Liaison Au Sol
Liaison Au Sol
Les informations techniques figurant dans ces documents ne peuvent être utili-
sées par des non spécialistes dans le domaine de la réparation automobile. Elles
sont destinées à l’exécution de travaux de réparation et d’entretien des véhicules
de marque RENAULT exclusivement par des professionnels de la réparation auto-
mobile ayant les compétences nécessaires pour effectuer ces travaux. RENAULT
n’est en aucun cas responsable des travaux effectués, leurs auteurs en assumant
seuls l’entière responsabilité.
L’utilisateur des informations techniques RENAULT devra s’assurer que celles-ci
correspondent à la dernière mise à jour effectuée par RENAULT. RENAULT n’as-
sumera aucune responsabilité résultant de l’utilisation d’informations techniques
ne correspondant pas à la dernière mise à jour qu’elle aura réalisée.
1
2
SOMMAIRE
Les trains roulants 4
Le contrôle et le réglage des trains roulants 42
L’interprétation des anomalies de la liaison au sol 66
Questionnaire 77
3
LES TRAINS
ROULANTS
Composition des trains roulants 5
Eléments des trains roulants 11
Eléments de suspension 19
Eléments de direction mécanique 25
Eléments de direction assistée hydraulique 30
Roues au sol 33
4
Les trains roulants
Ces sous-ensembles sont reliés à des éléments porteurs et forment un demi train
ou un essieu.
5
Les trains roulants
Le train avant de type MacPherson (figure 1) est composé d’une jambe de force
(1), d’un bras (2) et d’une barre stabilisatrice (3).
La triangulation inférieure (1) est assurée par un triangle en forme de “L” dit “aus-
tral” (2).
Le train avant de type pseudo MacPherson permet une plus grande rigidité du
train et donc un comportement plus rigoureux.
6
Les trains roulants
Sur le train avant à double bras triangulés (figure 3), le maintien du porte-moyeu
(1) est assuré par deux triangles superposés (2).
Ce train avant (figure 4) est utilisé sur les véhicules à propulsion de grande capa-
cité de chargement.
7
Les trains roulants
Le train arrière à roues indépendantes (figure 5) est composé par un bras longitu-
dinal (1), un bras transversal supérieur (2) et un bras transversal inférieur (3).
8
Les trains roulants
Les trains arrières semi-indépendants (figure 7) sont de trois types : à bras tirés
(1), à barres de torsion (2) et en H (3).
Ces trains arrière équipent les véhicules traction uniquement et sont une solution
intermédiaire entre confort et capacité de chargement.
9
Les trains roulants
Le train arrière à essieu rigide (figure 8), avec ou sans pont de transmission, équipe
les véhicules à grande capacité de chargement.
10
Les trains roulants
• au châssis,
• aux longerons,
• au berceau.
• le porte-moyeu (1),
11
Les trains roulants
Le porte-moyeu
Le porte-moyeu (figure 10) supporte la jambe de force (1), l’étrier de frein (2), le
moyeu (3) et son roulement. Le porte-moyeu comporte les points de fixation de la
rotule de direction (4) et de la rotule inférieure (5).
La jambe de force
La jambe de force (figure 11) comporte un amortisseur (1), et un ressort (2) coiffé
d’une coupelle d’amortisseur (3).
12
Les trains roulants
Le bras inférieur
Le bras inférieur (figure 12) relie le porte-moyeu (1) au berceau (2) et comporte
une rotule (3) et des articulations élastiques (4).
Les articulations élastiques sont des silentblocs qui filtrent les vibrations et as-
surent la souplesse des liaisons. Il existe deux types de bras inférieur (figure 13)
: le bras inférieur en “L” ou “austral” (1) et le bras inférieur en triangle (2).
13
Les trains roulants
La barre stabilisatrice
La barre stabilisatrice du train MacPherson (figure 14) est fixée au berceau (1)
et au bras inférieur (2). La barre stabilise le déplacement longitudinal des bras
inférieurs.
La barre stabilisatrice relie les deux demi trains par des silentblocs (3) et participe
à la limitation des mouvements de la carrosserie.
Sur certains modèles, des tirants (4) maintiennent longitudinalement le bras infé-
rieur.
Le train roulant de type pseudo MacPherson (figure 15) présente certaines diffé-
rences par rapport au type MacPherson.
