Mémoire de Master: Département Génie Des Procédés Chimiques Et Pharmaceutiques
Mémoire de Master: Département Génie Des Procédés Chimiques Et Pharmaceutiques
Mémoire de Master
Présenté par
Filière : Hydrocarbures
Spécialité : Génie des procédés -Technologie de la pétrochimie
Devant le jury :
A mes chers parents, pour les remercier pour leurs tous sacrifices.
Aucune dédicace ne saurait exprimer mes sentiments à leur sujet. Merci de m’avoir inculqué
des vraies valeurs et de m’avoir permis de devenir la personne que je suis aujourd’hui.
A mon cher frère Hamza, ma jolie sœur Bochra et mon petit prince Nadir, pour leur
A mes chères cousines : Nassira, Zahra, Rachida pour leur soutien moral et leurs
encouragements.
A mon cher cousin Ahmed pour sa disponibilité, ses conseils et son aide précieuse.
A tous mes amis qui ont toujours été à mes côtés dans les bons et mauvais moments.
Source de joie, celui qui toujours sacrifie pour me voir réussir, que dieu tegarde
pour moi, à toi mon papa Yazid.
A la lumière de mes jours, la flamme de mon cœur, ma vie et mon bonheur, masource de
tendresse, la plus belle et forte femme au monde maman Mounia.
A mon adorable frère Yasser et ma jolie sœur Sahar pour leur encouragementPermanent,
leur soutien moral et leur amour.
A ma grand-mère Hanifa pour sa tendresse, son amour et ses prières.
A ma chère tante Yamina, ma plus belle tante Dounia et ses filles Meriem et
Sadjida
Aux personnes qui m’ont toujours aidé et toujours à mes côtés, et qui m’ont
Khadidja.
Résumé
Résumé
Les installations de complexe (CP1/Z) notamment les fours de steam reforming qui
produisent le gaz de synthèse à partir de la réaction des charges légères de gaz naturel (Méthane)
avec la vapeur d9eau, émettent une quantité importante des fumés qui renferment une quantité
considérable de CO2.
L9objectif de notre travail est de récupérer le CO2 d9une part pour la réduction des émissions
toxiques. D9autre part pour l9injecter dans le réacteur de synthèse du Méthanol (CP1/Z) pour
savoir son influence sur le rendement et le valoriser. Plusieurs méthodes sont utilisées pour le
captage de CO2 qui considère comme une solution envisagée pour la réduction des émissions,
l9absorption est l9une des plus importantes méthodes.
Une unité d9absorption par MEA a été simulée par le logiciel « ASPEN HYSYS », pour
déterminer la quantité et la qualité du CO2 récupéré dans le cas design et le cas réel.
Mots Clés :
CP1/Z, Steam reforming, Gaz de synthèse, CO2, synthèse de méthanol, ASPEN HYSYS, MEA.
Abstract :
The installations of complex (CP1/Z) in particular the furnaces of steam reforming which
produce the gas of synthesis starting from the reaction of natural gas (Methane) with the water
vapor, emit an important quantity of fume which contains a considerable quantity of CO2.
The objective of our work is to recover the CO2 on the one hand for the reduction of toxic
emissions. On the other hand, to inject it into the methanol synthesis reactor (CP1/Z) to know its
influence and to valorize it. Several methods are used for the capture of CO2 which is considered
as a solution for the reduction of emissions, absorption is one of the most important method.
An absorption unit by MEA was simulated by the software "ASPEN HYSYS", to determine
the quantity and quality of CO2 recovered in the design case and the real case.
Keywords:
CP1/Z, Steam reforming, Syngas, CO2, methanol synthesis, ASPEN HYSYS, MEA.
: خصFG
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G'/..7'. ص'ص.Gg' /NFG? /'G'/G G.N MEA .G'F7. /ط7'N. "Aspen hysis" HN.7GF' /N7G' N'ئF/ /N?NFH /NGG /N//.F
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Liste des abréviations
MeOH : Méthanol.
F36 : Formaldéhyde.
UFC80 : Formurée.
RUL : Résine uréique liquide.
MP : Moyenne pression.
BP : Basse pression.
HP : Haute pression.
F201: Four de steam reforming.
F205 : Chaudière.
F203 : Surchauffeur de vapeur.
F204 : Réchauffeur de gaz naturel.
F207 : Surchauffeur de vapeur importée.
F206 : Préchauffeur d9eau déminéralisé.
CO2 : Dioxyde de carbone.
GN : Gaz naturel.
GP: Gaz de purge.
GF: Gaz de flash.
MEA : Monoéthanolamine.
DEA : Diéthanolamine.
MDEA : 3,4-méthylènedioxy-N-éthylamphétamine.
Cao: chaux vive .
Q, m : Débit.
Yi : Fraction molaire des gaz.
HR: Humidité relative.
P: Pression.
M: Masse molaire.
Sommaire
Sommaire
Remercîment
Dédicace
Résumé
Sommaire
Ⅰ.2.6.1 Définition&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...&.18
Ⅰ .3 .1.1 Formaldéhyde&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&31
Ⅰ .4 Conclusion&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&....41
II.1.1. Introduction&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...&&..43
II.1.2.3. Bioréacteurs&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.....51
II.2.1 Introduction&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&..&&..54
II.3.1. Introduction&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.&.&.64
II.4. L9absorption&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&69
III.2. Détermination du débit des fumées sortie four dans le cas design &&&&&&&77
III.3. Détermination du débit des fumées sortie four dans le cas réel &&&&&&.....83
IV.1.1. Introduction&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&..99
IV.3.3.1. Détermination de la quantité de MEA nécessaire pour l'absorption de CO2 & ... 111
Bibliographie
Annexes
Liste des tableaux
Liste des tableaux
N° Tableau Page
Propriétés physico-chimiques du
Ⅰ.2 formaldéhyde 32
II.2
Les applications industrielles de CO2
69
III.4
Débits des réactifs et des produits de
80
combustion du gaz de flash
N° Figure Page
II.5
Four de steam reforming de CP1Z 59
II.6 Four de reformage
62
N° Annexe
A
Analyses des Gaz
La diversification des sources d9énergies (bois charbon, pétrole, gaz&) est une
caractéristique fondamentale de l9évolution du système énergétique depuis la
révolution industrielle. Les combustibles ont fourni et fourniront encore une
contribution essentielle au développement économique et au bienêtre de l9humanité.
Cependant ils sont actuellement perçus comme une source finie dont l9usage a une
influence importante sur l9environnement par l9émission de composés polluants
contribuant pour certains à l9effet de serre. Dans un contexte actuel de développement
durable, la production du gaz de synthèse pourrait devenirdans quelques années un des
vecteurs majeurs d9énergie tout en minimisant la formation de composés polluants et
de gaz à effet de serre.
1
INTRODUCTION GENERALE
2
INTRODUCTION GENERALE
Problématique
3
Chapitre Ⅰ :
Présentation du complexe
CP1/Z
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Ⅰ.1.1 Historique
Le démarrage des utilités a eu lieu en 1975, celui du méthanol en 1976 et des Résines
synthétiques en 1977. Le 24 février 1978, eut lieu l9inauguration du complexe par le
présidentdéfunt Houari Boumediene.
Ⅰ.1.2 Situation géographique du complexe CP1/Z
5
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
• Les élastomères.
• Une unité de production de méthanol grade A avec une capacité de 100 000 T/an.
• Une unité de production de résines uriques liquide L10 ayant une capacité de 6 000 T/an.
• Une unité de production de résines uriques atomisées dont la capacité est de 3 000
T/an. (Enarrêt).
6
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
7
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
La répartition des différentes unités et les lieux d9implantation des équipements sont
présentés dans le schéma suivant :
8
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Le méthanol est l'un des produits les plus importants de la synthèse organique.
Plusieurs produits chimiques peuvent être obtenus à partir du méthanol grâce à sa
réactivité élevée. Il trouve une large utilisation en qualité de solvant, de semi produit
pour la fabrication de matière indispensable à la synthèse organique, il est utilisé
principalement pour la productiondu formaldéhyde par oxydation où la consommation
en méthanol atteint jusqu'à 50% de la production totale. Il est également utilisé avec
plusieurs acides organiques pour produire les esters méthyliques comme le méthyle
acrylate. [3]
X. XII. XIV.
XI. Densité de liquide (25°c, 1 atm)
XIII. 786,4 kg/m3 XV. 0,7864 g/ml
9
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
XL. XLII. V.
XLI. Pression de point Triple II. 0,108 Pa XLV. 8,08 ×104torr
I. III. L.
II. Point d'ébullition (BP, 1 atm) X. 337,85 k LI. 64,70°C
V. I. III.
LXV. Pression critique II. 8,10 MPa X. 79,9 atm
LXX. II. IV.
I. Volume critique III. 0,118 m3 /kmol V. 118 ml /mol
VI. II. X.
VII. Densité critique IX. 272 kg/m3 XI. 0,272 g /ml
XII. V. I.
II. Enthalpie de formation (25°c,
XV.1 201.1 kj /mol II. 48,06 kcal /mol
atm) vapeur
III. XC. XCII.
X. Enthalpie de formation (25°c,
XCI.1 239,0 kJ /mol XCIII. 57.13 Kcal /mol
atm) liquide
XCIV. XCVI. XCVIII.
XCV. Énergie libre de formationXCVII.
(25°c, 1 162.4 kj /mol XCIX. 38,82 kcal /mol
atm) vapeur
C. CII. CIV.
CI. Enthalpie de formation (25°c,
CIII.
1 239,0 kJ /mol CV. 57.13 Kcal /mol
atm) liquide
CVI. CVIII. CX.
CVII. Énergie libre de formation(25°c,
CIX. 1 162.4 kj /mol CXI. 38,82 kcal /mol
atm) vapeur
• Il est miscible à l'eau à toutes proportions ; il forme des mélanges azéotropiques avec de
nombreux liquides (chloroforme, acétone, benzène, etc.)
• . Dans les conditions normales d9emploi, le méthanol est un produit chimiquement stable.
• Il possède les propriétés générales des alcools primaires (réactions d9oxydation, de
déshydrogénation, de déshydratation et d9estérification).
10
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
11
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Les procédés dits ″basse pression ″tel que la technologie I C I (grande Bretagne) est
12
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
13
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Le procédé développé par la société Lurgi pour la synthèse de méthanol, composé d'un
réacteur isotherme tubulaire fonctionnant à une température de 250 - 260 ° C et une pression de
50 - 60bar.
Le réacteur est un type calandre - tube avec un catalyseur remplis dans les tubes. La chaleur
évacuée par la réaction exothermique est éliminée par circulation d'eau froide du côté calandre,
ceci produit de la vapeur à haute pression pour d'autres utilisation.
