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Rapport de stage à la DRI Niamey V

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Introduction Générale

Depuis plusieurs années le Niger est confronté à des difficultés financières. Face à cette
situation, et au regard des conditions de plus en plus restrictives d’accès aux sources de
financement extérieur, le gouvernement s’est vu contraint de ne compter pour l’essentiel que sur
ses ressources internes, en particulier les impôts, droits, taxes et redevances. C’est pourquoi,
l’Etat nigérien s’est mis à la recherche d’instruments fiscaux qui peuvent être mis en œuvre afin
de rehausser le niveau de prélèvement fiscal. Cet objectif sera atteint grâce à la Direction
Générale des Impôts (DGI) en collaboration avec ses services centraux et ses différentes
Directions Régionales des Impôts qui se trouvent dans les différentes régions du pays.

En vue de l’obtention de notre diplôme, l’Institut Universitaire de Technologie de l’Université


Djibo Hamani (IUT/UDH) nous a institué un stage d’une durée de deux (2) mois dans une
entreprise. Ce stage a pour objectif de nous permettre de mettre en pratique nos connaissances
théoriques acquises durant notre formation. Il se veut d’être pour nous un premier contact avec le
monde professionnel, et nous permet de nous imprégner des challenges et défis qui nous
attendent.
C’est dans ce cadre que nous avons effectué un stage de deux (2) mois à la Direction Régionale
des Impôts de Niamey V (DRI Niamey V).

Placée sous l’autorité du Ministère des Finances, la DGI est le service par excellence chargé de la
mobilisation des ressources internes destinées au financement du budget de l’Etat et des
collectivités territoriales. Elle est créée en 1983 suite à la fusion de trois (3) anciennes directions
dont la direction des contributions diverses, la direction des domaines, de l’enregistrement et de
timbres et ainsi que de la direction du cadastre.

La DGI est chargée de l’élaboration et de la mise en œuvre de la politique du gouvernement en


matière fiscale, domaniale, cadastrale et foncière. Pour couvrir l’étendue du territoire national,
elle possède ses relais dans toutes les régions, c’est-à-dire les Directions Régionales des Impôts
(DRI).

C’est ainsi que la Direction Régionale des Impôts Niamey V a été créée par arrêté
N°00103/MF/SG/DGI/DRHI/LF du 10 Mars 2022. Elle a hérité des Centres et Recettes des

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Impôts de Harobanda de la Direction Régionale des Impôts Niamey SUD. Son organisation au
titre de l’exercice 2023 est décliné ainsi qu’il suit :

La Direction Régionale est organisée en services de Direction, services d’assiette et services de


recouvrement.

►Les services de Direction comprennent le secrétariat de la Directrice et le Service Administratif


et Comptable (SAC),

►Les services d’assiettes sont composés de :

- Deux (2) Centres des Impôts (Gaweye et Karadjé),

- Deux (2) Centres des Impôts Fonciers (Gaweye et Karadjé) ;

► Les services de recouvrement sont composés de :

- Deux (2) Recettes des Impôts (Gaweye et Karadjé),

- Deux (2) Recettes des Impôts Fonciers (Gaweye et Karadjé) ;

►La Division Contrôle fiscal (DIV.C).

La Direction Régionale des Impôts de Niamey V où nous avions effectué notre stage constitue un
service déconcentré de la DGI. Ce service est chargé de la mobilisation des ressources fiscales
internes au niveau de la Commune 5 de Niamey. Elle est dirigée par une Directrice Régionale.

Durant notre séjour à la DRI de Niamey V, nous avons séjourné au Centre des Impôts Fonciers
de GAWEYE et à la Recette des Impôts Fonciers de GAWEYE. Nous avons pu accomplir des
taches comme : Le recensement des contribuables assujettis aux impôts fonciers, la détermination
de la matière imposable, la gestion des réclamations, le suivi des déclarations, les impositions,
placement des avis de mise en recouvrement, la prise en charge, établissement de fiche de recette,
suivre le reste à recouvrer des contribuables, faire la quittance de payement.

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Raison pour laquelle nous avons choisi comme thème de notre travail « Procédure de
recensement et d’imposition de l’impôt foncier ». Pour mieux comprendre ce thème nous nous
sommes posés un certain nombre de question notamment :

- Qu’est-ce que l’impôt ;


- Qu’est-ce que l’impôt foncier.

En vue de rendre compte de manière fidèle et analytique le déroulement de ces deux (2) mois de
stage passés à la Direction Régionale des Impôts de Niamey V, il apparait logique de présenter au
préalable l’environnement économique du stage à savoir dans :

■ Premier chapitre : Présentation de la Direction Régionale des Impôts de Niamey V ;

■ Deuxième chapitre : Procédure de recensement et d’impositions de l’impôt foncier ;


■ Et en troisième chapitre : Faires des analyses et recommandations.

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Chapitre1. Présentation de la Direction Régionale des Impôts de Niamey V (DRI Niamey V)

La Direction Régionale des Impôts de Niamey V est un organe déconcentré de la Direction


Générale des Impôts (DGI), chargé de la mobilisation des ressources fiscales dans la commune 5
de Niamey conformément à la politique du gouvernement en matière fiscale, domaniale,
cadastrale et foncière.

Dans ce chapitre, nous allons présenter cette structure qui est notre structure d’accueil du stage à
travers sa situation géographique, son historique, son organisation administrative et ses
ressources.

I. Situation géographique de la DRI de Niamey V

La région de Niamey est située sur le fleuve Niger dans l’extrême OUEST du Niger, elle
couvre une superficie de 552,27 Km². Elle est limitée au Nord par la région de Tillabéry, à
l’EST par la région de Dosso, avec la République du Bénin au Sud et le Burkina Faso à
l’OUEST. Quant à la Direction Régionale des Impôts de Niamey V, elle est située dans le
quartier Harobanda de la commune 5 de Niamey, plus précisément en face de Rond-Point
Harobanda sur la route menant à Torodi. Elle est limitée à l’EST par le commissariat de
Police de 5ième arrondissement, à l’OUEST par le Complexe Scolaire Privé Aimé Césaire, au
Nord par le Marché de Harobanda et au Sud par les sapeurs-pompiers.

II. Historique de La DRI de Niamey V

La Direction Régionale des Impôts de Niamey V a été créée par arrêté

N°00103/ MF/SG/DGI/DRHI/LF du 10 Mars 2022. Elle a hérité des Centres et Recettes des
impôts de Harobanda de la Direction Régionale des Impôts de Niamey SUD.

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III. Organisation administrative de la DRI de Niamey V

La Direction Régionale des Impôts de Niamey V est une institution organisée hiérarchique
avec à sa tête une Directrice Régionale qui assure la coordination et le contrôle de toutes les
activités de la Direction. Elle est organisée en services de Direction, services d’assiette,
services de recouvrement et la division contrôle.

