Intégrale sur un segment [a, b] -
Sommaire
1. Intégrale de f continue par morceaux 1 3. Intégrales dépendant d’un paramètre 8
1.1. Intégrale de f continue par morceaux . . 1 3.1. Continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2. Interprétation géométrique . . . . . . . . 1 3.2. Classe C 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3. Sommes de Riemann . . . . . . . . . . . . 2 3.3. Bornes dépendant d’un paramètre . . . . 8
1.4. Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.5. Inégalités . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 4. Recherche de primitives 9
4.1. Fraction rationnelle en x (ou en t. . .) . . . 9
4.2. Fractions rationnelles diverses . . . . . . 9
2. Dérivation et Intégration 5 4.3. Polynôme × exponentielle . . . . . . . . . 9
2.1. Intégration par parties . . . . . . . . . . . 5 4.4. Primitives usuelles . . . . . . . . . . . . . 10
2.2. Changement de variables . . . . . . . . . 6
2.3. Inégalité des accroissements finis . . . . 6 5. Compléments 11
2.4. Formules de Taylor . . . . . . . . . . . . . 6 5.1. Colbert, lycée numérique . . . . . . . . . 11
2.5. Intégration et étude locale . . . . . . . . 7 5.2. Les mathématiciens du chapitre . . . . . 12
1. Intégration d’une fonction continue par morceaux sur [a, b]
1.1. Intégrale d’une fonction continue par morceaux
Théorème : (de Darboux)
Toute application continue sur un intervalle admet une primitive de classe C 1 sur cet intervalle.
Ce théorème est admis.
Définition : f continue sur [a, b], à valeur dans ( ou ). F une primitive de f ,
Z b
on appelle intégrale de f sur [a, b] : f (t) dt = F (b) − F (a)
a
Z a Z b
Il n’est pas nécessaire d’avoir a < b, et on a immédiatement : f (t) dt = − f (t) dt
b a
Définition :
f continue par morceaux sur [a, b], à valeur dans ( ou ). Fi une primitive de fi sur [ai−1 , ai ],
on appelle intégrale de f sur [a, b] :
Rb n Ra n
f (t) dt = i
f (t) dt = (Fi (ai ) − Fi (ai−1 ))
P P
a a i
i−1
i=1 i=1
1.2. Interprétation géométrique
L’intégrale simple sur [a, b] de f est l’aire algébrique entre le graphe de f et l’axe des abscisses.
• Quand la fonction est positive, comme sur la figure 1, page suivante, l’aire algébrique se confond
avec l’aire géométrique, c’est à dire l’aire hachurée.
• Quand la fonction est de signe variable, comme sur la figure 2, page suivante, l’aire algébrique est
la différence des aires géométriques au dessus et en dessous de l’axe des abscisses, c’est à dire des
aires hachurées.
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y = f (x)
x
0 a b
Figure 1 – L’intégrale simple d’une fonction positive est l’aire hachurée
1
y = f (x)
b x
0 a
Figure 2 – L’intégrale est la différence des aires hachurées en bleu et vert
1
1.3. Calcul approché d’intégrales et sommes de Riemann
On va faire un calcul approché de la valeur d’une intégrale de f sur [a, b] en divisant l’intervalle [a, b]
b−a
en n parties égales. Les bornes de ces parties sont donc a + k pour k ∈ {0, 1, . . . , n}.
n
" #
b−a b−a b−a
Sur chacun de ces intervalles de largeur (k
: a + − 1) , a+k , définis pour k ∈ {1, 2, . . . , n},
n n n
on approxime la fonction par la valeur à une de ses deux bornes. Ce qui donne :
Théorème : f continue sur [a, b]
n ! n−1 ! Z b
b−aX b−a b−aX b−a
lim f a+k = lim f a+k = f (t) dt
n→∞ n n n→∞ n n a
k=1 k=0
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Si de plus f est monotone, une figure montre facilement que l’une des deux sommes est un majorant,
l’autre un minorant de l’intégrale. Enfin, quand [a, b] = [0, 1], on obtient des sommes particulières
appelées sommes de Riemann :
n n−1 ! Z1
1X 1X
!
k k
Théorème : f continue sur [0, 1], alors : lim f = lim f = f (t) dt
n→∞ n n n→∞ n n 0
k=1 k=0
Ces théorèmes sont aussi applicables si les fonctions sont continues par morceaux sur l’intervalle [a, b]
n n
Exemple : Cherchons lim
P
n2 + k 2
n→∞ k=1
n n 1 P
n 1
On écrit : = !2 et on reconnait une somme de Riemann pour la fonction f
P
n2 + k2 n k=1
k=1 k
1+
n
1
définie par f (t) = sur [0, 1] . On a bien une fonction continue sur [0, 1] .
