Gestion de projet par Jean-Yves Moine
Gestion de projet par Jean-Yves Moine
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Au XVIIe siècle Descartes pose les bases de la décomposition d’un problème complexe en éléments simples, c’est le
principe de la méthode d’analyse et de structuration des projets actuels. À la même époque Pascal et Pierre de Fermat
inventent la notion d’« espérance mathématique », la théorie des probabilités se développe et diverge vers différentes
branches, comme notamment, depuis le milieu du siècle dernier, la recherche opérationnelle.
Il est à noter que le terme « opérationnelle » indique son origine militaire : c’est pendant la seconde guerre mondiale
que cette discipline démontre toute sa puissance.
Les Britanniques étudient, d’une part, la possibilité de disposer les radars de surveillance sur le territoire de façon
optimale, d’autre part, la protection des convois de navires marchands entre la Grande-Bretagne et les États-Unis. Ces
modèles mathématiques jouent un rôle déterminant lors de la bataille d’Angleterre.;
La recherche opérationnelle consiste à aider à la prise de décisions dans un univers incertain ; une de ses branches est
la théorie des graphes. Un graphe c’est par exemple un réseau routier ou téléphonique, c’est un peu comme une toile
d’araignée. La problématique peut consister à trouver le chemin le plus court pour se rendre d’un point à un autre. Un
graphe, c’est aussi un planning. Parmi un ensemble de tâches ou de travaux liés logiquement pour réaliser un projet, il
est utile de chercher un chemin optimal (le plus long) pour terminer le projet au plus tôt ; c’est le principe de
l’ordonnancement de projet.
À la veille de la guerre 1939-1945, Leonid Kantorovitch applique la programmation linéaire à la théorie des graphes,
c’est la naissance de la planification.
En 1960, John Kennedy lance le programme Apollo, il s’agit de se rendre sur la Lune avant une période de dix ans. À
l’époque, il y a peu d’ordinateurs et de moyens de communication, ce qui ne fait qu’augmenter la difficulté de gestion
du projet. C’est un programme d’une ampleur colossale aussi bien au niveau des moyens humains mobilisés que
matériels. Le budget du projet correspond à 150 milliards de nos euros actuels ! L’organisation du projet joue un rôle
déterminant dans la réussite de ce projet qui se termine en 1969.
D’autre part, en 1958, en pleine Guerre froide, les États-Unis décident de développer le système d’armes Polaris. Il
s’agit de missiles nucléaires longue portée embarqués dans des sous-marins. L’amiral Rayburn pense que l’organisation
est plus importante que les problèmes techniques. Une forte contrainte caractérise ce projet en termes de délais : il est
nécessaire que les missiles soient opérationnels au plus tôt compte tenu de la menace de l’URSS. La méthode de
planification PERT est développée, par l’US Navy et deux cabinets de conseil, pour réaliser ce projet dans les délais
prévus. Cette méthode est définie à partir de la méthode CPM (Critical Path Method), très similaire, développée
quelques années plus tôt par la Dupont Company et la Remington Rand Univac Division. L’application de la méthode
PERT conduit à un gain de deux ans sur la durée du projet Polaris, qui est donc réalisé en cinq ans au lieu de sept.
Ces deux projets sont à l’origine des méthodes actuelles de gestion de projet.
En 1885, Henri Gantt démocratise le diagramme qui porte son nom aujourd’hui, c’est le diagramme le plus utilisé à l’heure actuelle. Le
génie de Gantt, c’est de dire qu’une « tâche planning » est représentée par un cartouche dont la longueur est proportionnelle à la
durée de la tâche. Ce diagramme est une représentation graphique, les tâches ne sont pas liées logiquement et il ne s’agit donc pas
d’un graphe au sens de la recherche opérationnelle.
L’association de la méthode PERT à la représentation de Gantt donne naissance au Gantt fléché, qui est utilisé aujourd’hui,
notamment par les logiciels de gestion de projets disponibles sur le marché. Un diagramme de PERT est en effet assez souvent
considéré comme difficilement lisible par les praticiens.
Mais avant d’aboutir au Gantt fléché, des améliorations sont apportées à la méthode PERT, dite « potentiel-étapes » (ADM : Arrow
Diagram Method). Une méthode très similaire, dite « potentiel-tâches », est créée. C’est la base méthodologique du Gantt fléché.
La méthode potentiel-tâches est déclinée en plusieurs variantes : d’une part la méthode des potentiels Métra (MPM) mise au point
par Bernard Roy à Paris et utilisée pour l’aménagement des superstructures du paquebot France ainsi que pour la construction de
certaines centrales EDF, et d’autre part la méthode des antécédents (PDM : Precedence Diagram Méthod), plus complète, qui est
utilisée aujourd’hui.
Par ailleurs, différentes représentations graphiques de plannings sont créées, comme par exemple le diagramme « chemin de fer »,
inventé depuis la naissance des réseaux ferroviaires. Ils sont initialement destinés à calculer les horaires et les vitesses des trains
circulant sur voix unique, et sont couramment utilisés aujourd’hui dans l’industrie pour des besoins spécifiques, notamment dans le
secteur ferroviaire et la construction d’infrastructures linéaires. Il ne s’agit pas initialement de graphes au sens de la recherche
opérationnelle. Aujourd’hui, avec les logiciels disponibles, il s’agit de véritables outils de planification.
Il est à noter qu’en 1957, Charles Auguste Villemain créé pour EDF le diagramme de PERL (planning d’ensemble par réseaux linéaires)
qui est une représentation proche du Gantt fléché. Dans cette représentation, plusieurs tâches sont affichées sur une même ligne.
Par abus de langage, il est dit couramment que la méthode utilisée est la méthode PERT. Elle est simplement traduite par : Pour Éviter
les Retards Traditionnels. 8
L’organisation des projets
Projet
C’est une œuvre, innovante et complexe, un ensemble d’opérations destinées à atteindre
un objectif précis. Un projet a un début et une fin. La construction d’un véhicule, d’une
usine ou d’un RADAR, par exemple, sont des projets industriels.
On distingue plusieurs types de projets :
les projets de type EPC (Engineering, Procurement, Construction), tels que la réalisation d’une
centrale nucléaire ou d’une usine ;
les projets d’infrastructure, comme la construction d’une autoroute ou d’une infrastructure de
Tramway ;
les projets de développement Produit ou de mise en place de produits nouveaux ;
les projets informatiques (IT);
les projets de maintenance et d’intervention ;
les projets de Recherche et Développement (R&D) ;
les projets de service ou évènementiels.
Sur le plan organisationnel, le projet repose sur des responsabilités partagées entre le maître d’ouvrage, le maître
d’œuvre et les responsables de lots de travaux.
Le maître d’ouvrage (MOA) est le propriétaire de l’ouvrage futur. Il a la responsabilité de la définition des objectifs (il
définit notamment le cahier des charges).
Projet
Ce type A correspond à une configuration ou une entreprise dominante, pouvant mobiliser d’autres entreprises, est
impliquée dans de très « gros » projets, vitaux pour sa survie. C’est le cas de l’industrie automobile. Le projet est organisé
et structuré de manière forte, il est très autonome, ce qui ne manque pas de créer des problèmes au sein de l’entreprise
12
L’organisation des projets
Typologie des projets
Projet de type B:
Entreprise
Projet
C’est le projet qui est au centre de la régulation : il correspond à l’entité la plus forte, dotée d’une personnalité juridique et
financière. Les acteurs et les entreprises que le projet coordonne n’ont pas forcément l’habitude de travailler ensemble.