1. Services de Direction

Les services de Direction comprennent le secrétariat de la Directrice et le Service


Administratif et Comptable (SAC),

►Le secrétariat de la Directrice dirigé par une secrétaire est, sous l’autorité de la Directrice

Régionale, chargé de la réception, du dépouillement et de l’expédition du courrier de la


Direction, de toute opération de saisie informatique ou dactylographique ainsi que
l’organisation des audiences de la Direction. Ce service est aussi chargé de l’accueil et de
l’orientation des visiteurs de la Direction, de l’établissement des documents administratifs
(Notes de service, communiqués), de répondre aux appels téléphoniques et de gérer l’agenda
de la Directrice.

►Le Service Administratif et Comptable (SAC) est, sous l’autorité de la Directrice et est
chargé :

 De la gestion du personnel, du matériel et des locaux mis à la disposition de la direction ;

 De la gestion des ressources mises à la disposition de la direction, notamment la caisse de


menues dépenses ;
 De l’inventaire et la tenue de la comptabilité matière de la direction.

Les activités de pilotage des services sont assurées par la Directrice Régionale. Sous l’autorité
hiérarchique directe du Directeur Général des impôts, elle est chargée :

 De l’animation et de la coordination des activités de l’ensemble des services de la


Direction Régionale ;
 Du bon fonctionnement du dispositif de maitrise des risques ;
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 De la participation aux travaux des commissions à incidences fiscales tenues dans sa
région ;
 De l’application de la législation et de la réglementation fiscale, foncière, cadastrale et
domaniale ;
 De l’assiette des impôts, droits, taxes, produits et redevances des contribuables relevant de
leur compétence ;
 Du recouvrement des impôts, droits, taxes, produits, et redevances de toute nature ;

 De la vérification administrative et comptable des services relevant de leur autorité ;

 De l’encadrement fiscal des collectivités territoriales et du secteur informel ;

 De l’instruction des dossiers relatifs à la fiscalité cadastrale ;

 De la création et de la mise à jour d’un système d’information cadastrale basé sur les
propriétés et les propriétaires ;
 De la vérification du contrôle et de la numérotation de lotissement sur le territoire de leur
compétence ;
 De la délivrance de tout acte ou renseignement relatif à la publicité foncière ;

 Du traitement des demandes d’attestation de dispense du précompte au titre de l’Impôts


Sur le Bénéfice (ISB) ;
 De la tenue des statistiques en matière d’exonérations ;

 De la gestion du personnel, du matériel, des crédits délégués et autres ressources mis à


leur disposition.

2. Services d’assiettes

Les services d’assiettes de la DRI de Niamey V sont composés de :

 Deux (2) Centres Des Impôts (GAWEYE et Karadjé)

 Deux (2) Centres des Impôts Fonciers (GAWEYE et Karadjé).

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Les Centres Des Impôts (CDI) sont chargés de l’assiette, de la liquidation et du contrôle sur
pièces et sur place de l’ensemble des impôts, droits, produits, taxes dues par les entreprises et
agents économiques qui relèvent de leur compétence.

Ils sont chargés de l’instruction des réclamations relatives aux impôts qu’ils gèrent.

Ils participent de plein droit aux commissions des impôts tenus dans leur circonscription
administrative.

Le Chef de Centre est tenu de produire un rapport mensuel et annuel à la Directrice Régionale des
impôts. Le rapport doit retracer les grandes caractéristiques des travaux effectués par son service.

Les Centres des Impôts Fonciers (CIF) sont chargés de l’assiette, de la liquidation et du contrôle
de l’ensemble des impôts fonciers qui relèvent de leur compétence, ainsi que de la redevance
pour Occupation du Domaine Public (ODP).

Ils sont chargés de l’instruction des réclamations relatives aux impôts qu’ils gèrent.

Ils participent de plein droit aux commissions des impôts fonciers tenues dans leur
circonscription administrative.

La cheffe de Centre des Impôts Fonciers représente la Directrice Régionale aux commissions
techniques, d’urbanisme, d’autorisation de construire, de concessions, et d’évaluation foncière au
niveau des chefs-lieux de Régions.

3. Services de recouvrement

Les services de recouvrement de la DRI de Niamey V sont composés de :

 Deux (2) Recettes Des Impôts (GAWEYE et Karadjé)

 Deux (2) Recettes des Impôts Fonciers (GAWEYE et Karadjé).

Les Recettes Des Impôts (RDI) sont chargées spécialement du recouvrement des impôts et taxes
tant sur prise en charge que les paiements spontanés. Dans le cadre de cette opération on
distingue des actions en recouvrement et le contrôle des usagers en situation irrégulière en

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Matière de vignette, d’Impôt Synthétique (IS) et de Taxe Professionnelle (TP) du secteur de
transports.

Les actions en recouvrement concernent la mise en œuvre de toutes les procédures notamment les
prises en charge, les convocations, les Mises En Demeure (MED) et les notifications de
fermeture.

Quant aux opérations de contrôle de vignette et Impôt synthétique du secteur de transports


organisés d’habitude par la Directrice Régionale. Cependant, seule la Recette Des Impôts de
GAWEYE à régulièrement organisé des contrôles à son niveau pour pouvoir boucler les
prévisions mensuelles de recette.

Ainsi, les réalisations pour la Direction Régionale des Impôts de Niamey V, s’élèvent pour un
montant total de 5.435.050.980 FCFA au titre de l’exercice 2022.

En terme de perspectives, la Direction Régionale des Impôts de Niamey V a des prévisions des
recettes de 3.183.795.000 FCFA pour l’année 2023.

Aussi, la Direction s’inscrit dans l’’atteinte de cet objectif à travers :

- La couverture intégrale du territoire de la région en matière de recensement ;

- L’assainissement du fichier des contribuables en rapport avec le projet « enclos fiscal » ;

- Le suivi rigoureux de dossiers transférés de la Direction des Moyennes Entreprises ;

- L’intensification des contrôles et des actions en recouvrement.

Le receveur est, en particulier, personnellement et pécuniairement responsable des recettes


relatives aux impôts, droits et taxes dont il a la charge. Il doit répondre de sa gestion comptable,
du recouvrement des droits et taxes non acquittés mais pris en charge, des travaux accomplis et
de l’état de son service.

En matière de poursuite, le Receveur est tenu de rendre compte à la Directrice Régionale sous
l’autorité duquel il est placé, des activités menées par son service ; tant dans leur programmation
que dans leur exécution.

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Pour assurer le recouvrement des Restes à Recouvrer, le Receveur est assisté d’agents de
poursuite chargés de la mise en œuvre de poursuites, conformément aux dispositions légales en
vigueur. Il tient une situation mensuelle, nominative et détaillée par nature d’impôts, en droits,
pénalités et majorations, des restes à recouvrer, sur support papier et/ou dématérialisé.

