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Lexique coranique : étude sémantique

Ce mémoire étudie le lexique coranique à travers l'ouvrage «Essai d'interprétation du Coran Inimitable» de Denise Masson. Il définit d'abord des notions linguistiques clés comme le signe, le mot, la sémantique et les relations lexicales. Il présente ensuite les procédés de formation du lexique et les relations entre les mots. Enfin, il analyse les termes coraniques relatifs aux noms de Dieu, aux interdictions et à la rétribution selon leur sens et leur emploi dans le corpus.

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Lexique coranique : étude sémantique

Ce mémoire étudie le lexique coranique à travers l'ouvrage «Essai d'interprétation du Coran Inimitable» de Denise Masson. Il définit d'abord des notions linguistiques clés comme le signe, le mot, la sémantique et les relations lexicales. Il présente ensuite les procédés de formation du lexique et les relations entre les mots. Enfin, il analyse les termes coraniques relatifs aux noms de Dieu, aux interdictions et à la rétribution selon leur sens et leur emploi dans le corpus.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Mohamed Sedik Ben Yahia, Jijel


Faculté des lettres et des langues étrangères
Département de français

Étude lexico-sémantique des termes coraniques dans

« Essai d’interprétation du Coran Inimitable »

de DENISE MASSON

Mémoire de Master en Sciences du Langage

Présenté par

Nassira Dakhli et Fayrouz Khellassi

Sous la direction de

Monsieur le Doctorant Abderrahmane Ayad

Année universitaire :2016/2017


-1-
Étude lexico-sémantique des termes coraniques dans

« Essai d’interprétation du Coran Inimitable »

de DENISE MASSON

-2-
-qu’Allah lui fasse miséricorde-
L’imam Ahmed

a dit : « Le besoin des gens à la science est beaucoup plus grand


que celui de manger et de boire. Car, l’homme a besoin de
manger une ou deux fois par jour, tandis que son besoin de la
science est au nombre de ses souffles. »

traduit par ABOÛ FAHÎMA ‘ABD AR-RAHMÊN EL BIDJÊ’Î.

-3-
DEDICACES

Je dédie ce travail à :

Ma très chère mère.

Mon défunt père qui m’a appris la valeur de la science.

Mes trois enfants Mustapha, Abdelali, Doha et leur défunt


père qui m’a toujours encouragée à étudier.

NASSIRA

-4-
DEDICACES

Je dédie ce travail à :

Mes très chers père et mère aucune dédicace ne serait exprimée à leur
juste valeur, mon profond respect, et ma gratitude pour tous les efforts
que vous avez déployés pour moi.
Mes petits anges, Oussama et Sirine à qui je présente mes sincères
excuses pour le temps qui leur revenait de droit que j’en ai retranché pour
la réalisation de ce mémoire.
Ma tante Nassira, j’ai l’honneur d’être son binôme dans la réalisation de
ce mémoire, car elle était ma meilleure compagnie et qui m’était très
profitable.

Paroles qui me tiennent à cœur :


« La réussite n’est pas définitive. L’échec n’est pas fatal : c’est le
courage de continuer qui compte ».
Winston Churchill.

FAYROUZ
-5-
REMERCIEMENTS

Nous tenons tout d’abord à présenter nos sincères remerciements


à notre professeur, monsieur le doctorant Abderrahmane Ayad, qui a
dirigé le présent travail.
Nous tenons également à remercier tous les professeurs qui nous ont
accordé leurs orientations, leurs conseils, et qui ont veillé au bon
déroulement de notre parcours durant les 5 années de nos études
universitaires.
Nos vifs remerciements vont aussi à toutes les personnes qui nous ont
aidées de près ou de loin à la réalisation de ce travail.

Merci à nos familles, petites et grandes, pour l’intérêt qu’ils portent à


notre égard.

NASSIRA ET FAYROUZ

-6-
TABLE DES MATIERES
Introduction……………………………………………………………………………………………………...…. 10
CHAPITRE I : Définition de quelques notions de base
1. Le signe linguistique…………………..……….……….………………………………..…..……17
2. Le référent…………………………………...…………………………………………………..…..…....17
3. Le mot…………………………………………………………….……..................................................….. 18
3.1. Mot-forme………………………………..……………………………………………………….….. 18
3.2. Le lexème……………………………………………………………………………………….……. 19
3.3. Locution...................................................................................................................................................19
3.4. Lexie …………………………………………………………………………...…..……………..………20
3.5. Vocable………………………………………………………………………………………...………. 20
3.6. L’occurrence ……………………………………………….…..……………………….…..………21
4. Le phonème et le morphème……………….……………………………...……….……… 21
4.1. Le phonème…………………………………………………………………..………..…….……… 21
4.2. Le morphème………………………………………………………………………….…………… 21
5. La sémantique………………………………………………………………………….…...………… 23
6. Le sème…………………………………………………….…………..……………………………..…… 24
7. Sens propre / sens figuré………………………………………………………….....…………25
7.1. Sens propre……………………………………………….………...…………………………..…… 25
7.2. Sens figuré ………………………………………….………….………………………..…25

CHAPITRE II : les procédés de formation du lexique et les relations


lexicales.
A/ Procédés de formation du lexique………………………………………..…………… …… 27
1. La dérivation………………………………………………..……...…………………………………… 27
1.1. Les différents types de dérivations…………………………….....…..…………… 28
2. La composition……………………………..…………………………………………………….…… 29
3. Les mots valises…………………………………………………………………………………..……30
4. L’abréviation ………………………………………………………………………………….…………31
4.1. La troncation………………………………………………………………………….……………… 31

-7-
4.2 La contraction …………………………………………………………….……………………………31
4.3. La siglaison…………………………………………………………………….……...………………… 31
5. L’emprunt………………………………………………………………………………………..……………32
5.1. L’emprunt lexical………………………………………..............................................…………… 32
5.2. L’emprunt sémantique ……………………………………………………...………..…………33
5.3. Le calque ……………………………………………………………………….………….………………33
6. Le xénisme ………………………………………………………………………………….………………33
7. Le néologisme ……………………………………………………………………………………………34
B/ Relations lexicales……………………………………………….…………………………...……………… 35
B.1. Synonymie / Antonymie …………………………….……………………….………………35
B.2. La hiérarchie…………………………………………………………………………………...……… 37
B.3. La solidarité ……………………………………………………………………..…………………… 38
B.4. Polysémie/homonymie …………………………………………………………..……………39
CHAPITRE III : Analyse lexico-sémantique des termes coraniques
relevés du corpus.
Thème des noms de Dieu…………………………………………………….……………….……… 44
Thème des Interdictions…………………………………….…………………………….…...….…… 61
Thème de la Rétribution (récompense et châtiment) …………….…...…………66
CONCLUSION GENERALE …………………………………………………………………..……… 74
LISTE BIBLIOGRAPHIQUE
1. Ouvrages …………………………………………………………………………………………………..…… 77
2. Dictionnaires …………………………………………………………..………………….………….….… 78
3. Sitographie …………………………………………………………………………………..……..………… 78
CORPUS ……………………………………………………………………….………….……………………..……

-8-
INTRODUCTION GÉNÉRALE

-9-
INTRODUCTION

Dire ou ne pas dire, Ce que parler veut dire, Les mots des uns et les
mots des autres sont des titres des ouvrages ayant attiré notre attention et
attisé notre curiosité à faire ce travail de recherche, qui s’inscrit dans le
domaine des sciences du langage, et en lexique plus précisément: discipline
qui a fait l’objet d’étude de plusieurs chercheurs. Sachant que le lexique,
ensemble des mots d’une langue, « en effet n’est pas une simple liste qu’on
ne pourrait ordonner que par l’ordre alphabétique » mais il « s’organise
entre les deux plans du sens (la sémantique lexicale) et de la forme (la
morphologie lexicale) ».1

Ainsi dans le domaine de la lexicologie et de la sémantique, notre étude


vise le lexique du Coran pour de multiples raisons. D’abord ce sujet est
nouveau dans notre université de Jijel. En plus, de nos jours, nous-
mêmes étudiants de langue française, nous sommes dans l’incapacité
d’expliquer en langue étrangère notre religion ainsi qu’en échangeant
des connaissances, beaucoup de lacunes langagières nous affrontent et
les termes spécifiques nous échappent à tout moment. Enfin,
aujourd’hui, beaucoup de gens s’acharnent sans cesse contre l’Islam et
sur son Messager à la recherche d’une contradiction et des erreurs
dans le texte coranique car ils savent bien que sa cohésion repose bien
sur son lexique et sa grammaire : deux disciplines indissociables
facilitant l’utilisation et la compréhension de n’importe quelle langue.
Alors qu'est-ce que le Coran ?
Le Coran, de l’arabe El Quor’ên, est la Parole de Dieu inimitable contenant
114 Sourates variées entre mecquoises et médinoises au nombre de versets
différents, classées sur l’ordre d’Allâh, regroupées en 60 hizb et 30 djouz’

1 e
LEHMMANN A., BERTHET F. M., Introduction à la lexicologie, Ed. Armand Colin, 3 édition, Avant
propos, Paris, 2010, p.14

- 10 -
où chaque djouz’ est un couplet de 2 hizb, révélées par Dieu au Messager
Mouhammed (PSSSL), par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel (Djibrîl
(SSSL), dont le premier verset révélé au Prophète est : « Lis au nom de
votre Dieu qui a crée ». (S96, Le Caillot de sang, V1) et le dernier
est : «Redoutez un Jour durant lequel vous reviendrez à Dieu, un Jour
où chaque homme recevra le prix de ses actes, un Jour où personne ne
sera lésé ». (S2, La vache, V281).
Il a été révélé pour être lu, compris et pratiqué. Le Prophète Mouhammed
(SSSL) l’a communiqué d’abord à sa communauté (Quoraych) ensuite à
toute l’humanité sans distinction de race, de couleur, de religion ou de
statut social. Il a été transmis oralement par génération successive
(tèwêtour).
Malgré l’aspect universel du Coran, celui-ci à été révélé dans une langue
précise qui est l’arabe du VIIème siècle et Dieu a voulu que cette langue soit
éternelle et la langue du Paradis.
Cette langue « est la langue qui exprime le plus clairement la pensée, car
outre les mots, elle a des voyelles (finales) pour distinguer le sujet du
régime et du cas indirect ou génitif, et des lettres qui transforment les
racines verbales (afâl) mobiles en schèmes (dhawat), sans avoir besoin
d’autres mots. L’arabe est seule à présenter ces avantages, car toutes les
autres langues ont recours à autant de mots que d’idées ou de situations
particulières. C’est pour cela que les étrangers font des phrases plus
longues que les Arabes » 2 . « La langue du Coran indique toutes les
circonstances qui se rattachent au sujet, explicite ou implicite (…) De plus,
le choix des mots est impeccable et leur agencement, leurs combinaisons
touchent à la perfection. Ce caractère miraculeux (ijaz) dépasse
l’entendement. Seuls peuvent en comprendre quelque peu ceux qui ont

2
MONTEIL V., Ibn Khaldûn, Al Muquaddima, Tome 3, Ed. Sindbad, Paris, 1978, p.1244, p.1245

- 11 -
pour lui " ce goût " du beau langage »3. Ses « formes de rhétorique sont
nombreuses, comme dans la langue arabe. Cela fait du Coran " une parole "
en sa phase finale qui ne peut se comprendre que si toutes ses
caractéristiques lexicales lui sont conservées ».4
Cette langue caractérisée par sa flexibilité, sa grande dérivation, ses sens
figurés est un puits sans fond. Elle a attiré beaucoup d’islamologues et
parmi eux Denise Masson, docteur en droit, née à Paris en 1901, est allée
au Maroc en 1929, s’est rapprochée du monde musulman et a décidé
d’étudier la langue arabe dialectale et l’arabe classique tout en
approfondissant ses connaissances. Convaincue par la foi islamique, elle
rédige cet essai d’interprétation du Coran Inimitable (Edition Gallimard,
Bibliothèque de la Pléiade, 1967).

Cette traduction du Coran inimitable, revue par docteur Sobhi El-Saleh,


serait le corpus de notre travail de recherche. Mais puisque ce dernier est
vaste, nous l’avons réduit au djouz' 'Amma de la sourate 78 à la sourate
114, dont 2 sourates sont médinoises et 35 sont mecquoises .Ces dernières
sont caractérisées par ses courts versets et ses termes forts et concis car, en
effet Dieu s’adresse aux Mecquois, réputés par leur éloquence et leur art de
bien parler, pour leur montrer son Unicité, ses Signes de création et ses
Rétributions lors du jour de la Résurrection et du Jugement.
En faisant de la traduction, D. Masson était confrontée à deux systèmes
linguistiques différents où les relations sémantiques et lexicales ne sont pas
prises en charge de la même manière. Elle n’est plus dans le lexique
général (la lexicologie), elle est dans le lexique de spécialité (la
terminologie).

3
Idem, p.1260, p.1261
4
LACHKAR A., Approche linguistique du texte coranique, in la langue, la linguistique et le texte religieux,
Ed. L’Harmattan, Paris, 2008, p. 197, p. 199

- 12 -
La langue arabe avec toutes ses vertus et ses caractéristiques, déjà citées et
la langue française se diffèrent par la structure de la phrase, de la
grammaire, de la formation du lexique et fonctionnent au moins à quatre
niveaux : sémantique, syntaxique, morphologique, phonologique et
phonétique où correspond, à chacun de ces niveaux de fonctionnement,
une branche de linguistique. Par conséquent, nous voulons identifier les
règles auxquelles obéit la formation des unités lexicales de ce vocabulaire
spécialisé. Autrement dit, comment se fait la création de ces termes
coraniques en langue française ? Cette question sera notre problématique
à laquelle nous tentons de répondre, en présupposant quelques hypothèses.
Dans une langue, il n’y a pas de synonymes exacts, entre deux langues il
n’ya pas de signes exactement équivalents. Changer de signifiant, c’est
changer de signifié. Lorsque deux langues sont en contact, un contraste au
niveau de leur sémantique s’établit. Alors, nous allons voir si ces termes
coraniques sont perçus de la même façon par le locuteur qui s’en sert
et par l’interlocuteur qui les rencontrent. Nous verrons en plus si les
valeurs de ces termes en langue arabe ont des valeurs précises et
pertinentes et des correspondants exacts en langue française. Nous
allons aussi vérifier le degré d’acceptabilité des termes relevés du
corpus, chercher le type de terme qui est le plus chargé de signification
et voir s’il y a un élargissement, une restriction , ou un glissement de
sens. En d'autres termes, chercher s’il existe des différences entre
l’arabe et le français au niveau de la valeur sémantique et s’il faut
considérer les divergences et les différences issues des caractéristiques
propres à chacune des deux langues. Ainsi, comme « le sens d’un mot est
complexe, il renvoie à la situation, au contexte, à la référence, au sujet au
système de la langue » 5 , nous allons analyser les différents types de
relations lexicales liant les termes les uns par rapport aux autres.
5
BAYLON C. et FABRE P., Initiation à la linguistique, Ed. MEHDI, Tizi-Ouzou, 1990, p.125

- 13 -
Et étant donné que nous sommes dans une linguistique descriptive et
synchronique, décrivant un état de langue à un moment donné en 1967,
nous allons appliquer la théorie de la sémantique lexicale, une théorie qui
s’intéresse à la description des différents sens possibles d’un mot ou ses
différentes acceptions.