La matière première utilisée pour la production de gaz de synthèse comprend des
hydrocarbures gazeux tels que le méthane ainsi que les hydrocarbures liquides, comme du
naphta. Le gaz de synthèse peut être produit par deux voies, reformage à la vapeur et oxydation
partielle
Reformage à la vapeur est effectué à des températures de 850 à 860 ° C. Le naphta désulfuré
est entré en contact avec la vapeur à cette température pour produire l'hydrogène et l9oxydes de
carbone.
Le gaz de synthèse produit est comprimé à 50 - 80bar avant qu'il soit introduit dans le réacteur
de méthanol.
Pour la deuxième voie, des résidus lourds sont introduits dans un four avec de l'oxygène et
la vapeur à 1400 - 1450°C et la pression de fonctionnement est à 55 - 60bar, cela ne nécessite
aucune compression supplémentaire. [10]
Voici le schéma d'écoulement pour le processus :
14
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Le schéma ci-dessous montre le procédé développé par Mitsubishi Gas Chemical Company.
Il emploie le catalyseur à base de cuivre-pour la synthèse de méthanol. Il fonctionne à des
températures allant de 200 à 280 º C sur une gamme de pression de 50 - 150 atm.
La température du lit de catalyseur est contrôlée par l'utilisation la conception de quench type
de convertisseur, et également une partie de la chaleur de réaction est récupérée dans une
chaudière d'étape intermédiaire.
Ce procédé utilise des hydrocarbures comme matières premières.
La matière première est désulfurée puis introduite dans un reformeur à vapeur à 500 º C.
Le flux de sortie du reformeur contient de l'hydrogène, le monoxyde de carbone et de dioxyde
de carbone à800 à 850 º C.
Les gaz sont comprimés dans un compresseur centrifuge et mélangé avec le flux recyclé
avant d'être introduits dans le convertisseur.
Les oxydes de carbones sont obtenus par transformation du méthane issu de sources
15
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Afin de lutter contre le réchauffement climatique, le méthanol peut être synthétisé par
une réaction catalytique d9hydrogénation du dioxyde de carbone rejeté par les activités
utilisant les énergies fossiles comme les centrales électriques ou les cimenteries.
Les catalyseurs couramment étudiés pour cette réaction sont à base de cuivre et de zinc
[12-13]. La mise en Suvre de cette réaction nécessite l9introduction d9hydrogène dans le
réacteur.
Si cette méthode paraît intéressante du point de vue de l9environnement, ce procédé
est deux à trois fois plus onéreux que ceux utilisant le gaz naturel ou le charbon comme
réactifsde départ.
Depuis le début des années 2000, la hausse du prix des produits d9origine fossile, la
volonté de lutter contre le réchauffement climatique (protocole de Kyoto) et
l9augmentation de la consommation énergétique ont conduit aux tentatives de
valorisation des produits issus de la biomasse [14]. Ainsi, la synthèse de méthanol
(biométhanol) à partir de gaz de synthèse issu de la biomasse (biogaz de synthèse) a été
étudiée [15, 16]. La composition du biogaz de synthèse n9est souvent pas appropriée à
la synthèse du méthanol. En effet, la synthèse de méthanol nécessite un gaz de synthèse
de rapport H2/CO égal à 2 or le biogaz de synthèse est trop riche en dioxyde de carbone
et déficient en hydrogène. Même s9il est possible d9ajuster lacomposition du biogaz de
synthèse, en ajoutant de l9hydrogène par exemple, le coût engendré par ce procédé le
rend non viable industriellement.
16
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Afin d9éliminer l9excès d9hydrogène, du dioxyde de carbone peut être injecté dans
le réacteur de synthèse du méthanol. Le dioxyde de carbone réagit alors avec
l9hydrogène pour former le méthanol selon l9équation 4. Cette méthode permet
d9atteindre des sélectivités en méthanol supérieures à 99% [18]
Le processus est généralement effectué à des températures comprises entre 200 et 350
°C etdes pressions situées entre 50 et 250 bars en employant des catalyseurs à base
d9oxydes de cuivre, d9oxydes de zinc, d9oxydes de chromes et d9alumine [19, 20].
17
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Remarque :
Le charbon est un candidat potentiel pour être un vecteur d9énergie qui permit de
synthétiser le méthanol mais l9infrastructure actuelle ne suffit pas pour appliquer cette
technologie dans le site industriel car le gaz de synthèse issu de cette méthode est moins
riche en hydrogène.
Plusieurs études ont comparé la différence entre l9utilisation de ces quatre méthodes
et ils sont arrivés à la conclusion qu9une installation basée sur la synthèse à partir du
gaz naturel est plus intéressante qu9une société basée sur les autres technologies de
synthèse. De ce point de là, on peut prévoie que le méthanol issu du gaz naturel présente
un avantage majeur sur la qualité de production, les frais financiers et l'efficacité de
l9usine.
18
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
issu d9une réaction chimique complexe, cette réaction est caractérisée par une première -
étape de gazéification par pyrolyse d9une matière organique (bois ou charbon), en
présence d9un agent oxydant volontairement introduit en quantité insuffisante, assez pour
qu9il y ait combustion, mais trop peu pour qu9elle soit complète. Cette réaction produit
un gaz formé d9un mélange de gaz condensables et incondensables, sorte de charbon du
bois résiduel ; le gaz de synthèse commercialisé est produit par une seconde phase de
décomposition thermique. [23]
Ⅰ.2.6.2 Sources d'obtention du gaz de synthèse
Le gaz naturel est préféré aux hydrocarbures pour des raisons économiques
19
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Pour obtenir une vitesse de réaction acceptable, un catalyseur est nécessaire pour
accélérer la réaction. Le catalyseur doit être assez stable sous les conditions dans
lesquelles une conversion élevée du méthane peut être atteinte c'est-à-dire une
température élevée et une forte probabilité de réactions secondaires indésirables
pouvant mener à un dépôt de carbone. Le procédé de reformage à la vapeur du méthane
est avantageux puisqu9il ne nécessite pas d9oxygène, permet d9avoir un rapport H2/CO
élevé aujourd9hui il est bien maîtrisé.[24]
• La nécessité d9éliminer le soufre contenu dans le gaz alimentant le réacteur pour éviter
l9empoisonnement des catalyseurs.
20
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Dans la transition vers les énergies renouvelables, l9hydrogène jouera un rôle clé
comme « vecteur d9énergie ». Actuellement, il est plus économique de le produire à
partir de combustible fossile comme le gaz naturel en utilisant le procédé de
vaporéformage.
Ⅰ.2.6.4 Utilisation du gaz de synthèse
La totalité du gaz de synthèse produit dans le monde est purifié et/ou converti au sein
même de l9unité de production pour obtenir le produit fini (hydrogène, ammoniac,
méthanol, alcool oxo...). Il n9existe donc pas de marché du gaz de synthèse. Parmi les
dérivés du gaz de synthèse, l9hydrogène représente un cas particulier. Cet hydrogène
peut être produit au sein du complexe (typiquement à la raffinerie) au sein du quel il est
consommé. Il peut être également produit et vendu par une tierce société au
consommateur final.
Les consommateurs principaux d9hydrogène sont les raffineries avec près de 50 % du
marché, suivies par les unités de production d9ammoniac (près de 40 %), les unités de
production de méthanol (dans ces derniers cas le chiffre prend en compte la fraction
d9hydrogène contenue dans le gaz de synthèse), la chimie et la métallurgie.
Exemple
21
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
type d9une capacité de 100000 Nm3 /h avec purification de l9hydrogène par PSA
(pureté 99,9 % en volume, taux de récupération d9environ 90 %) représente un
investissement d9environ 120 M€. Si la charge est du GPL ou du naphta,
l9investissement est accru de + 5% et + 7% respectivement.[24]
• Prétraitement de la charge.
Ces étapes sont présentées sur le schéma synoptique (figure I.7) suivant :
22
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
L9unité méthanol à une capacité de production de 300 T/J avec apport de CO2 340
T/J. On peut faire de synthèse du méthanol en passant par sept sections successives :
[25].
D'abord, le gaz naturel qui provient de RTO avec une pression 30 bars s'écoule vers le
séparateur V106 à une pression 28 bar pour que toutes les traces des hydrocarbures liquides
seront éliminées.
Le gaz naturel sortant du V106 est réparti et utilisé comme :
•gaz combustible dans le four de reforming.
•gaz combustible pour les brûleurs auxiliaires.
•gaz combustible vers cantine.
•gaz de processus.
•gaz de blinkting.
23
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
24
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Le gaz de synthèse sort de cette section s9écoule vers la section 400 avec une
pression de17 bars et une température de 35°
25
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Le mélange passe dans une recirculation (K402) où il est comprimé à une Pression
de 52 bar et une température T=77 °c.
26
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Le gaz sortant du (K402) passe dans l'échangeur (H 501) où il est réchauffé à 208°C
par le gaz sortant du réacteur (V 501) à 270°C. Ce dernier sera refroidi à 140° C. le gaz
de processuspasse ensuite dans le réchauffeur (H503) où il sort avec une température de
T=245 °C, après le gaz de 53,7 bar pénètre dans un réacteur adiabatique (V501) qui
contient 4 lits de catalyseur à based'oxyde de cuivre et à 220°C d'où les réactions de
formation du méthanol :
CO + 2H2 CH3OH
27
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Le mélange (gaz/méthanol brut) passe dans le séparateur (V 502) où le gaz est séparé,
ce dernier sera recyclé pour se joindre au gaz de synthèse dans le compresseur de
recirculation (K402).
28
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Le méthanol brut est pompé du réservoir de méthanol brut par la pompe P651 au
sommet de la colonne de séparation des produits légers V601 ; cette tour contient
quarante-huit plateaux du type tamis avec des points de prélèvement et des puits
thermométriques placés à intervalles réguliers. Le courant d9alimentation est contrôlé et
il est préchauffé de 53 à 78 dans l9échangeur produit d9alimentation / produit de tête
H601 par condensation d9une partie de la vapeur des produits de tête de la tour V601.
La vapeur de tête ne contient qu9une proportion d9eau relativement peu élevée.
Par conséquent, la température de la vapeur correspond pratiquement à la température
d9équilibre du méthanol à la pression au sommet de V601 (1,6 bars) soit 74 La majeure partie
de la vapeur est condensée successivement dans l9échangeur H601 et dans l9aérocondenseur
H602.
Les condensats produits dans chacune des unités sont purgés séparément dans le ballon de
reflux V603 ; la vapeur non condensée est sous-refroidie à environ 36 dans l9aérocondenseur
final H603 refroidi à l9eau et enfin purgée dans le ballon de reflux V603.
Les produits lourds sont soutirés de la tour de séparation des produits légers et sont
admis dansla tour de séparation des produits lourds (V602) par la pompe alimentaire de
la tour de séparation des produits lourds (P604). Les pressions du sommet et du fond de
la tour doivent être respectivement de 1,53 et 1,95 bars durant le fonctionnement.
