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Techniques de mesure des températures

Ce document traite des techniques de mesure de température. Il présente les différentes unités de température, les principaux types de sondes comme les thermomètres, thermocouples et pyromètres. Il décrit également les méthodes d'étalonnage et les sources d'incertitude.

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Techniques de mesure des températures

Ce document traite des techniques de mesure de température. Il présente les différentes unités de température, les principaux types de sondes comme les thermomètres, thermocouples et pyromètres. Il décrit également les méthodes d'étalonnage et les sources d'incertitude.

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Pratiques de mesure des

Températures
ESQM 2016

Objectifs de la formation

 Connaître les techniques d’étalonnage en métrologie de


température.

 Connaître les principales sources d’erreurs des mesures


de température.

 Connaître les techniques d’étalonnage des hygromètres.

1
Sommaire

 Unités de température

 Principaux types de sondes de température

 Colonne émergente

 Thermomètre

 Thermocouple

 Câble d’extension et de compensation

 Les pyrométries optiques

Sommaire

 Incertitude d’étalonnage

 Caractérisation des enceintes

 Les mesures d’humidité

 Méthodes de caractérisation

 Evaluation des sources d’incertitude

 Exemple et Etude de cas

2
UNITÉS DE
TEMPÉRATURES

Unités de Température

Le degré Celsius (°C) :

L'échelle centésimale (1742), attribuant arbitrairement les

valeurs 0 et 100°C degrés à la glace fondante et à l'eau

bouillante, sous la pression atmosphérique normale.

3
Unités de Température

Le kelvin (K) :

Une variation de température de 1 K est équivalente à une variation de 1°C.

La température de 0 K est égale à -273,15°C et correspond au zéro absolu.

T(°C)=T(K) - 273,15

Unités de Température

Le degré Fahrenheit (°F)

Dans cette échelle, le point de fusion de l’eau est de 32 degrés, et son

point d’ébullition d'environ 212 degrés.

Une différence d’un degré Fahrenheit est égale à une différence de 5 ⁄ 9

de kelvin ou de degré Celsius.

4
Conversion degrés Celsius et Fahrenheit
Conversion en degrés Fahrenheit : Exemple avec la valeur de 20 °C :

°F = (( 9 x 20 ) / 5 ) + 32 soit
°F = (( 9 x °C ) / 5 ) + 32 °F = (( 180 / 5 ) + 32 soit
°F = 36 + 32 = 68
Donc 20°C sont l'équivalent de 68 °F

Conversion en degrés Celsius : Exemple avec la valeur de 68 °F :

°C = (( 68 - 32 ) x 5 ) / 9 soit
°C = (( °F - 32 ) x 5 ) / 9 °C = ( 36 x 5 ) / 9 soit
°C = 180 / 9 = 20
Donc 68°F sont l'équivalent de 20°C
9

PRINCIPAUX TYPES DE
SONDES DE
TEMPÉRATURE

10

5
Principaux types de sondes de température

 Thermomètre à dilatation (liquide, solide et gazeux)

 Thermomètre électriques (à résistance, à thermocouple)

 Pyromètre

11

Thermomètres à dilatation du liquide

Thermomètre à dilatation
de liquide

12

6
Loi de variation

La loi de variation du volume du liquide en fonction de la température est :

V  V0 .(1   . )

Vo : volume du liquide à 0°C ;


V : volume de liquide à θ°C ;
α : coefficient de dilatation du liquide en °C-1.

13

Loi de variation

La sensibilité du thermomètre à dilatation de liquide est

proportionnelle au volume Vo (volume du réservoir), au coefficient de

dilatation du liquide (donc au type de liquide choisi) et inversement

proportionnel à la section S du capillaire :

V
h 
S

14

7
Différents liquides thermométriques

Domaine Coefficient α de correction de


Liquide
d'utilisation (°C) la colonne émergente (°C-1)
Pentane - 200 à + 20 0,001
Alcool éthylique - 110 à + 100 0,001
Toluène - 90 à + 100 0,001
Créosote - Alcool éthylique - 10 à + 200 0,001
Mercure - 38 à + 650 0,00016
Mercure - Thallium - 58 à + 650 0,00016
Mercure - Gallium 0 à + 1000 0,00016

15

COLONNE ÉMERGENTE

16

8
Colonne émergente

 On doit penser à corriger la mesure de la température s’il est


impossible d'immerger complètement la colonne :

Dans les cas (a) et (c) la colonne de


liquide thermométrique est totalement
immergée dans l'enceinte dont on
mesure la température.

Mesure de température dans d'un bain

17

Colonne émergente
 Dans le cas (b) la colonne du liquide est immergée
jusqu'à la graduation n, dans l'enceinte de
température inconnue x.

