INTRODUCTION.....................................................................................................................
1
Chapitre 1 : Notions générales.................................................................................................2
I.1.Maîtriser les rapports entre la communication et l’expression...................................3
I.1.1.Les facteurs de la communication...............................................................................3
I.1.2.Les fonctions du langage.............................................................................................4
I.1.3.Le langage et l’action..................................................................................................5
Chapitre 2 : Trouver le mot (ou l’expression) juste...............................................................6
II.1. De l’origine des mots français......................................................................................6
II.2.La formation des mots français....................................................................................6
II.3.Quelques relations sémantiques....................................................................................7
II.4.Les différents registres de langue.................................................................................8
Chapitre 3 : La phonétique....................................................................................................10
III.1.Les voyelles..................................................................................................................10
CHAPITRE 4: Bien choisir sa phrase...................................................................................12
IV.1.Les types d’énonciation de phrases...........................................................................12
IV.2.Les types de construction de phrases........................................................................13
IV.2.1. La phrase simple....................................................................................................13
IV.2.2. La phrase complexe...............................................................................................13
CHAPITRE 6 : DIVERS ACCORDS...................................................................................21
Chapitre 7: Quelques documents administratifs............................................................27
VII.1.LES LETTRES..........................................................................................................27
ÉLÉMENTS D’UNE LETTRE ADMINISTRATIVE........................................................28
VII.2. LE CURRICULUM VITAE....................................................................................29
VII.3.LE PROCÈS-VERBAL, LE COMPTE RENDU...................................................30
VII.4. LE RAPPORT..........................................................................................................30
QUELQUES BARBARISMES..............................................................................................31
LES PLÉONASMES..............................................................................................................33
BIBLIOGRAPHIE..................................................................................................................34
INTRODUCTION
Le français se subdivise en deux langues :
1. Le français écrit ;
2. Le français oral.
A niveau commun, les deux langues n’ont ni la même morphologie, ni la même
grammaire, ni les mêmes moyens expressifs. Il est capital pour comprendre les problèmes de
l’expression et de la communication verbale, de mettre en évidence cette distinction.
Le français est principalement parlé en France, au Canada, en Suisse, en Belgique et
en Afrique francophone. Il est utilisé comme langue officielle ou d’enseignement dans une
trentaine de pays francophone et est avec l’anglais à vocation internationale.
Au Sénégal, le français est à l’origine une langue coloniale dont les Français se sont
servie pour le besoin de la cause. Depuis l’accession du pays à l’indépendance en 1960, le
français est devenu une langue officielle. Il n’est pas seulement formé de mots et de sons, il
est également riche en vocabulaire (lexique) et en structures.
Il importe de souligner que l’apprentissage du français rencontre bien des obstacles.
Il s’agit entre autres du substrat linguistique, de la tendance à la traduction littéraire, du
manque d’intérêt ou de motivation, des difficultés individuelles et/ou collectives, de
l’environnement malsain ainsi que de la prétention de maîtrise de la langue.
Notions générales
Pour pouvoir communiquer, l’homme se sert de plusieurs moyens dont la langue qui est
considérée comme un ensemble structuré des rapports qui définissent les termes, mais qui par
opposition à la parole devient une institution sociale, un système organisé de signes exprimant
des idées. C’est donc en cette qualité de registre de communication qu’elle devra nous
intéresser tout au long de ce cours d’expression orale et écrite.
Avant d’aborder les points de ce chapitre, il sied d’attirer l’attention des participants sur
quelques conditions favorables à la bonne expression orale et écrite.
Conditions pour une bonne expression orale et écrite
Il s’agit principalement de comportements suivants :
-Aimer la lecture des ouvrages (œuvres) des auteurs divers ayant écrit en français pour
s’habituer autant avec la diction qu’avec l’orthographe des mots (en français).
-Assister à des conférences, aux exposés, bref à des séances culturelles organisées en français
(théâtre classique, dramatisation, débat, discussion, émission télévisée, radiodiffusée, etc.).
-Avoir des connaissances générales dans des disciplines qui ont des rapports avec la langue
française et qui obligent, à ce titre, le locuteur francophone à s’exprimer en public, à
communiquer un message donné (enseignement, administration, presse, religion, etc.).
-Ne pas avoir peur / honte d’exercer ses organes à la bonne prononciation des phonèmes
oraux. Le contraire de tous ces comportements ne facilite pas une bonne expression orale et
écrite aux locuteurs de la langue française, acceptée comme langue officielle au Sénégal.
La langue : C’est un code de lois dont le seul rôle est la communication. En tant que code, la
langue est un ensemble de signes correspondant chacun à une signification précise. La langue
est un produit humain. Le code peut aussi désigner le mode de communication de certaines
espèces animales.
Une langue ne saurait vivre sur son seul patrimoine hérité ; elle vit aussi d’emprunts
permanents, qui contribuent, pour une bonne part, à son enrichissement lexical et à son
ouverture disciplinaire. Les meilleurs serviteurs d’une langue sont les écrivains qui l’utilisent
et qui, ce faisant, en exploitent au maximum les potentialités. Par ailleurs, la langue comporte
plusieurs formes :
a. La langue maternelle est celle parlée dans le milieu d’origine du locuteur ou la première
langue qui s’impose à chacun. Cependant, il existe de nombreuses sociétés dans lesquelles la
langue de la mère biologique n’est pas la première à être transmise à l’enfant ;
b. La langue officielle est celle qu’un gouvernement impose dans l’administration et
l’enseignement. Ex : Le français au Sénégal, au Mali, en Côte D’Ivoire, à Madagascar ;
l’anglais en Gambie, au Ghana, aux Etats Unis d’Amérique.
c. La langue nationale est celle d’usage intertribal ou interethnique au service d’une nation.
Son choix est généralement dicté par son expansion géographique et l’importance du nombre
de locuteurs qui l’utilisent.
Ex : Le Wolof, le Sérère, le Peul, le Djola, etc pour le Sénégal.
d. La langue vernaculaire est la langue du terroir, celle parlée dans un espace géographique
assez limité. Ex : Le mandingue dans le Sédhiou ;
e. La langue véhiculaire est la langue utilisée de façon privilégiée pour faciliter la
communication entre des locuteurs appartenant à plusieurs communautés linguistiques mais
vivant dans une même aire culturelle. Le wolof est la langue véhiculaire de Dakar ;
f. Le dialecte est une variante d’une langue donnée. Notons qu’une langue peut avoir
plusieurs dialectes.
Chapitre 1 : Maîtriser les rapports entre la communication et l’expression
La fonction première de toute langue est de permettre l’échange d’informations entre les
divers membres d’un groupe humain déterminé. Mais la mise en place d’une situation
de communication entre deux ou plusieurs individus ne fait pas nécessairement appel à
l’utilisation d’un système linguistique oral (parlé) ou écrit. En effet, la vie quotidienne
révèle de multiples comportements qui permettent de transmettre des messages plus ou
moins élaborés grâce à la production de gestes, de mimiques, d’attitudes ou de silences
dont la signification est clairement déchiffrée au sein d’une culture spécifique.
Cependant, toute situation de communication, qu’elle soit verbale ou gestuelle, explicite ou
implicite, obéit à une structure singulière dont les diverses composantes (appelées aussi
facteurs) peuvent être ainsi isolées :
1.1. Les facteurs de la communication
- l’émetteur (destinateur) qui produit le message. Ce rôle peut être tenu par une personne ou
une collectivité ;
- le récepteur (destinataire) qui reçoit le message, tantôt de plein gré, tantôt involontairement
(ex : lors de la diffusion d’un document publicitaire) ;
- le message qui est l’objet et l’enjeu de la communication. Il est constitué de signes puisés
dans un répertoire culturel commun à l’émetteur et au récepteur ;
A retenir :
Si l’émetteur et le récepteur disposent d’un code et d’un moyen de contact (un canal), ils
peuvent échanger un message à propos d’un référent.
