0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
706 vues6 pages

II-Int´ egrales d'Euler: 1. Fonction Beta (β −fonction)

Ce document décrit les fonctions spéciales d'Euler, notamment la fonction Beta et la fonction Gamma. Il présente leurs domaines de définition, propriétés comme la symétrie et les formules d'abaissement, et leurs relations.

Transféré par

dadjaadjei01
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
706 vues6 pages

II-Int´ egrales d'Euler: 1. Fonction Beta (β −fonction)

Ce document décrit les fonctions spéciales d'Euler, notamment la fonction Beta et la fonction Gamma. Il présente leurs domaines de définition, propriétés comme la symétrie et les formules d'abaissement, et leurs relations.

Transféré par

dadjaadjei01
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Calcule Différentiel dans R

c est la constante d’Euler-Mascheroni,égale à : c = 0, 577216 ν = ec = 1, 781072. En itérant (22) on



trouve ψ(n) = −c + nk=1 k1 (25)
Si z = − 12 dans (24),on a ψ(− 12 ) = −c − 2 ln 2 = −1, 963510 . (26)

II- Intégrales d’Euler


Définition �
1 : Les fonctions spéciales définie par
1
B(α, β) = xα−1 (1 − x)β−1 dx (1)
� +∞0
Γ(α) = xα−1 e−x dx (2)
0
Sont appelées respectivement intégrales d’Euler du 1er et du 2ème espèces .

1. Fonction Beta (β−fonction)

Définition 2 : La fonction définie par l’égalité (1) est appelée, ” fonction Beta”

a) domaine de définition
Pour que l’intégrale (1) converge sur la borne inférieur d’intégration,il est nécessaire et suffisant
que α > 0. De même la convergence de l’intégrale (1) au point 1 est possible si β > 0 c’est
ainsi que la fonction B(α, β) est définie si à la fois α > 0 , β > 0 .
Remarquons qu’ici on a considéré que α , β ∈ R ,mais pour une application plus profonde de
B et Γ , on pourra prendre α, β ∈ C .

b) La Symétrie
Montrons que B(α, β) = B(β, α) (3)
� 1
B(α, β) = xα−1 (1 − x)β−1 dx
0
Posons x = 1 − t =⇒ t = 1 − x et dx = −dt , x = 0 =⇒ t = 1 et x = 1 =⇒ t = 0
� 1 � 0 � 1
α−1 β−1 α−1 β−1
x (1 − x) dx = (x = 1 − t)= (1 − t) t .(−dt)= tβ−1 (1 − t)α−1 dt=B(β, α)
0 1 0
c) Formule d’abaissement
Si α > 1 , β > 1 nous avons la formule suivante
α−1
B(α, β) = α+β−1
B(α − 1, β) (4)
Supposons α > 1 , β > 1 , intégrons
 par partie 
� 1 α−1 � α−2
u=x =⇒ u = (α − 1)x
B= xα−1 (1 − x)β−1 dx= 
1
0 v � = (1 − x)β−1 =⇒ v = − β−1 (1 − x)β
� 1

β �1
1 α−1
= − β x (x − 1) 0 − − (α−1)
β
xα−2 (1 − x)β dx=[comme (1 − x)β = (1 − x)β−1 (1 − x) =
0

13
Calcule Différentiel dans R

� 1 � 1
α−2 β−1 β−1
(1 − x) β−1
−(1 − x) β−1
x]= α−1
β
x [(1 − x) −(1 − x) x]dx= α−1
β
xα−2 (1 − x)β−1 dx -
� 1 0 0
α−1
β
(1 − x)β−1 xα−1 dx= α−1
β
B(α − 1, β) − α−1
β
B(α, β)
0
D’où la formule (4)
De l’égalité (3), on peut écrire
β−1
B(α, β) = α+β−1
B(α, β − 1) (4� )
De la définition de la fonction B, on a les formules suivantes :
*B(α, 1) = α1 .
C’est pourquoi pour n ∈ N, on a
n−1 n−(n−1) (n−1) !
B(β, n) = . n−2 .... α+n−(n−1)
α+n−1 β+n−2
B(α, 1)= α(α+1)....(α+n−1) (5)
En particulier,pour m, n ∈ N
(m−1) ! (n−1) !
B(m, n) = (m+n−1) !
(6)

