Mammographie Numérique:: Guide D'évaluation Pour Les Physiciens Médicaux
Mammographie Numérique:: Guide D'évaluation Pour Les Physiciens Médicaux
numérique :
guide d’évaluation pour les
physiciens médicaux
17-902-04W
Édition :
La Direction des communications du ministère de la Santé et des Services sociaux
Le présent document s’adresse spécifiquement aux intervenants du réseau québécois de la santé et des services
sociaux et n’est accessible qu’en version électronique à l’adresse :
Le genre masculin utilisé dans ce document désigne aussi bien les femmes que les hommes.
Dépôt légal
Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2017
Bibliothèque et Archives Canada, 2017
Tous droits réservés pour tous pays. La reproduction, par quelque procédé que ce soit, la traduction ou la diffusion de ce document,
même partielles, sont interdites sans l’autorisation préalable des Publications du Québec. Cependant, la reproduction de ce document
ou son utilisation à des fins personnelles, d’étude privée ou de recherche scientifique, mais non commerciales, sont permises à
condition d’en mentionner la source.
Invités consultés:
M. Normand Nadon, PhD, Association des physiciens et ingénieurs biomédicaux du Québec (APIBQ)
Mme Stéphanie Gaudreault, MSc., APIBQ
Mme Francine Dinelle, PhD, APIBQ
M. Richard Tremblay, APIBQ
M. Jacques Blanchette, MSc., APIBQ
Ir Martin Benoit Gagnon, Phys Ing, MSc,. Scol. 3eC, MSSS
Mme Émilie Caouette, MSc., MSSS
Mme Mireille Chinas, MBA, MSSS
Mme Sylvie Poirier, PhD, MSSS
Mme Guylaine Ouimet, t.i.m., technologue spécialisée en mammographie
Mme Josée Roy, Ordre des technologues en imagerie médicale en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale
du Québec (OTIMROEPMQ)
Mme Manon Rouleau, ing., Centre d’expertise clinique en radioprotection (CECR)
M. Moulay Ali Nassiri, PhD., CECR
M. Jean Mendy, Msc., CECR
M. Nagi Sharoubim, ing., CECR
Association québécoise des physiciens médicaux cliniques (AQPMC)
Association des radiologistes du Québec (ARQ)
Remerciements
En 2013, le passage à la mammographie numérique était déjà complété en très grande partie. Or, les
normes de qualité pour le matériel numérique demeuraient largement des recommandations plutôt que
des exigences fermes. La Direction générale de cancérologie (DGC) a mandaté l’Institut National de
Santé Publique du Québec pour préparer un document à l’intention des physiciens médicaux afin qu’ils
utilisent tous les mêmes critères de qualité. Nous remercions particulièrement toute cette équipe, soit la
gestionnaire responsable du projet et les auteurs qui ont rédigé le présent Guide pour le bénéfice de la
qualité du Programme de contrôle de la qualité en mammographie au Québec. Les remerciements
s’adressent également aux lecteurs et lectrices qui ont mis à profit leur expérience en révisant les
différentes ébauches, contribuant ainsi, par leurs commentaires, à en faire un ouvrage plus précis,
compréhensible, utile et indispensable.
En terminant, nous voulons remercier toutes les personnes qui ont soutenu, de près ou de
loin, l’équipe de la DGC dans l’élaboration du Programme de contrôle de la qualité en mammographie
numérique.
INTRODUCTION.................................................................................................................... 1
1 TES TS DE CONTRÔLE DE LA QUALITÉ À RÉALIS ER P AR LE P HYS ICIEN
MÉDICAL ....................................................................................................................... 5
2 UNITÉ DE MAMMOGRAP HIE ........................................................................................ 7
2.1 Test 1 : Évaluation générale de l’unité de mammographie ..................................... 7
2.1.1 Objectifs ....................................................................................................7
2.1.2 Matériel nécessaire....................................................................................7
2.1.3 Procédure à suivre.....................................................................................7
2.1.4 Recommandations et mesures correctives ................................................8
2.1.5 Délai pour appliquer les mesures correctives.............................................8
2.2 Test 2 : Force de compression et précision des indicateurs (force et épaisseur ..... 9
2.2.1 Objectifs ....................................................................................................9
2.2.2 Matériel nécessaire....................................................................................9
2.2.3 Procédure à suivre.....................................................................................9
2.2.4 Résultats et tolérances ............................................................................11
2.2.5 Recommandations et mesures correctives ..............................................11
2.2.6 Délai pour appliquer les mesures correctives...........................................11
2.3 Test 3 : Évaluation du Système d’exposition automatique (SEA) ......................... 12
2.3.1 Objectifs ..................................................................................................12
2.3.2 Matériel nécessaire..................................................................................12
2.3.3 Procédure à suivre...................................................................................12
2.3.4 Résultats et tolérances ............................................................................15
2.3.5 Recommandations et mesures correctives ..............................................17
2.3.6 Délai pour appliquer les mesures correctives...........................................17
2.4 Test 4 : Réponse du détecteur, des récepteurs et analyse du bruit ...................... 18
2.4.1 Objectifs ..................................................................................................18
2.4.2 Matériel nécessaire..................................................................................18
2.4.3 Procédure à suivre...................................................................................18
2.4.4 Résultats et tolérances ............................................................................20
2.4.5 Recommandations et mesures correctives ..............................................20
2.4.6 Délai pour appliquer les mesures correctives...........................................21
2.5 Test 5 : Distorsion géométrique du détecteur et des récepteurs .......................... 22
2.5.1 Objectif ....................................................................................................22
2.5.2 Matériel nécessaire..................................................................................22
2.5.3 Procédure à suivre...................................................................................22
2.5.4 Résultats et tolérances ............................................................................22
2.5.5 Recommandations et mesures correctives ..............................................23
2.5.6 Délai pour appliquer les mesures correctives...........................................23
2.6 Test 6 : Détection d’images résiduelles ................................................................ 24
2.6.1 Objectif ....................................................................................................24
2.6.2 Matériel nécessaire..................................................................................24
2.6.3 Procédure à suivre...................................................................................24
2.6.4 Résultats et tolérances ............................................................................25
1
Technologie numérisée utilisant des écrans radioluminescents à mémoire (ERLM), aussi appelés écrans
photostimulables. Dans le présent Guide, appellation d’un système numérique avec ERLM.
2
Dans le présent Guide, appellation d’un système numérique avec détecteur intégré.
3
SDNR sera utilisé en remplacement du concept similaire, soit le rapport contraste sur bruit dont les définitions
diffèrent légèrement. SDNR utilise simplement, pour le bruit, l’écart-type de la ROI à côté de l’objet de contraste.
Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec
Mammographie numérique : guide d’évaluation pour les physiciens médicaux
INTRODUCTION
La mammographie est un examen fondamental dans l’exploration du sein. C’est en effet la
méthode la plus efficace pour détecter le cancer du sein ; son efficacité dépend cependant
de la qualité de l’examen.
Pour assurer la qualité optimale des examens effectués dans les centres de mammographie,
le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a instauré un programme de
contrôle de la qualité en 1997. Ce programme, qui a permis une nette amélioration de la
qualité des examens, propose des outils d’aide aux professionnels participant au processus
de contrôle de la qualité en mammographie. Tous ces professionnels doivent travailler
ensemble afin d’atteindre les objectifs ciblés en ce qui a trait à l’assurance de la qualité.
La partie du programme de qualité réalisée par les physiciens médicaux 4 a été présentée en
2006 dans le Manuel de contrôle de la qualité pour la mammographie et la biopsie guidée
par stéréotaxie - Volume 2 : Physicien biomédical. Ce manuel précise les procédures à
suivre et les critères à respecter pour la réalisation des tests de contrôle de la qualité, tant
pour la technologie sur film que pour la technologie numérique qui commençait alors à
poindre. En 2014, la transformation du réseau a été complétée et toute la mammographie
s’effectue désormais en mode numérique. Ainsi, une version totalement dédiée à la
technologie numérique est proposée dans le présent document, intitulé Mammographie
numérique : guide d’évaluation pour les physiciens médicaux, ci-après appelé Guide. Ce
guide précise davantage les procédures de tests d’évaluation, l’interprétation des résultats et
les critères conduisant aux meilleures images avec une attention relative à l’utilisation
optimale et sécuritaire des radiations. Pour les équipements et les accessoires liés à
l’utilisation de films (négatoscopes, imprimantes, numériseurs), il faut continuer à se référer
au manuel mentionné en début de paragraphe. Il en est également ainsi pour la stéréotaxie,
bien que les moniteurs qui y sont utilisés soient soumis aux normes décrites dans ce
Guide. En revanche, les unités mobiles, désormais numériques doivent rencontrer les
mêmes normes que les unités fixes.
soit optimale et constante, tous les professionnels impliqués doivent suivre rigoureusement
le programme de contrôle de la qualité.
