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Redaction Administrative2

Le document traite de la rédaction administrative et présente les points essentiels de la rédaction, notamment la connaissance et le traitement de l'information, l'établissement du plan, et les formules rédactionnelles.

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Redaction Administrative2

Le document traite de la rédaction administrative et présente les points essentiels de la rédaction, notamment la connaissance et le traitement de l'information, l'établissement du plan, et les formules rédactionnelles.

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Formation

Rédaction Administrative

Manuel du Participant

Animé par : Monsieur Sidi Diallo


Date : ……………Juin 2009
Première Partie : La Rédaction
(Points essentiels)
PREAMBULE
La rédaction est une action qui se déroule en phase successives, interdépendantes les unes
des autres. Elle implique des activités préalables dont la réalisation conditionne celle des
autres. Elle évolue du général au particulier dans le cas d’espèce. Notre démarche dans l’étude
des quatre points essentiels répond au respect de ces normes. Nous allons du pré requis à la
mise en œuvre, du global au singulier en vue d’améliorer et d’accroitre les compétences de
nos lecteurs en la matière.

1. CONNAISSANCE ET TRAITEMENT DE L’INFORMATION


Rédiger un acte administratif suppose que l’on ait quelque chose à transmettre, que l’on
ait une connaissance claire et précise du message que l’on veut adresser, des renseignements
que l’on désire communiquer.
Il devient donc nécessaire que le rédacteur ait une idée très nette de l’objet de son exposé.
C’est cette idée qu’il devra expliquer, étayer à l’aide d’une documentation appropriée. Le plus
souvent, celle-ci sera constituée par des textes législatifs et réglementaires, des décisions, les
réponses de telle administration aux questions posées par telle autres. Le rédacteur prendra
des notes et accumulera des matériaux pour sa rédaction.
Il doit avoir à l’esprit l’usage qu’il veut en faire, autrement dit l’objectif qu’il veut atteindre.

a) L’organisation de l’information

Vouloir transmettre par écrit une information qui corresponde soit à une ou plusieurs
questions posées, soit à un ensemble de directives édictées en vue d’une action à mener, exige
que l’on fasse preuve de méthode afin de répondre à l’attende de son interlocuteur.

b) Comment faire ? Analyse le problème :


Tout d’abord commencer par analyser le problème posé sous tous ses aspects, dans
tous ses détails – il faut, dirons nous, faire le tour de la question. Ceci répond au souci de
donner une information complète et exhaustive sur le problème qu’on doit traiter ou sur la
question qui a été posée.

c) Quelles qualités doit présenter l’information à transmettre ?

ETRE UTILE
La bonne information doit correspondre toujours à un besoin à la fois de la part de
l’émetteur et de la part du récepteur. Elle vise soit une action directe, soit la communication
d’un ensemble de données permettant une prise de décision. En conséquence, l’agent
administratif éliminera tous les détails superflus qui n’apportent au problème traité.
L’information doit aussi être exploitable dans le temps, c'est-à-dire qu’elle ne doit pas
parvenir à son destinataire hors délai ou trop tard. Ainsi, que penser de la communication de
l’ordre du jour d’une réunion qui serait envoyée après la date de la réunion ?
TRE COMPLETE :

Le rédacteur doit savoir embrasser l’ensemble de la question traitée, l’ensemble du


problème étudié. Il doit savoir faire, sur un sujet donné, la synthèse des informations à
transmettre. Il doit même pouvoir se mettre à la place de son interlocuteur en se demandant si
les renseignements fournis sont complets, s’il n’a pas oublié un aspect important.

ETRE EXACTE :
L’agent qui transmet une information doit s’assurer que cette dernière ne comporte pas
d’interprétation erronée et subjective. Aucun renseignement ne sera fourni qui n’ait été
sérieusement vérifié préalablement, car le fonctionnement se réfère constamment aux textes
de base, qu’il n’hésitera pas à rappeler. Le cas échéant, lorsqu’il doute lui – même de
l’information, il doit employer le mode conditionnel.

ETRE ACTUELLE :

Sauf dans le cas d’une historique à faire pour mieux étayer un problème, l’information
à transmettre doit coller au moment précis. Ainsi, si quelqu’un demandait une information
dont les réponses se trouveraient dans les dispositions d’un texte datant de 1994, il serait
inutile de lui faire la genèse du problème contenu dans cette information en remontant aux
textes initiaux qui dateraient peut être de 1962.
Après cette étape au cours de laquelle l’agent de l’administration a pris conscience de
l’information et des renseignements à transmettre, il peut passer au plan.

2. L’ETABLISSEMENT DU PLAN

Si la connaissance et l’analyse de l’information constituent un préalable


l’établissement d’un plan en est un autre. C’est un autre. C’est une obligation, avant toute
rédaction, de faire un plan. Cette opération classique contraint à l’ordre, à la rigueur et à la
clarté, donc accroit l’efficacité, l’efficience et l’impact du message. Un bon plan accroche
immédiatement le lecteur. Il permet d’atteindre les objectifs avec le minimum de moyens, car
il élimine tout ce qui est superflu et étranger au sujet. Il prédispose favorablement le
destinataire. Généralement un plan comprend l’introduction, le corps du sujet ou
développement, la conclusion. Nous allons voir successivement chacune de ces parties.

a°) L’introduction :
C’est l’entrée en matière. C’est elle qui pose ou rappelle le problème ou les idées
essentielles identifié(es) lors de l’étude préalable de l’information ou des données. Elle doit
souligner l’importance du sujet ou justifier son choix, faire ressortir l’objectif visé, définir la
méthodologie utilisée et annoncer le plan qu’il ne faut pas confondre avec celui dont nous
parlons présentement. C’est une partie qui réclame un travail soigné, une attention
particulière, car d’elle dépend parfois la suite réservée à votre travail ; c’est pourquoi les
anciens rhétoriqueurs disent qu’elle doit capter la bienveillance du lecteur, l’amener voire
l’inciter à poursuivre.
L’introduction doit être brève. Dans le cas de la lettre administrative, sa rédaction fait
appel à quelques formules que nous verrons au point 3.

b°) Le corps du sujet ou développement :


C’est la partie centrale consacrée à l’examen du fond. Bien qu’il n’existe pas un plan
standard inamovible, nous pouvons cependant énoncer quelques règles observables et
recommandées dans la pratique.
Tout développement contient deux ou trois parties. Celles-ci se composent de
chapitres en nombre variable. Ces derniers se subdivisent en sections, puis en paragraphes.
Il est recommandé de veiller autant que possible à l’équilibre des parties.
Le développement obéit aux principes de cohérence, de l’enchaînement logique des
idées, à la loi de l’intérêt croissant.
Il s’appuie dans le raisonnement ou l’argumentation sur les textes législatifs ou
réglementaires et les faits réels.
Dans sa rédaction on recourt à certains procédés littéraires et stylistiques, objet du
point 3.
c°) La conclusion :
Elle est aussi importante que l’introduction. Les gens pressés ne lisent attentivement
que ces deux parties et parcourent le développement. La conclusion donne les résultats
découlant de l’étude ou de l’analyse du problème posé ou du travail demandé, propose des
solutions, fait des suggestions, ouvre des perspectives par exemple dans le sens d’une
généralisation des mesures préconisées. Elle requiert le plus souvent une prise de position
personnelle du rédacteur. Elle doit déboucher sur une action, aider ou amener le lecteur à une
prise de décision. Comme l’introduction sa rédaction exige un soin particulier et utilise une
certaine technique que nous abordons dans le point suivant. Auparavant nous vous présentons
le schéma classique du PLAN.

Introduction Corps du sujet ou Conclusion


Développement
. Perspective générale cadre ou Première Partie . Synthèse des résultats
contexte Chapitre I . Jugement personnel
. Position du/des problème (s) Chapitre II. Etc . Perspective générale extension
. PLAN suivi. Deuxième Partie actuelle et prospective
Chapitre I
Chapitre II. etc

3. LES FORMULES REDACTIONNELLES


A. L’introduction :
Pour l’emploi des formules introductives il faut distinguer le cas où il existe un
élément antérieur de celui où il n’y en a pas.
a°) Dans le cas où il n’y a pas un élément antérieur, vous pouvez vous servir des
formules suivantes :
- j’ai l’honneur d’appeler votre attention sur…
- je viens d’être saisi d’une question relative à …
- La question m’a été posée de savoir si …
- Mon attention a été appelée sur …(etc…)

b°) – S’il y a un élément antérieur, vous pouvez introduire ainsi :


- Par lettre en date du …. Vous avez appelé mon attention …
- Par lettre en date du … vous m’avez saisi du problème…
- Comme suite à votre lettre du … relative à …
- En réponse à votre lettre du … rappelée en référence
- J’ai l’honneur d’accuser réception de votre lettre du…
- Vous avez bien voulu me faire part de …
- par communication téléphonique…
- Lors de votre visite dans mes services … etc.

c°) Avec ou sans référence, pour répondre à une réclamation ou annoncer


une mauvaise nouvelle :
- J’ai le regret de…
- il m’est malheureusement impossible…
- Il ne m’a été possible…

B. Le corps du sujet ou Développement :


A ce niveau différentes formules sont en usage :

a°) Pour l’exposition ou la présentation :


- je note ; j’observe ; je constate que…
- je dois préciser ; je confirme ; Ainsi que vous le savez…
- conformément aux dispositions de … ; je vous rappelle que …

Avec une nuance de courtoisie :


Je me permets de … ; je crois devoir…
Je ne peux que … ; je ne perds pas de vue…

Avec une nuance autoritaire :


Il m’appartient … Il vous appartiendra…
Je prends acte… je prends donne note…

Avec prévention de certains arguments :


Il n’est pas question que, (de)…
Je n’ignore pas … mais …
Je ne suis pas sans savoir…
Je crois devoir vous faire observer que…
b°) Pour l’énumération :
. D’une part… d’autre part,
. En premier lieu… En second lieu,
. Tout d’abord…ensuite…enfin,
. Primo, Secondo, Tertio…
. A titre principal, à titre subsidiaire.
c°) Pour les liaisons :
Entre ce qui précède et ce qui suit : Et, puis. En outre…
Ensuite…
Avec insistance : De plus, non seulement… mais aussi (mais encore), Même…
Avec expression causale : car ; En effet.
Avec expression consécutive : Donc ; Ainsi ; Par conséquent ;
En conséquence ; C’est pourquoi.
Avec expression oppositionnelle : Mais… cependant…Toutefois…
Au contraire… Nonobstant… En revanche…
Avec changement d’avis : d’ailleurs…Du reste…

C. La conclusion :
Elle s’amène par les locutions forclusives : En conséquence, en conclusion, en
définitive, en résumé, dans ces conditions, aussi etc…
Je vous prie…
serais obligé…
serais reconnaissant…
de bien vouloir…
de vouloir bien…

- Lorsque vous voulez suggérer une solution dans votre conclusion, vous pouvez
utiliser les formules :
- Il convient donc…
- Il importe donc…
- Il y a donc lieu de …
- Il parait donc indispensable, (nécessaire, opportun, préférable, souhaitable)…

- Lorsque c’est l’ordre que vous voulez indiquer, il pourra s’agir de :


- En conséquence, j’ai décidé de…
- je vous invite donc…
- je vous demande, en conséquence…
- je vous engage…
- vous voudrez bien présenter à ma signature…
- vous voudrez bien présenter à mon approbation…
- vous voudrez bien prendre toutes dispositions pour …
- j’attacherai du prix, le plus grand intérêt … etc.

Quelques conseils

N’abusez pas des formules. Utilisez-les à bon escient. N’oubliez pas les phrases de
transition. Observez un ton convenable, ni bas ni obséquieux.
Adaptez votre style à votre interlocuteur dans le respect des convenances sociales et
morales. Travaillez-le en recherchant la clarté, la précision, la simplicité, la justesse, la
concision, la rigueur dans le choix des termes, la construction des phrases et l’agencement des
parties.
Bannissez tout ce qui est vague, superflu ou inutile. Evitez de tomber dans la
monotonie, la sécheresse, la platitude par souci extrême de simplicité et d’objectivité. Ces
qualités n’excluent pas la variété, l’élégance, la richesse, la beauté des mots et des phrases.

4. LES PARTICULARITES DU STYLE ADMINISTRATIF :


Le problème du langage administratif a souvent suscité des contraverses entre écoles.
J. Gandouin estime qu’il ne faut pas le poser en termes d’absolu. Catherine R. et G. Goubert
soutiennent l’existence d’un véritable langage administratif.
Il n’est pas de notre intention d’entrer dans ce débat académique. Ce qui est sûr, c’est
que l’administration se caractérise par un certain nombre de principes ; ceux-ci se traduisent
dans ses relations internes et externes par l’usage d’un langage dont une longue et constante
pratique a fini par le considérer comme lui étant propre et spécifique.
Il importe donc que les travailleurs de l’administration connaissent et maîtrise ce style
qui reflète ses caractéristiques fondamentales : la hiérarchie, la responsabilité, la neutralité et
la courtoisie.

A. Le Principe hiérarchique :
Le courrier administratif chemine entre une autorité supérieure et un agent subordonné
ou inversement (relation verticale) ou entre autorités supérieures ou entre subordonnés
(relation horizontale)…

Le principe hiérarchique se situe au niveau de la relation verticale. En fonction de ce


principe, le style et le vocabulaire du document administratif deviennent caractéristiques.
Ainsi une lettre d’un Commandnat de Cercle adressée au Ministre de l’Administration
Territoriale ne sera ni rédigée ni présentée comme celle du Ministre à un Commandant de
Cercle.
Le principe hiérarchique apparaît à travers les formules ci-dessous qui illustrent la
relation entre le supérieur et le subordonné.
Le Supérieur dispose

Fait savoir à …
Fait connaître à …
Ordonne à …
Tient à …
Attache du prix à … Soumet à l’appréciation.
Observe que … Appelle l’attention …
Note … Suggère…
Constate …. Soumet à l’approbation.
Sollicite de …
Signale que …
Propose…

Le Subordonné
propose
B. Le principe de la responsabilité :

Il est la conséquence directe de l’organisation juridique de l’administration. Les


fonctions d’autorité sont l’apanage des fonctionnaires nommés pour exercer un certain
nombre de compétences sur un territoire ou au sens d’une structure donnés.
De ce fait, tous leurs actes doivent être perçus comme engageant leur responsabilité.
Le premier élément de celle-ci dans l’acte est la personnalisation qui, du point de vue du style,
se manifeste à travers l’emploi systématique du pronom personnel de la première personne du
singulier ‘’je’’ :
- j’ai l’honneur de…
- J’ai décidé de…
- Je tiens à ce que …

Les pronoms tels que ‘’on’’, ‘’nous’’ ne sont utilisés que dans des cas rares. (nous
remplace je dans des documents d’une certaine solennité par exemple pour la certification,
nous Commandant de Cercle de …).
Donc dans le courrier administratif sont bannies toutes les formules anonymes pouvant
prêter à confusion.
Dans certains cas cependant, lorsque l’autorité administrative, par discrétion ou
responsabilité, ne veut pas faire état de la source des informations qu’elle a reçues d’une
tierce personne, elle peut utiliser des formules appropriées qui ne mettent pas en cause le
principe de la responsabilité. C’est par exemple :
- Il m’a été donné l’occasion de…
- Il m’a été signalé que…
- J’ai appris…
- Je viens d’être saisi …
Il a été porté à ma connaissance…

Le 2ème élément de responsabilité et le plus important est la signature. Elle doit


obligatoirement figurer au bas de l’acte administratif (nous y reviendrons dans la deuxième
partie au point 10).
Il y a lieu de signaler que lorsque le signataire de l’acte détient l’autorité par transfert
de pouvoir de l’autorité légalement responsable de l’administration, le signataire doit le
préciser obligatoirement dans l’acte. Et suivant le cas, il signera :

1°) Par délégation : (P/délégation)


Exemple : P/Le Directeur Général et P/ Délégation
Le Secrétaire Général

Mamadou Coulibaly.

N.B. : La délégation de signature doit faire l’objet d’un acte officiel (arrêté) de la part du
déléguant, qui doit y être autorisé par les textes en vigueur.
L’objet et les limites de la délégation doivent être précisés dans l’arrêté.
2°) Par autorisation :
Exemple : Pour le Maire et par autorisation
Le Secrétaire Général

N.B. :’’Par autorisation ‘’ implique que le signataire ait obtenu de son supérieur,
généralement oralement, le pouvoir de signer en permanence un certain nombre de documents
relevant de son service.

3°) Par ordre : (P/ordre)


Exemple : Pour le Gouverneur empêché et P/ordre
Le Directeur de Cabinet.
N.B. : C’est une autorisation momentanée et restreinte. Elle est utilisée par un fonctionnaire
qui signe à la place de son chef direct, momentanément empêché ou absent. (aucun acte
officiel n’est en général à l’origine de l’autorisation et par ordre).

4°) Pour ampliation :


Exemple : Pour ampliation
Le Commandant de Cercle .

N.B. : Cette mention est utilisée pour authentifier la duplication d’un acte administratif.

5°) Pour ‘’Copie certifiée conforme’’ (à l’original) :


Cette mention indique la concordance de la copie à l’origine. Elle est du ressort de l’autorité
judiciaire ou administrative.

REMARQUE GENERALE :

Il faut faire la distinction entre délégation de pouvoir et délégation de signature. La


première est permanente et anonyme. Elle affecte un ensemble de compétences dévolues à
une fonction. L’acte officiel qui l’autorise sera libellé ainsi :

Monsieur le Maire de la commune de … délègue à Monsieur le Secrétaire Général de


la commune … le pouvoir de prendre les décisions en matière de …

La deuxième concerne la personne pendant un laps de temps, celui durant lequel elle
occupe une fonction. Le libellé ici sera :

Monsieur Sory Diakité, Maire de la commune … délègue à


Monsieur Ibrahim Sow, Secrétaire Général de la Commune… la signature pour les
actes concernant…

C. Le principe de Neutralité :
Ce principe nous enseigne, en plus de l’objectivité, la prudence. En effet, il est
indispensable que l’administration s’entoure de la plus grande prudence afin de ne pas
commettre d’erreurs ou léser les intérêts des administrés. D’où il ne doit contenir que des faits
vrais et vérifiables par tous dans le document administratif. Au cas où le doute persiste dans
telle ou telle situation, il est conseillé que dans son acte, l’agent utilise le mode du
conditionnel.
D. Le principe de la courtoisie :

L’agent administratif doit éviter les formules brutales et choquantes dans l’élaboration
de l’acte. Le service public doit s’efforce de traiter avec égards ses correspondants. Ainsi,
lorsque l’administration oppose une fin de non recevoir à une requête d’un tiers, elle doit le
faire avec courtoisie.
Dans ce cas, nous conseillons des formules telles :

Monsieur,

Vous avez bien voulu m’informer… (exposé de l’objet de la requête du tiers)


J’ai l’honneur de vous faire connaître …(exposé des raisons qui font que l’administration ne
soit pas capable de satisfaire à sa requête).
Néanmoins, je ne manquerai pas, le moment venu… (attitude de souplesse et de courtoisie de
l’administration permettant à l’intéressé de garder confiance et d’avoir foi en
l’administration).
Deuxième partie : Les Principaux
Documents Administratifs.
Cette partie est consacrée à l’étude des documents administratifs qui sont en cours
dans le service public. La méthodologie consiste en une explication de leur cadre théorique
suivie d’illustrations concrètes tirées de la pratique administrative quotidienne des services
publics.
Cependant, il y a lieu de souligner que notre intention, dans la présente partie, n’est pas
d’étudier tous les documents qui circulent dans l’administration.
Nous avons opéré un choix parmi eux selon les critères de fréquence, d’importante et d’utilité.