14
Les trains roulants
La barre anti-dévers
Lorsque la suspension du côté extérieur est comprimée (1), le couple exercé sur
la barre (2) est transmis de façon inverse au demi train opposé (3). La barre
anti-dévers produit le même effet pour toute variation entre les demi trains.
15
Les trains roulants
Le train roulant à double bras triangulé (figure 17) présente, par rapport aux trains
précédemment étudiés, les différences suivantes :
• le porte-moyeu (2) se fixe au bout du triangle supérieur par une liaison rotule.
Certains véhicules utilitaires possèdent un train avant à essieu rigide (figure 18)
composé des éléments suivants :
• un essieu (1), qui rend solidaire les deux roues d’un même train,
16
Les trains roulants
Il existe plusieurs types de train arrière. Le train arrière peut être fixé au berceau,
aux longerons ou au châssis.
Le train arrière multibras (figure 19) est constitué des éléments suivants :
17
Les trains roulants
• et une barre Panhard (4) sur les trains arrière à bras tirés.
18
Les trains roulants
Eléments de suspension
Rôle de la suspension
Les ressorts
19
Les trains roulants
Le ressort hélicoïdal
Le ressort hélicoïdal (figure 22) est formé d’une tige cylindrique d’acier enroulée
en hélice, puis trempée. Le tarage d’un ressort est indiqué par un code de couleur.
Le ressort à lames
20
Les trains roulants
Les lames sont fixées au châssis par des articulations et à l’essieu par des brides.
Une extrémité de la barre de torsion est fixée à la caisse et l’autre extrémité est
fixée au bras de suspension.
Les barres de torsion (figure 24) sont identifiées par un marquage (1)
droite/gauche et leur coefficient de torsion est indiqué par un code couleur
(2).
Les amortisseurs
21
Les trains roulants
L’amortisseur (figure 25) est composé principalement des deux parties suivantes :
Lorsque le piston descend dans le cylindre (figure 27), l’huile traverse les orifices
calibrés pour se rendre vers le côté supérieur.
22
Les trains roulants
Lorsque le piston remonte dans le cylindre, l’huile traverse les orifices calibrés
pour se rendre vers le côté inférieur.
Sur les trains roulants (figure 28) de type MacPherson et pseudo MacPherson,
l’amortisseur et le ressort sont assemblés. Sur les autres types de trains roulants,
l’amortisseur et le ressort sont dissociés.
23
Les trains roulants
ATTENTION
Ne pas démonter l’écrou de fixation de la tige d’amortisseur quand la
jambe de force est montée sur le véhicule.
24
Les trains roulants
L’ensemble de direction est constitué de deux parties (figure 29), la partie com-
mande et la partie opérative.
• le volant (1),
25
Les trains roulants
Le volant
La colonne de direction
La colonne de direction (figure 30) possède des renvois d’angle avec chape ra-
battable (1) pour compenser les différences d’axe. Les fixations de la colonne de
direction sont à indexage.
26
Les trains roulants
Le boîtier de direction
Les biellettes et les rotules de direction (figure 32) relient le boîtier de direction aux
porte-moyeux ou aux porte-fusées.
27
Les trains roulants
Les biellettes s’articulent autour des rotules lors des mouvements de suspension,
et pivotent autour des rotules lors des mouvements de direction.
REMARQUE
Chaque biellette est réglable et possède une rotule à chaque extrémité.
La rotule de direction
• un soufflet (1),
• un ressort (2),
28
Les trains roulants
La direction à bielle pendante (figure 34) est composée des éléments suivants :
• un volant (1),
29
Les trains roulants
Une direction à assistance hydraulique (figure 35) est composée des éléments
suivants :
• un réservoir (1),
Le réservoir
Le réservoir assure l’alimentation en liquide de la pompe hydraulique, refroidit le
liquide lors de fortes sollicitations et recueille le liquide sortant du boîtier de direc-
tion. Le liquide de direction assistée est habituellement du liquide pour transmis-
sion automatique.
30
Les trains roulants
ATTENTION
Le niveau de liquide du réservoir doit toujours se situer entre les repères
minimum et maximum pour assurer le bon fonctionnement du système.