Afin d’atteindre tous ces objectifs, nous sommes amenées à établir le


plan suivant, divisé en trois chapitres où chacun contient une petite
introduction et une petite conclusion.

La langue définie par F.de Saussure dans son cours de CLG comme « un
système de signe ayant un signifiant et un signifié « trouve son
actualisation dans la parole c'est-à-dire dans des instances d’échanges
langagiers entre au moins deux individus le locuteur et le destinataire ».6
C’est un « instrument de communication selon lequel l’expérience humaine
s’analyse différemment dans chaque communauté, en unités douées d’un
contenu sémantique et d’une expression phonique, les monèmes. Cette
expression phonique s’articule à son tour en unités distinctives et
successives, les phonèmes en nombre déterminé dans chaque langue ». 7
Elle est aussi le moyen de la mise en œuvre du langage qui est une faculté
humaine pour s’exprimer et communiquer.

Ces différentes définitions de langue, nous amène à définir quelques


notions de base dans le premier chapitre tels que le signe, le phonème, le
lexème, le mot, le vocable, la sémantique, etc.

Pour mieux comprendre ce lexique, les procédés de sa formation et ses


relations lexicales en en sont nécessaires. Ceci sera alors traité dans le
deuxième chapitre.

6
POLGUERE A., Lexicologie et sémantique lexicale, Ed.la Presse de l’Université de Montréal, Quèbec
2013, p.19
7
MARTINET A., Éléments de linguistique générale, Ed. Armand Colin, Paris, 1980, p.20.

- 14 -
Les mots ont un sens précis dans un contexte donné. Ils ne sont jamais
neutres. Ils ne servent pas seulement à désigner les choses, mais ils sont
aussi porteurs de sens. Ainsi la langue « véhicule une culture, une
conception du monde. C’est pourquoi l’analyse doit toujours s’attacher à
déceler comment derrière le sens premier s’abrite un sens caché ».8
Dans le troisième chapitre, nous précèderons à la sélection de 20 termes
coraniques qui seront classés dans des fiches thématiques : celle des noms
de Dieu, de l’Interdiction , de la Rétribution. Ces 20 termes seront
analysés dans des tableaux à trois colonnes contenant le sens
dictionnairique, le sens contextuel, les dissimilitudes de sens. Ensuite nous
allons les suivre en dessous de chaque tableau d’un commentaire. En effet
« il est utile d’avoir examiné le nombre des acceptions d’un terme, tant
pour la clarté de la discussion (car on peut mieux connaître ce qu’on
soutient une fois qu’a été mise en lumière la diversité de ses significations
qu’en vue de nous assurer que nos raisonnements s’appliquent à la chose
elle-même et non pas seulement à son nom ». 9
Enfin, nous terminerons notre mémoire par une conclusion générale qui
rappellera notre problématique et décrira les principaux résultats de notre
recherche.

8
BOURMAND D., Senghor et la réinvention de la francophonie, URL : http//www.cirn.info/revue Les
temps modernes 2007page283. Revue n (643-644) édition Gallimard.
9
ARISTOTE, Les Topiques (1,18) cité par POLGUERE .A in Lexicologie et sémantique lexicale, Op., Cit.
p.45

- 15 -
CHAPITRE I

- 16 -
CHAPITRE 1

Définition de quelques notions de base

La connaissance du lexique est une partie fondamentale de la


connaissance de la langue. Selon Alain Polguère, afin de faire une bonne
étude du lexique, la maitrise des notions de base est une condition sine qua
non. C’est pour cela que nous avons estimé nécessaire qu’avant de
procéder à l’analyse du corpus, il faut définir quelques notions de base.

1-le signe linguistique :


Ce concept est défini comme l’union d’ « un concept et [d’] une image.
Cette dernière n’est pas le son matériel, chose purement physique mais
l’empreinte psychique de ce son, la représentation que nous donne le
témoignage de nos sens, elle est sensorielle (…) il s’agit de l’image
acoustique. »10
Le concept et l’image acoustique sont remplacés par le signifié et le
signifiant : deux termes toujours associés et difficile à concevoir l’un sans
l’autre. Ces deux termes sont explicités par Alize Lehmann11 en donnant
l’exemple suivant : au signe oral [FlœR] ou sa graphique (fleur) est associé
le signifié « production de certains végétaux colorée, souvent parfumée. »

2- le référent :
A ces deux distinctions signifiant / signifié, vient s’ajouter un troisième
concept qui est le référent, objet physique, matériel dont le locuteur parle.
Toujours selon Lehmann, le référent est l’objet du monde extérieur à la
langue. voyant l’exemple de fleur déjà cité, c’est bien la fleur (la plante
concrète) qui embaume et non pas le mot fleur ni le signifié de fleur.

10 ère
De SAUSSURE F., CLG, 1 partie, chapitre 1, Ed. Talantikit, Bejaïa, 2002. p.101
11
LEHMAN A., Op., Cit., p.33

- 17 -
Cependant « on donne parfois le nom de référent à la situation (au
contexte) à laquelle le message renvoie ; on parlera de fonction référentielle
lorsque le message sera centré sur le contexte ».12

3- le mot :
Définir le terme « mot » n’est pas une chose facile, c’est très ambigu car
il diffère d’une langue à une autre. Il pose problème selon que l’on fasse
allusion au mot graphique, phonétique, sémantique ou lexical.
Le linguiste Alain Polguère 13 explique cette ambigüité par les exemples ci-
dessous :
- Parce que s’écrit en deux mots désignant deux signes linguistiques
séparés à l’écrit par des espaces ou des marques de ponctuation.
- Parce que un mot qui se traduit en anglais par « because », il est
quelque chose de plus « abstrait » de plus général qu’une forme
linguistique.
Donc en lexicologie qui est l’étude des propriétés des unités lexicales de la
langue appelées lexies, il faut utiliser des termes spécifiques tels que mot
forme, lexème, locution et vocable.

3-1 Mot-forme :

Le mot-forme « est un signe linguistique ayant une autonomie de


fonctionnement et une certaine cohésion interne »14 . Il l’explicite par les
exemples ci-dessous :

a- Le/chemin/est/encombré/. Ces quatre mots peuvent être remplacés


par d’autres mots-formes ayant la même fonction grammaticale dans
la phrase :

12
Dubois J., dict. de linguistique et des sciences du langage, Ed.Larousse, 1973, p.415
13
Polguère A.,Op., Cit., p.47
14
Idem, p.48.

- 18 -
Ce/ passage/est/libre (ce qui explique l’autonomie de fonctionnement).
Dans le même exemple on peut aussi insérer d’autres mots-formes.
Le chemin ombragé est bien encombré mais Le cheombragémin est
encombienbré est une expression agrammaticale ce qui explique la
cohésion interne.

3-2 Le lexème :
« C’est une généralisation du signe linguistique de type mot-forme. Il est
structuré autour d’un sens exprimable par un ensemble de mots-formes »
ou de ses sèmes.15 Il est l’unité de base du lexique. « Dans les textes écrits,
les lexèmes sont facilement identifiables (séparés par des intervalles), par
contre dans le langage oral, si le locuteur n’adapte pas sa prosodie ; il sera
difficile à l’auditeur de différencier les phrases " j’ai admiré le chapeau
élégant " et " j’ai admiré le chapeau et les gants" »16.

3-3 Locution :

C’est une « unité polylexicale de type syntagmatique (à tête nominale,


verbale, adjectivale, ou adverbiale) dont les constituants ne font pas l’objet
d’une actualisation séparée. Et qui énonce un concept autonome. Les
locutions sont des séquences dont la structure est très contrainte (blocage
des propriétés combinatoires et transformationnelles. Non-
compositionnalité du sens »17.

Exemple :
Fruit du jardin résultante de la composition des sens de chacun de
ses constituants.
15
Ibid, p.50
16 ère
ROSSI J. P., Psychologie de la compréhension du langage, 1 édition, Ed. De Boeck Université,
Belgique, 2008, p.75.
17
NEVEU F., Dictionnaire des sciences du langage, Ed. Armand-Colin, Paris, 2010, p.181.

- 19 -
Fruit de mer métaphore, aliment un peu comme un fruit on le
récolte pour le manger18.

3-4 Lexie :
« …Le terme de lexie désigne une unité fonctionnelle significative, simple
ou complexe, qui, selon Bernard Pottier (Sémantique générale), est
mémorisée comme signe individualisé. Les lexies simples sont formées
d’un seul lexème (ex. dans, fauteuil, tomberont). Les lexies complexes sont
formées de plusieurs morphèmes, dont le degré d’intégration à l’unité varie
selon les réalisations (dérivations, compositions, locutions), tout comme le
degré de figement de ces groupements (ex. altermondialiste, nœud,
papillon, claire de lune, à moins que, tout compte fait, etc.)19

3-5 Vocable :
Lexème actualisé dans un discours ; en principe, monosémique ; unité de
vocabulaire.20

Exemple :
Le vocable français Porc contient quatre lexies.
Porc1 animal domestique.
Porc2 individu sale.
Porc3 viande de Porc1.
Porc4 cuir fait de peau de Porc1. 21

18
Polguère, op.cit. p57
19
Idem, NEVEU F., p.178.
20 ème
MORTUREUX M.-F., La lexicologie entre langue et discours, 2 édition, Ed. Armand, Paris, 2008,
Glossaire, p.208.
21
Robert P., Dictionnaire Le Petit Rober, Paris, 1992, p.1484.

- 20 -
Ce terme « désigne aussi l’occurrence d’un lexème dans le discours,
dans la terminologie (…) le vocable sera l’actualisation d’un lexème
particulier dans le discours ».22

3-6 L’occurrence :
« Toutes les fois qu’un élément linguistique (type) figure dans un texte, on
parle d’occurrence (token).
L’apparition du terme socialisme dans un texte analysé du point de vue
linguistique sera une occurrence du mot socialisme ».23

4/ Le phonème et le morphème :

4-1/ le phonème :

« Le phonème est une représentation déjà abstraite, qui se définit par sa


fonction dans le système de la langue : il est noté au moyen de l’API entre
barre oblique / /. Il n’a pas de valeur absolue, il n’a qu’une valeur relative,
il se définit par opposition à d’autres phonèmes par sa présence et par son
absence. La différence d’un phonème à un autre s’appelle le trait. Il est en
quelque sorte l’atome du langage. Il ne veut rien dire à lui-même et est
indécomposable. L’ensemble des phonèmes produit par la parole forme une
langue ».24

4-2/ Le morphème :
« C’est la deuxième articulation du langage, construit des unités qui
associent formes et sens (unités significatives) appelées aussi par André

22
Dubois, J., op. cit., p. 510.
23
Idem, p. 345
24
Siouffi G., Van Raemdonck D., 100 fiches pour comprendre la linguistique, Bréal éditions, Rosny-sous-
Bois, 1999, p. 120.

- 21 -
Martinet monèmes. C’est l’unité minimale de signification. Les morphèmes
sont de deux types : lexical et grammatical (ex. calculette Calcul
(morphème lexical ou base) + ette (morphème grammatical). Le morphème
permet la créativité lexicale à partir d’éléments assemblés et construits ».25

4-2-1 Sens ou signification :


Selon le non spécialiste, le sens du mot renvoie à la définition qui se
trouve dans le dictionnaire, « un énoncé qui décrit une notion et qui permet
de la différencier des autres notions à l’intérieur d’un système notionnel ».
Selon les linguistes, la définition se fait de trois façons

1. Définition linguistique : le sens est décrit au moyen d’une


paraphrase, c'est-à-dire un nom redéfinit par un syntagme nominal,
un verbe par un syntagme verbal.
Exemple :
Chronique : recueil de faits historiques rapportés dans l’ordre de
leur succession.
2. Définition métalinguistique : donne une définition qui ne peut
remplacer le mot.
Exemple :
Le lexème « sous » est défini en tant que marque de position en bas
par rapport à ce qui est en haut.
3. Définition par inclusion : c’est d’inclure le mot dans une catégorie
plus générale (relation d’hyperonymie).
Exemple : le pigeon est un oiseau qui (+ les caractéristiques qui font
son originalité, c’est-à-dire la forme, couleur, attribut… »26

25
Idem, p. 122, p.123
26
Rossi, op.cit. p.76

- 22 -
Les constituants principaux du sens associés au lexème sont : la
dénotation, la connotation, la référence.

« Dans la dénotation, le sens est posé explicitement de manière


irréfutable…Dans la connotation, le sens est suggéré et son décodage est
plus aléatoire. Les contenus connotatifs sont des valeurs sémantiques
floues, timides qui ne s’imposent que si elles sont redondantes, ou du
moins non contradictoires avec le contenu dénotatif … Parler c’est signifier
mais c’est en même temps référer ».27

« Ainsi le sens ou la signification d’un signe ne peuvent être complets si


l’on n’en visage pas les relations dans lequel ce signe est inscrit et le couple
sens (signification reproduit les oppositions langue (discours, phrase,
énoncé, sémantique, pragmatique) ».28

5-La sémantique :
« La sémantique traite du signifié, face interne, non perceptible du signe,
l’image mentale ; le signifié suppose qu’il y ait référence à quelque chose :
objet, action, ou notion » 29 . Elle s’intéresse à la manière dont on peut
décrire dans la langue les différents sens possibles d’un mot ou ses
différentes acceptions, tout en essayant de classer ces sens soit en observant
comment on peut les relier (car certains mots peuvent faire l’objet d’un
emploi en sens élargi, restreint, évolué ou glissé du concret vers l’abstrait
ou inversement). Ainsi, « l’apport de la sémantique est également

27
Kerberat Orecchioné C., l’énonciation, Ed. Armand Colin, Paris, 1991, cité par Rossi in Psychologie de
la compréhension du langage, Paris, 2010, p.79
28
Siouffi G., Van Raemdonck D., op.cit., p.109
29
Baylon C., Fabre P., La sémantique, avec des travaux pratiques d’application et leurs corrigés, Nathan,
Paris, 1978, p. 10, cité par Abderrahmane AYAD, La terminologie islamique dans la langue française, éd.,
science et pratique, Béjaia, 2017, p. 7.