5. LA LETTRE :

Parmi tous les documents administratifs, le plus utilisé demeure la lettre.

Administrativement, avons-nous dit, la lettre a de plus l’avantage sur un contact direct


ou téléphonique de laisser une trace et donc d’être un moyen de preuve opposable à
l’administration qui dans ses échanges utilise deux types de lettres selon leur nature : l’une est
la forme administrative et l’autre la forme personnelle.

I. La forme administrative ou lettre entre SERVICES :

Elle est, comme l’indique son nom, la lettre adressée par un service administratif à un
autre service administratif d’un même Etat.
Elle comprend des lettres échangées soit entre services publics relevant de
départements ministériels distincts, soit entre service relevant d’une même administration.

SA STRUCTURE : Elle comporte


1°) Les mentions spécifiques et l’identification hiérarchique :
a°) – L’appellation officielle de l’Etat et sa devise :
Dans les documents administratifs, le caractère officiel se détermine en premier lieu
par l’appellation officielle de l’Etat avec en dessous la devise nationale. Cette mention est
obligatoire et doit figurer à la première page du document en haut et en majuscules.

Exemple : REPUBLIQUE DU MALI


Un Peuple – Un But – Une Foi

b°) – Le Timbre : C’est la mention d’identification du service émetteur. Il figure en haut et à


gauche de la page ; il doit obligatoirement respecter le principe hiérarchique du service
émetteur.

Exemple : Ministère de l’Administration


Territoriale et de la Sécurité
--------------
Direction Nationale de ______________________
--------------
Gouvernorat de Région de ______________________
C°) La suscription : C’est la formule d’envoi au destinataire. Elle est portée en haut et à droit
sous la mention date. Elle se compose de 2 parties reliées par la préposition à.
- La première indique la qualité de l’expéditeur,
- La seconde celle du destinataire.
Exemple : Monsieur le Gouverneur de Région de _____________
à
Monsieur le Commandant de Cercle de _____________
d°) Le Sous – Couvert : Cette mention est obligatoire lorsque le document à transmettre doit
suivre une voie hiérarchique intermédiaire. Elle s’écrit en abrégé S/C. L’administration la
remplace souvent par la mention plus générale : Voie Hiérarchique.

Exemple : Monsieur le Ministre de __________________________


A Monsieur le Commandant de Cercle de ______________________
S/C Monsieur le Gouverneur de Région de _______________________
e°) La Signature : Elle est placée en bas et à droite (sauf cas exceptionnel) à la fin du texte de
l’acte.
Elle se situe entre la fonction de l’expéditeur et son nom.

Exemple : Le Directeur Général

A. Diakité.

La signature est la conduite de validité juridique d’un acte. En effet, dès son émission
c'est-à-dire sa signature par l’autorité, l’acte fait son entrée dans le monde juridique : il existe.
C’est toujours à la date de la signature que doit être appréciée la légalité d’un acte. Par
conséquent, un acte non signé et non daté est nul.
Juridiquement la signature peut donner lieu à des procédures spéciales appelées
délégations.

2°) - Les mentions d’identification de document :


a°) – Le numéro d’enregistrement :
Du point de vue de la gestion des documents administratifs et sur un plan juridique,
tous les documents administratifs doivent être identifiés par un numéro. Ce numéro se place
sous le timbre. Il s’agit du numéro d’enregistrement du document au registre du courrier
‘’Départ’’ dans le service d’émission. Les éléments constitutifs de ce sigle sont séparés par
des barres obliques et se succèdent dans l’ordre hiérarchique.

Exemple : Timbre - - -> Ministère de l’Admin. Territ. Et de la Sécurité


---------------
Direction Natle de l’Administration Territoriale
---------------
Gouvernorat de Région de Kayes
---------------
N° d’enreg. - - -> : N°080 MATS/DNAT/GRK

b°) – Le lieu d’expédition et la date :


Ces deux mentions ont une importance juridique. Elles déterminent la provenance et la
date d’émission du document. Elles peuvent se situer soit en haut et à droite de la page, soit en
bas.
c°) – Les initiatives du rédacteur et de la dactylo :

Placées au dessus du timbre, ces deux mentions répondent à un souci de gestion


interne du service. Elles permettent au responsable hiérarchique d’apprécie la qualité de
prestation de ses collaborateurs.

d°) L’objet :

Cette mention est portée sur le côté gauche de la feuille en respectant la marge. Elle est
placée sous le Timbre et le numéro d’enregistrement. Elle est suivie d’une formule brève
précisant la question traitée dans la lettre. Son but est de permettre au destinataire de situer
d’un coup d’œil le contenu de la lettre et faciliter la ventilation du courrier et son classement.

Exemple : Objet : besoin en personnels.

e°) – La référence : Elle se place sous l’objet.


Elle devient obligatoire lorsqu’on se réfère à un document ou fait antérieur pour
répondre ou écrire une correspondance.
Elle comporte selon les cas :

- Le N°d’enregistrement et la date de la correspondance


- Le N° du dossier cité,
- Le N° d’identification du texte législatif ou réglementaire cité.

Exemple : Objet : ______________________


Réf. : V / lettre n°____MATS/DNAT/GRK du __________19____

3°) Les mentions occasionnelles :


a°) La mention ‘’Pièces jointes’’ ou PJ : Elle est placée sous la référence. Son but est
d’attirer l’attention du destinataire sur les documents annexés transmis avec la lettre. Elle doit
comporter soit le nombre de pièces, soit ce nombre avec leur désignation brève.

Exemple : P.J. 4 -----> ou P.J. : 4 certificats.

b°) – Les ampliations :

Cette mention devient obligatoire lorsque des copies signées et conformes à l’original
sont adressées à d’autres services ou personnes que le destinataire principal du document,
mention de ces destinataire particuliers doit être faite sur la lettre.
Cette mention se porte en bas à gauche de la dernière page. Elle peut se présenter sous
la forme d’une liste indiquant les noms des différents ampliateurs.

Exemple : Ampliations :
Directeur Général
Secrétaire Général
Chef du personnel
Archives.
Elle peut aussi se présenter sous forme de tableau utilisant les sigles des services
lorsque ceux-ci ont fait l’objet d’une codification, et portant l’indication du nombre
d’exemplaires à repartir.

Exemple : Ampliations :
Original ……………..1
MATS – CAB……….2
DAF/SP………………4
Archives ……………..1
Intéressés…………….2
Schéma de la lettre à forme administrative

Initiales dactylo

Dénomination ETAT
Timbre du service
-devise-

N° d’enregistrement

Lieu / Date

. Fonction expéditeur
Objet Suscription à
. Fonction destinataire

Référence (s)

Pièces Jointes

Corps du document

Ampliation Signature
Lettre à forme administrative

Exemple 1 : Lettre d’un Ministre à un Ministre.

Ministère de l’Administration République du Mali


Territoriale du Développement Un Peuple – Un But – Une Foi
à la Base
--------- --------

Direction Nationale de l’Administration


Territoriale
----------
N°520/MATDB.DNAT.

Bamako, le 10 juin 1988

Le MATDB

A Monsieur le Ministre de l’Emploi


et de la Fonction Publique.

Objet : Concours Professionnel des


Rédacteurs d’Administration.

Réf. : Votre lettre n°160/MEFP


du 07 juin 1988.

Par correspondance rappelée ci-dessus, vous avez bien voulu me préciser les mesures
particulières édictées cette année pour un déroulement transparent du concours d’accès au
corps des Attachés d’Administration.
J’ai l’honneur de vous faire connaître que j’apprécie hautement les mesures prises afin
de mettre un terme définitif aux suspicions qui enserrent l’organisation dudit concours.
Tous les candidats de mon département seront largement informés des nouvelles
dispositions qui feront également l’objet d’affichage et communiqués radiodiffusés./.

Issa Ongoïba
Lettre à forme administrative :

Exemple 2 : lettre d’un supérieur à un subordonné

Ministère de l’Administration République du Mali


Territoriale du Développement Un Peuple – Un But – Une Foi
à la Base
--------- --------

Direction Nationale de l’Administration


Territoriale
----------
N°610/MIDB/DNAT.

Bamako, le 20 Février 1988

Le Ministre de l’Intérieur et du
Développement à la Base.

A Monsieur le Gouverneur de la Région


De Ségou

Objet : Perturbations
scolaires.

Référence. : Mon message


RAC n°2010 du 01 Fév. 1991

Il m’est revenu que le 22 Janvier 1991, un groupe d’élèves du lycée de Ségou aurait
proféré des injures graves et des menaces à l’encontre du proviseur du dit établissement.
De telles attitudes, constituent à la fois de graves manquements à la discipline au sein
de l’école, et une atteinte sérieuse à l’autorité des responsables de l’établissement.
Dans ces conditions, je vous engages d’une part à faire prendre des sanctions
disciplinaires contre les perturbateurs et d’autre part à assurer une protection discrète des
autorités de l’école./.

Général Sékou Ly
Lettre à forme administrative :

Exemple 3 : Lettre d’un subordonné à un supérieur.

Ministère d’Etat chargé de République du Mali


L’Administration Territoriale Un Peuple – Un But – Une Foi
Et à la Sécurité
--------- --------

Gouvernorat de Sikasso
----------
Cercle de Bougouni
---------
N°15/CB.

Bougouni, le 15 Février 1993

Le Commandant de Cercle
De Bougouni

A Monsieur le Gouverneur de la Région


De Sikasso.

Objet : Recouvrement des


Impôts.

Réf. : Votre Message RAC n°/60/GRS. Cab


du 01 Février 1993.

J’ai l’honneur de vous rendre compte de ce que la situation du recouvrement des


impôts et taxes demeure toujours préoccupante dans notre circonscription avec un taux de
recouvrement de 5%.
Si cette contre performance est en partie due à un incivisme des populations de la
circonscription, elle résulte aussi et surtout des errements de l’après Mars 1991.
Il parait donc indispensable, en plus de la sensibilisation menée par les autorités
locales auprès des populations, qu’une campagne similaire soit entreprise tant par les autorités
régionales que nationales./.

Seydou Camara
II. – La lettre à forme personnelle :

Elle est utilisée :


1°) Par les fonctionnaires et agents s’adressent à un supérieur hiérarchique pour lui
exposer un problème personnel et par les supérieurs répondant à un subordonné ou lui
écrivant à propos d’un problème personnel.
2°) Par les représentations de l’administration lorsque ceux-ci s’adressent à une
personne privée ou au représentant d’un organisme privé.

3°) Par les représentants de l’administration lorsqu’ils s’adressent aux représentants


d’une administration étrangère ou internationale.
Elle se caractérise par la présence de la formule d’appel (c'est-à-dire la formule servant
à apostropher le destinataire).
Exemple : Monsieur le Ministre – Monsieur le Gouverneur…
et de la formule de courtoisie (c'est-à-dire la formule finale exprimant la politesse de
l’expéditeur envers le destinataire).

Exemple : Je vous prie de bien vouloir agréer l’expression de ma profonde gratitude.


Ces deux formules n’existent pas dans la forme administrative.

Il y a aussi des variantes dans la structure selon que la lettre a été rédigée par une autorité
administrative ou une personne privée ou un organisme étranger.

Dans 98% des cas, cette forme commence par la formule classique :
‘’j’ai l’honneur de … ‘’(suivent les éléments du corps).
Schéma de la lettre à forme personnelle :

Dénomination ETAT Si autorité


Administrative
- devise - Envoie.

Timbre
Lieu / Date

N° d’enregistrement

. Expéditeur
Suscription à
. Destinataire

Objet

Réf.

P.J

Formule d’appel

Corps de la lettre

Formule de courtoisie

Signature
Lettre à forme personnelle :

Exemple 4 :

Ministère de la Santé Publique République du Mali


et des Affaires Sociales Un Peuple – Un But – Une Foi
--------- --------

Cabinet
----------
N°109/MSPAS-CAB.

Bamako, le 18 Décembre 1980

Le Ministre de la Santé Publique


et des Affaires Sociales

A Monsieur le Président de l’Association


Malienne des Handicapés physique
B.P. : …Bamako.

Objet : Demande
d'assistance
Référence. : Lettre sans Numéro
du 01 Novembre 1980.

Monsieur le Président,
Par lettre en Référence vous avez bien voulu attirer mon attention sur la situation
financière difficile que traverse votre centre de rééducation en cette fin d’exercice.
Cette situation n’a rien d’étonnant quant on sait toutes les sollicitations dont vous êtes
journellement saisi.
Aussi sans pouvoir vous accorder le montant sollicité, je me propose après
concertation avec mes services de vous notifier ce qu’il nous sera possible de vous consentir.
Dans l’attente de vous donner prochainement satisfaction, je vous prie d’agréer, Monsieur le
Président, l’assurance de ma considération distinguée./.

Mamadou Dembélé
III. La lettre d’accusé de Réception :

Normalement elle n’est pas employée dans l’administration des ses correspondances
entre services.
Un registre de transmission le remplace dans ce cas et la signature du service
destinataire sur le registre vaut décharge pour l’expéditeur et accusé de réception. Toutefois,
dans certains cas, l’administration juge utile d’utiliser l’accusé de réception.
Sa forme est personnelle mais la forme administration n’est pas exclue. Pour la rédaction de
l’accusé, on utilisera toutes mentions utilisées dans les lettres (à forme personnelle ou
administrative).
Pour ce qui concerne le texte du corps de l’accusé, nous proposons les formules les
plus utilisées selon les cas.

1°) – Pour un simple accusé :


- J’ai l’honneur d’accuser réception de votre lettre n°…
du …..relative à ….Elle a été enregistrée sous le n°… et fera l’objet d’un examen dans les
meilleurs délais.

2°) – Pour un accusé constituant lettre d’attente :


a°) – J’ai pris bonne note de votre ….. du… relative à… J’ai soumis la question que vous
m’avez posée à l’étude de mes services et je ne manquerai pas de vous informer de la suite
qui pourra lui être donnée.
--------
b°) – Par lettre n°…en date du… vous avez bien voulu attirer mon attention sur…Je ne
manquerai pas de vous tenir informé de la suite qui sera donnée à cette affaire après étude par
mes services.
---------
c°) – Par lettre n°… en date du… vous avez soumis (présenté)… j’ai l’honneur de vous faire
connaître qu’en raison de la complexité de cette affaire, il ne m’apparaît pas possible d’y
apporter une réponse immédiate. En effet… Je ne manquerai pas toutefois de vous
communiquer, après étude, les conclusions (dispositions) qu’il y aura lieu de retenir (prendre).

3°) – Pour préciser que les documents demandés ont déjà été envoyés :

- Par lettre n°… du … vous m’avez demandé…J’ai l’honneur de vous faire connaître que ces
pièces vous ont été adressées sous bordereau (pli) n°…du …Elles devraient donc vous
parvenir incessamment.
4°) – Pour répondre à une réclamation :

- J’ai pris bonne note de votre réclamation en date du … relative à … cette affaire a retenu
toute mon attention er recevra après étude la suite qu’elle mérite, je ne manquerai pas de vous
en faire part dans les meilleurs délais.

5°) – Pour signaler que la demande a été transmettre à un autre service compétent :

- Par lettre n°… vous m’avez adressé (par erreur) … j’ai l’honneur de vous faire connaître que
votre demande a été transmise à (l’autorité ou service) compétent(e) pour traiter cette affaire,
sous bordereau n°… du …vous voudrez bien prendre contact avec ce service pour toute
information, complémentaire.

N.B. : L’objet de l’accusé reprendra exactement l’objet de la 1ère lettre reçue et non la formule
accusé de réception.

Accusé de réception :
Exemple 5 :

Ministère de l’Administration République du Mali


Territoriale du Développement Un Peuple – Un But – Une Foi
à la Base
--------- --------

Région de Gao
----------
Cercle d’Ansongo
----------
N°412/CA.
Ansongo, le 10 Avril 1990

Le Commandant de Cercle d’Ansongo

A Monsieur le Gouverneur de la Région


de Gao.

Objet : Contrôle routier


12 GRG-CAB.

J’ai l’honneur d’accuser réception de votre lettre n°12/GRG/CAB du 10 Avril 1990


relative au contrôle routier entre le Mali et le Niger.
Elle a été enregistrée sous le numéro 756 du 10 Avril 1990 et fera l’objet d’une
application diligente.

CNE AL
IV. La lettre de Rappel :

Elle a pour objet d’inviter le destinataire à répondre à une lettre précédemment


envoyée, lorsqu’il a omis de le faire dans un délai raisonnable.
Selon le cas, la lettre de rappel sera une lettre à forme personnelle ou à forme administrative.
Du point de vue de la présentation, l’objet de la lettre de rappel reprendra exactement
l’objet de la 1ère lettre envoyée et non la formule Rappel qui sera contraire au principe de la
courtoisie dans l’Administration.
L’idée de rappel apparaît dans la mention référence où on portera les indications relative à la
lettre demeurée sans réponse.

Lettre de Rappel :
Exemple 6 :

Ministère de l’Administration République du Mali


Territoriale chargé des Relations Un Peuple – Un But – Une Foi
avec le C.T.S.P et les Associations --------
--------

Direction Nationale de l’Administration


Territoriale
----------
N°615/MAT-CTSP.ASS-.DNAT.

Bamako, le 12 Février 1992

Le Ministre de l’Administration
Territoriale

A Monsieur le Commandant de Cercle


de DJENNE.

Objet : Rapport politique


trimestriel.

Référence : Ma lettre
n°35/MAT-CTSP. ASS-DNAT du
15 Janvier 1992.

Par lettre ci-dessus rappelée, je vous avais demandé de me faire parvenir sous
huitaine votre rapport politique trimestriel.
Par la présente, je vous invite à me faire tenir le dit rapport sans délai.

Birama S. Traoré
6. LES DOCUMENTS ADMINISTRATIFS DE TRANSMISSION OU
LIAISON

Généralités :
Les procédures administratives étant doublement fondées d’une part sur une théorie de
l’organisation et méthodes administratives et d’autre part sur une pratique reposant sur la
matérialisation d’une preuve et sur une tradition procédurière, toute technique administrative
s’inscrit nécessairement dans cette optique. Ainsi, dans la procédure de transmission des actes
administratifs outre les divers services de l’administration, il est utilisé un certain nombre de
documents appelés documents de liaison ou de transmission. Leur rôle est de servir de moyen
d’accompagnement des documents administratifs à l’intérieur de l’institution publique. Parmi
eux figurent :

- Le Bordereau d’Envoi ;
- Le Soit – Transmis ;
- Le Note Ordinaire.

I. – Le Bordereau d’envoi :

I - Le Bordereau d’Envoi Simple


Il se compose de 2 formes : I
I – Le Bordereau d’Envoi Récapitulatif.

Le Bordereau d’Envoi est un document de transmission utilisé pour l’expédition des


pièces administratives entre les différents services de l’administration chaque fois que celle-ci
n’implique pas de commentaires qui justifieraient la rédaction d’une lettre, mais aussi chaque
fois qu’en raison du rang hiérarchique du destinataire la forme déférente de la lettre ne
s’impose pas. C’est pour cette raison que l’administration n’enverra pas de Bordereau
d’Envoi lorsque la transmission est faite à l’attention personnelle de certaines autorités (chef
de gouvernement, ministres). Il en est de même pour une personne extérieure à
l’administration.
Dans tous ces cas, l’administration utilisera la lettre de transmission ou
d’accompagnement.

a°) – Le Bordereau d’Envoi simple :


Dans l’administration c’est le document de transmission le plus utilisé. Il comporte 3
colonnes :
- La 1ère colonne Désignation des pièces permet d’identifier chaque document, sa nature et son
numéro d’enregistrement.
- La 2ème colonne Nombre de pièces détermine le nombre d’exemplaires transmis.
- La 3ème colonne Observation détermine les mentions relatives à l’objet de la transmission.