La pompe hydraulique
La pompe aspire le liquide du réservoir et le refoule sous pression vers le boîtier
de direction à l’aide des canalisations.
La valve rotative
Lorsque l’effort au volant contraint la barre de torsion, le rotor se déplace par rap-
port au distributeur.
31
Les trains roulants
REMARQUE
Si l’assistance est défaillante, une liaison mécanique est réalisée entre le
rotor et le distributeur.
Le vérin hydraulique
Le boîtier de direction assistée possède un vérin hydraulique à double effet.
• lorsque la valve rotative alimente une chambre, le liquide sous pression exerce
une force sur le piston pour assister l’effort du conducteur,
• lorsque le volant est tourné dans l’autre sens, la pression est exercée sur l’autre
côté du piston.
32
Les trains roulants
Roues au sol
La roue
• une jante,
• une valve,
• un pneumatique,
• de l’air.
La jante
La jante (figure 38) comporte un voile de jante (1), un profil d’accrochage du pneu-
matique (2) et un bord de jante (3).
33
Les trains roulants
• le support de la valve,
Les dimensions des jantes en alliage léger sont moulées sur les jantes. Sur les
jantes en acier, le marquage normalisé est gravé sur le devant de la jante.
Le marquage de la jante
Les différents marquages d’une jante (figure 39) sont les suivants :
34
Les trains roulants
Le pneumatique
La bande de roulement (2) est la partie en contact avec le sol. Les sculptures
servent à évacuer l’eau par temps de pluie.
Les flancs (3) encaissent la charge, il protègent la carcasse des chocs latéraux et
assurent la suspension du pneumatique.
Le talon (4) est l’élément de liaison avec la jante. Le talon se compose d’une
tringle (5) en acier sans soudure, noyée dans du caoutchouc.
35
Les trains roulants
Le marquage du pneumatique
Le marquage normalisé (figure 41) d’un pneumatique est le suivant :
• “88” indique l’indice de charge, soit la masse maximale admissible par le pneu-
matique en roulage.
• “H” est l’indice de vitesse de roulage maximale autorisée. À chaque lettre cor-
respond une vitesse maximale autorisée.
Des repères “TWI” sur le flanc du pneumatique (figure 42) indiquent la présence de
témoins d’usure (1). Ces témoins d’usure, moulés dans les sculptures, indiquent
la limite d’usure du pneumatique.
36
Les trains roulants
1. Préparer le pneumatique :
• déplombage,
• nettoyage,
• dégonflage.
37
Les trains roulants
La valve
Il existe deux types de valves : les valves classiques, et les valves dites “SSPP” qui
sont utilisées sur les véhicules dotés d’un système de surveillance de la pression
des pneumatiques.
Certaines valves “SSPP” possèdent un code de couleurs (figure 43) qui doit être
respecté au montage.
L’équilibrage de la roue
Le pneumatique monté sur la jante forment une roue. Les tolérances de fabrication
des pneumatiques et des jantes rendent nécessaire un équilibrage de la roue.
Une roue pas équilibrée ou mal équilibrée peut occasionner des vibrations en rou-
lage et une usure prématurée du train roulant. Une équilibreuse de roue (figure 44)
détermine les corrections requises.
38
Les trains roulants
Des masses calibrées doivent alors être crochetées ou collées à la jante pour
équilibrer la roue.
Il est impératif d’effectuer un essai routier d’au moins 2 kilomètres pour ne pas
garder de marques d’immobilisation sur les pneumatiques.
39
Les trains roulants
Équilibrage de roue
L’équilibreuse utilise une bague cylindrique d’un diamètre équivalent à celui du
moyeu, c’est à dire de 60 mm. Dans ce cas, le balourd généré par la différence
des axes de rotation sera compensé par l’équilibrage. Monter impérativement la
roue sur l’équilibreuse dans la même position que sur le véhicule.
Avant de poser le véhicule sur le sol, effectuer impérativement les opérations sui-
vantes :
Ensuite, serrer les roues au couple préconisé en posant le véhicule sur le sol.