- 23 -
extrêmement important, voire crucial dans ce type d’étude, étant donné
qu’elle se charge de la description des signifiés ». 30
La sémantique est définie pour la première fois par le linguiste Michel
Bréal, dans un article de 1883, comme « devant s’occuper des « lois » qui
président à la transformation du sens »31. Ce sens peut être rapporté à des
unités comme le mot, la phrase. Il peut être dénoté, connoté, explicite,
implicite, propre, figuré, présupposé ou sous-entendu, etc. C’est rarement
qu’il y ait une seule signification. « On distingue parfois la sémasiologie
qui part des mots du signifiant pour en étudier la signification et
l’onomasiologie qui part des concepts, des signifiés pour voir comment la
langue les exprime »32

6 /Le sème

Selon Pottier, le sème est l’atome de signification, le trait sémantique


qui permet de définir une opposition élémentaire entre deux signifiés
semblables par tout le reste. La contenance exacte de cet atome n’est bien
sûr pas régulièrement déterminée par une sorte de granularité naturelle à la
substance du contenu, mais dépend entièrement de la forme donnée à celle-
ci par le système de signes utilisé.

L’ensemble de ces traits ou ces sèmes combinés les uns aux autres
constituent les sémèmes des lexèmes qui sont des éléments constitutifs du
sens classés terminologiquement en opposition binaires voire traits [+ou-
humain], exemple : éduquer quelqu’un et dresser un animal, [+ou-
animé], exemple : les gens courent (sujet animé, courent = se déplacent
rapidement) le bruit court (sujet non animé, court = se répand rapidement)
[+ou- concret] exemple : Paul a frappé jean à coup de pieds. Paul a

30
AYAD, A., op. cit.,p. 7.
31
Ibid, Siouffi G., Van Raemdonck D., p.109
32 ème
Goosse A., Le bon usage, 3 édition, chapitre 5, Ed. De Boeck, Italie, p.7

- 24 -
frappé Jean par sa timidité, [+ou-comptable] exemple : emploi de nom
verre :

Le verre, du verre : désigne une matière qui s’emploie au singulier avec un


déterminant partitif,

Le verre, des verres : désigne un objet fabriqué en principe de la matière


qui désigne le premier emploi. 33

7/ Sens propre / sens figuré

7-1 Sens propre : un mot est employé au sens propre lorsqu’il est employé
dans son sens premier, c’est-à dire son sens le plus simple et le plus
courant.

Exemple : le lièvre et la tortue.

Tortue = reptile à 4 pattes courtes

7-2Sens figuré : on dit qu’un mot est employé au sens figuré lorsque l’on
passe d’une image concrète à des relations abstraites.

Exemple : Quelle tortue ! Personne très lente34.

Après toutes ces définitions, nous avons remarqué que le lexique est un
tout relié, c’est un composite hétérogène et complexe, toujours difficile à
étudier, à décrire et à trancher quels mot dire ou ne pas dire.
Sa connaissance reste toujours un floue entre les mots des uns et les mots
des autres.

33
BENALI M., S., français, sémiologie, université de la formation continue et école Normale Supérieure
de Bouzaréat, 3ème année LMD, Ed. ENAG, Reghaia, Algérie, 2010, P.194
34
BENTOLILA.A, Guides Le Robert et Nathan Vocabulaire, Ed. Nathan, Italie, 2008, p.132, p.133

- 25 -
CHAPITRE II

- 26 -
CHAPITRE 2

Les procédés de formation du lexique et les relations lexicale

A- Procédés de formation du lexique

Le lexique français possède des procédés de formation des mots et des


méthodes d’enrichissement de son lexique. Que ce soit par dérivation et/ou
par composition. Tandis que d’autres modes de formation consistent à
emprunter à d’autres langues ou à abréger des mots déjà existants par
troncation ou siglaison. Tels sont les principaux procédés de formation du
lexique que nous allons bien détailler et expliquer par des exemples dans ce
deuxième chapitre.

1/ La dérivation : C’est de fixer sur un morphème lexical, appelé base ou


radical, un ou plusieurs autres éléments de morphèmes grammaticaux
appelés affixes. Selon que ceux-ci sont placés devant ou derrière la base
(préfixe ou suffixe)

 Le nouveau mot formé par préfixation ne change pas la partie du


discours à laquelle le mot sans préfixe appartient.
Exemple : Lire (verbe) re/lire (verbe) mais il ya toujours des
exceptions :
Exemple : char (nom) anti/char (nom) un missile antichar
(adjectif)
 Le nouveau mot formé par suffixation détermine clairement la classe.
Exemple : le suffixe" ion" et ses variantes (tion, ation) forment des
noms comme observation (nom féminin), cependant le suffixe ifier
forme des verbes exemple : clarifier, simplifier.35

35
SIOUFFI.G, VAN RAEMDONCK D, Op.Cit., p.45

- 27 -
1-1/ les différents types de dérivations :

1-1-1/ dérivation propre : s’effectue au moyen d’un préfixe, d’un suffixe,


d’un préfixe et d’un suffixe, de plusieurs préfixes ou suffixes.

Exemple : - port rapport, portable, exportation.

- Constituer anticonstitutionnellement.

1-1-2/ Dérivation impropre : s’effectue sans modification de forme mais


par changement de catégorie grammaticale.

a/ un nom propre devient un nom commun (l’antonomase)

Béchamel (ancien maître d’hôtel de Louis XIV) la béchamel (une


sauce)

b/ un nom commun peut devenir :

 Un adjectif (une jupe rose).


 Un pronom (personne n’est venu).
 Une locution adverbiale (par hasard).
 Une interjection (ciel !).
 Une locution prépositive (en raison de).
c/ un adjectif peut devenir :

 Un nom : le rouge et le noir.


 Un adverbe : parler haut.
 Une interjection : chic !
 Une préposition : sauf
d/ un infinitif peut devenir un nom : exemple : le sourire.

e/ un participe peut devenir :

- 28 -
 Un adjectif : un enfant fatigué.
 un nom : un reçu.
 Une préposition : durant le cour.
f/ un adverbe peut devenir :

 Un nom : un avant.
 Un adjectif : une fille bien.
1-1-3/ Dérivation régressive : s’effectue par suppression d’un suffixe (se
fait généralement à partir de verbes). Exemple : chanter chant

1-2/ Sens et valeurs des préfixes et des suffixes dans la formation des
mots :

L’addition des préfixes et des suffixes forment de nouveau mots


appartenant à de différentes classes grammaticales (nom, verbe, adjectif).
Ils peuvent être de sens précis 36 .

Exemple : heureux (adjectif) malheureux (adjectif contraire).

Préhistoire pré = avant.

Fillette ette = petit.

2/ La composition : consiste en la combinaison d’au moins deux


morphèmes lexicaux, qui peuvent être isolément (exemple : chauve-
souris). Le nouveau mot ainsi formé est complexe mais fonctionne comme
un mot simple. Cette composition peut modifier le sens ou la structure des
éléments pris isolément. Elle se marque soit par une absence de marque
(pomme de terre), soit par un trait d’union (qu’en dira-t-on), soit encore
par soudure (portefeuille).

36
BENTOLILA.A, Op.,Cit., p 67

- 29 -
Enfin, elle peut combiner des éléments français (un chou-fleur) ou des
éléments grecs ou latins (morphologie). Ce dernier cas c’est la
composition savante. 37

2-1/ critères de distinction entre les mots composés de deux mots grecs ou
latins et les mots dérivés de préfixes ou de suffixes grecs ou latins.

2-1-1/ les mots grecs ou latins utilisés dans la composition de mots


nouveaux ont généralement un sens précis et unique. Ce n’est pas le cas des
préfixes et suffixes :

Le préfixe «re» du latin peut signifier complètement dans remplir, de


nouveau dans rouvrir, « en arrière » dans revenir.

L’élément «anthropo» signifie toujours homme.

2-1-2/ un même élément peut souvent être employé comme élément initial
ou final d’un mot composé, cependant un préfixe ne peut jamais être
employé comme suffixe et vice versa.

Exemple : «re» ne peut être employé comme suffixe.

L’élément anthropo (homme) peut être employé au début du mot ou à la fin


du mot (exemple : anthropo/logie et phil/anthrope).

3/ les mots valises :

C’est un procédé assez peu fréquent, marqué par une intention, souvent
humoristique ou satirique, qui consiste à prendre le début d’un mot et le
coller à la fin d’un autre, d’autant plus facilement qu’ils contiennent une
syllabe commune ou même une seule lettre

Exemple : information + automatique informatique.

37
Idem, p.91

- 30 -
Automobile + bus autobus.
4/ L’abréviation : Procédé d’économie linguistique, utilisé depuis
longtemps et de plus en plus surtout dans la langue familière. Il est utilisé à
des fins d’économie d’espace, de temps, d’énergie, d’argent. Il consiste à
retrancher de lettres dans un mot au début, au milieu, à la fin.

4-1/ La troncation :

Exemple : l’automobile l’auto (aphérèse).

Laboratoire labo.

Internet le net (l’apocope).

4-2/ La contraction :

Abréviation purement graphique et propre à l’écrit. (Utilisée surtout


en prise de note).
Monsieur M
Page P
Nom commun n.c
C’est-à-dire C.à.d
4-3/ La siglaison : consiste dans la réduction d’un terme composé à la
succession des initiales des termes qui le composent.

4-3-1/ les sigles : Selon la prononciation ; on distingue sigles et


acronymes.

Exemple : FMI (Fonds Monétaire International (sigle épelé).

4-3-2/ les acronymes :

Sida (acronyme) (Syndrome Immuno Déficitaire Acquis) sigle


prononcé.

- 31 -
Les acronymes lexicalisés deviennent susceptible de pendre des affixes ou
des suffixes.

 ONU onusien.
5/ L’emprunt :

« Un emprunt est un mot, un morphème ou une expression qu’un locuteur


ou une communauté emprunte à une autre langue sans la traduire. Le terme
emprunt est généralement limité au lexique, même si certains auteurs
l’utilisent pour désigner l’emprunt de structure (le calque) ».38

Il peut être :

a/ direct : une langue A emprunte directement à une langue B

Exemple : « football » passe directement de l’anglais au français.

b/ indirect : une langue A emprunte à une langue C via une ou plusieurs


langue vecteur B.

Exemple : le mot café de l’arabe « qahwa » ‫ ﻗﮭﻮة‬est passé au français par le


turc qahwé via l’italien.

Les langues empruntent surtout des mots appartenant aux classes lexicales
" ouvertes " c’est-à-dire celles qui contiennent un stock variable de
lexèmes : ce sont principalement les noms, les verbes, les adjectifs. Les
classes " fermées " (déterminants, pronoms, prépositions, adjectifs,
conjonctions) ne reçoivent que très rarement de nouvelles unités.

5-1/ L’emprunt lexical :

La langue cible (langue emprunteuse) adapte le mot emprunté en y


apportant des modifications plus ou moins importantes tant en ce qui

38
F.HAMER.J, Concepts de base de sociolinguistique de M C Moreau, Ed. MARDAGA, 1997, p.136

- 32 -
concerne la forme que le sens. Ce type d’emprunt se fait pour plusieurs
raisons :

a/ le manque du signifiant dans la langue empruntant le mot.

b/ les découvertes scientifiques telles que : le watt, le joule, hertz, etc.

c/ dominance culturelle, économique, ou politique d’un pays (exemple : le


vocable de l’informatique est en anglais, web, bit,…)39

5-2/ L’emprunt sémantique :

C’est le fait d’emprunter uniquement le sens d’un mot étranger et de


l’ajouter au(x) sens d’un mot existant.

Exemple : emprunt de l’anglais du mot trafic pour circulation

C’est un procédé beaucoup utilisé par les journalistes, les traducteurs, et les
publicitaires.

5-3/ Le calque :

Le terme emprunté a été traduit littéralement d’une langue à une autre.

Exemple: week-end fin de semaine.

Welcome bienvenue.

6/ Le xenisme: C’« est une unité lexical constituée par un mot d’une
langue étrangère et désignant une réalité propre à la culture des locuteurs
de cette langue. C’est le premier stade de l’emprunt ».40

Exemple : harem (de l’arabe), une geisha (japonais), toundra (russe).

Si le mot existe en français, la réalité qu’il dénote est étrangère.

39
YERMECHE. O, Lexicologie-sémantique, in Université de la formation continue et Ecole Normale
Supérieure- Bouzareah, Français 3éme année LMD, ENAG REGHAIA, 2010, p.227
40
Dubois, Op.cit., p. 512

- 33 -
C’est aussi « l’introduction de mots étrangers dans une langue donnée,
sans altération de la graphie, sans les marques de genre et nombre de la
langue hôte ».41

Il est légitime quand le mot est intraduisible, il est inutile lorsque


l’équivalent français existe.

7/ Néologisme :

Le néologisme est une unité lexicale « nouveau signifiant ou nouveau


rapport signifiant/signifié fonctionnant dans un modèle de communication
déterminé, et qui n’était pas réalisée antérieurement. »42

Il est aussi le « mot nouveau apparu récemment dans une langue »43

Les linguistes distinguent :

 Le néologisme de forme qui est un mot nouveau au sens qui


n’existant pas, un mot forgé par exemple en informatique, courriel
pour e-mail et pour courrier électronique.
 Le néologisme d’emprunt lexical d’un mot étranger sans
modification, exemple : marketing.
 Le néologisme de sens : il s’agit de l’unité lexicale qui existe déjà
mais à laquelle un nouveau sens est attribué. C’est la création
sémantique
Exemple : la souris qui est un animal bien connu, a acquis une
nouvelle acception celle du matériel d’informatique.

41
www.cntrl.fr/définition/xénisme, consultée le 21/04/2017 à 15h10.
42
Idem, Dubois, p. 322.
43
www.wekipidia.org/wiki/néologisme, consultée le 21/04/2017 à 23h00.

- 34 -
B- Relations lexicales

Toute lexie (lexème monosémique) est projetée dans le réseau lexical de


la langue en fonction des relations qu’il entretient avec les autres lexies au
niveau sémantique. Selon Mortureux ces relations lexicales qui permettent
son organisation sont regroupées en trois catégories : relation de
ressemblance (synonymie), de hiérarchie (hyperonymie / hyponymie) et de
solidarité (toute la formes de métonymie)

B.1/ Synonymie / Antonymie

La synonymie

César Chesne au, Sieur du Marsais souligne que «s’il y avait des
synonymes parfaits, il y aurait deux langues dans une même langue.»44
Donc on appelle synonyme deux mots de sens proche et une équivalence
syntaxique est obligatoire entre eux.

