Externalisation du Community Management PME
Externalisation du Community Management PME
d’agences de communication
Le cas des Community Managers de Social Com
Promotrice
Sandrine Roginsky
Lectrice
Joanne Jojczyk
Je souhaite avant tout remercier les personnes qui ont contribué, de près ou
de loin, à la réalisation de ce mémoire.
!2
Tables des matières
Remerciements ..…..………………………….……………………………2
Introduction générale ………………………………………………………5
1. Problématique ..………………………………………………………… 5 .
2. Hypothèses ..…………………………………………………………….6
3. Méthodologie mise en oeuvre …………………………………………..7
4. Plan du mémoire ………………………………………………………..7
5. Présentation du cas étudié : Social Com et ses Community
Managers ……………………………………………………………….8
Partie 1 : Cadre théorique : Le métier de Community
Manager, des compétences spécifiques ? ..……………………………….9
1. Le Community Management : une activité émergente ..……………….9
1.1 Community Manager : une définition du métier encore floue ..…..9
1.2 Les Community managers à la recherche de leur légitimité
professionnelle ..…………………………………………………..11
2. Community Manager : Des habiletés transformées en
compétences …………………………………………………………..12
2.1 Définitions ………………………………………………………12
2.2 De la connaissance apprise « sur le tas » aux compétence ………12
2.3 Les Community Managers sur la voie de la reconnaissance ……13
3. Des compétences nécessaires aux entreprises ..……………………….14
3.1 Des compétences développées en agences de communication ….14
3.2 L’externalisation de ces compétences ..…………………………15
4. Conclusion ……………………………………………………………17
Partie 2 : Dispositif méthodologique ……………………………………18
1. Observation participante ..…………………………………………….18
2. Entretiens semi-directifs ..…………………………………………….19
3. Entretiens directifs ……………………………………………………20
Partie 3 : Analyse et interprétation des données ……………………….22
1. Présentation de nos hypothèses ……………………………………….22
2. Analyse de nos données récoltées …………………………………….23
2.1 Une agence unique « reconnue » par les compétences
spécifiques de ses Community Managers ……………………….23
2.2 La notion fondamentale d’« expertise professionnelle » ……….25
2.3 Des procédures rationnelles qui légitiment leurs pratiques …….27
!3
2.4 Au-delà du service-client : une relation client emphatique et
humaine au coeur de leur métier ……………………………….30
2.5 Peu de temps accordé au Community Management ……………32
2.6 Un manque de moyens financiers ……………………………….34
3. Affirmation ou infirmation de nos hypothèses ……………………….35
4. Conclusion générale ……………………………………………………37
5. Bibliographie …………………………………………………………..40
5.1 Articles ………………………………………………………………40
5.2 Ouvrages ..…………………………………………………………..43
6. Annexes …………………………………………………………………44
!4
INTRODUCTION GENERALE
1. Problématique
Le Community Management, « nouveau métier à la mode » (Busca & Ber-
trandias, 2014, p.2), est né de l’émergence des médias sociaux et du web dit
2.0 (O’Reilly, 2009). Avec presque deux milliards d’utilisateurs à travers le
monde pour Facebook et plus de 300 millions pour Twitter, les grandes en-
treprises ont vite compris l’intérêt de se positionner sur les médias et ré-
seaux sociaux.
« Aujourd’hui, les petites et moyennes entreprises se développent également
de plus en plus sur ces réseaux sociaux, quelques soient leurs domaines
d’activité » (Chabi, 2008, p.98). Chabaud et Ngijol s’accordent d’ailleurs à
dire que « l’appui sur les médias et réseaux sociaux est essentiel dans la
démarche entrepreneuriale et favorise à la fois la survie et la croissance des
jeunes entreprises » (Brüderl & Preisendörfer cité par Chabaud & Ngijol,
2010, p.130). C’est pourquoi, les entreprises utilisent de plus en plus leurs
Afin de mieux comprendre les propos de ces auteurs et ayant l'envie d’en
apprendre davantage sur la gestion des réseaux sociaux, nous avons décidé
de mobiliser notre expérience de stagiaire volontaire au sein d’une agence
de communication spécialisée dans le Community Management pour déve-
lopper une question de recherche. Social Com, l’organisation dans laquelle
nous avons réalisé cette expérience, est située à Bruxelles et est spécialisée
dans la gestion des réseaux sociaux (Facebook et Twitter principalement)
pour les petites et moyennes entreprises. Son objectif est d’offrir aux clients
une approche personnalisée et adaptée pour leur donner les moyens d’amé-
liorer leur image, de valoriser leurs produits et d’optimiser leur visibilité
grâce aux réseaux sociaux. Celle-ci offre donc un service de Community
!5
Management personnalisé.