Pour chaque procédure et chaque test recommandé, nous préciserons le cas échéant,
l’objectif ciblé, le matériel nécessaire, la procédure à suivre, les précautions à prendre, les
critères de performance recommandés ainsi que les mesures correctives à apporter pour
atteindre les normes fixées.
En novembre 2013, Santé Canada rendait disponible un nouveau code de sécurité sur la
mammographie intitulé Radioprotection et normes de qualité en mammographie - Procédure
de sécurité pour l'installation, l'utilisation et le contrôle des appareils à rayons X
mammographique : Code de sécurité 36. Le document précédent de Santé Canada,
Radioprotection dans l’exercice de la mammographie : Recommandations concernant
l’utilisation des appareils de mammographie - Code de sécurité 33 datait de 1995 et ne
6
La version originale de ce texte a été fournie par Mme Miriam Edvardsen, Publications Assistant.
7
IAEA (2011). « Medical Physicist’s Quality Control », Quality Assurance Programme for Digital Mammography,
IAEA Human Health Series No. 17, pp.79-135, © IAEA 2011.
traitait pas de la technologie numérique. Le Code de sécurité 36 est un ouvrage qui porte
spécialement sur la mammographie et qui s’inscrit dans la continuité du précédent rapport
Code de sécurité 35 : Procédures de sécurité pour l’installation, l’utilisation et le contrôle des
appareils à rayons X dans les grands établissements radiologiques médicaux, qui s’intéresse
à la radioprotection et au contrôle de la qualité des appareils d’imagerie à rayons X dans les
grands établissements radiologiques médicaux. Plusieurs tests de contrôle de la qualité
présentés dans le Code de sécurité 36 sont inspirés du rapport de l’AIEA cité
précédemment.
Le lecteur trouvera dans les précédents ouvrages des informations sur bien des aspects
techniques, scientifiques et organisationnels de la mammographie. Des articles choisis et un
suivi de la littérature lui permettront de parfaire ses connaissances au besoin.
Enfin, ce guide se concentre sur la technologie qui est reconnue et recommandée par le
MSSS pour le dépistage du cancer du sein. Les technologies émergentes qui ne sont pas
recommandées à ce jour par le MSSS n’y sont donc pas traitées.
Ta b le a u 1 Liste des tests à réaliser par le physicien médical lors d’une évaluation
o
Catégorie N Test
Mammographe 1 Évaluation générale de l’unité de mammographie
Force de compression et précision des indicateurs (force et
Compression 2
épaisseur)
Système d’exposition
3 Évaluation du Système d’exposition automatique (SEA)
automatique (SEA)
4 Réponse du détecteur, des récepteurs et analyse du bruit
Distorsion géométrique et artéfacts du détecteur et des
5
récepteurs
Détecteur et récepteurs
6 Détection d’images résiduelles
Uniformité des récepteurs, évaluation des artéfacts et
7
homogénéité du détecteur et des récepteurs
Résolution 8 Fonction de transfert de modulation (FTM)
Vérification de la tension (reproductibilité, exactitude,
9
Caractéristiques de linéarité et débits)
l’équipement de rayons X 10 Couche de demi-atténuation (CDA)
11 Kerma incident dans l’air à la surface des feuilles de PMMA
Dosimétrie 12 Dose glandulaire moyenne (DGM)
Collimation 13 Collimation (congruence, alignement, tissu manquant)
8
Mode d’affichage d’image aux fins d’observation. L’appellation for presentation fait référence à une classe de
service de la norme DICOM qui présente un format d’image comprenant des corrections de contraste qu’on ne
peut utiliser pour obtenir certaines mesures, comme la différence de rapport signal-bruit.
9
Mode d’affichage d’image aux fins d’analyse. L’appellation for processing fait aussi référence à une classe de
service de la norme DICOM. L’image se rapproche davantage de l’image brute à la sortie du capteur. Toutefois,
l’algorithme d’uniformité peut avoir été appliqué.
L’équipement évalué par le physicien est généralement indiqué sur le formulaire Information
générale relative à l’installation (onglets Info et éqpmt du document Excel, disponible sur le
site Internet du MSSS). Toutefois, si des appareils complémentaires sont utilisés par l’équipe
médicale, le physicien devra en tenir compte lors de l’évaluation, comme si ces appareils se
trouvaient au même endroit c’est-à-dire sur le site évalué.
Lors de la production d’images à des fins de contrôle de la qualité, il est important que les
images soient facilement identifiables et récupérables. Dans la plupart des cas, il est
nécessaire d’effectuer des mesures sur des images selon la norme DICOM. Ainsi, il faudra
souvent exporter ces images à partir de l’unité d’acquisition, possibilité inhérente aux
installations, puisque la majorité des systèmes sont configurés pour envoyer les images
traitées au Picture Archiving and Communication System (PACS). Sur certains postes de
travail d’acquisition, les images ne sont classées qu’à partir de leur nom en DICOM, ce qui
rend difficile, voire impossible, la reconnaissance des tests correspondants. Pour éviter ces
difficultés, il est parfois utile de stocker chaque groupe d’images relatives à un même test
comme on le fait pour chaque patient. Certains tests nécessitent la production de multiples
images. Il importe donc pour chaque test de nommer individuellement les images ; on peut le
faire en utilisant des numéros ou en enregistrant l’heure précise d’acquisition. Dans certains
systèmes, les images sont stockées séquentiellement, en dépit du fait que le test a reçu un
nom. Il importe de prendre les précautions nécessaires pour éviter l’analyse d’une image
erronée.
Lorsque des systèmes permettent d’envoyer les images directement au PACS, il est important
de vérifier que le PACS reconnaît ces images comme des études tests. Le physicien doit
s’assurer que les images qu’il produit n’interfèrent pas avec la gestion du PACS local.
2 UNITÉ DE MAMMOGRAPHIE
2.1 TEST 1 : ÉVALUATION GÉNÉRALE DE L’UNITÉ DE MAMMOGRAPHIE
2.1.1 Objectifs
• S’assurer que tous les verrous, les indicateurs, les dispositifs de support mécanique du
tube à rayons X et les dispositifs de support pour la patiente fonctionnent correctement.
• Vérifier que les en-têtes des fichiers d’images sont bien remplis selon la norme DICOM.
Le présent test prend la forme d’une observation. L’analyse de l’en-tête DICOM demande
l’accès à un logiciel capable d’afficher le contenu de cet en-tête. Le physicien médical aura
aussi besoin du formulaire Évaluation générale de l’unité de mammographie.
11) Vérifiez que, en fonctionnement normal, la patiente et l’opérateur ne sont pas exposés à
des bords tranchants ou rugueux ou à d’autres risques mécaniques ou électriques.
12) Vérifiez que toutes les touches du panneau, les voyants lumineux et les afficheurs
fonctionnent correctement.
13) Vérifiez que l’opérateur est suffisamment protégé du rayonnement par un blindage
pendant l’exposition, que des dosimètres sont disponibles, que les accessoires de
radioprotection sont efficaces et conformes et aussi que la gaine du tube est intacte.
14) Vérifiez, avec la technologue, que la charte technique affichée est exacte et à jour.
15) Relevez le numéro de version du logiciel de l’appareil. Vérifiez si la modalité supporte
l’acteur Integrating the Healthcare Enterprise (IHE) « Acquisition modality » du profil
« Mammography image ». Voir le formulaire pour une liste des versions conformes à
l’IHE.
16) Notez sur le formulaire de collecte de données si chaque élément inspecté est conforme
ou non.
L’unité de mammographie numérique doit être installée de façon sécuritaire et ne doit présenter
aucun risque excessif.
Les éléments qui sont dangereux ou inopérants ou encore qui fonctionnent mal doivent être
réparés par des techniciens qualifiés 10.
