 13
1 2
On considère la matrice carrée A = .
−1 1
1) Déterminer toutes les matrices carrées B d’ordre 2 telles que A B = B A.
2) Trouver une matrice carrée C, non nulle, d’ordre 2 telle que AC = 0.
3) Trouver une matrice carrée M d’ordre 2, non nulle, telle que M 2 = 0.
Exercice 14 (∗)
1 0 −1
Soit A = −2 1 1 .
2 1 −2
1) Calculer le rang de A. En déduire que A est inversible.
2) Déterminer la matrice inverse de A.
6
3) En déduire l’ensemble des solutions du système linéaire (S) suivant :
x−z =2
− x + y + z = −1
2x + y − 2z = 0
d’inconnue (x, y, z) ∈ R3 .
Exercice 15
On considère les matrices
2 1 3 0 1 3
M = 0 2 1 , A = 0 0 1
0 0 2 0 0 0
1) Calculer A2 puis A3 .
2) En utilisant un raisonnement par récurrence, démontrer que :
∀ p ≥ 3, (p ∈ N) Ap = O3
où O3 est la matrice carrée nulle d’ordre 3.
3) Vérifier que M = A + 2 I3 et déterminer M n pour tout entier n ≥ 2 (justifier l’utili-
sation de la formule utilisée).
Exercice 16 (∗)
Montrer sans les développer, que les déterminants suivants sont nuls
1 3 −5 7 1 2 3 4
1 2 1 84 35 62
−5 2 4 −8 5 6 7 8
∆1 = , ∆2 = , ∆3 = 0 0 2 , ∆4 = 8 3 6
3 9 −15 21 9 10 11 12
1 2 3 4 5 2
1 −1 −2 36 13 14 15 16
Exercice 17 (∗)
Calculer les déterminants suivants sans utiliser la formule de développement suivant une
ligne ou une colonne.
1 2 2 1 1 0 2 −1 3 1 −2 2
5 2 1
2 1 1 2 4 0 1 −4 −1 0 1 3
∆1 = , ∆2 = , ∆3 = , ∆4 = 4 7 6 ,
0 3 5 0 2 1 0 1 −2 1 1 0
6 3 9
−1 4 1 4 1 −1 0 2 0 2 1 2
0 1 1 1
1 0 1 1
∆5 =
1 1 0 1
1 1 1 0
7
Exercice 18
Calculer les déterminants suivants, en donner une expression factorisée.
a a a a
a−b−c 2a 2a
a b b b
∆1 = ,∆2 = 2b b−c−a 2b .
a b c c
2c 2c c−a−b
a b c d
1 −1 1
b) Pour quelles valeurs de m ∈ C la matrice A(m) = m 1 −1 est-elle inversible ?
1 −1 m
Calculer son inverse.
Exercice 19 (∗)
1 2 3
On considère la matrice A = −2 3 1.
3 1 2
1) Montrer que la matrice A est inversible.
2) Calculer l’inverse de la matrice A des deux manières suivantes.
a) En utilisant la comatrice.
b) A l’aide d’un système d’équations linéaires.
Exercice 20 (∗)
a) Résoudre dans R3 le système suivant :
2x + 3y + 5z = 1
(S) 5 x + 2 y + 3 z = 4
3 x + 5 y + 2z = 0
b) Résoudre dans R4 le système suivant d’inconnue X = (x, y, z, t) :
x+y+z+t=2
(S) 2x + y − z + t = 1
x + 2y + 2z = 2
Exercice 21
1) Échélonner ligne chacune des
matrices suivantes
et en
déduire son rang.
2 2 3 4 0 2 0 1 2 1
2 1 3 1 3 1 1 2 1 −1 1 0 −1 −1
A= 3 1
3 1 , B = 1 3 1 D= .
2 0 3 1 3 3 2
1 −1 2 2
−2 2 1 3 2 2 3 2 2 −1
8
2) Déterminer les solutions des systèmes linéaires suivants :
x
y
A X = 0, B Y = 0, DZ = 0 avec X =
z .
Exercice 22 (Traiter les E1 , E2 , E3 , E4 )
Parmi les sous-ensembles suivants, préciser ceux qui sont des sous-espaces vectoriels.
E1 = { (x, y) ∈ R2 / 3 x − 2y = 0 }.
E2 = { (x, y, z) ∈ R3 / 3 x − y + 2 z = 0 }.
E3 = { (x, y, z) ∈ R3 / x 6= 1 }.
E4 = { (x, y, z) ∈ R3 / x = y = 0 }.
E5 = { (x, y, z) ∈ R3 / x2 + y 2 + z 2 = 1 }.
E6 = { (x, y) ∈ R2 / x y > 0 }.