1 + t2 Z1
1 π
La somme converge donc vers 2
dt = .
0 1+t 4
1.4. Propriétés
a/ Linéarité
Théorème : f , g : [a, b] → , intégrables sur [a, b], λ ∈ , alors
Z b Z b
λ f (t) dt = λ f (t) dt
a a
Z b Z b Z b
(f + g) (t) dt = f (t) dt + g (t) dt
a a a
b/ Conjugaison
Théorème : f : [a, b] → , intégrable sur [a, b], alors
Z b Z b
f (t) dt = f (t) dt
a a
c/ Relation de Chasles
Théorème : f : [a, b] ∪ [a, c] ∪ [c, b] → , intégrable, alors
Z b Z c Z b
f (t) dt = f (t) dt + f (t) dt
a a c
Démonstration : Ces théorèmes se montrent facilement en prenant F et G des primitives de f et g et
en remarquant que F est une primitive de f .
1
dt
Z
Exemple : Calculons qui est bien l’intégrale d’une fonction continue sur [0, 1] .
0 t +i
Attention, le logarithme n’est défini que sur ∗+ , ceci nous oblige à séparer la partie réelle et la partie
imaginaire.
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1 Z1 Z1 Z1
dt t−i t 1
Z
= 2
dt = 2
dt − i 2
dt
0 t+i 0 t +1 0 t +1 0 t +1
1 2 1 1 π
= ln t + 1 − i [arctan (t)]10 = ln (2) − i .
2 0 2 4
1.5. Inégalités
a/ Croissance
Z b
Théorème : f : [a, b] → , intégrable sur [a, b], positive sur [a, b], a < b, alors : f (t) dt > 0
a
Démonstration : Sur chaque [ai−1 , ai ] , Fi est croissante car de dérivée positive, d’où le résultat.
b/ Théorème des 3 conditions
f continue sur [a, b] ,
positive sur [a, b] ,
f : [a, b] → : ⇒ ∀t ∈ [a, b] , f (t) = 0
Théorème :
Z b
f (t) dt = 0
a
Démonstration : F est croissante vérifiant F (b) = F (a), donc F est constante, de dérivée f nulle sur
l’intervalle.
c/ Majoration en valeur absolue
Théorème : a < b,
f : [a, b] → , intégrable sur [a, b], alors |f | est intégrable sur [a, b], et :
Z b Z b
f (t) dt 6 |f (t)| dt
a a
Démonstration : On définit f+ (t) = max (f (t) , 0) et f− (t) = max (−f (t) , 0), deux fonctions positives,
on a f (t) = f+ (t) − f− (t) et |f (t)| = f+ (t) + f− (t)
Z b Z b Z b Z b Z b Z b
f (t) dt = f+ (t) dt − f− (t) dt et |f (t)| dt = f+ (t) dt + f− (t) dt,
a a a a a a
ce qui assure le résultat car ces deux intégrales sont positives.
d/ Majoration en module
Théorème : a < b,
f : [a, b] → , intégrable sur [a, b], alors |f | est intégrable sur [a, b], et :
Z b Z b
f (t) dt 6 |f (t)| dt
a a
Démonstration : Admis.
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e/ Première inégalité de la moyenne
Théorème : a<b
Z b
f : [a, b] → , intégrable sur [a, b], alors : f (t) dt 6 (b − a) sup |f (t)|
a t∈[a,b]
Z b Z b Z b
Démonstration : f (t) dt 6 |f (t)| dt 6 sup |f (t)| dt = (b − a) sup |f (t)|
a a a t∈[a,b] t∈[a,b]
f/ Seconde inégalité de la moyenne
Théorème : a<b
Z b Z b
f , g : [a, b] → , intégrables sur [a, b], alors : f (t) g (t) dt 6 sup |f (t)| |g (t)| dt
a t∈[a,b] a
g/ Inégalité de Cauchy-Schwarz
Théorème : f , g : [a, b] → , intégrables sur [a, b], alors :
a < b,
s s
Z b Z b Z b
2
f (t) g (t) dt 6 f (t) dt g 2 (t) dt
a a a
Démonstration
Z b : Z b Z b Z b
2 2 2
(λf (t) + g (t)) dt = λ f (t) dt + 2λ f (t) g (t) dt + g 2 (t) dt > 0 pour tout λ,
a a a a
Z b !2 Z b Z b
∆ 2
d’où = f (t) g (t) dt − f (t) dt g 2 (t) dt 6 0 qui permet de conclure.