Formules utilisées dans la colonne ‘’Observation’’ :


(1) – Pour information : Le document est transmis au destinataire à titre indicatif.
IL PEUT INTERESSER LE DESTINATAIRE.
(2) – Pour attribution : le document est transmis à titre définitif, car il relève de la compétence
du destinataire.
(3) – En communication (ou pour Retour) : Le document est transmis au destinataire pour
étude ou avis après usage, celui-ci devra le retourner à l’expéditeur.
(4) – Pour exécution : c’est l’apanage du supérieur qui en transmettant le document au
subordonné demande d’exécuter l’ordre et de lui rendre compte.
(5) – Pour décision : c’est le subordonné qui transmet le document au supérieur en lui
demandant une décision sur le problème en question.
(6) – Pour signature : le document est transmis au supérieur pour être signé.
Si le document signé doit retourner, la mention sera : Pour signature et retour à …
Du point de vue de la forme, le Bordereau d’Envoi comporte les mêmes mentions que sur les
autres documents administratifs à l’exception de l’objet, référence.
Le titre Bordereau d’Envoi écrit en majuscules au milieu de la page :
Ministère de _____________ République du Mali
Direction National _________ Un Peuple – Un But – Une Foi
Service ___________________
N°_______________________ --------

Bamako, le ____________

Monsieur le _____________
à
Monsieur le ______________

BORDEREAU D’ENVOI

Désignation des pièces Nombre de pièce Observations

Reçu le _____________ Signature

b°) – Le Bordereau d’Envoi Récapitulatif :


Il comporte 4 colonnes dont la 1ère portant la mention n°d’ordre permet de classer dans
l’ordre la transmission des documents.
Les 3 autres colonnes sont analogues à celles du Bordereau d’Envoi simple.
Le Bordereau d’Envoi récapitulatif sert d’accusé de réception de réception. A ce titre,
il est utilisé en double exemplaire. Le 1 er exemplaire est rempli par l’expéditeur lorsqu’il
transmet son document. Le double est envoyé vierge au destinataire qui doit le remplir et le
renvoyer à l’expéditeur. Dans ces conditions, lorsque le destinataire renvoie le double, il
mentionnera ‘’EN RETOUR’’ dans la colonne observation et complétera la mention ‘’Reçu
les pièces énoncées au présent Bordereau le . écrite sur le double exemplaire.
Le double ainsi complété sera signé et daté puis réexpédié.
Il se présente ainsi :

Ministère de _____________ République du Mali


Direction National _________ Un Peuple – Un But – Une Foi
Service ___________________
N°_______________________ --------

Bamako, le ____________

Monsieur le _____________
à
Monsieur le ______________

BORDEREAU RECAPITULATIF
N° Désignation de Nombre de Observations
d’ordre pièces pièces

Total : ……………..

Reçu les pièces énoncés au bordereau le … Signature

II. – LE SOIT – TRANSMIS :


Du point de vue de la règle administrative, c’est un document de transmission qui est
du ressort du supérieur hiérarchique lorsqu’il transmet des documents au subordonné avec les
instructions relatives à leur traitement. Mais dans la pratique administrative, les gens en font
une utilisation autre. En effet, le soit – Transmis est utilisé dans ces deux sens :

Subordonné --------> Supérieur


<----------
Il se présente ainsi :

Ministère de _____________ République du Mali


Direction National _________ Un Peuple – Un But – Une Foi
Service ___________________
N°_______________________ --------

Monsieur le _____________
à
Monsieur le ______________

SOIT – TRANSMIS N° /

ANALYSE :
__________
________
_____

AVIS DE TRANSMISSION
__________
________
_____

Bamako, le _____________

Signature

III. – La Note Ordinaire :


La note est un mode de correspondance utilisé à l’intérieur d’un même service entre
les fonctionnaires.
C’est une relation écrite destinée à transmettre : un ordre, une indication ou tout
simplement une information, et d’en garder la trace. La note, comme les autres modes de
correspondance, s’adresse à un égal, à un supérieur ou à un subordonné.
Elle a comme signification :

a°) Soit d’accompagner un document pour l’expliquer ;


b°) Soit d’être une analyse d’un dossier dont elle résume les éléments ;
c°)Soit d’être l’indication générale d’un travail à effectuer ;
d°) Soit de porter instruction générale à l’intérieur d’un service, et elle est donc, à ce moment
là, une note de service.
Traditionnellement, sa présentation change suivant la situation hiérarchique de l’expéditeur et
du destinataire.
S’il s’agit d’une note adressée à un supérieur, ce sera une note à l’attention de Monsieur x.
S’il s’agit d’une note destinée à un égal, ce sera une note à Monsieur x.
S’il s’agit d’une note destinée à un subordonné, ce sera une note pour Monsieur x
Mais dans la pratique, pour des raisons de courtoisie, on emploie la 1 ère formule. En toute
hypothèse, il convient de respecter la voie hiérarchique.
Comme toute correspondance administrative, la note comporte un objet, un
n°d’enregistrement, elle est datée et signée-
Sa rédaction doit être aussi soignée que celle de toute correspondance administrative et faire
preuve d’un esprit de synthèse ainsi que d’une logique qui en permette la compréhension.
Les caractéristiques de la note sont : la brièveté, la concision et la clarté.

N.B. : La suscription est remplacée par le titre : Note à l’attention de M…

IV. – La lettre de Transmission :


Entre services, l’administration n’utilise pas ce type de lettre mais plutôt un bordereau
d’envoi. Cependant lorsque l’on adresse un document à une haute autorité ou à une personne
étrangère à l’administration, la lettre de transmission est préférée au Bordereau d’Envoi.
On utilisera aussi la lettre de transmission entre service lorsque le document transmis appelle
un commentaire ou des annotations explicatives importantes.
Dans la plupart des cas la lettre de transmission sera une lettre à forme personnelle.
La transmission sera faite ‘’pour attribution’’, ‘’Pour information’’, ‘’Pour avis’’ ou pour
solliciter des instructions.
Du point de vue de la présentation, la lettre de transmission aura les mêmes mentions
que les autres lettres.
Pour le corps : on aura les formules suivantes :
- J’ai l’honneur de vous transmettre pour information…

Ou bien :
- je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint…

BORDEREAU D’ENVOI
Exemple 7 :

Ministère de la Justice République du Mali


Garde des sceaux Un Peuple – Un But – Une Foi
Direction des Affaire
Pénales --------
------- Bamako, le ____________

N°_____/M.J. DNAP

BORDEREAU D’ENVOI
A
Monsieur le Ministre de la Santé,
de la Solidarité
et des personnes âgées.

BORDEREAU D’ENVOI
Désignation des pièces Nombre de pièce Observations
- Liste des détenus admis l’Hôpital
Gabriel Touré. Courant 1er
Semestre 1994……….
1

- Etat des frais engagés ……….


‘’Pour information’’
1
.
Total : ………..

Pour le Ministre de la Justice


et par délégation
Le Directeur Général des Affaires
Pénales

A.S.

Exemple 8 :

Ministère de l’Enseignement Supérieur République du Mali


Secondaire et de la Recherche Scientifique Un Peuple – Un But – Une Foi
------- --------
Direction Nationale des Enseignements
Supérieurs et de la recherche scientifique
--------

LE DIRECTEUR GENERAL DES ENSEIGNEMENTS


SUPERIEURS ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE
BAMAKO

A Monsieur le Directeur Général de l’Ecole Normale Supérieure


BAMAKO

SOIT – TRANSMIS N°185 / D.N.E.S.R.S

ANALYSE : - Document concernant le 2e festival mondial des arts Nègres portant en objet le
programme du colloque.

AVIS DE TRANSMISSION : - Pour étude.

BAMAKO, le 27 FEVRIER 1975


LE DIRECTEUR GENERAL DES ENSEIGNEMENTS
SUPERIEURS ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE P.I

Mamadou SARR

Exemple 8 bis :

Ministère de l’Education Nationale République du Mali


------- Un Peuple – Un But – Une Foi
DIRECTION NATIONALE DES
ENSEIGNEMENTS SUPÉRIEURS ET
DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Le Directeur Général

A Monsieur le Directeur Général de


l’Ecole Nationale d’Administration

SOIT – TRANSMIS N°1434 D.N.E.S.R.S

Analyse ; 1°) – Lettre de Mr le Secrétaire Général de l’AUPELF concernant le Fonds


International de Coopération Universitaire (FICU)
2°) – Note de présentation et formulaire de projet du FICU
3°) – Trois (3) dépliants présentant des activités du CRDI et les possibilités en matière
d’aide à la recherche et aux chercheurs.

Avis de transmission ; Pour exploitation, en rapport avec la Division de la Recherche


Scientification./.

BAMAKO, le 06 JUIN 1985

M.S. CAMARA

Ministère de l’Administration République du Mali


Territoriale et du Développement Un Peuple – Un But – Une Foi
à la Base.
-------- --------
Inspection de l’intérieur
--------

Bamako, le 15 septembre 1985

Objet :
Référence :

SOIT – TRANSMIS N° / .

A Monsieur le Gouverneur du District de Bamako

Analyse :

Un document des Nations Unies relatif au ramassage des ordures dans les grandes cités.

AVIS DE TRANSMISSION

‘’pour exploitation et avis’’

Pour le ministre de l’Administration Territoriale


et par délégation l’Inspecteur en chef.

Komakan Diabaté
Chevalier de l’ordre National

Note d’Information
Exemple 9 :
Ministère de la Fonction Publique République du Mali
du Travail et de la Modernisation Un Peuple – Un But – Une Foi
de l’Administration
-------- --------
Cabinet Bamako, le 05 Octobre 1993
--------
N° 005 ./MFPT-MA-Cab.

NOTE D’INFORMATION
A tous Ministres
Gouverneurs de Région et du District de Bamako

…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
La loi 87-47/AN-RM du 10/08/1987 relative à l’exercice du droit de grève dans les
services publics fixe le cadre juridique.
Elle s’applique aux personnels de tous les services publics aux échelons national,
régional et sub- régional personnalités chargés de la gestion d’un service public.
1°) De la Procédure
Conformément aux dispositions pertinentes de la loi87-47 précitée, la grève dans les
services publics doit être précédée d’un préavis déposé par l’organisation syndicale la plus
représentative sur le plan national, dans la catégorie professionnelle ou dans le service ou
l’organisme intéressé.
Le préavis qui doit parvenir 15 jours avant le déclenchement à l’autorité hiérarchique
de gestion territorialement compétente doit préciser les motifs du recours à la grève, le lieu de
grève, l’heure du début ainsi que la durée limitée ou non.
Dans le cadre de l’obligation de négociation imposée aux parties concernées, le
différend est porté devant une commission de conciliation composée de personnalités
indépendantes et étrangères au conflit dès le dépôt du préavis de grève.
Les membres de la commission de conciliation nommés par arrêté du Ministère chargé du
travail sur proposition du Ministre chargé du travail sur proposition du Ministre intéressé et de
l’organisation syndicale la plus représentative au plan national élisent en leur sein un
président.
Le président invite chacune des parties à désigner sans délai, deux représentants aux
fins de favoriser le règlement amiable du conflit.
Les parties qui doivent commettre deux représentants dûment mandatés et ayant
pouvoir pour négocier un accord sont tenues de comparaitre devant la commission de
concertation dès leur convocation.
Les réunions de la commission sont sanctionnées par un procès verbal constatant
l’accord, le désaccord total ou partiel des parties. Le procès verbal aussitôt notifié aux parties
indique les points sur lesquels celles-ci se sont mises d’accord et ceux sur lesquels le
désaccord persiste.
A compter du jour qui suit leur signature par les parties, les accords qui interviennent
sont applicables sauf stipulation contraire.
En tout état de cause, la grève est illicite pendant la période de conciliation.
2°) Des limites à l’exercice du droit de grève :
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
3°) Conséquence liées à l’exercice du droit de grève :
a°) L’absence de service fait donne lieu à une retenue du traitement ou du salaire et de ses
compléments autres que les suppléments pour charges de famille. Les retenues, sont opérées
en fonction des durées d’absence constatées.
Quelque soit le mode de rémunération, la cessation de travail pendant une durée inférieure à
une journée de travail donne lieu à une retenue égale à la rémunération afférente à cette
journée.
b°) Toute personne ayant encouragé ou organisé un arrêt de travail en violation des
prescriptions légales et réglementaires en vigueur est responsable du dommage causé aux
usagers des services publics concernés.
L’action en responsabilité relative à ces faits qui se prescrit par 3 ans à partir de la date de la
reprise régulière du service s’intente devant la juridiction civile de droit commun.
c°) Lorsque la grève porte gravement atteinte à l’ordre public, il peut être procédé à une
réquisition conformément aux dispositions de la loi n°87-47/AN-RN du 4 Juillet 1987 relative
aux réquisitions de personnes, des services et des biens.
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………

Ousmane Oumarou Sidibé

Lettre de Transmission :
Exemple 10 :
Ministère de la Justice République du Mali
Garde des Sceau Un Peuple – Un But – Une Foi
-------- --------
Cabinet
--------

Bamako, le 20 Mai 1994

N° / .
Objet : Le Ministre de la Justice
Référence : Garde des Sceaux

A Monsieur le Premier Ministre


chef du Gouvernement

Faisant suite à vos instruction, j’ai l’honneur de vous transmettre pour valoir compte
rendu le rapport objet de la transmission n°140/PG-CA du 30 Novembre 1993 du procureur
général près la cour d’Appel du Mali./.

Boubacar G. Diarra

Exemple 11 :

Ministère des Mines République du Mali


De l’Hydraulique et de l’Energie Un Peuple – Un But – Une Foi
-------- --------
Direction Nationale
De l’Hydraulique et de l’Energie
--------

Bamako, le 13/12/ 94

N° 45/H.S/94
. Le Directeur Régional
de l’Hydraulique et de l’Energie

A MONSIEUR LE DIRECTEUR REGIONAL


DE L’ELEVAGE DU DISTRICT
BAMAKO

Objet : Transmission du rapport


de visite de deux puits
à Sébénikoro.

Monsieur le Directeur,
Suite à la visite effectuée le Mercredi 07/12/94 sur deux puits sis à Sébénikoro, j’ai
l’honneur de vous faire parvenir la note technique relative aux caractéristiques visuelles des
ouvrages hydrauliques concernés.

Je vous en souhaite bonne réception.

LE DIRECTEUR REGIONAL

H. SANGARE
C.C : GOUVERNEMENT DU DISTRICT.

7. LES DOCUMENTS D’INJONCTION OU D’INSTRUCTION


Ce sont des documents qui servent de support aux ordres, décisions prescriptions,
recommandations et explications qu’une autorité supérieure adresse à ses subordonnés pour
fixer le cadre et les modalités d’exécution de leur tâche, conformément aux décisions de
l’autorité supérieure.
Ils constituent donc des documents hiérarchiques qui prennent appuis sur la
compétence du supérieur en matière d’organisation de ses services d’une part, et en matière
d’orientation de l’activité de ses subordonnés d’autre part. il est à noter que ces documents
sont exclusivement des documents à caractère administratif et non règlement : ils ne
constituent donc pas des décisions administratives (la décision administrative est un acte
juridique par lequel une autorité administrative modifie l’ordonnancement juridique antérieur
ou un acte par lequel l’administration met en œuvre son pouvoir de modification unilatérale
des situations juridiques.)
Du point de vue du droit administratif, ces documents (note de service, circulaires,
instructions) sont des documents administratifs d’ordre interne qui sont, en principe,
inopposables aux tiers. Destinés à éclairer les fonctionnaires sur la manière d’accomplir leur
tâche, d’interpréter et d’appliquer les actes législatifs et réglementaires des dispositions
nationales opposables aux administrés.
Une circulaire qui tendrait par exemple à créer à l’encontre des tiers des obligations
nouvelles non prévues par la loi ou la réglementation en vigueur serait entachée d’excès de
pouvoir : un ministre ne saurait en effet prendre sous forme de circulaire des dispositions
relevant de la compétence du décret ou de la loi. Il appartiendrait au juge administratif de se
prononcer, à la requête des tiers concernés sur la qualification et la validité des dispositions en
cause.

I. LA NOTE DE SERVICE

C’est un document interne par lequel un supérieur donne à ses subordonnés soit des
informations, soit des instructions à caractère permanent ou temporaire sur un problème
particulière relatif aux activités du service ou sur son fonctionnement général, ces instructions
resteront applicables tant que leur objet subsiste ou jusqu’à ce qu’une nouvelle note de service
vienne les abroger.

La Note de Service est surtout utilisée pour assurer la bonne marche des services.
C’est en quelque sorte un instrument destiné soit à corriger en cas de besoin ou à améliorer
leur fonctionnement, soit à leur donner de l’impulsion ou à leur imprimer une nouvelle
orientation. En résumé, elle a pour but de régler un ou plusieurs détails de fonctionnement de
la machine administrative en général et en particulier du travail du personnel dans le cadre
d’un service donné. Le ton de la Note de Service est impératif.
Sur le plan formel, la Note de Service présente les mêmes mentions que les autres
documents administratifs. Il faut souligner que pour la Note de Service le n° d’enregistrement
peut être soit sous le timbre soit intégré au titre Note de Service.
leTitre : Note de Service écrit en majuscules peut être suivi de numéro d’enregistrement, de
l’objet et de la référence.
La suscription : mentionne la qualité des destinataires, mais elle peut ne pas être obligatoire.
Le corps du texte : écrit en style impersonnel, mettra l’accent sur le caractère impératif des
instructions. Enfin la signature.

II. La circulaire :

C’est un document hiérarchique à destination collective, adressée par une autorité


administrative supérieure aux autorités ou services subordonné déconcentrés ou décentralisés.
Si elle contient des prescriptions, la circulaire a un aspect document :
Souvent prise à la suite de la publication d’un texte réglementaire important, elle vise à en
rappeler les buts et à en préciser les modalités d’applications à l’usage des services
subordonnés.
Si elle est interprétative c’est pour clarifier le sens d’une procédure mais pas pour
ajouter des éléments nouveaux à la loi ou au règlement et empiéter illégalement sur leur
domaine.
Etant principalement destinés à expliquer un texte ou un processus, toutes les
circulaires doivent être très claires pour éviter toute erreur de compréhension.
Rédigée en style direct (je, vous) la circulaire a un tour plus personnel. (Mais la circulaire
interministérielle est rédigée en style indirect).
La circulaire comporte les mentions habituelles : timbre, devise état, suscription avec
mention de l’autorité expéditrice et celle des destinataires.

Exemple : le Ministre de _______


à
Messieurs les Gouverneurs et Commandants de Cercle.

La circulaire interministérielle portera en suscription l’indication des différents ministres :

Exemple : Le ministère de ________


Le Ministère de __________
à
MM. Les gouverneurs

La circulaire porte un titre suivi d’un n° d’ordre, du sigle d’identification du service


expéditeur et de la date.
Exemple : Circulaire N°004 MEN/CAB du 12 Janvier 1987
L’objet peut être séparé du titre ou être intégré :
Exemple : Circulaire n°____/___/____ du relative à ______

N.B.1 : La circulaire peut comporter une référence. Il s’agira dans ce cas de référence
réglementaire ou de documents antérieurs du service émetteur.
La signature obéit aux règles habituelles. On notera toutefois la reprise de ka date en fin de
texte comme pour les actes réglementaires.

N.B.2 : les circulaires ne sont pas publiées au journal officiel sauf exception. Mais elles sont
dans les bulletins officiels des ministères lorsqu’ils existent.