 La partie de la colonne située entre n et h est en


contact avec la température ambiante. Le volume
correspondant à une graduation noté v.

 Le volume à la température ambiante est :

18

9
Colonne émergente

Ce volume est à la température ambiante, donc il en résulte un défaut


de dilatation de :

La correction à apporter est donc :

19

THERMOMÉTRE

20

10
Thermomètres à dilatation de solide
Principe

 Lorsqu'une tige métallique est portée à la température  sa longueur


varie.

 La relation entre sa longueur L et  est : L  L0 .(1   . )


L : la longueur de la tige à la température  ;

Lo: la longueur de la tige à 0 °C ;

 : la température en °C ;

 : le coefficient de dilatation linéaire du métal.

21

Thermomètres à dilatation de solide


Une bilame thermique est constituée de deux bandes d'alliage
dont les coefficients de dilatation sont très différents, soudées à plat
sur toute leur surface. Lorsqu'une telle bande est soumise à une
variation de température, les dilatations différentes des deux faces
provoquent des tensions, il en résulte une incurvation de l'ensemble.

Bilame

22

11
Thermomètres à dilatation de solide

La sonde est formée d'une gaine de silice dans laquelle est place un
barreau métallique dilatable. Une tige transmet la dilatation du barreau a
un système ampliateur permettant la lecture.

Thermomètre linéaire

23

Thermomètres électriques

 Les capteurs qui précèdent sont à lecture directe et sont peut utilisés
dans les régulations industrielles.

 Les capteurs électriques ont les avantages suivants :

 Une plus grande souplesse d'emploi (information transmissible,


enregistrement);

 Précision suffisante pour les emplois industriels.

24

12
Thermomètres électriques

On décompose les capteurs de température en deux sous catégorie :

 Les capteurs passif, à résistance ou thermistance;


 Les capteurs actifs, à couple thermoélectrique.

25

Thermomètres passifs

 Le fonctionnement des thermomètres passifs est basé sur le


phénomène physique : Influence de la température sur la
résistance électrique d'un matériau.

 La mesure d'une température est donc ramenée à la mesure


d'une résistance.

26

13
Thermomètres à résistance
On peut établir une relation entre la résistance R et la température  et
ainsi mesurer  en mesurant R.

Cette relation est de la forme : ρ() = ρo.(1 + α.)

 : la température en °C,

ρo : la résistivité à 0 °C,

α: le coefficient spécifique au métal

27

Coefficient de température

Métal α(Coefficient de Température de


température) en °C-1 fusion (°C )
Argent Ag 3,8 * 10-3 961 °C
Cuivre Cu 3,9 * 10-3 1084 °C
Nickel Ni 6,7 * 10-3 1435 °C
Platine Pt 3,8 * 10-3 1755 °C

28

14
Résistivité

Résistivité Conductivité
Métal Symbole
Ω mm2/m siemens
Or Au 2,1612 .10-2 4,6272 .10+7
Argent Ag 1,4629 .10-2 6,8356 .10+7
Cuivre Cu 1,5394 .10-2 6,496 .10+7
Platine Pt 9,8083 .10-2 1,0195 .10+7
Tungstène W 4,9873 .10-2 2,0051 .10+7
Nickel Ni 5,9847 .10-2 1,6709 .10+7

C'est le platine qui est le matériaux le plus utilisé

29

Sonde PT100
La sonde Pt100 est une sonde platine qui a une résistance de 100 Ohm pour
une température de 0 °C. (138,5 Ohm pour 100 °C)
30

15
Thermomètres à thermistance

 Une thermistance est un agglomérat d'oxydes métalliques frittés,


c'est-à-dire rendus compacts par haute pression exercée à
température élevée, de l'ordre de 150 bars et 1000 °C. La
composition d'une thermistance peut-être, par exemple :

Fe2O3 (oxyde ferrique) ;

MgAl2O4 (aluminate de magnésium) ;

Zn2TiO4 (titane de zinc).

31

Thermomètres à thermistance
La résistance électrique d'une thermistance est très sensible à l'action de la
température. Il existe deux types de thermistance, les CTN à coefficient de
température négatif, et les CTP à coefficient de température positif.

Résistance en fonction de la température pour une thermistance de type CTP BH et une sonde platine Pt100.

32

16
Thermomètres à thermistance

 Un second avantage des thermistances


est leur faible encombrement.

 Les thermistances peuvent être


traversées indifféremment par un courant
continu ou alternatif.