- le canal qui est la voie empruntée par le message pour être acheminé de l’émetteur vers le
récepteur ;
- le code qui est un ensemble de règles qui permettent de combiner des signes et de créer ainsi
des éléments de signification. La connaissance du code permet à l’émetteur d’élaborer son
message (c’est la phase d’encodage) et au récepteur de déchiffrer l’information reçue (c’est la
phase de décodage). Toute langue est assimilable à un code linguistique commun aux
habitants d’un même pays.
- le référent qui est l’objet spécifique ou l’être nommément désigné puisés dans la réalité
concrète et auxquels un énoncé fait clairement allusion (référence) dans une situation précise.
Nous obtenons ainsi l’ensemble des six (6) éléments nécessaires à la mise en œuvre d’un
message linguistique oral ou écrit.
Chacun de ces éléments sert d’ancrage spécifique à l’une des six (6) fonctions du langage.
1.2. Les fonctions du langage
-la fonction référentielle (ou dénotative, cognitive, informative) qui est fondée sur l’objet de
la communication. Par elle, le langage tient un discours sur le monde.
Ex : Incendie à la Foire Internationale de Dakar : aucune victime humaine, mais beaucoup de
dégâts matériels.
-la fonction émotive (ou expressive) qui est fondée sur l’émetteur. Elle révèle les sentiments
de celui-ci face à la situation qu’il évoque. Elle se réalise le plus dans les interjections et les
modalisations
Ex : Elle m’énerve, celle-là.
Que c’est mignon !
-la fonction conative (ou impressive) qui est fondée sur le récepteur. Elle a pour effet de faire
pression sur lui pour essayer de modifier son comportement. Par elle, on peut aussi tenter de
créer avec le récepteur des liens de persuasion ou de complicité dans l’action. Elle se réalise le
plus manifestement dans l’impératif ou le vocatif.
Ex : Retourne à la maison.
-la fonction poétique qui est centrée sur le message lui-même. Elle permet d’exprimer le
contenu du message à l’aide d’une formulation plus ou moins artistique.
Ex : Mammouth écrase les prix.
-la fonction phatique qui est axée sur le canal de transmission du message. Son objectif
premier est de vérifier que la chaîne de la communication n’est pas brisée. C’est le propre des
messages qui servent essentiellement à établir, prolonger ou interrompre la communication, à
vérifier si le circuit fonctionne ;
Ex : Allô.
-la fonction métalinguistique qui est centrée sur le code. Elle s’attache à sauvegarder
l’intelligibilité du message émis par un commentaire détaillé ou une autre formulation plus
circonstanciée et plus claire que la première. Elle est à l’œuvre à chaque fois que l’émetteur et
le récepteur jugent nécessaire de vérifier s’ils utilisent bien le même code.
Ex : Qu’entendez-vous par démocratie ?
NB :
Un même message met en général en œuvre simultanément plusieurs fonctions. Mais, selon la
nature du message envisagé, c’est l’une ou l’autre des fonctions en présence qui sera
prédominante.
1.3. Le langage et l’action
Quand on énonce un discours, on dit quelque chose et on fait quelque chose.
Ex : Dans la phrase « Il va se décourager », l’émetteur :
- dit : le découragement va lui arriver ;
- fait : un constat, avertit, etc.
On appelle acte de langage, l’acte qu’on accomplit en disant quelque chose, oralement ou par
écrit. Les actes de langage sont donc des manières de se comporter qui passent par
l’utilisation du langage : promettre, jurer, prier, ordonner, demander, avertir, insulter, se
moquer de, etc.
Même si la fonction référentielle est souvent prédominante, le langage ne se limite pas à
décrire le monde. Il peut aussi agir sur le monde et, d’abord, sur la situation immédiate des
interlocuteurs. Ainsi, dans bien des cas, dire c’est faire. Les verbes par lesquels on peut dire et
faire en même temps sont appelés performatifs : jurer, donner sa parole, promettre, parier,
excuser, remercier, bénir, maudire, décréter, déclarer, léguer, baptiser, etc.
Ex : Je le jure.
NB. Les verbes performatifs ne sont pas performatifs à tous les temps et à toutes les
personnes. Ils n’ont cette valeur qu’au présent de l’indicatif et à la première personne.
Chapitre 2 : Trouver le mot (ou l’expression) juste
2.1. De l’origine des mots français
Les mots français viennent anciennement :
- du celtique que parlaient les Gaulois (ex : charrue, chêne, ruche) ;
- du germanique que parlaient les Francs (ex : guerre, jardin, hache) ;
- du latin (à plus de 80%) introduit en Gaule avec les conquêtes romaines (1 er siècle avant J.-
C.) ;
- des écrivains du Moyen Age et de la Renaissance qui ont formé des mots à partir du latin
ancien (ex : hôpital créé à partir du mot latin hospitalem ; ausculter créé à partir de
auscultare).
Attention !!! A ces mots sont venus s’ajouter d’autres provenant de toutes les langues parlées
lors des guerres ou des relations commerciales. On peut en citer : l’arabe (ex : zéro, algèbre,
alcool), l’italien au 16ème siècle (ex : pantalon, balcon, carnaval) ; l’anglais au 19ème et au 20ème
siècle (match, paquebot, record), l’espagnol (ex : adjudant, embarcadère), l’allemand (ex :
bière, zinc, cible), etc.
2.2. La formation des mots français
En français, il existe trois catégories de mots :
- les mots composés formés par l’association d’autres mots : portefeuille, pomme de terre,
garde-barrière ;
- les mots simples qui sont indécomposables en éléments plus petits : jour, père, table, etc.
- les mots construits à partir d’une base (radical) à laquelle on ajoute surtout un préfixe ou un
suffixe : visible formé avec suffixe ; invisible (formé avec préfixe et suffixe).
Le préfixe est un élément ajouté devant le mot de base pour en changer le sens mais non la
catégorie grammaticale.
Ex : in (préfixe) + visible (adjectif) → invisible (adjectif).
Le suffixe est un élément ajouté à la suite du mot de base. Il permet de le faire passer d’une
catégorie grammaticale à une autre.
Ex : aventure (nom) + eux (suffixe) → aventureux (adjectif).
NB : Certains suffixes ne changent pas la catégorie grammaticale du mot mais ajoutent une
nuance de sens au mot de base.
Ex : maison + ette (suffixe diminutif) → maisonnette (petite maison).
Attention !!! On note aujourd’hui quelques autres procédés de formation de mots :
- l’abréviation (auto au lieu de automobile) ;
- le sigle (une HLM, le Sida) ;
- l’emprunt, surtout à l’anglo-américain (un hold-up, une interview).
La notion de famille de mots
Deux ou plusieurs mots sont de la même famille quand ils ont une origine commune que l’on
retrouve dans le radical qui est parfois légèrement déformé.
Ex : cœur / écœuré ; cordial / concorde / accorder
2.3. Quelques relations sémantiques
-L’antonymie
On appelle antonymes des mots de la même catégorie grammaticale, mais qui s’opposent par
le sens.
Ex : beau / laid ; acheter / vendre
NB : Les antonymes peuvent parfois appartenir à la même famille.
Ex : légal / illégal ; bienveillant / malveillant
-La synonymie
On appelle synonymes des mots de la même catégorie grammaticale qui ont à peu près le
même sens dans le même contexte. Ils peuvent, dans ce contexte-là, être remplacés l’un par
l’autre sans que le sens de la phrase soit notablement modifié.