d) Autre présentation intégrale de la fonction B


Parfois il est important de définir β − f onction par
� ∞
y α−1
B(α, β) = dy (7)
0 (1 + y)α+β
y
La formule (7) s’obtient de la première en posant x = 1+y
.
De plus
π
B(α, 1 − α) = sin απ
(0 < α < 1)

2. Fonction ”GAMMA”
� +∞
Définition : La fonction définie par l’égalité (2) c’est-à-dire Γ(α) = xα−1 e−x dx (2)
0
est appelée fonction ”GAMMA” ou (γ − f onction)

a) Domaine de définition
Il est facile de vérifier que l’intégrale converge pour α > 0 ; en effet, au voisinage de zéro, la
fonction à intégrer est équivalente à xα−1 (l’exposant de x est plus grand que−1) et quand x
t
tend vers l’infini,la fonction est majorée par e− 2 dont l’intégrale converge.
A l’infini,à cause de la décroissance rapide de e−x ,cette intégrale converge quelque soit α ∈ R
Ainsi la fonction Γ est définie pour α > 0.

b) Continuité et formule pour les dérivées


� +∞ � 1 � +∞
α−1 −x α−1 −x
Γ(α) = x e dx= x e dx + xα−1 e−x dx=J1 + J2
0 0 1

14
Calcule Différentiel dans R

Si α appartient au segment [a; b] où 0 < a < b , les deux fonctions à intégrer sont respecti-
vement majorées par xa−1 e−x et xb−1 e−x dont les intégrales convergent ; donc J1 et J2 sont
uniformément convergentes dans [a; b] et la fonction Γ est continue ∀ α > 0.
En dérivant sous le signe d’intégrale par rapport à α on a
� +∞ � � 1 � +∞ �
� α−1 −x α−1 −x α−1 −x
Γ (α) = x ln x e dx = x ln x e dx + x ln x e dx = K1 + K2
0 0 1
On peut montrer aussi que K1 et K2 converge uniformément sur [a; b] d’où
La fonction Γ étant indéfiniment différentiable on a
� +∞
(n)
Γ (α) = xα−1 (ln x)n e−x dx (8)
0
c) Formule d’abaissement :
Γ(α + 1) = α Γ(α) (9) c’est la propriété fondamentale de la fonction Γ.
Intégrons par partie pour α > 0. 
� +∞ α � α−1
u = x =⇒ u = α x
Γ(α + 1) = xα e−x dx= 
� −x −x
0 v =e =⇒ v = −e
� +∞ � +∞

α −x �+∞ α−1 −x
=−x e 0 +α x e dx= 0 + α e−x dx= α Γ(α)
� +∞0 0

*Comme Γ(1) = e−x dx = 1, donc ∀ n ∈ N Γ(2) = 1 ; Γ(3) = 2 et par récurrence, on en


0
déduit que pour tout entier positif n
Γ(n + 1) = n ! (10)
Ainsi la fonction Γ est directement liée à la fonction numérique arithmétique n !
Donc on peut observer Γ comme une généralisation de la fonction factorielle ; On appelle aussi
fonction factorielle.

d) Formule d’Euler et Gauss


La fonction gamma peut être définie par la formule suivante
(n−1) !
Γ(α)= lim nα . α(α+1).....(α+n−1) , α > 0 (11)
−→
(Sans démonstration)

e) Formule des compléments


Pour 0 < α < 1 , les valeurs α et 1 − α de l’argument de la fonction Γ sont appelées
complémentaires . C’est pourquoi on a l’égalité
Γ(α).Γ(1 − α)= sinππα (0 < α < 1) (12)
C’est la formule des compléments de la fonction Gamma
�∞ α2
En utilisant la formule d’Euler et Gauss et la décomposition sin πα = πα n=1 (1 − n2
) (13),
on démontre la formule (12)