Le PAX system
40
Les trains roulants
41
LE CONTRÔLE ET
LE RÉGLAGE DES
TRAINS ROULANTS
Mouvements et dimensions du véhicule 43
Définitions et effets des angles des trains roulants 46
Contrôle de la géométrie des trains roulants 56
Contrôle de la suspension 62
Contrôle de la direction 63
42
Le contrôle et le réglage des trains roulants
• l’état de la chaussée,
• la variation de hauteur,
• la charge,
• la force centrifuge,
Pour définir les mouvements de la carrosserie (figure 46), les trois axes de réfé-
rence qui sont utilisés sont les suivants :
43
Le contrôle et le réglage des trains roulants
• le cabrage,
• la plongée,
• le mouvement de tangage,
• le mouvement de roulis,
• le pompage,
• le lacet.
L’empattement (figure 47) d’un véhicule est la distance entre les trains avant et
arrière, mesurée au centre des roues. Les empattements (1) à droite et à gauche
peuvent être différents sur un même véhicule.
La voie (2) est la distance entre les deux roues d’un train, mesurée au centre des
pneumatiques. Les voies de train avant et de train arrière peuvent être différentes
sur un même véhicule.
REMARQUE
La voie et l’empattement ne sont pas réglables.
44
Le contrôle et le réglage des trains roulants
Voici les unités de mesure utilisées pour le contrôle et le réglage des trains rou-
lants.
Le degré est utilisé pour mesurer les angles. Selon les références, le degré peut
être subdivisé en dixième de degrés, ou subdivisé en 60 minutes.
Le diamètre des jantes et des pneumatiques est mesuré en pouce. Un pouce est
égal à 25,4 mm. Les subdivisions du pouce sont exprimées en fractions.
L’assiette (1) du véhicule (figure 48) est la position d’équilibre des ressorts de sus-
pension par rapport à une surface plane (2). La mesure de la hauteur sous coque
(3) détermine l’assiette du véhicule.
REMARQUE
L’assiette du véhicule est définie par le constructeur.
45
Le contrôle et le réglage des trains roulants
Les angles qui définissent la géométrie des trains roulants sont les suivants :
• l’angle de pivot,
• l’angle de carrossage,
• le déport de jante,
• le déport au sol,
• l’angle inclus,
• le parallélisme,
• l’angle de poussée.
L’angle de chasse (figure 49) est l’angle, vu de côté, formé par la verticale et l’axe
de pivotement de la roue.
46
Le contrôle et le réglage des trains roulants
• L’angle est négatif lorsque l’axe de pivotement s’incline vers l’avant du véhi-
cule.
• L’angle est positif lorsque l’axe de pivotement s’incline vers l’arrière du véhi-
cule.
L’ordre de valeur de l’angle de chasse est d’environ +1° à +6°. L’ordre de valeur
de la tolérance est de +/- 30’. La différence admise entre gauche et droite, sur le
même train roulant, est environ de 1°.
L’angle de pivot
L’angle de pivot (figure 50) est l’angle, vu de face, formé par l’axe de pivotement
avec la verticale.
47
Le contrôle et le réglage des trains roulants
• L’angle de pivot est positif lorsque l’axe de pivotement s’incline vers l’intérieur
du véhicule.
• L’angle est négatif lorsque l’axe de pivotement s’incline vers l’extérieur du vé-
hicule.
L’angle de carrossage
L’ordre de valeur de l’angle de carrossage est d’environ -1° à 1° avec une tolérance
admissible de +/- 30’. La différence maximale admise entre gauche et droit est
de 1°.
48
Le contrôle et le réglage des trains roulants
Carrossage positif
L’angle de carrossage est positif lorsque le haut de la roue s’incline vers l’extérieur
du véhicule.
Carrossage négatif
L’angle de carrossage est négatif lorsque le haut de la roue s’incline vers l‘intérieur
du véhicule. L’angle négatif peut-être appelé contre-carrossage.
Le contre-carrossage favorise l’adhérence en virage et la motricité.
ATTENTION
La valeur de l’angle de carrossage évolue en fonction de la charge.
Le déport de jante
Le déport de jante (figure 52) est la distance comprise entre la face de fixation de
la jante et le milieu de la jante. Le déport de jante permet de loger le système de
freinage près du centre de la roue.
Le déport de jante peut être important sur les utilitaires qui possèdent des roues
jumelées et qui utilisent les mêmes jantes à l’avant et à l’arrière.
49
Le contrôle et le réglage des trains roulants
ATTENTION
La modification du déport de jante entraîne une modification de la voie.