2. Hypothèses
Au cours de nos lectures exploratoires sur notre sujet et grâce à notre expé-
rience en tant que stagiaire au sein de l’agence Social Com, plusieurs élé-
ments intéressants ont été soulevés. Afin de guider notre travail de re-
cherche et par conséquent de répondre à notre question « Pourquoi les pe-
tites et moyennes entreprises (PME) externalisent le service de « Communi-
ty Management » auprès d’agences de communication ? », nous avons pos-
!6
tulé deux hypothèses :
H1 : Les PME clientes de Social Com ne dédient pas toujours les ressources
nécessaires (ressources de temps et d’argent) au Community Management
de leurs entreprises.
H2 : Les employés des PME n'ont pas toujours les connaissances et compé-
4. Plan du mémoire
Ce mémoire sera divisé en trois parties majeures. Nous aborderons en pre-
mier lieu notre cadre théorique qui permettra de mettre en lumière diffé-
rentes notions et concepts tels que la légitimé, les compétences et la recon-
naissance du métier de Community Manager qui nous aideront par la suite à
répondre à notre question de recherche. La méthodologie, énoncée ci-des-
sus, sera développée dans la seconde partie de notre mémoire pour per-
mettre ensuite d’arriver à l’analyse et l’interprétation des données récoltées.
!7
Nous conclurons notre analyse avec la confirmation ou l’infirmation de nos
deux hypothèses formulées. Ce qui nous aidera à apporter une réponse à
notre question de recherche. Cette réponse nous permettra de restituer les
grandes lignes de nos recherches de manière synthétisée pour ensuite d’ou-
vrir la discussion à d’autres perspectives.
!8
PARTIE 1 : CADRE THEORIQUE :
Le métier de Community Manager, des compétences
spécifiques ?
Dans ce cadre théorique, nous aborderons différents sujets tels que la défini-
tion du métier de Community Manager ainsi que la légitimé de cette profes-
sion. Nous essaierons par la suite de définir les termes « habiletés » et
« compétences » en évoquant la transformation du premier terme à l’autre.
Nous nous attarderons plus longuement sur les compétences développées
par les CM. Ceci nous semble pertinent afin d’en savoir plus sur leurs quali-
fications et de comprendre en quoi celles-ci sont nécessaires, voire essen-
tielles, pour effectuer le métier de Community Manager.
1 L’Apec : l’ « Association pour l'emploi des cadres » est une association française,
privée et paritaire, dont l'objectif est le service et le conseil aux entreprises, aux
cadres sur les sujets touchant à l'emploi de ces derniers et aux jeunes diplômés de
l'enseignement supérieur.
!9
2016, p.75). Cependant, à travers nos différentes lectures, nous constatons
que la définition du métier de Community Manager n’est pas aussi explicite
et univoque que l’Apec le définit. Les métiers de la communication tel que
le Community Management constituent « une nébuleuse en forte expansion,
aux contours pour le moins incertain » (Gadea & Olivesi, 2016, p.1).
Olivesi déclare qu’il existe une « incertitude sur la définition même du mé-
tier liée au caractère mouvant du périmètre des tâches, des missions et des
compétences pratiques liées à la gestion de l’information en ligne » (Olive-
si, 2016, p.77). Il développe ce propos en explicitant que les définitions de
ce métier ne laissent pas « entrevoir le périmètre exact de ce type d’activité,
ni les relations aux autres acteurs de l’organisation, leurs fonctions, leurs
positions ou encore les stratégies sous-jacentes au traitement de l’informa-
tion en ligne » (Olivesi, 2016, p.83). Par exemple, les CM qui n’inter-
viennent que pour des missions et des tâches propres au métier de Commu-
nity Manager sont peu nombreux. Souvent, ceux-ci ont des tâches concomi-
tantes à effectuer en plus du Community Management telles que des tâches
commerciales, de communication interne ou externe, etc. Si leurs tâches
principales concernent « le traitement de l’information, la production de
contenu sur les réseaux sociaux et l’animation de communautés » (Olivesi,
2016, p.89), d’autres tâches périphériques s’y greffent. Stenger et Coutant
évoquent des fonctions liées à la vente, à la création de plates-formes
(webmastering), à l’élaboration de la stratégie ou de la ligne éditoriale (So-
cial Media management) (Stenger & Coutant, 2012, p.81).
!10
1.2 Les Community Managers à la recherche de leur légitimité
professionnelle
Si la définition du métier et le périmètre de leurs tâches sont encore flous,
les CM tentent néanmoins de prouver que leur métier est parfaitement légi-
time et « paré de rationalité » (Busca & Bertrandias, 2014, p.2). « Soucieux
de légitimer scientifiquement leurs pratiques, ils s’adossent à des corps de
connaissances peu stabilisés. Ils possèdent des diplômes et leur formation
leur permet de maîtriser des outils opérationnels rationnels efficaces, mais
leur travail reste souvent invisible » expliquent Gadea et Olivesi (2016, p.