4. Division Contrôle

Fonctionnant sous un système déclaratif, l’administration fiscale Nigérienne se trouve dans


l’obligation de vérifier les activités des contribuables. Pour ce faire la DGI a mis en place un
service spécialisé en matière du contrôle qui est la Division Contrôle fiscal. Autrefois appelée
Brigade de contrôle ponctuelle, la division contrôle fiscal a pour mission de procéder à la
vérification des opérations des contribuables. A ce niveau, il existe deux (2) types de contrôles :

► Le contrôle interne : Ce contrôle se fait à l’interne de l’administration fiscale, en vue de


vérifier les déclarations des contribuables à travers un Contrôle Sur Pièce (CSP) ;

► Le contrôle externe : Celui-ci se fait dans les entreprises à travers un déplacement d’agents du
service ; une lettre est envoyée au contribuable une semaine avant la visite, précisant les noms et
grades des agents qui feront le contrôle et la nature du contrôle à faire (vérification générale des
comptabilités qui concerne toute la situation de l’entreprise en matière fiscale ou le contrôle
ponctuel qui ne concerne qu’une catégorie d’impôt dans l’entreprise).

IV : Ressources de la DRI de Niamey V

Comme toute autre institution, la Direction Régionale des Impôts de Niamey V dispose de trois
(3) types de ressources qui sont : les ressources humaines, matérielles et financières.

1. Ressources humaines

Pour assurer l’efficacité et l’efficience de sa structure, la DRI de Niamey V s’est doté des
ressources humaines avec un effectif de 43 agents répartis comme suit :

 Cadres A1 : 2 agents ;

 Cadres A2 : 7 agents ;

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 Cadres B : 4 agents ;

 Cadres C : 9 agents ;

 Auxiliaires : 6 agents ;

 Appelés du service civique national : 9 agents ;


 Bénévoles :6 agents.

2. Ressources matérielles

Pour le besoin de l’accomplissement de sa mission, la DRI de Niamey V dispose de deux (2)


locaux dont un local destiné aux agents de la section de Karadjé et l’autre qui abrite la
Direction, les Centres et les Recettes des Impôts de Gaweye.

Ce local de la Direction est composé de dix (10) bureaux dont :

 Une Direction

 Deux bureaux pour le Centres Des Impôts

 Deux bureaux pour la Recette Des Impôts

 Deux bureaux pour la Division Contrôle

 Deux bureaux pour le Centre des Impôts Fonciers

 Un bureau pour la Recette des impôts fonciers

Pour assurer le déplacement des personnels, elle dispose des moyens de logistique qui sont :

►Les véhicules au nombre de trois (03) :

 Véhicule immatriculation 1100VNY ;

 Véhicule immatriculation 8A2921 ;

 Véhicule immatriculation (numéro de châssis JT17EB1030) ;

►Les motos au nombre de trois (03) :

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 Moto immatriculation 8A1131 ;
 Moto immatriculation 8A1116 ;
 Moto immatriculation 8A0176.

3. Ressources financières

Pour assurer son bon fonctionnement, en matière financière la DRI de Niamey V possède :

 Une caisse mensuelle de menues dépenses d’un montant de 1.000.000 Francs ;

 La dotation en carburant pour un montant total de 4.400.000 Francs ;

 Des crédits délégués pour un cumul de 6.500.000 Francs, dont 1.500.000 Francs pour les
travaux et divers entretiens et réparations de matériels et mobiliers des services.

Dans ce chapitre, nous avons présenté la Direction Régionale des Impôts de Niamey V dans
sa situation géographique, son historique, son organisation administrative et ses ressources.
De ce chapitre nous pouvons retenir que la Direction Régionale des Impôts de Niamey V
(DRI de Niamey), organe déconcentré de la Direction Générale des Impôts est une
organisation bien structurée et ayant des objectifs bien précis qu’elle poursuit. Ainsi, pour
bien accomplir les missions qui lui sont assignées, celle-ci dispose des ressources humaines
qualifiées, des ressources matérielles de qualité et des ressources financière pour
l’accomplissement de ses diverses activités et atteindre ses objectifs.

Après cette présentation de notre structure d’accueil, nous verrons le second chapitre qui est
consacré sur la procédure de recensement et d’imposition de l’impôt foncier.

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Chapitre2 : Procédure de recensement et d’imposition de l’impôt foncier

L’impôt peut être défini comme un prélèvement pécuniaire, de caractère obligatoire, effectué par
voie d’autorité en vertu de prérogatives de puissance publique, à titre définitif, sans contrepartie
directe, en vue d’assurer La couverture des charges publiques (Code Général des Impôts).

L’impôt foncier est un impôt prélevé sur une propriété immobilière. Il est recensé et liquider par
un Centre des Impôts appelé Centre des Impôts Fonciers (CIF). Le CIF est chargé du
recensement des différentes taxes immobilières.

Dans ce chapitre, nous parlerons de la procédure de recensement et d’imposition des différents


impôts fonciers avant de voir les dispositions communes aux impôts fonciers.

I. Procédure de recensement de l’impôt foncier

Les impôts fonciers sont assis sur les maisons, fabriques, manufactures, usines, ateliers,
magasins, entrepôts, garages, et d’une manière générale, à toutes les constructions en dur, semi
dur, banco amélioré ou ordinaire, fixées au sol à perpétuelle demeure. Ils sont dus pour l’année
entière par le propriétaire de l’immeuble à partir du 1er Janvier. Ils sont recensés et liquider par
un Centre des Impôts Fonciers (CIF). Selon les dispositions prévues par la loi, ce sont les
personnes physiques ou morales détenteurs des propriétés immobilières qui sont tenus de déclarer
leurs biens auprès de l’administration fiscale territorialement compétente. Cependant il se trouve
que les contribuables
(Détenteurs des propriétés immobilières) ne respectent pas cette disposition, c’est lors du
recensement qu’on découvre l’existence des contribuables relevant de l’impôt foncier auxquels il
faut donc, recenser. Dans le cadre du recensement, une fois sur le terrain, les agents du CIF vont

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vers les contribuables en faisant du porte en porte afin d’obtenir des informations sur la nature
des propriétés foncières, et leur propriétaire.

1. Recherche d’information auprès des contribuables

Après s’être présentés en tant qu’agents des impôts, on procèdent aux questionnements sur la
propriété.

On se renseignent à travers une fiche d’enquête :

 Sur le propriétaire ou représentant de la propriété (Nom, Prénom, surnom, date et lieu de


naissance, profession, adresse, nationalité, n° de la carte d’identité) ;

 Sur la nature de la propriété (maison, usine, atelier, entrepôt, manufacture, magasin) ;

 Sur le type d’occupation (habitation principale, habitation secondaire, occupation gratuite,


location pour usage professionnel, location pour usage d’habitation) ;
 Si l’immeuble est affecté à la location d’habitation ou professionnelle, on se renseignent
sur la valeur locative annuelle, le nom, prénom et contact du locataire ;
 Sur le nombre du local ;

 Sur la catégorie du local (en dur, semi dur, banco amélioré ou ordinaire) ;

 Sur la surface de la propriété, les éléments de confort (électricité, eau, piscine, chauffe-
eau, ascenseur).

Au terme des informations offertes par les contribuables vient alors la vérification de la fiabilité
des informations, on déterminent la base d’imposition aux contribuables, puis le montant à payer
tout en respectant les règles fixées par le Code Général des Impôts (CGI) à travers un Avis de
Mise en Recouvrement (AMR) qui sera établis et transmis au service de recouvrement de
manière hiérarchique.