Ex : Je suis heureux / content de faire votre connaissance.
-L’homonymie
On appelle homonymes des mots qui ont exactement la même prononciation (homophones) ou
la même orthographe (homographes), mais un sens différent.
Ex : cœur (l’organe) / chœur (réunion de chanteurs) ; la vase (la boue) / le vase (l’ustensile)
NB : Les homonymes se distinguent par :
- le genre (ex : la mousse (plante verte, amas de bulles) / le mousse (jeune garçon) ;
- la catégorie grammaticale (ex : le vin (nom)/il vint (verbe)/il est vain (adjectif)) ;
- l’origine latine différente (ex : autel (du latin altaria)/hôtel du latin hospitalem) ;
- la syntaxe (ex : Il est censé connaître la loi / C’est une fille sensée) ;
- le contexte d’emploi (ex : Le bateau a jeté l’ancre/Il écrit avec de l’encre).
-La paronymie
On appelle paronymes des mots proches par leur forme et par leur sonorité, mais différents
par le sens.
Ex : conversation/conservation
-La polysémie
Un mot polysémique est un mot qui recouvre deux ou plusieurs sens différents. Mais
attention, il y a toujours un noyau sémique commun à ces différents sens.
Ex : Couverture : de lit ; de livre ; assurance → noyau sémique : qui couvre, protège.
3.4. Les différents registres de langue
Pour communiquer, il faut avoir un code commun. On dit, plus généralement, qu’il
faut « parler la même langue » : le français, par exemple, puisque c’est cette langue que nous
utilisons. Le français de Paris n’est pas celui de Marseille. Celui du médecin est-il celui de
son malade ? Les milieux sociaux, les cultures n’ont-ils pas déterminé ces langues
respectives ? Ces questions ont conduit à considérer qu’il existe des niveaux de langue. Le
vocabulaire, la syntaxe, l’accentuation même varient suivant ces niveaux. On distingue
généralement trois registres (ou niveaux) de langue :
- le registre soutenu (spécialisé), recherché, élégant que l’on rencontre surtout à l’écrit
ou dans des discours préparés et prononcés en public.
Ses caractéristiques : syntaxe complexe (enchaînement de subordonnées par exemple),
relations logiques marquées, vocabulaire étendu, recherche du mot juste).
NB : Lorsque le registre est trop recherché, on le qualifie de précieux, d’affecté ou de
prétentieux.
- le registre standard, courant (commun). C’est celui qu’utilisent par exemple deux
adultes qui se connaissent peu ou celui que l’on utilise dans l’écrit courant.
Ses caractéristiques : respect des normes (grammaticales, orthographiques, etc.) mais sans
recherche particulière de perfection.
- le registre familier (ou populaire) que l’on emploie dans les échanges quotidiens
avec les amis ou la famille.
Ses caractéristiques : syntaxe plus relâchée (juxtaposition de phrases courtes, ruptures de
construction) ; lexique moins nuancé, abondance de mots passe-partout (chose, truc, machin,
problème, situation, etc.
NB : On distingue parfois un quatrième registre, le registre vulgaire que vous ne rencontrerez
pas dans le cadre professionnel.
NIVEAU CARACTERISITQUES EXEMPLES
Langage 3. Langue des spécialistes, des12. Je souffre des céphalées ;
soutenu professionnels ou des techniciens ; 13. L’adjudant, très attaché à la
4. Usage d’un vocabulaire précis, concis discipline, ne voulait pas
et approprié ; que les soldats fussent
5. Longues phrases ivres.
Langage 6. Compréhensible par tout le monde ;
courant 7. Le plus utilisé ; 14. J’ai mal à la tête.
8. Vocabulaire simple avec phrases
courtes;
Langage 9. Langue relâchée avec phrases
familier courtes ; 15. J’ai mal au crâne ;
10. Construction des phrases souvent16. Le juteux, plutôt réglo
incorrectes ; question discipline, voulait
11. Recours aux abréviations et aux pas que les bidasses soient
termes argotiques. saouls.
Ce qui fait, linguistiquement parlant, l’homme cultivé, c’est non seulement la maîtrise
de tous les niveaux mais surtout la faculté de les adapter au mieux aux diverses situations de
communication.
Chapitre 3 : La phonétique
La phonétique est une branche de la linguistique qui étudie les sons du langage
humain. Elle a la vocation à proposer le classement des sons du langage soit à partir du point
de vue du locuteur (phonétique articulatoire), soit à partir du point de vue de l’allocutaire,
personne à qui l’on parle (phonétique acoustique). Par tradition, elle étudie aussi les actions
que les sons exercent sur leur environnement ainsi que les combinaisons des sons (phonétique
combinatoire) et prend en charge l’évolution des sons dans l’histoire des langues (phonétique
historique).
L’Alphabet Phonétique International (API).
3.1. Les voyelles
Les voyelles orales
Ce sont celles prononcées en faisant sortir librement l’air de la bouche sans
obstruction. Elles sont au nombre de 12.
[i] écrit i, î, ï, y : nid, épître, naïf, Égypte.
[e] é, er, es, ez, ai, aî : né, user, mes, nez, chantai, aîné
[ε] e, et, è, ê, ë, ai, aî, ay, ei, eî, ey : grec, muet, père, prêt, Noël, laid, paître,
tramway, neige, reître, poney.
[a] a, e(mm), ao(nn) : patte, femme, paonne.
[ɑ] a, â : pas, pâte.
[ᴐ] o, au, u : sotte, Paul, minimum.
[o] o, ô, au, eau : sot, rôti, Paule, beau.
[u] ou, où : mou, où.
[y] u, û, eu, eû : nu, dû, il eut, qu’il eût
[œ] eu, œu, œ, : beurre, bœuf, œil.
[Ø] eu, œu : peu, bœufs.
[ә] cheval, maintenant, le.
Les voyelles nasales
Leur prononciation connaît une obstruction au niveau de la cavité buccale. Ces
voyelles sont au nombre de quatre. Il y a passage de l’air par les fosses nasales.
[ɛ] in, im, ain, aim, ein, en, yn, ym : pin, imbu, pain, faim, ceint, examen, synthétique,
thym.
[ɑ] an, en, em, am, aon : enfant, emprunt, ambition, faon.
[ᴐ] on, om, um: rond, tombe, lumbago.
[œ] un, um, lundi, parfum.
Quelques voyelles sont problématiques :
[ә] : il est appelé, selon les cas, e muet, e caduc ou e instable. Tantôt on le prononce
(justement), tantôt on ne le prononce pas (acheter)
[a] est confondu avec [ɑ]
[ɛ] est confondu avec [œ]
3.2. Les consonnes
[p] p, pp: point, papa, rapporter.
[t] t, tt, th : tas, étal, patte, thé.
[k] c(+a, o, u), cc, ch, k, kh, q, qu : car, col, cure, accrocher, chœur, képi, khédive, coq,
qui.
[b] b, bb : bus, tube, baobab, abbé.
[d] d, dd: dent, fraude, bled, reddition.
[g] g(+a, o, u),g, gg, gu: gaz, maggot, ambigu, igloo, aggraver, gui.
[f] f, ff,ph: fou, œuf, affût, phare.
[v] v, w: valise, wagon.
[s] s, ss, ç(+a, o, u), c(+e, I, y), t, x, z:sein, essaim, ça, leçon, reçu, , cette, citron,
cygne, ration, dix, quartz.
[ᶴ] ch, sch : cher, roche, schisme.
[ʒ] j, g (+e, i, y) : jaune, gel, gilet, gymnastique.
[z] z, s : zèbre, gaz, rose.
[l] l, ll : lapin, malin, ville.
[r] r, rr, rh : rare, partir, terreur, rhume.