C’est dans ce deuxième type que le modèle standard de l’ingénierie est le plus prédominant. Les relations contractuelles
sont beaucoup plus développées.
Projet de type C:
Entreprise
Projet
On a affaire à une entreprise qui gère un nombre élevé de « petits » projets, relativement indépendants les uns des autres,
et dont aucun ne met en cause, à lui seul, la pérennité de l’organisation. L’autonomie du projet est plus réduite que dans le
premier type. Il n’y a pas forcément d’organisation spécifique, la fonction de chef de projet pouvant se cumuler avec une
autre.
Organisation fonctionnelle :
Cette organisation repose sur la
hiérarchie, où chaque employé a
un supérieur bien identifié. Les
équipes sont regroupées par
spécialités ou disciplines
(électricité, mécanique,
instrumentation, etc.).
Les organisations fonctionnelles
peuvent réaliser des projets mais
le contenu du travail à réaliser se
limite à la fonction.
Structure matricielle :
Les structures matricielles
conservent les caractéristiques
des structures fonctionnelles et
le rôle du chef de projet est
davantage celui d’un
coordinateur ou d’un facilitateur
que celui d’un patron.
L’ingénierie concourante – ou simultanée – introduit une rupture par rapport à ce modèle : elle organise le
chevauchement entre les différentes phases du projet. Elle se traduit par un allongement des phases mais leurs
chevauchements permettent de raccourcir le délai global du projet, et les surcoûts. Ces derniers points constituent
l’objectif de l’ingénierie concourante.
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Le cadre des projets
Portefeuilles de projets
26
Le cadre des projets
Phasage des projets
Cycle en V
Le management de projet se focalise sur la réussite individuelle des projets alors que le
management par projets impacte toute l’entreprise dont la pérennité et le développement
dépendent de la réussite des projets.
Le maître d’ouvrage:
Le maître d’ouvrage (MOA, ou le client) ou son représentant (le commanditaire) est responsable de
l’adéquation du résultat du projet par rapport à l’organisation qui a commandé l’ouvrage et aux besoins
des utilisateurs.
Son rôle porte sur la définition de ce résultat, la vérification du résultat obtenu et la façon dont le résultat
est atteint en termes de coûts et délais. Il a la charge de vérifier que le maître d’œuvre (MOE) est sur la
bonne trajectoire pour atteindre l’objectif. Fréquemment le MOA se fait assister par un Consultant, un
sous-traitant.
Les principaux livrables du MOA sont :
un document qui définit le résultat du projet (le cahier des charges),
l’approbation du planning et du budget du MOE,
la vérification de l’avancement du projet,
la vérification des résultats du projet lors des différentes étapes concluant les phases du projet,
la coordination du projet avec les projets connexes,
et l’établissement du bilan du projet.
Le maître d’œuvre:
Le maître d’œuvre (MOE, ou Engineer) agit en délégation du MOA pour atteindre
l’objectif fixé. Ses responsabilités sont orientées vers la production en temps et en
heures des résultats prévus.
Sa mission couvre :
la définition et la conduite des travaux,
l’établissement et la maîtrise du planning,
la définition du système qualité,
la communication au sein de son équipe et vers la MOA de l’avancement du projet.
En termes de responsabilités, le MOE veille à la conformité du déroulement du projet et assure la
gestion opérationnelle du projet.
Son activité s’exerce sur tous les plans : structuration et gestion du périmètre, gestion du
planning, gestion des ressources, contractualisation, pilotage du budget qu’il a reçu du MOA.
Toutes ses activités s’appuient sur le système qualité.
Le chef de projet:
Le chef de projet (PM, Project Manager), ou directeur de projet selon la taille du projet,
est la personne responsable du management du projet. Il est désigné par l’entreprise
réalisatrice et est responsable de l’atteinte des objectifs du projet sur toutes les
thématiques du management de projet.
Le chef de projet est responsable en particulier de la communication avec toutes les
parties prenantes du projet, en interne ou en externe à l’entreprise.
L’équipe projet:
L’équipe projet comprend l’ensemble des acteurs et contributeurs du projet : le chef de
projet, l’équipe de management de projet, et le personnel technique chargé de la
réalisation du projet. Cette équipe peut intégrer des personnes externes à l’entreprise qui
réalise.
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 34
Le cadre des projets
Les parties prenantes
Les modèles de maturité définissent des niveaux de capacité en matière de performance du système de
management, facilitant l’identification et la compréhension des étapes à parcourir pour atteindre l’excellence.
Il existe différents modèles de maturité en management de projet, les plus connus sont ceux du CMMI® et l’OPM3 du
PMI.
Caractérise la demande
Permet au fournisseur de savoir ce qu’on lui demande (juste
nécessaire)
Permet au client de contrôler la réponse du fournisseur
Objectifs exprimés sous forme contraignante
RELATION CLIENT- FOURNISSEUR
Détection du besoin :
Si Réponse à Appel
d’Offre : le besoin
est exprimé par le
client
Sinon : étude de
marché et rédaction
du Cahier des
charges fonctionnel,
incluant une analyse
fonctionnelle
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 41
Cahier des charges fonctionnel
Analyse fonctionnelle
Méthode APTE:
1) Définir le système
2) Dresser la liste des situations de vie
3) Inventorier les éléments d’environnement
4) Définir les Fonctions Principales (FP)
5) Définir les Fonctions de Contraintes (FC)
6) Lister les critères des fonctions FP et FC
7) Hiérarchiser les fonctions
1) Définition du système
Moniteur
Utilisateur Périphériques
Système
3) Environnement
Système
4) Fonctions Principales
FP4
FP3
Système
FP2
5) Fonctions de contraintes
Système
Cette analyse fonctionnelle s’arrête à ce stade car il est inutile d’aller plus loin.
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 55
Structuration de projet
Qu’est-ce que le WBS?
Lancement
Exécution
Mise en route
Exemples de PBS
On peut dire que les Produits représentent « le Quoi ? ».
61
Structuration de projet
Activity Breakdown Structure (ABS)
62
Structuration de projet
Zone Breakdown Structure (ZBS)
Exemples de ZBS
On peut dire que les Zones représentent : « Le où ? ».
D’une part, sur la partie droite de la Matrice, des Activités sont déployées sur les Produits avec un numéro
d’ordre. D’autre part, sur la partie gauche de la matrice, les Produits sont instanciés avant d’être affectés à des
Zones. Un algorithme parcourt la matrice et extrait de toutes les correspondances la liste des tâches structurée
(codée) du projet ou le WBS 3D.
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Structuration de projet
Work Breakdown Structure (WBS)
Exemple d’OBS
OBS-1) Centre de réalisation de radars
OBS-1.2.2) Gestion
Synoptique de fonctionnement
Traitement et exploitation
Calculateur
Console de visualisation
Les durées
L’estimation de la durée est effectuée de manière distincte pour chaque tâche. La disponibilité des moyens
(humains et matériels) ayant un effet direct sur la durée d’une tâche, deux hypothèses sont retenues :
l’estimateur suppose que les moyens affectés sont au niveau normal ou habituel (c’est-à-dire avec des
effectifs non surdimensionnés ou sous-dimensionnés, et une productivité normale) ;
il n’y a pas de conflit entre les tâches pour l’utilisation des moyens.