12).
Les auteurs scientifiques tels que Busca et Bertandias énoncent un « déficit
de légitimité » (Busca & Bertrandias, 2014 p.1) que les CM cherchent à ré-
sorber. Le flou de la fonction de Community Manager révèle un « manque
de simplicité, un manque d’efficacité et une position incertaine dans l’en-
treprise et ces éléments concourent à provoquer ce manque de légitimité
» (Busca & Bertrandias, 2014 p.9).
Pour résorber ce déficit, les CM vont mettre en œuvre des procédures for-
malisées et rationnelles. Par exemple, à travers leurs entretiens, Busca et
Bertrandias exposent le fait que les CM mettent tout en oeuvre pour « se
conformer à la chaîne classique de la planification marketing » (Busca &
Bertrandias, 2014, p.10) en faisant notamment des études de marché, en dé-
finissant des objectifs et en mettant en place une stratégie d’actions. Dans la
mise en place d’actions, ils vont pouvoir par exemple programmer des pu-
blications sur Twitter ou Facebook. Cela permet de mettre en place un plan-
ning éditorial pour animer et diffuser du contenu. Ces contenus sont conçus
et réfléchis en amont et leur diffusion n’est pas improvisée mais étudiée et
programmée. Ces deux auteurs mettent en lumière que l'utilisation de
termes tels que « planning éditorial », « briefing », « feedback », renvoie à
un lexique rationalisé.
!11
Ainsi, les auteurs s’accordent sur le fait que les CM cherchent à résorber le
flou du métier de Community Manager en acquérant une légitimité par la
rationalisation de leurs pratiques. « Afin de duper un décideur présumé ra-
tionnel, le CM va se muer en acteur rationnel2 » (Busca & Bertrandias,
2014, p.12) .
Ces différents éléments vont nous permettre par la suite de répondre à notre
question de recherche.
2.1 Définitions
Afin de saisir correctement les propos que nous développerons dans cette
partie, il est nécessaire de définir les termes « habiletés » et
« compétences ». Premièrement, « elles (les habiletés) sont qualifiées d’ha-
biletés lorsque l’individu agit de façon informelle, à partir de savoirs tacites
et d’usages spontanés, sans prendre de recul face à ses pratiques et sans
compter son temps. Son activité est motivée par le plaisir, la réalisation de
soi, ou la nécessité, sans ambition professionnelle particulière » (Larroche
& Piment, 2014, p.162).
!12
teformes conversationnelles et d’autre part des comportements dits « natu-
rels » à l’interaction en ligne et de médiation. Comme le précisent Larroche
et Piment (2014), les CM font preuve d’une « débrouillardise » dans leurs
actions. Par l’usage naturel de leurs habilités, ils acquièrent de l’expérience
qui se transforme ensuite en compétences. Ces deux auteurs soulignent que
les CM sont capables de décrire leurs pratiques et pour certains, sont ca-
pables de synthétiser leurs qualités à l’aide de termes communs, ce qui at-
teste ce passage d’habiletés à des compétences.
!13
3. Des compétences nécessaires aux entreprises
!14
réseaux sociaux afin d’en tirer le meilleur profit pour son entreprise. « La
capacité à mobiliser les ressources mises à disposition par les réseaux so-
ciaux constitue une compétence d’autant plus essentielle que le Community
Manager ne se contente plus de simples tâches d’animation mais cherche à
définir la stratégie de communication sur les réseaux sociaux » (Olivesi,
2016, p.83).
!15
pétences dont on ne dispose pas en interne » (Barthélémy & Donada, 2007,
p.103). La seconde est l’approche « flexibilité » (Barthélémy & Donada,
2007, p.104) : celle-ci évoque l’existence d’une relation positive entre incer-
titude et externalisation. En quelques mots, une forte incertitude technique,
un risque d’obsolescence rapide des actifs et un besoin d’investissements
importants vont avoir tendance à favoriser le transfert des risques sur des
tiers et donc encourager l’externalisation. Cela permet de réduire leurs coûts
fixes et permettre ainsi une plus grande flexibilité.
Ces deux approches font le constat de l’externalisation d’une activité de
manière plus globale.
Dès lors, ces différentes raisons évoquées par Deniaud à savoir « des raisons
de compétences, de compréhension, de simplicité ou encore humaines »
poussent certaines entreprises telles que des TPE et PME à externaliser ce
service dans le but de gérer leur communauté et leurs réseaux sociaux de la
meilleure façon possible auprès d’agences spécialisées.