La vapeur de méthanol est soutirée du sommet de la tour à environ 75, condensée dans
le condenseur de tête H605, refroidi à l9air d9où le condensat formé est récupéré dans le
ballon de reflux V604 le méthanol final est soutiré de la tour, et refroidi jusqu'à 50
environ dans un réfrigérant de méthanol final H607, puis par de l9eau, avant d9être
envoyé vers le réservoir de méthanol raffiné T625 A et B ayant chacun une capacité de
stockage d9environ 12 heures ; lesalcools lourds ont tendance à se concentrer au fond de
la tour de séparation des produits lourds. L9eau est récupérée au fond de la colonne tandis
29
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
que le méthanol produit (purifié) est obtenu avec une pureté au minimum de 99, 85% est
soutiré en tête de colonne. Les alcools lourds sont soutirés au voisinage du fond de
colonne.
La figure suivante représente le schéma de la section 600 :
Le système vapeur est un système qui fournit la force motrice de l'unité en passent par les
turbines économisant l9énergie électrique du compresseur, recyculateur, extracteur,
turbopompe, alimentation F 208, turbopompes de lubrification de compresseur et son étanchéité
et surtout pour fournir la vapeur de reforming.
L'unité est conçue de façon que la plupart de la chaleur soit récupéré en un système
économique d'énergie.
Il y a 3 niveaux de pression de vapeur dans l'unité :
30
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
• La vapeur BP 3.5 bar est fournie pour les rebouilleurs de l'unité de distillation.
Ⅰ .3 Unité de résines
Ⅰ .3 .1.1 Formaldéhyde
A. Définition
L9aldéhyde formique est produit de la grande industrie chimique qu9on prépare par
oxydation ménagée de l9alcool méthylique, il est plus souvent employé à 36% connue
sous lenom formol.
Le formaldéhyde est un gaz soluble dans l9eau et les solvants organiques usuels mais
insoluble dans l9éther de pétrole c9est un gaz incolore inflammable, d9odeur très
irritante. [27]
31
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
B. Propriétés physico-chimiques
32
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
L9agent d9oxydation est l9oxygène contenu dans l9air, elle est représentée par la
réactionsuivante :
33
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
fond de la colonne.
Le formaldéhyde stocké à des températures inférieures à 20°C. On stabilise le
méthanol en para formol.
Si l9oxydation atteint un stade supérieur de la normal, ou Dans le cas où la
température de la réaction est élevée que les normes et si aussi l9efficacité du catalyseur
diminue, on peut avoir des réactions secondaires qui diminue le rendement de la
production par la production des produits indésirables telle que (HCOOH, CO, CO2,
CH3OCH3) :
D. Utilisations de formaldéhyde
Les usages du formaldéhyde sont variés nous pouvons citer que : [27]
34
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
A. Définition
C9est une substance utilisée dans l9industrie et l9agriculture (engrais), sous forme
d9un composé solide, sans odeur et incolore qui fond à 132,7°C et qui se dissout
facilement dans l9eau, c9est un intermédiaire entre les composés inorganiques et
organiques.
B. Production de formurée 80
35
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Cette injection se fait par la pompe à doser (à piston) G106 à partir du ballon D110
dansles tronçons TC1 et TC2. Ce ballon est alimenté par la pompe G110 qui aspire
la soude duballon de stockage D109.
Les analyses périodiques (au niveau de laboratoire de l9unité 100) de pH, densité
et viscosité de notre produit sont obligées pour éviter la solidification de ce dernier
et assurerun bon déroulement de la fabrication de formurée.
36
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
C. Utilisations de l’urée
Dans le milieu agricole l9urée est aujourd9hui très utilisé où elle sert d9engrais azoté. On la
retrouve également dans les domaines de l9alimentation animale pour ruminants, du plastique
pour la fabrication de matériaux thermodurcissables et d9adhésifs, de la cosmétique (notamment
dans les crèmes pour les mains et les pieds parce qu9elle est un assouplissant de la peau), du
traitement des eaux, en biochimie et plus récemment, comme additif pour éliminer les oxydes
d9azote NOx dans les gaz d9échappement de moteurs.
Ⅰ .3.2 Unité Résines
Le mot résine dérivé du latin "résina " et du grec" rhétina", son origine est
l9exsudation naturelle des végétaux, les anciens égyptiens ont l9utilisé pour préserver
leurs moines.
37
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
38
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Ils sont les adhésifs les plus utilisés dans l'industrie du bois, son développement a conduit à
des applications très différentes : imprégnation de feuilles décoratives ou production de
supports pour circuits imprimés. Les résines UF présentent des caractéristiques intéressantes :
la gamme étendue de températures lors de la fabrication (généralement de 90 à 200°C), leur
vitesse de prise (de quelques secondes à quelques minutes), leur couleur blanche, leur prix
relativement peu élevé, et enfin leur possibilité d9utilisation pour chaque essence de bois. [31]
Le dégagement de formaldéhyde limite l9emploi des résines UF le faible dans le milieu
humide.
Quand on utilise l'eau bouillante, les panneaux de contre-plaqué fabriqués avec des résines UF
ne résistent que quelques minutes et donc ne sont pas capables de résister aux intempéries.
Cette détérioration est due à l9hydrolyse des liaisons chimiques qui sont responsables de la
réticulation de la résine, c9est-à-dire les ponts méthylène-éther (-CH23O3CH2) et les ponts
méthylène (-CH2).
39
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
L9émission de formaldéhyde provenant des panneaux à base de bois collés avec des résines
uréiques, il faut noter que le taux de formaldéhyde, et donc le rapport U : F, est directement lié
au degré de polymérisation de la résine UF. [32]
Une augmentation du taux de formaldéhyde (rapport U : F) implique une augmentation du
formaldéhyde libre : une résine UF synthétisée avec un rapport urée / formaldéhyde très élevé
aura donc beaucoup de groupes méthylol, un degré de polymérisation inférieur, par rapport à
une résine de rapport molaire plus bas, et également une résistance mécanique et un taux de
formaldéhyde libre plus important que la même résine ayant un rapport urée / formaldéhyde
plus faible.
Aujourd'hui, toutes les résines UF employées dans les entreprises de fabrication de panneaux
de contre-plaqué ont un rapport molaire U : F de 1 :1,2, mais leur résistance mécanique serait
bien sûr meilleure avec un rapport U : F plus élevé.
NH2-CO-NH-CH2OH+NH2-CO-NH-CH2OH↔NH2-CO-NH-CH2-NH-CO-
NHCH2OH+H2O
↔NH2-CO-NH-CH2-OCH2-
NH-CO-NH2+H2O
Pont oxyméthylénique
40
Chapitre Ⅰ : Présentation du complexe CP1/Z et de l’unité méthanol
Le produit obtenu est versé dans les réservoirs de finissage ou l'on procède à des
additions ultérieures de solution d'urée, de façon à porter le rapport molaire urée-
formaldéhyde à la valeur de 1:1,55 et à la mise au point du pH final en ajoutant du
NaOH à 30%. [33]
Ⅰ .4 Conclusion
Dans ce chapitre nous avons présenté le complexe de Méthanol et Résines
Synthétiques d9Arzew. Et nous avons décrit les déférentes technologies de synthèse du
méthanol.
Ainsi que nous avons décrit brièvement le procédé de production du méthanol à partir
de la conversion du méthane en gaz de synthèse qui reste, pour l9instant, le procédé le
moins couteux et s9avère une option séduisante puisqu9elle évite le rejet de gaz dans
l9atmosphère.
41
Chapitre II :
Partie théorique
Chapitre II : Partie théorique
Dans l9industrie chimique et pétrochimique, les réacteurs catalytiques jouent un rôle clé et
occupent toujours une partie essentielle de la production. Pour cela le réacteur doit être conçu
de façon que l9installation fonctionne de manière optimale en tant qu9une unité de production.
Les réacteurs chimiques utilisés dans l9industrie sont d9une très grande variété, en
fonction :
43
Chapitre II : Partie théorique
Ce sont les réacteurs les plus simple pour réaliser une transformation chimique. Ils
composent un récipient dans lequel les réactifs sont introduit au début de l9opération ; la
réaction se déroule jusqu9au taux de transformation désiré après la mise en conditions de
température et de pression. On peut donc citer les éléments essentiels du réacteur :
44
Chapitre II : Partie théorique
Les hypothèses liées au modèle du réacteur discontinu (en anglais "batch") sont les
suivantes :
Avantages [37]
• La flexibilité.
• La facilité de transposition à partir d9essais de laboratoire relativement simple.
• La polyvalence de l9appareil et sa facilité d9adaptation.
Désavantages [38]
Les Autoclaves sont des cuves en acier munies d'un couvercle et d'un dispositif de
fermeture étanche, prévues pour travailler sous une pression forte.
Ce couvercle particulier donne une bonne observation de ce qui se passe dans le réacteur
grâce à des regards, il compose un certain nombre de dispositifs permettent passer la tige
d'un agitateur, un thermocouple, une soupape de sécurités, un manomètre et un tuyau
d'alimentation et de soutirage des produites.
Le chauffage est généralement obtenu par la vapeur qui circule dans une double
enveloppe, mais on peut aussi utiliser des résistances électriques, de l'eau chaude, des gaz
chauds.
45
Chapitre II : Partie théorique
Pour réaliser une réaction en phase liquide, ces appareils conviennent à la fabrication
de faible tonnage, aux installations Passepartout qui travaille par compagne pour élaborer
différents produits aux réactions complexes mettant en Suvre des produits chers ou
corrosifs à une température élevée. Temps de séjour supérieur à une heure.
C) Réacteur semi-fermé [40]
Le réacteur semi-fermé est le réacteur qui fait l9échange de la matière avec l9extérieur au cours
de l9opération, situé entre le réacteur fermé et le réacteur ouvert.
Au cours de l9opération. La composition à l9intérieur du réacteur varie avec le temps. Le
réacteur.
Le réacteur est encore dit 8à fonctionnement semi continu9. Par exemple la cocotte-
minute est un réacteur semi fermé.
Avantages [38]
• Permet un contrôle de la concentration (meilleure sécurité).
• Permet des réactions nécessitant des variations des conditions opératoires (notamment
changement de la concentration des réactifs).
• Meilleure conversion en cas d'inhibition par le substrat.
• Permet d'atteindre de très hautes densités cellulaires en biotechnologie.
Désavantages [37]
• Nécessite un excellent contrôle du flux d'entrée (danger d'accumulation des réactifs).
• Nécessite un temps mort entre chaque opération (vidange, nettoyage, remplissage) qui
nuit à la performance.
D) Réacteurs parfaitement agités [39]
Dans l9industrie, les réacteurs parfaitement agités sont des simples récipients
cylindriques munis dans dispositif d'agitation interne efficace ainsi que d'une tubulure
d9alimentation et d'une tubulure de soutirage. Le temps de séjour est situé entre dix minutes
et quatre heures.