4 a a a
2. Dérivation et Intégration
2.1. Intégration par parties
Théorème : f , g : [a, b] → , de classe C 1 sur [a, b], alors :
Z b b Z b
f (t)g 0 (t) dt = f (t)g(t) − f 0 (t)g(t) dt
a a a
Démonstration : f × g est une primitive de f 0 × g + f × g 0
Z π/2
π
Exemple : Calculons t sin t dt qui est bien l’intégrale d’une fonction continue sur 0, .
0 2
On va intégrer par parties
en dérivant le t et en intégrant le sin t
f (t) = t g (t) = sin t
0
On obtient facilement :
f 0 (t) = 1 g (t) = − cos t
Z π/2 Z π/2
π/2
Ce qui donne : t sin t dt = [−t cos t]0 − − cos t dt = 0 + [sin t]0π/2 = 1.
0 0
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2.2. Changement de variables
Théorème : f continue sur [a, b], ϕ de classe C 1 sur [α, β], avec ϕ ([α, β]) ⊂ [a, b], alors
Z β Z ϕ(β)
f (ϕ (t)) ϕ (t) dt =
0 f (u) du
α ϕ(α)
Le changement de variable est donc u = ϕ (t) dont on vérifiera qu’il est bien de classe C 1 sur
l’intervalle de variation de t.
Démonstration : Si F est une primitive de f , alors F ◦ ϕ est une primitive de (f ◦ ϕ) × ϕ0 , d’où
Z β Z ϕ(β)
f (ϕ (t)) ϕ0 (t) dt = F ◦ ϕ (β) − F ◦ ϕ (α) = F (ϕ (β)) − F (ϕ (α)) = f (u) du
α ϕ(α)
π/2
1
Z
π
Exemple : Calculons dt qui est bien l’intégrale d’une fonction continue sur 0, .
0 1 + cos t 2
t
Comme on le verra dans la suite, on pose u = tan ,
2
1 − u2 2 du
ce qui donne cos t = et dt = , on n’oublie pas de changer les bornes,
1 + u2 1 + u2
Z π/2 Z1 Z1
1 1 2 du
et on obtient dt = × = du = 1.
0 1 + cos t 0 1 − u2 1 + u2 0
1+
1 + u2
Les calculs ne s’arrangeront pas toujours aussi bien !
2.3. Inégalité des accroissements finis
Théorème : f : [a, b] → , de classe C 1 sur [a, b] , a < b et k tel que sup |f 0 (t)| 6 k, alors :
t∈[a,b]
|f (b) − f (a)| 6 k (b − a)
Démonstration : Appliquer l’inégalité de la moyenne à f 0 .
2.4. Formules de Taylor
Les formules de Taylor sont toujours de la forme :
(x − a)2 00 (x − a)n (n)
f (x) = f (a) + (x − a) f 0 (a) +
f (a) + · · · + f (a) + Rn (x)
2! n!
Le problème est alors de déterminer une valeur de Rn (x), un majorant de |Rn (x)| ou un ordre de
grandeur d’un tel majorant.
a/ Formule de Taylor avec reste intégral
Théorème : Si f est de classe C n+1 sur l’intervalle [a, x]
(x − a)2 00 (x − a)n (n) x
(x − t)n (n+1)
Z
f (x) = f (a) + (x − a) f 0 (a) + f (a) + · · · + f (a) + f (t) dt
2! n! a n!