Pour toutes les étapes de la procédure décrite à la section 2.1.3, des mesures correctives
doivent être prises rapidement, voire immédiatement s’il y a un potentiel immédiat de danger
pour la patiente, le personnel ou le public. Pour les cas moins urgents, tels que déterminés par
le physicien, les mesures correctives doivent être prises dans les 30 jours suivant la vérification.
10
Par techniciens qualifiés, nous entendons des techniciens formés par les fabricants des unités de mammographie.
Une compression adéquate est essentielle pour obtenir une mammographie de haute qualité.
La compression réduit l’épaisseur du tissu, ce qui diminue la diffusion des rayons et la
superposition des structures, ce qui permet d’augmenter le contraste et en réduire l’exposition
aux radiations. De ce fait, la compression améliore la netteté de l’image, fournissant ainsi une
représentation moins floue des structures dont les mouvements sont réduits. De plus, la
compression uniformise l’épaisseur du sein, ce qui conduit à des densités d’image plus
uniformes et facilite ainsi l’interprétation. L’épaisseur du sein comprimé est affichée sur le
mammographe, et cette valeur est souvent utilisée pour le choix des facteurs techniques. Il
importe donc que cette valeur soit précise.
2.2.1 Objectifs
1) Placez une serviette sur le porte-grille, puis le pèse-personne (ou l’appareil de mesure
dédié à cette fonction) par-dessus la serviette. Assurez-vous que le pèse-personne est
bien centré, directement sous la plaque de compression.
2) Placez une ou plusieurs serviettes (ou un bloc de mousse) sur le pèse-personne afin de
protéger la plaque de compression, tout en évitant de masquer l’afficheur de l’appareil.
3) Activez la plaque de compression jusqu’à ce qu’elle s’arrête à la force maximale
disponible. Cette étape peut nécessiter une deuxième activation de la pédale dédiée à la
compression.
4) Lisez les valeurs de la force de compression sur l’afficheur de l’appareil et sur le pèse-
personne, puis enregistrez ces valeurs dans le formulaire d’évaluation de la compression.
5) Relâchez la compression.
6) Appliquez une compression minimale de 10 kg 11 et maintenez cette compression pendant
une minute. Lisez et notez les valeurs mesurées au début et à la fin de la minute, sur le
pèse-personne.
C. Indicateur d’épaisseur
1) Alignez les feuilles de PMMA (20, 45 et 70 mm) sur le bord de la paroi thoracique du
porte-grille. Idéalement, il faut utiliser de grandes feuilles de PMMA pour éviter la
déformation de la plaque de compression et réduire les imprécisions de mesure
d’épaisseur pouvant survenir s’il y a une inclinaison de la plaque de compression.
Dans certains systèmes, l’indicateur d’épaisseur du sein est étalonné par le fabricant à
partir de l’inclinaison de la plaque de compression. Dans ce cas, la dimension réelle des
feuilles de PMMA devrait permettre d’incliner la plaque de compression au cours du test. Il
est important de ne pas trop comprimer, car plus la force de compression est élevée, plus
l’inclinaison sera grande, faussant ainsi l’épaisseur indiquée.
2) Appliquez une force de compression de 10 kg, par exemple. Notez la valeur de la force.
La force appliquée pour cette mesure étant établie, la même force doit être utilisée pour
toutes les mesures ultérieures.
3) Comparez l’épaisseur affichée avec l’épaisseur réelle placée sur le porte-grille.
D. Déflexion
11 2
Une force devrait être exprimée en Newton (N) et une pression en Newton par mètre cube (N/m ). Certains
appareils utilisent la sous-unité décanewton (daN), mais la plupart font référence à la masse équivalente en
kilogrammes (kg) pour produire une telle force sous l’effet de la gravité terrestre. Le présent guide utilise cet accroc à
des fins pratiques étant donné l’utilisation d’un équipement gradué pour des masses. Il est à noter que la pression en
2
N/m tiendrait compte de la taille de la plaque de compression ou de la taille du sein, ou les deux. Ce concept n’est
pas abordé dans les documents de référence.
Si les valeurs mesurées lors de ce test se situent en dehors des tolérances, le dispositif de
compression doit être étalonné par un technicien qualifié.
2.3.1 Objectifs
• Évaluer la capacité du SEA à produire des images pour une gamme d’épaisseurs de
seins observée cliniquement.
• Veiller à ce que le niveau de transmission des radiations soit adéquat avec des rapports
de différence de signal sur bruit (SDNR) acceptables.
• Déterminer les paramètres d’exposition nécessaires pour la formation de l’image qui sert
à estimer la dose glandulaire moyenne (DGM).
Pour tous les tests, les systèmes CR doivent être réglés conformément au tableau 2, et l’indice
d’exposition applicable, enregistré dans le formulaire.
1) Créez une étude portant un nom approprié. Il est important que l’image acquise soit
enregistrée dans un format dit « brut », « non traité » ou DICOM « for processing ». Il peut
être nécessaire de fermer cette étude pour en acquérir d’autres et d’ouvrir une nouvelle
étude après l’arrêt du prétraitement.
2) Empilez les feuilles de PMMA de 20 mm et de 25 mm sur le porte-grille. Placez le disque
ou l’objet de contraste sur la surface 12 supérieure de telle sorte que celui-ci se trouve
décalé latéralement de 2 cm de la ligne centrale du support du sein et à environ 40 mm du
bord de la paroi thoracique (voir la figure 1). Assurez-vous que le bord avant de la feuille
de PMMA dépasse de quelques millimètres le bord de la paroi thoracique. Ajustez la
collimation de sorte que l’aire totale du détecteur soit exposée.
3) Placez les 8 mm de pièces intercalaires au-dessus du fantôme.
4) Abaissez la plaque de compression et appliquez une force de compression de 10 kg 13. Si
l’emplacement du capteur du SEA peut être réglé, il doit être placé à 1 cm de la paroi
thoracique.
5) Sélectionnez le mode d’exposition couramment utilisé en clinique. Pour les systèmes qui
ne sont pas entièrement automatiques, réglez le SEA ou la tension (kV), l’anode et le filtre
à la technique appropriée pour l’épaisseur du sein équivalent selon le tableau 3.
6) Faites une exposition et enregistrez les facteurs techniques obtenus (la tension (kV),
l’anode, le filtre et les mAs SEA ) dans le formulaire approprié. Ces facteurs d’exposition
sont nécessaires pour déterminer le kerma incident dans l’air qui sert à calculer la DGM.
7) En laissant le petit carré d’aluminium au même endroit, refaites des expositions avec le
SEA, en utilisant des feuilles de PMMA totalisant 20 mm et 70 mm d’épaisseur. Chaque
fois, placez les pièces intercalaires appropriées (voir le tableau 3) au-dessus du matériel.
8) Affichez les images en mode « for processing » sur un poste de travail équipé d’outils
d’analyse : région d’intérêt (ROI), valeur moyenne des pixels (VMP) et écart-type. Sinon,
téléchargez les images sur un autre ordinateur aux fins d’analyse.
9) Affichez les images brutes des trois épaisseurs de feuilles de PMMA de telle sorte que
l’objet de contraste soit clairement visible (voir la figure 1).
12
Parce que le carré d’aluminium est mince, il peut être placé directement sur la feuille de PMMA de 20 mm, sans
entacher les résultats du test, et les feuilles supplémentaires seraient alors placées successivement par-dessus.
13
La force réelle devrait être similaire à la valeur typique utilisée en clinique, mais la même valeur doit être utilisée
pour tous les tests. Il faut remarquer que dans certains systèmes, ou certains modes de fonctionnement, l’épaisseur
du sein comprimé est utilisée dans un algorithme automatisé servant à déterminer les paramètres techniques
d’exposition; cette épaisseur dépend du degré de compression appliquée.
10) Placez une ROI de 45 mm2 (7,5 mm de diamètre) entièrement contenue dans la zone de
l’objet de contraste. Utilisez à chaque fois une ROI de même taille. Pour les systèmes CR,
qui ne peuvent pas appliquer de fonction d’uniformisation (« flat fielding »), une non-
uniformité dans la direction parallèle à la paroi thoracique peut produire des variations
importantes des SDNR, en fonction de la position choisie pour l’objet de contraste et de la
distance entre les ROI utilisées. Cela pourrait être interprété à tort comme une fluctuation
de l’unité de mammographie.