Ces réacteurs se distinguent par leur système d9agitation et par leur système de
chauffage ou de refroidissement.
Concernant l9agitation, on utilise des dispositifs rotatifs ; les ailettes, fixées en bout
de l'axe pour brasser le liquide, gaz ou solide. Ils ont des tailles et des formes très
variables.
46
Chapitre II : Partie théorique
Lorsque le réacteur tubulaire traite deux phases de fluides, il correspond alors aux colonnes
à contre-courant qui sont utilisées pour absorber un gaz par un liquide ou pour l9extraction
liquide- liquide. Pour favoriser les contacts entre les phases, on utilise des colonnes à de
plateaux ou de à garnissage.
Avantages de réacteur continu [37]
• Peu de variation dans la qualité d'un produit sur une longue période de temps.
• Haute performance. Bon pour des études cinétiques.
• Travaille à des faibles concentrations de réactifs (meilleure sécurité, meilleure
conversion pour des ordres de réactions inférieurs à 1 ou en cas d'inhibition par le
substrat).
47
Chapitre II : Partie théorique
L9aire interfaciale.
Le rapport du débit masse (ou volume) de gaz au débit de liquide.
L9énergie nécessaire pour mélanger les phases.
Les réacteurs gaz-liquide les plus courants sont : les colonnes à bulles, à plateaux et à
garnissage, les appareils à agitation mécanique et les laveurs de gaz, les réacteurs à couche-
mince.
B) Réacteurs catalytiques [39]
Ce sont les plus répandus. Ils se distinguent à la fois par le mode de chauffage, le mode de
travail (continu, périodique, cyclique) ; la nature du catalyseur (solide, liquide), le mode de
récupération du catalyseur.
La phase fluide (liquide ou gaz) doit entrer en contact avec la phase solide qui constitue le
catalyseur. On distingue trois types principaux de réacteurs catalytiques : à lit fixe, à lit mobile
et à lit fluidisé.
B.1) Réacteurs à lit fixe [39]
Le réacteur à lit fixe est un type de réacteur à écoulement piston. Il est principalement utilisé
pour des réactions catalytiques hétérogènes en phase gazeuse : la réaction a lieu à la surface
d'un catalyseur solide, les réactifs et les produits étant des gaz. Le catalyseur est déposé à la
surface de supports inertes (grilles métalliques ou éléments en silice) qui forment une structure
fixe (lit fixe) placé dans le réacteur. Les réactifs circulent dans le réacteur autour des éléments
du lit et réagissent à la surface de ce dernier avec le catalyseur.
Le réacteur le plus simple, au demeurant le plus utilisé industriellement, est le
Réacteur adiabatique à écoulement axial continu ; constitué d9un seul ou plusieurs lits de
catalyseur reposant sur des grilles support.
48
Chapitre II : Partie théorique
Plusieurs lits superposés sont disposés dans le même réacteur, par exemple lorsque l9on
cherche à minimiser les efforts exercés sur les supports de grille, efforts qui peuvent devenir
importants lorsque la résistance opposée par la couche catalytique au passage du gaz augmente
(augmentation des pertes de charge).
Pour maintenir la température du catalyseur dans des limites fixées par la cinétique et/ou la
thermodynamique, on est amené à fractionner le lit catalytique en plusieurs portions, avec un
réajustement de la température du fluide entre les sections catalytiques, soit par échange
thermique soit en injectant un fluide plus froid.
Si la réaction est exothermique, dans un tel cas, la transformation chimique pourrait être
limitée par l9équilibre thermodynamique ; aussi le contrôle thermique vise à ramener les
températures des diverses sections du lit catalytique dans une zone où la vitesse de réaction
n9est pas trop freinée par la thermodynamique.
49
Chapitre II : Partie théorique
L9injection de fluide froid peut mettre en Suvre soit un gaz, soit un liquide ; on choisit de
préférence un des réactifs participant à la réaction.
Le catalyseur solide a pour but d9accélérer une réaction chimique déterminée et, de ce fait,
lors de la mise en Suvre, on doit considérer l9ensemble catalyseur, réaction chimique et
conditions opératoires appropriées. Par ailleurs, lors de l9application industrielle, on veillera à
préserver, dans toute la mesure du possible, les caractéristiques essentielles du catalyseur, à
savoir :
• Son activité.
• Sa sélectivité.
• Sa stabilité.
En ce qui concerne l9intérieur des grains, il faut faciliter autant que possible l9accès des
réactifs aux sites actifs, répartis sur la surface des pores de la particule catalytique.
Les moyens les plus efficaces pour tendre vers cet objectif sont une diminution du diamètre
des grains de catalyseur et une augmentation de leur porosité
50
Chapitre II : Partie théorique
fait même de l'usure et, au bout d'un certain temps, il sera nécessaire de remplacer
toute la charge mobile de catalyseur.
La régénération et le remplacement continus : on combine les deux modes opératoires
précédents. L9avantage est pour obtenir un régime stationnaire, il suffit d'injecter un
débit très faible de catalyseur, celui correspondant au seul phénomène d'usure.
Le problème est d'optimiser le débit de catalyseur soit recycle, soit renouvelé
[41].
La technique du lit fluidisé, dit que le catalyseur en particules très fines est rendu
fluide par entrainement avec les réactifs, présente des avantages dans les deux cas
suivants :
C9est un modèle carré unique peut nous aider à améliorer notre bioprocessus. Facile à
utiliser. En termes plus simples c9est un récipient dans lequel se produisent des procédés
biologiques. Il est équipé soit d9une commande manuelle simple, soit d9une commande,
entièrement automatique par automate.
Les bioréacteurs doivent également assurer une bonne évacuation de la chaleur pour que
le milieu réactionnel reste le plus près possible de l9intervalle compris entre 20 et 40°C
favorable à la plupart des réactions biologiques.
51
Chapitre II : Partie théorique
Formulations
Continus
homogènes en régime
turbulent
à cocourant Hydrodésulfuration
Catalytique
Ruissellement. Dépollution
52
Chapitre II : Partie théorique
Le réacteur le plus utilisé dans la synthèse du méthanol c9est le réacteur adiabatique multi-
étages.
C9est un récipient cylindrique vertical contenant quatre lits de catalyseurs, le catalyseur est
physiquement un lit continu, la division en lits individuels étant effectuée par les losanges
d9injection de gaz de quench se trouvant à trois niveaux équidistants dans le récipient.Il y a 10
losanges formant une couche à chaque niveau.
Les losanges sont conçus de manière à fournir une bonne distribution du gaz de quench à
chaque niveau d9injection, chaque losange est une poutrelle horizontale en section transversale
en losange, fabriqué en métal déployé et contenant un tube d9aspersion de gaz, les losanges sont
disposés en parallèle à 3 pouces les uns des autres.
Le catalyseur remplit tout l9espace au-dessus, en dessous et entre les losanges, mais ne passe
pas à travers les trous de métal déploré.
D9autre part, le gaz s9écoule vers le bas dans le récipient, à travers les lits, dans et hors des
losanges donnant un bon mélange du gaz froid émanant des tubes d9aspersion.
Cela signifie qu9une certaine quantité de catalyseur déposée entre les losanges est morte et
ne contribue pas à la réaction de la synthèse de méthanol.
La partie supérieure du catalyseur est couverte d9une mince couche de matériau inerte
(quartz) et la grille de fixation est couverte d9un treillis en acier au carbone.
Cette grille n9est pas fixée à la paroi du récipient de manière à ce qu9elle puisse se déplacer
verticalement à mesure que le volume du catalyseur change. Afin d9utiliser le plus
favorablement possible le volume du catalyseur installé.
Parallèlement, si la température tombe trop bas, la vitesse de réaction peut être réduite à tel
point que la réaction ne puisse pas se maintenir. Par conséquent, il est très important que la
53
Chapitre II : Partie théorique
Remarque :
II.2.1 Introduction
Le choix d'un type de four dépend principalement des facteurs suivants : Nature
du produit chauffé et conditions de service (débit, température, pression) ;
Drainabilité des faisceaux tubulaires ; présence ou non de catalyseur dans les tubes
et combustible ; en ajoutant que la facilité de construction ou de transport sera
toujours le critère essentiel du choix ; mais le coût pour une application donnée est
aussi un facteur déterminant.
54
Chapitre II : Partie théorique
On trouve les fours dans un très grand nombre d9activités industrielles, ce qui rend
une approche globale assez délicate. On s9efforce d9y dégager des caractéristiques
communes à l9ensemble des fours.
Les fours verticaux avec brûleurs en voûte ont plusieurs rangées de tubes et des
brûleurs disposés entre ces rangées ou entre les rangées d'extrémité et les murs réfractaires. A
l9origine il y avait les fours de conception ICI. De nombreuses sociétés ont conçu des fours
originaux à partir de cette conception de base comme par exemple, la société Kellogg Davy 3
Power Gas, Humphrey and Glasgow et Uhde.
Ces fours comportent des rangées de tubes disposées perpendiculairement à l9axe du four,
les rangées de brûleurs étant situées de part et d9autre des rangées de tubes.
Ces fours sont constitués d'une rangée de tubes ou de deux rangées de tubes disposés
en quinconce entre deux murs, habituellement en 5 ou 6 rangées ; chacun de ces brûleurs,
couvrant environ 1 m2 de surface plate, chauffe la paroi réfractaire qui irradie les tubes.
On trouve selon cette conception les fours TOPSOE.
55
Chapitre II : Partie théorique
C_ Bruleurs latéraux
Un four de reformage est constitué d9une zone de radiation (qui est effectivement
la chambre de combustion contenant les tubes portent le catalyseur) et d9une zone de
convection (qui est la partie du four où s9effectue la récupération de la chaleur des fumées
produites dans la chambre de combustion).
Les conceptions de four varient en fonction leur application, de leur charge de chauffage,
du type de combustible utilisé et de la méthode d'introduction d'air de combustion
56
Chapitre II : Partie théorique
appliquée en ajoutant que le débit et la température d9entrée et de sortie étant fixé par le
design.
Donc il doit être agencé en vue de la combustion d9une quantité suffisante de combustible.
Il devra comporter les bruleurs nécessaires ; ceux-ci devront pouvoir être
alimenté incombustible et en air. La température des produits de la combustion est toujours
très élevée.
Le réchauffage de la charge sans changement de phase est le cas des reformeurs installé
dans les unités de production de très important intermédiaires pétrochimiques, ou il s9agit de
porter la charge à la température nécessaire pour obtenir une réaction chimique qui se produit
dans une capacité intégrée dans ce dernier en présence d9un catalyseur et pour remonter
la température du produit à un niveau convenable lorsque l9endothermicité de la réaction
est importante [43].