L’unité de durée doit être la même pour toutes les tâches du projet.
Les durées doivent être exprimées en jours ouvrés et non en jours calendaires (les samedis, dimanches et jours
fériés ne sont pas pris en compte dans le calcul de la durée, par exemple une tâche de deux semaines a une durée
de 10 jours).
Marge libre
C’est le délai dont une tâche peut être retardée sans affecter la date de début au plus tôt de l’une quelconque de ses tâches
immédiatement suivantes.
On utilise cette marge pour neutraliser certains retards. Contrairement à la marge totale, la marge libre est une propriété de
la tâche.
Marge totale = (Dates de fin au plus tard de la tâche) – (Date de début au plus tôt de la tâche) – (Durée de la tâche)
Marge libre = (Date de fin + tard de la tâche) – (Date de début au + tôt) – (Durée de la tâche)
Le chemin critique
C’est le chemin le plus long (du fait de l’algorithme de calcul des dates : Ford,
Dijkstra, glouton, PERT, etc.) pour atteindre la date de fin au plus tôt du projet,
c’est le chemin dont la marge totale est la plus faible. Un chemin critique peut
donc avoir de la marge, c’est même conseillé !
Le chemin critique est tel que tout accroissement de la durée sur l’une
quelconque des tâches critiques se répercute nécessairement sur la date
d’achèvement finale. C’est pourquoi il faut concentrer les efforts sur ce chemin.
14/01/2018 © 2018, Jean-Yves Moine - Consultant en gestion de projet 87
Planification de projet
Etablissement du planning de référence
FD FD E
FD
FD
A C G
FD
FD+5
D F
DD FF
FD FD E 7
FD
FD
A 3 C 3 G 2
FD
FD+5
D 6 F 3
DD FF
D 6 F 3
DD 0 6 FF 3 6
Diagramme de Gantt
La plupart des logiciels de planification actuels ne prennent en compte que les contraintes potentielles et aident à
la résolution empirique des contraintes cumulatives.
Le lissage établit un ordonnancement des tâches qui génère un plan de charge, le plus régulier
possible dans le cadre des délais imposés.
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 100
Planification de projet
Etablissement du planning de référence
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 101
Planification de projet
Etablissement du planning de référence
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 102
Planification de projet
Etablissement du planning de référence
Il convient de sauver de nouveau la référence en cas de dérive trop importante. Tout comme en gestion des coûts,
on définit le planning de référence à date. On a souvent une référence contractuelle et une référence de pilotage.
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 103
Planification de projet
Etablissement du planning de référence
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 104
Planification de projet
Mise à jour du planning
Planning statique
La date d’état (de mise à jour) est au jour 9. Des pourcentages d’avancement physique sont renseignés sur les tâches
du diagramme de Gantt. Une ligne brisée (isochrone) en rouge met en évidence l’avancement des tâches. Les dates
ne sont pas mises à jour. Il faut remarquer que dans ce type de planning, il n’y a pas de référence, puisqu’il n’y a pas
de projection de la date de fin : le planning est statique.
Ce type de planification est assez souvent utilisé aujourd’hui, malgré les possibilités dynamiques des logiciels de
planification. L’avantage des plannings statiques c’est que les objectifs de dates ne changent pas pendant le cycle de vie
du projet, mais c’est aussi un inconvénient.
Autrefois, on utilisait ces plannings en dessinant un diagramme de Gantt sur un tableau, et en notant l’avancement avec
un fil et des punaises.
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 105
Planification de projet
Mise à jour du planning
Planning dynamique
La date d’état est au jour 9. Des pourcentages d’avancement physique sont renseignés dans le champ « % physique
achevé ». En revanche, le planning a été projeté : en fonction de l’avancement et de l’estimation du reste à faire, la
date d’achèvement au plus tôt a été décalée au jour 19. Il est à noter que le pourcentage d’avancement visualisé sur le
Gantt est un avancement en délais (champs « % achevé »). De plus, un petit trait sous les tâches indique le planning
initial (de référence), qui permet de mesurer les écarts.
14/01/2018
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves
© Moine
2018, Jean-Yves
– Ingénieur
Moine
développeur
- Consultant
spécialisé
en gestion
en gestion
de projet
de projet 106
Planification de projet
Mise à jour du planning
Niveaux de plannings
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 107
Planification de projet
Le Gantt 3D
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Maîtrise des coûts
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 109
Maîtrise des coûts
Estimation des coûts
C’est en visant le coût global le plus vraisemblable
Définition que le projet peut démarrer et être viable.
L’estimation des coûts est généralement utilisée pendant la phase
de préparation de l’offre.
Estimer
C’est donner rapidement à partir d’une définition plus ou moins
précise un coût prévisionnel.
Méthode modulaire
Elle nécessite un découpage en WBS pour le budget, en PBS pour le prix de revient.
Chaque système ou module représente un pourcentage de l’ensemble du projet. Ce pourcentage est calculé en fonction
de projets similaires déjà réalisés.
On obtient alors une estimation globale par type d’activité. Chaque module peut ensuite être affiné par lot de travaux,
par tâches, par sous-systèmes.
Ce découpage permet d’estimer le coût global d’un projet en ajustant les estimations de chaque module.
Projet de réalisation
du radar
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Maîtrise des coûts
Estimation des coûts
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Maîtrise des coûts
Estimation des coûts
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 113
Maîtrise des coûts
Estimation des coûts
Méthode paramétrique
Cette méthode est utilisée en phase de conception et de développement. C’est une approche par produit.
Elle utilise une relation (équations souvent complexes voire compliquées) entre un coût et une des performances du
produit.
On ne sait pas encore comment les produits vont être fabriqués mais on possède déjà un certain nombre de
caractéristiques physiques ou de paramètres comme : la masse, le volume, l’énergie absorbée, le nombre d’entrée/sorties,
etc.
La méthode paramétrique d’estimation des coûts a précisément été bâtie pour déduire de ces paramètres les coûts
estimés. Il s’agit de passer de grandeurs techniques à des données économiques.
Il existe trois grands types d’estimation paramétriques :
les barèmes : ils utilisent des ratios significatifs de l’activité que l’on cherche à analyser ;
les modèles statistiques ou formules d’estimation des coûts : traitant les bases de données propres à l’entreprise ;
les modèles conceptuels : c’est une représentation mathématique de la façon de travailler d’une industrie,
destinée à valoriser un projet.
Compte tenu de la complexité des calculs utilisant des variables pratiquement toujours corrélées, les calculs doivent
impérativement être supportés par des logiciels de traitement des informations.
Cette méthode est valable pour des technologies bien maîtrisées, aux performances connues. Il est à noter qu’il est difficile
de trouver une corrélation acceptable et d’avoir une base de données bien renseignée.
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Maîtrise des coûts
Estimation des coûts
Méthode analytique
Cette méthode s’applique lorsque toutes les tâches à réaliser sont connues, et que le projet est peu innovant. C’est la
méthode la plus répandue et la plus ancienne. Elle nécessite un historique précis des projets antérieurs, en termes de
produit à chiffrer et de procédé de production.
Elle consiste à décomposer chaque activité en tâches élémentaires dont le coût est connu et figure dans une liste de coûts
standards.