[m] m, mm : mère, amer, pomme.
[n] n, nn : nerf, reine, année.
[ɲ] gn: agneau.
[ɳ] ng : camping, dancing.
[j] I, y, il, ill: iode, noyé, travail, caille.
[ɥ] u+voyelle : nuit.
[w] ou+voyelle : oui, ouest.
+[a] oi, oî : voisin, boîte.
+[ɛ] oin : groin.
Les trois dernières sont appelées « semi-consonnes » (tendance actuelle). Certains
auteurs les appellent des semi-voyelles
CHAPITRE 4: Bien choisir sa phrase
4.1. Les types d’énonciation de phrases
Les mots seuls ne suffisent pas à énoncer clairement un message. Il faut les ordonner en une
unité de sens : la phrase.
En fonction de son intention de communication, l’émetteur a le choix entre quatre types de
phrase : déclarative, impérative, interrogative, exclamative. Chaque type de phrase a une
fonction principale dans la communication.
a. La phrase déclarative permet d’énoncer une idée, de donner une information. Elle peut
être affirmative ou négative. Elle se termine toujours par un point (.).
Ex : Les accords instituaient deux semaines de congés payés annuels.
b. La phrase impérative permet de donner un ordre, une défense ou un conseil. Son verbe est
à l’impératif ou au subjonctif. Elle se termine par un point (.) ou un point d’exclamation ( !).
Ex : Prenez le vol de 19h. (verbe à l’impératif)
Qu’il prenne le vol de 19h ! (V. au subjonctif)
c. La phrase interrogative permet de poser une question directement à l’interlocuteur de
deux façons :
- en inversant l’ordre sujet/verbe ou au moyen de « est-ce que »
Ex : As-tu les coordonnées de monsieur ?
Est-ce que tu as les coordonnées de monsieur ?
- au moyen d’un mot interrogatif : qui, où, quand, comment, etc.
Ex : Où a-t-elle appris le français ?
NB : La phrase interrogative directe se termine toujours par un point d’interrogation ( ?). Au
style indirect, la phrase interrogative est introduite par un verbe déclaratif et se termine par un
point (.).
Ex : Il lui demande s’il a traversé le désert.
d. La phrase exclamative permet d’exprimer un sentiment. Elle débute par un mot
exclamatif et se termine par un point d’exclamation ( !).
Ex : Quel beau tailleur !
NB : Selon la situation, certaines phrases changent de fonction. La phrase interrogative, par
exemple, peut fort bien exprimer un ordre atténué, une prière.
Ex : Pourriez-vous me donner un verre d’eau ?
4.2. Les types de construction de phrases
La construction des phrases obéit à certaines règles de grammaire qui constituent la syntaxe.
Une phrase se compose d’une ou de plusieurs propositions comprenant chacune,
ordinairement, un verbe.
Mais on peut parfois rencontrer des phrases sans verbe dites phrases nominales. La phrase qui
ne comprend qu’un seul verbe (et donc une seule proposition) est appelée phrase simple. La
phrase complexe est constituée de deux ou plusieurs verbes (et donc de deux ou plusieurs
propositions).
4.2.1. La phrase simple
La phrase simple est la phrase de base de l’écrit : on l’emploie spontanément pour
communiquer une information. Sa forme canonique est : sujet + verbe + complément.
Ex : Il est pris dans un embouteillage monstrueux.
4.2.2. La phrase complexe
Les propositions qui la constituent peuvent être :
- juxtaposées, c’est-à-dire simplemen séparées par une virgule ou un point-virgule. La
relation entre les propositions n’est pas marquée par un connecteur : elle est implicite.
Ex : Je suis allé au stade samedi : le match m’a passionné.
- reliées par un connecteur qui peut être :
▪ une conjonction de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car.
Ex : Je lis beaucoup d’essais mais je déteste les romans.
▪ un pronom relatif : qui, que, quoi, dont, où, lequel…
Ex : Chacun est libre de choisir le programme qui lui plaît.
▪ une conjonction de subordination : que, quand, parce que, pour que, bien que, alors que…
Ex : Ils sont sortis sans imperméables alors qu’il tombait des cordes.
Ces connecteurs renforcent les relations logiques qui unissent les propositions. Ils introduisent
la proposition qui vient préciser l’information principale.
NB :
La relation marquée par le connecteur peut être une relation de cause, de conséquence, de but,
d’opposition, d’hypothèse, de comparaison ou de temps.
▪ La cause donne la raison de l’information principale et répond à la question « pourquoi ? »
Ex : Jean n’est plus invité nulle part parce qu’il se conduit très mal.
Le mode du verbe de la proposition de cause est l’indicatif, ou le conditionnel si la cause est
présentée comme éventuelle.
▪ La conséquence donne le résultat de l’information principale.
Ex : Jean se conduit très mal au point qu’il n’est plus invité nulle part.
Le mode du verbe de la proposition de conséquence est l’indicatif, ou le conditionnel si la
cause est présentée comme éventuelle.
▪ Le but donne l’intention de l’information principale.
Ex : Il répare la télé pour que les enfants puissent regarder le match.
Le mode du verbe de la proposition de but est le subjonctif.
▪ L’opposition donne une information qui s’oppose ou qui pourrait s’opposer à l’information
principale.
Ex : J’ai dit à Mamadou d’éteindre la lumière pourtant il ne m’a pas écouté.
Ex : L’Etat a réduit le budget de la recherche bien que les besoins soient de plus en plus
importants.
Le mode du verbe de la proposition d’opposition est le subjonctif ou l’indicatif, selon le
connecteur utilisé.
▪ L’hypothèse indique à quelle condition se réalise l’information principale.
Ex : Si le temps le permet, nous irons au cinéma.
Le mode du verbe de la proposition d’hypothèse est le subjonctif, l’indicatif ou le
conditionnel, selon le connecteur utilisé.
▪ La comparaison établit un rapport d’égalité, d’infériorité ou de supériorité entre les deux
informations.
Ex : Je l’ai félicité ainsi que tu l’aurais fait.
▪ La proposition de temps répond à la question « quand ? ». Elle établit une relation
chronologique entre les deux informations.
Cette relation peut s’inscrire dans un rapport de succession (antérieur/postérieur) ou de
simultanéité.
Cas de l’antériorité de l’information principale
Ex : Je prends un café avant qu’il ne vienne.
Le mode du verbe de la proposition est le subjonctif.
Cas de la postériorité de l’information principale
Ex : J’irai le voir dès qu’il sera de retour.
Le mode du verbe de la proposition est l’indicatif ou le conditionnel.
Cas de la simultanéité des deux informations
Ex : Il regardait le match pendant que sa sœur travaillait.
Le mode du verbe de la proposition est l’indicatif ou le conditionnel.
4.3. Comment améliorer sa phrase ?
On peut améliorer sa phrase de plusieurs façons. Par exemple :
4.3.1. Améliorer le style
Améliorer le style, c’est principalement alléger la phrase, c’est-à-dire utiliser moins de mots
pour exprimer la même idée ou employer des termes plus expressifs. Pour y arriver, il faut par
exemple :
- utiliser des phrases courtes comportant au plus deux informations ;
- éviter les « il y a » ;
Ex : Réécrivez les phrases suivantes de façon à supprimer le « il y a »
Il y a une multitude de réponses possibles.
A l’heure actuelle, il y a un recul de la natalité et un vieillissement de la population.
- éviter les expressions familières et les verbes passe-partout et peu expressifs comme être,
avoir, faire, dire, donner ;
Ex : Remplacer le verbe par un verbe plus expressif
Les jeunes de moins de 18 ans ont une réduction sur les vols bleus.
Mon voisin a fait sa maison seul.
Le facteur m’a donné une lettre pour toi.