15
Calcule Différentiel dans R

Preuve (Pas obligatoire)


� ∞ α−1
y
Comme B(α, 1 − z) = ds, il suffit de montrer que cette dernière vaut sinπαπ . Posant
0 (1 + y) � ∞
dx
q = 1 − α tout revient à montrer que l’intégrale I = α
vaut sinπqπ (pour0 < q < 1)
0 x (1 + x)
. Pour cela ,considérons la fonction f définie sur C�R+ par f (z) = zp (1+z)
1
où la détermination
choisie pour z q est celle qui correspond à la détermination de arg z comprise entre 0 et 2π .
Intégrons la fonction f sur le circuit de la figure suivante
On obtient, en faisant tendre le rayon du grand cercle vers +∞ et le rayon du petit cercle vers
0 , (1 − e−2iπq )I = 2 iπρ
où ρ désigne le résidu de f au pôle z = −1.
Comme ρ = e−iπq , on obtient bien la formule à démontrer .
De la formule (12) , on a

Γ( 12 ) = π (14)

Γ(− 12 ) = −2 π
 
P osons
 
�  + 1 1 12 −1 1 − 12 
+∞
1  u=x 2 =⇒ du = 2 x dx = 2 x dx =⇒ 
Remarquons que Γ( 12 ) = x− 2 −x 
e dx= 

0  
 
1
dx = 2 x du = 2 u du
2
� +∞ 2 � +∞
u e−u 2
=2 du =2 e−u du − intégrale d’Euler et poisson
0 u 0
D’où on obtient la valeur de l’intégrale d’Euler et poisson
� +∞ √
−u2 π
e du = (15)
0 2
Les formules suivantes sont vraies
G( 12 + x) G( 12 − x) = π
cos πx
; G(x) G(−x) = − x sinπ πx

3. Relation entre les fonctions B et G


(m−1) !(n−1) !
Des formules m , n ∈ N , B(m, n) = (m+n−1) !
et Γ(n + 1) = n !
On peut établir entre les fonctions B et G la formule suivante
Γ(α).Γ(β)
B(α, β) = Γ(α+β)
(16)
(à utiliser sans démonstration)
Démonstration :
Par le théorème de Fubini et la formule de changement de variable, on a

16
Calcule Différentiel dans R

� ∞ � ∞ �
−x2 2α−1 −y 2 2β−1 2 2
Γ(α) Γ(β)= 4 e x dx e y dy=4 e−(x +y ) x2α−1 y 2β−1 dx dy=
� ∞ 0 � π 0
2
−r 2 2α+2β−1
4 e r dr cos 2α−1
θ sin−2β−1 θdθ= Γ(α + β) Γ(α, β)
0 0
Quelques exemples
� π
2
EX1 : Intégrer sinα−1 ϕ cosβ−1 ϕdϕ
0 �

√ � ϕ = π2 =⇒ x = 1
Posons x = sin ϕ =⇒ ϕ = ± arcsin x =⇒ ��
2

� ϕ = 0 =⇒ x = 0
2 √
1
x = sin ϕ =⇒ sin ϕ = ± x
=⇒ dϕ = 2√x.√ 1−x
dx ; √
cos2 ϕ = 1 − x =⇒ cos ϕ = ± 1 − x
� π � 1 √ α−1 √ � 1 √ α−2 √
2
α−1 β−1 ( x) ( 1 − x)β−1 ( x) ( 1 − x)β−2
D’où sin ϕ cos ϕdϕ= √ √ dx= dx
0 0 2 x. 1 − x 0 2
� 1
α β
= 12 x 2 −1 (1 − x) 2 −1 dx = 12 B( α2 , β2 )
0� π
2
Donc sinα−1 ϕ cosβ−1 dϕ= 12 B( α2 , β2 ) (17)
0
G(α).G(β)
En utilisant la formule B(α, β) = , l’intégrale (17) peut s’écrire en fonction de G .
G(α+β)
� π � π
√ 2
α−1
2
1
En particulier, en utilisant la formule (14) G( 2 ) = π ,on a sin ϕdϕ = cosα−1 ϕdϕ
√ α
0 0
π G( 2 )
= 2 G( α+1 )
(18)
2