Le coût de production est donné par la formule : Coût de production = EBOT × EGP
Avec :
EBOT = Éléments de Base d’Ordre Technique : kg de matières approvisionnées, nombre d’équipements achetés, heures
de fabrication…
EGP = Éléments Généraux de Prix applicables à l’activité considérée : taux horaires, coefficient d’approvisionnement, de
sous-traitance…
Pour estimer l’EBOT, on a recours soit à des formules d’heures standards, soit à des modèles du commerce.
Pour estimer les EGP, l’entreprise calcule ses taux d’unité d’œuvre à partir des informations contenues dans sa
comptabilité.
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Maîtrise des coûts
Estimation des coûts
Synthèse
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Maîtrise des coûts
Les budgets et les coûts
Budget de référence
Le budget de référence ou initial est l’objectif aussi bien en termes de recettes que de coûts. Il est assimilable à
une autorisation de dépenses.
Il intègre :
les dépenses techniques ;
travaux internes,
travaux externes ;
les frais financiers ;
les assurances ;
les provisions ;
les aléas ;
la marge brute.
Le total est égal au prix de vente du contrat.
Les coûts techniques sont des coûts secs (sans marges), et hors taxes.
Le budget initial est ventilé sur le WBS, ce qui constitue le CBS.
La base économique est celle du contrat.
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Maîtrise des coûts
Les budgets et les coûts
Les provisions
Provisions pour aléas techniques
Lors de l’établissement du budget initial, les coûts des lignes budgétaires sont définis de 90 à 95%. Il est donc
nécessaire de déterminer une ligne budgétaire pour prévoir le coût des tâches restantes imprévisibles au
moment de l’estimation.
On distingue une provision technique pour les travaux internes, et une provision technique pour les travaux
externes.
La méthode Monte-Carlo est souvent utilisée pour déterminer ce type de provisions.
La provision générale
C’est une somme forfaitaire calculée en fonction du montant global du contrat, elle est destinée à couvrir les
déviations imprévisibles par rapport au déroulement total du projet (risques, pénalités). Cette provision est
intégrée dans la marge brute.
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Maîtrise des coûts
Les budgets et les coûts
Le budget à date
Pendant le cycle de vie du projet, des changements au niveau de l’étendue de la fourniture et/ou de la nature
de la prestation à réaliser peuvent survenir. Dans ce cas, un ordre de modification est soumis au chef de projet.
Après approbation, le budget initial évolue et devient le budget à date. Les écarts sont alors mesurés par
rapport à ce budget.
« Il ne faut jamais oublier qu’un budget est un objectif qui correspond à des ressources, et non pas
nécessairement aux besoins, c’est la clé de la coûtenance ».
Jean Le Bissonnais.
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Maîtrise des coûts
Les budgets et les coûts
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Maîtrise des coûts
Les budgets et les coûts
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Maîtrise des coûts
Les budgets et les coûts
La désactualisation
Pour prendre en compte les phénomènes d’inflation, les montants en euros courants sont à ramener en euros
constants pour assurer la comparaison avec le budget initial. C’est le principe de la désactualisation.
Capitalisation
1 € qui rapporte 5 % par an représente 5 ans plus tard : 1+0,05 €
Désactualisation
1 € dans 5 ans représente : 1/(1+0,05)^5 € aujourd’hui
Ainsi, si les taux d’inflation des années 1, 2, et 3 sont de 0,03 ; 0,04 et 0,05, que le projet dure 10 ans et que nous
sommes à l’année 3 ; , pour comparer ce qui est comparable, il faut ramener le coût prévisionnel final à la base
économique du budget initial par la formule suivante :
CPF = CPF/[(1+0,03)×(1+0,04)×(1+0,05)]
Généralement, on préfère utiliser le taux d’inflation comme une moyenne constante, ce qui n’est pas très loin de la
réalité sur une période pas très longue. On a alors :
CPF = CPF/(1+0,04)ˆ^3
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Maîtrise des coûts
Les budgets et les coûts
Les recettes
Les sommes mises en jeu étant souvent importantes, le vendeur doit obtenir un paiement en versements
progressifs. Ces paiements doivent être corrélés à la courbe en S du budget (valeur prévue) de sorte que la
trésorerie soit optimisée, conformément au graphique suivant.
Les factures doivent tenir compte des échéanciers de facturation (30, 60 ou 90 jours).
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Maîtrise des coûts
Les budgets et les coûts
La trésorerie
La courbe de la trésorerie (ou Cash Flow) est donnée par la formule suivante :
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Maîtrise des coûts
Les budgets et les coûts
La marge brute
Le chef de projet est jugé sur la marge brute, c'est le levier sur lequel il peut
influer, et non pas sur la marge nette.
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 125
Maîtrise des coûts
Les budgets et les coûts
Lignes
budgétaires
Montant
contractuel
Provisions aléas
techniques
Provisions pour
affermissement
Provision générale
Avenants
Marge nette
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Maîtrise des coûts
Méthodes et outils de pilotage
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Méthodes et outils de pilotage
avenant initial
Référentiel Délais/
coûts État final
ÉCARTS
prévisionnel
initial à date
Modification du
Analyse R.A.F. Fiabilisation
référentiel
Compte rendu
Fin du projet Chef de Projet
Avancement physique
Source : Gérez un projet gagnant ! – Manuel de coûtenance, J. Le Bissonnais, M. Joly et J.-L. G. Muller, AFNOR Éditions, 2007
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Maîtrise des coûts
Méthode du reste à faire
Définition
« La meilleure façon de maîtriser globalement les coûts est de les maîtriser localement partout. »
Eliyahu M. Goldratt
L’objectif de la méthode du RAF est, à partir d’analyses régulières, de déterminer « où l’on va si on continue comme
on a commencé ». Il s’agit d’estimer le RAF à partir de l’avancement physique pour les travaux internes, et du reste
à engager pour les travaux externes.
Il convient tout d’abord de définir les différents types de coûts, puis les différentes méthodes de mesure de
l’avancement physique. Nous verrons ensuite comment calculer le CPF pour les heures d’ingénierie, les
équipements et matériels banalisés, et enfin pour les marchés de travaux.
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Maîtrise des coûts
Méthode du reste à faire
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Maîtrise des coûts
Méthode du reste à faire
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Maîtrise des coûts
Méthode du reste à faire
Exemple :
Admettons qu’une tâche consiste à installer 1 000 mètres de grillage détecteur d’intrusion sur un chantier. Pour ce faire
une ressource est dédiée à 100 % de son temps. Le budget prévu est de 300 heures et de deux mois de travail.
Au bout d’un mois, on constate que la ressource a bien passé 150 heures sur le chantier, mais qu’au lieu d’avoir réalisé 500
mètres d’installation, soit 50 % d’avancement, elle n’a réalisé que 400 mètres, soit 40 % d’avancement. La productivité n’est
pas celle prévue, et la tâche risque de prendre du retard si la ressource continue au même rythme qu’elle a commencé. En
fait, la tâche risque de durer : 150 heures/40 % = 375 heures, soit deux mois et demi.
On voit dans cet exemple d’une part que l’avancement en délais, ici 50 % du temps, n’est pas représentatif de l’avancement
physique, à ressource constante, si la productivité n’est pas celle prévue, et d’autre part que la consommation/dépense
n’est pas représentative de l’avancement physique.
Cette méthode de mesure de l’avancement physique, 400 mètres de grillage installés sur 1 000 soit 40 % d’avancement,
dite « unités équivalentes » est la plus pertinente.
Malheureusement toutes les tâches d’un planning ne sont pas aussi simples à quantifier.