Le déport au sol
Le déport au sol (figure 53) est la distance formée par la verticale passant par le
milieu de la bande de roulement et l’axe de pivotement.
– Le déport au sol est positif lorsque l’axe de la roue est situé à l’extérieur par
rapport à l’axe de pivotement.
– Le déport au sol est négatif lorsque l’axe de la roue est situé à l’intérieur par
rapport à l’axe de pivotement.
Lorsque le déport est positif, la roue a tendance à braquer vers l’extérieur au frei-
nage.
Lorsque le déport est négatif, la roue a tendance à braquer vers l’intérieur au frei-
nage.
Le déport au sol peut être modifié par un déport de jante, la modification de l’angle
de pivot et l’angle de carrossage.
50
Le contrôle et le réglage des trains roulants
L’angle inclus
L’angle inclus (figure 54) est la somme de l’angle de pivot et de l’angle de carros-
sage auxquels sont ajoutés 90°.
REMARQUE
Le calcul de l’angle inclus représente une aide au diagnostic. La valeur de
l’angle inclus permet de localiser une déformation d’un élément du train
avant.
Le parallélisme
Le parallélisme (figure 55) est l’angle formé par le plan de rotation de la roue et
l’axe de symétrie du véhicule. Cette mesure représente le parallélisme individuel
d’une roue.
51
Le contrôle et le réglage des trains roulants
Au roulage, lorsque les jeux s’éliminent, les roues doivent être parallèles. Le ré-
glage s’effectue à l’arrêt et nécessite de prévoir de l’ouverture ou du pincement.
52
Le contrôle et le réglage des trains roulants
L’angle de différence d’axe (figure 57), parfois appelé “set back” est l’angle formé
par l’essieu et la perpendiculaire de l’axe de symétrie du véhicule.
L’angle de différence d’axe est mesuré sur les trains avant et arrière.
La mesure de cet angle sert à vérifier le bon positionnement des essieux par rap-
port à la caisse.
La valeur de l’angle de différence d’axe doit théoriquement être nul pour assurer
un alignement des roues avec la caisse du véhicule.
53
Le contrôle et le réglage des trains roulants
L’angle de poussée
L’angle de poussée (figure 58), appelé aussi “offset”, est formé par l’axe de pous-
sée du train arrière et l’axe de symétrie du véhicule. L’axe de poussée est la
bissectrice de l’angle formé par les plans de rotation des deux roues arrière.
ATTENTION
L’angle de poussée est la référence pour l’alignement des trains avant et
arrière.
Les dimensions d’un véhicule et les angles dépendent les uns des autres. La
voie et l’empattement d’un véhicule peuvent varier lorsque les angles ne sont pas
conformes aux normes constructeur.
54
Le contrôle et le réglage des trains roulants
Pour obtenir une bonne stabilité du véhicule en toutes circonstances, les pneuma-
tiques d’un même train ne doivent pas riper.
De plus, en virage, l’axe du train arrière (figure 60) et les deux axes de rotation
des roues avant doivent se croiser en un seul point. La roue intérieure au virage
braque davantage que la roue extérieure. Chaque roue parcourt un cercle de
rayon différent.
55
Le contrôle et le réglage des trains roulants
Tout défaut sur l’un des points précédents devra être corrigé avant de procéder au
contrôle des angles.
Il faut mesurer la hauteur sous coque avant de procéder au contrôle des angles.
La mesure des hauteurs sous coque s’effectue véhicule à vide sur une aire plane.
ATTENTION
Une hauteur sous coque hors tolérance peut indiquer la nécessité de
changer les ressorts.
56
Le contrôle et le réglage des trains roulants
Le contrôle de la géométrie
Le contrôle de la géométrie des trains roulants (figure 61) se fait à l’aide d’un banc
de mesure. Des têtes de lecture sont montées sur chacune des roues du véhicule
et chaque tête de lecture est reliée au banc de mesure.
L’ordinateur reçoit et analyse les mesures de chaque tête de lecture et affiche les
résultats à l’écran.
ATTENTION
Seules les valeurs de la documentation technique constructeur sont à
prendre en compte.