E7 = { (x, y, z) ∈ R3 / 2 x2 + y − 5 z = 0}
E8 = { (x, y) ∈ R3 / x + 4 x y = 0}
F1 = { (x, y, z) ∈ R3 / x − 2y + z = 0}
F2 = { (x, y, z) ∈ R3 / 4 x + y − 2z = 0}
F = { (x, y, z) ∈ R3 / x − 2y + z = 0} ∪ { (x, y, z) ∈ R3 / 4 x + y − 2z = 0}.
Exercice 23 (∗)
a) Dans chacun des cas suivants, les vecteurs donnés sont-ils libres ?
1) u = (4, 1), v = (8, 2) dans R2 .
2) u = (1, 1, 0), v = (4, 1, 4), w = (2, −1, 2) dans R3 .
3) u = (1, 0, 1), v = (0, 2, 2), w = (3, 7, 1) dans R3 .
4) u = (1, 1, 0), v = (3, 1, −1), w = (0, 1, −1), t = (7, 2, 3) dans R3 .
b) Pour chaque cas suivant, déterminer s’il s’agit de vecteurs qui forment une base de l’espace
9
vectoriel réel R3 .
1) u1 = (1, 1, 1), u2 = (1, 2, 3), u3 = (2, −1, 1).
2) v1 = (1, 1, 2), v2 = (1, 2, 5), v3 = (1, 3, 6) et v4 = (2, 1, 0).
3) w1 = (2, 5, 6), w2 = (3, 6, 8) et w3 = (1, 1, 1).
Exercice 24
On considère dans R3 les vecteurs u = (−1, 1, 1), v = (1, −1, 1), w = (1, 1 − 1).
a) Montrer que (u, v, w) est une base de R3 .
b) Quelles sont les coordonnées du vecteur t = (2, −1, 2) dans cette base ?
Exercice 25
On considère le sous-ensemble E = { (x, y, z) ∈ R3 / 2 x − 3 y + 5 z = 0 } de l’espace vectoriel
réel R3 .
Montrer que E est un sous-espace vectoriel de R3 , engendré par deux vecteurs de E. Ces
deux vecteurs sont-ils liés ? Y-a-t-il unicité de ces générateurs ?
Exercice 26
On pose E = R3 . On considère les vecteurs
u = (1, 2, 3), v = (−1, 2, −1), w = (1, −2, 2), r = (−2, 0, −3), s = (2, 1, 1).
a) Rappeler la dimension de l’espace vectoriel réel E.
b) Justifier (sans calculs) que les vecteurs u, v, w, r, s sont liés dans R3 .
c) Déterminer une base du sous-espace vectoriel F =< u, v, w, r, s > de E engendré par
les vecteurs u, v, w, r, s. En déduire la dimension de F .
d) A-t-on l’égalité F = E ? Justifier la réponse.
Exercice 27
Soit f l’application linéaire de R2 dans R2 définie par
f (x, y) = (2 x + 3 y, 2 x − 6 y).
On munit R2 de sa base canonique B = (e1 , e2 ) et soient v1 = (1, 1), v2 = (1, −2).
0
1) Vérifier que B = (v1 , v2 ) est une base de R2 . Quelle est la matrice P de passage de
0
la base B à la base B .
2) Déterminer la matrice A de f dans la base B.
10
0
3) Déterminer la matrice B de f dans la base B .
0
4) Déterminer la matrice D de f relativement aux bases B et B .
Exercice 28 (∗)
On considère E = R3 , B = (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de E et f une application linéaire
de E dans E dont la matrice dans la base B est
1 1 1
M = 0 1 0
0 1 2
1) Déterminer les vecteurs f (e1 ), f (e2 ) et f (e3 ).
2) Soit u = xe1 + ye2 + ze3 . Donner une expression de f (u).
x
3) Résoudre dans R3 l’équation (M − I3 ) X = 0 d’inconnue X = y .
z
On note E1 l’ensemble des solutions de cette équation. C’est un sous-espace vectoriel de
3
R . Déterminer une base B1 de E1 et la dimension de E1 .
x
3
4) Résoudre dans R l’équation (M − 2 I3 ) X = 0 d’inconnue X = y .
z
On note E2 l’ensemble des solutions de cette équation. C’est un sous-espace vectoriel de
R3 . Déterminer une base B2 de E2 et la dimension de E2 .
5) Vérifier que B1 ∪ B2 est une base de E.
0
On note B = (u1 , u2 , u3 ) cette base.
0
6) Quelle est la matrice A de f dans la base B .
7) Pour tout entier n ∈ N, calculer A.
0
8) Calculer l’inverse P −1 de la matrice de passage P de la base B à la base B .
9) Déterminer M n , pour n ∈ N.