III. – La Lettre circulaire


Lettre dans la forme et dans le contenu, essentiellement informative et souvent sans
référence hiérarchique, elle n’aurait dans ce cas en commun avec la circulaire que le fait
d’être collectivement adressée à des destinataires multiples.
Cas particulier de la circulaire entre autorités de même niveau hiérarchique
En fait 2 cas bien différents peuvent se présenter en pratique :
a°) La Lettre Circulaire est adressée par une autorité supérieure - - -> à une autorité de rang
inférieur, à des services subordonnés :

Exemple : le Ministère de _______


à
MM les Gouverneurs
Elle s’inscrit dans le cadre normal d’usage de la circulaire, document hiérarchique, et
le cas ne soulève aucune objection de principe :
- Quand le titre circulaire est remplacé par lettre circulaire ;
- Lorsque la présentation est celle d’une lettre avec comme différence plusieurs destinataires,
il s’agit bien d’une circulaire, prise en vertu du pouvoir d’instruction appartenant à l’autorité
supérieure. Dans ce cas la présentation n’exclut pas quelques variantes de mise en page.

b°) – Mais l’on rencontre également dans la pratique administrative africaine le cas de
lettres circulaire adressées par une autorité à d’autres autorités de même niveau, donc à des
destinataires sur lesquels cette autorité n’exerce aucun pouvoir hiérarchique. Cette pratique,
très fréquente, est contestable.
Il conviendra toutefois d’éviter dans une lettre de ce type toute mention qui pourrait
avoir une connotation hiérarchique, et la présentation sera celle d’une lettre administrative
ordinaire.

Exemple 12 :

Primature République du Mali


Un Peuple – Un But – Une Foi
-------- --------
Cabinet
--------

Bamako, le 10 Décembre 1994

N° 70/Prim-Cab.
.

NOTE DE SERVICE

A tous les membres de cabinet


Les conseils de cabinet se tiendront tous les Mardi à partir de 09 heures dans la salle
de conférence de la Primature.
A cet effet les dossiers du Conseil des ministres seront déposés tous les lundi
précédant le conseil de cabinet avant 16 heures auprès du secrétariat particulier du Premier
Ministre./.

P/Le Premier Ministre,


Le Directeur de Cabinet

Issaga Dembélé

Exemple 13 :

Présidence du Gouvernement République du Mali


-------- Un Peuple – Un But – Une Foi
Ministère d’Etat à la Présidence
Chargé de l’Intérieur
-------- --------
Direction Nationale de l’intérieur
et des Collectivités Territoriales
--------

Bamako, le 26 Septembre 1978

CIRCULAIRE N°013/DI-1

Le Secrétaire d’Etat à la Président chargé de l’intérieur

A tous gouverneurs de Région

La construction nationale n’est plus seulement une affaire du gouvernement, elle est
aussi celle de tous les bons fils du pays.
Cela est fort heureusement bien compris par bon nombre de patriotes qui ne cessent de
se manifester lorsqu’il s’agit de venir en aide à leurs frères et sœurs victimes d’une
quelconque calamité naturelle ou de faire un geste pour bâtir une école, un dispensaire, une
maternité etc…
Le CMLN et le Gouvernement saluent et encourage toutes ces bonnes volontés.
Cependant, il convient dans l’intérêt même du pays et des bénéficiaires des centres
médicaux de rappeler aux populations que l’édification d’un dispensaire, d’une maternité ou
de tout autre centre sanitaire doit correspondre à des norme techniques satisfaisantes au plan
de développement du pays.
Aussi, l’avenir, le Ministère de la santé publique et des affaires sociales leur demande t
–il de se référer au préalable à ses services compétences afin que leurs actions cadrent mieux
avec son plan de développement.

Chef de Bataillon Sékou Ly


Chevalier de l’ordre National

Exemple 13 bis :

MINISTERE DE L’ADMINISTRATION République du Mali


TERRITORIALE ET DU DEVELOPPEMENT Un Peuple – Un But – Une Foi
A LA BASE
-------- --------
DIRECTION NATIONALE DE L’INTERIEUR
ET DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
--------

N°007/MATDB-DNICT

CIRCULAIRE
TOUS MAIRES

Il m’est revenu que la procédure de reforme des véhicules appartenant aux communes
est ignorée par les responsables municipaux.

Aussi il me parait opportun d’attirer votre attention sur l’alinéa 3 de l’art 27 du décret
67/PG-RM du 18 Avril 1977 portant règlement de la comptabilité des matières.

En effet le texte stipule que les véhicules de ces collectivités décentralisées sont
vendus par une commission de reforme composée comme suite.

‘’ Le Commandant de Cercle ou son Adjoint Président


- Le percepteur………………………………………………….. Membre
- Le représentant du service ayant proposé la reforme …………..Membre
- un technicien de la matière ou du matériel à reformer ………….Membre

En aucun cas les comptables matières ne peuvent être membres de la


Commission de reforme ‘’
Je vous invite en conséquence à observer à l’avenir ces prescriptions./.

BAMAKO , LE 22 Avril 1988

COLONEL ABDOURAHMANE MAIGA


OFFICIER DE L’ORDRE NATIONAL

Exemple 13 ter :

MINISTERE DU BUDGET République du Mali


-------- Un Peuple – Un But – Une Foi
CABINET
-------- --------

CIRCULAIRE N°005/MB/CAB/DGMP

d'application du décret n°92-059/P-CTSP du 14 février 1992, portant réglementation des


marchés publics

OBJET : Contrôle des procédures de passation des marchés publics de l’Etat et des
Collectivités Décentralisées et leurs circuits d’approbation

Le MINISTERE DU BUDGET
A TOUS LES MINISTRES ET SECRETAIRE D’ETAT

L’objet de cette circulaire est de préciser les nouvelles modalités, fixées par le décret n°92-
059/P-CTSP, en date du 14 février 1992, portant règlement des marchés publics, qui président
au contrôle des procédures de passation des marchés publics de l’Etat et des Collectivités
Décentralisées et aux circuits de leur approbation.

La présente circulaire comprend les parties suivantes :

1. contrôle de la passation des marchés publics : ce contrôle s’entent avant la rédaction du


contrat de marché (élaboration des cahier des charges, publication de l’avis d’adjudication ou
d’appel d’offres, dépouillement des offres, autorisation préalable en cas d’entente, attribution
du marché…).
2. Présentation des marchés publics : Ceci concerne les pièces qui doivent être jointes au
marché avant son introduction dans les circuits d’approbation ;
3. Circuits d’approbation des marchés publics : pour que les nouveaux circuits d’approbation
des marchés publics puissant avoir tout leur effet, il est absolument indispensable, en
particulier, que :
- la préparation des marchés publics soit faite dans les meilleurs délais possibles par l’Autorité
Contractante ;
- les délais s’écoulant entre l’acceptation du marché par le fournisseur et son envoi par
l’Autorité contractante à la Direction Générale des Marchés Publics, pour entrer dans les
circuits d’approbation, soient réduits au strict minimum.

4. Notification du marché approuvé au titulaire.

PREMIERE PARTIE : CONTROLE DES PROCEDURES DE PASSATION DES


MARCHES PUBLICS :
Le contrôle des procédures de passation des marchés publics est assuré par la Direction
Générale des Marchés Publics.
Les marchés peuvent être passés soit sur adjudication ouverte ou restreinte, soit sur appel
d’offres ouvert ou restreint, soit, exceptionnellement, par entente directe.

1. Marchés sur adjudication et sur appel d’offres :


1.1 La Direction Administrative et Financière de l’autorité contractante :
- avant l’organisation de toute consultation, doit s’assurer de l’existence réelle des crédits
nécessaires à la prise en charge des acquisitions ou réalisations projetées dans le cadre de
dépenses imputables sur ses crédits propres ou sur financement extérieur.
Si, faute de crédits propres suffisants, la dépense envisagée est imputable sur les crédits
prévus au titre des charges communes de l’Etat, elle doit obtenir de la Direction Nationale du
Budget, toujours en amont des procédures de passation des marchés, une attestation ou une
simple lettre visée par le Directeur National du Budget certifiant la disponibilité des crédits
dont il s’agit.
- adresse, pour avis, deux exemplaires du dossier de consultation (règlement de l’adjudication
ou de l’appel d’offres, cahiers des charges, modèles de soumission et de cautionnement) à la
Direction Générale des Marchés Publics.

Ce dossier de consultation doit faire apparaître, avec un maximum de précision,


l’imputation budgétaire de la dépense envisagée (chapitre des crédits propres à l’Autorité
contractante ou références complètes de la convention de financement extérieur).

En cas de prise en charge des acquisitions ou réalisations projetées par les crédits
prévus au titre des charges communes, copie de l’attestation ou de la simple lettre du
Directeur National du Budget précitée doit être jointe au dossier adressé, pour étude, à la
Direction Général des Marchés Publics.
1.2 La Direction Général des marchés Publics :
- procède à l’examen du dossier de consultation et vérifie sa conformité avec la
réglementation, elle dispose d’un délai maximum de quinze jours ouvrables pour donner un
avis (en application de l’article 104 du décret n°92-059/P-CTSP portant réglementation des
marchés publics).
- en cas d’avis favorable :
* avant le lancement effectif de son bulletin officiel des marchés publics (en cours de
conception) , invite la Direction Administrative et Financière à porter à la connaissance du
public l’avis d’adjudication ouverte ou l’avis d’appel d’offres ouvert, par une insertion dans
une publication habilitée à recevoir des annonces légales et dans la presse national et / ou
internationale ;
*après la création de son bulletin officiel des marchés publics, procédera à la publication de
l’avis d’adjudication ouverte ou de l’avis d’appel d’offres ouvert dans ce nouveau support,
dont la parution sera bimensuelle, et demandera à la Direction Administrative et Financière de
procéder, s’il y a lieu, à cette même publication parallèlement dans la presse nationale et /ou
internationale.
1.3 Dans le cas exceptionnel où l’adjudication ou l’appel d’offres devrait être lancé pour des
motifs conjoints d’urgence et de force majeure en l’absence des crédits nécessaires aux
acquisitions ou réalisations projetées, il est absolument impératif que ces consultations ne
soient entamées qu’avec l’autorisation formelle du Ministère chargé du Budget.
1.4 Sous réserve de prescriptions différentes de la part des bailleurs de fonds contenues dans
le règlement de la consultation :
- le délai de réception des soumissions et offres ne peut être supérieur à trente jours ouvrables,
pour les consultations ouvertes au niveau national, et à quarante cinq jours ouvrables, pour les
consultations ouvertes au niveau international, à compter de la publication de l’avis
d’adjudication ou d’appel d’offres dans les conditions fixées plus haut ;
- pour les adjudications et appels d’offres restreints, les délais précités courent à partir de la
date d’envoi du dossier de consultation ou à partir de celle de son retrait par le candidat.
1.5 En cas d’appel d’offre ouvert ou restreint, le choix de l’entreprise attributaire du marché
ne doit pas prendre plus de quinze jours ouvrables (délai pouvant être porté à un mois pour les
grands marchés de l’Etat) à partir de la date d’ouverture des plis par la commission
interministérielle de dépouillement et de jugement des offres dont le cadre juridique relatif à
la composition (fluctuante suivant le marché à délibérer) et son mode de fonctionnement sera
fixé par un prochain arrête d’application du décret n°92-059/P-CTSP portant réglementaire
des marchés publics.
La direction Générale des marchés Publics doit veiller à ce qu’un tel délai soit effectivement
respecté, sous réserve de prescriptions différentes de la part des bailleurs de fonds contenues
dans le règlement de la consultation.

1.6 Conformément à l’article 105 du décret précité, la Direction Administrative et Financière


doit adresser à la Direction Générale des Marchés Publics, pour approbation et
recommandations éventuelles, dans les huit jours ouvrables suivant la décision d’adjudication
ou d’attribution du marché par la commission interministérielle susvisée, le procès verbal
d’ouverture des plis, le rapport d’analyse technique et financière des soumissions ou offres,
ainsi que le procès – verbal faisant état du choix du candidat.
Dans le cas des marchés prévus à l’article 106 du décret susvisé, la Direction Administrative
et Financière doit, dans un délai de quinze jours ouvrables, à partir de l’approbation
(également dans un délai de quinze jours ouvrable) par la Direction Générale des Marchés
Publics de la décision de la commission, préparer le projet de contrat de marché et l’introduire
dans les circuits d’approbation.
Dans le cas des marchés prévus à l’article 107 du même texte, la Direction Administrative et
Financière doit, dans un délai de quinze jours ouvrable, à compter de l’approbation par le
Ministère de tutelle de la Direction Générale des Marchés Publics du choix du candidat,
préparer le projet de contrat de marché et l’introduction dans les circuit d’approbation.
Dans le cas des marchés prévus à l’article 108 du décret précité, la Direction Administrative
et Financière doit, dans un délai de quinze jours ouvrable, à compter de l’approbation par le
Conseil des Ministre de l’attribution du marché, préparer le projet de contrat de marché et
l’introduction dans les circuits d’approbation.

2. Marchés par entente directe :


Il ne peut être de marché par entente directe que dans les cas visés aux articles 54 et 55 du
décret portant réglementation des marchés publics. Dans ce cas, le rapport de présentation
(cf.2ème partie ci après) joint au projet de marché doit justifier, tous documents à l’appui, la
référence à telle ou telle exception prévue par la règlementation.

Dans tous les cas visés aux articles précités, la Direction Administrative et Financière doit
adresser une demande d’autorisation préalable à la Direction Générale des Marché Publics,
laquelle doit se prononcer dans un délai de quinze jours ouvrable suivant réception de la
requête.

DEUXIEME PARTIE : PRESENTATION DES MARCHES PUBLICS

Chaque projet de marché est préparé par la Direction Administrative et Financière de


l’autorité Contractante, en accord avec le fournisseur, l’entrepreneur ou le prestation de
services concerné, sauf pour les marché relatifs à des travaux, dans ce dernier cas, la Direction
Administrative et Financière délègue en principe la préparation des marchés ( comme la
préparation des dossiers d’appel d’offres, d’ailleurs, plus en amont) au service technique
spécialisé.

Une fois le marché préparé et accepté par les parties contractantes, la Direction
Administrative et Financière prépare le dossier de marché qui sera introduit dans les circuits
d’approbation (cf. 3ème partie ci après).
Le dossier de marché doit comporter obligatoirement les pièces suivantes :
1. Le rapport de présentation : ce rapport, signé par l’Autorité Contractante, doit indiquer :
- le motif ou les causes de la dépense,
- le montant du marché,
- l’imputation budgétaire,
- le mode de passation choisi : adjudication, appel d’offres ou entente directe,
- le nom et la qualité du fournisseur, de l’entrepreneur ou du prestataire de services retenu.

Ce rapport doit être aussi détaillé que possible. En particulier, s’il y a eu entente directe, cette
procédure exceptionnelle doit être justifiée, non par une simple référence à tel ou tel article de
la réglementation, mais par une justification de cette référence. Il ne suffit pas de dire que les
prix de telle ou telle firme sont compétitifs, il faut le prouver par une consultation informelle
de prix, par exemple.

2. Les pièces justificatives du mode de passation :

2.1 S’il y a eu adjudication ou appel d’offres, ces pièces sont le procès verbal d’ouverture des
plis, le rapport d’analyse des offres, le procès verbal d’attribution provisoire du marché, et
toutes autres pièces s’y rapport.

2.2 S’il y a eu entente directe, toutes correspondances ayant justifié ou autorisé ce mode de
passation.

2.3 Toutes correspondances relatives au marché visé : s’il s’agit d’un avenant à un marché
déjà approuvé, il convient de joindre un exemplaire du marché de base déjà approuvé et toutes
pièces justifiant l’avenant.

2.4 Au moins vingt exemplaire originaux du marché à approuver.


Une fois le dossier du marché préparé, il convient de concrétiser son acceptation, pour ce
faire, il faut et il suffit que le titulaire signe le contrat de marché conjointement avec
l’Autorité Contractante, tout autre visa étant absolument inutile et ne pouvant que ralentir
l’introduction du marché dans les circuits d’approbation.

Toutefois, les marchés relatifs à des travaux seront revêtus, à ce stade, de trois au lieu de deux
signatures. En effet, ils devront comporter les signatures :
- l’entrepreneur,
- le Ministre du Département technique spécialisé,
- l’Autorité Contractante qui accepte, par sa signature, le marché préparé et présenté par le
Ministère technique spécialisé.
De même, pour la réalisation des actions financées par le FED, les marchés correspondants
seront revêtus de trois ou quatre signatures :
- le fournisseur, l’entrepreneur ou le prestataire de services,
- l’Ordonnateur National du FED (Ministre chargé du plan),
- le Ministre du Département technique spécialisé, s’il s’agit d’un marché relatif à des
travaux.
2.5 La fiche d’engagement visée par le Contrôle Financier, après vérification de la
disponibilité des crédits devant supporter la dépense envisagée.

TROISIEME PARTIE : CIRCUIT D’APPROBATION DES


MARCHES PUBLICS
Avant approbation, le Ministère chargé du Budget, par l’intermédiaire de la Direction
Générale des Marchés Publics, doit assurer le contrôle juridique, technique, économique et
financier des marchés publics.

Tout marché non approuvé par l’autorité compétente ne saurait engager l’Etat en quoi que ce
soit et si, dans un tel cas, ledit marché commence à recevoir un début d’exécution, ce ne peut
être qu’aux progrès risques et périls du fournisseur, de l’entrepreneur ou du prestataire de
service concerné.

Les paragraphes qui suivent présentent les circuits au cours desquels les marchés sont
examinés par la Direction Générale des Marchés Publics et à l’issue desquels ils sont
approuvés.

1. Projet de contrat de marché : le projet de contrat de marché, s’il n’a pas été établi
conformément aux modèles type de contrats élaborés par la Direction Générale des Marchés
Publics, en raison, en particulier, de la spécificité de son objet, doit être adressé en deux
exemplaires non signés (ni par le titulaire ni par l’Administration) à la Direction Générale des
Marchés Publics, laquelle doit s’assurer de la conformité des clauses contractuelles avec la
réglementation des marchés publics et les cahiers des charges de la consultation.

Si le projet de contrat de marché est juridiquement conforme, la Direction Générale des


Marchés Publics, dans un délai de huit jours ouvrables après sa réception, retourne avec avis
favorable un exemplaire du projet de marché à la Direction Administrative et Financière (ou
au Ministère technique spécialisé, s’il s’agit d’un marché de travaux).

En cas d’avis défavorable, le projet de contrat est retourné (dans le même délai de huit jours
ouvrables) à la Direction Administrative et Financière (ou au Ministère technique spécialisé)
pour aménagements à y apporter suivant les remarques et observation de la Direction
Générale des marché Publics.

2. Dossier de marché : pour les marché sur modèles type et ceux (hors modèles type) ayant
reçu l’avis juridique favorable prévu au paragraphe précédent, le dossier de marché (tel que
défini dans la deuxième partie ci-dessus) est transmis par la Direction Administrative et
Financière (ou par le Ministère technique spécialisé) à la Direction Générale des Marchés
Publics.

Dans le cas des marché concernant la réalisation d’action financées par le FED, le FED, le
dossier est transmis par la Direction Administrative et Financière (ou par le Ministère
technique spécialisé) à la Direction Générale de Marchés Publics, par l’intermédiaire de
l’Ordonnance National du FED qui l’aura visé au préalable.
3. Dans un délai maximum de huit jours ouvrable à compter de la date de réception du dossier
de marché, la Direction Générale des Marchés Publics, chargée du contrôle des projets de
marché au regard de la réglementation, du procès verbal d’attribution ou de la lettre
d’autorisation en cas d’entente directe, des normes techniques maliennes (pour les marchés de
travaux) et de la conformité des prix avec les réalités économiques du moment et du lieu
géographique considéré, donne un avis sur le dossier.