Généralement, le sens d’une phrase reste le même lorsqu’on remplace un


ou plusieurs mots par un synonyme (sont interchangeables).

Exemple : un joli chat un beau chat.

Cependant la synonymie a des limites et avant de remplacer un mot par un


synonyme, il faut analyser le contexte.

Exemple : un vieux buffet un ancien buffet.

Une vielle personne une personne âgée.

L’inverse est impossible *un buffet âgé, *une personne ancienne. Car ici
la commutation affecte le sens de l’énoncé.
44
Du Marsais : philosophe, grammairien français (1676,1756).

- 35 -
Elle est bloquée par les syntagmes figée (ou expression lexicalisée) par
exemple : être dans ses petites chaussures ne peut commuter avec être dans
ses petits souliers.

L’antonymie

On appelle antonyme deux mots de sens contraire c'est-à-dire deux


signifiants, dont le signifié a un sens opposé.

Une fois où le mot est remplacé par son antonyme, le sens général du la
phrase change. Exemple : Un gentil garçon ╪ Un méchant garçon

Les antonymes peuvent n’avoir aucun rapport de signifiant (gentil /


méchant), d’autres peuvent être apparentés par la dérivation en utilisant les
suffixes privatifs (mal, dé, in, il,…)

 L’antonymie absolue
Lorsqu’ un mot est monosémique (n’a qu’un seul sens), il a pour contraire
un autre mot lui aussi monosémique (avant/après)

 L’antonymie partielle
C’est le cas des mots polysémiques (plusieurs sens), un même mot aura
selon son sens des antonymes différents.

Exemple : défense.

 domaine de football.
Ils ont joué en défense pendant tout au long du match / L’équipe adverse a
joué en attaque.

 domaine de la santé

- 36 -
Défense de fumer / vous avez l’autorisation de fumer.

Remarque :

On peut atténuer un propos par l’antonyme nié. Exemple : aimer=ne pas


haïr.

-Un mot peut avoir plusieurs sens figurés.

-Le passage du sens propre aux sens figurés obéit à une forme de logique
qui repose essentiellement sur la ressemblance, l’analogie (métaphore) ou
la proximité (métonymie) entre le sens propre et le sens figuré crée.

B.2/ La hiérarchie

C’est l’un des procédés de classer et d’organiser le lexique en hyperonyme


et hyponyme. Mortureux l’explicite par l’exemple ci-dessous :

Le mot Varlope et Rabot.

Varlope est une sorte de rabot ayant une poignée, ne servant qu’à aplanir
le bois.

Rabot outil de menuisier pour aplanir le bois ou le moulurer.

Hypéronymie / hyponymie :

L’hypéronymie appelé aussi terme super ordonné est une sorte de


synonyme faisant directement référence à un niveau de généralité
supérieur. Par exemple, le terme mammifère est un hypéronyme du terme
baleine.

L’hyponymie est un terme sous ordonné, qui fait partie d’un terme super
ordonné. Par exemple le terme canari est un hyponyme faisant partie du
terme oiseau. Il est souvent un terme spécifique.

- 37 -
Holonymie : du grec holos « entier » et onoma « nom » relie de façon
hiérarchique une partie à un tout.

Méronymie : du grec meros « partie » et onoma « nom », est une relation


hiérarchique de type implicatif comme l’hyponymie dont la fonction est de
lier la partie au tout c’est -à –dire la partie d’un holonyme. Exemple :
feuille méronyme d’arbre, soleil méronyme d’univers.

B.3. La solidarité :

La métonymie : C’est le procédé par lequel un terme est substitué à un


autre terme avec lequel entretient un rapport de contiguïté c’est-à-dire de
contenu à contenant comme boire un verre. Elle utilise aussi des relations
de cause à effet comme boire la mort. D’autres relations sont utilisées dans
la métonymie comme évoquer un artiste à la place de son œuvre. Exemple
c’est un VAN GOGH.

La synecdoque : elle joue sur les relations de contigüité entre objets


(individus ou événements) qui existent dans le monde. Tout entretenant un
rapport logique de hiérarchie. « C’est un trope qui permet de designer
quelque chose par un terme propre ou est inclus par lui. Ce rapport
d’inclusion se présente de différentes manières : voile pour bateau est la
partie du tout… ».45

La métaphore

C’est une figure de style fondée sur la ressemblance, la similitude. Elle


s’appuie sur des analogies existant dans le réel ou construites par le sujet
parlant

Exemple: les ailes de l’oiseau (membre de l’oiseau) Les ailes de


l’avion

45
BAYLON C, FABRE P, Op. Cit., P.189.

- 38 -
Les dents de la bouche les dents d’une scie

Il arrive que le sens métaphorique devienne habituel, banal et fasse partie


du lexique. On parle alors de « métaphore lexicalisées » c’est-à dire figées.
Elles sont perçues par le dictionnaire comme faisant partie des
significations des mots.

B.4.Polysémie/homonymie

On appelle polysémie (vs monosémie) de manière générale l’existence


d’une pluralité de significations pour un même vocable. On identifie
parfois de tels vocables par le terme polysèmes exemple : brumeux
1 « chargé de brumes »,2 « qui manque de clarté dans l’expression. »

On peut distinguer 2 types de polysémies.

*La polysémie peut être caractérisée par une pluralité d’acception. C’est
le cas lorsque 2 sémèmes d’un mot sont reliés par restriction, par extension,
par métonymie ou bien par métaphore. Il est dans ce cas, toujours possible
de définir le sémème 2 en utilisant le sémème 1, même de manière
implicite. Il y a donc une relation immédiate entre 2 et 1 ex : cuirasse 1 :
partie de l’armure protégeant le buste 2 : attitude morale de
protection.

*la polysémie peut être caractérisée pour une pluralité de sens. C’est le
cas lorsqu’il est impossible d’employer le sémème 1 : pour définir 2 :
ou d’employer 2 pour définir 1. Il n’ya donc pas ici de relation
immédiate entre 2et1.

Exemple : rayon

S1 ligne partant d’un centre lumineux.


S2 ligne reliant de centre d’un cercle à un point de la circonférence.

- 39 -
Il est impossible de paraphraser rayon 1 par 2 ou inversement.46

Le terme d’homonymie désigne une relation de similarité formelle


entre des unités du lexique présentant des significations différentes.
Cette similarité peut être tout à la fois d’ordre phonique et graphique,
car (conjonction) et car (substantif) Elle peut être exclusivement
phonique (homophonie et hétérographie) exemple : paire (de
chaussures), père (de famille). Elle peut être exclusivement graphique
(homographie et hétéro graphie) ex fils (à coudre), fils (prodigue).

Au delà de ces distinctions élémentaires, le problème posé par le mot


d’homonymie, dans son opposition à la notion de polysémie est celui
d’un choix épistémologique qu’il convient nécessairement de formuler
dans la de script, lexico graphique du vocabulaire.47

En conclusion, la dérivation et la composition sont les deux grands


modes de création lexicales. Les mots français se répartissent en mots
simples et mots construits. Le sens des préfixes et des suffixes facilitent
l’utilisation et la compréhension du vocabulaire. La langue française
continue toujours à se renouveler, à se réinventer et à se transformer grâce
à ces divers procédés de formation du lexique.

Le sens lexical est donné par un certain nombre de relations lexicales


telles que la polysémie, la synonymie, l’antonymie et l’hypéronymie. Le
plus souvent l’hyponymie et la monosémie sont des termes spécifiques.

46
NEVEU. F, Op., Cit., p.233, p.234
47
Idem, p149.

- 40 -
CHAPITRE III

- 41 -
CHAPITRE 3

Analyse lexico-sémantique des termes coraniques relevés du corpus

Le Coran est un texte autonome dont la combinatoire sémantique se


suffit à elle-même pour exprimer ce que le locuteur Dieu prescrit à ses
serviteurs. Une meilleure lecture des énoncés-versets et leur implication
prédicative permettent la compréhension du sens véhiculé par les structures
coraniques. Aussi ses thèmes variés liés à des situations, à des contextes
et/ou à des histoires, éclaircissent le sens des mots constituant le texte
coranique. 48 Et « un énoncé ne peut être totalement compris que si on
tient compte de l’énonciation, autrement dit de l’intention dans laquelle on
l’a produit et des circonstances particulières où il a été émis. »49

Dans ce chapitre, nous allons procéder à l’analyse des termes relevés du


corpus en les soumettant à une étude lexico-sémantique, c'est-à-dire
chercher la signification de ces unités linguistiques et la valeur précise
qu’acquiert chaque terme dans son contexte, sa situation et sa langue, mais
et aussi le mode ou le procédé de création utilisé pour le former.

Pour ce faire, nous allons classer d’abord ces vingt termes extraits dans des
fiches thématiques contenant trois thèmes différents :

Thème des noms de Dieu, thème des Interdictions et thème de la


Rétribution.

Pour que notre analyse soit facile à lire et à comprendre, nous avons
élaboré des tableaux à trois colonnes dans lesquelles nous allons donner
dans la première colonne le sens du terme tel qu’il est lexicalisé dans le

48
LACHKAR A., Op.Cit, p.197.
49
XAVIER P., MIGNOT, Initiation à la sémantique du langage, Ed A.COLIN, France, 2007, p. 152.

- 42 -
TLF50 (Trésor De La Langue Française informatisé, un dictionnaire des
XIXe et XXe siècles en seize volumes qui se distingue des autres
dictionnaires électroniques par la finesse de la structuration des données et
une interface simple offrant trois niveaux de consultation :recherche
simple, recherche assistée et recherche complexe.)

Dans la deuxième colonne, nous porterons le sens contextuel du terme


islamique tel qu’il est utilisé dans le corpus en faisant recours à l’exégèse
du Coran rédigée par l'érudit Ibn Kathîr (1301-1373) (savant musulman,
juriste, exégète, chafiite, traditionniste arabe et historien, un élève du
théologien Ibn Teymiyya , très célèbre par sa capacité à mémoriser les
textes) et dans la troisième colonne nous porterons les dissemblances de
sens qui se trouvent entre la signification dictionnairique et contextuelle.

Enfin chaque tableau sera suivi d’un commentaire pour montrer les
différences et les similarités en se basant sur les relations lexicales et
sémantiques. C'est-à-dire analyser des unités lexicales en fonction de leur
sens et pour mieux comprendre comment D. Masson a-t-elle procédé par
cette terminologie, autrement dit a-t-elle utilisé des relations de hiérarchie
(hyperonymie /hyponymie), d’équivalence (synonymie, antonymie) et de
solidarité (toutes les formes de métonymie).

Toute lexie (lexème monosémique) est projetée dans le réseau lexical de la


langue en fonction des relations qu’il entretient avec les autres lexies au
niveau sémantique.

50
URL : www. http://atilf.atilf.fr

- 43 -
1. Thème des Noms de Dieu

Tableau n : 1

Terme : Dieu

« Dieu le frappa de châtiment de l’au-delà et celui de la vie présente »


verset 25, sourate : Ceux qui arrachent (n : 79) AN-NAZIATE

Sens du T.L.F. Sens contextuel Dissimilitudes de


sens
1. Perspective polythéiste. Le terme dieu est Polythéisme
dieu= n. masculin, féminin spécifique à Homme doué de
déesse être appartenant au monde Dieu et facultés
supérieur ou inferieur doué de qualité l’attribuer à un différentes. [TLF]
de transcendance qui le font coexister autre que Dieu Monothéisme
avec des êtres de même rang et doté est de la Unique
d’attributs notamment mécréance. Le Glorieux, le
anthropomorphes Nom propre qui Puissant, le
Exemple : Zeus (dieu du ciel) désigne l’Etre Créateur de toute
Poséidon (dieu des mers) glorifié, qui l’existence du
dieux de la mythologie gréco-romaine. mérite l’extrême néant.
2. Dans les croyances primitives : force limite de la Seul signe
impersonnelle extérieure et supérieure soumission. d’obéissance.
à l’homme désireux de se concilier sa Celui qui a la [CTXT]
bienveillance. divinité, la
3. Religion égyptienne, Homme puissance pour
(empereur ou pharaon) divinisé. créer c’est-à-dire
4. Dans une perspective monothéiste : faire passer du
Être suprême néant à
5. dans la tradition judéo-chrétienne : l’existence.

- 44 -
avec majuscule assimilé à un nom
propre l’Être éternel, créateur de
tout ce qu’existe et à qui les hommes
doivent un culte.
6. La divinité comme entité
philosophique.

Commentaire : Le sens du terme Dieu enregistré par le T.L.F est une lexie
polysémique qui touche à plusieurs domaines (croyance, religion,
philosophie). Il fait référence au polythéisme et au monothéisme, cependant
en contexte, ce terme est monosémique. Il renvoie à un même domaine,
celui de l’Islam. Il s’agit d’une gradation de sens dont chacun additionne un
trait nouveau Glorieux, Puissant, Créateur auquel tout le monde est soumis.
Tous ces traits renvoient à un même signifiant. Ce qui implique une
relation de partie-tout, c'est-à-dire une relation de méronymie. Finalement,
les deux définitions se convergent dans la perspective monothéiste : Être
suprême, Eternel, Créateur.

- 45 -
Tableau n : 2

Terme : le Miséricordieux

«Le jour où l’Esprit et les Anges se tiendront debout sur une rangée, ils ne
parleront pas sauf celui à qui le Miséricordieux l’aura permis et qui
prononcera une parole juste » verset 38, sourate : l’Annonce (n : 78) AN-
NABAA.

Sens du T.L.F. Sens contextuel Dissimilitudes de


sens
1. En parlant d’une personne : Celui qui a une immense Emploi pour une
qui pardonne généreusement, miséricorde pour les personne
bon clément croyants et les mécréants Emploi pour une
Emprunté au latin médiéval ici-bas et spécialement chose. [TLF]
XIs dérivé de miséricordia pour les croyants dans Emploi religieux.
2. [En parlant d’un inanimé] l’autre monde. [CTXT]
Saison plus miséricordieuse.

Commentaire : Le terme le Miséricordieux est un dérivé du nom


miséricorde formé par suffixation tout en changeant de catégorie
grammaticale, c'est-à-dire d’un adjectif à un nom par l’addition d’un mot
outil (l’article défini le). Son emploi est polysémique. En effet, il passe du
sens propre au sens figuré, ce qui donne lieu à la synecdoque qui est une
figure de style qui joue sur les relations de contiguïté, notamment sur les
relations du concret à l’abstrait où le sens du mot sera changé. Le T.L.F
n’évoque aucun emploi religieux.