!16
4. Conclusion
Pour conclure notre cadre théorique, nous avons constaté l’existence d’un fil
conducteur présent à travers nos différentes lectures scientifiques. Ce fil
conducteur semble mener à l’externalisation du service de Community Ma-
nagement.
En premier lieu, nous constatons que la définition du métier de Community
Manager reste floue et le périmètre de leurs tâches ne semblent pas tracé de
manière stable.
Ensuite, ce flou semble provoquer un déficit de légitimé du métier et les CM
vont donc chercher à le résorber en mettant en œuvre des procédures forma-
lisées et rationnelles et en prouvant qu’ils possèdent des compétences spéci-
fiques reconnues propres au métier de Community Manager.
Dès lors, ce constat pourrait amener à favoriser l’externalisation du service
de Community Management auprès d’agences spécialisées.
Ce fil conducteur constitue donc une piste de réponse à notre question de
recherche.
!17
PARTIE 2 : DISPOSITIF METHODOLOGIQUE
Afin de mener à bien ce mémoire et ainsi répondre à notre question de re-
cherche, notre méthodologie se construira en plusieurs points. Le premier
point présentera notre observation participante réalisée sur le terrain durant
3 mois au sein de l’agence Social Com. La second point comportera plu-
sieurs entretiens semi-directifs réalisés avec Olivier Viaud, le CEO de Social
Com et les trois Community Managers de l’agence. Pour terminer, notre
dernier point comprendra plusieurs entretiens directifs effectués avec les
gérants de trois PME clientes de l’agence Social Com.
1. Observation participante
Nous avons décidé de tirer profit de notre stage effectué au sein de l’agence
Social Com pour mettre en place notre première méthode de recherche, à
savoir l’observation participante. L’observation participante est « une mé-
thode qui permet d’observer des groupes sociaux de taille réduite, et de type
fermé, comme des organisations au sein desquelles les chercheurs prennent
un emploi » (Abercrombie et al., cités par Soulé, 2007, p.129). L’avantage
de celle-ci « permet de vivre la réalité des sujets observés et de pouvoir
comprendre certains mécanismes difficilement décryptables pour quiconque
demeure en situation d’extériorité. En participant au même titre que les ac-
teurs, le chercheur a un accès privilégié à des informations inaccessibles au
moyen d’autres méthodes empiriques » (Soulé, 2007, p.132).
!18
contenu marketing). Nous avons également participé aux différents briefings
et réunions organisés entre les Community Managers. Tout au long de cette
observation, nous notions par écrit les éléments importants et intéressants
pouvant nous aider à répondre à notre question de recherche. Le but de cette
approche ethnographique est de comprendre comment les CM de Social
Com mènent leur travail de Community Management, de saisir les compor-
tements des CM avec les clients de l’agence et de comprendre, grâce à nos
observations, pourquoi ces différentes PME font appel à Social Com pour
gérer leur Community Management.
2. Entretiens semi-directifs :
Notre seconde méthode de recherche est basée sur plusieurs entretiens semi-
Dans notre cas, nous avons tout d’abord pris l’initiative d’interroger Olivier
Viaud, CEO de Social Com et ensuite, les trois Community Managers de
Social Com à savoir Stéphanie Lacroix (CM Director NL), Héliodora Gmur
(CM Director FR) et enfin Ludivine Scnachers (CM Junior FR). Nous avons
favorisé les entretiens semi-directifs afin de guider les intervenants vers les
sujets qui nous intéressent tout en leur laissant la possibilité de s’exprimer
librement. Des thèmes ont été choisis et des questions ont donc été rédigées
au préalable sur base de guides d’entretien (Annexe 4 - 6 - 8 et 10). Ces in-
terviews ont été enregistrées et ensuite retranscrites. Ce premier entretien
avec Olivier Viaud nous semblait essentiel afin de comprendre le fonction-
nement de l’agence, d’illustrer l’évolution du Community Management de-
!19
puis la création de l’agence Social Com et enfin de connaitre son point de
vue sur l’externalisation du service de Community Management. Ensuite,
notre choix s’est porté sur les trois Community Managers de Social Com.
Ces entretiens nous semblaient également pertinents car nos interviewées
ont toutes de l’expérience dans la fonction de Community Manager. Ces ex-
périences étant susceptibles de fournir des éléments importants et intéres-
sants afin de comprendre le but de cette externalisation du service de Com-
munity Management auprès de Social Com. Leurs fonctions sont basées es-
sentiellement sur la rédaction de publications, de plans marketings et de
concours pour les clients. Ce sont également elles qui sont en contact étroit
et régulier avec les clients afin de répondre à toutes leurs demandes. Elles se
situent donc au plus près des clients et oeuvrent chaque jour à gérer les rela-
tions entre l’agence et les clients. C’est pourquoi leurs expériences profes-
sionnelles seront précieuses à intégrer dans ce mémoire.