11) Mesurez la valeur moyenne des pixels (VMP) et l’enregistrez sous la valeur A dans le
formulaire.
12) Choisissez une ROI située à égale distance de la ligne centrale, mais en miroir par
rapport à l’objet de contraste, et mesurez la VMP de la teinte de fond ayant la valeur B
ainsi que l’écart-type de la valeur de la teinte de fond, soit C. Notez les résultats dans le
formulaire.
13) Calculez le SDNR de la façon suivante : SDNR = | A - B | / C.
14) Pour un système équipé d’un porte-grille différent, d’une fonction d’agrandissement, de
modes de rétroaction agissant sur la tension (kV), sur le temps ou sur une combinaison
de paramètres, répétez les étapes 1 à 13 pour chacun des modes utilisés cliniquement.
Dans chaque cas, l’enregistrement des SDNR doit être fait avec une feuille de PMMA de
45 mm d’épaisseur.
15) Assurez-vous que les temps de pose ne dépassent pas 2 s pour une plaque de 45 mm et
4 s pour une feuille de 70 mm d’épaisseur. Cela ne s’applique pas aux systèmes à
balayage où le temps d’acquisition est généralement plus long que le temps nécessaire
pour la radiographie du sein entier (ex. : Philips MicroDose SI).
Certains systèmes DR et tous les systèmes CR comportent des appareils à rayons X qui ont un
bouton pour le contrôle de la densité. En mammographie numérique, le contrôle de la densité
vise essentiellement à contrôler le niveau de bruit de l’image. De petits changements ne sont
normalement pas perceptibles. Il est souhaitable que l’utilisation du contrôle de la densité
1) Placez des feuilles de PMMA totalisant 45 mm d’épaisseur sur le support du sein comme
décrit précédemment.
2) Afin de tester le contrôle de la densité des systèmes CR, faites au moins cinq expositions
avec le SEA : au moins deux avec une densité inférieure à zéro, une avec une densité à
zéro, et au moins deux avec une densité supérieure à zéro.
3) Notez chaque fois le réglage de la densité et les mAs utilisés par l’appareil pour produire
l’image de la feuille de PMMA.
4) Pour les systèmes DR, faites des expositions avec le mode de dose le plus utilisé
cliniquement et déterminez leur effet sur les facteurs d’exposition.
5) Notez chaque fois le réglage du mode de dose et les mAs utilisés par l’appareil pour
produire l’image.
6) Ne traitez pas l’image après chaque exposition, l’image numérique elle-même ne sera pas
utilisée. L’objectif est de s’assurer que le réglage de la densité conduit à des ajustements
notables et adéquats des mAs.
7) Inscrivez ces résultats sur le formulaire. Ils constituent une information utile pour la
technologue ainsi qu’une base de référence pour des tests futurs.
Les valeurs de SDNR pour les images de 20, 45 et 70 mm de PMMA doivent dépasser les
valeurs acceptables indiquées dans le tableau 4. Les valeurs de SDNR doivent être atteintes
sans dépasser les doses glandulaires moyennes indiquées dans le tableau 11.
Pour chaque épaisseur de PMMA, les valeurs de SDNR acceptables et réalisables sont fournies
dans le tableau 4. Indépendamment de ce que sont les valeurs définitives de SDNR, on s’attend
à ce qu’un détecteur ou récepteur de mammographie numérique soit capable de faire
correspondre le SDNR obtenue en utilisant une dose qui se situe en deçà des tolérances de
dose exprimées dans le tableau des doses glandulaires moyennes.
Il faut être prudent dans l’interprétation des résultats des mesures de SDNR. Pour tous les
systèmes, un SDNR plus élevé correspond généralement à une meilleure qualité d’image,
pourvu que la définition de l’image reste inchangée. Ainsi, une augmentation de l’exposition au
rayonnement réduira le bruit quantique, ce qui entraînera une augmentation du SDNR et une
meilleure qualité d’image si la fonction de transfert de modulation (FTM) est inchangée.
Cependant, une augmentation de SDNR peut être due à une détérioration de la FTM, qui se
traduirait par une réduction globale de la qualité de l’image. Donc, le SDNR n’est pas à lui seul
une mesure fiable de la qualité de l’image. Toutefois, le SDNR est un indicateur de changement
de la qualité de l’image qui est facilement mesurable. Par conséquent, il faut analyser toute
variation de SDNR afin de comprendre la cause du changement.
B. Contrôle de la densité
Le contrôle de la densité devrait permettre à l’opérateur de faire des ajustements au mAs avec
des variations positives et négatives par rapport à la position de référence, soit « 0 ».
L’amplitude de ces variations n’est pas soumise à un critère précis, mais devrait respecter les
spécifications du fabricant.
14
Ce tableau tiré d’AIEA fait référence à un site Web du National Health Service Breast Screening Program.
1) Si les critères de performance pour les résultats de SDNR, exprimés au tableau 4, ne sont
pas atteints, une intervention par le personnel qualifié de service doit être faite. Si le
détecteur fonctionne correctement, il faut ajuster le SEA ou réviser la charte technique,
selon les besoins. Les techniques choisies ne devraient pas entraîner un temps
d’exposition supérieur à 4 s pour 70 mm de PMMA, et le temps d’exposition doit être
inférieur à 2 s pour une feuille de PMMA de 45 mm d’épaisseur. Ces temps d’exposition
ne s’appliquent pas à des systèmes à balayage (ex. : Philips MicroDose SI).
2) Si le contrôle de la densité ne fournit pas d’écarts d’exposition importants, il doit être
ajusté.
3) Si le temps d’exposition dépasse la durée maximale acceptable, le débit d’exposition à la
sortie du tube pourrait être faible, et une analyse en ce sens devra donc être faite.
Pour tout échec relatif à la valeur des SDNR, des mesures correctives doivent être prises
immédiatement.
Pour l’ajustement du contrôle de la densité, des mesures correctives doivent être prises lors de
la prochaine maintenance préventive. Le physicien médical peut juger de la gravité de l’écart et
exprimer le besoin d’une action corrective plus rapide.
2.4.1 Objectifs
• Les résultats des performances pour le détecteur, selon les mesures prises
antérieurement.
Les systèmes CR doivent être réglés selon les paramètres indiqués dans le tableau 2, et l’indice
d’exposition (IE) applicable doit être noté.
L’indice d’exposition représente une évaluation de la quantité de radiation reçue par le détecteur
et les fabricants ont baptisés cet indice de diverses façons tel que mentionné au tableau 2.
Remarque : Ces tests doivent être effectués sur un système DR sans fonction de
rehaussement d’image c’est-à-dire sans amélioration de la résolution ou sans rehaussement
des contours. Par exemple, GE FineviewTM doit être éteint.
performance du détecteur.
6) En mode manuel, avec la grille radiographique en place, obtenez une image avec la
même combinaison anode-filtre et kV choisie par le SEA à l’étape 5. Sélectionnez la
valeur mAs disponible la plus proche de celle obtenue à l’étape 5, qui sera désormais
désignée par l’abréviation mAs ref .
7) Par la suite, obtenez des images avec 4 valeurs de mAs supplémentaires couvrant la
gamme entière des paramètres de mAs raisonnables. Par exemple, sélectionnez
1/8 mAs ref , 1/2 mAs ref , 2 x mAs ref ou 3 x mAs ref . Ces images sont utilisées pour
caractériser la réponse du détecteur. Pour faciliter l’analyse, assurez-vous que la latéralité
(sein gauche ou droit) choisie pour toutes les images est la même, de sorte que le bord de
la paroi thoracique apparaisse sur le même côté de l’écran sur toutes les images.
8) Pour les 5 valeurs de mAs qui viennent d’être utilisées, calculez le kerma dans l’air à
l’entrée des 45 mm de PMMA. Pour ce faire, utilisez la méthode décrite dans la
section 2.11 et notez la valeur dans le formulaire.
9) Enregistrez toutes les valeurs mesurées dans le formulaire des performances du
détecteur.
1) Pour chaque image, l’image étant affichée avec l’objet de contraste clairement visible,
placez une ROI de 45 mm2 (7,5 mm de diamètre). Enregistrez la VMP dans le formulaire
des performances du détecteur et notez-la comme la valeur A; elle sera utilisée pour
calculer la SDNR.
