0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
47 vues3 pages

Optimisation des Matrices Orthogonales

Ce document présente les notions de matrices orthogonales et de valeurs propres. Il introduit la notion de matrice (X,Y)-minimale qui minimise la quantité somme des carrés des distances entre les colonnes de X et Y après application de la matrice. Le but est de déterminer les matrices (X,Y)-minimales dans le groupe des matrices orthogonales à déterminant positif.

Transféré par

reehabbaaa
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
47 vues3 pages

Optimisation des Matrices Orthogonales

Ce document présente les notions de matrices orthogonales et de valeurs propres. Il introduit la notion de matrice (X,Y)-minimale qui minimise la quantité somme des carrés des distances entre les colonnes de X et Y après application de la matrice. Le but est de déterminer les matrices (X,Y)-minimales dans le groupe des matrices orthogonales à déterminant positif.

Transféré par

reehabbaaa
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

DM de MPSI2

Devoir non surveillé

Dans ce problème, sauf mention contraire, n désigne un entier supérieur ou égal à 2, et K désigne R ou C.
Définitions et rappels (qu’il est inutile de montrer).
– Rn est muni de son produit scalaire canonique.
– Les produits scalaires seront notés < · , · > et la norme associée sera notée k·k. Il incombe au lecteur de
comprendre, selon le contexte, de quel produit scalaire ou norme on parle.
– On pourra identifier Mn,1 (R) à Rn . Pn
– Soit A = (ai,j ) ∈ Mn (R). On appelle trace de A et on note tr(A) le scalaire i=1 ai,i . On rappelle que la
trace (vue comme application de Mn (R) dans R) est une forme linéaire sur Mn (R), clairement invariante
par transposition (i.e. tr(t A) = tr(A) pour toute matrice carrée) et que pour toutes matrices B et C de
tailles respectives n × m et m × n, tr(BC) = tr(CB).
– On note On (R) le groupe des matrices orthogonales de taille n, On+ (R) le sous-groupe de On (R) formé des
matrices de On (R) de déterminant positif, et On− (R) son complémentaire dans On (R).
– On appelle valeur propre d’un endomorphisme w d’un K-espace vectoriel E tout scalaire λ tel que w−λId E
ne soit pas injectif, i.e. tel qu’il existe un vecteur non nul x de E pour lequel w(x) = λx. Un tel vecteur
est appelé vecteur propre de w pour la valeur propre λ.
– On définit de même la notion de valeur propre d’une matrice carrée A ∈ Mn (K) : c’est un scalaire λ
tel que A − λIn ne soit pas inversible, i.e. tel qu’il existe une matrice colonne non nulle X pour laquelle
AX = λX. On observe que λ est valeur propre de A si et seulement si det(A − λIn ) = 0. De plus, les
valeurs propres d’une matrice sont celles de tout endomorphisme qu’elle est susceptible de représenter
dans une base. En particulier, deux matrices semblables ont mêmes valeurs propres.
La notion principalement étudiée dans ce problème
On se donne des vecteurs X1 , . . . , Xm , Y1 , . . . , Ym de Mn,1 (R). On note X et Y les matrices de tailles n × m,
de colonnes respectives X1 , . . . , Xm et Y1 , . . . , Ym .
Soit Ω une partie non vide de Mn (R).
On dira qu’une matrice W ∈ Ω est (X, Y )-minimale dans Ω si elle minimise dans Ω la quantité
m
X 2
kW Xi − Yi k ,
i=1

i.e. si ( )
m m
2
X 2
X
kW Xi − Yi k = min kW 0 Xi − Yi k , W0 ∈ Ω ,
i=1 i=1
ou encore
m m
2
X 2
X
∀ W 0 ∈ Ω, kW Xi − Yi k 6 kW 0 Xi − Yi k .
i=1 i=1

Le but de ce problème est la recherche des matrices (X, Y )-minimales dans On+ (R).
Partie A – Généralités

A.1
a Montrer que pour tout W ∈ On+ (R) (resp. W ∈ On− (R)), det(W ) = 1 (resp. det(W ) = −1). On− (R)
est-il un sous-groupe de On (R) ?
b Montrer que pour tout W = (wi,j ) ∈ On (R), et tout (i, j) ∈ [[1, n]]2 : |wi,j | 6 1.
A.2
a Montrer que l’application

< ·, · > : Mn,m (R)2 → R


(M, N ) 7→ tr((t M )N )

est un produit scalaire sur Mn,m (R), pour lequel la base canonique (Ei,j )16i6n,16j6m de Mn,m (R) est ortho-
normée. On note k·k la norme associée.
b Soit W ∈ On (R). Calculer kW k.
A.3 Soit M ∈ Mn (C). Montrer que M admet au moins une valeur propre complexe.

Partie B – Traduction du problème à l’aide du produit scalaire canonique sur Mn,m (R).