Z x
Démonstration : Pour n = 0, f 0 (t) dt = f (x) − f (a) permet de conclure. On amorce donc une
a
récurrence. On admet le résultat au rang n, une simple intégration par parties sur le reste donne :
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#x
x
(x − t)n (n+1) (x − t)n+1 (n+1) R x (x − t)n+1
Z "
f (t) dt = − f (t) + a f (n+2) (t) dt
a n! (n + 1)! a
(n + 1)!
qui fournit immédiatement le résultat au rang n + 1.
b/ Inégalité de Taylor-Lagrange
Théorème : Si f est de classe C n+1 sur l’intervalle [a, x]
n
k
X (x − a) |x − a|n+1
f (k) (a) 6 sup f (n+1) (t)
f (x) − f (a) +
k! (n + 1)!t∈[a,x]
k=1
Démonstration : On majore simplement l’intégrale dans la formule de Taylor avec reste intégral. Le
mieux est d’étudier 2 cas selon que x > a ou x 6 a.
c/ Formule de Taylor-Young
Théorème : Si f est n fois dérivable au voisinage de a,
(x − a)2 00 (x − a)n (n)
f (x) = f (a) + (x − a) f 0 (a) + f (a) + · · · + f (a) + o((x − a)n )
2! n!
o((x − a)n )
avec lim =0
x→a (x − a)n
Démonstration : On le montre en supposant que f est de classe C n+1 au voisinage de a. L’inégalité de
Taylor-Lagrange donne, en appelant M un majorant de f (n+1) (t) sur un intervalle, voisinage de a,
Pn (x − a)k (k)
|x − a| M
f (x) − f (a) + k=1 f (a) 6 |x − a|n
k! (n + 1)!
|x − a| M
Or lim = 0 assure le résultat.
x→a (n + 1)!
d/ Taylor-Lagrange et Taylor-Young
Il est en général facile, quand on sait qu’on doit utiliser une formule de Taylor, de déterminer à priori
s’il s’agit plutôt de la formule de Taylor-Lagrange ou de la formule de Taylor-Young.
En effet,
• si on doit montrer une propriété valable pour tous les x d’un intervalle, on essaiera la formule de
Taylor-Lagrange ;
• si notre problème est un problème de limite, ou s’il faut lever des indéterminations, on essaiera la
formule de Taylor-Young.
2.5. Intégration et étude locale
Théorème : f , g : I → , intégrables sur I, a ∈ I, g de signe constant à gauche et à droite de a,
alors
Z x Z x !
f (x) = o (g (x)) ⇒ f (t) dt = o g (t) dt
a a a a
Z x Z x
f (x) ∼ g (x) ⇒ f (t) dt ∼ g (t) dt
a a a a
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3. Intégrales dépendant d’un paramètre
Il y a d’abord 2 théorèmes quand la fonction dépend d’un paramètre. Ces 2 théorèmes vont être
Z b
1
admis. Il s’agit d’étudier la continuité et la classe C de F : x 7→ f (x, t) dt. On a ensuite un
a
théorème élémentaire quand les bornes dépendent d’un paramètre. On a rapproché ces différents cas
pour effectivement éviter les confusions.
3.1. Continuité
Théorème
: (Continuité)
I × [a, b] →
f : avec f continue sur I × [a, b], I étant un intervalle non vide et non
(x, t) 7→ f (x, t)
réduit à un point.
Z b
alors F définie par F(x) = f (x, t) dt est continue sur I
a
1
dt
Z
Exemple : Soit F définie par F (x) = dont on va montrer qu’elle est continue sur ∗+ .
0 t2 + x2
1
(x, t) → est bien continue sur ∗+ × [0, 1] comme fonction de 2 variables, ce qui prouve immé-
t 2 + x2
diatement le résultat !
3.2. Classe C 1
Théorème
: (Classe C 1 )
I × [a, b] →
f : avec f continue sur I × [a, b], I étant un intervalle non vide et non
(x, t) 7→ f (x, t)
réduit à un point.
f
Si, de plus, f admet une dérivée partielle (x, t), continue sur I × [a, b],
x
Z b
f
alors F est de classe C 1 sur I, et F0 (x) = (x, t) dt
a x
1
dt
Z
Exemple : On reprend l’exemple précédent avec F définie par F (x) = dont on va montrer
0 + x2 t2
maintenant qu’elle est de classe C 1 sur ∗+ . On ne remontre pas la continuité déjà étudiée.
1 −2x
(x, t) → 2 admet une dérivée partielle par rapport à x qui est continue sur ∗+ × [0, 1]
t + x2 2 2
(t + x ) 2
comme fonction de 2 variables, ce qui prouve imméditement que F est de classe C 1 sur ∗+ .