On a la formule suivante appelée loi de Legendre



π
Γ(x) Γ(x + 12 ) = 22x−1
Γ(2x) (19)

4. Étude sommaire et représentation de la fonction Gamma

Calcul des valeurs de la fonction


� ∞ gamma Γ(α) pour des valeurs entières et demi-entières .
Pour α > 0 , on a Γ� (α) = ln x.e−x xα−1 dx
� ∞ 0
�� 2 −x α−1
Γ (α) = (ln x) e x dx > 0 donc Γ est convexe pour α > 0 . De plus Γ(1) = Γ(2) = 1 donc
0
Γ admet un minimum entre 1 et 2. Donc sa représentation ne pose aucun problème .
Γ(n + 1) = n ! (1)
Γ(1) = 1 (2)

Γ( 12 ) = π (3)
Comme 22z−1 Γ(z)Γ(z + 12 ) = Γ( 12 ) Γ(2z) (4) alors

22z−1 Γ(z)Γ(z + 12 ) = π Γ(2z) (5)
1
Dans (5) posons z = n + 2
, on obtient
√ √
π Γ(2n+1)
Γ(n + 12 ) = 22n Γ(n+1)
= 22nπ (2n)
n!
!
(6)

17
Calcule Différentiel dans R

On peut obtenir le prolongement analytique de la fonction Γ(z) sur le domaine Re z > −(n + 1) en
Γ(z+n+1)
faisant intervenir la relation Γ(z) = z(z+1)....(z+n−1)(z+n)
(7)
Γ(z + 1) = z Γ(z)
Qui résulte de () . Puisque n est choisi de façon arbitraire on obtient le prolongement analytique de
Γ(z) pour z quelconque . La formule (7) montre que Γ(z) est une fonction analytique portant sauf
en z = −n (n = 0, 1, 2, ..., ..) points en lesquels la fonction Γ(z) admet des pôles du premier ordre ,
aux résidus
(−1)n
Res Γ(z) = n!

z = −n
En vertu du principe du prolongement analytique , les formes Γ(n + 1) = z Γ(z) et Γ(z)Γ(1 − z) =
π
sin πz
et (4) restent vraie pour toute valeur de z pour laquelle elles ont un sens .
Le prolongement analytique de la fonction bêta s’obtient en faisant intervenir la relation
Γ(α) Γ(β)
B(α, β) = Γ(α+β)
.
Il ressort de la relation (5) que la fonction Γ(z) n’admet aucun zéro sur le plan de la variable complexe
z . Soit en effet Γ(z0 ) = 0 . Il est évident que z0 �= n + 1 (n = 0, 1, 2, ...) car Γ(n + 1) = n ! �= 0 .
D’autre part
lim Γ(1 − z) = sinππz0 lim Γ(z)
1
=∞
−→ −→
Ce qui est contradictoire avec l’analyticité de la fonction Γ(1 − z) pour z �= n + 1 .
La courbe représentative de la fonction y = Γ(α) est donnée

III- Équation de Bessel et Fonctions de Bessel

1. Équation de Bessel. Fonction de Bessel

Définition : Toute équation de la forme


ν2
y �� (x) + x1 y � (x) + (1 − x2
)y(x) = 0 , x > 0 (1)
Où ν−nombre réel non négatif donne , est appelé équation de Bessel .
L’équation diff (1) a une application très large dans plusieurs questions de physique, mécanique , de
l’astronomie et de technique .
Nous cherchons les solutions de l’équation (1) sans la forme
� �+∞
y1 (x) = xν +∞ n
n=0 Cn x = n=0 Cn x
ν+n
(2)
De la série (2) , calculons

xy1� = +∞ n=0 (ν + n)Cn x
ν+n

18

Vous aimerez peut-être aussi