 La loi de variation de la résistance en


fonction de la température n'est pas
linéaire.
33

Montage de mesure
La méthode la plus simple, consiste à alimenter la résistance avec un
courant I et de mesurer la tension aux bornes de la résistance U = R x I

Montage deux fils avec source de courant


Mais, dans ce montage, la tension V dépend aussi des résistances de ligne r
34

17
Montage de mesure

Pour éviter cela, on ajoute deux fils aux bornes de la résistance, on utilise
alors une résistance avec quatre fils.

35

Schémas de connections norme CEI 751

36

18
Influence de la mesure sur la température

La recherche d'une bonne sensibilité de mesure conduit à faire traverser


la résistance par un courant relativement important. Cependant, celui-ci
risque alors de provoquer par effet Joule un échauffement du capteur :

 C’est pourquoi les courants de mesure sont généralement de l'ordre


du mA et rarement supérieurs à 10 mA.

 La mesure des très basses températures ne se fera pas à l'aide d'un


thermomètre à résistance ou thermistance.

37

THERMOCOUPLE

38

19
Thermomètres actifs (thermocouples)
Lorsque la jonction de deux conducteurs électriques différents A et B,
est à une température θ, l'énergie reçue crée un mouvement d'électrons
générant ainsi une force électromotrice (f.é.m.) dont la valeur et le sens
dépendent :
du matériau des conducteurs;
de la température θ de la jonction.


U MN  VM  VN  PAB

Effet Peltier
39

Mesure de température par thermocouple


Principes de mesure avec Thermocouples :
En principe on utilise deux thermocouples l’un est porté à une température
de référence, l’autre au mesurande.

U
Jonction froide
(Référence)

Température à
mesurer
(Point chaud)
Tension image de
Tx-TF

En général la température dite de référence, est fixé à 0°C.


40

20
Mesure de température par thermocouple

Un thermocouple fournie une tension qui est fonction de deux


températures et de sa nature. Pour les thermocouples normalisés, on
dispose de tables de références qui fournissent la F.E.M. en fonction
d'une température, l'autre, dite de référence, est fixé a 0°C.

41

Mesure de température par thermocouple

Exemple : On cherche la FEM fournie par le thermocouple pour le


couple de température : (4C ; 27C).

La FEM est égale à (1381µV - 202µV ) soit 1179µV .

42

21
Caractéristiques des thermocouples

43

CABLE D’EXTENSION ET
DE COMPENSATION

44

22
Câbles d'extension et de compensation

 Un câble d'extension est un câble dont les conducteurs sont


composés d'alliages de même nature que ceux du thermocouple,
tandis qu'un câble de compensation est réalisé à partir d'alliages
courants.

 On utilise les câbles de compensation dans deux cas :

- Lorsque les métaux formant le couple sont d'un prix très élevé.

- Lorsque la distance entre la prise de température et la jonction de


référence est grande.

45

LES PYROMÈTRES
OPTIQUES

46

23
Les pyromètres optiques

 La pyrométrie optique est une méthode de mesure de la température


basée sur la relation entre la température d'un corps et le
rayonnement optique que ce corps émet.

 Les capteurs utilisés sont donc des capteurs optiques, photo-


électriques ou thermiques.

 L'intérêt de la pyrométrie optique est de permettre la détermination


d'une température sans contact avec l'objet.

47

INCERTITUDE
D’ÉTALONNAGE

48

24
Etalonnage / Vérification d’un thermomètre
La démarche conduisant à l’estimation de l’incertitude d’étalonnage
peut être, en fonction du besoin de mesurage de l’instrument :
Classification par niveau d’exactitude
Démarche
Instrument Incertitude d’étalonnage
< 0,3°C Générale
Thermomètre à dilatation de liquide
> 0,3°C Approchée
< 1°C entre -100 °C et 400°C
Générale
< 2°C en dehors de ce domaine
Couples thermoélectriques
> 1°C entre -100 °C et 400°C
Approchée
> 2°C en dehors de ce domaine
< 0,3°C entre -200 °C et 280°C
Générale
< 0,5°C entre 280 °C et 500°C
Sonde platine
> 0,3°C entre -200 °C et 280°C
Approchée
> 0,5°C entre 280 °C et 500°C

49

Incertitudes d’Etalonnage d’un thermomètre

Incertitude d’étalonnage

Démarche générale Démarche approchée


Consiste à prendre en compte Consiste à négliger les incertitudes qui ne
toutes les incertitudes-types contribuent pas significativement au
spécifiques aux conditions résultat (en augmentant au 20% la valeur
d’étalonnage. de l’incertitude composée).

50

25
Incertitude d’étalonnage
Source Composante de
Méthode d’évaluation
d’Erreurs l’incertitude

Exploitation d’un document d’étalonnage :


Référence
Exploitation d’un constat de vérification :

Suivi de l’étalon dans le temps :

Méthode D : dérive maximale obtenu entre deux étalonnages successifs.