3. Entretiens directifs
Notre troisième et dernière méthode comprend, par rapport à la précédente,
des entretiens directifs ou « dirigés ». Un libellé de questions a été défini au
préalable sur base de guides d’entretien (Annexe 12 - 14 et 16) et selon un
ordre prévu. Bien que cette méthode soit vue comme « contraignante » (Ke-
tele & Roegiers, 1996) pour l’interviewé lui laissant moins de marge de ma-
nœuvre dans ses réponses que lors des entretiens semi-directifs, nos ques-
tions restent cependant ouvertes laissant tout de même la possibilité à l’in-
terviewé de s’exprimer librement ( mais uniquement dans le cadre de nos
questions). Nous avons favorisé les entretiens directifs par souci de temps.
« Les entretiens directifs permettent de recueillir l’information rapidement »
(Ketele & Roegiers,1996, p. 172). Disposant de peu de temps, nos inter-
viewés ont tout de même accepté de répondre à nos questions. C’est pour-
quoi la technique de l’entretien directif nous semblait la plus appropriée afin
de collecter des informations pertinentes dans un temps imparti.
!20
Notre choix s’est porté uniquement sur des clients dont l’activité est basée
en Wallonie ou à Bruxelles par souci de langue et de proximité. Nous avons
choisi trois entreprises différentes, situées à des endroits différents égale-
ment et n’ayant pas le même secteur d’activité. C’est pourquoi nous avons
sélectionné : un magasin de meubles de cuisine situé à Woluwé que nous
nommerons « Entreprise A », une entreprise de téléphonie mobile et fournis-
seur d'équipements de télécommunications située à Namur que nous nom-
merons « Entreprise B » et enfin un magasin de vêtements pour hommes,
femmes, et enfants situé à Chimay que nous nommerons « Entreprise C ».
L’agence Social Com n’a pas souhaité que nous divulguions le nom de ses
clients, c’est pourquoi nous citerons simplement leurs secteurs et leurs lieux
d’activité. Ces entretiens ont été enregistrés et ensuite retranscrits. Pour
chaque entreprise, nous avons interrogé leur gérant. Le but de cette phase
sera de comprendre pourquoi ces PME ont décidé d’externaliser leur Com-
munity Management auprès de Social Com.
!21
PARTIE 3 : ANALYSE ET INTERPRETATION DES
DONNEES
Nous entrons dès à présent dans la dernière partie de notre travail de re-
cherche. C’est grâce à cette analyse que nous parviendrons à apporter une
réponse à la problématique posée. Premièrement, nous présenterons nos dif-
férentes hypothèses. Deuxièmement nous analyserons et interprèterons nos
données récoltées provenant de notre observation participante et de nos dif-
férents entretiens. Dernièrement, nous affirmerons ou infirmerons nos hypo-
thèses postulées.
Au cours de nos lectures exploratoires sur notre sujet et grâce à notre expé-
rience en tant que stagiaire au sein de l’agence Social Com, plusieurs élé-
ments intéressants ont été soulevés. Afin de guider notre travail de recherche
et par conséquent de répondre à notre question « Pourquoi les petites et
moyennes entreprises (PME) externalisent le service de « Community
Management » auprès d’agences de communication ? », nous avons émis
deux hypothèses :
H1 : Les PME clientes de Social Com ne dédient pas toujours les ressources
nécessaires (ressources de temps et d’argent) au Community Management
de leurs entreprises.
H2 : Les employés des PME n'ont pas toujours les connaissances et compé-
tences requises pour exercer le métier de CM au sein de leurs entreprises.
!22
2. Analyses et interprétations de nos données récoltées
Par la suite, les gérants des PME clientes de Social Com nous témoignent
des compétences spécifiques propres aux Community Managers de Social
Com. Si ces clients ne semblent pas disposer de connaissances et de compé-
tences nécessaires pour gérer leurs propres réseaux sociaux, ceux-ci
évoquent des compétences propres au métier de Community Manager et
propres aux CM de Social Com. « En premier lieu, ils mettent en place une
liste de thèmes sur lesquelles ils se baseront pour écrire nos publications.