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Maîtrise des coûts
Méthode du reste à faire
Jalons intermédiaires
Cette méthode est utilisée dans le cas où l’on peut découper la tâche par une suite de tâches séquentielles ponctuées par
des livrables : les étapes. Chaque étape est pondérée en fonction de la charge de travail, en jours-homme ou en heures-
homme. 10% 40% 80% 100%
Tâche
Étape 1 Étape 2 Étape 3 Étape 4
Pondération d’items : un poids est affecté à chaque tâche, par consolidations successives on calcule l’avancement.
Technique 50/50 : Lorsque la tâche est commencée l’avancement est de 50%, lorsqu’elle est terminée l’avancement est de
100%.
Technique 0/100 : Lorsque la tâche est terminée, l’avancement est de 100%, sinon il reste à 0%.
Niveau d’effort : L’avancement est la charge réalisée en heures que divise la charge totale ré-estimée.
Effort réparti : L’avancement physique de la tâche est le même qu’une autre tâche que l’on a déterminée.
Calendaire : C’est la durée réalisée que divise la durée totale ré-estimée.
À dire d’expert : Un expert métier estime l’avancement, d’une tâche ou d’un groupe de tâche.
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Maîtrise des coûts
Méthode du reste à faire
Les heures d’ingénierie intègrent les heures du bureau d’études, de consultations et relances des fournisseurs, du chantier et de la mise en service,
ainsi que le management.
Il convient de mettre en place un système de relevé d’heures. Des feuilles d’affectation individuelles doivent être remplies et fournies au contrôleur
de projet une fois par semaine ou une fois par mois, par l’intermédiaire du système d’information généralement.
Déjà fait
CPF = ou CPF = Déjà fait + Reste à Faire
% d’avancement
physique
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Maîtrise des coûts
Méthode du reste à faire
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Maîtrise des coûts
Méthode du reste à faire
La méthode à utiliser pour calculer le CPF est une combinaison du reste à engager et du RAF en heures.
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Maîtrise des coûts
Méthode de la valeur acquise
Définition
La méthode de la valeur acquise
Elle est efficace pour des heures d’ingénierie et de services.
C’est la méthode du DoD (Department of Defense) aux USA, très proche de celle du reste à faire.
Il est établi que le contrôle des coûts ou la coûtenance (axé sur les prévisions, le futur) ce n’est pas le suivi du budget de ses
évolutions et des dépenses (axé sur le passé).
Les fameuses courbes en S de la valeur acquise (méthode Earned Value Management ou EVM) constituent un bon indicateur pour
le pilotage économique du projet. Cette méthode et ses nuances sont détaillées dans les paragraphes qui suivent.
L’idée de base c’est que l’avancement physique n’est pas représentatif des dépenses et que si on regarde le passé (les dépenses) et
le présent (l’avancement physique), on peut prévoir le futur (le coût prévisionnel final) si on continue comme on a commencé, avec
un certain degré de précision.
La méthode de la valeur acquise est basée sur la mesure de la performance en termes de coûts et délais, en volume de travail, sa
finalité est d’estimer le Coût Prévisionnel Final périodiquement et de le comparer au budget de référence à terminaison pour
détecter les écarts au plus tôt afin de les corriger.
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Maîtrise des coûts
Méthode de la valeur acquise
Glossaire
Base Budget Budget initial, correspondant un montant contractuel. CV Cost Variance, ou écart Coût, il traduit une déviation EAC Estimate At completion, ou Coût
COA Change Orders Authorized, ou avenants, changements budgétaire. Il représente, souvent, l’efficience des Prévisionnel Final. C’est une prévision
autorisés, modifications du projet approuvées (écart ressources. du coût à terminaison.
validé). CV = EV – AC EAC = AC + ETC = AC + (BAC – AC) /
BAC Budget At completion, c’est le budget à date, incluant les SPI Schedule Performance Index, ou Indice de performance CPI = BAC / CPI
avenants au contrat. Il correspond au budget initial, de production, efficacité (ce qui a été fait sur ce qui
montant du contrat, plus les avenants. Ou, en prenant en compte les 2
aurait dû être fait). Ce ratio représente un risque de indices de performance :
BAC = Base Budget + COA dépassement de la date prévisionnelle de fin de projet
PV Planned Value, c’est la valeur du budget à un instant t, (ou d’un jalon intermédiaire) si le travail continue de se EAC = AC + (BAC – EV) /(CPI x SPI)
correspondant à la période de contrôle. Elle représente réaliser avec la même productivité. VAC Variation At completion, écart à
« le travail que l’on aurait dû faire ». terminaison.
SPI = EV / PV
AC Actual Cost, ou Dépensé/réalisé, c’est le montant facturé CPI Cost Performance Index, ou indice de performance VAC = EAC – BAC
par les entreprises à un instant t, correspondant à la Coûts, efficience (ce qui a été fait sur ce que cela à %VAC C’est la variation, en Français, de l’EAC
période de contrôle. Il représente « ce que l’on a coûté). Ce ratio représente un risque de dépassement du par rapport au BAC.
dépensé ». Coût Prévisionnel Final (EAC) si le projet continue comme %VAC = (EAC – BAC) / BAC
EV Earned Value, ou Valeur acquise, c’est une notion de gain, il a commencé. Elle représente le % d’augmentation
de profit, de possession, de mérité, de valeur. C’est la
CPI = EV / AC de l’EAC par rapport au BAC.
valeur du budget (BAC) correspondant à l’avancement
physiquement effectué. Elle représente « le travail qui a CSI Cost/Schedule Index, ou indice de performance
réellement été accompli » Coûts/délais, c’est un indice combiné.
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Maîtrise des coûts
Méthode de la valeur acquise
Courbes en S EVM
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Maîtrise des coûts
Méthode de la valeur acquise
Les écarts
Les écarts Schedule Variance (SV) et Cost Variance (CV) sont des indicateurs clés d’anticipation et d’alerte dans la
méthode de la valeur acquise. Ils représentent des risques de dépassement à terminaison. Ce sont des écarts à date.
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Maîtrise des coûts
Méthode de la valeur acquise
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Maîtrise des coûts
Méthode de la valeur acquise
Indicateurs de performance
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Maîtrise des risques
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Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
Définition AFNOR :
« Le risque est la possibilité qu’un projet ne s’exécute pas conformément aux
prévisions de date d’achèvement, de coût et de spécifications. Ces écarts par rapport
aux prévisions sont considérés comme acceptables, difficilement acceptables voire
inacceptables. »
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Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
Source : Cours CNAM de Jacques Printz « Management de projet pour ingénieur - La gestion et la maîtrise des risques dans les projets »
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Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
Qualité Délais
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Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
Processus itératif
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Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
Techniques
exploitation Financement
Politiques
Études Risques
projet
Connaissance Humains et sociaux
Contractuels Réglementaires
Sécurité
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Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
Méthodes d’identification :
Plusieurs méthodes sont utilisées pour recenser les causes des risques :
l’analyse par phase ;
l’analyse par causes ;
l’analyse par fonctionnalité ;
l’analyse par l’origine ;
l’analyse par classes ;
l’analyse Riskman.
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Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
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Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
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Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
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Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
Identification Riskman:
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Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
Le diagramme d’Ishikawa (cause/effet) peut être utilisé pour hiérarchiser les différentes causes d’une erreur possible,
assimilable à un risque.