- remplacer les périphrases lourdes par le nom qui convient ;
Ex : Les habitants du Sénégal …
Les sénégalais ……
- remplacer quand c’est possible une proposition relative par un adjectif ;
Ex : Des propos que personne ne comprend
Des propos incompréhensibles
- remplacer quand c’est possible une proposition conjonctive par un groupe nominal ou un
verbe à l’infinitif ;
Ex : Il pense qu’il pourra venir.
Il pense pouvoir venir.
Ex : Papa désire qu’on lui réponde rapidement.
Papa désire une réponse rapide.
- éviter les périphrases verbales ;
Ex : Il dit qu’il n’accepte pas de répondre à…
Il refuse de répondre à…
- alléger l’expression du temps, de la cause.
Ex : Avant que tu ne partes ….
Avant ton départ…
4.3.2. Enrichir l’expression
Enrichir son expression, c’est ajouter des indications utiles à sa phrase pour mieux préciser et
compléter sa pensée. On peut par exemple :
▪ enrichir le nom
- par un adjectif qualificatif, une proposition relative ou un groupe nominal.
Ex : Un livre permet à l’esprit de s’évader ?
Un bon livre d’aventures permet …
- par une apposition entre virgules : nom, adjectif ou proposition relative.
Ex : Monsieur Fall a fait reculer la date.
Monsieur Fall, l’organisateur, a fait reculer la date.
▪ compléter l’idée en apportant des indications de lieu, de temps, de manière, de cause,
de conséquence, de but, d’opposition, d’hypothèse par :
-un adverbe.
Ex : La publicité augmente le prix d’un produit.
La publicité augmente considérablement le prix d’un produit.
- une proposition circonstancielle de cause, de conséquence, de but, de temps, d’hypothèse,
d’opposition, de comparaison.
Ex : Je quitterai vers 16h.
Je quitterai vers 16h si j’ai terminé ce travail.
- une préposition suivie d’un groupe nominal qui exprime la cause, la manière, le but,
l’hypothèse, l’opposition, la comparaison.
Ex : Le match s’est poursuivi malgré la pluie battante.
▪ préciser l’idée au moyen d’un connecteur comme : c’est-à-dire, par exemple, surtout,
notamment, voire, et même, principalement, particulièrement…
Chapitre 5 : Ponctuer son texte à l’écrit et à l’oral
Les signes de ponctuation ont un rôle double. D’une part, ils facilitent la compréhension d’un
texte en délimitant des unités de sens qui favorisent ainsi la lecture. D’autre part, ils rendent le
texte vivant en restituant les caractéristiques de l’oral : pauses, silences, intonation, rythme,
sous-entendus.
5.1. Le point (.) est une pause forte qui marque la fin d’une phrase. Il est suivi d’une
majuscule.
Ex : Les anciens bâtiments de l’armée française ont été transformés en locaux universitaires.
Ceux de la Cité des jeunes filles sont situés sur le même site.
5.2. Le point d’interrogation (?) termine une interrogation directe.
Ex : Est-ce que tu trouves belle cette maison ?
NB : Il n’indique pas forcément la fin de la phrase.
Ex : Quelles sont vos disponibilités ? continua-t-il.
5.3. Le point d’exclamation (!) suit toujours une exclamation, une interjection et souvent un
ordre.
Ex : que de monde dans le salon ! (exclamation)
Ex : Démission. Aïe ! (interjection )
Ex : Toi, sort tout de suite ! (ordre)
5.4. Les points de suspension (…) signifient que l’auteur préfère ne pas exprimer sa pensée.
Ils traduisent le plus souvent à l’écrit les sous-entendus de l’oral.
Ex : Je voulais te dire que l’autre soir, nous… Non, rien ; je t’en parlerais demain.
NB : Ils permettent également de mettre en valeur le mot qui suit.
Ex : Elle le trouva… sympathique.
5.5. La virgule (,) est une pause de courte durée qui permet de :
a. juxtaposer des éléments de même valeur dans une énumération.
Ex : Il souriait, il s’éventait, il balbutiait.
b. détacher en tête de phrase un complément de lieu, de temps, de manière, de cause, de but,
d’hypothèse, etc.
Ex : Hier, vers midi, sur l’esplanade, j’ai assisté à un spectacle peu ordinaire.
c. isoler, dans une phrase, un élément (mot, groupe de mots, proposition) pour le mettre en
valeur.
Ex : Renée, les joues roses, avançait d’un pas vif.
d. contribuer à créer un effet de style.
Ex : Non, non, ce n’est pas vrai, balbutia-t-elle, suppliante, affolée. (E. Zola)
5.6. Le point-virgule (;) est une pause un peu plus longue que la virgule. Il permet de
juxtaposer deux parties assez longues d’une même idée.
Ex : Le 9 mai, le malade voulut recevoir l’extrême-onction ; le lendemain, après une
douloureuse agonie, il mourut, à trois heures de l’après-midi.
5.7. Les deux points (:)
a. annoncent une citation ou un discours direct.
Ex : Pendant le voyage nocturne, des plaisants, par allusion aux deux principales passions du
défunt, la chasse et l’amour, saluèrent le convoi des cris : « Taiaut !Taiaut ! » et : « Voilà le
plaisir des dames ! Voilà le plaisir ! »
b. annoncent l’explication, l’analyse, le commentaire de ce qui précède. Ils remplacent, alors,
un connecteur (c’est-à-dire, en effet, car, etc). C’est le cas des deux points de la dernière
phrase de l’exemple suivant.
Ex : Tu t’ennuies de vivre, et tu dis : La vie est un mal. Tôt ou tard tu seras consolé, et tu
diras : La vie est un bien. Tu diras plus vrai sans mieux raisonner : (car) rien n’aura changé
que toi.
(Jean-Jacques Rousseau, La Nouvelle Héloïse)
5.8. Les guillemets (« ») encadrent une citation, une parole rapportée, une appellation.
Ex : « A quoi bon prendre la voiture » me dis-je.
Ex : Autrefois, la mode fanatique, c’était « Vive Jésus ! au bûcher les hérétiques ! »
NB : ils permettent également à l’auteur d’attirer l’attention du locuteur sur un mot ou de
porter un jugement de valeur sur ce mot.
Ex : Etre « branché ». N’est-ce pas, pour les jeunes, la fin de la fin ?
5.9. Les parenthèses ( ) permettent à l’auteur d’ajouter, dans une phrase, une réflexion ou un
commentaire secondaire.
Ex : En 1986 (j’avais 27 ans), sur les conseils d’une amie, j’ai accepté d’avoir recours à
l’hypnose.
NB : Quand elles renferment trois points (…), les parenthèses indiquent que le texte original a
été coupé.
10. Les tirets (- -) s’emploient dans un dialogue pour marquer le changement
d’interlocuteur. C’est le cas de l’échange suivant entre Dom Juan et M. Dimanche.
Ex : (Dom Juan) – Allons vite, un siège pour M. Dimanche.
(M. Dimanche) – Monsieur, je suis bien comme cela
- Point, point, je veux que vous soyez assis contre moi.
- Cela n’est point nécessaire.
NB : A l’intérieur d’un texte, ils jouent le même rôle que les parenthèses.
Ex : Mais plus les communications – au sens géographique du terme – augmentent et
s’accélèrent, plus la communication – au sens social du terme – se rétrécit, se ralentit. (J.
Lacarrière).
CHAPITRE 6 : DIVERS ACCORDS
-L’ACCORD DU PARTICIPE PASSÉ
A. CAS GÉNÉRAUX
A.1. Participe passé employé seul
- Une actrice adulée, - des meubles vendus,
- Accusée de sorcellerie, cette femme a préféré quitter le quartier.