Dérive Pas de suivi de l’étalon dans le temps :

D : étendue maximale liée à la dérive de l’étalon estimée soit :


- En tenant compte des informations fournies par le constructeur ;
- En tenant compte des informations disponibles (expérience)

51

Incertitude d’étalonnage
Source Composante de
Méthode d’évaluation
d’Erreurs l’incertitude

Ecart-type expérimental : valeur maximale des écart-types

Etendue : valeur maximale des étendues Wi, divisée


Fidélité
par un coefficient dn dépendant du nombre de mesures :

n 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12

Instrument dn 1,13 1,69 2,06 2,33 2,53 2,70 2,85 2,97 3,08 3,17 3,26
de mesure
Résolution d’un indicateur numérique :

Résolution d’un indicateur analogique :


Résolution
e : l’échelon
Kop : facteur d’interpolation de l’opérateur fonction de l’acuité de ce
dernier (kop =1 , 2, 4, 5 ou 10)

52

26
Incertitude d’étalonnage

53

CARACTÉRISATION DES
ENCEINTES

54

27
Enceinte

Enceinte thermostatique :
Enceinte dont la valeur de la température de l'air est contrôlée,
exemple : étuve, four, réfrigérateur et congélateur.

Enceinte climatique :
Enceinte dont les valeurs de la température et de l'humidité de l'air
sont contrôlées.

55

Caractérisation des enceintes


La caractérisation a pour but de connaître et de s’assurer périodiquement
des performances réelles d’une enceinte.
Le programme minimal de caractérisation porte sur les paramètres
suivants : Homogénéité, stabilité, écart de consigne, erreur d’indication.

Homogénéité : Différence maximale, obtenue en régime établi, entre les


valeurs moyennes mesurées augmentées de leur incertitude élargie.
Stabilité : Valeur qui caractérise, en régime établi, les variations d’un
paramètre d’environnement dans le temps.

56

28
Caractérisation des enceintes

Ecart de consigne : Différence entre la valeur de consigne et la valeur


moyenne de chaque paramètre d’environnement mesurée dans l’espace
de travail.

Erreur d’indication : Différence entre la valeur de l’indicateur


d’environnement et la valeur moyenne de chaque paramètre
d’environnement dans l’espace de travail.

57

Homogénéité de l’environnement

58

29
Stabilité

59

Écart de consigne et erreur d’indication

60

30
Caractérisation des enceintes

Code Méthode de référence


Prestation
COFRAC AFNOR Autres
T10 Température : NF X 15-140*
- détermination de l’écart de consigne § 8.7
- détermination de l’homogénéité de § 8.5
l’environnement
- détermination de la stabilité de § 8.6
l’environnement
H10 Humidité : NF X 15-140*
- détermination de l’écart de consigne § 10.6
- détermination de l’homogénéité de § 10.4
l’environnement
- détermination de la stabilité de § 10.5
l’environnement

61

Vérification des enceintes

Pour qu’une enceinte soit déclarée conforme, il faut que pour chaque
paramètre, la moyenne des mesures de chaque capteur et son
incertitude associée appartienne à l’intervalle des EMT.

62

31
Vérification des enceintes

63

Nombre de capteurs & disposition

64

32
Nombre de capteurs & disposition

65

Analyse des causes d’incertitude

Incertitude due à la chaîne de mesure.

Écart type de répetabilité.

Écart type de reproductibilité.

66

33
Classes des enceintes

Classe A
Classe 3 ± 3° C
Classe 5 ± 5° C
Classe 7 ± 7° C
Classe 10 ± 10° C
Classe 15 ± 15° C

Enceinte thermique : four, étuve, autoclave, enceinte


d’essai...

67

Contenu d’un rapport de caractérisation

 Identification de l'enceinte.
 Identification du demandeur.
 Date des essais.
 Identification de l'opérateur.
 Référentiel et Procédure de Travail.
 Résultats de mesure.
 Raccordement des moyens de mesure.
 Incertitude d'étalonnage des moyens de mesure.

68

34
ÉVALUATION DES SOURCES
D’INCERTITUDE

69

Sources d’erreurs

 Erreur due au choix du capteur étalon.

 Erreur due à l’étalonnage du capteur étalon.

 Erreur due à l’indicateur (erreur d’étalonnage, de lecture, de


fidélité).

 Erreur due à la stabilité en température du bain ou du four.

 Erreur due à l ’homogénéité du bain ou du four.

70

35
Sources d’erreurs

 Erreur due à l’équilibre thermique du détecteur avec le milieu.

 Erreur due aux câbles de liaison et accessoires

 Erreur due aux conditions d’ambiance (température,


humidité).

71

36

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