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Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
Evaluation et quantification :
Un risque est un vecteur à deux composantes :
une évaluation quantifiée de la gravité des conséquences d’une situation dangereuse ou d’un danger ;
la probabilité d’occurrence de cette situation dangereuse issue d’une combinaison ou d’un
enchaînement d’évènements (cause).
Il s’agit de réaliser deux échelles de quantification :
la gravité des conséquences (4 niveaux) :
Négligeable = 1
Grave = 2
Critique = 3
Catastrophique = 4
la probabilité d’occurrence (4 niveaux) :
Improbable = 1
Rare = 2
Occasionnel = 3
Probable = 4
L’indice de criticité est défini par la formule :
Indice de criticité = Gravité × Probabilité
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Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
Evaluation et quantification :
Selon le niveau de l’indice de criticité, un risque sera acceptable ou inacceptable :
les risques aux conséquences les plus graves et/ou se produisant le plus fréquemment sont inacceptables ;
les risques aux conséquences plutôt négligeables et/ou se produisant de manière improbable sont
acceptables.
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Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
Méthode AMDEC :
La méthode AMDEC (analyse des modes de défaillance, de leurs effets et de leur criticité) est utilisée pour identifier et
classer les risques.
Elle se décline comme suit :
en partant d’un organigramme, les modes de défaillance éventuels
sont énumérés ;
les causes sont identifiées ;
les effets sur le coût, les délais, et les non-conformités sont examinés 18 120%
12 80%
des actions correctives sont mises en place pour les risques 10
inacceptables. 8
Indice de criticité 60%
% Indice de
6 criticité cumulé 40%
Il est conseillé ensuite de classer les risques selon la loi de Pareto. La règle des 4
20%
80-20, dit que 20 % des causes sont responsables de 80 % des effets, il s’agit 2
isq J
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R eD
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Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 159
Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
Suivi et contrôle :
Il est nécessaire de suivre les risques au fur et à mesure de l’avancement car
l’exposition du projet aux risques est amenée à changer.
Les risques non acceptables identifiés lors des étapes précédentes sont suivis dans un
plan d’action avec un responsable identifié. Le chef de projet est responsable de ce
suivi.
Une nouvelle analyse est réalisée mensuellement pour identifier de nouveaux risques
ou modifier les impacts des risques déjà identifiés.
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Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 161
Maîtrise des risques
Risques qualitatifs
Capitalisation :
Cette étape, souvent négligée, doit permettre la création d’une base de données
utilisable pour les projets futurs.
La base de données doit recenser au minimum tous les évènements rencontrés lors
du projet :
l’ensemble des risques identifiés, même ceux non traités ;
l’ensemble des actions correctives réalisées, avec leur impact réel ;
l’ensemble des actions correctives prévues mais non réalisées, avec leur impact
calculé.
Cette base est continuellement mise à jour pour une maîtrise complète du projet et
de ses risques.
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Maîtrise des risques
Analyse quantitative des risques
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Management par les écarts
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 165
Management par les écarts
Définition : L’écart = B – A, mesure une différence entre une valeur (B) et le référentiel (A).
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 166
Management par les écarts
Une question d’interprétation :
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Management par les écarts
Les types d’écarts:
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 168
Management par les écarts
Gestion des écarts:
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 169
Management par les écarts
Fiche d’écarts:
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Rapports et tableaux de bord
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Rapports et Tableaux de bord
Partie délais
Courbes en S enveloppes
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Rapports et Tableaux de bord
Partie délais
Diagrammes temps-temps
sept-08
août-08
juil-08
mai-08
avr-08
mars-08
janv-08
Forecast
déc-07
nov-07
sept-07
août-07
juil-07
janv-07
nov-03
janv-04
nov-04
janv-05
nov-05
janv-06
nov-06
janv-07
nov-07
janv-08
mai-04
juil-04
mai-05
mai-08
sept-04
juil-05
mai-06
mai-07
sept-05
juil-06
sept-06
juil-07
sept-07
juil-08
sept-08
mars-04
mars-05
mars-06
mars-07
mars-08
Data date
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Rapports et Tableaux de bord
Partie délais
Plan de charge
16 000
14 000
12 000
10 000
Heures
8 000
6 000
4 000
2 000
0
4
5
4
05
4
5
04
04
04
04
05
04
05
4
5
r- 0
-0
0
r- 0
-0
-0
-0
t-0
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c-
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fé
fé
ja
ja
m
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Rapports et Tableaux de bord
Partie délais
Diagramme de PERL
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Rapports et Tableaux de bord
Partie délais
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Rapports et Tableaux de bord
Partie coûts
Budget initial
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Rapports et Tableaux de bord
Partie coûts
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Rapports et Tableaux de bord
Partie coûts
Courbes en S coûts
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Rapports et Tableaux de bord
Partie coûts
Diagramme croisé
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Rapports et Tableaux de bord
Partie coûts
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Rapports et Tableaux de bord
Partie coûts
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Rapports et Tableaux de bord
Partie coûts
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Rapports et Tableaux de bord
Partie coûts
10 000
8 000
kEuros
6 000
4 000
2 000
0
févr 01
avr 01
avr 02
août 01
févr 02
août 02
févr 03
avr 03
août 03
févr 04
avr 04
août 04
déc 00
oct 01
déc 01
oct 02
déc 02
oct 03
déc 03
oct 04
déc 04
juin 01
juin 02
juin 03
juin 04
Mensuel Réalisé/Prévisionnel Budget
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Rapports et Tableaux de bord
Partie coûts
Trésorerie (cash-flow)
5 000
4 000
3 000
2 000
K euros
1 000
-1 000
-2 000
-3 000
01
02
03
04
05
06
07
08
09
01
02
03
04
05
06
07
08
02
03
04
05
06
07
08
01
01
02
m 3
04
05
06
07
m 8
0
0
s
s
s
s
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ju
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ju
se
se
se
se
se
se
se
se
m
m
Current Cash flow Original Cash flow Expected Cash flow
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Rapports et Tableaux de bord
Partie coûts
Marges
10 000
Current as book gross margin : 10,12% 9,50%
8 000
7,50%
Margins percentage
6 000
5,50%
Margins in K€
4 000
3,50%
2 000
1,50%
0
-0,50%
-2 000 -2,50%
-4 000 -4,50%
-6 000 -6,50%
m 02
m 03
m 04
m 05
01
se 1
ja 1
02
se 2
ja 2
03
se 0 3
ja 3
04
se 4
ja 4
m 1
m 2
m 3
m 4
05
no 1
no 2
no 3
no 4
0
0
0
0
0
0
il 0
il 0
nv
nv
nv
nv
v
v
s
s
pt
pt
pt
pt
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il
il
ai
ai
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ju
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ar
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ar
ar
m
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Rapports et Tableaux de bord
Partie coûts
22/03/2021 © 2021, Jean-Yves Moine – Ingénieur développeur spécialisé en gestion de projet 187
Rapports et Tableaux de bord
Partie risques
Risques qualitatifs
Probabilité
Gravité
188
Rapports et Tableaux de bord
Partie risques
Risques quantitatifs
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Gestion des contrats
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Gestion des contrats
Définition
Un contrat est un document qui représente un engagement juridique
mutuel entre un vendeur et un acheteur. Le vendeur est appelé le client et
l’acheteur le titulaire ou le contractant. Le contrat oblige d’une part le
vendeur à fournir les produits, services et résultats spécifiés, et d’autre
part l’acheteur à rémunérer le vendeur.