57
Chapitre II : Partie théorique
Le catalyseur est constitué d'oxyde de nickel déposé sur des supports réfractaires qui
se trouvent dans le four, Les catalyseurs doivent être très actifs, stable, dures mécaniquement
et thermiquement et assez perméables pour ne pas créer une grande pression différentielle ce
qui permet que le gaz absorbe la chaleur nécessaire à la réaction par les parois des tubes. Le
gaz de synthèse sort des tubes à 17bar et à une température 850°C.
Les tubes de four sont métalliques. La chaleur passe dans les parois à tube par
conduction. Les extrémités des tubes doivent être reliées pour permettre un écoulement continu
le long des tubes parmi les moyens de relier les extrémités des tubes est d'utiliser un collecteur
cylindré. Ces collecteurs se fixent au tube par extension des extrémités du tube contre les
ouvertures du collecteur.
Le mélange gaz est alimenté aux tubes individuels par un système de deux
collecteurs principaux, quatre collecteurs transversaux et seize sous-collecteurs. Les sous-
collecteurs sont reliés aux tubes de reforming par des tubes relativement flexibles, à petits
alésages que l9on appelle queues de cochon, et dont l'une des fonctions est d'absorber une partie
de l9expansion thermique considérable qui est produit entre l'état chaud et l'état froid.
Le gaz chaud sortant par le bas des tubes de reforming s'écoule vers l'un de huit sous
collecteurs par les queues de cochon de qui sont similaires aux queues de cochon d'entrée.
Le gaz est ensuite alimenté à un collecteur transversal via quatre sous-collecteurs, et de là vers
un tuyau de sortie simple situé derrière le four.
58
Chapitre II : Partie théorique
Le four est chauffé par des brûleurs au nombre de soixante, situés en haut de la boîte.
Les flammes étant dirigées vers le bas, le gaz de fumées descend dans la boîte du four,
parallèlement aux tubes, et il est pris dans cinq tunnels horizontaux en briques
parcourant toute la longueur du four. De là, il passe dans la zone de convection.
59
Chapitre II : Partie théorique
Les brûleurs sont du type à tirage induit montés dans la voute du four et chauffant vers
le bas dans la boîte où la pression est contrôlée à (- 10 mm) d'eau par rapport à la
pression atmosphérique.
Les brûleurs sont étudiés pour recevoir la vaste gamme de mélanges de gaz prévus,
Chaque brûleur possède une veilleuse alimentée par du gaz naturel provenant d'un contrôleur
de pression indépendant (PIC 101).
La pression est contrôlée automatiquement par PIC 201 qui déclenche les aubages
d9entrée vers le ventilateur K201.
60
Chapitre II : Partie théorique
échangent de la chaleur avec des fluides de procédé divers tour à tour, avant d'être finalement
refoulées dans l'atmosphère.
Lorsque les fumées quittent la boîte à feu par les tunnels situés au bas de ce dernier,
ils entrent généralement dans une section de convection à une température de 987°C (après
avoir tenu compte de l'entrée d'air) au sein de laquelle la majeure partie de la chaleur est
récupérée après d9être refroidies dans une série de cinq échangeurs de chaleur à une
température de 335°C. Ces échangeurs sont munis d'amortisseurs et de by-pass à commande
manuelle du côté fumées pour contrôler la quantité de chaleur transférée dans chaque
serpentin.
F 205 : chaudière à circulation naturelle située sous un ballon vapeur F 208. L'eau qui se trouve
dans les tubes est généralement en ébullition à 301°C à une pression de 85 bars.
F 203 : surchauffeur de vapeur à turbine qui chauffe toute la vapeur produite dans les chaudières
à une température définitive de 500°C à une pression de 85 bars. Le serpentin est divisé en deux
sections F 203 A et B pour recevoir un désurchauffeur SM 301.
F 204 : le réchauffeur de gaz naturel qui préchauffe le gaz process froid jusqu9à
une température de 450°C à une pression de 24 bars. Ce gaz est ensuite dirigé vers
le désulfureur.
F 206 : préchauffeur d9eau déminéralisée qui chauffe l'eau coulant vers le ballon vapeur
F208 de 215 à 285° C à une pression de 85 bars.
61
Chapitre II : Partie théorique
62
Chapitre II : Partie théorique
Elle a l'avantage de pouvoir sous sa forme catalytique s'appliquer au naphta et sous sa forme
thermique, de permettre de partir de résidus très lourds non désulfurés, d'utiliser des asphaltes
ou même du charbon.
CnHm + n/2 O2 nCO + m/2 H2
63
Chapitre II : Partie théorique
Les catalyseurs les plus couramment utilisés font intervenir le nickel qui représente
le meilleur compromis coût/efficacité et reste communément employé dans les
catalyseurs industriels, dopé avec d9autres métaux ou oxydes.
L9activité d9un catalyseur ne dépend pas seulement du métal actif utilisé, elle dépend
aussi de la nature du support et spécialement des interactions entre le métal et le support
qui régissent la coalescence et la migration des particules de métal. Le support doit
être suffisamment poreux pour permettre au gaz réactif d9accéder facilement aux sites actifs.
Ainsi que l9acidité du support est aussi un facteur important à prendre en compte.
64
Chapitre II : Partie théorique
fermentation/putréfaction. [47]
C9est un produit terminal du métabolisme cellulaire aérobie dans la plupart des espèces
animales dont l9homme. La toxicité intrinsèque du dioxyde de carbone est très inférieure à celle
du monoxyde de carbone, auquel il est associé dans toutes les fumées de combustion. Sans
danger à faible concentration, le CO2 s9avère redoutable lorsqu9il s9accumule dans un espace
confiné. Conjugué aux effets de l9anoxie souvent concomitante, il est alors responsable
d9intoxications sévères dont la mortalité est élevée.
Le travail en cuverie en période de fermentation des moûts et la sublimation de la carboglace
sont les deux situations le plus à risque. Le CO2 est en revanche dépourvu d9effet sanitaire à
long terme. Sur le plan environnemental, l9augmentation des émissions liées aux activités
humaines est responsable d9un accroissement de l9effet de serre, dont l9impact sur le climat
apparaît maintenant avéré.
La maîtrise des émissions dans les pays industrialisés, mais aussi dans les pays émergents
est un des défis des prochaines décennies.
65
Chapitre II : Partie théorique
66
Chapitre II : Partie théorique
nécessité. Celle-ci requiert une réduction importante des émissions. Pour atteindre cet objectif,
les méthodes disponibles font appel à l'utilisation rationnelle de l'énergie, au développement
des énergies moins fortement émettrices (gaz naturel) ou qui fonctionnent sans émission de
CO2, telles que les énergies renouvelables ou l'énergie nucléaire, à la stimulation des puits
naturels de carbone (forêts, sols, etc.).
La capture et le stockage du CO2 émis par les grandes installations constituent également une
option qui retient l'attention des industriels. Les objectifs de cet article sont d'en décrire le
principe et d'en discuter le potentiel, le coût et l'impact environnemental.
La capture du CO2 des émissions d'origine industrielle et son stockage dans différents types
de réservoirs géologiques souterrains apparaissent actuellement comme la solution la plus
compatible avec les exigences de sûreté à long terme de l'entreposage et la préservation de
l'environnement. Les technologies existent sont nécessaire pour améliorer les procédés et
réduire les coûts. Applicable aux industries émettrices de CO2 (centrales thermiques,
chaufferies, cimenteries, hauts-fourneaux, etc.), représentant plus de 30 % du total des
émissions anthropiques, ces méthodologies sont un atout majeur dans la lutte contre l'effet de
serre.
Les estimations, pour la fin du siècle, de la hausse de température oscillent entre 1,4 et 5,9
°C en produisant alors une diminution des glaces aux pôles, une élévation du niveau des mers,
due à la diminution des glaciers et des surfaces glacées continentales, ainsi qu9une modification
profonde des zones climatiques actuelles.
On peut s9attendre alors à des effets significatifs sur l9homme (dans ses activités
67
Chapitre II : Partie théorique
domestiques, agricoles et industrielles), les animaux et les végétaux (répartitions différentes des
espèces suivant les zones géographiques) [50].
68
Chapitre II : Partie théorique
69
Chapitre II : Partie théorique
II.4.1. Définition
L9absorption est l'opération d'après laquelle un mélange de gaz (ou de vapeur) est mis en
contact avec un liquide afin de séparer, par dissolution dans celui-ci, un ou plusieurs
constituants du mélange gazeux. Le lavage du gaz se réalise à contre-courant par un solvant qui
donne une forte affinité pour l'eau, et cela n'est possible que si la pression partielle du soluté
dans le gaz soit supérieure à sa pression partielle dans l'absorbant.
Si la pression partielle du soluté de la phase liquide devient plus forte que celle de la phase
gazeuse on a une désorption [53].
70
Chapitre II : Partie théorique
C'est une dissolution physico-chimique faisant appel aux phénomènes de solubilité gaz-liquide
sans qu'il y ait aucune transformation chimique des constituants. Le processus d'absorption
physique est préféré quand :
- la fraction de gaz non absorbée doit présenter une très grande pureté.
- un ou plusieurs constituants absorbés sélectivement doivent être obtenus soit sous forme enrichie,
soit sous forme pure.
Elle correspond à la dissolution d'un soluté dans un liquide avec formation d'un composé
chimique plus ou moins stable. L'absorption présente certaines analogies, en ce qui concerne la
nature des processus et de l'appareillage utilisé, avec d'autres opérations de transfert de matière
telles que les extractions et la distillation. L'absorption par réaction chimique est adoptée si :
- les constituants devant être séparées sont fortement acides et subissent une réaction thermique
réversible avec le solvant.
- les constituants à séparer à partir du mélange d'alimentation sont présents en faible concentration
sous une basse pression.
Le schéma simplifié d9une unité industrielle d9absorption est représenté sur la Figure. Le
mélange gazeux à séparer est introduit en bas de la colonne d9absorption (C1), le solvant pauvre
provenant du réservoir de stockage (V) est introduit en haut de cette colonne. Le solvant riche
en soluté quitte le bas de l9absorbeur (C1) pour être strippé dans la colonne (C2) à l9aide d9une
vapeur surchauffée (généralement de la vapeur d9eau). Le soluté récupéré en tête du strippeur
(C2) est séparé de la vapeur par condensation, il pourra être utilisé ultérieurement. Le solvant
régénéré quitte le bas de la colonne (C2), il sera refroidi dans un échangeur de chaleur avant
71
Chapitre II : Partie théorique
Dans certaines installations la régénération du solvant s9effectue par distillation, dans ce cas
la colonne de désorption (C2) est remplacée par une colonne de rectification. [55]
1- La solubilité et la sélectivité : Un bon solvant est celui dans lequel le ou les éléments
à absorber sont très solubles, mais il ne doit pas dissoudre le gaz inerte. La capacité d9absorption
d9un solvant augmente considérablement dans le cas d9une réaction chimique entre le soluté et
le solvant. Cette réaction doit être réversible pour permettre la régénération du solvant et la
récupération du soluté par stripping.