2. Etablissement de l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR)

L’Avis de Mise en Recouvrement appelé AMR est un écrit à titre exécutoire par lequel, nous
procédons à la notification au contribuable de la dette fiscale mise à sa charge. C’est le service
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émetteur (assiette) qui se charge de l’établissement de l’avis conforment à la disposition fiscale.
Il est revêtu de la signature du service émetteur et du Directeur Régional. L’AMR doit porter les
renseignements suivants :

 L’identité complète et l’adresse du contribuable ;

 La période à laquelle se rapporte l’imposition ;

 L’année au cours de laquelle l’imposition est établie ;

 Le numéro d’ordre de l’avis de mise en recouvrement ;

 Le montant des droits, pénalités, majorations ;

 La date de mise en recouvrement qui (entraine l’authentification de la créance du trésor,


ouvre la période du délai de réclamation contentieuse, fixe le délai de prescription) ;
 Les références cadastrales ;

 La nature de l’impôt foncier ;

 La date d’exigibilité et la date de majoration.

Après toute cette procédure de recensement vient alors la procédure d’imposition des différents
types d’impôts fonciers.

II. Procédure d’imposition de l’impôt foncier

L’impôt foncier est assis sur une propriété foncière. Il est recensé et liquider par le Centre des
Impôts Fonciers. Nous avons plusieurs types d’impôts fonciers à savoir l’Impôt sur les Revenus
des Baux Professionnels (IRBP), l’Impôt sur les Revenus des Baux d’Habitations (IRBH), la
Taxe Immobilière des Personnes Morales (TIPM).

1. L’Impôt sur les Revenus des Baux Professionnels (IRBP)

L’IRBP est un prélèvement que le Receveur effectue sur l’ensemble des immeubles dont dispose
un bailleur pour l’usage professionnel. Selon les principes c’est le locataire qui fait la retenue et
de verser la somme due à l’administration fiscale territorialement compétente. L’IRBP est assis
sur la valeur locative de l’immeuble mis en location à usage professionnel, sur la valeur locative

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des immeubles servant d’exercice d’activité ou sur l’évaluation qui en est faite lorsqu’ils sont
exploités par leurs propriétaires soumis au régime réel d’imposition. Le taux de l’IRBP est de
12% sur la valeur locative annuelle. Pour le paiement de l’IRBP, le locataire dispose d’un carnet
dont feuille comporte trois volets. Ces volets comportent des notions à savoir le nom de la partie
versante, le nom ou la raison sociale du bailleur, montant de la location, le taux appliqué, la
retenue et les frais de majoration en cas de dépassement de délai de paiement. L’administration
garde le 1er volet, le 2ième est remis au bailleur et le 3ième au locataire.

2. L’Impôt sur les Revenus des Baux d’Habitations (IRBH)

L’IRBH est un prélèvement effectué par le fisc sur l’ensemble des immeubles dont dispose un
bailleur pour l’usage d’habitation. Il est assis sur la valeur locative des immeubles mis en
location, à titre d’habitations, ou sur l’évaluation qui en est faite. Le taux de l’IRBH appliqué est
de 10% sur la valeur locative annuelle.

En effet, les habitations à titre gratuites et les secondes maisons sont taxées au taux de 5% de la
valeur locative.

3. Taxe Immobilière des Personnes Morales (TIPM)

La Taxe Immobilière des Personnes Morales est assises sur la valeur des immobilisations toutes
taxes comprises avant amortissement, ou, à défaut, le prix de revient de l’immeuble.

Toutefois, pour l’outillage fixe des établissements industriels, la base d’imposition à retenir est
égale à 75% de la valeur d’acquisition.

Les installations et les matériels informatiques sont exclus de la base taxable.

Le taux de la Taxe Immobilière des Personnes Morales est d’un pour cent (1%) de la valeur des
immeubles.

Après tout ce qui précède, il convient de notifier l’existence des dispositions communes aux
impôts fonciers.

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III. Dispositions communes aux impôts fonciers

Il existe des dispositions communes aux impôts fonciers telles que : Les biens imposables ;
exonérations temporaires ; exonérations permanentes ; personnes imposables ; bases
d’impositions ; règles d’évaluation et taxation spécifique.

1. Biens imposables

Les impôts fonciers sont assis sur les maisons, fabriques, manufactures, usines, ateliers,
magasins, entrepôts, garages ; et d’une manière générale, à toutes les constructions en dur, semi
dur, banco amélioré ou ordinaire, fixées au sol à perpétuelle demeure.

Les impôts fonciers s’appliquent également :

- Aux terrains non cultivés employés à usage commercial, industriel ou artisanal, tels que
chantier, lieux de dépôt de marchandises et autres emplacements de même nature, soit que
le propriétaire les occupe, soit qu’il les fasse occuper par d’autres à titre gratuits ou
onéreux ;
- A l’outillage des établissements industriels attaché au fonds à perpétuelle demeure ou
reposant sur des fondations faisant corps avec l’immeuble, ainsi que toutes installations
commerciales ou industrielles assimilées à des constructions ;
- Au sol des bâtiments de toute nature et aux terrains formant une dépendance indispensable
et immédiate de ces constructions.

2. Exonérations temporaires

Les constructions nouvelles sont exonérées des impôts fonciers pendant une période de deux (2)
ans.

Toutefois pour les sociétés qui construisent leur siège et/ou leurs succursales au Niger,
l’exonération est étendue à cinq (5) ans.

Pour bénéficier de l’exonération temporaire, le propriétaire doit dès l’achèvement des travaux,
souscrire auprès des services fiscaux une déclaration sur un imprimé spécifique fourni par
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l’Administration fiscale. Une construction est considérée comme terminée à partir du moment où
elle est habitable, si elle est destinée au logement ou utilisable au cas où elle est à usage
professionnel.

A défaut de déclaration, les constructions sont taxées dès le 1 er janvier de l’année qui suit celle de
leur achèvement. La déclaration tardive ne saurait entrainer d’exonération que pour la période
restant à courir à compter de la date de dépôt.

3. Exonérations permanentes

Les biens suivants sont exonérés des Impôts Fonciers :

• Les immeubles à usage scolaires et universitaires ; les édifices servant à l’exercice public
de culte ;

• les immeubles affectés à des œuvres d’assistance médicale ou d’assistance sociale de


bienfaisance ;

• les immeubles servant aux exploitations agricoles pour loger les animaux ou serrer les
récoltes ;

• les immeubles appartenant à des Etats étrangers, affectés à la chancellerie et à la résidence


officielle de leurs missions diplomatiques et consulaires accréditées auprès du
gouvernement nigérien, sous réserve de réciprocité ;

• l’immeuble affecté à la résidence principale ; le chef de ménage est, pour ce faire, tenu de
communiquer, avant le 1er février, sous peine d’inopposabilité à l’Administration fiscale,

• les immeubles en banco ordinaire ou amélioré non productifs de revenus ;

• les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant à l’Etat, aux collectivités


territoriales et aux Etablissements publics Administratifs non productifs de revenus ;