En cas d’avis favorable matérialisé sous la forme d’une chemine cartonnée imprimée faisant
apparaître, à la fois, l’identification complète du marché (mode de passation, montant,
imputation budgétaire, etc…) et la mention ‘’Bon pour approbation’’, la Direction Générale
des Marchés Publics :

- concernant les marchés de travaux ou fournitures inférieurs ou égaux à deux cent cinquante
millions de francs CFA ou les marchés d’études inférieurs ou égaux à soixante quinze million
de francs CFA, les approuve par délégation du Ministre chargé du Budget.

- concernant les marchés de travaux ou fournisseurs supérieurs à deux cent cinquante millions
de francs CFA et inférieurs ou égaux à un milliards de francs CFA ou les marchés d’études
supérieurs à soixante quinze millions de francs CFA, mais inférieur ou égaux à sept cent
cinquante millions de francs CFA, présente les marchés à l’approbation du Ministre chargé du
budget dans la chemise cartonnée précitée,

- concernant les marchés de travaux ou fournitures supérieurs à un milliard de francs CFA ou


les marchés d’études supérieurs à sept cent cinquante millions de francs CFA, transmet le
dossier de marché avec avis favorable (toujours sous la même forme) au Cabinet du Ministre
chargé du Budget pour approbation en conseil des Ministres :

- immatricule sans délai le marché approuvé ;


- archive deux exemplaires du marché approuvé ;
- ventile plusieurs exemplaires du marché approuvé auprès des services du Ministère chargé
du Budget, à savoir :
* la Direction Nationale du Budget : deux exemplaires
* la Direction Nationale du Contrôle Financier : un exemplaire
* la Direction Nationale du Trésor et de la Comptabilité Publique : Deux exemplaires
* la Direction Nationale des Impôts : un exemplaire
* la Direction Nationale des Douanes : un exemplaire

- transmet

* un exemplaire du marché approuvé à l’Ordonnateur National du FED (S’il s’agit de la


réalisation d’une action financée par le FED) ;
* un exemplaire du marché au bailleur de Fonds, en cas de financement extérieur,
* un exemplaire du marché au secrétariat Général du Gouvernement ;

- adresse quatre exemplaire du marché approuvé à la Direction Administrative et Financière


(ou au Ministère technique spécialisé, s’il s’agit d’un marché de travaux) pour notification (en
deux exemplaires) du marché au titulaire.
QUATRIEME PARTIE : NOTIFICATION DU MARCHE
APPROUVE AU TITULAIRE
Après approbation du marché par l’autorité compétente, notification doit en être au titulaire
par la Direction Administrative et Financière (ou le Ministère technique spécialisé).

Elle consiste pratiquement en la remise de deux exemplaires du marché au destinataire contre


récépissé ou en un envoi par lettre recommandée avec avis de réception postal.

La date de notification est la date du récépissé ou celle de la réception de l’avis.

Le marché prend effet à cette date. Sauf stipulation contraire du marché, le délai d’exécution
du marché part de la date de notification de ce dernier.

Cette date doit figurer sur les exemplaires du marché détenus aussi bien par la Direction
Administrative et Financière que par le titulaire du marché.
La lettre de notification doit au moins comporter les mentions suivantes (voir modèle en
annexe) :

- le mode de passation du marché (adjudication, appel d’offres ou entente directe),

- la désignation de la prestation,

- Si un cautionnement est demandé dès la notification du marché, préciser que le


cautionnement ou la caution qui s’y substitue doit être constitué dans les vingt jours suivants
la date de réception de la présente lettre, et que le paiement des avances éventuelles et/ou des
droits constatés ne peut être effectué qu’après réalisation du cautionnement ou de la caution ;

- si la date de commencement des prestations n’est pas celle de la notification du fait d’une
disposition particulière des cahiers des charges, préciser que ‘’la date de commencement
d’exécution de la prestation est fixée au …
(indication de cette date) ‘’ou bien que ‘’la date de commencement d’exécution de la
prestation vous sera précisée ultérieurement ‘’.

Je vous saurais gré de bien vouloir faire assurer la plus grands diffusion des présentes
directives auprès des services et directions relevant de votre autorité et veiller à leur
application.

BAMAKO, LE 8 MAI 1992

LE MINISTRE DU BUDGET

Oumar KASSOGUE
Exemple 14 :

UNION DEMOCRATIQUE DU PEUPLE MALIEN République du Mali


-------- Un Peuple – Un But – Une Foi
BUREAU EXECUTIF GENERAL
-------- --------
SECRETARIAT PERMANENT

LETTRE CIRCULAIRE N°67 /UDPM

A TOUS LES SECRETAIRES GENERAUX DES


SECTION U.D.P.M
A MESSIEURS LES MINISTRES DE L’INTERIEUR ET DE
L’EDUCATION NATIONALE
A TOUS LES GOUVERNEURS DE REGION.

Les Associations des Parents d’Elèves ont été créées en 1969-70 pour coordonner les
efforts des parents afin de soutenir ceux de l’Etat dans le cadre de notre politique de
développement de l’Education.

Ces organisations, dès leur création ont été placées sous la tutelle du Ministère de
l’Intérieur, Département chargé de gérer les structures non gouvernementales de ce genre.

Depuis quelques années, il m’a été donné de constater que les Association des Parents
d’Elèves agissent isolement et affectant leurs avoirs à des activités qui n’ont aucun rapport
avec leur mission qui est la promotion de l’Ecole Malienne. En effet la programmation des
activités ne tient pas souvent compte de la vocation de ces Associations et des besoins de
l’Ecole Malienne.
Aussi, n’ont-elles jamais travaillé en étroite collaboration avec les écoles dont les avis
techniques devraient servir de fondement et de justification à leurs actions.
Certaines difficultés qu’on rencontrées les Associations des Parents d’Elèves proviennent
dans la plupart des cas de la timidité et de la crainte de l’Administration qui est restée la seule
autorité en la matière avec une influence qui a été toujours déterminante dans la conduite de
leurs affaires.

Il n’y a pas de doute que l’apport de l’Association des Parents d’Elèves est inestimable
à l’Ecole, mais l’impact de ses efforts serait encore plus efficace si on améliorait la gestion
des fonds, ce qui ne serait possible qu’avec la participation de l’autorité scolaire.

Désormais donc, pour rendre ces Associations plus opérationnelles et productives elles
seront mises sous tutelle du Ministère de l’Education Nationale qui se chargera de les
dynamiser en qui se chargera de les dynamiser en responsabilisant mieux les Parents d’Elèves
afin de les amener à participer de façon rationnelle au développement de l’Ecole Malienne.

La présente circulaire ne change en rien l’esprit et la lettre circulaire n°60/UDPM du 3


Juillet 1985 adressée à tous les Secrétaires Généraux des Sections UDPM, Messieurs les
Ministres de l’Agriculture, de l’intérieur et de l’Education Nationale, à tous les Gouverneurs
de Région et du District de Bamako.
Bamako, le 25 Décembre 1985

Le SECRETAIRE GENERAL DE L’UDPM

GENERAL D’ARMEE MOUSSA TRAORE

LETTRE CIRCULAIRE
Exemple 14 bis :
Ministère de l’Administration République du Mali
Territoriale et du Développement Un Peuple – Un But – Une Foi
à la Base
-------- --------
Direction Nationale de
l'Administration Territoriale
-------- Bamako, le 18 Octobre 1987
N°__159__/MATDB-DNAT
Objet : Incarcération
chefs village.

LETTRE CIRCULAIRE
Référence :

A tous Commandants de Cercle tous


Chefs d’Arrondissement

Il m’est revenu que certains chefs de village du cercle de Nara ont été traduits devant
le tribunal civil de céans et mis en prison dans le cadre du recouvrement des impôts et taxes.
Faut – il rappeler que le chef de village en tant que préposé de l’Administration est
chargé du recouvrement des impôts auprès des redevables que sont les citoyens imposables y
compris lui-même.
Aussi, s’il peut être détenu en tant que simple citoyen pour non paiement d’impôt, il
ne peut l’être en tant que préposé de l’Administration chargé de recouvrement qu’autant qu’il
a été convaincu d’autres infractions.
Le chef de village mérite respect et considération de tous notamment des autorités
qu’il représente.
A l’avenir je ne tolérerai aucune méprise du genre./.

Colonnel Adramane Maïga

8. LES DOCUMENTS D’INFORMATION

Ce sont des documents qui véhiculent une information à sens unique, que celle-ci se
situe dans un contexte hiérarchique (descendant ou montant) ou dans un contexte non
hiérarchique.
C’est souvent des documents qui aident l’autorité à prendre une décision. Dans cette
étude, nous nous contenterons de donner le canevas général de ces différents documents sans
s’adonner à une étude systématique des documents dans leurs composantes. La raison est
qu’ils sont trop nombreux.

I. La Convocation :
C’est un document sommaire par rapport aux autres documents utilisés par
l’administration. L’administration l’utilise pour mieux mobiliser ses agents afin qu’ils
répondent expressément à ses appels. C’est aussi un moyen pour elle de dégager sa
responsabilité par l’existence d’une trace de son appel.
Elle est surtout utilisée pour les impératifs de réunion.
Chaque fois qu’une réunion peut être prévue à l’avance, l’administration juge
impératif d’envoyer par courtoisie une convocation aux personnes dont on attend la
participation.
Pour le même motif, elle devrait toujours la faire parvenir aux destinataires une
semaine (au moins) à l’avance pour permettre aux personnes convoquées de se libérer
éventuellement d’autres obligations et de se préparer à la réunion par l’étude des dossiers ou
des questions qui doivent y être débattus.
Mais il faut préciser que quelle que soit la réunion, la convocation qui l’annonce doit
en communiquer en même temps l’ordre du jour, c'est-à-dire la liste des questions qui y seront
traitées. L’indication de l’ordre du jour a pour but de permettre aux personnes convoquées de
préparer la réunion.
Dans le cas où la réunion porte sur l’étude des documents, le service invitant devra,
avec la convocation, envoyer un exemplaire de ces documents pour permettre aux participants
de les étudiers à l’avance.
Notons par ailleurs que pour plus de courtoisie, la convocation peut prendre la forme
d’une lettre (à forme personnelle ou administrative).

II. Avis et Communiqué :

L’Avis est un document d’information destiné en principe à un public relativement restreint.


Par exemple au personnel, aux usagers d’un service. Il est destiné à être surtout affiché aux
tableaux d’affichage réservés à cet effet. Il sert à donner des informations essentiellement
temporaires : - annonce d’une conférence, d’une réunion, de-travaux à exécuter etc… Son
titre est libellé par exemple comme suit : ‘’Avis aux usagers de telle route… Avis à tout le
personnel du service … Avis aux transporteurs etc…

Le communiqué s’adresse au grand public pour l’informer d’une décision pou des
dispositions diverses d’intérêt général. Par exemple, ouverture d’un concours, recensement
général des populations, élections diverses etc… Le communiqué se différencie donc de l’avis
par le fait qu’il a une diffusion beaucoup plus large que celui-ci. C’est pourquoi pour toucher
l’ensemble de la population, on le lit généralement à la radio ou à la télévision et / ou le
publie dans la presse écrite.

Convocation :
Exemple 15 :

Ministère de l’Administration République du Mali


Territoriale et du Sécurité Un Peuple – Un But – Une Foi
-------- --------
Région de Ségou
--------
Cercle de San

Convocation
Le commandant de Cercle de San invite Monsieur Amadou Traoré cultivateur
domicilié à Sienso, cercle de SAN à se présenter aux bureaux du Cercle le Lundi 12
Décembre 1994 à 09 heures pour affaire le concernant.

L’intéressé s’adressera au 1er Adjoint au Commandant de Cercle./.

P Le Commandant de Cercle P. O
Le 1er Adjoint

AVIS :
Exemple 16 :
Ministère de Finances République du Mali
et du Commerce Un Peuple – Un But – Une Foi
-------- --------
Direction Général des
Douanes
--------

Avis n°__048 __/DGD – RFRI.

A Messieurs les Commissionnaires agrées en Douanes


……………………………………………………………
…………………………………………………………….

Il est rappelé, à Messieurs les Commissionnaires en Douane agrées, désireux de


solliciter le renouvellement de leur agrément au titre de l’année 1995 que, conformément aux
dispositions législatives et réglementaires régissant l’exercice de la profession de
commissionnaire en douanes agrée, le renouvellement des agréments pour l’année 1995
demeure subordonné, au dépôt auprès de la Direction Générales des Douanes, d’un dossier
complet de renouvellement ce avant le 31 Janvier 1995.
Ce dossier doit comporter les documents suivants :
- une demande de renouvellement ;
- une soumission annuelle, cautionnée par un établissement bancaire, ouvrant droit, au
bénéficie du crédit d’enlèvement auprès des bureaux de douane, pour lesquels, cette
soumission est rendue obligatoire.
Elle devra être ; enregistrée, légalisée et visée par le Receveur Général du District.
- un quitus fiscal en cours de validité.
Il reste entendu que tout renouvellement d’agrément demeure subordonné à l’acquittement par
le requérant, de la totalité des sommes, dont il serait redevable au titre des droits et taxes de
douane liquidés au cours de l’exercice 1994 et antérieurs ;
A cet effet, un état nominatif des restes à recouvrer par commissionnaire agrée en douane et
par bureau de dédouanement au titre de l’année 1994 et antérieures est disponible auprès de la
sous - Direction des Recettes et de la Statistique./.

Bamako, le 22-12-1994
Le Directeur Général des Douanes

Communiqués :
Exemple 17 :
Plusieurs types de communiqués.
--------------

MINISTERE DE L’EMPLOI ET République du Mali


DE LA FONCTION PUBLIQUE Un Peuple – Un But – Une Foi
à la Base
-------- --------
CABINET
--------
N°__92__/MEFP-CAB

COMMUNIQUE
Le Ministère de l’Emploi et de la Fonction Publique communique :

Il est ouvert un concours direct de recrutement de deux (2) Professeurs de l’Enseignement


Supérieur, spécialité vétérinaire, dont les épreuves se dérouleront à Bamako, Centre unique, le
16 Septembre 1985.

Peut faire acte de candidature toute personne :


- possédant la nationalité malienne ;
- jouissant de ses droits civiques ;
- de bonne moralité ;
- se trouvant en position régulière au regard des lois sur le recrutement de l’armée ;
- âgée de 18 ans au moins et de 35 ans au plus ;
- détentrice d’un diplôme de Docteur Vétérinaire d’un niveau au moins équivalent à celui des
diplômes requis pour accéder au troisième palier d’intégration de la catégorie ‘’A’’ de la
Fonction Publique.

Les dossiers de candidature, composés des pièces ci - après :


- une demande timbrée à 100 Francs CFA ;
- une copie d’acte de naissance ou de jugement supplétif en tenant lieu ;
- un extrait du casier judiciaire datant de moins de trois mois ;
- un certificat de nationalité ;
- un certificat de position militaire ;
- le diplôme requis ou une copie certifiée conforme de ce diplôme ;
- un certificat de visite et de contre visite délivré par les autorités médicales agrées ;

doivent parvenir à la Direction Nationale de la Fonction Publique et du Personnel avant la


date du concours.

Le concours comportera une épreuve écrite et une épreuve orale.

L’épreuve écrite consistera en une composition sur un sujet en rapport avec la formation du
candidat (durée 3 h 00 coefficient 1).

L’épreuve orale consistera en une conversation de 30 mn avec un jury après une prération
d’une durée égale, portant sur un sujet à caractère professionnel en rapport avec l’emploi dans
lequel le candidat sera nommé en cas de succès.
Cette épreuve est affectée du coefficient 2.
Les épreuves seront cotées de 0 à 20.
Le présent communiqué tient lieu de convocation pour les candidats./.

DESTIANTAIRES BAMAKO, LE 17 Août 1985


- MFC. – MEFP.-MECP………6 P/LE MINISTRE ET PAR DELEGATION,
-M.E.N…………………………2 LE DIRECTEUR DE CABINET
-Gouv. Régions & Dist. Bko…..8
- D.N.F.P.P.D2-1……………...10
- RTM. –D.J. ESSOR…………..4 SOUNGALO SANOGO
- Archives ………………………2 CHEVALIER DE L’ORDRE NATIONAL

Communiqué Final
Exemple 17 Ter :
DAKAR : 4ème SOMMET DES CHEFS D4ETAT DE LA COMMUNAUTE
ECONOMIQUE DES ETATS DE L’AFRIQUE DE L’OUEST (C.E.D.E.A.O).

COMMUNIQUE FINAL
----------

La conférence annuelle des chefs d’Etat et de Gouvernement de la C.E.D.E.A.O s’est tenue le


28 et 29 Mai 1979 à Dakar. Sénégal.

Assistaient à la Conférence les Chefs d’Etat et de Gouvernement suivants ainsi que les
représentants accrédités :
S.E le Colonel Mathieu KEREKOU, Président de la République Populaire du Bénin ;
S.E Aristides PEREIRA, Président de la République Cap – Vert ;
S.E Félix HOUPHOUET - BOIGNY, Président de la République de Côte d’Ivoire ;
S.E Alhadji Sir Dauda K JAWARA, Président de la République de Gambie;
S.E le Général Frédéric Wiliam Kwasi AKUFFO, Président de la République de Ghana;
S.E le Général Moussa TRAORE, Président de la République du Mali ;
S.E le Lieutenant - Colonel Seyni KOUNTCHE, Président de la République du Niger;
S.E Général Olusegun OBASANJO, Président de la République du Nigéria;
S.E Léopold Sédar SENGHOR, Président de la République du Sénégal ;
S.E Docteur Siaka STEVENS, Président de la République de Sierra Léone;
S.E le Général Gnassingbé EYADEMA, Président de la République du Togo ;
S.E le Général Sangoulé LAMIZANA, Président de la République de Haute - Volta;
S.E le Docteur Lansana BEAVOGUI, Premier Ministre de la République Populaire
Révolutionnaire de Guinée ;
S.E Moulaye Mohamed, Ministre des Finances et du Commerce de la République Islamique
de Mauritanie ;
Le Secrétaire Général de l’Organisation de l’Unité Africaine, M. Edem KODJO ;
Le président de la Banque Africaine de Dévelopement, le Dr K. Donkor FORDWUOR,
Le Secrétaire Général de la CEAO ; M. Moussa N’GOM ;
Le Secrétaire Général de l’ADRAO, M. Sidi COULIBALY et le Président de la Fédération
des chambres de Commerce de l’Afrique de l’Ouest ont participé à cette réunion en qualité
d’observateurs.

La conférence a exprimé sa profonde émotion devant la catastrophe aérienne qui a frappé la


délégation Mauritanienne le 27 Mai alors qu’elle se rendait à son sommet. Le Président
Léopold Sédar SENGHOR, dans son allucution de bienvenue, et le Général Olusegun
OBASANJO, en sa qualité de Président sortant de la Conférence, ont tous les deux rendu
hommage à la mémoire du défunt Premier Ministre de la République Islamique de
Mauritanie, le Colonel Ahmed Ould BOUCEIF.
Au nom de ses collègues et de l’ensemble de la Communauté, le Président de la Conférence a
exprimé sa profonde sympathie et ses condoléances les plus sincères au Président, au Peuple
de la Mauritanie et, aux familles affligées devant la disparition tragique et prématurée du
Premier Ministre et de son entourage dans l’exercice de leurs devoirs envers la C.E.D.E.A.O.
Trois minutes de silence ont été observées à la mémoire des défunts.