!23
Ces thèmes sont choisis en fonction de notre secteur d’activité, et ils réflé-
chissent aux sujets les plus pertinents pour nous pour attirer le plus de gens
sur notre page. Ils rédigent ensuite nos publications tous les mois et entre
temps ils rédigent des plans marketing en mettant en avant tout ce qu’on
peut communiquer sur les réseaux sociaux pour nous permettre d’avoir des
retombées financières par la suite » (Annexe 15). Pour la gérante de l’entre-
prise C, celle-ci met également en avant des arguments liés aux compé-
tences. « Grâce à cette agence, nous communiquons professionnellement si
je puis dire. Un moment, quand on n’a pas les compétences de gérer ses
propres réseaux sociaux, il faut savoir se tourner vers des professionnels qui
pourront nous aider. (…) il faut voir plus loin et penser à ce que l’agence
peut apporter à ton entreprise, il faut penser aux répercussions que ce ser-
vice peut engendrer. Je n’avais du tout les compétences donc j’ai fait appel
à Social Com » (Annexe 17). Dès lors, grâce aux services développés par
l’agence et grâce aux connaissances, au savoir-faire et aux qualifications
dont sont pourvus les Community Managers, les PME clientes préfèrent
confier la gestion de leurs réseaux sociaux à l’agence étant reconnue comme
« spécialisée dans le Community Management ».
!24
un service optimal au client » (Annexe 9).
Si nous mettons ces propos en lien avec notre cadre théorique, nous pou-
vons constater que les Community Managers de Social Com disposent de
plusieurs « palettes de compétences » (Olivesi, 2016, p.82) exprimées pré-
cédemment par Olivesi. Par leur capacité de rédiger du contenu en adoptant
un style écrit attendu par la communauté et par leur traitement de l’informa-
tion, ceux-ci disposent de la palette liée aux « compétences
d’expression » (Olivesi, 2016, p.82). Par la rédaction de plans marketings,
les CM veulent mobiliser les ressources mises à disposition par les réseaux
sociaux afin de tirer le meilleur profit pour leurs clients. Ils disposent donc
de la palette de compétence liée à « la compréhension économique des or-
ganisations et des marchés » (Olivesi, 2016, p.82). C’est pourquoi en acqué-
rant ces différentes « palettes », les CM « œuvrent à faire reconnaître au fil
de leur relation à leurs clients, non sans difficulté, une compétence profes-
sionnelle spécifique » (Jammet, 2015, p.96). Ces compétences spécifiques
dont disposent les CM de Social Com semblent donc être une première rai-
son menant à l’externalisation du service de Community Management.
!25
leur boulot ! Ils ont des compétences et connaissent l’univers des réseaux
sociaux sur le bout de doigt. Ils apportent une réelle plus-value profession-
nelle, ce sont de réels « pros » » (Annexe 13). « Il faut dire ce qui est, faire
appel à une agence professionnelle est un plus non négligeable. Ce sont vé-
ritablement des experts des médias et des réseaux sociaux et ils savent clai-
rement ce qu’il faut faire pour votre entreprise, comment communiquer effi-
cacement, quelle action marketing mettre en place à quel moment » (An-
nexe 15).
Nous pouvons dès lors éclairer ces propos de Tépos et de Paradeise par les
déclarations de Ludivine Snachers, CM Junior FR : « Je crois que les com-
pétences évoluent énormément, elles évoluent en même temps que le métier,
c’est un fait et on doit constamment suivre les codes du web et s’y adapter.
(…) Toutes ces compétences je pense qu’on ne peut pas les apprendre
comme ça par magie, c’est vraiment au fil de l’expérience qu’on acquiert
notre expérience et que nos connaissances se développent. C’est par expé-
rience qu’on sait quelles publications fonctionnent ou pas, c’est par expé-
rience qu’on sait qu’il faut être plus réactif avec les clients et être plus pré-
sent pour eux. Grâce aux expériences de chacune des CM de l’agence, nous
sommes capable de former d’autres personnes et de transmettre notre ex-
pertise et nos compétences. C’est pourquoi nous proposons des formations.
Par nos compétences et nos services proposés aux clients, oui, je peux sin-
!26
cèrement dire que nous sommes des experts dans les médias sociaux » (An-
nexe 9).
À travers cet exemple précis de Social Com, nous découvrons comment les
CM cherchent à faire reconnaître l’appartenance d’une expertise profession-
nelle spécifique, combinée à la fois sur les « codes » d’usage des réseaux
sociaux et sur la revendication de services et de compétences spécifiques
propres au métier de Community Manager.
Etre une agence qualifiée d’« experte » semblerait donc être une seconde
raison pour les PME d’externaliser leur Community Management auprès de
Social Com.
!27
de thèmes à aborder, les sujets précis, le rythme des publications et le ton
employé dans la formulation des messages. C’est autour de cette ligne édito-
riale que s’appuiera l’argumentation des CM durant toute leur collaboration.
!28
La cinquième procédure est la mise en oeuvre des « happiness control »7
téléphoniques. Ces contrôles de satisfaction sont réalisés tous les 3 mois par
l’Account Manager afin de prendre connaissance de l’avis des clients
concernant les services de Social Com. Le contenu de ces entretiens est syn-
thétisé et retranscrit par la suite dans le document situé sur la plateforme
« ZOHO » afin que chaque CM puisse prendre connaissance du contrôle de
satisfaction de son client.