Quant au sens contextuel, il est monosémique. Il renvoie à un seul


domaine, celui de la religion tout en évoquant trois traits sémiques: croyant,
mécréant, l’autre monde qui sont des signes de la croyance des musulmans.
Donc ces deux définitions se divergent et leurs intersection est l’ensemble
vide.

- 46 -
Tableau n : 3

Terme : le Tout -Puissant

«Ils ne leur reprochaient que d’avoir cru en Dieu le Tout-puissant celui


qui est digne de louanges» verset 08, sourate : Les constellations (n: 85)
EL BOUROÛDJ.

Sens du T.L.F. Sens contextuel Dissimilitudes de


sens
Puissant = adjectif L’irrésistible, Utilisation dans
1. Domaine physique : la force, la celui qui plusieurs domaines
capacité de produire de grands effets. l’emporte et n’est (physique,
2. Domaine intellectuel : puissant, jamais battu, Qui intellectuel,
esprit, puissante personnalité. possède une linguistique ;
3. Qui a une grande faculté de puissance absolue théologie). [TLF]
création (créateur, penseur). sur toute chose. Imbattable.
4. linguistique : grammaire puissante Synonyme : [CTXT]
5. L’aspect physique : fort, corpulent, omnipotent
imposant.
6. Technologie : moteur puissant.
7. Qui a le pouvoir d’imposer son
autorité ╪ impuissant
8. Théologie : qui jouit d’un crédit
suprême.
9. Par méton : pays qu’a de grands
ressources.
10. Personnes qui détiennent le
pouvoir.

- 47 -
Commentaire : Le terme le Tout–Puissant est un composé lexical à trait
d’union. Les trois lexèmes (le = mot outil, Tout = adverbe, Puissant =
adjectif) n’ont qu’une unité significative : qui se laisse deviner par ses
constituants.

Le T.L.F l’enregistre comme une lexie polysémique employée dans


plusieurs domaines (physique, intellectuel, linguistique, technologique,
théologique) où l’idée de force, de capacité, et de suprématie revient à
chaque fois. L’utilisation de ces lexèmes varie entre le concret et l’abstrait.
Une relation de contiguïté est développée (la synecdoque). Cependant, le
sens contextuel est monosémique. Il partage le trait définitoire « force »
avec celui du T.L.F.

Tableau n : 4

Terme : Celui qui est digne de louange.

« Ils ne leur reprochaient que d’avoir cru en Dieu, le Tout Puissant, celui
qui est digne de louanges.» verset 8, sourate : Les constellations (n:85)
EL BOUROÛDJ.

Sens du T.L.F. Sens contextuel Dissimilitudes de


sens
Louange : Le Très Louangé : Qualité divine.
1. Action de louer quelqu’un, en celui qui est digne Qualité d’une
particulier une divinité, mérite qui de louange. personne ordinaire.
est propre à quelqu’un à une [TLF]
divinité. Emploi avec un
2. Célébrer, dire, publier les sens favorable et
louanges d’une divinité d’un haut défavorable. [TLF]
personnage. qualité
3. Par analogie : chanter les divine.[CTXT]
- 48 -
louanges d’une personne ordinaire.
Digne :
1. [Sens favorable] digne de
louange.
2. [Sens défavorable] Un vol
plus digne de châtiment.
3. qui est en conformité avec
quelqu’un.
4. qui mérite l’estime.
5. emploi par ironie.

Commentaire : Ici l’auteure n’a pas trouvé le terme adéquat qui peut
remplacer le terme coranique, elle a eu recourt à l’explication et à
l’interprétation par un syntagme tout entier composé d’un pronom
démonstratif Celui, un pronom relatif qui, un verbe d’état est en attribuant
un adjectif qualificatif digne avec un complément d’adjectif de louange.
C'est-à-dire elle a procédé par la définition métalinguistique, car en effet
« la structure de la définition dépend de la catégorie grammaticale du
lexème. »51

Le T.L.F enregistre des lexies polysémiques où l’action de louer est un trait


définitoire que ce soit pour une divinité ou une personne ordinaire et le
qualifiant digne est employé dans un sens appréciatif et dépréciatif.

Par contre, le sens contextuel est monosémique où le nom d’action louange


est exclusivement divin avec un seul trait définitoire positif.

51
Rossi, op.cit. p.77.

- 49 -
Tableau n : 5

Terme : Celui qui pardonne

« Il est celui qui pardonne. Celui qui aime les hommes. Il est le Maître
glorieux du Trône » verset 14, 15. Sourate : Les constellations (n :85)
EL BOUROÛDJ.

Sens du T.L.F. Sens contextuel Dissimilitudes de


sens
Verbe transitif Le Tout- Emploi transitif et
1. Pardonner quelque chose à Pardonnant qui pronominal,
quelqu’un [sujet, désigne ne pardonne politesse. [TLF]
personne]. beaucoup. Sens biblique.
Pardonner une faute, n’en gardant [TLF]
aucun ressentiment. Sujet animé/non
2. Pardonner nos offenses. animé. [TLF]
3. Dieu lui pardonne. Emploi
4. Sens biblique : pardonner les exclusivement
péchés (J. Christ). divin. [CTXT]
5. Formule de politesse.
6. Fig : sujet [animé].
7. emploi pronominal sens passif

Commentaire : Syntagme formé de trois lexèmes : Celui un pronom


démonstratif servant à remplacer un nom mentionné avant dans le discours,
suivi d’un pronom relatif et d’un verbe d’action donne la signification du
pardonnant. Le T.L.F enregistre un emploi polysémique du verbe
pardonner avec des traits définitoires variantes entre sujet animé et non
animé, emploi transitif, passif et biblique. Par contre le sens contextuel est

- 50 -
monosémique. Il a un emploi, spécifiquement divin, Dieu lui seul qui
pardonne.

Tableau n : 6

Terme : Celui qui aime les hommes

«Il est celui qui pardonne. Celui qui aime les hommes.» verset 14,
sourate : Les constellations (n : 85) EL BOUROÛDJ.

Sens du T.L.F. Sens contextuel Dissimilitudes


de sens
Aimer = Verbe transitif [le sujet Le Bien Aimant, le Sujet [être +
désigne généralement une personne Bien Aimé. Celui qui animé]. [TLF]
ou un être animé] aime Ses serviteurs Qualité affective.
1. Eprouver une forte attirance dévoué, et qui est aimé [TLF]
pour quelqu’un ou quelque chose, par Ses serviteurs Qualité
l’accent est mis sur le lien dévoués. intensive. [TLF]
affectif/amour Son amour pour Ses Lien affectif et
2. Aimer bien (intensité, qualité) serviteurs est sa réciproque entre
entièrement, éperdument, volonté de Miséricorde Dieu et Ses
exclusivement, extrêmement, et d’éloges. Puisque sa serviteurs.
faiblement, fortement, grandement. signification est liée [CTXT]
3. Par analogie, l’objet désigne un aux attributs de
être spirituel ou un être envisagé volonté et de parole
comme tel] aimer Dieu (l’attribut avec lequel
4. Substantif abstrait +de aimer il ordonne et interdit et
exemple : manière d’aimer parle à Med et Moïse
Quasi-synonymes (ordre paix sur eux. Ce n’est
décroissant) ni un son, ni une lettre
a/ aimer/ estimer, chérir ou une langue.

- 51 -
/Adorer
/admirer
b/ autres association
aimer/ comprendre
/combattre pour
/cultiver
/désirer

Commentaire : Le terme aimer enregistré par le T.L.F. est polysémique. Il


présente une pluralité d’acceptions, c'est-à-dire un signifiant pour plusieurs
signifiés, selon un ordre décroissant où ses quasi-synonymes sont reliés par
un rapport de gradation. En plus « à la question qu’est ce qu’un X ? » Alise
Lehmann, chapitre 3, p.38, répond en utilisant la définition par inclusion
(déjà expliquée dans le chapitre 2 par la paraphrase Celui qui aime les
hommes sans préciser ou qualifier ces derniers (les hommes).

Par contre le sens contextuel montre un sens monosémique qui est le Bien
Aimant, le Bien Aimé avec une relation d’amour réciproque entre le Dieu
et Ses serviteurs, autrement dit le sens d’aimer est restreint pour les
hommes croyants seulement.

- 52 -
Tableau n : 7 Terme : Le Maître glorieux

« Il est le Maître glorieux du Trône. » verset 15, sourate : 85 Les


constellations ( El Bouroûdj).

Sens du T.L.F Sens Dissimilitudes


contextuel de sens
Maître : Doté d’un Le sens maître
1. Celui qui a quelqu'un à son service pouvoir employé avec
(le maitre et l’esclave ; les parfait, de un sens de
domestiques) Haute pouvoir et
2. La Bible Math deux maîtres dignité, de autorité des
évoqués Dieu et Mammon compassion, différentes
3. Sens figuré= celui auquel une femme de domaines :
est asservie moralement, sentiment ou Générosité droit, militaire,
socialement. et de l’art,
4. Celui/ celle qui exerce un pouvoir Douceur. l’enseignement,
(souverain). juridiction,
5. Le (divin) Maître Jésus-Christ sport). [TLF]
6. Celui/ celle qui a la prééminence Sens biblique :
dans un domaine dans un lieu Jésus et
(autorité). Mammon.
7. Celui qui dirige la maison. [TLF]
8. Avoir l’avantage, la supériorité Le sens de
9. Possesseur d’un animal domestique glorieux oscille
10. Droit= biens sans maitre entre la
(abandonnés) célébrité,
11. Militaire= un lieu, une position. l’honneur, la
12. Domaine d’actualité artistiques et fierté, l’orgueil
des sports et l’éclat

- 53 -
13. Marine= directeur La vanité.
14. Domain d’enseignement [TLF]
15. Conseiller, inspection juridiction
Emploi
glorieux :
1. Correspond à gloire : action, péjoratif.
événement qui procure la gloire. (orgueil). [TLF]
2. Personne ou groupe de personne qui
Sens de la
est couvert de gloire, synonyme :
célèbre, fameux. perfection et la
3. Qui procure une satisfaction haute dignité.
d’amour propre, qui est digne de
[CTXT]
considération synonyme : estimable,
honorable, méritoire.
4. En parlant d’une personne, par
métonymie, de son comportement,
suivi éventuellement d’un substantif ou
d’un infinitif. Qui éprouve une légitime
satisfaction d’amour propre, qui tire
fierté de quelque chose, de quelqu’un,
synonyme content fier.
5. Par ext péjo qui est plein de
suffisance, qui tire vanité de quelque
chose, synonyme imbu, infatué (de),
orgueilleux, prétentieux, suffisant,
vaniteux.
6. En parlant d’un inanimé abstrait qui
est plein d’éclat.
7. En Parlant d’une réalité concrète, qui
est d’une beauté éclatante, synonyme :
éclatant, magnifique, splendide.

Commentaire : Le terme Le Maître glorieux est formé par composition


c'est-à-dire la juxtaposition de trois lexèmes : un mot outil (article défini) et
deux mots pleins (nom+adjectif) qui réfèrent par eux-mêmes et leur sens se

- 54 -
laisse deviner par celui de ses constituants grâce à leur emploi autonome,
autrement dit du lexème Maître et du lexème glorieux.

Selon le T.L.F., le sens de ce lexème est polysémique. Il correspond à 15 et


7 vocables qui l’actualisent en discours. Le lexème Maître a un sens de
pouvoir et d’autorité dans des différents domaines, ainsi qu’un sens
religieux biblique.

Glorieux aussi est une lexie polysémique, ses sept sens lexicalisés donnent
à ce terme des significations différentes variant entre l’abstrait et le concret,
le mélioratif et le péjoratif et ayant plusieurs traits animé/inanimé,
humain/non humain.

Quant, au sens contextuel, il est monosémique. Ce terme renvoie à un


même signifié doté que de traits appréciatifs, celui du pouvoir et de la
perfection : deux qualités qui renvoient à Dieu. Ces deux définitions ne se
rencontrent qu’autour des deux traits pouvoir et autorité.

Tableau n : 8

Terme : Le Très-Haut

« Glorifie le Nom de ton Seigneur, le Très -Haut » verset 1, sourate: Le


Très- Haut (n: 87) EL A'LA

Sens du T.L.F. Sens contextuel Dissimilitudes


de sens
Haut : subst. masc. Le Sublime, l’élevé Présence de
1. Dimension verticale qui n’a rien de l’idée de
déterminée de la base au commun avec ses hauteur. [TLF]
sommet, synonyme : altitude, créatures, pur de emploi en
hauteur, élévation. tout attribut de la psychologie et
2. Position déterminée sur la création. en géographie.

- 55 -
verticale. [TLF]
3. Au fig : d’une autorité emploi avec un
supérieure (ordre qui vient de sens figuré
haut). (autorité).
4. ce qui est élevé (moralement, [TLF]
socialement, intellectuellement, présence de
etc.) l’idée de
5. Partie supérieure d’une chose hauteur plus
ou d’un être (corps ou partie du caractères
corps). divins.
6. terrain élevé, étages supérieurs [CTXT]
de la montagne, synonyme :
élévation, éminence, hauteur
(domaine de géographie).

Commentaire : Le Très-Haut est un terme composé, formé par la


juxtaposition de trois lexèmes (article défini, adverbe d’intensité marquant
le superlatif absolu et un adjectif) séparé par un trait d’union ayant un rôle
de liaison, permettant d’en former un seul mot et dont le sens se laisse
deviner par ses constituants (combinatoire sémantique). Il a plusieurs
emplois dans de différents domaines (la géographie, la psychologie et
l’anthropologie) où tous ses sens sont construits autour de l’idée de hauteur
et d'élévation, sans évoquer le thème de religion malgré son emploi avec un
sens figuré (déjà expliqué dans le premier chapitre).

Or, le sens contextuel est monosémique. Son intersection avec le T.L.F.


donne le sème élevé où ce terme a été formé par le passage du sens propre
au sens figuré en utilisant la métaphore (une figure de style fondée sur la
ressemblance et la similitude).