La conférence a examiné les recommandations présentées par le Conseil des Ministres de la


CEDEAO et a pris des décisions dans les domaines suivants :

PERIODE DE CONSOLIDATION DES TARIFS DOUANIERS


La conférence a proposé l’extension des dispositions de l’article 132 du Traité aux
tarifs Douaniers et aux barrières non – tarifaires.
Ensuite les Chefs d’Etats et de Gouvernement ont proclamé le 28 Mai 1979 comme date
officielle du démarrage de la première année de la période de consolidation des barrières
tarifaires et non – tarifaires qui durera deux ans.

REGLES D’ORIGINE

La conférence a amendé les articles I et II du Protocole relatifs à la définition de la


notion de produit originaires des Etats Membres. L’amendement de l’article 1 de ce même
Protocole relatif à la modification du texte français portant définition de la ‘’valeur ajoutée’’
pour le rendre conforme au texte anglais. L’article 2/1 . C. a été amendé comme suit : le ‘’prix
FOB’’ est remplacé par le ‘’prix ex-usine hors taxe’’. Par ailleurs, la conférence a décidé que
des études approfondies soient entreprises au cours de cette période de deux ans sur la mise à
exécution des règles d’origine afin de pouvoir déclencher l’application des articles 11.2 VII et
VIII du protocole sur la définition de la notion de produits originaires des Etats Membres.

LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES A L’INTERIEUR DE LA COMMUNAUTE

La conférence a signé et invité les Etats Membres à ratifier et à mettre en application


des dispositions du Protocole relatif à la libre circulation des personnes, au droit de résidence
et d’établissement.
En adoptant le présent Protocole, la Conférence a décidé de supprimer les formalités
de visa imposées aux ressortissants de la communauté désireux de séjourner dans un autre
Etat Membre pour une période n’excédant pas quatre vingt dix jours. Le protocole stipule
qu’il soit établi un programme par étape pour la mise en œuvre du droit de résidence et
d’établissement, en tenant compte de l’impact de l’abolition des visas sur les pays membres
au cours de la première étape.

TELECOMMUNICATIONS
La conférence a adopté un programme d’amélioration et d’extension des réseaux de
télécommunications de la Communauté et a chargé le Secrétaire Exécutif de lui des
propositions sur les voies et moyens de mise en application du programme.

PROJET DE PACTE DE DEFENSE

La conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement a été saisie par S.E.M. Léopold
Sédar SENGHOR, président de la République du Sénégal et S.E le Général Gnassingbé
EYADEMA, Président de la République du Togo de deux projets relatifs à la Sécurité dans la
région. La conférence a chargé le Président du Conseil des Ministres et le Secrétaire Exécutif
de convoquer la réunion d’une commission technique composée des Ministres des Affaires
Etrangères, de la Défense, des Finances et des Affaires Economiques ainsi que des Chefs
d’Etat – Major des Armées afin d’examiner lesdits projets avant la prochaine Conférence au
sommet.

NOMINATION D’UN COMMISSAIRE AUX COMPTES EXTERNES

La Conférence a ratifié la nomination de la firme R.A. DILLSWORTH et C° comme


Commissaire aux comptes de la C.E.D.E.A.O.
SITUATION AU TCHAD
Le Chef de l’Etat du Nigéria a mis l’accent sur l’effort de médiation actuellement
déployé au Tchad et a demandé le soutien des Etats membres de la C.E.D.E.A.O. pour qu’une
pais juste soit réalisée.
La Conférence s’est déclarée satisfaite de l’action du Nigéria et recommande aux
Tchadiens de respecter l’accord de Kano.

COOPERATION CEDEAO – BAD

La Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement a pris note de la décision


récemment prises par le Conseil des Gouverneurs de la Banque Africaine de Développement
visant à ouvrir le capital de cette institution à la participation non-régionale.

REMERCIEMENTS
La Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement a noté avec satisfaction les
progrès accomplis dans le Développement de la Communauté et a félicité le Secrétaire
Exécutif et ses collaborateurs pour la contribution qu’ils ont apportée à la réalisation de cette
œuvre.
La Conférence a exprimé sa gratitude à son Excellence le Président Léopold Sédar
SENGHOR, Président de la République du Sénégal, au Gouvernement et au Peuple
Sénégalais pour l’accueil chaleureux et fraternel dont ils ont été l’objet et pour le soutien
qu’ils ont accordé au Secrétaire Exécutif de la Communauté pour l’organisation du Sommet et
des autres Conférences.

La Conférence a décidé de tenir sa prochaine réunion annuelle le28 Mai 1980 à Lomé, Togo.

9. LES DOCUMENTS D’ETUDE

I.- LE RAPPORT
A l’instar de la lettre, il est le document administratif le plus courant. Il est lié au
fonctionnement de certaines administrations. Il est généralement réclamé à tout fonctionnaire
en mission. Les chefs hiérarchiques l’attendent toujours de leurs subordonnés ou des
missionnaires.

Les différences entre le compte – rendu et le rapport :

Le tableau ci-dessous tiré de l’ouvrage de Bernard Cocula et Claude Peyroutet permet


de marquer les ressemblances et les différences entre ces deux types de messages écrits.

Compte - rendu Rapport


1) Rapporter objectivement ce que l’on a + +
- vu
- entendu
- lu
- étudié
- fait
- etc.
2) Prendre partie en donnant son point de vue sur ce - +
que l’on rapporte
3) Proposer une ou plusieurs solutions pour pallier - +
les inconvénients, les insuffisances signalées.

On le voit, le rapport est un écrit pour l’action à travers lequel non seulement on prend
parti mais encore on suggère des remèdes ou des solutions.

Qualités exigées du rapporteur :


Le rapport est une relation ou une analyse de faits, d’événement, de documents soit
observée, soit vécus ou lus étudiés.
Il requiert de son auteur l’objectivité et l’impartialité. Il écarte tout sentiment, toute
manifestation imaginative. Il exige de lui une prise de position, un engagement, le sens des
responsabilités, l’assomption de ses opinions sans fatuité ni obséquiosité, mais dans le respect
et la déférence.

Le rapporteur doit développer son sens et son don d’observation, son esprit d’analyse
et de synthèse. Il lui faut capable de démêler les données, de les trier, de les classer de
manière à saisir leurs divergences et convergences. Il aiguisera son esprit critique afin de
pouvoir déceler les erreurs, les insuffisances, les contradictions, les discours spécieux… Il
fera preuve de la plus grande maîtrise de toute manifestation sentimentale ou émotionnelle, et
d’une logique implacable conduite par ses facultés intellectuelles mises au service de la
réalité. Enfin il cultivera son imagination créatrice ou inventive dans la recherche des
suggestions à faire ou des solutions à proposer pour pallier les carences ou pour innover.
Dans sa rédaction, le rapporteur s’astreindra à l’établissement d’un plan et à le suivre.
Il conduira son raisonnement avec rigueur, ordre et clarté. Il adoptera un langage précis,
concis, un ton médian voire soutenu, impersonnel, faisant fi de son moi intime.

Cependant l’utilisation du pronom ‘’je’’ devient nécessaire lorsqu’il s’agit de rendre


compte, de montrer l’empressement à l’exécuter un ordre reçu, d’affirmer et de rendre
authentique le récit de la ‘’chose constatée’’.
De même dans la conclusion l’emploi du ‘’je’’ signifie renonciation à l’impersonnalité
et la prise en charge de ce qu’on avance ou qu’on propose.
Lorsque c’est le subordonné qui rédige le rapport pour son supérieur il pourrait se servir dans
sa conclusion du mode conditionnel.

Exemple : il conviendrait par conséquent de rappeler…

Structure du rapport :
Quel que soit le type de rapport, il se conforme en général à la structure suivante :

Structure Fonctionnelle du Rapport ou C.R.

Date

Première Partie :
I.
Timbre

Présentation :
II.
N°d’Enreg.

III.
En – Tête
Désignation de rapporteur
Désignation du ou des destinataires
Mention précise et convise de
l’objet du rapport

IV.
Référence (facultative)

Deuxième Partie :
Introduction
Objet développé en quelques
phrases (le pourquoi)
Voir la partie introduction.

Corps du Rapport :
1ère Partie

développement - les faits : descriptions des faits, de la


situation du problème constituant la
matière du rapport et historique.

2ème Partie :
- Commentaire et discussion
A. Analyse éclairant les données ci-dessus.
B. Raisonnement fondé sur les données de
l’analyse.

3ème Partie :
- Proposition en vue d’une action.

Conclusion Voir la partie conclusion.


II. – Le Compte – Rendu :
Généralités : Le Compte – rendu est un document nécessaire, car l’autorité ne peut diriger,
commander, si elle ignore ce qui se passe dans le secteur qu’elle doit animer. C’est donc le
document par lequel porte à la connaissance de l’autorité dont on dépend une information que
l’on détient, que cette autorité ignore et dont il importe qu’elle ait connaissance. Le compte –
rendu n’a pas pour but d’interpréter ou de porter un jugement personnel, il est seulement
descriptif, d’où l’emploi du style narratif. Il se propose de relater purement et simplement ce
qui a été dit ou fait, ce qu’on a observé d’essentiel dans une circonstance donnée. Sa rédaction
doit se caractériser par la clarté, la précision, la rigueur et l’objectivité.
Parmi les nombreux comptes – rendus qui font partie des documents administratifs, retenons
le compte-rendu hiérarchique et le compte – rendu d’activité.

A. Le Compte – Rendu Hiérarchique :


L’objet de ce genre de compte-rendu est de rapporter à une autorité supérieure un fait,
un événement ou une situation survenue inopinément ou délibérément et d’en conserver une
trace écrite.
Il est généralement établi motu proprio c'est-à-dire de la propre volonté de son auteur.
Il y a lieu de noter que si le compte – rendu de travaux se caractérise par sa sécheresse,
il en est autrement du compte – rendu hiérarchique. En effet si l’auteur du compte – rendu de
travaux est tenu à une rigoureuse austérité rédactionnelle, il est admis en revanche que celui
du compte – rendu hiérarchique ait le souci d’intéresser ses lecteurs, c'est-à-dire que sans
perdre de vue la clarté, la précision et la sobriété, qualités dominantes de la rédaction
administrative, il ne lui est pas interdit de donner un peu de vie et de couleur à sa narration
surtout lorsque le sujet s’y prête – c’est ce que les ibériques appellent ‘’La Candonca
Journalistica’’.
Ce sera le cas par exemple du compte – rendu d’un événement national de premier
plan : voyage de chef d’Etat, réunion électorale, meeting syndical, visite d’une haute
personnalité nationale ou étrangère…
Son rédacteur pourrait en l’occurrence se permettre exceptionnellement de partager les
sentiments de l’assistance ou de la population et les traduire dans son récit, mais avec de
modération. Il s’agit en quelque sorte de permettre au lecteur de suivre, comme dans un film
le déroulement de l’action sans omettre les péripéties les plus marquantes, mais sans
encombrer la narration de détails sans intérêt.
Ainsi, nous proposons ici les le schéma opératoire d’un modèle de compte – rendu de
réunion publique :
Il doit comporter par ordre chronologique :
a) – Les noms et qualités des organisateurs de la réunion :
b) – La composition du bureau qui a présidé la réunion avec des renseignements succincts sur
chacun de ses membres ;
c)- La mention de la publicité qui a précédé la réunion si elle a eu lieu, en indiquant les
moyens qui ont été employés à cet effet ;
d) – Le nombre approximatif des assistants et si possible leur répartition approximative :
nombre d’hommes, femmes, fonctionnaires, paysans…
e) – Tout renseignement qui pourrait servir d’indice à la popularité du mouvement
organisateur dans les différentes couches de la population :
f) – L’indication des personnalités importantes qui y auront assisté ;
g) – Nom et coordonnés des orateurs ;
h) – Les principaux thèmes développés et les points essentiels des discours ;
i) – Les réactions de l’auditoire ;
k) – Les résolutions, motions ou vœux qui auront été proposés et éventuellement votés ;
l) – Les divers commentaires recueillis à l’issue de la réunion auprès des assistants et de
l’opinion publique ;
m) – Dans ce genre de compte – rendu, l’auteur peut émettre ses appréciations personnelles
sur les conséquences possibles de la réunion ou sur les répercussions que celle-ci pourrait
avoir dans les divers milieux sociaux.

B. Le compte Rendu d’Activités :


C’est un document qui prend compte d’une manière sommaire et chronologique des
activités d’un agent dans le cadre de ses fonctions ou d’un service pendant une période
déterminée : mensuelle, trimestrielle, semestrielle ou annuelle. Cette pratique permet aux
instances supérieures de suivre l’action de l’agent ou du service et facilite ainsi l’élaboration
périodique du bilan critique des activités de l’ensemble des administrations, ce qui leur
permet de rendre – compte de la situation exacte de la mise en œuvre des objectifs à moyen et
long termes.
Dans l’Administration Publique, le compte – rendu d’activités porte le nom de redue
périodique. En principe, la revue périodique est mensuelle, Elle donne des informations sur
ce qu’à fait l’agent administratif, concernant, selon le cas, la population, la vie administrative,
la santé et la P.M.I., l’enseignement l’information et la presse, la production, les Sociétés
d’Etat, les travaux publics, la vie religieuse, la sécurité, l’organisation sociale, les impôts,
l’état civil et les cartes d’identité, la justice, les tournées effectuées etc…
En général, le titre du cimpte-rendu d’activité est libellé comme suit : - ‘’Compte – rendu
d’activités.
Pour la période du … au ….’’

ou bien :
- ‘’ Compte – rendu des activités
de M… pour la période du … au ….’’
Suivent ensuite le texte, le nom du lieu de résidence du rédacteur du document, la date
de rédaction de celui-ci et la signature de son auteur.

III. Le Procès – Verbal (P.V) :

Le procès – verbal est une pièce établie par un agent assermenté pour rendre compte
de ce qu’il a fait, ou entendu dans l’exercice de ses fonctions. Il se distingue du P.V de
réunion sur 2 points :
En premier lieu, il constitue un acte qui fait foi c'est-à-dire que les affirmations qui y
figurent ne peuvent être mises en doute que par l’administration de la preuve du contraire.
C’est pourquoi il ne doit être établi que par des personnes spécialement habilitées à le faire
notamment par des agents qui ont qualité d’officier de police judiciaire ; commandants de
cercle, chefs d’arrondissement, magistrats, commissaires de police, officiers de gendarmerie
maire et adjoints etc… qui, à des titres divers, ont pour mission de constater les infractions et
d’en livrer les auteurs à la justice.
En second lieu, le P.V ne peut relater que des faits que l’agent verbalisateur a pu, soit
constater par lui-même, soit entendre de la bouche des parties intéressées ou des témoins,
auquel cas ne sont les déclarations faites qui sont constatées et non les faits eux – mêmes.
Les P.V peut être dans certains cas, identifié au compte – rendu mais il en diffère en ce
sens que :
a) Son auteur est toujours commissionné pour l’établir, ce qui n’est pas le cas pour le compte
– rendu.
b) Son établissement obéit à des règles plus strictes que celles exigées pour la rédaction du
compte – rendu.
c) Il a un caractère plus solennel que le compte – rendu.

On peut classer les P.V en 2 catégories :


- Les P.V judiciaires dressés par les magistrats et autres officiers de police judiciaire ;
- les P.V administratifs établis par les agents de l’administration à l’occasion de certaines
obligations de leur charge (exemple : P.V : Passation de service, P.V d’enquête de commodo
et incommodo etc…).

Exemple 18 :
Ministère de la Défense, de République du Mali
l'Intérieur et de la Sécurité Un Peuple – Un But – Une Foi
-------- --------
Service Pénitentiaires
--------
Bamako, le 12 Septembre 1975

Commission Nationale des Grâces


Compte – Rendu de la Réunion du 10 Septembre 1975

La Commission Nationale des Grâces s’est réunie dans la salle de conférences du


Ministère de la Justice, le 10 Septembre 1975, sous la présidence de Monsieur Y…… S….. ;
Directeur de Cabinet du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

ETAIENT PRESENTS :

- Au titre du Parquet Général :


Monsieur A…. K…. ; Procureur Général près la Cour d’Appel ;
- Au titre de la Direction Nationale de l’Administration Judiciaire :
Monsieur M… S… ; Chef de la Division des Affaires Judiciaires ;
- Au titre de la Direction Générale des Services de Sécurités :
Commandant M…. B… S ….., Directeur Général Adjoint des Services de Sécurité :
- Au titre de la Direction des Services Pénitentiaires :
Monsieur D…C…., Directeur des Services Pénitentiaires, remplissant les fonctions de
secrétaire :

Le Directeur de Cabinet du Ministre de la Justice ouvre la séance à 9 heures 15 mn et


déclare que l’ordre du jour prévoit l’examen des propositions de grâces à soumettre à la
décision du chef de l’Etat à l’occasion de la Fête Nationale du 22 Septembre 1975.

Le Directeur des Services Pénitentiaires souligne que les propositions déjà retenues
par la Commission Nationale des Grâces à l’occasion du 20 Janvier 1975 (Fête de l’Armée) et
du 2 Juin 1975 (Anniversaire du Référendum du 2 juin 1974) ont été actualisées et figurent
sur la présente liste, il estime qu’il serait bon de les reconduire parce qu’elles n’ont pu être
sanctionnées par le chef de l’Etat en raison certainement de son calendrier très chargé à
l’époque.

Le Directeur de Cabinet du Ministre de la Justice, le Directeur Général Adjoint des


Services de Sécurité, le Procureur Général près la cour d’Appel qui n’avaient pas assisté à la
dernière réunion de la Commission approuvent néanmoins cette proposition.

Le Directeur Général Adjoint des Services de Sécurité déclare notamment, pour


justifier cette approbation, que nous devons être solidaires des décisions de nos représentants
au sein de la Commission.
Le représentant du Directeur Général de l’Administration Judiciaire se range à l’avis
des autres membres de la Commission et la proposition du Directeur des Services
Pénitentiaires est adoptée à l’unanimité.

Le Directeur des Services Pénitentiaires attire ensuite l’attention de la Commission sur


le cas de la ‘’rébellion de Mondoro’’ et précise que ce cas a été envoyé à la Commission
Nationale des Grâces par le Ministre de la Justice lors de la réunion interministérielle sur les
propositions de grâce amnistiante tenue le 21 Juillet 1975.

Le Directeur de Cabinet du Ministre de la Justice pense qu’il y a lieu d’être clément


pour cette affaire, car elle est quelque peu teintée de politique.

Il a été décidé, à l’issue d’une discussion générale, d’être indulgent pour les cas de
viol, d’attentat à la pudeur, de coups et blessures, de coups mortels de menace de mort
d’assassinat, de meurtre, d’infanticide, d’empoissonnement, d’enlèvement de femme et
d’infractions au code du mariage, lorsque ceux-ci ne comportent pas de circonstances
aggravantes, et de tenir en même temps compte de la conduite des intéressés de la date de leur
incarcération à ce jour.

Concernant le sieur A… K …S…., Le Directeur de Cabinet du Ministre de la Justice


estime que le reliquat de sa peine doit être remise pour des raisons d’équité. En effet, fait – il
remarquer, le co-inculpé de l’intéressé. M…. S…. O… ; qui avait interjeté appel du jugement
prononcé par le Tribunal Correctionnel de Bamako, à, par arrêt de la Cour d’Appel, bénéficié
d’une condamnation avec sursis.

Le procureur Général près la cour d’Appel abonde dans le même sens et précise que si
l’appel interjeté par le Ministère Public avait été général, A…K…S aurait, lui aussi, été très
certainement condmné moins lourdement et ne serait peut – être plus en détention à l’heure
actuelle.
A la lumière de ces explications, l’unanimité s’est dégagée pour la remise totale du
reliquat de la peine du sieur A…K…S…

Le Directeur de Cabinet du Ministre de la Justice invite alors le Directeur des Services


Pénitentiaires à donner lecture des noms.