Z1
−2x
De plus, toujours sur + , F (x) =
∗ 0
2
dt
0 (t + x2 )
2
3.3. Bornes dépendant d’un paramètre
Théorème : a, b de classe C 1 sur I, avec a (I) ⊂ J et b (I) ⊂ J, de plus f est continue sur J, alors
Z b(x)
F : x 7→ f (t) dt est de classe C 1 sur I, et : F0 (x) = f (b (x)) b0 (x) − f (a (x)) a0 (x)
a(x)
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Z b(x)
Démonstration : On appelle g une primitive de f , F (x) = f (t) dt = g (b (x)) − g (a (x)) ce qui
a(x)
prouve que F est de classe C 1 sur I, et F0 (x) = f (b (x)) b0 (x) − f (a (x)) a0 (x) par simple dérivation de
fonctions composées.
4. Recherche de primitives
Les méthodes générales ne
Z sont7 pas toujours les meilleures...
8t
Regardons par exemple 8
dt !... Si la technique de terminale fonctionne, il faut l’uti-
t +1
liser...
4.1. Fraction rationnelle en x (ou en t. . .)
On décompose la fraction rationnelle selon les indications de l’énoncé :
1
• les termes en , s’intègrent en ln |x − a|
x−a
1 1 1
• les termes en p , s’intègrent en ×
(x − a) 1 − p (x − a)p−1
a a
ax + b × (2x + p) b− p
2
• les termes en 2 , avec ∆ < 0, s’intègrent en l’écrivant : 2 2 + 2 .
x + px + q x + px + q x + px + q
On obtient :
a
× (2x + p) u0
2 2
◦ un ln x + px + q pour le terme : 2 de la forme et
x + px + q u
a
b− p
2
◦ un arctan pour le terme : 2 .
x + px + q
4.2. Fractions rationnelles diverses
Le but du changement de variable donné est à chaque fois d’obtenir une fraction rationnelle classique.
• Fraction rationnelle en e x , chx, shx
Poser u = ex
√
• Fraction rationnelle en x et ax + b
√
Poser u = ax + b
• Fraction rationnelle en sin x et cos x
◦ on regarde si l’élément différentiel f (x) dx est invariant quand on change
x en −x, poser alors : u = cos x
x en π − x, poser alors : u = sin x
x en π + x, poser alors : u = tan x
x
◦ en cas d’échec, poser u = tan , on a alors :
2
2 du 2u 1 − u2 2u
dx = ; sin x = ; cos x = ; tan x =
1 + u2 1 + u2 1 + u2 1 − u2
4.3. Polynôme × exponentielle
Intégrer par parties ou chercher une primitive de la même forme avec un polynôme du même degré.
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4.4. Primitives usuelles
On consultera le tableau 1, de la présente page. Notons qu’une primitive n’a de sens que sur un inter-
valle.
Tableau 1 – Primitives usuelles
Primitives simples
Fonction Primitive Remarques
x a+1
xa +C Sauf pour a = −1, sur , ou ∗ , ou ∗+ selon le cas
a+1
1
ln |x| + C Sur un intervalle de ∗
x
1
ln |x + a| + C Sur un intervalle ne contenant pas −a
x+a
1 1 x
arctan + C Sur un intervalle de
x + a2
2 a a
1
√ arcsin x + C Sur un intervalle de ]−1, 1[. Ou bien − arccos x + C0
1 − x2
ex ex + C Sur un intervalle de
cos x sin x + C Sur un intervalle de
sin x − cos x + C Sur un intervalle de
1 π π
tan x + C Sur un intervalle de − , + kπ, k ∈
cos2 x 2 2
π π
tan x − ln |cos x| + C Sur un intervalle de − , + kπ, k ∈
2 2
ch x sh x + C Sur un intervalle de
sh x ch x + C Sur un intervalle de
Utilisation de fonctions composées
Fonction Primitive Remarques
1
u0 u n n+1 u n+1 Sur un intervalle où u est de classe C 1 , n , −1
u0
ln |u| Sur un intervalle où u est de classe C 1 , u(x) , 0
u
u0 1 1
1−n Sur un intervalle où u est de classe C 1 , u(x) , 0, n , 1
un u n−1
u0 1 u
arctan Sur un intervalle où u est de classe C 1
a2 + u 2 a a
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5. Compléments
5.1. Colbert, lycée numérique
a/ Maple
• « convert » utilisé avec l’option « parfrac » donne la décomposition en éléments simples d’une
fraction rationnelle. Il est parfois nécessaire de factoriser le dénominateur en utilisant un « solve ».