2- La volatilité : Un bon solvant doit avoir une faible volatilité afin d9éviter les pertes en solvant
par entrainement avec le gaz vecteur ou par vaporisation lors de l9étape de régénération. En plus
72
Chapitre II : Partie théorique
des pertes financières, les pertes en solvant peuvent provoquer la pollution de l'air au voisinage
des unités de traitement.
3- La viscosité : Un solvant doit avoir une faible viscosité pour pouvoir circuler facilement dans
l9installation.
4- La corrosion : L9utilisation d9un solvant non corrosif ou peu corrosif permet de réduire
le prix des équipements et le coût de leur maintenance.
5- Le prix : Un solvant doit avoir un prix abordable pour minimiser le coût des pertes
en solvant.
Dans l9industrie, l9absorption est jumelée à l'opération de désorption, laquelle est destinée à la
récupération du soluté dissous dans le solvant et à la régénération de celui-ci afin de le faire entrer
à nouveau en service.
L9'absorption est la méthode contraire de la désorption (stripping). Elle sert à éliminer les gaz
(ou vapeurs) absorbés dans le liquide, c-à-d. qu'elle permet le transfert des gaz du liquide dans un
autre gaz (ou vapeur). Elle est effectuée, soit encore par chauffage en présence ou non de vapeur
d'eau, lorsqu'on a affaire à une combinaison chimique du soluté avec l'absorbant soit par mise en
contact du liquide avec un gaz ou une vapeur qui sert d'agent de désorption. [56]
73
Chapitre II : Partie théorique
de la solution. Le solvant est renvoyé dans l'absorbeur, après refroidissement, d'abord par échange
thermique avec la solution à traiter, puis par un dispositif ordinaire de réfrigération. [57]
Dans l9opération d9absorption et de stripping, le liquide et la vapeur sont en contact avec l'un
l'autre, ils sont opérés comme des opérations de phase d'équilibre Similaire à la distillation, sauf
que, les colonnes d9absorption et de stripping sont plus simples que les Colonnes de distillation. Les
condenseurs et réchauffeurs ne sont pas nécessaire. Un exemple, des utilisations de l'absorption et
de stripping est illustrée à la figure ci-dessus.
Il faut éliminer les composées (par exemple, CO2 ou H2S) données par le mélange de gaz traité
et passé à travers un absorbeur, dans lequel un solvant en phase liquide (par exemple, MEA ou
solvant amine dans l'eau) est passé pour absorber le composant gazeux (CO2 ou H2S).
Le réchauffeur chauffe le solvant résultant pour être saturé. On le passe dans une colonne de
stripping, dans lequel le composant gazeux dans le solvant saturé est enlevé par un gaz d'extraction
(par exemple, vapeur). [57]
II.5. Conclusion
Dans cette partie on a évoqué la classification des différents types de réacteurs chimiques
selon des critères appropriés, ceci a permis ainsi de définir une catégorie de four de reformage
qui peut être classé parmi les réacteurs d9après ses conditions de fonctionnement.
74
Chapitre II : Partie théorique
Par ailleurs, nous avons affirmé que le CO2 est la source du carbone pour la production de
méthanol. Cette démarche va nous aider pour déterminer la possibilité et la méthode la plus
intéressante de récupération de CO2 de fumées résultantes du four.
75
Chapitre III :
Récupération de CO2
Chapitre III : Récupération de CO2
III.1. Introduction
Les complexes les plus importants de la zone industrielle d9Arzew qui produisent des
quantités importantes de CO2 sont les complexes pétrochimiques et les complexes de
liquéfaction de gaz naturel.
Le four dégage une quantité importante de fumées dans l9atmosphère ; parmi ces
compositions on a le CO2. Pour limiter les émissions de dioxyde de Carbon on peut le récupérer,
stocker et valoriser.
III.2. Détermination du débit des fumées sortie four dans le cas design
Pour déterminer la composition des fumées, il faudra calculer le débit d9air avec un excès de
20% qui est nécessaire à la combustion du gaz au niveau des bruleurs principaux et au niveau
des bruleurs auxiliaires à fin qu9on puisse supposer que la combustion est complète ; les fumées
sortent à une température de 338°C et une pression de 1.8 bar.
�㖎Ā/þýĀ
Kmol /h = Kg/h= Kmol/h× la masse molaire du mélange gazeux
ÿÿ.ā
mf =mco2 +mH2o+mN2+mo2
�㖎�㖄�㖐ÿ �㖎�㕯ÿ�㖐
y’= y’= mf: Débit totale de fumés
�㖎�㖇 �㖎�㖇
�㖎þÿ �㖎ÿÿ
y’= y’= y’ : La fraction molaire de gaz
�㖎�㖇 �㖎�㖇
77
Chapitre III : Récupération de CO2
Les débits design des combustibles sont présentés dans le tableau suivant :
Pour un débit du gaz naturel brulé mGN = 47.81 Kmol/hr, les débits des réactifs et des produits
sont récapitulés dans le tableau III.2:
78
Chapitre III : Récupération de CO2
Tableau III.2 : Débit des réactifs et des produits de combustion du gaz nature
Débits O2
Débits CO2 Débits H2O Débits N2
Composition Yi consommé
(Kmol/hr) (Kmol/hr) (Kmol/hr)
(Kmol/hr)
N2 0.06 - - - 2.86
CH4 0.835 79.8 39.9 79.8 -
C2H6 0.07 11.71 6.69 10.03 -
C3H8 0.021 5.02 3.01 4.01 -
C4H10 0.008 2.48 1.55 1.91 -
C5H12 0.002 0.76 0.48 0.58 -
C6H14 0.001 0.45 0.24 0.33 -
Pour un débit du gaz de purge mGP =973.48 Kmol/hr, les débits des produits de combustion
sont récapitulés dans le tableau III .3 :
79
Chapitre III : Récupération de CO2
Tableau III.3 : débits des réactifs et des produits de combustion du gaz de purge
Débits O2
Débits CO2 Débits H2O Débits N2
Composition yi consommé
(Kmol/hr) (Kmol/hr) (Kmol/hr)
(Kmol/hr)
CH4 0.116 225.71 112.85 225.70 -
CO 0.071 34.54 69.07 - -
CO2 0.077 - 74.91 - -
N2 0.041 - - - 39.88
H2 0.688 334.67 - 669.33 -
CH3OH 0.006 8.76 5.84 11.67 -
Total 1 605.41 262.67 906.71 39.88
La combustion du gaz de flash conduit à des réactions semblables à celles du gaz de purge.
Pour un débit du gaz de flash mGF =6.29 Kmol/hr, les débits des produits de combustion sont
récapitulés dans le tableau III. 4 :
Tableau III.4 : débits des réactifs et des produits de combustion du gaz de flash
Débits O2
Débits CO2 Débits H2O Débits N2
Composition yi consommé
(Kmol/hr) (Kmol/hr) (Kmol/hr)
(Kmol/hr)
CH4 0.11 1.38 0.69 1.38 -
N2 0.012 - - - 0.075
80
Chapitre III : Récupération de CO2
Pour un débit de gaz naturel brulé de mGN = 36.83 Kmol/hr, les débits des réactifs et des
produits sont récapitulés dans le tableau III.5 :
Tableau III.5 : Débits des réactifs et des produits de combustion du gaz naturel
81
Chapitre III : Récupération de CO2
Le débit d9azote inerte total est : mN2(GN) + mN2(GP) + mN2(GF) + mN2(GNaux)+ mN2(Air)
0.79
Avec mN2(Air) = mO2(avec excès) × = 2806.22 kmol/hr
0.21
O2 157.4 03.44
N2 2851.3 62.31
H2 O 1209.1 26.42
82
Chapitre III : Récupération de CO2
III.3. Détermination du débit des fumées sortie four dans le cas réel
Pour déterminer la composition des fumées, il faudra calculer le débit d9air avec un excès
de 20% qui est nécessaire à la combustion du gaz au niveau des bruleurs principaux et au niveau
des bruleurs auxiliaires à fin qu9on puisse supposer que la combustion est complète ; les fumées
sortent à une température de 410 °C et une pression de 1.7 bar.
Les débits réels des combustibles sont présentés dans le tableau suivant
Pour un débit du gaz naturel brulé mGN = 108.03 Kmol/hr, les débits des réactifs et des
produits sont récapitulés dans le tableau III.8:
83
Chapitre III : Récupération de CO2
Tableau III.8: Débit des réactifs et des produits de combustion du gaz nature
Débits O2
Débits CO2 Débits H2O Débits N2
Composition Yi consommé
(Kmol/hr) (Kmol/hr) (Kmol/hr)
(Kmol/hr)
N2 0.06 - - - 6.47
CH4 0.835 180.31 90.15 180.31 -
C2H6 0.07 26.45 15.12 22.67 -
C3H8 0.021 11.34 6.8 9.07 -
C4H10 0.008 5.62 3.46 4.32 -
C5H12 0.002 1.72 1.08 0.42 -
C6H14 0.001 1.03 0.65 0.76 -
Pour un débit du gaz de purge mGP =549.1 Kmol/hr, les débits des produits de combustion
sont récapitulés dans le tableau III.9:
84
Chapitre III : Récupération de CO2
Tableau III.9: débits des réactifs et des produits de combustion du gaz de purge
Débits O2
Débits CO2 Débits H2O Débits N2
Composition yi consommé
(Kmol/hr) (Kmol/hr) (Kmol/hr)
(Kmol/hr)
CH4 0.11 120.73 60.37 120.73 -
CO 0.025 7.00 13.99 - -
CO2 0.04 - 21.95 - -
N2 0.042 - - - 23.15
H2 0.77 211.28 - 422.56 -
CH3OH 0.006 4.94 3.29 6.58 -
Total 1 343.91 99.60 549.87 23.15
La combustion du gaz de flash conduit à des réactions semblables à celles du gaz de purge.
Pour un débit du gaz de flash mGF =8.12 Kmol/hr, les débits des produits de combustion sont
récapitulés dans le tableau III.10
Tableau III.10: débits des réactifs et des produits de combustion du gaz de flash
Débits O2
Débits CO2 Débits H2O Débits N2
Composition yi consommé
(Kmol/hr) (Kmol/hr) (Kmol/hr)
(Kmol/hr)
CH4 0.22 3.57 1.84 3.57 -
N2 0.035 - - - 0.284
85
Chapitre III : Récupération de CO2
Pour un débit de gaz naturel brulé de mGN = 39.24 Nm3/hr, les débits des réactifs et des
produits sont récapitulés dans le tableau :
Tableau III.11 : Débits des réactifs et des produits de combustion du gaz naturel
86
Chapitre III : Récupération de CO2
Le débit d9azote inerte total est : mN2(GN) + mN2(GP) + mN2(GF) + mN2(GNaux) + mN2(Air)
0.79
Avec mN2(Air) = mO2 (avec excès) × = 2475.05 kmol/hr
0.21
O2 132 03.40
N2 2507.3 64.51
H2 O 982.6 25.30
87
Chapitre III : Récupération de CO2
Le dioxyde de carbone est l9un des principaux gaz à effet de serre dont les émissions
d9origine anthropique contribuent au réchauffement climatique. L9une des solutions envisagées
afin de limiter les émissions de CO2 est de le capter dans le four steam reforming où il est
produit en grandes quantités et/ou fortes concentrations puis de le stocker sous pression afin de
l9injecter dans le réacteur.