2) Dans une région à l’extérieur, mais à proximité de l’objet de contraste, enregistrez la VMP
et l’écart-type d’une ROI de même taille que celle utilisée ci-dessus. Vous obtiendrez ainsi
les valeurs B et C respectivement. Pour les systèmes CR, qui n’appliquent pas de
procédure d’égalisation, la non-uniformité dans la direction parallèle à la paroi thoracique
peut produire des variations importantes des valeurs de SDNR, en fonction de la position
choisie pour l’objet de contraste et les régions d’intérêt de la mesure. Cela pourrait être
interprété à tort comme une fluctuation de l’unité de mammographie.
3) Calculez le SDNR de la façon suivante : SDNR = |A-B| / C.
4) Comparez les valeurs B et C et le SDNR à chaque mAs avec les résultats d’essais
antérieurs. Observez les changements au fil du temps et notez les éventuelles dérives de
la performance.
5) Pour les systèmes linéaires, tracez les graphiques des valeurs de la VMP (B), la variance
(C2) en fonction des mAs. Effectuez une régression linéaire et obtenez, l’ordonnée à
l’origine et les coefficients de détermination (R2). Pour les systèmes logarithmiques, il peut
être nécessaire de tracer la VMP et la variance en fonction de 1/mAs pour obtenir une
ligne droite. Le tableau 5 des tolérances exprime des coefficients de détermination
associés à la droite qui en découle.
6) Certains fabricants ajoutent volontairement un piédestal ou une valeur de compensation à
leurs données. Déterminez la valeur B 0 à partir de la documentation technique du
fabricant ou utilisez l’ordonnée à l’origine obtenue à l’étape précédente comme B 0 .
7) Calculez la valeur de (B-B 0 )/mAs ou (B-B 0 )/(1/mAs) pour toutes les valeurs du mAs et la
valeur moyenne de cette quantité.
Pour les systèmes nominalement linéaires, tels les systèmes DR, la courbe de VMP (B) et la
variance (C2) en fonction des mAs devraient être linéaires avec R2 ≥ 0,98. Toutes les valeurs de
(B-B 0 )/mAs doivent être à moins de 10 % de la valeur moyenne de ce rapport.
Pour les systèmes logarithmiques, tels les systèmes CR 15, le tracé de la courbe d’IE en fonction
des mAs doit être linéaire avec R2 ≥ 0,98.
1) Pour les systèmes nominalement linéaires : Si la VMP (B), l’écart-type (C) ou le SDNR a
changé de plus que le maximum indiqué dans le tableau 5, déterminez la cause du
changement. Tout d’abord, établissez que le débit à la sortie de l’unité à rayons X n’a pas
changé. Si la production de rayons X est restée satisfaisante, il sera nécessaire de
consulter un technicien qualifié. Si la courbe de VMP (B) et la variance (C2) par rapport
aux mAs ont une valeur de R2 inférieure à 0,98 ou si les ratios de (B-B 0 )/mAs ne sont pas
à moins de 10 % de la valeur moyenne de cette quantité il sera aussi nécessaire de faire
appel à un technicien qualifié.
15
Bien que les systèmes CR soient non-linéaires, l’utilisation de valeurs de pixels non linéarisées fournira une
approximation acceptable du SDNR obtenu à partir des données linéarisées.
fonction des mAs conduit à une valeur R2 inférieure à 0,98, il sera aussi nécessaire de
consulter un technicien qualifié.
Des mesures correctives doivent être prises dans les 30 jours suivant le test ou plus rapidement
selon le jugement du physicien médical quant aux écarts observés.
2.5.1 Objectif
Ce test est qualitatif. Dans le cas d’une anomalie, les observations du physicien médical seront
l’élément déclencheur pour une analyse plus détaillée ou la demande d’une action corrective.
présente des défauts, le physicien médical devra juger s’ils sont acceptables en tenant compte
des spécifications du fabricant.
1) Si des distorsions sont observées, faites appel au service d’un technicien qualifié pour
faire corriger le problème.
2) S’il y a une importante non-uniformité ou une déformation du patron, faites une
investigation plus poussée. Par exemple, changez l’angle de positionnement du treillis ou
faites pivoter l’image sur l’écran de 90o. Si la non-uniformité ou la distorsion persiste, il
s’agit d’un problème de détecteur, de logiciel ou de moniteur. Faites corriger le problème
par un technicien qualifié.
2.6.1 Objectif
Évaluer la gravité d’un artéfact causé par une exposition antérieure au test sur le détecteur.
Remarque : Une exposition antérieure peut laisser une marque sur le détecteur et affecter
l’image suivante. Ce signal résiduel (ghosting, lag) peut être évalué. De même, les images
peuvent mettre en évidence des variations de la sensibilité du détecteur. Dans un souci de
clarté et de concision, nous désignons dans le présent document les deux phénomènes par un
seul terme : images résiduelles. Une méthode quantitative pour évaluer les images résiduelles
est proposée dans la section 2.6.3.
Les systèmes de comptage de photons ne sont pas couverts par cette procédure.
Veuillez lire les étapes de la procédure ci-dessous et vous assurer de bien les comprendre
avant de commencer ce test. Il est important que le temps écoulé entre l’acquisition de l’image
initiale et l’image de contrôle soit court, afin de simuler une situation clinique.
𝐴𝐴 − 𝐵𝐵
𝐼𝐼𝐼𝐼𝐼𝐼𝐼𝐼𝐼𝐼 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆 = � �
𝐶𝐶
Si la valeur absolue du SDNR sur l’image résiduelle est supérieure à la valeur de la tolérance,
un technicien qualifié doit être contacté.
2.7.1 Objectifs
• Évaluer l’importance et la source des artéfacts ou des images fantômes et faire en sorte
que l’image soit uniforme quant au niveau du signal et du bruit.
Remarque : Aux tests de distorsion et à l’analyse d’images résiduelles s’ajoute une approche
qualitative de l’évaluation d’artéfacts.
Une méthode quantitative est aussi proposée pour mesurer l’homogénéité du détecteur et des
récepteurs, soit la capacité de détection aux diverses régions de ce détecteur et de ces
récepteurs 16. Pour les systèmes CR, l’utilisation de nombreux écrans commande également un
test d’uniformité afin que les récepteurs aient des réponses similaires.
16
Ce test utilisant la méthode de disposition de neuf ROI en trois arceaux est une idée originale conçue et
développée par Régent Beaulieu, t.i.m, Cégép de Ste-Foy (CIMMI), et Richard Tremblay, physicien biomédical,
MSSS.
17
Sinon, on peut placer un objet test de plus petite taille près de la source de rayons X et couvrir tout le champ. Si on
opte pour cette approche, il faut bien rendre parallèle le plan de l’objet test et celui du détecteur. Certains fabricants
fournissent un bloc de PMMA construit à cet effet et qui se fixe au collimateur.
18
Il est probable qu’avec le temps le matériel soit rayé en raison des manipulations répétées. Dans le cas de rayures
légères, le physicien doit noter la présence de telles rayures afin qu’elles ne soient pas confondues avec les
problèmes associés au système d’imagerie. Si les rayures deviennent trop importantes, le matériel doit être
remplacé.
s’étende aussi au-delà des bords de l’image. Laissez la grille en place pour les
expositions nécessitant le grand foyer ainsi que la plaque de compression pour toutes les
images. Sinon, suspendez l’aluminium tout près du tube et passez à l’étape 4.
3) Abaissez la plaque de compression de sorte qu’elle soit en contact avec l’objet test, soit à
une hauteur de 45 mm au-dessus du porte-grille.
4) Utilisez les paramètres d’exposition correspondant à une image clinique d’un sein
d’épaisseur équivalente. Désactivez toutes les fonctions d’amélioration d’image ou les
options de post-traitement. Positionnez la zone sensible du SEA, si possible, au centre
d’un sein équivalent de 45 mm d’épaisseur.
5) Faites une exposition.
6) Pour les systèmes CR, utilisez les réglages indiqués dans le tableau 2.
7) Utilisez une même combinaison anode-filtre pour tous les écrans photostimulables (CR).
8) Pour une même cassette et pour chaque format, refaites le test pour toutes les
combinaisons anode-filtre utilisées en clinique et entrez les paramètres dans le formulaire.
9) Installez le support d’agrandissement (si utilisé en clinique).