• « series » donne la partie régulière d’un développement de Taylor ou d’un développement asymp-
totique d’un expression en un « point ». Il faut préciser « l’ordre » auquel on veut que Maple fasse
les calculs. Attention, ce n’est pas toujours l’ordre de la formule de Taylor...
> series(p,x=1,5);
> series(u,n=infinity,7);
• « int » permet de calculer une primitive ou une intégrale. Maple ne met pas de constante dans les
primitives, on fera attention surtout si on primitive une fonction plus d’une fois...
> int(p,x); pour une primitive
> int(p,x=0..1); pour une intégrale
La forme inerte « Int » permet de manier des intégrales sans chercher à les calculer.
• L’extension « IntegrationTools » possède « intparts » et « changevar » qui permettent de faire
faire des intégrations par parties et des changements de variables.
> with(IntegrationTools);
> Parts(Int((x**2)*sin(x),x),x**2); il faut indiquer l’intégrale inerte que l’on traite et la par-
tie que l’on dérive.
> Change(Int((cos(x)+1)**3*sin(x),x),cos(x)+1=u); il faut indiquer l’intégrale inerte que l’on
traite et le changement de variable.
• Notons que suivre Outils/Tâches/Naviguer/Calculus permet d’accéder aux précédentes.
En particulier, on suivra Taylor Expansion and Polynomials dans ce menu. . .
En suivant maintenant Outils/Tâches/Naviguer/Calculus/Integration, on trouve les outils spé-
cifiques d’intégration.
L’intégration par parties y est Parts, et le changement de variable Substitution.
Definite Integral désigne une intégrale, avec des bornes en fait ;
tandis que Indefinite Integral désigne une primitive, une intégrale sans bornes.
Il y a encore un sous menu pour les sommes de Riemann. . .
b/ HP 40G-GS
R
On peut utiliser directement la commande , L4C3.
Par ailleurs, dans le menuDIFF du CAS, à partir de HOME, L1C6 puis L1C3, on trouve :
INTVX et RISCH pour les primitives par rapport à la variable X ou à une variable à spécifier.
On y trouve aussi la commande IBP qui permet de forcer une intégration par parties.
Je conseille de passer en mode Step/Step quand on fait du calcul intégral.
La décomposition en éléments simples d’une fraction rationnelle se fait par la commande PARTFRAC
du menu ALGB du CAS.
c/ HP 50G
Nous allons dans le menu CALC, L8C2, sous-menu DERIV & INTEG.
On y trouve : INTVX et RISCH pour les primitives par rapport à la variable X ou à une variable à
spécifier. R
On peut aussi utiliser directement la commande , L5C5.
Dans le menu SYMB, L4C4, on retrouve INTVX et IBP qui permet de forcer une intégration par parties.
Je conseille de passer en mode Step/Step quand on fait du calcul intégral.
Cours de Spé T.S.I. © Christophe Caignaert – Lycée Colbert – Tourcoing – [Link]
- Intégrale sur un segment [a, b]
La décomposition en éléments simples d’une fraction rationnelle se fait par la commande PARTFRAC
du menu ALG, L8C2.
d/ TI 89
R
La commande , L7C2, donne primitive ou intégrale (exacte ou approchée).
La décomposition en éléments simples d’une fraction rationnelle se fait par la commande expand du
menu MATH, L8C3, sous-menu Algebra.
e/ TI N-inspire CAS
R
La commande symbolique donne les primitive ou intégrale (exacte ou approchée).
La décomposition en éléments simples d’une fraction rationnelle se fait par la commande expand.
f/ ClassPad 300
R
Il faut aller dans le menu Action, sous-menu Calculation et y chercher le signe d’intégration .
Pour la décomposition en éléments simples, c’est Action, Transformation, fonction expand.
5.2. Les mathématiciens du chapitre
Riemann Bernhard 1826-1866 C’est ce mathématicien allemand qui donne la notion de fonction in-
tégrable au sens de ce chapitre. Il a aussi beaucoup travaillé sur les séries trigonométriques...
Darboux Gaston 1842-1917 Ce mathématicien né à Nimes a relié définitivement l’intégrale de Rie-
mann et la notion de primitive...
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