- Adsorption.
- Membranes.
- Cryogénie.
III.4.1. Absorption
Cette 1ère méthode sert à absorber le CO2 contenu dans un flux gazeux à l9aide d9un solvant
liquide dans lequel celui-ci est soluble. Il trouve plusieurs procédés pour l9absorption du CO2
se caractérisent tous par deux étapes très importantes : la phase d9absorption du CO2 par le
solvant, puis la phase de régénération permettant de récupérer le CO2 d9une part et le solvant
d9autre part.
L9utilisation de solvants réactifs constitue pour l9heure la solution la plus efficace pour des
faibles teneurs en CO2. L9absorption (suivie de la régénération) par solvants représente l9option
la plus avancée pour le captage du CO2 en postcombustion et fait l9objet de nombreux
développements.
III.4.1.1. Procédés d’absorption chimique aux amines [58 ;59 ;60 ;61]
L9utilisation d9amines primaires caractérisant par une faible pression partielle en CO2. Son
utilisation est favorable à des flux de gaz à traiter. La monoéthanolamine (MEA) est l9amine de
référence la plus étudiée pour l9absorption de CO2 et le premier résidant dans la forte pénalité
énergétique liée à la régénération du solvant.
88
Chapitre III : Récupération de CO2
Le carbonate de potassium est dominant sur le marché et peut être utilisé dans des
configurations diverses. Les avantages de ce solvant est qu9il se caractérise par une faible
enthalpie de réaction, se dégrade et se volatilise peu [60]. Néanmoins, l9absorption du CO2 doit
s9effectuer sous haute pression (environ 15 atm car faible capacité d9absorption à 1 bar) (51),
ainsi cette technologie est intéressante pour des procédés de combustion sous pression ou de
gazéification (exemples : IGCC : Integrated)
L9ammoniaque a été envisagée plus récemment en tant que solution saline basique pour
l9absorption du CO2. Ses avantages sont nombreux [62] : coûts réduits, capacité d9absorption
plus élevée, peu corrosive, peu dégradable thermiquement etc. Le principal obstacle à la mise
en oeuvre industrielle de la technologie est la grande volatilité de l9ammoniac engendrant des
pertes et étant un gaz toxique.
89
Chapitre III : Récupération de CO2
Parmi les absorbants solides de captage de CO2 en postcombustion : les oxydes de sodium
et de potassium et les carbonates, le plus souvent supportés par un substrat solide. De même,
les absorbants à base de lithium et d9oxyde de calcium (CaO, appelée aussi chaux vive) sont
envisagés pour des fonctionnements à haute température.
L9oxyde de calcium étant identifié comme le meilleur candidat pour le captage de CO2 à
haute température (coût attractif, forte disponibilité).
Les fumées issues de la combustion contactent l9absorbant solide dans un réacteur favorisant
le contact gaz-solide. Le solide va être séparé du flux de gaz et envoyé dans un autre réacteur
pour être régénéré. Au lieu de faire déplacer le solide, il est possible d9utiliser un seul réacteur
batch pouvant fonctionner à la fois en mode absorption et régénération (cycles).
Pour avoir un bon captage il faut trouver un absorbant solide ayant une bonne capacité
d9absorption du CO2 et une bonne stabilité mécanique et chimique lui permettant de supporter
de longues périodes d9opération sur des cycles successifs.
90
Chapitre III : Récupération de CO2
91
Chapitre III : Récupération de CO2
La vapeur d9eau qui sort en tête de la colonne de régénération est condensée. Le CO 2 ainsi
récupéré a une pureté supérieure à 99 %. En effet, grâce à la haute sélectivité des absorbants
chimiques, seul le dioxyde de carbone est fixé.
Le CO2 produit contient principalement des traces de solvant ou de composés obtenus à
partir de la décomposition du solvant et qui sont entraînés par la vapeur d9eau. Un autre
inconvénient lié à l9utilisation du procédé d9absorption est celui de la corrosion. Pour la limiter,
certains inhibiteurs de corrosion comme la Pipérazine sont souvent mélangés au solvant.
Il faut également savoir que certains gaz acides comme le SO2 peuvent réagir avec la
solution d9alcanolamine. Pour remédier à ce problème, des solutions alcalines comme la soude
sont ajoutées. Ceci conduit à la formation de sels stables d9alcalins. [67]
Le solvant régénéré est refroidi et réintroduit en tête de l9absorbeur. Il est souvent nécessaire
d9assurer un apport continu de solution d9alcanolamine pour compenser les pertes différentes
pertes de solvant.
III.4.2. Séparation membranaire
Ils sont basés sur la diffusion sélective d9un ou plusieurs composés à travers une membrane
sélective.
Dans un séparateur membranaire, les membranes sont intégrées dans un support pour
former ce que l9on appelle module. Un schéma type de ce procédé est proposé sur cette figure :
Figure III.2 : Schéma simplifié d’un procédé membranaire pour la capture du CO2.
Les fumées riches en dioxyde de carbone, issues par exemple d9une centrale thermique, sont
comprimées avant d9entrer dans l9unité membranaire ou le module.
Le dioxyde de carbone traverse la membrane et est récupéré dans le perméat.
92
Chapitre III : Récupération de CO2
Le retentât appauvri en gaz carbonique passe dans un détenteur avant d9être renvoyé vers
l9atmosphère.
La pureté du dioxyde de carbone dans le perméat dépend de la sélectivité de la membrane
utilisée. Suivant la pureté souhaitée, il peut être nécessaire d9ajouter un deuxième module de
séparation en série avec le premier. En sortie du deuxième séparateur, le dioxyde de carbone
est récupéré dans le perméat.
Le retenta riche en N2 est soit renvoyé vers l9atmosphère soit mélangé à la fumée à traiter, à
l9entrée du premier séparateur. L9efficacité du procédé membranaire dépend de la perméabilité
et de la sélectivité de la membrane.
Les membranes les mieux adaptées à la récupération du dioxyde de carbone dans les fumées
sont de type organique (Polysulphones, Polyamides, Dérivées de cellulose&) ou inorganique
(métalliques, céramiques&).
Pour que le procédé membranaire soit en compétition avec les autres procédés de capture du
dioxyde de carbone, il est nécessaire de fabriquer des membranes plus perméables et plus
sélectives. La sélectivité CO2/N2 souvent mentionnée se situe entre 100 et 200 [68].
III.4.3. Adsorption
Les techniques d9adsorption sont largement répandues dans l9industrie. Les procédés
d9adsorption trouvent des applications aussi bien dans le domaine du traitement des liquides
que dans celui des gaz.
Dans le domaine du traitement des liquides, ces procédés sont utilisés pour le séchage,
l9élimination des goûts ou des odeurs dans les eaux de consommation, l9épuration des eaux
résiduaires ou des effluents industriels, l9élimination des composés organiques volatiles. Ils sont
également utilisés dans les industries chimique et pharmaceutique.
Dans le domaine des gaz, les applications sont nombreuses : désulfurisation du gaz naturel,
production d9oxygène et d9azote à partir de l9air, purification d9hydrogène de procédés,
désodorisation, élimination de gaz toxiques (masques à gaz), récupération et/ou concentration
de Composés Organiques Volatils (COV)&
Les procédés d9adsorption consistent à faire entrer en contact le gaz à traiter avec le solide
par élévation de la pression et/ou diminution de la température. La régénération du solide peut
être effectuée par augmentation de la température (Temperature Swing Adsorption, TSA), par
diminution de la pression (Pressure Swing Adsorption, PSA) ou par passage d9une vapeur ne
contenant pas les gaz adsorbés (Wash). Dans le procédé PTSA (Pressure and Température
93
Chapitre III : Récupération de CO2
Adsorption) l9adsorption s9effectue sous pression et la désorption par baisse de pression et/ou
augmentation de température.
Les supports utilisés pour l9adsorption sont très variés et fonction du gaz à traiter. Ils sont
fortement poreux et fournis sous forme granulaire afin de procurer une importante surface
spécifique. Pour le captage de CO2, les charbons actifs et les zéolithes présentent les capacités
d9adsorption les plus élevées [69].
III.4.4. Séparation Cryogénique
Il s9agit de séparer le dioxyde de carbone du reste de la fumée par simple changement de
phase dû à une diminution de la température et une augmentation de la pression.
Considérons une fumée en sortie d9une centrale électrique classique. Elle est à 1 bar et 120 °C
et contient environ 15 % en volume de CO2.
Pour transformer le dioxyde de carbone qu9elle contient en liquide, le point le plus bas du
digramme de phase à atteindre est le point critique, soit une température d9environ - 57 °C.
Pour récupérer 90 % du CO2 contenu dans la fumée il faut comprimer cette dernière jusqu9à
environ 350 bars. Cette pression est de 700 bars si on veut récupérer 95 % du CO2.
Dans le cas d9une centrale IGCC, la fumée est à environ 24 bars et contient près de 40% de
dioxyde de carbone en volume.
Pour récupérer 90 % du CO2 qu9elle contient, il faut la comprimer jusqu9à 131,5 bars.
La séparation du CO2 des fumées par distillation à très basses températures est très coûteuse.
Actuellement, cette technique n9est pas en compétition avec les autres techniques de
récupération du CO2 en postcombustion [69].
III.4.5 Procédés d’absorption du CO2 par MEA
Dans notre cas, le four de steam-reforming génère une quantité importante de fumées qui est
de l9ordre de 3886.6 Kmol/h à une température de 410 °C et à une pression de 1,7 bar dans le
cas réel, et 4575.8 Kmol/h à une température de 338 °C et à une pression de 1,8 bar dans le
cas design.
Les fumées sont aspirées du bas de la cheminée à l9aide d9un extracteur et sont refoulé vers
un échangeur de chaleur, on les refroidies par le solvant du pied de stripper qui assure le
rebouillage (premier échangeur) puis par l9eau dans le deuxième échangeur afin de baisser la
température jusqu9à 40 °C.
L'absorption de CO2 par des amines est une technologie prouvée qui est commercialement
disponibles et elle est en service aujourd'hui.
D9après les dernières études l9absorption par solvants chimiques est parmi les technologies
94
Chapitre III : Récupération de CO2
de captage de CO2 les plus applicables au niveau de secteur de traitement des fumées.
Concernant le type d9amine à utiliser, le MEA est le solvant le plus utilisé dans le procédé de
capture de CO2 en postcombustion, parce qu9il est disponible, bon marché, non toxique et
fortement efficace en raison de sa capacité élevée pour la capture de CO 2 et de sa cinétique
rapide.