• les installations qui, dans les ports fluviaux ou aériens et sur les voies de navigations
intérieur, font l’objet de concessions d’outillage public accordées par l’Etat à des

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chambres de commerce ou à des municipalités et sont exploitées dans les conditions
fixées par un cahier de charges ;

• les ouvrages établis pour la distribution de l’eau potable ou de l’énergie électrique


appartenant à l’Etat et aux collectivités territoriales ;

• les immeubles appartenant à des associations à but non lucratif servant à leur activité ;

• les cimetières ;

• les immeubles appartenant aux personnes physiques ou morales qui ont pour objet
exclusif l’achat et la vente d’immeubles, sauf en ce qui concerne ceux de leurs immeubles
qu’elles exploitent ou qui ne sont pas destinés à être vendus ;

• les immeubles appartenant aux sociétés, quelle que soit leur forme, qui ont pour objet
exclusif les constructions et la vente d’habitation à prix modéré. En tant que de besoin, les
conditions d’application de cette disposition seront précisées par voie réglementaire ;

• les immeubles appartenant aux organismes et collectivités dont les ressources sont
exclusivement affectées à des œuvres d’assistance médicale et sociale.

4. Personnes imposables

L’impôt sur les revenus des baux d’habitations et l’impôt sur les revenus des baux
professionnels sont dus pour l’année entière par le propriétaire de l’immeuble au 1 er janvier.
En cas de mutation dûment déclarée aux services fiscaux, l'impôt est dû par l’acquéreur à
compter de la date de mutation.

En cas d’usufruit, l’imposition est due par l’usufruitier.

En cas de bail emphytéotique, le preneur ou emphytéote est substitué au bailleur.

En cas de location-vente, l’imposition est supportée par le cessionnaire à partir de la date


d’entrée en jouissance.

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Lorsqu’un propriétaire loue un terrain par bail de longue durée, à charge pour le locataire de
construire un immeuble bâti devant revenir, sans indemnité et libre de toutes charges, au
bailleur à l’expiration du bail. L’impôt sur les revenus des baux d’habitations et l’impôt sur
les revenus des baux professionnels égalent à l’annuité correspondant à la somme nécessaire
pour amortir, pendant la durée de bail, le montant des travaux exécutés et des charges
imposées au preneur. Dans ce cas l’impôt est dû à partir du 1 er janvier de l’année qui suit celle
de l’achèvement de la construction édifiée par le locataire, sauf exonération temporaire.

La taxe immobilière des personnes morales, est due pour l’année entière par la personne
morale propriétaire de l’immeuble au 1er janvier de l’année.

5. Base d’imposition

Les dépenses relatives aux grosses réparations à la charge des propriétaires sont déductibles de la
base taxable lorsqu’elles sont dument justifiées. Sont réputées grosses réparations, les dépenses
effectuées par le propriétaire ayant pour objet :

- La remise en état du gros-œuvre (toiture, plafonds, planché, escaliers, façades), des


canalisations ou de l’installation électrique ;

- la remise en état du mur d’une propriété ;

- le remplacement d’un ascenseur vétuste, la part de la dépense payée au titre d’un contrat
d’entretien d’un ascenseur restant à la charge du propriétaire ou encore les dépenses effectuées
pour rendre une installation d’ascenseur conforme aux normes réglementaires de sécurité.

Toutefois, au cours d’un même exercice, le cumul de cette déduction ne peut excéder 50% de la
base taxable au titre du même immeuble. La faculté de déduction est limitée à l’exercice au cours
duquel les dépenses y afférentes ont été effectuées.

19
6. Règles d’évaluation

La valeur locative des biens et la valeur des immobilisations passibles des impôts fonciers
sont déterminées conformément aux règles définies ci-dessous, pour chaque propriété ou
fraction de propriété normalement destinée à une utilisation distincte.

Chaque propriété ou fraction de propriété est appréciée d’après sa consistance, son affection,
son état à la date de l’évaluation ou à la date de référence fixée lors de chaque révision des
évaluations foncières.

Chaque partie d’un local à affectations multiples est évaluée puis imposée suivant sa
destination particulière. Les biens en copropriété sont évalués puis imposées de manière
distincte et globale, chaque partie appartenant à un copropriétaire étant considérée comme
groupement topographique autonome et évaluée puis imposée comme telle.

Les valeurs locatives sont déterminées selon l’un des procédés suivants :

• Au moyen des baux passés dans les conditions des prix normales ;

• par comparaison ;

• par voie d’appréciation administrative.

Lorsque la valeur locative est déterminée au moyen de baux, elle est fixée d’après les loyers
en cours au 1er janvier de l’année d’imposition. La valeur locative d’une propriété bâtie
comprend la valeur locative totale des constructions proprement dites ainsi que celles des
dépendances immédiates et nécessaires. En tant que de besoin, les conditions de
détermination des valeurs locatives au moyen des baux sont précisées par voie réglementaire.

Lorsque la valeur locative est déterminée par comparaison avec la valeur locative des locaux
de référence, celle-ci est fixée d’après un tarif arrêté par commune ou quartier pour chaque
nature ou catégorie de locaux. Les tarifs d’évaluation sont obtenus en fonction de baux et des
loyers annuels des locaux loués librement à des conditions normales. Les éléments non
taxables tels que la part de loyer concernant les objets mobiliers ou l’outillage sont à déduire
de la valeur locative. Les dépenses incombant normalement au propriétaire et supportées par

20
le locataire telles que, les grosses réparations, la plus-value résultant des travaux
d’amélioration dès lors que le propriétaire conserve ces améliorations sans indemnités à
l’expiration du bail, sont à ajouter au prix stipulé au bail.

En cas de réévaluation libre des immobilisations, celle-ci est assise sur le montant réévalué,
s’il s’agit d’une personne morale. Lorsque la réévaluation est faite par une personne physique,
la base de calcul de la valeur locative est le montant réévalué de l’immeuble.

En tout état de cause, la réévaluation libre des éléments de l’actif immobilisé ne peut se
traduire par une diminution de la valeur des biens passibles des impôts fonciers.

Lorsque la valeur locative est déterminée par voie d’appréciation administrative, la base
d’imposition des locaux servant à l’exercice d’une activité industrielle, professionnelle,
commerciale, artisanale, ou affectés à tous autres usages, est celle des biens figurant à l’actif
du bilan avant amortissement ou à défaut leur coût de revient au 1 er janvier de l’année de
taxation à laquelle est appliqué un taux de 10%.

Pour l’outillage fixe des établissements industriels, la base de détermination de la valeur


locative est égale à 75% de la valeur d’acquisition.

La valeur locative des locaux autres que ceux cités ci-haut est déterminée au moyen de l’une
des méthodes indiquées ci-après :

• Pour les locaux loués à des conditions de prix normales, la valeur locative est celle qui
ressort de cette location ;

• pour les biens occupés par leur propriétaire ou par un tiers à titre gratuit, la valeur locative
est déterminée par comparaison, dont les termes sont arrêtés :

- à partir du bail en cours à la date de référence des travaux d’évaluation ;

- par comparaison avec des immeubles analogues.