B.1
a Soit W ∈ Mn (R). Montrer que
m
X 2 2
kW Xi − Yi k = kW X − Y k .
i=1

b Soit W ∈ On (R), (M, N ) ∈ Mn,m (R)2 . Simplifier < W M, W N > et kW M k.


c Faire de même pour < M W, N W > et kM W k, où W ∈ Om (R), (M, N ) ∈ Mn,m (R)2 .
B.2 Soit Ω une partie de On (R).
a Montrer que W ∈ Ω est (X, Y )-minimale dans Ω si et seulement si W maximise < W X, Y > dans Ω,
i.e.
∀ W 0 ∈ Ω, < W 0 X, Y >6< W X, Y > .
b Déterminer, en fonction de X et de Y , une matrice A ∈ Mn (R) telle que, pour tout W ∈ On (R) :

< W X, Y >=< W, A > .

Ainsi, W est (X, Y )-minimale dans Ω si et seulement si W maximise < W, A > dans Ω.

Partie C – Trace maximale d’une matrice orthogonale négative

C.1 Donner la trace maximale d’une matrice de On (R), en précisant la ou les matrices pour lesquelles elle
est atteinte.
C.2 Soit E un espace euclidien, et w un automorphisme orthogonal de E. Justifier que les seules valeurs
propres (réelles) possibles de w sont 1 et −1.
C.3 Montrer que si F est un sous-espace vectoriel d’un espace euclidien E, stable par un automorphisme
orthogonal w de E (i.e. w(F ) ⊂ F ), alors F ⊥ est également stable par w.
C.4 Soit W ∈ On− (R), et w l’endomorphisme de Rn canoniquement associé. On se propose de montrer, par
récurrence forte sur n ∈ N∗ , que −1 est valeur propre de W . Le cas où n = 1 est évident.
a Traiter le cas n = 2.
On prouve maintenant l’hérédité, en supposant avoir prouvé le résultat pour toute taille m < n, où l’on a
fixé un entier n > 3.
On sait que W admet une valeur propre complexe λ. Si λ = −1, il n’y a rien à faire.
b Traiter le cas où λ = 1.
c On suppose λ complexe non réel. Soit Z ∈ Mn,1 (C) non nul tel que W Z = λZ. Notons Zr = Re(Z) et
Zi = Im(Z) (que l’on pourra voir comme des vecteurs de Rn ). Montrer que VectR (Zr , Zi ) est stable par w.
d Conclure.
C.5
+
a Montrer que pour tout W ∈ On− (R), il existe P ∈ On (R) et W 0 ∈ On−1 (R) tels que
 
−1 01,n−1
W =P P −1 .
0n−1,1 W0

b En déduire la trace maximale d’une matrice de On− (R).

Partie D – Réponse au problème

D.1 Ici, ∆ = Diag(λ1 , . . . , λn ) désigne une matrice diagonale de taille n à coefficients positifs ou nuls.
a Déterminer une matrice W 0 ∈ On (R) maximisant < W 0 , ∆ > dans On (R).
b On suppose de plus λ1 > · · · > λr > 0 et λr+1 = · · · = λn = 0 pour tout i ∈ [[r + 1, n]] (on comprend
ici le cas r = n, où les coefficients diagonaux de ∆ sont tous non nuls).
Déterminer toutes les matrices W 0 ∈ On (R) maximisant < W 0 , ∆ > dans On (R).
D.2 On admet que A peut s’écrire Q∆(t P ), où (Q, P ) ∈ On (R)2 et ∆ est diagonale à coefficients diagonaux
λ1 , . . . , λn vérifiant λ1 > · · · > λn > 0.
a Déterminer à l’aide de P et de Q une matrice (X, Y )-minimale dans On (R), et appartenant à On+ (R)
si et seulement si det(P ) det(Q) > 0.
b Montrer que si det(A) > 0, alors il existe une unique matrice (X, Y )-minimale dans On+ (R).
c Montrer que si det(A) = 0, alors il existe une matrice orthogonale positive (X, Y )-minimale dans On+ (R)
(on pourra discuter selon le signe de det(P ) det(Q)).
D.3 On traite ici le dernier cas, où det(A) < 0 (et donc det(P ) det(Q) < 0).
a Montrer que la matrice diagonale W 0 ∈ On− (R), de taille n dont tous les coefficients diagonaux valent
1, sauf le dernier, qui vaut −1, maximise < W 0 , ∆ > dans On− (R).
Indication : on pourra, étant donné W 0 = (wi,j 0
) ∈ On− (R), écrire < W 0 , ∆ > à l’aide de tr(W 0 ) et des
0
coefficients wi,i , où i ∈ [[1, n − 1]].
b En déduire, dans ce dernier cas, une matrice W ∈ On+ (R), (X, Y )-minimale dans On+ (R).

Vous aimerez peut-être aussi