- 56 -
Tableau n : 9

Terme : Le Pécheur repentant

« Célèbre les louanges de ton Seigneur et demande lui pardon, Il est, en


vérité celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant » verset 3,
sourate : Le secours (n : 110) El-NASSR

Sens du T.L.F Sens contextuel Dissimilitudes de


sens
Pécheur. Nom Celui qui ne cesse de Emploi religieux et
1. Religion : (dans les revenir, d’accueillir non religieux.
religions monothéistes, en le repentir de ses [TLF]
particulier, dans la tradition adorateurs. Il accepte Emploi religieux
judéo-chrétienne) Personne le repentir sincère de +accord du pardon
qui commet ou a commis Ses créatures et leur de Dieu. [CTXT]
un ou plusieurs péchés qui accorde son pardon.
est en état de péché. Ant :
saint, pardonné, repentant,
repenti.
2. L’homme en tant que
créature déchue par
euphémisme littérature,
personne qui commet le
péché de luxure.
Repentant. P.présent, adj,
subst.
1. Religion : personne qui
se repent, qui reconnait ses
péchés. Synonyme :

- 57 -
contrit.
2. Par extension (personne)
qui se repent d’une faute,
d’une faiblesse, d’une
erreur et qui souhaite se
racheter. Synonyme :
contrit.

Commentaire : Le terme Pécheur repentant est formé par le procédé de


composition d’un nom masculin et d’un adjectif verbal juxtaposés l’un
après l’autre sans trait d’union.

Le T.L.F enregistre un emploi religieux notamment les religions


monothéistes. Les deux lexèmes font partie du même champ lexical de
péché. Leur sens est élargi et s’applique à plusieurs types de péchés :
erreur, faute, c'est-à-dire commettre des péchés même hors contexte
religieux. Tandis que le sens contextuel est monosémique avec un seul sens
religieux qui est celui de Dieu seul qui pardonne et accepte sans cesse le
repentir de ses adorateurs après avoir commis un péché.

- 58 -
Tableau n : 10

Terme : L’Impénétrable

Dis : « Lui, Dieu est Un ! Dieu ! L’Impénétrable.» verset 1et 2, sourate :


Le Culte pur (n : 112) As-Samad ou EL IKHLAS

Sens du T.L.F. Sens contextuel Dissimilitudes de


sens
1. En parlant d’un objet ou Le maître absolu, le Présence du trait
d’un lieu dans lequel ou au soutien universel, on concret. [TLF]
travers duquel on ne peut pas place en lui sa confiance, Sens propre, sens
pénétrer. et on revient à lui dans figuré. [TLF]
2. Physique : En parlant de la nos besoins. Qualité divine.
matière qui a la propriété de Le seul à être imploré [CTXT]
l’impénétrabilité (molécule). pour ce que nous
3. psycho : fig : personne qui désirons.
ne se laisse pas percer à jour.
4. En parlant d’une chose
abstraite, l’âme, desseins

Commentaire : L’Impénétrable est un terme dérivé, formé par l’adjonction


des affixes à la base verbale (le préfixe im qui est un préfixe de négation et
le suffixe able qui sert à former des adjectifs.) Sa constitution donne un
dérivé analysable résultant de sa forme et de sa sémantique qui veut dire
qui ne peut pas être pénétré.

Le dictionnaire enregistre de différents emplois dans le domaine physique,


psychologique dont le sens varie entre le propre et le figuré et son sujet est
tantôt concret, tantôt abstrait tandis que le contexte marque les qualités de
l’absolu, de l’universel, de l’imploration sans être un mot polysémique car
- 59 -
en effet toutes ces qualités convergent vers le trait définitoire de divin et
d’unicité.

Tableau n: 11

Terme : Le Très-Généreux

« Lis au Nom de ton Seigneur qui a créé ! Il a créé l’homme d’un caillot
de sang. Lis ! car ton Seigneur est le Très-Généreux » verset 3, sourate :
Le caillot de sang (n: 96) EL 'ALAK

Sens du T.L.F Sens Dissimilitudes de


contextuel sens
Généreux-généreuse adjectif et Le Noble Emploi humain et
substantif. Généreux pur non humain.
1. En parlant d’une personne ou de son de toute [TLF]
comportement, qui est de race noble, qui objection. Noblesse, honneur.
a le sens de l’honneur. Synonyme : [TLF]
vaillant, courageux. Antonymes :
2. En parlant d’un animal par analogie égoïste, avar.
qui est racé ou qui a fière allure. [TLF]
Synonyme : ardent, ardi. Autre emploi
3. Qui a un grand cœur, qui manifeste agriculture. [TLF]
des sentiments élevés de dévouement, Qui ne peut être
d’oubli de soi. Synonyme : désintéressé. sujet à une
Antonyme : égoïste. quelconque
4. Par métonymie : qui marque la objection.
générosité, qui donne du sien volontiers. [CTXT]
Antonyme : avare.
5. Locution verbale : faire le généreux
faire le grand seigneur.
6. Sol généreux fertile.

- 60 -
Commentaire : Le Très-Généreux est un terme composé de trois
lexèmes : l’article défini le, l’adverbe très marquant le superlatif absolu et
l’adjectif généreux. Les deux premiers lexèmes sont séparés, par un trait
d’union, du troisième. Ils forment un seul mot dont ses constituants laissent
deviner le sens. Le T.L.F. enregistre des emplois divers que ce soit pour des
personnes ou pour des animaux, pour des objets. C’est une lexie
polysémique construite par opposition à l’égoïsme et à l’avarice et par
synonymie au courage et à la noblesse bien sûr sans évoquer l’emploi
religieux. Cependant, le sens contextuel est consacré à la divinité sans
aucune objection. Il est formé par métonymie qui manifeste un rapport de
contiguïté.

2. Thème des Interdictions

Tableau n : 12

Terme : fraudeurs

« Malheur aux fraudeurs ! » verset1, sourate : Les Fraudeurs (n : 82)


ELMOTAFIFINE

Sens du T.L.F Sens contextuel Dissimilitudes


de sens
1. tromper autrui tricheur Les gens qui faussaient la -Personne qui
2. se livrer à des actes balance et la mesure triche et trompe
malhonnêtes en ne respectant Un comportement avide,
-chose illégale
pas les règlements dérivé de égoïste, injuste
frauder + suff eur Les injustices envers [TLF]
3. en parlant d’une chose qui notre prochain, un péché Tricherie +Péché
ne se conforme pas aux règles lourd en conséquence
[CTXT]
en vigueur

- 61 -
Commentaire : L’unité lexicale fraudeurs est formée par dérivation à base
verbale, par le suffixe eur : une particule servant à former les noms d’agent.
C’est une lexie à deux traits sémiques +humain et- humain. Le TLF
enregistre deux lexèmes faisant partie du champ lexical de la tricherie. Par
contre, le contexte lui attribue un seul emploi, dans un domaine bien
déterminé, avec plusieurs traits définitoires +humain, +mauvaise action,
péché sans être un polysèmes. Alors ses deux définitions se convergent
vers le trait définitoire transgression de la règle sauf que pour le contexte
c’est une règle divine et Dieu châtie les gens qui faussaient la balance et la
mesure.

Tableau n : 13

Terme : calomniateur acerbe

« Malheur au calomniateur acerbe » verset1, sourate : Le calomniateur


(n :104) ELHOUMAZA

Sens du T.L.F Sens contextuel Dissimilitudes de


sens
1. Se dit principalement des fruits Le calomniateur - Fruits de goût
lorsque ils sont âpres au goût (le goût diffamateur qui amer, acide
des fruits encore verts) méprise les gens, astringent [TLF]
2. Un vin âpre au goût (agace les les dévalorise -sensation
dents) désagréable [TLF]
3. Fruits sauvages moins sucrés et - méchanceté,
plus acides moquerie,
4. Par extension et analogie = agressivité
production d’autres sensation trop le mépris [CTXT]

- 62 -
intense et par là désagréable à la vue
(exp : architecture monastique,
vêtements, couleurs), à l’ouïe (exp :
sonorité)
5. Fig.= désagréable, plein d’une
âpreté mordante mais genre aliment
passagère
6. en parlant des pers : rare avec
moqueur, blessant, méchant, agressif
calomniateur /……celui qui
calomnie= trompeur cité dans la
bible

Commentaire : Le terme calomniateur acerbe est une lexie composée de


deux lexèmes juxtaposés l’un après l’autre (un nom d’agent formé par
dérivation et un adjectif qualificatif).Ses sens enregistrés par le T.L.F. sont
multiples. C’est une lexie polysémiques exprimant de différentes qualités
sensorielles (le goût, la vue, l’ouïe) et un emploi au sens figuré cependant
tous ses sèmes convergent vers le qualifiant désagréable. Le sens
dictionnairique donne aussi un sens biblique qui signifie trompeur. En
revanche, le sens contextuel est monosémique. Il exprime un acte de mépris
et de dévalorisation d’autrui. Une relation d’analogie et de ressemblance est
établie entre les deux définitions pour exprimer une mauvaise action.

- 63 -
Tableau n : 14

Terme : celles qui soufflent sur les nœuds.

« Contre le mal de celles qui soufflent sur les nœuds » verset4, sourate :
L’aurore (n : 113) ELFALAK

Sens du T.L.F Sens contextuel Dissimilitudes de


sens
1. souffler pour faire déplacer, Contre le mal des -Emploi de souffler
enlever, faire voler sorcières. dans plusieurs
2. loc fig fam (souffle- moi dans Les sorciers qui domaines :
l’oeil (étonnement) accrochent des fils sorcellerie
3 .activer la combustion et soufflent dessus, Verrerie, techn, alch,
fig augmenter syn exciter sur chaque nœud, la chasse
4. attenuer la chaleur jusqu’à ce qu’ils mettallurgie , mar
5. chasse : un chien de chasse obtiennent ce qui -Traits +humain, +
6. par allus aux Ecritures sujet est voulu par cette animal
l’Esprit ou Dieu, Jésus sorcellerie. -emploi comme des
7. coutumes, magies, sorcelleries expressions figées
8. verrerie, technologie, alchimie [TLF]
(souffler le verre, souffler à la Nœud
forge, chercher la pierre -emploi dans
philosophale à l’aide de creuset plusieurs
Nœud domaines :mar,
1. Nœud fatal corde destinée à techno,med, chir,
étrangler. astr,inform, ling,etc
2. spécialement mar, technol (nœud TLF
de marin) Emploi dans le
3. unité de vitesse domaine de la

- 64 -
4. ornement sorcellerie [CTXT]
5. med, chir, nœud chirurgical
6. astronomie, communication,
informatique,ling,math ,litt

Commentaire : Celles qui soufflent dans les nœuds est un syntagme


composé de 6 lexèmes autonomes (un pronom démonstratif au féminin ,un
pronom relatif suivi d’un verbe intransitif et un complément
circonstanciel). Le T.L.F. enregistre des emplois dans de multiples
domaines ce qui engendre des lexies polysémiques. Or, le sens contextuel
est monosémique. Les deux définitions ont un emploi commun dans un
seul domaine qui est celui de la sorcellerie.

Tableau n : 15

Terme : l’envieux

« Contre le mal de l’envieux, lorsqu’il porte envie » verset 5, sourate :


L’aurore (n : 113 ) ELFALAK

Sens du T.L.F Sens contextuel Dissimilitudes de


sens
1 .qui s’afflige de la réussite, Ceci englobe Iblis et sa -Sens oscille entre
du bonheur d’autrui, jaloux descendance. Ils sont les le sens de la haine
2. qui manifeste de la haine, plus envieux envers les et de la jalousie
de la méchanceté dérivé descendants d’Adam [TLF]
d’envie - Le mal d’Iblis et
de sa descendance
[CTXT]

- 65 -
Commentaire : Le terme envieux est un dérivé formé du verbe envier par
adjonction du suffixe eux. Le T.L.F. enregistre plusieurs lexèmes
appartenant tous au champ lexical du mal sans évoquer le terme diabolique.
Pour le contexte, le terme est monosémique et il est en rapport avec le mal
d’Iblis qui veut faire toujours du mal à l’être humain. Par conséquent, le
sens contextuel est formé par holonymie une relation hiérarchique qui relie
la partie «le mal» au tout «Iblis».

Thème3 : La Rétribution (récompense et châtiment)

Tableau n : 16

Terme : La Fournaise.

« Pour celui qui aura préféré la vie de ce monde.


La Fournaise sera un refuge.» verset39, sourate : Ceux qui
arrachent :(n : 79) AN-NAZIATE
Sens du T.L.F Sens contextuel Dissimilitudes de
sens
1. grand four où brûle un feu Synonyme de l’Enfer, -Le feu du four ,du
très fort lieu abominable où sont foyer - feu de
Région (canada)= chaudière envoyés les mécréants qui Jésus[TLF]
par métaphore= brûler dans la sont morts sans attester -lieu sur terre de
fournaise l’existence et l’unicité de chaleur.
Dieu et où leur nourriture Emploi dans le
2. foyer d’un fourneau sera de l’arbre de domaine du milit
3. par métonymie zakkoum et de l’eau -Lieu de l’Au-delà
a/ grande chaleur qui se bouillante et surchauffée. [CTXT]
dégage de la fournaise
b/feu violent
c/ En partic: feu de
l’enfer(Jésus
4. Par analogie et métaph
Lieu surchauffé, grande
chaleur

- 66 -
5. p métaph + au fig
En parlant d’une activité
humaine dans le domaine
militaire = champ de bataille

Commentaire : Le T.L.F. enregistre un emploi polysémique pour la lexie


Fournaise, mais formé de sèmes qui font partie de la même notion du feu.
Ses lexèmes sont des hyponymes de l’hyperonyme feu. En plus, il s’agit
aussi d’une gradation de sens dont chaque hyponyme a un degré de chaleur
spécifique. En outre, le TLF approprie ce feu à Jésus tandis que le contexte
donne un sens unique qui est un lieu de l’Au-delà. Ce terme est aussi
formé par synonymie de l’Enfer avec une certaine nuance de sens. Dieu
seul en rétribue les mécréants.

Tableau n : 17

Terme : le Paradis.

« Quant à celui qui aura redouté de comparaitre devant son seigneur et qui
aura préservé son âme des passions le Paradis sera son refuge.» verset40,
41, sourate : Ceux qui arrachent :(n : 79) AN-NAZIATE

Sens du T.L.F Sens contextuel Dissimilitudes de


sens
1. antiquité : verger, parc, jardin Demeure éternelle -Endroit rêvé
arrosé et planté d’arbre (bible) de la paix, de la [TLF]
2. jardin merveilleux que dieux félicité et de la joie -botanique,
donna comme séjour à Adam et Êve par Allâh pour ses ornithologie [TLF]
au moment de leur création croyants. -bonne récompense
Syn=Eden divine [CTXT]

- 67 -
Par analogie= Lieu très agréable, ce
qui constitue sur terre un paradis
3. Par anal et par métaph
a/ Lieu enchanteur par sa beauté, sa
douceur de vivre
b/Endroit rêvé pour les plaisirs qu’il
peut offrir, lieu idéal, pour
quelqu’un ou quelque chose
4. Religion=
a/Région suprême, lieu de séjour, où
les âmes se retrouvent après la mort
*/paradis de Mohamed, du prophète,
d’Allah : Lieu de délices promis aux
musulmans après leur mort en
récompense de leurs mérites et où ils
joueront de tous les plaisirs des sens
*/paradis orphique : Le paradis
orphique promis aux initiés, était
une région bien heureuse du monde
souterrain, prairie émaillée de fleurs
où abondent les arbres chargés de
fruits
b/Chist= Lieu de séjour où les âmes
des justes jouissent de la béatitude
éternelle.