A défaut de ces termes de comparaison, la valeur locative est déterminée par voie
d’appréciation administrative.

Une commission locale étudie et arrête les modalités pratiques d’évaluation des propriétés
bâties à usage d’habitation, industriel, commercial, professionnel ou artisanal ainsi que les

21
révisions des valeurs locatives. La composition, les attributions et le fonctionnement de ladite
commission sont déterminés par voie règlementaire.

7. Taxation spécifique

Peuvent bénéficier d’une taxation spécifique, sur demande adressée à l’Administration fiscale :

Les personnes morales qui réunissent les conditions suivantes :

• Etre un établissement public à caractère industriel, commercial, artisanal, culturel, sportif,


sanitaire, social, agricole, et/ou pastoral, scientifique ou professionnel, ou une société
concessionnaire à caractère commercial, professionnel ou artisanal ;

• justifier d’un montant d’investissement supérieur ou égal à cinq cent millions (500 000
000) de francs CFA ;

• bénéficier de l’intervention de l’Etat ou de ses démembrements dans le financement pour


une part supérieure à cinquante pour cent (50%) du montant total des investissements ;

• avoir un montant brut de l’impôt supérieur ou égal au tiers (1/3) du montant des recettes
annuelles générées.

Les promoteurs, personnes physiques ou morales qui remplissent les conditions suivantes :

• Etre porteur d’un projet de construction d’un marché ou d’un ensemble immobilier locatif,
à usage professionnel, agréé par les services compétents de l’Etat ou des collectivités
territoriales ;

• justifier d’un montant d’investissement supérieur ou égal à cinq cent millions (500 000
000) de francs CFA.

La taxation est établie comme suit :

• Pour les établissements publics à caractère sportif, culturel, social, sanitaire, agricole et/ou
pastoral et scientifique, il est accordé une réduction de l’impôt de 95% ;

22
• pour les établissements publics et les sociétés concessionnaires à caractère industriel,
commercial, professionnel ou artisanal, il est accordé une réduction d’impôt de 75% ;

• pour les promoteurs de marchés et ensembles immobiliers, il est accordé une réduction
d’impôt de 50%.

Une commission nationale, dont la composition, les attributions et le fonctionnement sont


déterminés par arrêté du Ministre chargé des Finances, est chargée d’examiner les demandes.

Dans ce chapitre, nous avons parlé de la procédure de recensement et d’imposition de l’impôt


foncier ainsi que les dispositions communes aux impôts fonciers. De ce chapitre nous avons
appris comment imposer un propriétaire d’immeuble, les types d’immeubles à imposer, les
différentes bases d’imposition en fonction de l’immobilisation.

Nous pouvons à présent faire des analyses et recommandations concernant la procédure


fiscale de la DRI de Niamey V dans le prochain chapitre.

23
Chapitre3 : Analyse et recommandations

Comme dans toutes administrations, la Direction Régionale des Impôts de Niamey V rencontre
des forces et des faiblesses et notre stage nous a permis de les connaitre et de faire des
recommandations pour une administration plus organisée.

Dans ce chapitre nous parlerons des travaux effectués, nous ferons l’analyse de la procédure de
recensement et d’imposition de l’impôt foncier pour finir avec les recommandations.

I. Travaux effectués

Au cours de ces deux (2) mois de stage, nous avons eu l’opportunité de découvrir l’application de
la fiscalité dans sa forme pratique et d’observer de la manière la plus globale les différentes
tâches effectuées.

Durant ce stage, nous avons passé beaucoup plus de temps au Centre des Impôts Fonciers (CIF)
dans l’accomplissement des tâches liées à ce service. Nous avons pu effectuer les tâches
suivantes :

- Le recensement des maisons de locations pour pouvoir les imposées ;

- la détermination de la matière imposable ;

- la gestion des réclamations ;

- le suivi des déclarations ;


- les impositions ;
- l’établissement des Avis de Mise en Recouvrement ;

- faire les NUOV (Numéro Unique d’Opération de versement) ;


- faire le Récépissé de dépôt de déclaration ;
24
- gestion du contentieux (gestion des demandes d’annulation pour fait de résidence
familiale et ou de la révision de la valeur locative ;
- la transmission des Avis établis à la Recette des impôts fonciers pour le placement.

A la Recette des Impôts Fonciers nous avons accompli les tâches suivantes :

- Placement des Avis de Mise en Recouvrement ;

- la prise en charge des avis placés ;

- établissement de fiche de recette ;

- faire de quittance de paiement ;

- suivre le reste à recouvrer des contribuables ;

- établissement de la Mise En Demeure (MED) ;

- faire la convocation au contribuable (en cas du non-paiement dans dix jours suite à la
Mise En Demeure) ;
- établir la notification de fermeture au contribuable ;

- la fermeture (scellé) des locaux à usage professionnels des contribuables.

Au-delà de l’activité de chacun des services, j’ai pu apprendre comment s’articule les
départements d’une telle Organisation. Par ailleurs, la relation humaine entre les différents agents
de la DRI de Niamey V, indépendamment de l’activité exercée par chacun d’eux, m’a appris sur
les comportements à adapter en toutes circonstances. A travers cette convivialité, j’ai pu
comprendre que l’activité d’une société est plus performante dans une atmosphère chaleureuse,
bienveillante, calme et paisible.

II. Analyse de la procédure de recensement et d’imposition de l’impôt foncier

C’est une démarche qui examine l’ensemble des forces interactives (internes ou externes,
favorables ou défavorables) en vue de les intégrer dans le processus de changement.
L’analyse de l’environnement interne d’une organisation se réfère au fonctionnement de
celle-ci dans ses aspects majeurs. Elle renvoie à l’identification des facteurs fonctionnels et
organisationnels de succès ou, au contraire, qui sont porteurs des risques considérables.

25
Nous verrons dans ce cas les forces de cette procédure avant de voir ses faiblesses.

1. Les forces

 Existence d’une loi portant Code Général des Impôts (CGI) ;

 Rapatriement dans le CGI des dispositions fiscales particulières ;

 Système informatique intégré, bien conçu et rapidement déployé ;

 Système de Gestion de Machines Electroniques de Facturation (SyGMEF) ;

 Organisation de l’Administration fiscale par segment de contribuables ;

 Existence d’un conseil de Direction comme cadre d’échanges et de concertations ;

 Existence d’un guide de déontologie ;

 Maillage territorial ;

 Existence d’une charte du contribuable vérifié ;

 Constante présence d’une démarche de planification stratégique ;

 Existence d’un dispositif de recours progressif en matière de gestion du contentieux fiscal;

 Gestion de la performance par indicateurs et objectifs ;

 Stratégie volontariste de généralisation des télé-procédures ;

 Voies de recours administratives et judiciaires progressives et indépendantes du contrôle ;

 Existence d’une plateforme de déclaration et de paiement des impôts et taxes en ligne


(eSISIC) ;

 Existence d’un cadre d’échanges entre la DGI et le secteur privé ;

 Existence d’une cellule chargée des télé-services fiscaux ;

 Existence d’une salle semi-autonome destinée aux usagers pour assistance aux télé
procédures ;

26
 La présence des agents majoritairement jeunes, qualifiés et ayant le savoir-faire et le
savoir être en matière de la fiscalité, facilitant l’atteinte des objectifs de la Direction ;
 Existence d’un esprit d’équipe entre les agents et une forte relation avec les usagers qui
sont les contribuables ;
 Le respect de la hiérarchie par la majorité des agents ;

 L’informatisation de la gestion des contribuables par l’instauration du nouveau Système


Informatisé de Suivi d’Impôt de Contribuables (SISIC).