Tous les cas sont examinés un à un par la Commission qui en rejette 20, se prononce
pour 5 commutations de peine, pour 42 remises partielles de peine et pour 25 remise totales
du reliquat de la peine.

En regard de chaque nom sur la liste ci-joint, sont consignées les observations ayant
motivé les propositions de la Commission.

L’ordre du jour étant épuisé, le Directeur de Cabinet du Ministre de la Justice remercie


les participants et lève la séance à 11 heures.

Le Directeur de Cabinet du Le Directeur des Services


Ministre de la Justice, Pénitentiaires,
Président de séance Secrétaire de séance

Y… S… D… C…
Chevalier de l’Ordre National Administrateur Civil
Exemple 19 :

REGION DE MOPTI République du Mali


Un Peuple – Un But – Une Foi
-------- --------
CERCLE DE NIAFUNKE
--------
ARRONDISSEMENT DE
YOUVAROU

COMPTE RENDU D’UNE BATAILLE SANGLANTE ENTRE ELEVEURS ET


AGRICULTEURS DE L’ARRONDISSEMENT DE YOUVAROU

A MONSIEUR LE COMMANDANT DE CERCLE DE NIAFUNKE

Le 24 Novembre 1976, vers 18 heures, le troupeau entier du sieur M…. D…, conduit
par son berger H… S…, s’introduisit dans le champ de monsieur A…. B… qui se préparait
pour rentrer à la maison après la journée de travail.

Selon le berger, A…B… l’aurait alors apostrophé et se serait mis à assener des coups
de bâton sur les bêtes. Pour mettre fin à une telle brutalité, il aurait tenté de désarmer le
forcené, ce qui aurait dégénéré en lutte entre eux. Plus robuste que lui, A…B… l’aurait
terrassé, lui aurait administré de violents coups de poing, l’aurait pris à la gorge et aurait tenté
de l’étrangler. Ce fut alors le drame. En effet, se croyant en danger de mort, le berger,
toujours selon lui, tira alors de la gaine, le couteau qu’il porte habituellement et en porta un
coup à la poitrine de son adversaire. C’est ce coup qui aurait entrainé la mort de A… B…En
tout cas, lorsque les voisins de l’agriculteur, attirés par les éclats de voix de bagarreurs,
arrivèrent sur les lieux, A…B…avait déjà cessé de vivre.

Alors, ils s’apprêtèrent à lyncher le criminel qui ne dut son salut qu’en s’enfuyant tout
en appelant ses camarades bergers à la rescousse. Ces derniers se heurtèrent aux poursuivants
du berger avec lesquels ils engagèrent, sans explication, une bataille dont le bilan a été très
malheureusement lourd, deux morts de chaque côté, cinq blessés chez les agriculteurs dont
deux grièvement et trois blessés graves chez les bergers.

Alerté par le chef de village, je me rendis sur les lieux accompagné des éléments de la
Garde républicaine de mon poste.

C’est ainsi que les dégâts ont pu être limités.


Je fis immédiatement arrêter toutes les personnes qui se trouvaient sur place et évacuer
sur le dispensaire du village tous les blessés qui y reçurent les premiers soins. Je fis également
transporter les morts au dispensaire du village.
Tels sont les faits dont j’ai l’honneur de vous rendre compte.

DIAFARABE, le 30 Novembre 1976


LE CHEF D’ARRONDISSEMENT

A…D…

Exemple 20 :
REGION DE MOPTI République du Mali
Un Peuple – Un But – Une Foi
-------- --------
CERCLE DE NIAFUNKE
--------

RAPPORT
A MONSIEUR LE MINISTRE DE L’INTERIEUR SUR UNE BATAILLE
SANGLANTE ENTRE ELEVEURS ET AGRICULTEURS DE
L’ARRONDISSEMENT DE YOUVAROU

-----------
A la suite du message R.A.C.N°71/AD du chef d’Arrondissement de Youvarou en
date du 25 Novembre 1976, m’annonçant qu’une bagarre sanglante avait éclaté le 24
Novembre 1976 entre pasteurs peulhs en transhumance et cultivateurs du village de Djondjori,
je me suis rendu aussitôt le 26 Novembre 1976 sur les lieux en compagnie du Commandant de
la brigade territoriale de gendarmerie accompagné de six gardes républicains et du médecin –
chef de l’assistance médicale du cercle de Niafunké.
Auparavant, j’avais adressé un message chiffré à Monsieur le Gouverneur de la
Région de Mopti pour lui rendre compte de l’événement en attendant d’être en mesure de lui
fournir de plus amples informations sur les faits signalés.
Nous sommes arrivés après deux heures de marche à Youvarou où nous avons eu
immédiatement, le Commandant de la brigade de gendarmerie, le chef du peloton de la garde
républicaine et moi-moi, un bref entretien avec le chef d’Arrondissement qui nous a fait un
récit sommaire des événements et rendu compte des mesures conservatoires qu’il avait été
amené à prendre.
Nous nous sommes ensuite rendus sur les lieux de la bagarre avec toute notre suite, à
l’exception du Médecin – chef qui s’était rendu dès notre arrivée au dispensaire du village en
compagnie du chef de poste médical.
L’échaffourée a eu lieu autour d’une mare entourée de culture que les troupeaux sont
obligés de traverser pour arriver à l’abreuvoir.
Un chemin avait été délimité par un accord conclu entre éleveurs agriculteurs à l’issue
d’un précédent et confirmé en 1964 par une décision administrative. Mais il arrivait qu’une ou
deux bêtes s’écartent du chemin délimité pour se perdre dans les cultures, ce qui provoquait
quelques discussions qui se terminaient généralement par un arrangement à l’amiable entre le
propriétaire du champ qui a subi le dommage et le berger ou le propriétaire des animaux
fautifs.
Malheureusement, cette foi – ci, l’arrangement à l’amiable n’a pas été possible ainsi
qu’il ressort de ce qui suit.
Le 24 Novembre 1976 vers 18 heures, le troupeau entier du sieur M… D…., conduit
par le berger H….S…., abandonnant le chemin délimité, s’introduisit dans le champ de
Monsieur A….B….qui se préparait pour rentrer à la maison.
Selon le berger, A…B… l’aurait alors apostrophé et se serait mis à assener des coups
de bâtons sur les bêtes. Pour mettre fin à une telle brutalité, il aurait tenté de désarmer le
forcené, ce qui aurait dégénéré en risque. Plus robuste qui lui, A…B…l’aurait terrassé, lui
aurait administré de violents coups de poing et aurait tenté de l’étrangler. Ce fut alors le
drame. En effet, se croyant en danger de mort, le berger, toujours selon sa version des faits,
tira alors de sa gaine, le couteau qu’il portait et en porta un coup à la poitrine de son
adversaire. C’est ce coup qui aurait, selon le médecin, entrainé la mort de A…B…
En tout cas, lorsque les voisins de l’agriculture, attirés par les éclats de voix des bagarreurs,
arrivèrent sur les lieux A…B… avait déjà cessé de vivre. Alors, ils s’apprêtèrent à lyncher le
criminel qui ne dut son salut qu’en s’enfuyant tout en appelant ses camarades bergers à la
rescousse. Ces derniers se heurtèrent aux poursuivants du berger avec lesquels il engagèrent,
sans explications, une bataille dont le bilan a été le suivant : deux morts de chaque côté, cinq
blessés chez les agriculteurs dont deux grièvement et trois blessés graves chez les bergers.

Alerté par le Chef du village, le Chef d’Arrondissement se rendit immédiatement sur


les lieux en compagnie des éléments de la garde républicaine de son poste ; c’est grâce à son
énergique intervention, selon les témoins, que le bilan n’a pas été plus lourd.
Le Chef d’arrondissement fit arrêter toutes les personnes qu’il avait trouvées sur place
et fit évacuer sur le dispensaire rural tous les morts et les blessés. Ces derniers y reçurent
aussitôt les premiers soins.

C’est après avoir prix ces dispositions qui s’avéraient urgentes que le Chef
d’Arrondissement me saisit de l’affaire.
De retour au village, nous nous sommes rendus au dispensaire rural pour voir les
blessés. Là, le Médecin – chef nous a fait part de ses première constatations. Puis, j’invitai le
Commandant de la brigade de gendarmerie) prendre les dispositions utiles en vue de procéder
à l’enquête préliminaire.
J’ai jugé nécessaire de convoquer, avant de regagner Niafunké, les chefs de famille du
village pour les entretenir des effets néfastes de l’incompréhension et de l’intolérance.
Le Chef de village, à son tour, déclare, au nom des populations, qu’il déplorait ce qui
venait de se passer. Il s’engagea à prendre des mesures appropriées pour éviter, à l’avenir, de
tels événements.
Après quelques recommandations complémentaires données aux uns et aux autres, je
laissa provisoirement à la disposition du Chef d’Arrondissement 3 gardes républicains pour
parer à toute éventualité.
Nous avons regagné Niafunké à 21 heures.
De tout ce qui précède, il apparaît que tant nous n’arriverons pas à faire des pasteurs
des agro-éleveurs, il sera difficile, voire impossible d’éviter des conflits de ce genre, car,
autant d’éleveur à un amour immodéré de ses animaux, autant l’agriculteur est attaché à sa
terre productrice de céréales dont il tire exclusivement ou en majeure partie les ressources
nécessaires à sa subsistance. C’est pourquoi cette question mérite de retenir, à plus d’un titre,
l’attention.

Niafunké, le 15 Décembre 1976


LE COMMANDANT DE CERCLE

Y…. S..

Procès – Verbal :
Exemple 21 :

GENDARMERIE NATIONALE République du Mali


-------- Un Peuple – Un But – Une Foi
2E GROUPEMENT BAMAKO
2E COMPAGNIE TERRITORIALE
BAMAKO
--------
BRIGADE TERRITORIALE DE – GENDARMERIE NATIONALE -
BAMAKO
-----------

PROCES – VERBAL
N°__89__/ D’ENQUETE PRELIMINAIRE
Du 30 Avril 1978
--------
. ANALYSE Ce jour, Trente Avril mil neuf cent
. Arrestation de soixante dix huit :
. C….S…B….pour M…K…C.B. O.P.J.
. Diffamation et vol. N….T…., Gend. A.P.J
----------
2e EXPEDITION et
M…T…., Gend. A.P.J.

En service à la Brigade Territoriale de Gendarmerie de Bamako


(République du Mali).
Vu les articles 29-33 et 85 du Code de Procédure Pénale.
Rapportons les opérations suivantes que nous avons effectuées ;
agissant en uniforme et conformément aux ordres de nos chefs.

PREAMBULE

Le trente Avril mil neuf cent soixante dix huit, à huit heures trente minutes, nous
trouvant au Bureau de notre Brigade, agissant pour faire suite au soit – transmis sans numéro
du 26 Avril 1978 de Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de première
Instance de Bamako, relatif à la plainte du sieur C…S…B… contre C…D…B….pour
diffamation, coups et blessures volontaires, faits commis à P…courant Novembre 1977,
plainte à nous transmise et dont notre mission était dans les formes de droit de mener une
enquête urgente et approfondie.

CONSTATATIONS ET MESURES CONSERVATOIRES

Nous n’avons eu à procéder à aucune constatation particulière, ou à prendre de


mesures conservatoires. Sur simples convocations avons invité les parties à se présenter au
bureau de notre Brigade.
ENQUETE

Le trente Avril mil neuf cent soixante dix huit, à quinze heures, au bureau de notre
Brigade, ont comparu devant nous les personnes ci-après nommées ; lesquelles, après avoir eu
connaissance des faits pour lesquels leur déposition est requise, déclarent ainsi qui suit :

C…S…B…53 ans, ouvrier domicilié en F….Rue ….R…M…..


Fils de …… et de …….marié 2 femmes sans enfant, se dit jamais condamné, sans situation
militaire.
C…D….B…avait quitté le Mali et avait séjourné chez moi à P…durant un mots et cinq jours.
Il voulait retourner au Mali. C’est ainsi qu’il a téléphoné à tous les ressortissant maliens pour
leur faire part de son intention, afin que ceux-ci puissent lui remettre ce qu’ils avaient à
donner à leurs parents…………………………………………………………………………...
…………………………………………………………………………………………………..
S.I.R. : C’est moi qui ……………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………...

S.I.R. : C’est lui qui ……………………………………………………………………………..


…………………………………………………………………………………………………...

S.I.R. : C…..D….B….n’a pas…………………………………………………………………..


…………………………………………………………………………………………………..

Question : Pour une fois reconnaissez – vous le vol pour lequel vous être accusé ?
Réponse : Je ne suis pas voleur et ne volerai jamais ………………………………………….
Question : Vous venez d’avoir eu connaissance de la plainte formulée à encontre par le
nommé C….D……B …pour le vol…. et diffamation, quelles sont vos observations ?

Réponse : S’agissant du vol ………………………………………………………………….


………………………………………………………………………………………………..
S.I.R. : Je n’ai plus rien d’autre vous déclarer, lecture et traduction faites à lui de sa déposition
y persiste et signe avec nous au carnet de déclarations
C…D….B….43 ans, commerçant domicilié à ……Arrondissement de …….fils de feu ……
et de ……..marié 2 femmes, 6 femmes, sans situation militaire, se dit sans condamnation.
J’ai été à P… le 20…..1977…………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………….

S.I.R. : Après que C …ait avoué………………………………………………………………..


…………………………………………………………………………………………………..

S.I.R. : Je n’ai …………………………………………………………………………………..


…………………………………………………………………………………………………..
Lecture et traduction faites à lui de sa déposition, persiste et nous déclare n’avoir rien à y
ajouter, à y retrancher ou y échanger. Signe avec nous au carnet de déclarations.
M….M…34 ans, cultivateur domicilié à M….Arrondissement de S…, Fils de P….et de
G….B…marié une femme, sans situation militaire, se dit jamais condamné.
J’étais en F ……………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………….
S.I.R. : C’est devant moi ……………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………………..
S.I.R. : Je ne connais pas ……………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………………...
S.I.R. : Je ne connais pas ………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………...

El Hadji M…T…..62 ans, ouvrier domicilié à …………..……………………………………..


Fils des feus H… et D……, marié 2 femmes, 6 enfants, se dit jamais condamné et sans
situation militaire……..…………………………………………………………………………
C…D…B …m’a fait part de mon voyage………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………..
S.I.R : C’est C…S…B….qui, le ……………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………….
Lecture et traduction faites à lui de sa déposition, y persiste et nous déclare n’avoir rien à y
ajouter, à y retrancher ou y échanger.
Signe avec nous au carnet de déclarations.

CONFRONTATIONS

-(C…D…B…-C…S….B). vous êtes en présence de ………………………………………….


C….S…B…maintenez vous tout ce que………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………..
Réponse : Je maintiens cette déclaration et …………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………..
C….S…B…vous venez d’être témoin de la déclaration faite ci-dessus
Par C…D….B….en ce qui………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………que
répondez – vous ?
Réponse : Je ne lui ai jamais…………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………...
S.I.R : ……………………En effet j’ai vu……………………………………………………...
…………………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………...
C….S…B… :C…D….B…. vient de démentir les conseils que vous prétendez avoir réçu de
lui.
Qu’avez – vous à dire ?
Réponse : Mon…………….…………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………..
C…S…B…. : Je ne reconnais pas avoir été avec lui …………………………………………..
……….C’est vous dire que…………………………………………………………………….
S.I.R : Effectivement c’est que…………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………….
Question : vous dites que ……………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………….?
Réponse : Je ne sais que répondre à cette question. ………….………………………………..
C…D…B… :C…S…B…vous a menti quand il vous fait croire que ………………………….
C…S…B… :Je maintiens qu’ils ont été voir …………………………………………………...
…………………………………………………………………………………………………...
S.I.R : En réalité c’est moi qui…………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………...
…………………………………………………………………………………………………...
Question : Quel est le degré de présenté qui existe entre vous et C…D…B… ?
Réponse : Nos deux mamans sont des sœurs de fait…………………………………………….
La sienne est la plus âgée que la mienne.
Question : Y – a – t il ……………………………………………….entre vos deux familles ?
Réponse : Il n’en a jamais existe. Autrement dit, nos deux familles sont en parfaite harmonie.
C…D…B…. : Pourquoi n’avez – vous pas contacté le C…pour solliciter son concours, après
que C…S…B…, ait avoué avoir : ………………………..
Réponse : Effectivement nous avons délégué W…N…, notre R…auprès du C…pour lui
notifier l’affaire. C’est par la suite, en ce moment j’étais revenu au Mali que le C…à réuni
tout le monde chez lui.
…………………………………………………………………………………………………...

CONFRONTATION : C…..S….B…ET M…..M…


C…S…B… : Je refuse toute……entre M…M… et moi dans cette affaire…………………….
…………………………………………………………………………………………………...
Question : Avez – vous connu M…M…à P… ?
Réponse : Oui, pour la bonne raison que nos deux chambres se font face.
Question : Quels sont vos rapport avec M…..en F …en tant que ………………………………
…………………………………………………………………………………………………...
Réponse : En F… il n’a pas eu entre M…M … et moi des rapports……………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………Cependant il se rendait dans ma chambre mais uniquement pour ses bons
rapports avec C…D…B… et cela date seulement de l’arrivée de ce dernier.
Question : Quel est le lien de parenté qui vous lie à M…M… ?
Réponse : Le lien de parenté qui existe entre M…M… et moi se limite à nos parents. Il est
M…et je suis B…comme sa maman.

MENTIONNONS
1. Que durant le long de notre enquête il n’a pu être établi que le nommé C…S…B…auteur
de la plainte objet du soit – transmis sans numéro du 26 Avril 1978 a été victime de coups et
blessures. L’attestation tenant lieu de rapport l’expertise médicale fait état d’une bilharziose
maladie ayant motivée son hospitalisation au centre hospitalier de T…

2. Que c’est bien après sa sortie de l’hôpital que C…S…B…a saisi Monsieur le C…G…du
M…en F… des faits.

3. Qu’à la lumière des diverses dépositions enregistrées auprès de quelques témoins que nous
avons pu entendre, il n’a jamais été questions de menace ; que C…S…B…a reconnu devant
un conseil de parents avoir pris………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………………..

CONCLUSION
De l’enquête que nous avons diligentée, il ressort qu’à l’encontre du nommé C…S…B…,
existe des indices graves et concordants de nature à motiver son inculpation pour vol qualifié
et diffamation.

Faits prévus et réprimés : par les articles 197 et 194 du Code Pénal Malien.

De ce qui précède avons notifié à C…S…B…qu’il sera mis en route ce jour 29……à dix sept
heures pour être conduit devant Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de
Première Instance de Bamako.
Fouillé minutieusement au moment de son arrestation, il n’a été trouvé aucun objet dangereux
ou valeur susceptible de lui être retiré.

DRESSE EN QUATRE EXPEDITIONS

La première : A Monsieur le Procureur de la République à Bamako.


La deuxième : Au Capitaine, Commandant le 2e Groupement de Gend. ; Bamako
La troisième : Au Capitaine, Commandant la 2e Cle Territoriale de Gend. Bamako.
La quatrième : Aux archives.

Fait et clos à Bamako le 29 Mai 1978


Les A.P.J L’O.P.J.
SIGNALEMENT

Taille : ………1,80m Teint : …………Noir


Visage : ……..Ovale Nez :……………Epaté
Yeux : ……….Marrons Cheveux : ……..Crépus
Front : ……….Bombé Menton : ………Arrondi
Oreilles : …….Assez épaisses Corpulence : ….Trapu

SIGNES PARTICULIERS.
C…S…B…ne possède pas de signes particuliers.