57
Le contrôle et le réglage des trains roulants
Les étapes à réaliser pour mesurer les valeurs d’angle des trains roulants d’un
véhicule sont les suivantes :
Étapes Opérations
1 Positionner le véhicule sur un sol de niveau.
2 Mesurer les hauteurs sous coque et contrôler leur conformité.
Positionner le véhicule sur les plateaux pivotants et les plaques à
3
débattement.
4 Caler les roues arrière.
5 Dégoupiller les plateaux pivotants et les plaques à débattement.
6 Réaliser le point milieu de la direction.
7 Mettre en place l’appareil de contrôle sur le véhicule.
8 Positionner le bloque volant.
9 Effectuer le dévoilage des roues.
Descendre le véhicule sur les plateaux pivotants et les plaques à
10
débattement.
11 Tasser le véhicule à l’avant et à l’arrière.
12 Placer le pousse pédale de frein.
13 Placer les têtes de lecture à l’horizontal.
14 Retirer le bloque volant.
REMARQUE
Sur certains véhicules, il faut effectuer l’apprentissage du capteur de
couple et d’angle de volant à l’aide de CLIP après un réglage.
58
Le contrôle et le réglage des trains roulants
Il faut d’abord effectuer tous les réglages sur le train arrière, et ensuite effectuer
les réglages sur le train avant.
1. l’angle de chasse,
2. l’angle de pivot,
3. l’angle de carrossage,
4. et toujours en dernier, le parallélisme.
Sur les véhicules actuels, l’angle de chasse n’est généralement plus réglable.
Sur les véhicules actuels, l’angle de pivot n’est généralement plus réglable.
59
Le contrôle et le réglage des trains roulants
Sur les véhicules actuels, l’angle de carrossage n’est généralement plus réglable.
Le réglage du parallélisme
– par la rotation des manchons de biellettes de direction, pour les trains avant,
– par la position de la fixation du bras longitudinal par rapport à la caisse, pour
les trains arrière multibras.
En général, un parallélisme total hors limite n’est pas ressenti lors du roulage en
ligne droite. Le parallélisme d’une roue peut entraîner un tirage dû à une différence
de longueur de biellette de direction.
L’angle de différence d’axe n’est pas réglable. Si la valeur est hors tolérance,
un élément mécanique est défectueux ou une déformation de la carrosserie est
présente.
L’angle de poussée n’est pas réglable. Si la valeur n’est pas en tolérance, un élé-
ment de la chaîne mécanique est défectueux ou une déformation de la carrosserie
est présente.
60
Le contrôle et le réglage des trains roulants
Une modification de l’un des angles a des répercussions sur la valeur des autres
angles. Un contrôle simultané de tous les angles est nécessaire lorsque des ré-
glages sont effectués.
61
Le contrôle et le réglage des trains roulants
Contrôle de la suspension
L’inspection visuelle
62
Le contrôle et le réglage des trains roulants
Contrôle de la direction
Il faut d’abord contrôler le mouvement de la direction, véhicule au sol. Il faut véri-
fier qu’aucun point dur ne soit présent lors du braquage de butée à butée. De la
position centrale, il faut arriver en butée gauche ou droite dans un même nombre
de tours de volant.
• sur certains types de trains avant, il faut contrôler les pivots de direction.
Il faut contrôler (figure 63) les paliers de la colonne de direction, les articulations
et le jeu au volant.
63
Le contrôle et le réglage des trains roulants
Le niveau de liquide dans le réservoir doit toujours se situer entre les repères
“MINI” et “MAXI”. Une recherche de fuites est nécessaire lorsque le niveau est
trop bas. Contrôler toute trace de fuite sur les joints d’étanchéité, les raccords
et les canalisations, sur la pompe et le régulateur, sur la valve rotative et sur les
extrémités du boîtier de direction.
Certaines pompes de direction assistée hydraulique sont entraînées par des pou-
lies et des courroies.
Il faut contrôler la tension de la courroie. Il faut aussi contrôler que la courroie n’est
ni usée, ni fendue ni souillée.
Pour un groupe électropompe, il faut vérifier que l’électropompe tourne et est ali-
mentée électriquement (figure 64).
64
Le contrôle et le réglage des trains roulants
65
L’INTERPRÉTATION
DES ANOMALIES DE
LA LIAISON AU SOL
Interprétation de l’usure des pneumatiques 67
Interprétation d’un problème ressenti en roulage 72
Les causes possibles des problèmes de roulage 75
66
L’interprétation des anomalies de la liaison au sol
Une usure anormale prématurée d’un pneumatique est la conséquence d’un dys-
fonctionnement dans les trains roulants, et renseigne sur les conditions de roulage.