Dès lors, nous pouvons conclure en mettant en lumière les propos de Ber-
trandias et de Buscandias qui rejoignent notre théorie : afin de légitimer
leurs pratiques, les CM vont mettre en œuvre des procédures formalisées et
rationnelles. Ceux-ci veulent « se conformer à la chaîne classique de la
planification marketing » (Busca & Bertrandias, 2014, p.10) en mettant en
place une série d’objectifs et d’actions permettant d’atteindre ceux-ci. Par la
mise en place d’objectifs pour chaque client et le nombre de procédures
évoquées précédemment, les CM témoignent de leur légitimité. Les procé-
dures des CM de Social Com observées sont rationnelles et formalisées :
celles-ci sont organisées et programmées, les contenus sont réfléchis en
amont, les publications sont planifiées. « L’utilisation de termes comme «
7 contrôles de satisfaction
!29
planning éditorial », « briefing », « feedback », renvoie à un lexique ratio-
nalisé » (Busca et Bertrandias, 2014, p.9). En conclusion, cette légitimité
exprimée à travers leurs procédures rationnelles semblerait être une troi-
sième raison d’externalisation du service de Community Management des
PME auprès de Social Com.
!30
que client par rapport à Social Com « Le service qui est très intéressant pour
moi également c’est l’assistant web personnel qui nous est attribué. C’est
un plus non négligeable ! Je dois avouer que je ne reste jamais dans le flou.
Lorsque j’ai un problème avec ma page Facebook, elle (Héliodora Gmur,
CM Director FR) m’aide au maximum et essaye toujours de trouver une so-
lution. Parfois je dois avouer que je ne comprends rien mais je pense qu’elle
se met vraiment à ma place et elle essaye de m’expliquer au mieux » (An-
nexe 15).
Grâce à notre expérience réalisée sur le terrain, nous pouvons constater ces
différents arguments évoqués. À plusieurs reprises, nous avons assisté à dif-
férents appels, nommés « conf-call »8, entre Héliodora, CM Director FR,
Ludivine, CM Junior Fr et leurs clients. Ces appels étaient organisés dès
qu'un client avait soumis une requête à son web assistant personnel (il s’agit
toujours d’une CM). Lors de ces « conf-call », les CM poursuivent toujours
un objectif précis : répondre à la requête du client bien que cette réponse
soit positive ou négative. En cas de problème technique, il faut solutionner
ce problème. Si ces clients demandent un conseil, un avis, les CM dia-
loguent, les guident et les aident. Celles-ci essayent d’accéder aux demandes
des clients quand cela est possible.
8 conférences téléphoniques
!31
tard. La relation de chaque CM avec ses clients est informatisée par le par-
tage d’un document sur leur plateforme CRM « ZOHO » contenant toutes
les remarques et suggestions émises pour chaque client. L’importance ac-
cordée à ce logiciel, la fluidité des allers et retours du document par courrier
électronique et la quantité de modifications demandées par le client sont au-
tant d’indices à la fois de l'importance accordée au client mais également de
l’intérêt du CM de fournir un service optimal.
« Pour moi la réelle compétence en fait chez Social Com, c’est de pouvoir
gérer les clients, de capter cette relation-client pour en tirer profit et faire le
meilleur travail pour eux » nous dit Ludivine Snachers (Annexe 9).
Afin de corroborer ce propos, nous nous sommes tournée vers les clients de
!32
l’agence. Lors de nos interviews, nous avons remarqué que cet argument de
temps est également pointé du doigt plusieurs fois. Par exemple, le gérant de
l’entreprise A explique : « l’un de mes employés se chargeait de publier du
contenu de temps en temps mais il ne s’en sortait pas toujours et surtout
comme il manquait de temps, tout était fait à la va-vite. Les publications
n’étaient pas vraiment pertinentes. Du coup, nous nous sommes dit que ce
serait intéressant qu’une agence s’en occupe à notre place » (Annexe 13).
!33
2.6 Un manque de moyens financiers
Un dernier élément constaté qui nous semble également intéressant est lié à
l’argent et aux moyens économiques des PME clientes de Social Com.
Lorsque nous demandons aux différents gérants interviewés « Pourquoi
avez-vous fait appel aux services de Social Com ? », ceux-ci relèvent en
premier lieu des arguments relatifs au prix : « packaging intéressant finan-
cièrement parlant » (Annexe 13), « prix attractif par rapport au services
fournis » (Annexe 15) « formule peu onéreuse par mois (Annexe 17) ».