Commentaire : Le T.L.F. fait une définition polysémique du terme de


Paradis. Il le rattache à plusieurs domaines différents. Ainsi, au sein d’un

- 68 -
même domaine, l’on trouve une composante de plusieurs sèmes. Quant au
contexte, c’est un terme monosémique avec des traits sémiques de l’Au-
delà et de la récompense divine. Les deux définitions partagent plusieurs
traits définitoires : éternité, joie, délice.

Tableau n : 18

Terme : Cachet de musc

« On leur donnera à boire un vin rare, cacheté par un cachet de musc.»


verset25 sourate : les fraudeurs (n :83)

Sens du T.L.F Sens contextuel Dissimilitudes de


sens
1. Chim : musc artif nom générique Boisson blanche Produit chimique
des produits à odeur de musc comme l’argent. et nom de l’animal
obtenus par nitration du toluène ou
Vin du Paradis [TLF]
du xylène
2. syn de porte musc cervidé qui pour terminer leur Un type de vin
habite les pentes les plus rapide et boisson. du paradis [CTXT]
les plus sauvages des hauts sommets
de l’Asie empr du persan.
Cachet
1. vêtement, objet
2. avoir du cachet :avoir du chic
3. administration : petit objet de
métal pour fermer une lettre.
4. par métaphore :empreinte
5. par ext :tampon, timbre
6. par méton :pastille de cire.
7. par analo : cachet d’aspirine.

- 69 -
Commentaire : Le terme cachet de musc est une unité lexicale composée
par la juxtaposition d’un nom et d’un complément de nom. Ce dernier
lexème est un emprunt de l’arabe via la Perse. Le T.L.F. l’enregistre en tant
que lexie polysémique dont aucun trait sémantique ne coïncide avec celui
du contexte. C’est un terme calqué, c’est-à-dire traduit littéralement de la
langue arabe sans qu’il y ait une parité sémantique, car le sens contextuel
est monosémique et ce terme désigne un vin du Paradis donné par Allâh en
rétribution pour les croyants à la fin de leur boisson.

Tableau n : 19

Terme : la Houtama.

« Il pense que ses richesses le rendront immortel !

Non !Il sera précipité dans la Houtama

Non !, Il sera précipité dans la Houtama.» verset3,4, sourate : Le


calomniateur :(n :104) ELHOUMAZA

Sens du T.L.F Sens contextuel Dissimilitudes de


sens
Ce terme ne figure pas dans La Géhenne (la Pas de sens
le dictionnaire. destructrice) Elle est [TLF]
appelée ainsi parce qu’elle Nom de l’Enfer
détruit ce dont elle contient, [CTXT]
≪Le Feu attisé de Dieu qui
monte jusqu’ aux cœurs
les encerclent de partout en
colonnes (de flammes)
étendues

- 70 -
Commentaire : Le terme Houtama ne figure pas dans le dictionnaire, ce
qui implique que ce vocable soit un emprunt non encore attesté. Il est aussi
appelé xénisme, déjà expliqué dans le chapitre 2. Cette unité lexicale
désigne une réalité propre à la culture musulmane et son emploi est
monosémique. Elle est formée par synonymie à l’Enfer mais avec un trait
définitoire de destruction.

Tableau n : 20

Terme : JARDIN d’EDEN

«Ils auront pour récompense, auprès de leur Seigneur, les Jardins d’Eden
où coulent les ruisseaux, Ils y demeureront, pour toujours,
immortels.»verset8, sourate : La Preuve décisive (n :98) AL-
BAYYINAH

Sens du T.L.F Sens contextuel Dissimilitudes de


sens
1. éden avec art déf jardin sur terre Demeure Paradis sur terre
.sens biblique : la première demeure éternelle Paradis [TLF]
du premier couple humain. sous lequel Paradis de l’Au-
2. avec l’article ind ou au pluriel : lieu coulent les delà récompense
des délices rivières divine [CTXT]
3. quasi syn : paradis anton enfer Lieux
4. jardin d’éden : paradis sur terre. spécialement
Jardin aménagé pour les
1. Terrain clos planté de végétaux croyants, meilleur
utiles lieu de séjour, à
2. Jardin publique : espace d’une proximité de

- 71 -
certaine importance ménagé en ville. Dieu.
3. Jardin botanique
4. Par analogie jardin zoologique
5. Jardin d’enfant : établissement
privé

Commentaire : ce terme est un emprunt. La langue française l’a emprunté


à la langue arabe. Le T.L.F. le définit comme paradis terrestre avec un trait
biblique. Son signifié renvoie à la demeure d’Adam et Êve. Cependant son
sens textuel est lié aux récompenses de Dieu avec un trait définitoire divin.
Un lieu proche de Dieu, tout à fait différent du paradis terrestre .Il est
réservé seulement pour les croyants. Les deux définitions partagent les
mêmes traits de beauté et de délices mais le trait divin disjoint entre elles.

Après avoir analysé ces 20 termes coraniques en langue française, nous


avons constaté que leur création est faite sur des procédés bien déterminés
que ce soit dans le domaine du lexique ou de la sémantique. La
composition et la dérivation sont les deux grands modes de création de ces
lexèmes. Parfois, l’équivalent du terme de la langue arabe est difficile à
trouver, la traductrice recourt à la définition par inclusion, par intersection
et au repérage des relations entre les termes préalablement extraits comme
la synonymie, l’hyponymie et la méronymie.

La plupart des lexies prises isolément sont polysémiques. Une fois,


actualisées dans le discours, elles deviennent monosémiques c’est-à-dire
des lexèmes à un sens univoque. Cependant, parfois l’auteure heurte à des
termes dont la signification reste vague et douteuse, elle trouve la solution
dans l’emprunt et le xénisme.

- 72 -
CONCLUSION GENERALE

- 73 -
Toute langue est constituée d’un ensemble de mots (le lexique) et de
règles permettant leur combinaison (la grammaire). La maîtrise de ces deux
ensembles permet et facilite l’utilisation spontanée de n’importe quelle
langue. Dans les différents types de langue, le lexique tient un rôle central
en linguistique, et les relations lexico-sémantiques ne sont pas prises en
charge de la même manière. C’est pourquoi nous avons procédé à l’étude
terminologique des termes coraniques en langue française, interprétés par
l’islamologue D. Masson. Le Coran a toujours été un sujet à plusieurs
interprétations, tout changement dans le texte coranique impliquerait un
changement de caractère religieux. Alors, quel sens doit-on choisir ?
Comment opter pour un sens particulier et laisser tomber les autres ? Ces
deux questions ont été notre objet de recherche, elle ont constitué le noyau
de notre problématique à laquelle nous avons essayé de répondre.

D’abord, après la sélection des 20 termes coraniques et leur classement


dans des fiches thématiques, dans des tableaux à 3 colonnes (sens du T.L.F,
sens contextuel, dissimilitudes de sens), et en faisant une analyse
descriptive, explicative et comparative, nous avons remarqué que les mots
sont généralement polysémiques et que seul le contexte permet de lever les
ambiguïtés et donner le sens. En effet, « le sens d’un terme peut et doit être
extrait de la somme de ses emplois, et de là seulement, sans recourir à des
définitions extrinsèques au corpus » (Mounin G., cité par AYAD A., Op.
Cit., p.25). Ensuite, la construction de ces unités terminologiques est faite
principalement par des syntagmes formés de noms et d’adjectifs, dérivés
et/ou composés.

Parfois, l’auteure opte et choisit le terme par le type de relation


sémantique : la synonymie, l’antonymie, l’hyponymie, la méronymie et

- 74 -
l’holonymie…c’est-à-dire des relations de ressemblance, d’analogie,
d’inclusion et de contiguïté.

Une autre remarque que nous ajoutons réside dans le fait que le sens des
termes relevés fluctue au gré des emplois: certains vont connaître des
extensions ou élargissements, d’autres vont perdre de sens ou restriction,
d’autres encore vont subir des changements (glissement). Toutes ces
fluctuations étaient dues au problème de la polysémie.

Ajoutons encore que le choix des signifiés les plus pertinents n’aura lieu
que si nous connaissons et nous maîtrisons la langue émise, car la richesse
de la langue arabe, en synonymes, en figures de style et de rhétorique sont
un inhibiteur pour la langue française et « tout ce qui concerne la vie
sociale, la vie intellectuelle est sujet à l’emprunt. Les termes de civilisation
sont fournis en grande partie par de grandes langues de culture qui servent
à de vastes domaines et qui souvent ne sont pas de la même famille que les
langues auxquelles elles fournissent des mots. » (Meillet A, 2008: 30).

Par conséquent l’auteure se crée une nécessité d’emprunter où


l’emprunt est un élément fondamental de la dynamique des langues qui se
développe sur un axe à la fois temporel et spatial. Et en outre, la
détermination de la signification dans le système de la langue emprunteuse
a fait recourir l’auteure au xénisme qui est lui-même un emprunt en cours
de formation ou bien à la reproduction mot à mot d’une expression appelée
aussi le calque.

Pour résumer, « la signification d’un mot n’est rien d’autre que


l’ensemble des usages » Pour qu’il y ait une bonne interprétation, il faut
absolument qu’il y ait une équation au niveau du fond et de l’idée. Il faut
prendre en considération les divergences et les différences issues des
caractéristiques propres à chacune des deux langues car chacune d’elles a

- 75 -
son propre génie et sa propre logique. « Le sens d’un mot est donc
complexe, il renvoie à la situation, au contexte, à la référence, au sujet, au
système de la langue. » (Baylon C., Fabre P., 1978: 125).

Du début jusqu’à la fin, le recours au corpus et au T.L.F. était nécessaire


et pour trancher, il faut revenir à l’exégèse du Coran, notamment aux
circonstances de la révélation, car un discours (écrit ou oral) n’est
compréhensible que dans la mesure où la même culture est partagée.

Définitivement, nous espérons qu’à travers cette recherche, nous avons


pu apporter une contribution, aussi minime soit-elle, à l’Islam. Que notre
corpus serait exploité par d’autres chercheurs, selon d’autres perspectives
de recherches plus poussées et plus complètes telles que la linguistique
énonciative et l’insertion effective dans la langue française des termes
islamiques qui sont encore des xénismes.

- 76 -
LISTE BIBLIOGRAPHIQUE

1.Ouvrages

1- Abdennabi LACHKAR, Approche linguistique du texte coranique,


in la langue, la linguistique et le texte religieux, Ed. L’Harmattan,
Paris, 2008, p. 197, p. 199
2- Alain BENTOLILA, Guides Le Robert et Nathan Vocabulaire, Ed.
Nathan, 2008, p.132, p.133
3- Alain POLGUERE, Lexicologie et sémantique lexicale, Ed.la Presse
de l’Université de Montréal, Québec, 2013, p.19
4- Alise LEHMMANN, Françoise MARTIN-BERTHET, Introduction
à la lexicologie, Ed. Armand Colin, 3e édition, Avant propos, Paris,
2010, p.14.
5- André Goosse, Le bon usage, 13ème édition, chapitre 5, Ed. De
Boeck, Italie, 2006, p.7
6- André MARTINET, Éléments de linguistique générale, Ed. Armand
Colin, 1980, p.20.
7- Antoine MEILLET, Les langues du monde, introduction, p. 7, cité in
les mots des uns et les mots des autres de CHERIGUAN F., Ed.
Casbah, Alger, 2008, p. 30
8- ARISTOTE, Les Topiques (1,18) cité par POLGUERE .A dans
Lexicologie et sémantique lexicale, PUM Partie3, p.45.
9- Catherine KERBRAT ORECCHIONI, l’énonciation, Ed. Armand
Colin, Paris, 1991, cité par Rossi in Psychologie de la
compréhension du langage, p.79
10- Christian BAYLON, PAUL FABRE, Initiation à la linguistique,
Ed. Mehdi, Tizi-Ouzou, 1990, p.125
11- Christian BAYLON, Paul Fabre, La sémantique, avec des travaux
pratiques d’application et leurs corrigés, Nathan, Paris, 1978, p. 10,

- 77 -
cité par Abderrahmane AYAD, La terminologie islamique dans la
langue française, éd., science et pratique, Béjaia, 2017, p. 7.
12- Christian BAYLON, Xavier MIGNOT, Initiation à la sémantique
du langage, Ed A.COLIN, 2007, p. 152.
13- Ferdinand De SAUSSURE, CLG, 1ère partie, chapitre 1, Ed.
Talantikit, Bejaïa, 2002. p.101
14- Gilles SIOUFFI, Dan VAN RAEMDONCK, 100 fiches pour
comprendre la linguistique, Bréal éditions, Rosny-sous-Bois, 1999,
p. 120.George MOUNIN, Clefs pour la sémantique, Sghers, Paris,
15- Jean-Pierre ROSSI, Psychologie de la compréhension du langage,
1ère édition, Ed. De Boeck Université, Belgique, 2008, p.75.
16- Josian F. HAMER, Concepts de base de sociolinguistique de M C
Moreau, Ed. MARDAGA, 1997, p.136
17- Marie-Francoise MORTUREUX, La lexicologie entre langue et
discours, 2ème édition, Ed. Armand, Paris, 2008, Glossaire, p.208.
18- Miloud Sofiane BENALI, français, sémiologie, université de la
formation continue et école Normale Supérieure de Bouzaréat, 3ème
année LMD, Ed. ENAG, Reghaia, Algérie, 2010, P.194
19- Ouardia YERMECHE, Lexicologie-sémantique, in Université de la
formation continue et Ecole Normale Supérieure- Bouzareah,
Français 3éme année LMD, ENAG REGHAIA, 2010, p.227
20- Vincent MONTEIL, Ibn Khaldûn, Al Muquaddima, Tome 3, Ed.
SINDBAD, 1967/68, p.1244, p.1245
21- 1972, p.86 cité par AYAD A., Op. Cit., p.25

- 78 -
2. Dictionnaires

1-Franck NEVEU, Dictionnaire des sciences du langage, Ed. Armand-


Colin, Paris, 2010, p.181.
2-Jean Dubois, dict. de linguistique et des sciences du langage, Ed.
Larousse, Paris, 1973, p.415
3-Paul Robert, Dictionnaire Le Petit Robert, Paris, 1992, p.1484.