10) Placez l’objet test plus mince (25 mm de PMMA ou 1,27 mm d’aluminium) sur le support
d’agrandissement.
11) Sélectionnez le mode manuel ou le SEA utilisé cliniquement en agrandissement et
correspondant à un sein moyen. Utilisez la taille de foyer appropriée.
12) Faites une exposition. Pour les systèmes CR, utilisez les paramètres mentionnés ci-
dessus.
13) Notez les paramètres sur le formulaire incluant les mAs.
14) Répétez les étapes 9 à 13 pour les autres supports d’agrandissement (si disponibles) à la
combinaison anode-filtre la plus souvent utilisée.
15) Examinez les images brutes sur une console de visionnement.
16) Sélectionnez une largeur et un niveau de fenêtre qui permettent d’évaluer l’importance
des artéfacts sans accentuer le bruit excessivement.
17) Examinez attentivement les images du fantôme de mammographie uniforme afin d’y
déceler des artéfacts, s’il y a lieu. Enregistrez tous les artéfacts visibles à la section
commentaire des formulaires. Si possible, enregistrez des images illustrant ces artéfacts.
18) Pour les systèmes CR, examinez les images à la recherche de défauts au niveau des
écrans photostimulables. Sur les écrans, ces défauts prennent la forme de petits points de
densité réduite, alors que sur le lecteur, ils produisent des lignes de densité réduite sur la
largeur de l’image.
19) Trouvez la cause des artéfacts, s’il y a lieu. Par exemple, si des artéfacts ou des
inhomogénéités sont observés, tournez l’objet test uniforme de 90° et répétez toute la
procédure d’acquisition. Pour les systèmes CR, vous pouvez placer la cassette sur le
dessus du porte-grille, en y appliquant une rotation de 45°, afin de déterminer si l’artéfact
est causé par le filtre ou le tube à rayons X plutôt que par le détecteur d’images ou le
lecteur des écrans. Tous les artéfacts ou les non-uniformités qui maintiennent une
orientation fixe par rapport au récepteur d’image sur les deux images et qui sont
considérés comme notables nécessiteront un réétalonnage spécifique des paramètres
pour les combinaisons fautives anode-filtre.
20) L’image doit posséder une bonne homogénéité dans le champ d’observation.
21) Visionnez les images de toutes les combinaisons anode-filtre utilisées cliniquement.
22) Affichez les images avec un facteur d’agrandissement qui affiche une pleine résolution
(1 pixel d’affichage par pixel d’acquisition). Réduisez la largeur de la fenêtre jusqu’à ce
que le patron de bruit devienne apparent. Parcourez toute l’image en examinant les
variations d’intensité et de texture de bruit.
23) Notez tous les facteurs techniques utilisés et les réglages de visualisation.
24) Quantitativement, ciblez les zones à analyser à l’aide des figures 3 et 4.
25) Notez les VMP et écart-type pour chaque région dans le formulaire pour obtenir les RSB
moyennes et variations.
Les artéfacts peuvent prendre différentes formes : des poussières ou de la saleté, des images
résiduelles laissées par des tests répétés ou des expositions cliniques, des taches résultant de
variations d’épaisseur du filtre, de la saleté ou de la corrosion sur les filtres, des pointillés (bruit
électronique), des non-uniformités, des objets résultant de variations de signal, des lignes de
grille, des traînées à l’horizontale ou à la verticale, d’autres problèmes causés par l’équipement.
Les artéfacts peuvent également être provoqués par de la saleté ou des débris à la sortie du
tube ou sur la face inférieure du porte-grille.
4) Il ne devrait y avoir aucune variation inattendue dans la texture ou l’amplitude du bruit sur
une image 19 uniforme. Les zones de variations où le bruit semble être moins présent
peuvent indiquer une dégradation dans le détecteur provoquant une perte de résolution.
Une augmentation du bruit peut laisser présager d’autres problèmes de détection.
Documentez ces problèmes en mesurant l’écart-type dans des ROI d’environ 100 mm2
situées dans une zone de niveau de bruit « normal » et comparez cet écart-type avec
celui de la ou des zones où les niveaux inquiétants de bruit sont observés. Des variations
de plus de deux écarts-types commandent une vérification plus approfondie ou une action
corrective.
5) Pour les systèmes CR, gardez à l’esprit que l’effet-talon n’est pas compensé par les
algorithmes de traitement, de sorte que ces non-uniformités dues au faisceau de rayons X
sont à prendre en considération.
6) L’écart des rapports signal-bruit (RSB) dans les régions comparées d’un même arceau ne
devrait pas différer de plus de 15 % sur un système CR et de 6 % sur un système DR.
(𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑛𝑛 − 𝜇𝜇𝑖𝑖 )
Pourcentage de l′é𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 (𝑛𝑛, 𝑖𝑖) = 𝑥𝑥 100
𝜇𝜇𝑖𝑖
où 𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑛𝑛 est le rapport signal-bruit d’une région n sur l’arceau i
et où 𝜇𝜇𝑖𝑖 est la moyenne des RSB pour les trois régions du même arceau.
7) Comparez les écrans photostimulables entre eux en utilisant les RSB de la ROI 8 illustrée
aux figures 3 et 4. Validez que les écrans sont uniformes entre eux, en ne différant pas de
plus de 15 % du RSB moyen et que la valeur des mAs obtenus à l’étape 13 de la
procédure ne diffèrent pas de plus de 5% des mAs moyens.
Puis, déterminez la cassette de référence pour chaque format, soit la médiane des RSB
pour les écrans conformes, laquelle sera utile au programme de contrôle de qualité réalisé
par la technologue.
8) Observez l’évolution dans le temps pour les RSB de la ROI 5 en faisant la différence des
RSB au temps de la mesure, le temps t, et des RSB au temps antérieur où la cassette ou
détecteur avait peu d’usure, soit au moment de la mise en service, c’est-à-dire le temps 0.
L’évolution de cet écart au temps t doit demeurer sous les 30 %.
�𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅5,𝑡𝑡 � − �𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅5,0 �
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙 ′ é𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 ( 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑡𝑡 𝑒𝑒𝑒𝑒 0) = 𝑥𝑥 100
�𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅5,0 �
19
En raison de l’effet-talon, il est possible d’observer des variations de niveau de signal et de bruit, en particulier pour
les systèmes CR.
Pour des artéfacts graves, des mesures correctives doivent être prises immédiatement. Pour
des artéfacts mineurs, des mesures correctives doivent être prises lors du prochain entretien de
routine de l’équipement.
Pour l’inhomogénéité d’un détecteur, une correction doit être faite dans les 30 jours suivant la
vérification.
2.8.1 Objectif
Remarque : Le présent test permet d’évaluer, dans un système numérique DR ou CR, la perte
de contraste à une fréquence spatiale précise. L’équipement doit permettre l’utilisation des outils
d’analyse de la région d’intérêt (ROI) servant à effectuer les mesures.
1) Placez l’absorbant de PMMA de façon à ce qu’il soit aligné avec le bord thoracique du
récepteur d’image et centré latéralement.
2) Placez la mire de résolution sur l’absorbant de PMMA. Alignez la mire avec le bord de
l’absorbant, du côté de la paroi thoracique, à 1 cm du bord, et centrez la mire par rapport
espace barre
Alternative pour le petit foyer : l’item 8 de la procédure peut être remplacé par les procédures 13
à 16 qui suivent. Il s’agit d’une mesure de référence à laquelle on comparera des résultats pour
en apprécier la dégradation, s’il y a lieu. La mire spécifique pouvant aller jusqu’à 15 pl/mm est
ici requise.
Le tableau 7 présente les fréquences spatiales en cycles/mm qui doivent être atteintes lorsque
la fonction de transfert de modulation (FTM) chute à 50 % ou à 20 %. De plus, il distingue les
résultats requis selon l’orientation, perpendiculaire ou parallèle, des lignes de la mire par rapport
à l’axe anode-cathode du tube radiogène. Enfin, les critères varient en fonction des diverses
technologies retenues par les fabricants, dont la liste non exhaustive est reproduite dans ce
tableau.
Si les valeurs sont inférieures à celles du tableau 6 ou si une baisse de plus de 10 % a été
observée depuis la dernière mesure des fréquences associées à 50 % de la FTM, alors la
source de cette baisse doit être trouvée, au besoin avec l’aide d’un technicien qualifié.