HABILLEMENT
Habillé au moment de son arrestation d’un grand boubou Kaki et d’un pantalon bouffant,
porte une paire babouche marron.

Procès – Verbal de Palabre :


Exemple 22 :

Ministère de _______ République du Mali


Région de _______ Un Peuple – Un But – Une Foi

Cercle de ________
Arrondissement Central de
Kati
N°____________

Procès – Verbal de Palabre


L’an mil neuf cent soixante dix neuf et le six janvier, nous, ____, chef de
l’arrondissement central de Kati, Chevalier de l’Ordre National, agissant au nom du
Commandant de Cercle de Kati, nous sommes rendus sur le terrain de la concession rurale,
sise à proximité du village de Dialakoro (arrondissement central de Kita), objet de la demande
d’immatriculation du titre foncier du cercle de Kati, formulée par M.______ commis
d’administration, en service au Ministère des Finances et du Commerce, pour procéder à
l’enquête réglementaire, sous forme de palabre publique, prévue en l’occurrence.

Etaient présents :
MM B.T., Chef du village de Dialakoro
N.B., Conseiller de village
M.K., Conseiller
I.B., Conseiller
S.K., Demandeur

Ainsi que de nombreux autres notables du villages de Dialakoro.


Etaient également présents les représentants des collectivités voisines invitées à participer au
déroulement de l’enquête.
Après avoir informé les personnes présentes du but de notre visite, nous fîmes avec
elles le cheminement du périmètre du terrain conformément aux prescriptions du décret du 10
Juillet 1956.
Puis, nous fîmes sommation aux assistants de révéler tous les droits exercés à leur
connaissance sur la concession que nous venions de parcourir avec eux et éventuellement de
nous faire connaître les titulaires de ces droits.

Nous leur avons ensuite donné avis que tous les individus ou collectivités exerçant des
droits sans titre écrit sur le terrain en cause pouvaient demander la constatation de ces droits et
faire, le cas échéant opposition à l’immatriculation demandée par requête introduite en la
forme écrite, conformément aux dispositions de l’article 2 du texte précité, auprès du
conservateur des domaines, dans un délai de trois (3) mois à compter de l’affichage de l’avis
d’enquête de commodo et incommodo et de sa publication dans la presse officielle. Les
notables du village de Dialakoro ainsi que les représentants des collectivités voisines
déclarèrent tous, à l’unanimité, qu’ils faisaient abandon de leurs droits coutumiers sur le
terrain en cause et qu’en conséquence ils ne formuleraient aucune objection à
l’immatriculation au livre foncier du cercle de Kati, demandée par M.______en sa faveur.

En foi de quoi, nous avons ci-dessus, et l’avons signé avec le requérant et les membres
du Conseil de village désignés ci-dessus.

Kati, le __________19___

Le requérant Le Chef d’Arrondissement

__________ _____________________
(signature) (signature)

Le Chef de Village Les Conseillers de village


___________ ______________
(signature ou apposition (Signature ou empreintes
des empreintes digitales) digitales).
10. – LES DIFFERENTES FORMALITES ADMINISTRATIVES :

Généralités : Le fonctionnement des services administratifs donne lieu à une multitude de


formalités administratives plus ou moins importantes.
Parmi ces formalités qu’il ne saurait être question d’analyser ici dans leur totalité, il est trois
qui méritent d’être évoquées parce que la capacité juridique et l’authenticité de certains actes
opposables aux tiers ne sauraient être admises que si elles sont dûment accomplies.
Il s’agit de la signature, de la délégation de pouvoirs et de l’authentification des actes
administratifs.

I. La Signature :
1) – Définition :
La signature est la marque lisible ou illisible faite sous une forme spéciale et invariable
qu’une personne ou une autorité administrative qualifiée appose au bas d’un document écrit
pour attester l’authenticité de son contenu ou la sincérité de l’engagement qui y est pris. Dans
le cas de l’Administration, on fera toujours figurer en dessous de la signature, le nom, la
fonction exercée et éventuellement les titres honorifiques du signataire.
La valeur juridique de certaines signatures est subordonnée à certaines règles.

2) – L’importance de la signature :
La signature est incontestablement l’élément essentiel de tout document car c’est elle qui
engage la responsabilité personnelle de celui qui l’a écrit et qui conditionne sa validité. Il
s’ensuit qu’un acte administratif non signé ne saurait produire aucun effet juridique et doit
être, par conséquent, considéré comme inexistant.
3) – La Compétence :
Autant un acte administratif non signé n’a aucune valeur autant il n’en a pas non plus si la
signature dont il est revêtu n’est pas celle de l’autorité compétence. Cette compétence doit
être à la fois une compétence ratione materiae ou compétence déterminée territoriale, ratione
personnae ou compétence attachée à une personne désignée par la loi ou les règlements et
ratione temporis ou compétence déterminée par l’époque à laquelle une décision à été prise.
On utilise dans certaines administrations un tampon gravé dont l’empreinte reproduit la
signature de la personne à signer.
C’est ce tampon qu’on appelle griffe.
Cette pratique est hasardeuse et peut avoir des conséquences fâcheuses parce que la griffe
pourra être utilisée d’une manière inconsidérée ou à des fins malhonnêtes par des agents
irresponsables.
C’est pourquoi l’usage de ce système est à stigmatiser dans l’institution publique. C’est
pourquoi, il faut encourager la pratique de l’utilisation des stencils permettant à la signature
apposée sur le stencil d’apparaître sur toutes les copies tirées à la ronéo.

II.-La Délégation de Pouvoirs :

A) Définition : La délégation de pouvoir est un acte par lequel une autorité ou une personne
délègue à une autre autorité ou personne, sa compétence dans un certain nombre de matière
limitativement énumérés.
La délégation de pouvoir comme celle de la signature, est une modalité qui tend à la
déconcentration, car il s’agit de transférer des attributions à une autorité qui n’avait pas
compétence pour les exercer.
Il convient donc de déterminer les conditions dans lesquelles la délégation de pouvoir peut
être ouverte et quelles en sont les conséquences administratives et juridiques.

B) Conditions d’Ouverture d’une délégation de pouvoirs : Elles sont cinq :


1- La délégation de pouvoir ne peut avoir lieu sans texte. Elle peut être soit décidée par une
autorité délégatrice elle – même, soit imposée par une autorité hiérarchiquement supérieure à
l’autorité délégatrice. Dans le 1er cas on peut citer la délégation donnée par la loi lorsqu’elle se
borne à poser des principes et renvoie la fixation des détails techniques et pratiques aux
décrets ou même aux arrêtés ministériels.
Comme exemple de délégation imposée par l’autorité hiérarchiquement supérieure on
peut citer le cas d’un décret qui délègue aux directeurs des sociétés et entreprises d’Etat le
pouvoir de nommer de révoquer leur personnel subalterne.
2. – Comme dans le cas de la délégation de signature il ne peut y avoir de délégation de
pouvoir lorsqu’il existe déjà un texte contraire. Par exemple, si la loi confie spécifiquement à
une autorité une attribution qui constitue une garantie pour la population, aucune délégation
de pouvoirs ne saurait modifier l’ordre des compétences qui a été ainsi fixé par ladite loi.
3. – La délégation de pouvoir ne doit être faite que par une autorité ayant le pouvoir
réglementaire ou autorisée par une autorité ayant ce pouvoir.
4. – La délégation de pouvoir doit être toujours partielle. L’autorité délégatrice doit en
préciser le cadre juridique et en déterminer les directives générales que l’autorité délégataire
doit observer.
5. – Elle doit être publiée pour qu’elle soit opposable aux tiers.

C) – Les Effets de la Délégation de pouvoir : Ils sont au nombre de 3 :


1. Dans l’administration la délégation de pouvoirs n’a pas de caractère personnel. Elle
intéresse les rapports de deux autorités administratives envisagées ès qualités. Elle redistribue
d’une manière anonyme des attributions et se prolonge, de ce fait, à travers des changements
de personnes.
2- Contrairement à ce qui peut se passer pour la délégation de signature, la délégation de
pouvoirs dessaisit totalement l’autorité délégatrice de l’exercice des attributions déléguées
sous peine d’excès de pouvoir.
En d’autres termes elle modifie l’ordre des compétences non seulement en transférant le
pouvoir de décision mais aussi la responsabilité qui s’y rattache au délégataire. Toutefois, le
délégateur conserve la faculté de donner au délégataire des instructions voire des ordres
impératifs dans le domaine délégué ou de mettre fin à la délégation au cas où ses instruction
ou ordres ne sont pas exécutés.
3. - La délégation de pouvoirs modifie la hiérarchie juridique des actes administratifs en ce
sens que lorsque, par exemple, un ministre délègue une partie de ses attributions à un
gouverneur de région, les décisions que prendra ce dernier, dans le cadre de cette délégation
auront la forme d’arrêtés régionaux et non celle d’arrêtés ministériels.

III. – Authentification des Actes Administratifs :

Certains actes administratifs n’ont de valeur juridique et partant ne sont opposables aux tiers
que s’ils ont été authentifiés par une autorité compétence en la matière. Cette authentification
est attestée par 3 formalités :

A) La légalisation des Signature :


C’est la mention par laquelle certains fonctionnaires publics désignés par la loi,
notamment les Présidents des Tribunaux et juges de paix, attestent l’authenticité des
signatures apposées sur des actes solennels.
La légalisation s’impose beaucoup plus au juge que la certification matérielle qui est
moins revêtue qu’elle de formes légales requises. Autrement dit l’authenticité affirmée par la
légalisation est moins contestable que la certification matérielle. C’est pourquoi dans certains
cas la légalisation de la signature de certaines autorités telles que le Maire et ses Adjoints, est
exigée pour la validité de certains de leurs actes : le cas dans la procédure domaniale. La
formule de légalisation dans ce cas est la suivante :
‘’Vu par nous, président du tribunal de 1 ère Instance de …pour la légalisation de la signature
de Mr le Maire de la commune de ….apposée ci-dessus (ou ci – contre).

Dans les autres cas la formule sont :

‘’Vu pour la légalisation de la signatures de M. à ( Madame) de…apposée ci-dessus (ou ci-


contre) ‘’.
Ministère de l’Administration République du Mali
Territoriale et du Développement Un Peuple – Un But – Une Foi
à la Base
-------- --------
Direction Nationale de l’Administration
Territoriale et des Collectivités Locales
--------
Gouvernorat District de Bamako
--------
Maire de la Commune… Bamako, le ………
--------
Le Maire
N°……/MATDB/DNATCL/CDB/C…

Objet : Délégation de signature


Réf : ………………………….

Le Maire,
En vertu de l’ordonnance n°……..organisant le fonctionnement des pouvoirs publics
au Mali, des statuts des collectivités locales, je délègue à M……….2° adjoint au Maire
de Commune…………..le pouvoir de signer en lieu et place du Maire les matières
suivantes :
Actes de Naissance, Actes de Mariage.
La présente délégation prend effet à compter du Lundi………………………………..
19………

Le Maire de la Commune…………..
Signature
Nom Prénom,

MATDB République du Mali


------------- Un Peuple – Un But – Une Foi
DNATCL
-------- --------
Gouvernorat de________
Bamako, le …………………19….

Décision N°……..
relative à la délégation de compétence

Le Gouverneur de Région de ……………………………

Pour des raisons d’ordre interne et pour une meilleur rentabilité du service
administratif, je désigne le chef de Cabinet du Gouvernorat de ……….…….à prendre, en
vertu des pouvoirs qui me sont reconnus, un certain nombre d’actes en ma place.
Les matières concernées sont : ……………………………………………
La présente décision produira ses effets à compter de sa signature.
Le Gouverneur de Région de …………..

CONCLUSION
Nous répétons que nous n’avons pas cherché à explorer tous les domaines de la
rédaction administrative. La preuve est que certains documents administratifs n’ont pas été
étudiés. Mais nous pouvons affirmer que ceux qui sont les plus importants et l’essentiel de la
rédaction administrative ont été traités. Nous pensons avoir répondu aux besoins et aux
attentes de notre public, formé essentiellement de praticiens avertis.
Nous espérons que ce fascicule comblera certaine lacunes et contribuera à
l’amélioration de la qualité des prestations internes et externes de l’administration. Ce sera
notre plus grande récompense. Nous ne cessons donc jamais d’exhorter nos lecteurs à en faire
un usage permanent, à le perfectionner par l’expérience, à l’approfondir par des efforts
personnels.
Nous remercions tous ceux qui ont apporté leur concours à la finalisation de ce manuel
notamment Jacques Burnouf, Conseiller en perfectionnement et Alphamoye SONFO,
Coordinateur de la CEPAG.
BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE

Vocabulaire et Dictionnaire :

Cathérine R : Vocabulaire de l’administration, Hachette 1972


Le Petit Larousse illustré, nouvelle édition enrichie chaque année.

Le Petit Robert 1 : Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française, nouvelle


édition mise à jour et enrichie 1978.

Grammaire et Orthographe :
Chevalier, J. CI. ; Blanche – Benveniste CI. ; Arrivé M. ; Peytard J. :
Grammaire Larouse du français contemporain 1979.
Grévisse M. : Le Bon usage. Grammaire française, avec des remarques sur la langue d’usage,
10è édition revue, Duculot, 1975
Grévisse M. : Le Français correct, Guide pratique, 2è édition revue Duculot 1978.
Expression, rédaction et style :
Berthé Abdoulaye : Sachez rédiger, Rapport de Stage et Mémoire, offset, imprimerie St Paul
DAKAR 1997.
Cathérine R : Le style administratif, nouvelle édition, Revue et augmentée albin Michel
PARIS 1988.
Cocula B. et Peyrouter C : Didactique de l’expression delagrave 1978.
D’Aene M. et Chantraine : Rédaction Administrative, E.N.A. Niger Niamey 1975.
Gandouin J. : Correspondance et Rédaction Administratives, Armand Colin,
Coll. V Paris 1986.

Georgin R. : Le Langage de l’Administration et des Affaires Ed. Sociales Françaises 1962.


Lefèvre M. : Cours de Rédaction Administrative, E.N.A, Côte d’Ivoire, Abidjan 1974.
Mercier J.L. : Rédaction Administrative, ENAM Cameroun, Yaoundé 1976.

Common questions

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La forme administrative d'une lettre est utilisée pour la correspondance entre services administratifs d'un même État, souvent comprenant des échanges entre services publics de différents départements ministériels ou au sein d'une même administration . Elle est structurée pour inclure des informations comme l'objet, la référence, la signature et les ampliations . En revanche, la forme personnelle se destine à des destinataires extérieurs et peut inclure des éléments de courtoisie soulignant une relation plus individuelle ou particulière . Cette distinction est essentielle pour adapter le style et le contenu de la lettre à son audience spécifique.

Rédiger un document en forme administrative implique un respect strict de formalités et de structure, en visant à garantir clarté et uniformité dans la communication intercédents services . Le défi principal réside dans la nécessitė d’inclure toutes les mentions obligatoires tout en veillant à ce que le contenu reste pertinent et précis. Pour surmonter cela, il est crucial d’adopter des modèles structurés et de vérifier la conformité stricte à chaque étape de rédaction . En revanche, la forme personnelle offre plus de souplesse mais demande un investissement dans la courtoisie et la personnalisation du message pour s'assurer de conserver des relations cordiales et efficaces . L'équilibre entre formalité et personnalisation permet de maximiser l'impact des communications administratives.

Le circuit d'approbation des marchés publics commence par un contrôle juridique, technique, économique et financier du projet de marché par la Direction Générale des Marchés Publics . Si le projet respecte les règlements, il est transmis à la Direction Administrative et Financière ou au Ministère technique spécialisé pour approbation finale. Les marchés spécifiques doivent être unanimement approuvés, notamment pour des actions financées par le FED, et ce dans le respect des réglementations du marché public . Toute exécution de marché sans approbation formelle engage la responsabilité exclusive de l'entrepreneur, sans garantie de l'État, ce qui en souligne les ramifications juridiques significatives .

L'administration peut recourir à un marché par entente directe dans des cas exceptionnels définis par les articles 54 et 55 du décret sur la réglementation des marchés publics . Ces exceptions doivent être rigoureusement justifiées, notamment par la nature spécifique du marché ou des raisons d'urgence impératives . La Direction Administrative et Financière doit obtenir une autorisation préalable de la Direction Générale des Marchés Publics qui doit se prononcer dans un délai de quinze jours ouvrables après réception de la demande . Cette procédure assure que l'exception est justifiée et que l'absence de concurrence est compensée par une rigueur administrative accrue.

Le dossier de marché public doit inclure le rapport de présentation, les pièces justificatives du mode de passation, toute correspondance relative au marché, et nombreux exemplaires originaux du marché à approuver . Le rapport de présentation précise le motif, les coûts, et la légitimité du mode de passation choisi . Les pièces justificatives permettent de vérifier la conformité des choix faits, documentant tous les aspects procéduraux liés à l'adjudication ou l'appel d'offres . Enfin, de nombreuses copies originales permettent de certifier et légitimer les différentes étapes de validation du marché . Chaque élément contribue à la transparence, à la légitimité et au contrôle efficace des processus de marché public.

La Direction Générale des Marchés Publics administre le contrôle juridique, technique, économique, et financier des marchés avant leur approbation définitive pour garantir leur conformité aux régulations en vigueur . Elle évalue les projets de marché et formule des recommandations ou des demandes de modifications si nécessaire . Son rôle est crucial car il centralise l'expertise technique et juridique permettant d'assurer la régulation correcte des contrats publics, minimisant ainsi les risques de fraudes et d'irregularités, et protégeant ainsi les intérêts de l'État et des parties prenantes .

Les principes qui doivent guider les agents administratifs incluent la neutralité et la courtoisie. Le principe de neutralité est essentiel pour garantir l'objectivité et la prudence dans les documents administratifs, en s'assurant qu'ils ne contiennent que des faits vérifiables et qu'en cas de doute, le conditionnel soit utilisé pour éviter de potentielles erreurs . La courtoisie est également cruciale pour traiter les correspondants avec égard, même lorsqu'une requête doit être refusée, et contribue à maintenir la confiance du public envers l'administration . Ces principes sont importants pour éviter les erreurs, préserver l'intégrité de l'administration, et maintenir de bonnes relations avec les administrés.

La lettre d’accusé de réception, bien que rarement employée entre services administratifs, sert à confirmer la réception d'une correspondance et indique son enregistrement pour examen ultérieur . Elle est particulièrement utilisée dans des échanges où une trace formelle est requise pour documenter la réception des demandes ou des documents . C'est un outil qui assure la transparence et la traçabilité des communications administratives, permettant au service expéditeur de recevoir une confirmation qu'un document a bien été pris en compte .

Les principes de neutralité et de courtoisie influencent notablement la perception publique en fournissant une assurance de justice et de respect dans les interactions administratives . La neutralité garantit que les décisions sont prises sur la base de faits vérifiables, renforçant ainsi la confiance dans l'impartialité des décisions administratives . De même, la courtoisie crée une impression positive, même en cas de rejet de demandes, car elle montre un souci de respect pour les administrés . Ensemble, ces principes établissent une réputation d'intégrité et de considération, essentiels pour construire et maintenir un bon rapport entre l'administration et le public qu'elle sert.

L'utilisation du conditionnel dans les documents administratifs permet de résoudre les cas où l'incertitude persiste concernant des faits ou des situations . Ce mode verbal évite d'affirmer des faits potentiellement inexacts et limite ainsi la responsabilité de l'administration en cas de divergences avec la réalité . En utilisant le conditionnel, les agents administratifs peuvent gérer les incertitudes tout en évitant d'induit les lecteurs en erreur, ce qui diminue les risques de réclamations fondées sur des erreurs factuelles . Cette précaution est essentielle pour préserver la rigueur et la crédibilité des documents officiels.

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