Le participe passé employé seul s’accorde comme un simple adjectif qualificatif, c’est-à-dire
en genre et en nombre avec le mot auquel il se rapporte.
Remarques:
- Les participes passés ci-après restent invariables lorsqu’ils sont placés immédiatement avant
le nom précédé ou non d’un déterminant: approuvé, attendu, certifié, communiqué, entendu,
excepté, ôté, dû, passé, lu, reçu, supposé et vu.
Ex: - Tout a été détruit, excepté cette maison.
- Tout a été détruit, cette maison exceptée.
A cette liste on peut ajouter les locutions ci-après dans lesquelles entre un participe passé: y
compris, non compris, étant donné, excepté que.
Ex: Il y avait 4 absents y compris les filles.
Si ces participes passés se placent après les noms auxquels ils se rapportent, ils reprennent
leur fonction d’adjectif et s’accordent en genre et en nombre avec lui. Ex: - Il y avait 4
absents, les filles y comprises.
A.2. Participe passé employé avec ÊTRE
- Nous étions mouillés;
- Elles sont arrivées hier soir.
Le participe passé employé avec ÊTRE s’accorde en genre et en nombre avec le sujet du
verbe.
Si le sujet « nous » ou « vous » ne désigne qu’une seule et même personne, le singulier est de
rigueur (nous de majesté)
- Nous sommes convaincu que tout ira bien;
- Vous êtes, M. le Directeur, estimé de vos subalternes.
A.3. Participe passé employé avec AVOIR
- Nous avons attendu longtemps;
- Vous avez rêvé de pays inconnus,
Le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir ne s’accorde jamais avec le sujet
du verbe.
- Les oiseaux qu’on a connus dans l’enfance répètent les mêmes appels familiers
- La fille avait soulevé la marmite du brasero et l’avait posée par terre.
Le participe passé employé avec l’auxiliaire AVOIR s’accorde en genre et en nombre avec le
COD quand celui-ci est placé avant le participe.
Remarque: Lorsqu’il y a accord du participe passé employé avec AVOIR avec le complément
d’objet direct, ce complément se présente presque toujours sous la forme d’un pronom
personnel: le, la, I’, le, nous, vous, etc, ou du pronom relatif que. Pour ce dernier cas, il
convient de se reporter à l’antécédent pour déterminer le genre et le nombre de celui-ci.
A.4. Le participe passé suivi d’un infinitif
- Les enfants que j’ai vus jouer formaient un groupe.
- La pièce que j’ai vu jouer m’a ému.
Le participe passé employé avec avoir et suivi d’un infinitif s’accorde si le COD, étant
placé avant le participe, fait l’action exprimée par l’infinitif.
Remarque : Le participe passé fait suivi d’un infinitif est toujours invariable.
Ces jolies roses, je les ai fait porter par Jacques.
A.5. Le participe passé précédé de EN
Voyez ces odorantes fleurs, j’en ai cueilli pour ma soeur;
Il a vu ma mère, voici les nouvelles qu’il m’en a données.
Ce sont de vrais amis, je n’oublierai pas les services que j’en ai reçus.
EN, Pronom personnel, peut être équivalent a de cela et peut remplacer un nom
précédé de la préposition de.
- Lorsque le COD du verbe est en, le participe reste invariable;
- Toutefois, si le verbe précédé de en a un COD placé avant lui, le participe passé s’accorde.
A.6. Le participe passé avec avoir: accords particuliers
Le participe passé des verbes impersonnels ou employés à la forme impersonnelle reste
invariable.
Les chaleurs qu’il y a eu ont tout brûlé ;
Les orages qu’il a fait ont ravagé les cultures.
Avec certains verbes : courir, couler, dormir, peser, régner, valoir, vivre,
Le pronom relatif « que» est complément circonstanciel de valeur, de poids, de durée, etc, et
quelques fois complément d’objet.
- Les compliments que son attitude courageuse lui a valus étaient mérités
- En voyant ce tableau, vous n’imagineriez pas la somme qu’il a valu.
- Les quarante ans qu’il a vécu.
- Quatre-vingtS kilos, je ne les ai jamais pesé.
- Que des gens irréfléchis, qui donnent des raisons sans les avoir aucunement pesées.
- Les longues années qu’il a vécues en Europe.
- Les vingt minutes que j’ai marché, couru.
- Toutes les aventures qu’ils ont courues ne les ont pas assagis.
- Les deux mille dollars que cette voiture ma coûté.
- Les efforts que ce travail m’a coûtés.
Ces verbes intransitifs peuvent devenir transitifs : leur participe passé est alors variable
Coûter : causer, occasionner
Valoir : procurer
Peser : constater le poids, examiner
Courir : poursuivre en courant, s’exposer à, parcourir, etc.
A.7. Ci-joint, ci-annexé, ci-inclus
Ex : La lettre ci-incluse vous éclairera.
Les pièces que vous trouverez ci-annexées.
Ces lettres, je vous les envoie ci-annexées.
Ci-joint l’expédition du jugement.
Vous trouverez ci-inclus une lettre de votre père.
Remarque : Etant donné, devant le nom peut rester invariable ou s’accorder avec ce nom.
Ex : - Etant donné sa stupidité, on ne pouvait attendre autre chose de lui.
- Etant données les circonstances, la conversation pourra être introductive.
• Dit, dû, su, pu, cru, voulu et autres semblables restent invariables quand ils ont pour C.O.D
un infinitif ou une proposition sous-entendue après eux
Ex : J’ai fait tous les efforts que j’ai pu (faire)
Il m’a donné tous les renseignements qu’il avait dit (qu’il me donnerait)
• Le pp est invariable lorsqu’il a pour C.O.D le pronom neutre « I» représentant une
proposition et signifiant « cela ».
Ex: Cette étude est moins difficile que je ne l’avais estimé.
• Participe passé précédé d’un collectif ou d’un adverbe de quantité. Lorsque le pp est
précédé d’un C.O.D renvoyant à un collectif suivi de son complément l’accord est commandé
par le collectif ou par son complément selon le sens.
Ex: - Il y avait là une bande de malfaiteurs que la police eut bientôt cernée.
- Il y avait là une bande de malfaiteurs que la police eut bientôt ligotés.
Remarque:
Lorsque le C.O.D précédant le participe renvoie à le peu suivi de son complément, c’est le
peu qui règle l’accord s’il domine dans la pensée (il marque souvent alors l’insuffisance).
EX: Le peu de confiance que vous m’aviez témoigné m’a découragé.
Si le peu n’attire pas particulièrement l’attention, c’est le complément de peu qui commande
l’accord (on peut alors supprimer peu sans ruiner le sens. Le peu marque simplement la petite
quantité).
EX: Le peu de confiance que vous m’aviez témoignée m’a encouragé.
A.8. Le participe passé des verbes pronominaux
a. Le participe passé des verbes pronominaux ou réciproques s’accorde avec le pronom
réfléchi quand celui-ci est C.O.D.
• Elle s’est coupée au doigt (= elle a coupé soi)
• Elle s’est coupé le doigt (elle a coupé le doigt à soi)
• Jean et Jacques se sont battus.
• Pierre et Paul se sont dit des injures.
.Ils se sont imposé des sacrifices.
Les sacrifices qu’ils se sont imposés.
A coté du pronom réfléchi C.O.D, on peut avoir un pronom C.O.D. qui commande l’accord.
Remarque: Le participe passé des verbes suivants est toujours invariable parce que ces verbes
ne peuvent jamais avoir de C.O.D.
Se convenir Se parler Se rire
Se nuire Se plaire Se sourire
S’entre-nuire Se déplaire Se succéder
Se mentir Se complaire Se suffire
S’en vouloir Se ressembler Se survivre
EX : - Ils se sont nui.