Prix forfaitaires
Le MOE s’engage sur le coût total de prestations, qu’elles soient exécutées par lui-même
ou par un tiers.
Le MOA n’a, en principe, pas de relation avec les fournisseurs. Il peut cependant exiger
qu’ils soient choisis dans une liste agréée.
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Gestion des contrats
Contrats au bordereau :
Les contrats au bordereau ou à coûts remboursables prévoient
des paiements au vendeur en fonction des travaux qu’il a
réellement effectués. Le vendeur est payé à l’unité (temps passé,
quantités). Dans ce type de contrat, le vendeur ne s’engage pas
au niveau coûts et délais, c’est à l’acheteur de piloter le projet en
termes de coûts et délais. Tous les risques de ce type de contrats
sont portés par l’acheteur. Il existe différents types de contrats
au bordereau : les contrats au bordereau avec honoraires fixes,
avec intéressement ou avec primes au mérite.
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Gestion des contrats
Contrat au bordereau
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Gestion des contrats
Contrats mixtes :
Sur des grands projets les contrats sont souvent mixtes : les études de principes sont
réalisées au bordereau, les études de détail et d’exécution au forfait, les fournitures et
les travaux sont réalisés au forfait, de plus en plus. Toutes les combinaisons sont
possibles.
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Gestion des contrats
Contrats mixtes
Solutions intermédiaires
Les modes de rémunérations suivants partagent les risques entre les deux parties.
Contrats mixtes
Très fréquemment, les modes de rémunération sont mixtes :
études de principe : la régie ;
études de détail et d’exécution : le forfait ;
les fournitures : le forfait ou le contrat incitatif ;
les travaux : coût plus honoraires ;
les services annexes : la régie.
Toutes les combinaisons sont envisageables.
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Gestion des contrats
Contenu du contrat :
Les contrats intègrent notamment les caractéristiques
fonctionnelles et techniques du produit, le planning contractuel
avec ses dates clés et jalons de pénalités, le prix de vente, le
bordereau des prix unitaires et des quantités (BOQ: Bill Of
Quantities), les termes paiement, les retenues de garantie, les
formules révisions des prix, etc. Le contrat constitue donc le
cadre de référence de la gestion de projet, en particulier pour la
mesure des performances coûts, délais et techniques du projet.
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Gestion des contrats
Gestion des modifications :
Un point clé de cette gestion des contrats est la gestion des modifications
qui définit les processus à travers lesquels les contrats peuvent être
modifiés (notions d’avenants, d’ordres de service). Le circuit
d’approbation se base largement sur le management par les écarts. Les
modifications peuvent donner lieu à des réclamations (ou claims) quand le
vendeur et l’acheteur n’arrivent pas à se mettre d’accord sur une
modification. Les modifications se gèrent et se traitent au fur et à mesure
du déroulement du projet, le plus souvent par le biais de la négociation.
Ces modifications sont traitées au pire par voie juridique lors de la phase
de clôture du projet.
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Gestion des contrats
Fiche de modification :
Le descriptif du contrat détermine l’état de la fourniture au client. Cet état représente
une certaine configuration, dite configuration de référence.
Cette configuration peut évoluer au cours du projet, il importe de maîtriser ces
évolutions. Les évolutions ont un impact sur les coûts, les délais et la technique.
Ces modifications peuvent également porter sur l’ouvrage ainsi que sur l’œuvre, on
distingue trois types de modifications :
l’adaptation : évolution mineure ayant une faible incidence sur le coût ;
la correction : évolution aux conséquences limitées ;
la modification : « proprement dite », elle fait l’objet d’une gestion particulier
définie dans le plan de management de projet qui comporte :
la décision d’instruire, prise par le chef de projet,
l’instruction et l’estimation coût/délais,
l’émission d’un ordre de modification (OM),
la transmission de cet ordre aux exécutants,
la prise en compte de l’OM par le contrôleur de projet.
Ces évolutions/modifications se gèrent par l’intermédiaire de fiches de modification.
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Gestion des contrats
Le prix de vente
D’une manière générale, le prix de vente (PV) d’un projet s’établit selon la formule suivante :
Avec :
Fsv : Frais spécifiques de vente, en pourcentage ;
Mng : Marge de négociation, en pourcentage ;
Mc : Marge commerciale, en pourcentage.
Et Coût prévisionnel de production = Coûts d’achats + Coût de main-
d’œuvre + Frais.
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Communication
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Communication
Le management de la communication est d’une grande importance pour la réussite du projet. Un manque de
communication peut mener à l’échec. La communication contribue au succès du projet dans la mesure où les parties
prenantes comprennent les risques et enjeux du projet.
Dans une communication efficace, seule la bonne information, nécessaire et appropriée, est transmise aux bons
destinataires. On peut communiquer via des réunions, des audioconférences, des visioconférences, par la messagerie
électronique, des notes internes, etc.
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Communication
Un des enjeux du management de la communication est de maintenir de bonnes relations de travail, c'est-à-dire
constructives. Cela passe par l’instauration d’un climat de confiance, la prise en compte des résistances aux changements,
la résolution des conflits et une écoute active.
Le management de la communication commence par la phase d’identification des parties prenantes. Le contrat identifie
les parties prenantes clés du projet, les membres de l’équipe projet sont aussi des éléments majeurs en termes
d’échanges d’informations. Des outils tels que les matrices pouvoir/intérêt, pouvoir/influence et influence/impact
permettent de définir la stratégie de communication avec les différentes parties prenantes.
La planification de la communication est la seconde phase du management de la communication. Elle définit les besoins
en information des parties prenantes ainsi qu’une approche pour communiquer avec elles. L’information peut circuler de
manières : interactive, transmise, ou publiée.
Le plan de communication qui fait partie intégrante du plan de management de projet définit les besoins et attentes en
information des parties prenantes du projet.
La diffusion de l’information est la dernière phase du processus de management de la communication. L’information qui
est diffusée aux parties prenantes appropriées intègre : les présentations du projet, les rapports d’avancements, les
courriers enregistrés dans le registre des correspondances, les modifications du projet, etc. Cette information doit
correspondre aux attentes des prenantes dans le cadre des objectifs du projet.
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Communication
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Communication
La documentation
La gestion de la documentation concerne tous les
documents qui caractérisent le projet, qu’ils soient
internes ou externes. Il peut s’agir de documents qui
définissent le projet, de documents d’organisation ou
de documents de réalisation. La gestion documentaire
rassemble tous les documents, les stocke, et les met à
disposition des acteurs et parties prenantes du projet.
Elle assure la traçabilité de l’état des documents et
surtout elle assure la cohérence de l’ensemble. Les
documents sont gérés pendant tout le cycle de vie du
projet à l’aide d’un logiciel - on met en œuvre un Codage des documents
système de Gestion Électronique des Documents
(GED).
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La qualité
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La qualité
Généralités
Le management de la qualité est une discipline transversale au management de projet qui dispose d’une certaine autonomie et
indépendance vis-à-vis des autres thématiques. Il porte à la fois sur le management du projet (ses activités) et sur son produit (le résultat). La
qualité permet d’assurer et de contrôler la conformité de ces deux éléments par rapport aux exigences du contrat. Les normes qualité
concernent les objectifs du produit et les processus du projet.
La qualité peut être orientée en interne à l’entreprise qui réalise le projet ou en externe, côté client, pour lui fournir un produit de qualité.