MEA : avantages/inconvénients :
Les NOx et SOx doivent être extraits au maximum des fumées avant que celles-ci ne soient
introduites dans l9absorbeur. Il est recommandé de ne pas dépasser des teneurs respectives de
20 ppmv et 10 ppmv (NO2).
• Bien que la MEA elle-même soit relativement peu corrosive, certains produits issus de
sa dégradation peuvent par contre se révéler très corrosifs, ce qui peut détériorer les
équipements. Il est recommandé d9utiliser des solvants contenant moins de 20 % de
MEA, cependant il est possible de travailler avec des teneurs en amine atteignant 30-
32 % grâce à l9ajout d9un inhibiteur de corrosion (EDTA par exemple).
• La chaleur de réaction du CO2 avec la MEA est élevée, ce qui doit être compensé dans
l9étape de stripage par des apports de chaleur importants.
95
Chapitre III : Récupération de CO2
• L9énergie consommée pour le captage du CO2 par la MEA est estimée entre 4 et 6
GJ/tCO2 capté.
• Capacité d9absorption du CO2 plus élevée que pour les solvants aux autres amines.
• Facilement accessible sur le marché
• Peu coûteux par rapport aux autres technologies.
L9utilisation d9une solution aqueuse de 40%(massique) de MEA dans une unité pilote a
démontré la bonne exploitation, la flexibilité, la stabilité et la fiabilité du procédé pendant la
longue durée du test (plus de 500h), ce pilote faisait l9objet d9une étude dans le projet européen
Castor, il se trouve dans la centrale électrique Dong (Esbjerg Danemark) et traite les fumées
provenant directement d9une centrale électrique avec une capacité de capture de CO2 de 1t/h.
En basant sur ces études, notre premier choix du procédé de capture du CO2 des fumées de
four du steam-reforming s9est porté sur le procédé d9absorption avec l9utilisation d9une solution
aqueuse de 40% de MEA comme solvant.
96
Chapitre III : Récupération de CO2
comportement du dioxyde de carbone dégagé dans les fumées chaudes afin de le récupérer.
Pour faire ce diagnostic, nous avons présenté les différentes technologies de récupération du
dioxyde de carbone et nous avons détaillé l9utilisation de l9absorption par MEA pour le
recyclage de CO2.
Ce modèle affirme que le CO2 est la source du carbone pour la production de méthanol ce
qui été prouvé par plusieurs industries productrices de méthanol. De plus, c9est le procédé le
moins couteux et le plus utilisé à l9échelle industriel grâce à son efficacité et sa capacité de
traitement du CO2.
97
Chapitre IV :
Simulation de l’unité
d’absorption de CO2 par
MEA
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
IV.1. La simulation
IV.1.1. Introduction
Les simulations et les modèles de toutes sortes sont des outils pour faire face à la réalité. On
a besoin de simulation car elle est un outil utilisé dans différents domaines de l9ingénierie et de
la recherche en général, permettant d9analyser le comportement d9un système avant de
l9implémenter et d9optimiser son fonctionnement en testant différentes solutions et différentes
conditions opératoires. Les humains ont toujours utilisé des modèles mentaux pour mieux
comprendre le monde qui les entoure : pour faire des projets, envisager différentes possibilités,
partager des idées avec d'autres, tester des changements et déterminer si le développement d'une
idée est faisable ou non.
L'avantage de cette méthode est que l'ordinateur peut suivre la multitude d'implications et de
conséquences dans des relations complexes beaucoup plus rapidement et de manière fiable que
l'esprit humain.
99
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
•Un schéma de procédé permettant de décrire les liaisons entre les différentes opérations
unitaires constituant l9unité (PFD pour Process Flow Diagram).
•Des modules de calcul des différentes opérations unitaires contenant les équations relatives à
leur fonctionnement : réacteur chimique, colonne de distillation, colonne de séparation,
échangeurs de chaleur, pertes d charges, etc.
•Un ensemble de méthodes numériques de résolution des équations des modèles.
Dans ce type de logiciel, à partir de la donnée des corps purs présents dans le procédé et du
schéma de procédé, les ingénieurs peuvent développer un modèle du processus reposant sur la
mise en commun des équations décrivant les différentes opérations unitaires, les réactions
chimiques, les propriétés des substances et des mélanges, qui puisse aussi communiquer avec
d9autres applications comme Excel, Visual Basic et Matlab, &.
Parmi ces Parmi ces simulateurs on peut citer : Aspen HYSYS (Hyprotech), ASPEN PLUS
(Aspen Technologies), Design II de (WinSim), PRO/II (Simulation Sciences), PROSIM. Ces
simulateurs traduisent le fonctionnement en régime permanent par la solution des équations
statiques c9est-à-dire à l9équilibre (débit, température, fraction vaporisée&) ainsi que les bilans
de matière et d9énergie en régime stabilisé.
100
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
Pour limiter le nombre des paramètres d9un processus, il faut travailler avec un modèle pour
simplifier la complexité du système.
Les trois étapes essentielles de l9étude du comportement dynamique des systèmes complexes
sont L9analyse du système, la modélisation et la simulation :
▪ L’analyse du système : sert à préciser les limites du système à modéliser, à distinguer
les éléments importants et les types de liaison et d9interaction entre ces éléments.
▪ La modélisation : consiste à utiliser un ou des modèles mathématiques donnent la
forme la plus simple pour présenter un objet réel. On a besoin de trois types de données :
- Les paramètres de transfert (matière, énergie, quantité de mouvement).
- Les paramètres chimiques (réactions, produits formés, cinétiques et mécanismes).
- L9hydrodynamique caractérisant les équipements.
▪ La simulation : elle présente le comportement d9un système et elle autoriser l9étude de
différents changements en faisant varier un ou plusieurs facteurs et comparer les valeurs
calculées aux valeurs observées.
IV.1.5. Utilisations de simulation
Les différentes utilisations d9un simulateur de procédé devraient effectuer :
❖ Dans la conception (engineering) :
• Le dimensionnement des équipements.
• L9évaluation économique du procédé.
101
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
102
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
103
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
104
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
➢ Rebouilleur qui utilise les calories des fumées chaudes pour maintenir la
température du fond de la colonne de désorption.
105
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
➢ La pression d'absorption est spécifiée à 1,8 bar, elle est choisie de telle façon à réduire
le coût de compression des fumées et d9avoir la pression de 1,45 à l9entrée du stripper.
➢ La pression du rebouilleur est de 1,5 bar pour éviter la dégradation du MEA qui aura
lieu à une température au-delà de120°C [73], et avoir un taux de chargement du solvant
régénéré (moles de CO2/moles de MEA) faible.
➢ On suppose que la perte de charge est de 0,2 bars dans les deux colonnes d9absorption
et désorption, 0,25 bars dans les échangeurs et nulle dans le rebouilleur.
106
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
Le débit de MEA nécessaire pour l'absorption de CO2 est de 2928.51 kmol/h, pour un excès
de 20% on obtient :
X MEA (avec excès) = 2928.51 * 0.20 + 2928.51
107
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
108
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
109
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
Diamètre (m) 2 2
Hauteur (m) 11 10.4
Quantité de CO2 récupérée (kmole/h) - 170.5
Quantité de MEA à l’entrée (kmole/h) 523 _
Quantité de MEA regénérée (kmole/h) _ 524
110
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
Le débit de MEA nécessaire pour l'absorption de CO2 est de 2487.42 kmol/h, pour un excès
de 20% on obtient :
X MEA (avec excès) = 2487.42 * 0.20 + 2487.42
111
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
Tableau IV.4: les spécifications d’entrées pour récupérer de CO2 dans le cas réel
112
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
113
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
114
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
Diamètre (m) 2 2
Hauteur (m) 11 10.4
Quantité de CO2 _ 181
récupérée (kmole/h)
Quantité de MEA à 522 _
l’entrée (kmole/h)
Quantité de MEA _ 524
regénérée (kmole/h)
Cas
réel 410 1.7 3886.6 264.7 2985 181
115
Chapitre IV : Simulation de l’unité d’absorption de CO2 par MEA
Les résultats de simulation dans le cas réel sont comparés avec les valeurs du design pour les
mêmes paramètres dans chaque point du procédé.
À partir des tableaux de résultats de simulation dans le cas réel, on voit que la quantité de
récupération du dioxyde de carbone simulée est proche de celle trouvés dans le cas design en
prendre en considération les paramètres utilisés dans chaque cas.
Pour cela on peut considérer que les résultats de simulation sont acceptables d9autant plus
que le taux de récupération du CO 2 est de 58 %dans le cas design et 68% concernant le cas réel
avec une pureté de 96 %.
IV.4. Conclusion
Dans cette partie nous avons réalisé le procédé d9absorption par MEA afin de la récupération
du CO2 des fumées chaudes.
Pour effectuer ce but nous avons utilisé le simulateur HYSYS comme model de calcul, en
respectant dans notre calcul les paramètres du design et les valeurs réelles utilisés au niveau du
complexe, les résultats de calcul sont montré sous forme des tableaux.
D9après les résultats de simulation, on a trouvés que le taux de récupération du CO 2 est de
68 % avec une pureté de 96 %. Ce taux de récupération est dû à la limitation de la température
du rebouilleur afin d9éviter la dégradation du MEA. Le taux de régénération du MEA est élevé
(99.4 %), donc nécessite un appoint en MEA très faible.
Suite à une limitation du modèle utilisé, Il était très difficile d9 obtenir la convergence de
la simulation à d9autres paramètres (pression, température et le débit de solvant).
Les dimensions de la colonne d9absorption et la colonne de désorption sont acceptables dans
les normes.
Par ailleurs, il est à noter qu9on peut augmenter la récupération du CO 2 jusqu9à 90 %, mais
cette augmentation demande une grande quantité en MEA qui peut atteindre 180 Tonne/hr avec
une concentration en MEA de 45%.
116
Conclusion générale
Conclusion générale
A partir des résultats obtenus, on a trouvé que le débit des fumées dans le cas réel
est inférieur à celui du cas design ce qui permet de réduire la température des fumées en
optimisant une gaine d9énergie qui va être économisé pour le refroidissement des fumés
avant d9être absorbé.
En général nous avons récupéré le CO2 des fumées de four puis on a comparé les
résultats des deux modes de production (réel et design), ces résultats sont très
satisfaisants qui témoignent de la faisabilité et la validité de notre démarche.
Cette présente étude nous a permis de conclure que cette modification a une grande
efficacité pour améliorer le rendement de production du méthanol par la valorisation de
la quantité de CO2.Donc nous recommandons le complexe CP-1Z à faire un calcul
économique sur l9investissement de cette étude et de rénover la station d9injection de
CO2 présente sur le site actuellement.
118
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Annexes
ANNEXES