- Les chefs se sont succédé.
- Ils se sont plu l’un l’autre.
b. Le participe passé des verbes pronominaux dont le pronom est sans fonction logique (qui
n’est ni C.O.D, ni C.O.l) s’accorde avec le sujet.
Ils se sont tus.
Elles se sont évanouies.
Nous nous sommes joués de la difficulté.
Exceptions: se rire, se plaire, se déplaire, se complaire
Ex:
Ils se sont ri de nos menaces
Ils se sont plu à me tourmenter.
Ils se sont complu dans Ieurs erreurs.
C. Le pp des verbes pronominaux passifs s’accorde avec le sujet:
Ex: La bataille s’est livrée ici.
-NU, DEMI, MI, SEMI
• Les adjectifs nu et demi placés devant le nom sont invariables et s’y joignent par un trait
d’union.
• Placés après le nom, ils s’accordent avec celui-ci: nu en genre et en nombre ; demi, en genre
seulement.
1. Nu-jambes
2. Les jambes nues
3. Des demi-heures
4. Deux heures et demie
5. Des demi-pains
6. Deux pains et demi.
• Mi et semi sont toujours invariables
- à mi-hauteur - des visites semi-officielles
• Demi placé devant un adjectif est adverbe. Des haricots demi-secs
• A demi, adverbe devant un adjectif, refuse le trait d’union.
La porte à demi fermée = La porte fermée à demi.
-LE PARTICIPE PRÉSENT, L’ADJECTIF VERBAL
• - On entend les bêlements naïfs des agneaux appelant les brebis.
- On entend les bêlements naïfs des agnelles appelant les brebis.
• - Les ressorts grinçants commencent un petit refrain.
- Les roues grinçantes commencent un petit refrain.
• Le participe présent est une forme verbale qui marque une action et qui peut avoir un C.O ou
de circonstance. Il est invariable.
• L’adjectif verbal marque l’état, la qualité. Il a la valeur d’un véritable qualificatif. Il est
variable.
• Attention! Le participe présent et l’adjectif verbal ont la même terminaison: ant
Pour éviter la confusion, il faut d’abord se rapporter au sens de la phrase; on peut aussi
remplacer le nom masculin qui accompagne le mot verbal en — ant par un nom féminin, mais
il faut toujours lire la phrase en entier.
Remarques:
1. Lorsque la forme verbale en —ant est précédé de en, on l’appelle gérondif. Le gérondif est
invariable.
Ex: Les vents chassent les nuages en les croisant les uns sur les autres.
1. L’adjectif verbal peut avoir une orthographe différente de celle du participe présent.
Quelquefois, c’est l’orthographe interne qui est modifiée, parfois c’est la terminaison
—ant,devient —ent. C’est le cas de:
Participe présent Adjectif
Communiquant Communicant
Convainquant Convaincant
Provoquant Provocant
Suffoquant Suffocant
Adhérant Adhérent
Coïncidant Coïncident
Convergeant Convergent
Différant Différent
Divergeant Divergent
Equivalant Equivalent
Extravaguant Extravagant
Fatiguant Fatigant
Intriguant Intrigant
Naviguant Navigant
Excellant Excellent
Expédiant Expédient
Influant Influent
Négligeant Négligent
Précédant Précédent
Violant Violent.
A cette liste, il convient d’ajouter quelques noms
Participes présents : affluant confluant fabriquant
Noms : affluent, confluent, fabricant
Chapitre 7: Quelques documents administratifs
VII.1.LES LETTRES
Au quotidien et, surtout, dans les relations professionnelles, la lettre à caractère
officiel, genre très codifié, conserve son importance.
Le code écrit doit être merveilleusement respecté : registre de langue courant et parfois
soutenu, syntaxe, orthographe et ponctuation irréprochables, règles de lisibilité. Pas de
verbiage : il faut viser à l’efficacité dans le minimum de temps.
QUALITÉS D’UNE BONNE CORRESPONDANCE
Une bonne correspondance doit avoir les qualités ci-après :
1. Claire : On exige la clarté pour que la correspondance soit bien comprise, c'est-à-dire
qu’elle ne doit exiger aucune explication supplémentaire. Partant, il nous faut
sélectionner des termes très simples sans aucune ambigüité.
Exemple d’une phrase ambigüe : Paul dit à Jacques que son fils est malade.
2. Concise : Lors de la rédaction d’une correspondance, nous devons prendre soin de
nous attarder sur l’essentiel au lieu de nous perdre dans des détails inutiles. Chaque
correspondance a une idée qui la motive, c'est-à-dire la cause qui justifie sa présence.
3. Correcte : la correspondance administrative s’articule sur deux aspects : La forme et le
fond. Ces deux aspects doivent être traités avec beaucoup de rigueur. Il faudra éviter
les fautes de toutes sortes. Quant au fond, nous devons impérativement focaliser une
attention particulière sur l’exactitude des faits et des arguments.
4. Courtoisie : Le manque de courtoisie à l’endroit de l’autre est un signe manifeste
d’une éducation biaisée. Nous prendrons donc soin d’utiliser des formules de
courtoisie recommandées pour que le contenu de notre correspondance soit accepté ou
apprécié à juste titre.
ÉLÉMENTS D’UNE LETTRE ADMINISTRATIVE
L’en-tête : Elle est constituée de l’adresse complète du destinateur.
Destinateur = auteur de message, émetteur, locuteur
Destinataire = personne à qui s’adresse un envoi, allocutaire, auditeur, interlocuteur ( à l’oral)
-Le lieu et la date - L’adresse du destinataire - L’objet ou concerne - Les références ou les
numéros - Le corps de la lettre -La copie pour information - La signature.
La formule d’appel
Elle dépend de la fonction du destinataire et des rapports hiérarchiques entretenus entre ce
dernier et l’expéditeur.
Formules Destinataire
Monsieur Cas général : pas de rapport hiérarchique ou
bien on ignore la fonction.
Monsieur le Directeur Société, établissement public
Maître, Cher Maître Avocats, notaires
Monsieur et Cher Maître,
Mon Père, ma Sœur… Membres du clergé
Mon capitaine, Mon Général Officiers
Monsieur le Maire,
Monsieur le Percepteur, etc La fonction est jugée importante.
La formule introductive (par ordre croissant de politesse)
Demandes/commandes Accusés de réception
Je vous prie de… J’accuse réception de…
Je vous prie de bien vouloir… J’ai bien reçu…
Je vous serais très obligé de Comme suite à votre lettre du…
bien vouloir…
J’ai l’honneur de solliciter de votre bienveillance…
J’ai l’honneur de solliciter de votre haute bienveillance….
Réclamations/Refus Informations/Envois
J’ai le regret de… J’ai l’honneur de…….
Je me permets de vous signaler… Vous voudriez bien trouver ci-joint…
J’ai l’honneur de porter à votre connaissance…
La formule de politesse
mon (profond) respect D’inférieur
d’agréer (l’expression de)
de mon dévouement (respectueux) à supérieur
Je vous prie
ma parfaite considération De supérieur
à inferieur
de recevoir (l’assurance de) mes salutations distinguées D’égal à
mes sentiments les meilleurs égal
Le destinataire juge le niveau culturel de l’expéditeur et sa connaissance des règles établies. Il
faut donc rédiger très attentivement, structurer ses paragraphes, rendre sensible la logique du
raisonnement. Il faut éviter une politesse exagérée. On peut terminer par une formule du type :
« Avec mes remerciements, je vous prie d’agréer…. ». Inversement, il ne faut pas donner des
ordres à celui qu’on sollicite.
VII.2. LE CURRICULUM VITAE
L’usage de curriculum vitae (course de la vie) et de la lettre de candidature s’est généralisé.