Si la valeur pour le petit foyer a changé considérablement par rapport aux tests précédents, une
vérification plus approfondie est aussi nécessaire.
Une correction doit être faite dans les 30 jours suivant le test.
Pour le petit foyer, en technique d’agrandissement, il s’agit d’une mesure d’évolution, mais
aucune dégradation importante ne devrait être tolérée. Sinon, une correction doit être faite dans
les 30 jours suivant le test. Advenant un écart important, le physicien médical pourra
recommander une action plus rapide ou immédiate.
2.9.1 Objectifs
• Un kilovoltmètre. Il faut s’assurer que le choix des filtres ainsi que les autres réglages
sur le kilovoltmètre correspondent bien aux énergies utilisées en mammographie, et
que l’étalonnage est exprimé en fonction des paramètres pertinents (type d’anode, type
et épaisseur de filtration, kV).
• Un multimètre.
• Une chambre d’ionisation ou un détecteur de rayonnement à l’état solide étalonné aux
énergies utilisées en mammographie.
• Le formulaire Vérification de la tension (reproductibilité, exactitude, linéarité et débits)
(onglet 2.9 Tension du document Excel, disponible sur le site Internet du MSSS).
Reproductibilité de la tension 20
20
Il faut protéger le détecteur numérique avec un matériau fortement atténuant afin d’éviter les images fantômes.
Avec certains mammographes, il est nécessaire de placer une cassette dans le porte-cassette pour faire
l’exposition.
21
Pour certains appareils avec lesquels on peut utiliser, au choix, le rhodium, le molybdène ou d’autres métaux, la
tension demeure essentiellement la même avec les divers métaux. Il s’agit alors de mesurer la tension avec la
combinaison anode-filtre pour laquelle le kilovoltmètre a été étalonné ou faire les corrections appropriées.
5) Calculez le coefficient de variation pour les cinq lectures. Si celui-ci excède 0,02, faites
cinq lectures additionnelles et recalculez le coefficient de variation en utilisant les dix
lectures 22.
É𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 − 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 =
𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘
Exactitude de la tension
1) Vérifiez l’exactitude des autres tensions, soit de 24 à 32 kV ou plus si l’appareil est utilisé
au-delà de 32 kV, en prenant une lecture à au moins tous les 2 kV et en veillant à
sélectionner des mAs situés entre 20 et 100.
((|𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎ℎé𝑒𝑒 − 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚é𝑒𝑒|)⁄𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎ℎé𝑒𝑒 ) 𝑥𝑥 100
2) Les tensions doivent être vérifiées sur le petit et le grand foyer.
3) Pour chaque combinaison anode-filtre cliniquement utilisée, obtenez au moins une
mesure de tension (kV).
4) Appliquez, à chacune des valeurs mesurées, les facteurs de correction recommandés par
le fabricant du kilovoltmètre, s’il y a lieu, et inscrivez la valeur corrigée sur le formulaire.
1) Sélectionnez le grand foyer et faites des expositions à des charges de 60, 100, 140 et
200 mAs en appliquant la tension (kV) utilisée habituellement pour un sein moyen.
2) Faites le calcul de linéarité selon la formule suivante où les X i sont des mGy/mAs :
|𝑋𝑋1 − 𝑋𝑋2 | ≤ 0.05(𝑋𝑋1 + 𝑋𝑋2 ).
Débits mGy/mAs
Reportez sur le formulaire les mesures de débit (mGy/mAs) pour chaque foyer en notant les
mAs utilisés, la distance source-détecteur et tous les autres paramètres nécessaires pour
reproduire ces résultats. Les débits en mGy/mAs seront obtenus pour une série de tensions à
un mAs donné. Si l’appareil de mesure peut fournir à la fois tension et exposition, alors les
débits pourraient être calculés à partir de ces valeurs obtenues dans la même séance de
mesure.
22
Dans les fonctions d’Excel, utilisez la formule pour calculer l’écart-type (σ) d’un échantillon, soit :
𝑖𝑖
2
1
𝜎𝜎 = � ∗ �(𝑥𝑥𝑖𝑖 − 𝑥𝑥̅ )2
𝑛𝑛 − 1
1
2) Exactitude : ≤ ± 5 %.
3) Linéarité des mAs : ≤ ± 5 %.
4) Pas d’exigence pour les débits, mais ceux-ci peuvent servir à établir un diagnostic si un
bruit excessif est observé sur les images.
Les corrections devront être apportées dans les 30 jours suivant le test, ou plus rapidement,
voire immédiatement si le physicien médical le juge pertinent considérant l’écart.
2.10.1 Objectif
Mesurer la CDA et confirmer que la filtration totale du faisceau de rayons X respecte les
normes.
1) Placez le matériel absorbant sur le porte-grille pour protéger le détecteur contre une
exposition excessive aux rayons X, qui pourraient causer des artéfacts ultérieurement.
2) Sélectionnez le mode de fonctionnement manuel ainsi que les combinaisons anode-filtre
et la tension (kV) sélectionnées par le SEA pour 20, 45 et 70 mm d’épaisseur de PMMA
(voir les tests de la section 2.3).
3) Placez le dosimètre à 45 mm au-dessus du porte-grille, centré latéralement et à 40 mm de
la paroi thoracique, de telle façon que le volume sensible de la chambre soit
complètement à l’intérieur du champ de rayonnement. Si le dosimètre permet la lecture
directe de la CDA, et qu’il est protégé pour la rétrodiffusion, placez-le sur le porte-grille et
passez aux étapes 10 et 12.
4) Ajustez le champ de rayonnement pour qu’il soit légèrement plus grand que le volume
sensible du dosimètre en utilisant les collimateurs internes ou en faisant une ouverture
dans une feuille de métal fortement atténuante placée sur la plaque de compression.
23
Pour calculer la DGM, il est nécessaire de mesurer la CDA avec la plaque de compression dans le faisceau.
Pour comparer la CDA aux spécifications du fabricant, lesquelles suivent les normes de l’International
Electrotechnical Commission, il faudrait mesurer la CDA sans la plaque de compression.
Dans le formulaire, inscrivez si la valeur de la CDA est acceptable. Si c’est le cas, c’est
généralement aussi le cas pour la filtration totale du faisceau sans la plaque de compression.
Si la CDA est très faible ou très élevée, une analyse plus poussée doit être effectuée. Une faible
exactitude de la mesure de la tension (kV) conduira nécessairement à une valeur de CDA
altérée.
2.11 TEST 11 : KERMA INCIDENT DANS L’AIR À LA SURFACE DES FEUILLES DE PMMA
2.11.1 Objectif
Remarque : Le physicien peut prendre la mesure à une distance différente, puis la convertir aux
distances requises en utilisant une correction par la loi de l’inverse du carré de la distance.
Le kerma incident dans l’air sans rétrodiffusion est mesuré à partir des mêmes facteurs
d’exposition sélectionnés pour exposer un objet test équivalent à trois épaisseurs différentes de
PMMA représentant des seins d’atténuation différente. Le kerma dans l’air à la surface d’entrée
des différentes feuilles de PMMA est déterminé à partir :
• de la valeur mAs utilisée pour exposer la feuille de PMMA avec la combinaison anode-filtre
kV utilisé à la section 2.3 (mAs SEA );
• du kerma incident dans l’air pour la donnée mAs SEA ;
• de la distance mesurée à partir du foyer du tube radiogène jusqu’à la surface du porte-grille.
24
La mesure est effectuée sans les feuilles de PMMA, parce qu’il ne doit y avoir aucun rayonnement diffusé. Il est
à noter que la modélisation originale par la méthode de Monte Carlo a permis une correction du kerma dans l’air
qui aurait été présent pour des seins plus épais que l’atténuation correspondante de ces épaisseurs de PMMA.
Par conséquent, c’est le kerma à l’entrée du PMMA qui est évalué, plutôt que le kerma à l’entrée du sein.
25
Il est difficile d’obtenir une mesure précise avec un ruban à mesurer. Il peut donc être préférable de se fier à la
distance fournie par le fabricant. Cette mesure n’a pas à être répétée, sauf s’il y a des changements à l’ensemble
mécanique qui pourraient affecter cette distance.
exposition excessive.