Le gérant de l’entreprise B argumente en disant « Financièrement, engager
quelqu’un d’autre pour faire ça, même en mi-temps ça n’aurait pas été pos-
sible. Les coûts pour engager quelqu’un, même à mi-temps, sont bien plus
élevés que le packaging de base chez Social Com. (…) Je pense que sincè-
rement vu le prix que je paye, c’est une très bonne idée d’avoir fait appel à
Si Deniaud déclare : « il faut aussi prendre en compte que bien souvent in-
ternalisé à l’entreprise, le community management est parfois délégué à des
agences spécialisées pour des raisons (….) humaines » (Deniaud, 2010),
présentant la raison « humaine » comme une impossibilité pour une entre-
prise telle qu’une PME d’engager du personnel en interne, nous pouvons
dès lors affirmer ces propos.
Les gérants de PME, clients de Social Com, ne semblent pas disposer de
moyens financiers suffisants pour engager du personnel et préfèrent délé-
!34
guer leur Community Management auprès d’une agence spécialisée. Face à
ce constat, le facteur lié à l’argent et aux moyens économiques des PME se
révèlerait comme une sixième et dernière raison de l’externalisation du ser-
vice de Community Management auprès de Social Com.
H1 : Les PME clientes de Social Com ne dédient pas toujours les res-
sources nécessaires (ressources de temps et d’argent) au Community
Management de leurs entreprises.
!35
lors accorder aux Community Managers de Social Com l’opportunité de gé-
rer leurs réseaux sociaux de façon optimale. Ce qui permet, par cette occasi-
on, de faire gagner un gain de temps considérable à ces employés et une dé-
pense de moindre coût pour ces PME. Pour conclure, nous pouvons donc
confirmer notre première hypothèse.
!36
CONCLUSION GENERALE
Il est maintenant temps pour nous de conclure ce travail en tentant de ré-
pondre à notre question de recherche : « Pourquoi les petites et moyennes
entreprises (PME) externalisent le service de « Community Management »
auprès d’agences de communication ? Le cas des Community Managers de
Social Com ».
Pour cela, nous avons tout d’abord postulé deux hypothèses structurant
notre mémoire : Premièrement, les PME clientes de Social Com ne dédient
pas toujours les ressources nécessaires (ressources de temps et d’argent) au
Community Management de leurs entreprises. Deuxièmement, les employés
des PME n'ont pas toujours les connaissances et compétences requises pour
exercer le métier de CM au sein de leurs entreprises.
Ensuite, nous avons posé notre cadre théorique. Par le biais de nos lectures
scientifiques, nous avons constaté l’existence d’un fil conducteur. Nous re-
levons tout d’abord que la définition du métier de Community Manager
reste floue et le périmètre de leurs tâches ne semblent pas tracé de manière
stable. Il s’avère ensuite que ce flou provoque un déficit de légitimé du mé-
tier et les CM vont donc chercher à le résorber en mettant en œuvre des pro-
cédures formalisées et rationnelles et en prouvant qu’ils possèdent des com-
pétences spécifiques reconnues propres au métier de Community Manager.
Ce fil conducteur mènerait donc à favoriser l’externalisation du service de
Community Management auprès d’agences spécialisées.
Nous avons donc poursuivi notre objectif en réalisant une analyse basée sur
nos entretiens directifs, semi-directifs et notre observation participante.
Celle-ci s’est révélée très enrichissante et fructueuse d’éléments intéressants
permettant de répondre à notre question de recherche. Nous avons relevé six
arguments menant à l’externalisation.
!37
Premièrement, nous avons pu constater que, par manque de connaissances et
de compétences pour effectuer le métier de Community Manager, les gé-
rants des PME clientes de Social Com et leurs employés préfèrent se tourner
vers Social Com car ses Community Managers disposent de compétences
spécifiques.
Cinquièmement, nous avons relevé que les gérants de PME, clients de So-
cial Com, ne disposent de moyens financiers suffisants pour engager du per-
sonnel et préfèrent déléguer leur Community Management auprès d’une
agence spécialisée. Dernièrement, les gérants des PME et leurs employés ne
disposent pas de temps permettant de gérer leurs propres réseaux sociaux.
!38
quises pour exercer le métier de CM au sein de leurs entreprises.
Finalement, après avoir réalisé notre mémoire et après avoir réalisé de nom-
breuses recherches afin de répondre à notre question, plusieurs interrogati-
ons nous viennent en tête. Par exemple, de quelle façon évoluera le métier
de Community Manager ? Quel sera l’avenir de ces agences de communica-
tion spécialisées ? Les prochaines générations, nées et bercées avec les nou-
velles technologies, auront-elles encore besoin de ces agences ? Tant de
questions qui pourraient faire l’objet d’un futur travail de recherche et qui
nous espérons, montrerait que le Community Management a encore de
beaux jours devant lui.
!39
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Annexes : Voir CD ci-joint
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!45
RESUME
MOTS CLES
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