67
L’interprétation des anomalies de la liaison au sol
68
L’interprétation des anomalies de la liaison au sol
Usure en biais
Lorsque les pavés de caoutchouc sont usés en biais (figure 69), de l’extérieur vers
l’intérieur, ceci peut indiquer une ouverture excessive du parallélisme. Lorsque les
pavés de caoutchouc sont usés en biais, de l’intérieur vers l’extérieur, ceci peut
indiquer un pincement excessif du parallélisme.
69
L’interprétation des anomalies de la liaison au sol
Usure en méplat
L’usure en méplat (figure 71) est provoquée par une perte périodique d’adhérence
de la roue. Des amortisseurs usés sont souvent à l’origine de ce type d’usure.
70
L’interprétation des anomalies de la liaison au sol
71
L’interprétation des anomalies de la liaison au sol
La dérive (figure 74) est un phénomène lié au pneumatique. Sous l’action d’une
force latérale, le pneumatique se déforme, un ballant se produit et la dérive des
pneumatiques écarte le véhicule de sa trajectoire théorique.
• la pression de gonflage,
• la charge du véhicule.
Le rapport de dérive des trains avant et arrière en ligne droite détermine le com-
portement du véhicule. Lorsque les dérives avant et arrière sont identiques, le
véhicule se déplace parallèlement à lui-même. Le comportement du véhicule est
neutre.
72
L’interprétation des anomalies de la liaison au sol
La dérive d’un pneumatique augmente avec l’effort longitudinal, qu’il soit moteur
ou résistant. Le comportement du véhicule peut évoluer d’un comportement à un
autre suivant l’accélération ou le freinage.
Le tirage
• Un train arrière décalé provoque un déplacement en crabe (figure 75) car l’axe
de symétrie du véhicule n’est pas aligné avec sa trajectoire.
73
L’interprétation des anomalies de la liaison au sol
Le louvoiement
Les vibrations
Les vibrations (figure 76) transmises par les systèmes des éléments porteurs, de
suspension, de direction et des roues peuvent se répercuter dans tout le véhicule.
74
L’interprétation des anomalies de la liaison au sol
Une pression incorrecte (trop grande ou trop faible) d’un des deux pneumatiques
du même train nuit au freinage et aggrave les comportements instables en virage.
La suspension
L’usure de la suspension est une autre cause des problèmes ressentis en roulage.
La direction
L’état de la direction est une autre cause des problèmes ressentis en roulage.
75
L’interprétation des anomalies de la liaison au sol
Le tirage du véhicule peut être provoqué par les défauts de géométrie suivants :
• un parallélisme excessif,
• des angles de chasse différents sur un même train provoquent le tirage du côté
où l’angle est le plus faible,
• un mauvais décalage des roues sur un même essieu provoque une amorce de
virage différente d’un côté à l’autre.
76
QUESTIONNAIRE
QUESTIONNAIRE
1. Quel est le rôle de l’amortisseur ?
B La position de montage.
C L’identification du fournisseur.
D Le tarage du ressort.
B La charge à supporter.
C La longueur du ressort.
77
QUESTIONNAIRE
A A la sortie de la pompe.
78
QUESTIONNAIRE
A Le train avant.
B Le train arrière.
A La largeur du pneumatique.
D Le diamètre du pneumatique.
79
QUESTIONNAIRE
B Entre 0° et +20°.
15. Quelle opération devez-vous effectuer pour régler la hauteur sous coque d’un
train arrière à barres de torsion ?
C Changer l’amortisseur.
B Entre 5° et +15°.
80
QUESTIONNAIRE
17. Quelle valeur est affectée par le montage d’une jante avec un autre déport sur
le véhicule ?
A L’angle de carrossage.
B L’angle de pivot.
C L’empattement.
D La voie.
19. Quel type d’usure des pneumatiques est généré par un parallélisme hors limite ?
B L’usure en méplat.
D L’usure en facettes.
81
82
49 39 8CF 110
©Renault − Reproduction ou traduction même partielle interdite sans l’autorisation de Renault − 12/2002