L’envoi de ces documents peut en effet faciliter l’obtention d’un entretien qui peut déboucher
sur l’emploi demandé. Comme la concurrence est rude et que le jugement d’un employeur
peut se fonder d’abord sur ces deux documents complémentaires, il faut les préparer et les
rédiger avec minutie.
Comment préparer son CV ?
5. Il sied de se demander qui est le destinataire, de quelle nature est l’entreprise et quelles
fonctions elle assume ;
Il faut s’interroger soi-même. Le projet professionnel qui s’affirme dans le CV n’est crédible
que si l’on a le savoir et les aptitudes requis pour l’assumer correctement.
D’où la nécessité de se situer.
Il faut tenir compte de la formation scolaire ou universitaire, mais aussi des stages en
entreprise, des « petits boulots », des activités annexes.
Il ne faut surtout pas oublier qu’aux yeux d’un employeur, un petit travail de vacances,
l’animation d’une équipe sportive, une passion pour un domaine quelconque peuvent avoir
autant d’importance que le savoir acquis en milieu universitaire.
VII.3.LE PROCÈS-VERBAL, LE COMPTE RENDU
Le PV et le CR sont des relations officielles écrites de ce qui a été dit ou fait dans une
réunion, une assemblée, etc.
Pour le PV, le rapporteur entre dans les détails. Il est synthétique car il présente le problème
posé et la solution proposée ;
Pour le CR, le rapport entre dans les détails. Il cite les noms des intervenants et reprend leurs
propos en discours direct. Il note même les réactions du public. Le PV et le CR doivent être
signés par le rapporteur sous le contreseing du président de la séance. Ils doivent être datés,
signés et scellés.
VII.4. LE RAPPORT
Le rapport est un écrit technique orienté vers l’action du destinataire. En effet, son
acteur doit rapporter objectivement ce qu’il a vu, lu, entendu, pratiqué; il doit émettre un point
de vue critique sur ces faits. Il doit proposer une ou plusieurs solutions pour remédier aux
insuffisances signalées. Ex: Parmi les rapports courts: rapports d’accidents (de personnes ou
de machines), rapports d’avancement des travaux, rapports de visite d’entreprise. Les rapports
de stage demandés à l’enseignement supérieur ou à l’Université sont plus longs.
Pour être en mesure de rédiger un bon rapport, il faut apprendre à observer, à écouter, rester
constamment en éveil, vérifier ses sources de renseignements, s’entraîner à décrire et à
analyser un fait avec précision ; être capable de synthétiser des données.
Il faut qu’il y ait correspondance entre les mots utilisés et les idées qu’ils expriment. Il faut
donc éviter les approximations, les équivoques, les à peu près, etc.
Le style doit être clair. Il faut éviter un vocabulaire recherché. L’élimination des mots inutiles,
la chasse au verbiage et aux pléonasmes, la recherche du vocabulaire le plus précis sont
strictement nécessaires. Un bon rédacteur est donc très indispensable dans une entreprise car
il en fait la publicité.
QUELQUES BARBARISMES
Le barbarisme est la faute contre le vocabulaire, l’orthographe. C’est une faute
grossière de langage, un emploi de mots forgés ou déformés, l’utilisation d’un mot dans
un sens qu’il n’a pas.
Ne dites pas Dites
- Aller au dentiste (on va chez quelqu’un, - Aller chez le dentiste
mais on va à un endroit).
- Lire sur le journal (on lit à l’intérieur - Lire dans le journal, lire dans un livre,
des pages d’un journal ouvert) dans un magazine. Mais: lire sur
une affiche.
- Sur un fauteuil (On s’installe à - Dans un fauteuil, sur une chaise, sur
l’intérieur d’un fauteuil) un divan, sur un canapé.
- Le livre à Jean-Paul, - Le livre de Jean-Paul, la montre de
Pierre, la maison de mon oncle.
- Il est insolent vis-à-vis de moi - Il est insolent à mon égard ou à mon
endroit
- Monter les escaliers - Monter l’escalier
- Ces livres valent 100FC chacun. – Ces livres valent 100 FC chacun
- J’ai vu des canards dans la
mare qui barbotaient - J’ai vu des canards qui barbotaient
dans la mare
- Partir au marché - Partir pour le marché, pour les champs,
pour Kinshasa, pour Goma
- Je prépare mon départ pour Kinshasa
pour Goma.
- Je cause à mon frère - Je cause avec mon frère
Je lui cause je cause avec lui
- Causer sport, politique….
Je me rappelle d’une chose. Je me rappelle une chose
Je me la rappelle
Je m’en rappelle Je m’en rappelle les détails.
Je me souviens d’une chose, d’un homme.
- Il s’accapare de tout Il accapare tout.
- Il parle à la place d’écouter Il parle au lieu d’écouter
- Marchez avant moi - Marchez devant moi
- Nous l’avons fait avec mon frère - Nous l’avons fait, mon frère et moi
- II m’attend en bas de l’escalier - II m’attend au bas de l’escalier
- Je me contente avec du pain - Je me contente de pain
- On ne cesse pas de le lui dire - On ne cesse de le lui dire
- Cogner quelqu’un - Battre quelqu’un
- Nous sommes à quatre - Nous sommes quatre
- Ils se sont divorcés - Ils ont divorcé, ils sont divorcés
- On m’a demandé une question - On m’a posé une question
- Je vous demande excuse - Je vous prie de m’excuser
Excusez-moi
- Pour qui est-il en deuil? - De qui est-il en deuil?
- J’ai difficile de marcher - Il m’est difficile de marcher
- J’éprouve des difficultés…
- J’ai facile pour apprendre - Il m’est facile de…
J’apprends facilement
- Grâce à sa maladresse, - A cause de sa maladresse,…
nous avons perdu
- Mettez-vous - Mettez-vous là/Asseyez-vous
- Il risque de gagner - Il a des chances de gagner
- Risquer la chance - Tenter la chance
- Rénumérer - Rémunérer
- Ne m’en voulez pas - Ne m’en veuillez pas
- Que vous le veuillez ou non - Que vous le veuillez ou non
- Ils étaient les plus forts, si pas - Ils étaient les plus forts, sinon
les plus nombreux les plus nombreux
- On dirait qu’il veut pleuvoir - On dirait qu’il va pleuvoir
- Le voici qu’il vient - Le voici, le voilà qui vient
- Le voilà qu’il vient - Le voilà qui vient
- Page vingt et une - Page vingt et une
- La tache ne s’en va pas - La tache ne s’enlève pas
- Les souliers qu’il a dans les pieds - Les souliers qu’il a aux pieds
- Il me doit dans les trois cents - Il me doit environ 300 Francs
Francs
LES PLÉONASMES
Les pléonasmes sont des figures de grammaire qui consistent à employer des termes
superflus pour donner plus de force à l’idée exprimée.
Je l’ai vu, dis-je, vu de mes propres yeux (MOLIÈRE)
Ne l’avait-il vu, de ses yeux vu, ce matin.... ? (A. GIDE)
Mais ces termes superflus sont bien souvent inutiles, car ils n’ajoutent rien à l’idée exprimée.
Le pléonasme est alors une grave faute de langage.
Evitez les expressions comme celles-ci:
Monter en haut
Descendre en bas
Marcher à pied
Voler dans (ou en) l’air
Nager dans l’eau
Entendre de ses oreilles
Voir de ses yeux
Trois heures l’horloge ou de temps
Fausse perruque
Puis ensuite
Construire une maison neuve
Préparer avant
Collaborer ensemble
Se réunir ensemble
S’entraider mutuellement
Reculer en arrière
Suivre derrière...
BIBLIOGRAPHIE
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