3. Sitographie

BOURMAND D., Senghor et la réinvention de la francophonie, URL :


http//www.cirn.info/revue Les temps modernes 2007page283. Revue n
(643-644) édition Gallimard.
www.cntrl.fr/définition/xénisme, consultée le 21/04/2017 à 15h10.
www.wekipidia.org/wiki/néologisme, consultée le 21/04/2017 à 23h00.
URL : www.http://atilf.fr
http:// bibliothèque-islamique-coran-sunna.over-blog.com/(exigèse du
coran pdf). Tafsir ibn-kathir

- 79 -
Résumé

Notre sujet de recherche s’inscrit dans le domaine des sciences de


langage plus précisément en lexique. Il a pour objectif l’étude de la
création des termes coraniques en langue française. Comme c’est trop
vaste pour les traiter tous nous avons réduit notre corpus à djouz’
Amma contenant 37 sourates dont 35 sourates sont du coran mecquois
et 2 sont médinoises. Or le Coran s’adresse aux Mecquois en des
termes concis car ils étaient de grands orateurs réputés par leur
éloquence

Par conséquent, Dieu les interpelle par des mots forts et concis tout
en leur montrant ses pouvoirs de Créateur, ses attributs, son unicité,
ses récompenses et ses châtiments, ses interdictions. D’ici, il nous a
semblé pertinent de choisir 3 thèmes essentiels afin d’expliquer, de
décrire, et d’analyser 20 termes répartis en thème des noms de Dieu,
thème des interdictions et thème de la Rétribution. Et pour que notre
analyse soit claire nous avons élaboré des fiches thématiques
contenant trois colonnes :la première contient le sens du T.L.F.
(dictionnaire informatisé) ,la deuxième le sens contextuel donné par l’
exégèse d’ibn kathir, la troisième contient les dissimilitudes de sens
,afin de cerner la charge de signification, voir comment D Masson, la
traductrice du Coran a-t-elle procédé et construit le sens dans ce
contexte coranique, vérifier si nos hypothèses émises sont-elle
infirmées ou confirmées et ouvrir la recherche sur d’autres
perspectives.

- 80 -
Summary

Our research topic is in the domain of language sciences more


precisely in lexicon. Its objective is to study the creation of Koranic
terms in French. As it is too vast to treat them all we have reduced our
corpus to djouz 'Amma containing 37 suras of which 35 suras are of
the Meccan quran and 2 are medinese. But the Quran addresses the
Meccans in concise terms because they were great speakers renowned
for their eloquence

Therefore, God challenges them with strong and concise words,


showing them his Creator powers, attributes, uniqueness, rewards and
punishments, and prohibitions. From here, it seemed pertinent to
choose 3 essential themes in order to describe, explain and analyze 20
terms divided into the theme of the names of God, the theme of
prohibitions and the theme of Retribution. In order to make our analysis
clear, we have developed thematic sheets containing thre columns: the
first contains the meaning of the T.L.F. (computerized dictionary), the
second the contextual meaning given by the exegesis of ibn kathir, the
third contains the dissimilarities of Sense, in order to identify the
burden of meaning, see how D Masson, the translator of the Qur'an,
proceeded to construct meaning in this Qur'anic context, to verify
whether our hypotheses are reversed or confirmed and to open research
on Other perspectives.

- 81 -
‫اﻟﻤﻠﺨﺺ‬

‫ﯾﻨﺪرج ﺑﺤﺜﻨﺎ ھﺬا ﻓ ﻲ ﻣﯿ ﺪان ﻋﻠ ﻮم اﻟﻠﺴ ﺎن وﺑﺎﻟﻀ ﺒﻂ ﻓ ﻲ اﻟ ﺪﻻﻻت‪ ،‬واﻟﮭ ﺪف ﻣﻨ ﮫ ھ ﻮ‬


‫دراﺳﺔ ﻛﯿﻔﯿﺔ إﻧﺸﺎء اﻟﺪﻻﻻت اﻟﻘﺮآﻧﯿﺔ ﻓﻲ اﻟﻠﻐﺔ اﻟﻔﺮﻧﺴﯿﺔ‪.‬‬

‫ﺑﻤﺎ أن دراﺳﺔ ھﺬه اﻟﺪﻻﻻت واﺳﻌﺔ ﺟﺪا أردﻧﺎ أن ﻧﺨﺘﺼﺮ وﻧﺤﺼﺮ ﻣﻮﺿﻮع دراﺳﺘﻨﺎ‬
‫ﻓ ﻲ ﺟ ﺰء ﻋ ﻢ اﻟﻤﺘﻜ ﻮن ﻣ ﻦ ‪ 37‬ﺳ ﻮرة ﻣﻜﯿ ﺔ وﻣﺪﻧﯿ ﺔ‪ ،‬ﻣﻌﻈﻤﮭ ﺎ ﻣ ﻦ اﻟﻘ ﺮآن اﻟﻤﻜ ﻲ اﻟ ﺬي‬
‫ﯾﺨﺘﻠﻒ ﻋﻦ اﻟﻘﺮان اﻟﻤﺪﻧﻲ ﻣﻦ ﺣﯿﺚ اﻟﺸﻜﻞ واﻟﻤﻀﻤﻮن ‪ ،‬ﻓﺎﻟﻘﺮآن اﻟﻤﻜﻲ ﺑﻜﻠﻤﺎﺗﮫ اﻟﺨﺎﺻﺔ‬
‫واﻟﻤﻤﯿﺰة ﻣﻮﺟﮫ إﻟﻰ اﻟﻤﻜﯿﯿﻦ اﻟﻤﻌﺮوﻓﯿﻦ ﺑﺒﻼﻏﺘﮭﻢ ﺣﯿﺚ ﯾﺨ ﺎطﺒﮭﻢ ﷲ ﺗﻌ ﺎﻟﻰ ﺑﻜﻠﻤ ﺎت ذات‬
‫ﻣﻌﺎﻧﻲ ﻗﻮﯾﺔ ﻟﯿﺮﯾﮭﻢ آﯾﺎﺗﮫ ﻓﻲ اﻟﻜﻮن‪ ،‬ﺻﻔﺎﺗﮫ وﺣﺪاﻧﯿﺘﮫ ووﺟﻮب اﻹﯾﻤﺎن ﺑﺎﻟﯿﻮم اﻵﺧﺮ ﻻن‬
‫ھﻨﺎك ﺟﺰاء وﻋﻘﺎب‪.‬‬

‫وﻣ ﻦ ھﻨ ﺎ‪ ،‬اﺗﻀ ﺢ ﻟﻨ ﺎ أن ﻧﺨﺘ ﺎر ﺛ ﻼث ﻣﺤ ﺎور ھﺎﻣ ﺔ اﻟﻤﺘﻤﺜﻠ ﺔ ﻓ ﻲ أﺳ ﻤﺎء ﷲ اﻟﺤﺴ ﻨﻰ‬


‫اﻟﻤﺤﺮﻣﺎت‪ ،‬اﻟﻤﻜﺎﻓﺄة( ﺣﺘﻰ ﯾﺘﺴﻨﻰ ﻟﻨﺎ دراﺳﺔ وﺗﺤﻠﯿﻞ ‪ 20‬ﻣﺼﻄﻠﺤﺎ‪.‬‬

‫وﻟﻜ ﻲ ﺗﻜ ﻮن دراﺳ ﺘﻨﺎ واﺿ ﺤﺔ‪ ،‬ﻗﻤﻨ ﺎ ﺑﻮﺿ ﻊ ﺟ ﺪاول ﺣﯿ ﺚ ﯾﺤﺘ ﻮي ﻛ ﻞ ﺟ ﺪول ﻋﻠ ﻰ ‪3‬‬
‫ﺧﺎﻧﺎت‪ ،‬ﻓﻲ اﻟﺨﺎﻧﺔ اﻷوﻟﻰ ﻧﻀ ﻊ ﻣﻌﻨ ﻰ اﻟﻤﺼ ﻄﻠﺢ ﻛﻤ ﺎ ھ ﻮ ﻣﻮﺟ ﻮد ﻓ ﻲ اﻟﻤﻨﺠ ﺪ اﻟﻔﺮﻧﺴ ﻲ‬
‫اﻟﺮﻗﻤﻲ )‪ (T.L.F.‬وﻓﻲ اﻟﺨﺎﻧﺔ اﻟﺜﺎﻧﯿ ﺔ ﻧﻀ ﻊ ﻣﻌﻨ ﻰ اﻟﻤﺼ ﻄﻠﺢ ﺣﺴ ﺐ وﺟ ﻮده ﻓ ﻲ اﻟ ﻨﺺ‬
‫اﻟﻘﺮآﻧ ﻲ ﺑﺎﻋﺘﻤﺎدﻧ ﺎ ﻋﻠ ﻰ ﺗﻔﺴ ﯿﺮ اﺑ ﻦ ﻛﺜﯿ ﺮ واﻟﺨﺎﻧ ﺔ اﻟﺜﺎﻟﺜ ﺔ ﺧﺼﺼ ﻨﺎھﺎ ﻟﺤﺼ ﺮ أوﺟ ﮫ‬
‫اﻻﺧﺘﻼف ﺑﯿﻦ اﻟﻤﻌﻨﯿﯿﻦ و ﺑﻌﺪ ھﺬا ﻧﺘﺒﻊ ﻛﻞ ﺟﺪول ﺑﺘﻌﻠﯿﻖ ﻟﻨﺮى إذا ﻛﺎﻧﺖ اﻟﻜﻠﻤ ﺔ اﻟﻤﻨﻘﻮﻟ ﺔ‬
‫ﻣﻦ اﻟﻠﻐ ﺔ اﻟﻌﺮﺑﯿ ﺔ إﻟ ﻰ اﻟﻠﻐ ﺔ اﻟﻔﺮﻧﺴ ﯿﺔ ﺗ ﺪل إﻻ ﻋﻠ ﻰ ﻣﻌﻨﺎھ ﺎ‪ .‬ﺑﻤﻌﻨ ﻰ آﺧ ﺮ ﻛﯿ ﻒ اﺧﺘ ﺎرت‬
‫اﻟﻤﺘﺮﺟﻤﺔ دوﻧﯿﺰ ﻣﺎﺳﻮن ‪ D.Masson‬اﻟﻤﺼﻄﻠﺢ اﻟﻘﺮآﻧﻲ اﻷﻧﺴﺐ ﺑﺎﻟﻠﻐﺔ اﻟﻔﺮﻧﺴﯿﺔ وﻓ ﻲ‬
‫اﻷﺧﯿ ﺮ ﻧ ﺮى إذا ﻛﺎﻧ ﺖ اﻟﻔﺮﺿ ﯿﺎت اﻟﺘ ﻲ طﺮﺣﻨﮭ ﺎ ﺳ ﺎﺑﻘﺎ ﻣﺤﻘﻘ ﺔ أو ﻣﺨﻔﻘ ﺔ وﻧﻔ ﺘﺢ ﻣﺠ ﺎل‬
‫اﻟﺒﺤﺚ ﻟﺒﺎﺣﺜﯿﻦ آﺧﺮﯾﻦ ﻟﻠﺘﻮﺳﻊ ﻓﻲ اﻟﻔﻜﺮة‪.‬‬

‫‪- 82 -‬‬
Corpus

- « Dieu le frappa de châtiment de l’au-delà et celui de la vie présente »


verset 25, sourate : Ceux qui arrachent (n : 79) AN-NAZIATE

-«Le jour où l’Esprit et les Anges se tiendront debout sur une rangée, ils ne
parleront pas sauf celui à qui le Miséricordieux l’aura permis et qui
prononcera une parole juste » verset 38, sourate : l’Annonce (n : 78) AN-
NABAA.

-«Ils ne leur reprochaient que d’avoir cru en Dieu le Tout-puissant celui


qui est digne de louanges» verset 08, sourate : Les constellations (n: 85)
EL BOUROÛDJ.

- « Il est celui qui pardonne. Celui qui aime les hommes. Il est le Maître
glorieux du Trône » verset 14, 15. Sourate : Les constellations (n :85)
EL BOUROÛDJ.

- « Il est le Maître glorieux du Trône. » V15 S 85 Les constellations ( El


Bouroûdj).

- « Glorifie le Nom de ton Seigneur, le Très -Haut » verset 1, sourate: Le


Très- Haut (n: 87) EL A'LA

- « Célèbre les louanges de ton Seigneur et demande lui pardon, Il est, en


vérité celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant » verset 3,
sourate : Le secours (n : 110) El-NASSR

-Dis : « Lui, Dieu est Un ! Dieu ! L’Impénétrable.» verset 1et 2, sourate :


Le Culte pur (n : 112) As-Samad ou EL IKHLAS

- « Lis au Nom de ton Seigneur qui a créé ! Il a créé l’homme d’un caillot
de sang. Lis ! car ton Seigneur est le Très-Généreux » verset 3, sourate :
Le caillot de sang (n: 96) EL 'ALAK

- 83 -
- « Malheur aux fraudeurs ! » verset1, sourate : Les Fraudeurs (n : 82)
ELMOTAFIFINE

- « Malheur au calomniateur acerbe » verset1, sourate : Le calomniateur


(n : 104) ELHOUMAZA

- « Contre le mal de celles qui soufflent sur les nœuds » verset4, sourate :
L’aurore (n : 113) ELFALAK

- « Pour celui qui aura préféré la vie de ce monde.


La Fournaise sera un refuge.» verset39, sourate : Ceux qui
arrachent (n : 79) AN-NAZIATE

- « Quant à celui qui aura redouté de comparaitre devant son seigneur et


qui aura préservé son âme des passions le Paradis sera son refuge.»
verset40, 41, sourate : Ceux qui arrachent (n : 79) AN-NAZIATE

- « On leur donnera à boire un vin rare, cacheté par un cachet de musc.»


verset 25 sourate : les fraudeurs (n : 83)

- « Il pense que ses richesses le rendront immortel !

Non ! Il sera précipité dans la Houtama

Non !, Il sera précipité dans la Houtama.»verset 3et4, sourate : Le


calomniateur :(n :104) ELHOUMAZA

- «Ils auront pour récompense, auprès de leur Seigneur, les Jardins d’Eden
où coulent les ruisseaux, Ils y demeureront, pour toujours, immortels.»
verset 8, sourate : La Preuve décisive (n :98) AL-BAYYINAH

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