2. Les faiblesses

En matière du registre des contribuables et de maitrise de l’assiette :

 Faible fiabilité du registre des contribuables ;

 Insuffisance des sources externes automatisées d’information ;

 Obsolescence des mappes cadastrales ;

 Faible couverture territoriale des conservations foncières ;

 Incomplétude des informations du registre des contribuables ;

 Incomplétude du livre foncier ;

 Plan cadastral non numérisé ;

 Difficultés de mise en œuvre d’une fiscalité immobilière performante.

En matière de gestion des ressources humaines et logistiques :

 Faible prise en compte des risques du capital humain ;

 Manque de contrôle de l’intégrité du personnel ;

 Absence d’un véritable plan de formation ;

 Allocations inefficiente des ressources humaines ;

 Faibles capacités des ressources humaines en charge du contrôle et des enquêtes fiscales ;

27
 Insuffisance quantitative et qualitative des moyens matériels et logistiques ;

 Faible intégration de la communication dans le volet formation.

En matière de gestion des risques :

 Absence d’une démarche de maitrise des risques ;

 Absence d’un plan de reprise d’activités en cas de sinistre ;

 Faible sécurité des sites informatiques et des installations électriques ;

 Absence des liaisons de connexion alternatives ;

 Défaillance dans la surveillance du système et réseau ;

 Absence d’un Livre des Procédures Fiscales (LPF).

En matière de communication et d’amélioration de la qualité des services aux usagers :

 Absence d’un Médiateur fiscal indépendant ;

 Non opérationnalisation du Call center ;

 Absence des simulateurs de liquidation d’impôts en ligne ;

 Absence d’une stratégie et d’un plan de communication globale déclinée selon les
segments des contribuables et les secteurs d’activités ;

 Lenteur dans la délivrance du titre foncier.

En matière de simplification des procédures et de promotion de civisme fiscal :

 Incertitudes sur la sincérité des déclarations ;

 Absence d’une charte du contribuable ;

 Stratégie de promotion du civisme fiscal fortement déséquilibrée car essentiellement axée


sur le contrôle fiscal.

En matière de gestion des systèmes informatiques :

28
 Faible utilisation des fonctionnalités du SISIC ;

 Manque d’interface entre le système informatique de la DGI et ceux de la DGB et de la


DGTCP ;
 Manque de contrôle du système informatique ;

 Insuffisance du personnel informatique.

En matière de gestion des contentieux :

 Voies de recours contentieuses inaccessibles aux contribuables les plus vulnérables ;

 Absence de corrélation entre les résultats des contentieux et la modification de la loi


fiscale;
 Absence d’un cadre de coopération entre la DGI et la justice pour le traitement diligent
des contentieux fiscaux juridictionnels.

En matière de transparence et de redevabilité :

 Manque de suivi des recommandations des corps de contrôle externe ;

 Manque de publication des rapports d’activités et des plans d’actions ;

 Absence d’étude sur l’impact socioéconomique des exonérations fiscales ;

 Faible maitrise de la destination des biens acquis en exonérations fiscales ;

 Absence d’un annuaire statistique de l’Administration fiscale.

En matière de développement de la recherche :

 Absence d’un cadre formel de recherche fiscaux ;


 Manque de dispositif d’évaluation des écarts fiscaux ;
 Absence des études d’impact ;
 Absence de recueils réguliers des attentes des contribuables vis-à-vis des services fiscaux.

29
III. Recommandations

L’analyse de l’environnement opérationnel fait ressortir de nombreux défis auxquels fait face la
DRI de Niamey V. Nous proposons quelques pistes de solutions afin de relever ces défis. Nos
recommandations sont les suivantes :

 Elargissement et maitrise de l’assiette fiscale : La fiscalité nigérienne repose sur un


nombre étroit de contributeurs actifs. L’élargissement de l’assiette devient alors un
impératif pour une justice fiscale. Cela passe par la détection des nouveaux contribuables
en mettant l’accent sur l’immatriculation foraine, l’utilisation systématique des sources
tierces d’informations, la recherche des niches fiscales à travers le recensement fiscal, la
fiscalisation du secteur informel, l’opérationnalisation du système d’immatriculation en
ligne ;
 Modernisation du cadastre : Au Niger, le rendement des impôts fonciers est très faible.
L’un des facteurs qui sous-tendent cette situation est la difficulté d’identifier les
propriétés et les propriétaires fonciers. Pour relever ce défi, il est primordial de
moderniser la gestion du cadastre ;
 Amélioration de la quantité et de la productivité du capital humain : La DGI doit donc
mettre en place les conditions d’une gestion des ressources humaines de qualité. Ce défi
renvoie à la nécessité de recruter des agents en nombre et en qualité et de mettre un
système de gestion prévisionnelle des ressources humaines ;
 Renforcement des infrastructures d’accueil et des ressources matérielles, financières et
logistiques : L’accomplissement des missions de l’Administration fiscale nécessite une
présence constante des agents sur le terrain. Cet aspect est avéré principalement pour les
services opérationnels et aussi techniques ;
 Optimisation des systèmes d’informations : La DGI doit donc créer des interfaces, des
interactions avec d’autres administrations, notamment celles du Ministère des finances
(DGB, DGTCP) à travers ses systèmes informatiques ;
 Simplification et modernisation des procédures fiscales : La DGI doit consentir un effort
de simplification et de modernisation des procédures fiscales. Pour ce faire, la DGI doit se
doter de documents usuels comme (la charte du contribuable, le document d’engagement,
le livre des procédures fiscales) ;