Il s’agit de ne pas confondre les notions de qualité et de classe. La qualité d’un produit mesure le degré de conformité par rapport aux
exigences, la qualité peut être « médiocre », « bonne » ou « excellente », alors que la classe d’un produit correspond à des caractéristiques
techniques différentes pour des mêmes fonctionnalités. Un produit peut être de bonne qualité (sans défauts, satisfaisant au besoin), mais de
classe inférieure (peu évolué techniquement).
Le système de management de la qualité de l’entreprise est décrit dans le « manuel qualité ». Ce manuel est utilisé en interne dans une
optique d’information et en externe, vis-à-vis du client, pour décrire les mesures permettant d’assurer la qualité. C’est un outil de
communication et de promotion du système qualité de l’entreprise.
Il existe différents modèles qualité : ISO, qualité totale, Six Sigma, Lean Six Sigma, OPM3, CMMI®, etc., tous ces modèles soulignent
l’importance :
de la satisfaction du client (de ses besoins),
de la prévention plutôt que l’inspection,
de l’amélioration continue,
de la responsabilité de la direction.
La qualité a un coût. On distingue le coût de la conformité (prévention, évaluation/inspection) et le coût de la non-conformité (coûts d’échecs
internes et externes).
Le management de la qualité se gère et se met en œuvre en trois phases : la planification, la mise en œuvre de l’assurance qualité et mise en
œuvre du contrôle qualité.
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La qualité
Planification de la qualité
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La qualité
Contrôle qualité
Le but du contrôle qualité est d’évaluer la performance du projet et de recommander les modifications nécessaires en cas
d’écarts, en un mot de la « contrôler ».
La performance porte sur le projet, le produit et livrable ainsi que sur les coûts et les délais. Les performances techniques,
coûts et délais sont aussi des données d’entrée du contrôle de la qualité.
Les outils et techniques pour ce contrôle sont nombreux, on peut citer :
l’inspection, qui est un examen du produit d’un travail visant à déterminer s’il est conforme aux normes
documentées,
le contrôle,
les diagrammes cause-effet,
les diagrammes de flux,
les diagrammes de Pareto,
les diagrammes de contrôle et de corrélation,
les statistiques,
les indicateurs divers, etc.
Ils permettent tous de mesurer le degré de conformité par rapport aux exigences et d’éviter que les erreurs se
retrouvent chez le client.
À la fin de ce processus de contrôle qualité, les actions suivantes sont effectuées :
validation des modifications et des livrables,
demandes de modification,
mise à jour du plan de management de la qualité
et du plan d’amélioration des processus.
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La qualité
L’assurance qualité
L’assurance de la qualité vise à donner confiance en ce que les exigences de la qualité seront
satisfaites (NF EN ISO 9000). En un mot, elle « assure » ou garantit la qualité.
Les performances du travail, techniques et coûts/délais, sont des données d’entrée de l’assurance
de la qualité.
Les outils et techniques de cette phase sont les audits et les revues structurées et indépendantes.
En données de sortie de cette phase de l’assurance de la qualité, on trouve principalement les
demandes de modification (de la politique qualité, des procédures, des processus).
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Gestion de la configuration
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Gestion de la configuration
Définitions
La configuration
C’est l’ensemble des caractéristiques fonctionnelles et physiques d'un produit (système ou équipement)
définies par les documents techniques et obtenues par le produit ; il ne s’agit pas uniquement de la liste des
constituants.
L’article de configuration
C’est l’élément de base de la configuration, c’est un ensemble de matériels, logiciels et services, ou un sous-
ensemble défini de ceux-ci, qui a été retenu pour la gestion de configuration, et qui est traité comme une
seule entité dans le processus de gestion de configuration.
La gestion de la configuration
Faisant partie intégrante de la gestion des données techniques (GDT), la gestion de la configuration est une
activité d’interface qui formalise une façon de travailler pour la rendre plus efficace, elle permet d’une part
de bénéficier d'un langage commun qui facilite la communication, et d’autre part de réutiliser un savoir-faire
de gestion formalisé dans des normes.
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Gestion de la configuration
Objectifs
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Gestion de la configuration
Maîtrise de la configuration
C’est l'ensemble des activités qui visent à partir d'un état initial connu, de décider de façon explicite, et en appliquant des règles connues, ce
qui change ou ne change pas.
La maîtrise de la configuration repose sur la maîtrise des faits techniques intervenant tout au long du cycle de vie du produit concerné.
Pour cela sont établies des procédures :
d’évolution nécessitant d’entretenir la documentation de la configuration ;
de déviation (a priori) et de dérogation (a posteriori) fournissant des renseignements sur les écarts exceptionnels par rapport à la
documentation.
La maîtrise de la configuration comprend des activités :
d'évaluation,
de coordination,
d'approbation ou de refus de mise en œuvre des évolutions des articles de configuration.
La maîtrise (savoir ce que l'on a et comment cela évolue) ne peut pas être obtenue si des acteurs agissent indépendamment sans partager
d'information.
Le processus de gestion de configuration comprend les activités imbriquées suivantes :
identification de la configuration ;
maîtrise de la configuration ;
description et justifier l'évolution ;
évaluation les conséquences de l'évolution ;
approbation ou refuser l'évolution ;
mise en œuvre de l'évolution et vérification de son application ;
prise en compte les dérogations (avant ou après production) ;
enregistrement de l'état de la configuration ;
audit de la configuration.
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Gestion de la configuration
Synthèse
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La dimension humaine
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La dimension humaine
Compétences techniques
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La dimension humaine
Compétences contextuelles
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Plan de management de projet
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Plan de management de projet
Le plan de management de projet (PMP, ou plan directeur) est un document émis par
le chef de projet, à l’intention de l’ensemble des intervenants, ayant pour objectif de
formaliser l’ensemble des éléments d’organisation du projet. C’est un document
d’anticipation. Il permet de décrire la méthodologie adoptée.
Pour garantir un bon démarrage du projet, il importe que le PMP soit émis dès le début
du projet. C’est un document vivant : les grandes évolutions entraînent une remise à
jour du PMP. Ceci permet à tous d’avoir la même information.
Il peut être utilisé comme un outil de dialogue client – fournisseur pour convenir des
dispositions à mettre en place et les approuver.
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Plan de management de projet
Ci-après le plan d’un PMP tel que préconisé:
Les fiches de lot (les responsabilités de chacun,
1) La présentation du projet notion de contrat interne)
La présentation du projet Le CBS et le budget initial (l’objectif coût)
La présentation du produit, synoptique fonctionnel. Le plan de gestion des risques (sur le WBS,
Les objectifs, les enjeux du projet méthode AMDEC)
Le plan de gestion des modifications
2) L’organisation du projet
PBS (découpage du Produit) 3) Les règles de fonctionnement
ABS (Activités déployées) Références aux documents contractuels
LBS (découpage par Zones) Normes qualité à respecter
WBS (découpage des travaux) La communication :
OBS (organisation de l’entreprise) règles de pointage des heures et des
RBS (ressources, les acteurs) relevés d’avancement physique,
RBS versus WBS (qui fait quoi) comptes rendus et leurs périodicités,
Le planning de niveau 1, directeur (l’objectif délai, avec tableaux de bord et Indicateurs,
les dates de début et de fin des lots de travaux) réunions périodiques.
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Bibliographe
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Bibliographie
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PlaniSolutions conçoit et
développe des logiciels sur
mesure de gestion de projet,
nous connaissons la
spécification… https://www.Planisolutions.com
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