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Conditions d'exercice du psychologue

Ce document présente les conditions d'exercice de la psychologie. Il définit les principes éthiques auxquels les psychologues doivent se conformer, notamment le respect du secret professionnel, du consentement éclairé et de la déontologie.

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CHAPITRE II

CONDITIONS D'EXERCICE

Article 4 : Qu'elle·il exerce seul·e ou en équipe pluriprofessionnelle, la·le psychologue fait respecter
sa spécificité professionnelle. Elle·il respecte celle des autres.

Article 5 : En toutes circonstances, la·le psychologue fait preuve de mesure, de discernement et


d’impartialité. La·le psychologue accepte les missions qu'elle·il estime compatibles avec ses
fonctions et ses compétences dans le respect du présent Code. Si elle·il l’estime utile, elle·il peut
orienter les personnes ou faire appel à d’autres professionnels.

Article 6 : L’exercice professionnel de la·du psychologue nécessite une installation appropriée dans
des locaux adéquats et qui garantissent la confidentialité. La·le psychologue dispose de moyens
suffisants et adaptés à ses actes professionnels et aux publics auprès desquels elle·il intervient.

Elle·il protège contre toute indiscrétion l’ensemble des données concernant ses interventions, quels
qu’en soient le contenu et le support.

Article 7 : La·le psychologue est tenu au secret professionnel dans les conditions et les limites des
dispositions du code pénal (articles 226-13 et 226-14). Le secret professionnel couvre tout ce dont
la·le psychologue a connaissance dans l’exercice de sa profession : ce qui lui est confié comme ce
qu’elle·il voit, entend ou comprend.

Article 8 : Dans tout échange entre professionnels ayant pour objet l'examen de personnes ou de
situations, la·le psychologue partage uniquement les informations strictement nécessaires à la
finalité professionnelle, conformément aux dispositions légales en vigueur. En tenant compte du
contexte, elle·il s’efforce d’informer au préalable les personnes concernées de sa participation à ces
échanges.

Article 9 : La·le psychologue recherche systématiquement le consentement libre et éclairé de ceux


qui la·le consultent ou qui participent à une évaluation ou une expertise. Elle·il les informe de façon
claire et intelligible des objectifs, des modalités, du coût éventuel et des limites de son intervention.
Le cas échéant, elle·il leur indique la possibilité de consulter un·e autre praticien·ne.

Article 10 : Lorsque l'intervention se déroule dans un cadre d’expertise judiciaire ou de contrainte


légale, la·le psychologue s’efforce de réunir les conditions d'une relation respectueuse de la
dimension psychique de la personne. Les destinataires de ses conclusions sont clairement indiqués
à cette dernière.

Article 11 : Dans le cadre d’une pratique auprès d’un·e mineur·e, la·le psychologue s’assure
autant que possible de son consentement. Elle·il recherche l'autorisation des représentants
légaux dans le respect des règles relatives à l'autorité parentale.

Article 12 : La·le psychologue recevant un·e mineur·e, un·e majeur·e protégé·e, une
personne vulnérable ou dont le discernement est altéré ou aboli, tient compte de sa situation, de
son statut et des dispositions légales ou réglementaires en vigueur. Lorsque la personne n’est pas

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en capacité d’exprimer son consentement, la·le psychologue s’efforce de réunir les conditions
d'une relation respectueuse.

Article 13 : L’évaluation relative aux personnes ne peut se réaliser que si la·le


psychologue les a elle·lui-même rencontrées.

La·le psychologue peut s’autoriser à donner un avis prudent et circonstancié


dans certaines situations, sans que celui-ci ait valeur d’évaluation.

Article 14 : La·le psychologue n'use pas de sa position à des fins personnelles, de


prosélytisme ou d’aliénation économique, affective ou sexuelle des personnes qu’elle·il
rencontre.

Article 15 : La·le psychologue présente ses conclusions de façon claire et adaptée à la


personne concernée. Celles-ci répondent avec prudence et discernement à la demande ou à
la question posée.

Lorsque ces conclusions sont transmises à un tiers, elles ne comportent les éléments
d’ordre psychologique qui les fondent que si nécessaire. L'assentiment de la personne
concernée ou son information préalable est requis.

Article 16 : La·le psychologue n’engage pas d’interventions impliquant des personnes


auxquelles elle·il est personnellement lié·e. Face à un risque de conflits d’intérêts, la·le
psychologue est amené·e à se récuser.

Article 17 : Dans le cas de situations susceptibles de porter atteinte à l'intégrité psychique ou


physique de la personne qui la·le consulte ou à celle d'un tiers, la·le psychologue évalue
avec discernement la conduite à tenir. Elle·il le fait dans le respect du secret professionnel et des
dispositions légales relatives aux obligations de signalement. La·le psychologue peut éclairer sa
décision en prenant conseil, notamment auprès de confrères ou consœurs expérimenté·e·s.

Article 18 : Les documents émanant d'un·e psychologue sont datés, portent son identité, son
titre, son numéro d’inscription sur les registres légaux en vigueur, ses coordonnées
professionnelles, sa signature ainsi que la·le destinataire et l'objet de son écrit. Seul la·le
psychologue auteur·e de ces documents est habilité·e à les signer, les modifier, ou les
annuler. Elle·il fait respecter la confidentialité de son courrier postal ou électronique.

Article 19 : Dans le cas où la·le psychologue prévoit d'interrompre son activité ou y est
contraint·e pour quelque motif que ce soit, elle·il s’efforce d’assurer la continuité de son action.
Les documents afférents à son activité peuvent être transmis ou détruits, en respectant
les procédures offrant toutes garanties de préservation de la confidentialité.

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