30
 Amélioration de la qualité des services aux usagers : La DGI doit envisager d’autres
prestations aux usagers dont la mise en place des services d’accueil de qualité, la
possibilité de se référer à un Médiateur fiscal, le Call center, les supports descriptifs des
processus de liquidation, de déclaration et de paiement d’impôts ;
 Amélioration de la recherche des renseignements et du contrôle fiscal : La situation
actuelle de la recherche des renseignements et du contrôle fiscal de la DGI se caractérise
par (l’incomplétude de la programmation du contrôle fiscal, l’inadaptation du guide de
contrôle fiscal) ;
 Promotion de la bonne gouvernance et du civisme fiscal : Les pratiques corruptives et le
faible niveau de civisme fiscal sont des fléaux qui impactent négativement la mobilisation
des ressources fiscales. Il est donc primordial d’asseoir les bases irréversibles de la bonne
gouvernance fiscale et de lutter efficacement contre l’incivisme fiscal, la corruption et les
pratiques assimilées ;
 Mise en place d’une démarche de maitrise des risques : La DGI doit mettre en place une
démarche rigoureuse de maitrise des risques en procédant à la cartographie des processus
liés aux activités de la DGI, scénariser et surveiller les risques opérationnels, définir les
outils de maitrise des risques ;
 Amélioration de la gestion du contentieux fiscal : La DGI doit s’évertuer à redoubler
d’efforts en matière de communication, de simplification des procédures, de clarification
des textes fiscaux et à la responsabilisation des contribuables sur leurs obligations
fiscales ;
 Développement de la recherche : La DGI doit inspirer les décisions des pouvoirs publics
et contribuer à développer des meilleures stratégies d’intervention, de partenariat et de
coopération. Elle doit s’efforcer à renforcer l’équipe de recherche et à intégrer le
développement des outils et la méthodologie de la recherche scientifique dans le
programme de formation ;
 Amélioration du pilotage des services : Parmi les activités susceptibles de concourir au
renforcement du système de management de la DGI, on peut noter la mise en place d’un
tableau de bord de pilotage et de gestion de la performance, la création d’un cadre
d’échanges avec la société civile et l’instauration de la démarche axée sur les résultats.

31
Dans ce chapitre nous avons parlé des travaux effectués, nous avons fait l’analyse de la procédure
de recensement et d’imposition de l’impôt foncier et les recommandations.

Conclusion générale

Au terme de ces deux (2) mois de stage à la Direction Régionale des Impôts de Harobanda dont
mes recherches ont porté sur La procédure de recensement et d’imposition de l’impôt foncier, ce
travail a été organiser en trois chapitre à savoir : le premier chapitre porte sur la présentation de la
Direction Régionale des Impôts de Harobanda, le 2 ième chapitre porte sur la procédure de
recensement et d’imposition de l’impôt foncier et le troisième chapitre porte sur les analyses et
recommandations.

Au terme de ce travail, nous pouvons retenir que la Direction Régionale des Impôts de
Harobanda, organe déconcentré de la Direction Générale des Impôts (DGI) est l’organe de
direction par excellence pour la mobilisation des recettes fiscales au niveau de commune V de
Harobanda. En effet, pour être à la hauteur des attentes de la DGI, la DRI de Niamey V s’est
procuré d’une bonne organisation administrative et des ressources en qualité.
Ce stage au sein de la DRI de Niamey Y a été une expérience enrichissante. Grace à l’ouverture
d’esprit de mon tuteur, et de tous les agents de la DRI de Niamey V, ce stage m’a permis
d’améliorer mes connaissances, de parfaire mon savoir être à travers le rehaussement de mon
esprit de courtoisie, de respect de l’autorité hiérarchique, de l’esprit d’initiative, et surtout un
professionnalisme avéré qui caractérise les relations entre les agents en général et au soutien tant
précieux qui m’a été apporté en particulier.

32
En effet, c’est durant ce stage j’ai pu voir mon comportement au sein d’une entreprise. C’est
grâce à la confiance des membres de la DRI que je me suis très bien intégré au sein de l’équipe.
C’est grâce à cette confiance que j’ai pris des initiatives.
Ce thème n’a été que bénéfique pour moi car il m’a permis de savoir les relations étroites qui
existent entre les commerçants et la DRI.
Aussi, notre séjour à la DRI de Niamey V nous a permis d’effectuer diverses activités ayant
impactées positivement notre vie, en nous donnant une expérience enrichissante dans ce monde
professionnel. Néanmoins, notre séjour à la DRI de Niamey V n’a pas été sans difficulté. Nous
avons rencontré quelques difficultés pendant notre séjour de stage tels que : l’insuffisance
d’informations relatives aux attributions et fonctionnement de la Direction Régionale des Impôts
de Niamey V, la lourdeur administrative dans le traitement de certains documents et
informations. Toutes ces difficultés constituent des points faibles que nous avons constatés dans
le fonctionnement de cette administration fiscale. C’est à cet effet que nous avons émis des
suggestions pour l’amélioration du cadre de travail à la DRI de Niamey V.
En outre, nous espérons que ces recommandations que nous avons apportées seront prises en
compte car elles n’ont nullement pas pour finalité de rabaisser ou de discréditer notre structure
d’accueil de stage académique, mais d’apporter notre pierre à l’édifice dans l’amélioration de ses
activités.
En définitive, ce stage a été vraiment pour nous un complément nécessaire et indispensable pour
le renforcement de notre formation théorique. Il nous a fourni les rudiments utiles pour exercer
avec plus de sérénité la profession comptable, que nous avons choisi comme métier. Il a été et
demeure pour nous une étape importante de notre formation, mais aussi une période d’initiative
professionnelle inoubliable et remplie de nombreux souvenir surtout avec l’ambiance et l’amour
familiale qui règne au sein de l’institution.

33
Bibliographie

Code Général des Impôts (CGI) 2023


Loi de finance 2023
PLAN stratégique de la DGI 2022
Cours de fiscalité au sein de l’IUT

34
Table des matières
Introduction Générale.......................................................................................................................1
Chapitre1. Présentation de la Direction Régionale des Impôts de Niamey V (DRI Niamey V)......4
I. Situation géographique de la DRI de Niamey V...........................................................................4
II. Historique de La DRI de Niamey V......................................................................................4
III. Organisation administrative de la DRI de Niamey V.................................................................4
1. Services de Direction................................................................................................................5
2. Services d’assiettes...................................................................................................................6
3. Services de recouvrement.........................................................................................................7
4. Division Contrôle.....................................................................................................................8
IV : Ressources de la DRI de Niamey V..........................................................................................9
1. Ressources humaines................................................................................................................9
2. Ressources matérielles............................................................................................................10
3. Ressources financières............................................................................................................10
Chapitre2 : Procédure de recensement et d’imposition de l’impôt foncier....................................12
I. Procédure de recensement de l’impôt foncier.........................................................................12
1. Recherche d’information auprès des contribuables................................................................12
2. Etablissement de l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR)..................................................13
II. Procédure d’imposition de l’impôt foncier..........................................................................14
1. L’Impôt sur les Revenus des Baux Professionnels (IRBP)....................................................14
2. L’Impôt sur les Revenus des Baux d’Habitations (IRBH).....................................................15
3. Taxe Immobilière des Personnes Morales (TIPM).................................................................15
III. Dispositions communes aux impôts fonciers......................................................................15
1. Biens imposables....................................................................................................................16
2. Exonérations temporaires.......................................................................................................16
3. Exonérations permanentes......................................................................................................17
4. Personnes imposables.............................................................................................................18
5. Base d’imposition...................................................................................................................19
6. Règles d’évaluation................................................................................................................19
7. Taxation spécifique.................................................................................................................21
Chapitre3 : Analyse et recommandations.......................................................................................24
I. Travaux effectués....................................................................................................................24
35
II. Analyse de la procédure de recensement et d’imposition de l’impôt foncier.....................25
1. Les forces................................................................................................................................25
2. Les faiblesses..........................................................................................................................27
III. Recommandations.....................................................................................................................29
Conclusion générale………………………………………………………………………………32
Bibliographie..................................................................................................................................34

36
37

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