3) Fixez le dosimètre sur la surface inférieure de la plaque de compression. Le dosimètre
doit être centré latéralement par rapport au faisceau de rayonnement et à environ 40 mm
de la paroi thoracique. Réglez la hauteur de la plaque de compression de sorte que le
centre du volume actif du dosimètre (point de mesure) soit à 45 mm au-dessus du porte-
grille 26. Si le détecteur à l’état solide est muni d’une base protégeant le détecteur de la
rétrodiffusion, ce détecteur pourra être appliqué directement sur le porte-grille et le calcul
de l’inverse du carré de la distance fait conséquemment, soit à partir de la région sensible
du module de détection.
4) En utilisant la même combinaison anode-filtre et kV que pour l’imagerie de la feuille de
PMMA de 45 mm dans le test du SEA, faites une exposition en mode manuel avec la
valeur de mAs précédemment déterminée, mAs SEA . Si ce n’est pas possible de
sélectionner la valeur exacte des mAs, estimez le kerma (M SEA ) par extrapolation à partir
d’une mesure correspondant le plus possible au réglage manuel disponible en mAs, M1,
qui est :
𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆
𝑀𝑀𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆 = 𝑀𝑀
𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑀𝑀1 1
5) Obtenez la valeur du kerma incident dans l’air, K i,45 (à la hauteur de la surface supérieure
du fantôme de mammographie de 45 mm) à partir des équations ci-dessous pour M SEA et
notez la valeur sur le formulaire. Voici la première équation :
𝐾𝐾𝑖𝑖,45 = 𝑀𝑀𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆 ∗ 𝑁𝑁𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
Pour le détecteur posé directement sur le plateau, les équations à utiliser sont les
suivantes :
𝑑𝑑𝑇𝑇 − 𝑥𝑥 2
𝐾𝐾𝑖𝑖,20 = 𝐾𝐾𝑖𝑖,0 � �
𝑑𝑑𝑇𝑇 − 20
𝑑𝑑𝑇𝑇 − 𝑥𝑥 2
𝐾𝐾𝑖𝑖,45 = 𝐾𝐾𝑖𝑖,0 � �
𝑑𝑑𝑇𝑇 − 45
𝑑𝑑𝑇𝑇 − 𝑥𝑥 2
𝐾𝐾𝑖𝑖,70 = 𝐾𝐾𝑖𝑖,0 � �
𝑑𝑑𝑇𝑇 − 70
où 𝑥𝑥 est la petite distance entre le plateau et la zone détectrice de l’instrument de mesure.
26
Le dosimètre est placé à la même hauteur que la surface supérieure d’une feuille de PMMA de 45 mm
d’épaisseur plutôt qu’à la hauteur de l’épaisseur équivalente du sein parce que la correction par la loi de l’inverse
du carré de la distance est déjà intégrée dans les facteurs de conversion utilisés. Pour ce qui est d’un détecteur
de rayonnement à l’état solide protégé de la rétrodiffusion, on peut le placer sur le porte-grille en appliquant les
calculs conséquents pour la distance.
2.12.1 Objectif
Estimer la DGM pour les trois grosseurs de sein (petit, moyen et gros), représentées par des
feuilles de PMMA de 20, 45 et 70 mm d’épaisseur.
1) Déterminez la DGM à partir du kerma incident dans l’air, et les coefficients de conversion
pertinents en utilisant la formule suivante27 :
𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷 = 𝑔𝑔𝑡𝑡 𝑐𝑐𝑡𝑡 𝑠𝑠 𝐾𝐾𝑖𝑖,𝑡𝑡
où K i,t est le kerma dans l’air à l’entrée de la feuille de PMMA (20, 45 et 70 mm
d’épaisseur) utilisée pour simuler le sein standard d’épaisseur t mm, mesuré sans
rétrodiffusion;
où g t est le facteur qui convertit le kerma en DGM pour un sein composé à 50 % de
graisse et à 50 % de tissu glandulaire avec une épaisseur de t mm;
où c t est le facteur de conversion qui permet de tenir compte du volume glandulaire d’un
sein typique d’épaisseur t mm;
où s’est un facteur qui applique une correction selon la combinaison anode-filtre.
2) Utilisez le produit des facteurs g et c, qui dépendent de la CDA des spectres utilisés,
comme indiqué dans le formulaire et le tableau 8.
3) Déterminez la CDA en suivant la procédure décrite précédemment.
4) Appliquez les valeurs du facteur s pour la combinaison anode-filtre pertinente fournie dans
le tableau 9.
5) Consignez les valeurs de g, c, s, CDA et DGM au formulaire.
27
Il s’agit de la formule développée en Europe et au Royaume-Uni, qui utilise un contenu glandulaire moyen tel
qu’indiqué au tableau 8 au lieu de la valeur donnée précédemment, qui devrait se situer à 50 %.
Combinaison
Épaisseur du filtre (µm) Facteur S
anode-filtre
Mo-Mo 30 1,000
Mo-Rh 25 1,017
Rh-Rh 25 1,061
W-Ag 50-75 1,042
W-Rh 50-60 1,042
Épaisseur du
Combinaison Épaisseur du filtre Épaisseur de sein
Facteur S
anode-filtre (µm) PMMA (mm) correspondant
(mm)
W-AI 500 1,075 20 21
W-AI 500 1,104 30 32
W-AI 500 1,134 40 45
W-AI 500 1,149 45 53
W-AI 500 1,160 50 60
W-AI 500 1,181 60 75
W-AI 500 1,198 70 90
W-AI 500 1,208 80 103
2.13.1 Objectifs
• Déterminer la congruence entre la lumière et les rayons X sur chaque côté du champ
irradié.
• S’assurer que le bord de la plaque de compression est aligné avec le bord du récepteur
d’image, du côté de la paroi thoracique.
• Déterminer la quantité de tissu mammaire près de la paroi thoracique qui est exclue de
l’image en raison de la conception même du détecteur.
• Vérifier que le collimateur permet une couverture complète du récepteur d’image par le
faisceau de rayons X, sans permettre un rayonnement au-delà du support du
détecteur 28, à l’exception du bord situé près de la paroi thoracique.
De plus, une collimation débordant les limites du récepteur d’image risque d’irradier inutilement
la patiente et l’environnement. Du côté de la paroi thoracique, une collimation laissant une
bande de film non exposé conduira à une perte d’information utile pour le diagnostic.
Il est important d’inclure autant de tissu mammaire que possible dans la mammographie pour
optimiser la détection d’un cancer. D’ailleurs, il est important de savoir qu’il y a une région
inactive au niveau du bord de la paroi thoracique du détecteur, où le tissu mammaire n’apparaît
pas sur l’image même s’il est au-dessus du support du sein.
28
L’arrière du support pour le sein bloque le rayonnement primaire et ainsi le faisceau ne devrait pas excéder
cette barrière protectrice.
Les méthodes à suivre et les accessoires nécessaires pour réaliser ce test sont nombreux, mais
doivent conduire au même résultat. Le physicien pourra ajuster la méthode choisie à sa
convenance, mais les valeurs au rapport devront suivre les indications du formulaire. La
procédure ci-dessous est fournie pour référence seulement.
l’indicateur lumineux ne doit pas dépasser 2 % de la DSI pour le côté distal et le côté de la
paroi thoracique. Les déviations doivent être reportées au niveau du plan du détecteur.
Pour les systèmes DR, la surface couverte par le faisceau de rayons X doit être
également simulée par le faisceau de lumière pour permettre adéquatement la
surcollimation et le décalage latéral. Advenant une utilisation asymétrique du détecteur
DR, la même tolérance s’applique.
3) Dans un système CR, le champ de radiation doit couvrir entièrement le récepteur sans
dépasser le plateau sur trois côtés, à l’exception du côté thoracique [3].
4) Le champ de radiation du côté de la paroi thoracique doit couvrir entièrement le récepteur
et peut excéder le support du récepteur d’au plus 5 mm [3]. La limite d’alignement entre la
plaque de compression et le récepteur d’image est de 1 % de la DSI. De plus, le bord de
la plaque de compression, du côté de la paroi thoracique, ne doit pas apparaître sur
l’image.
5) La largeur du tissu perdu, du côté de la paroi thoracique, ne doit pas excéder 5 mm [3].
Si les critères de performance ne sont pas respectés, l’alignement doit être corrigé par un
technicien qualifié dans les 30 jours suivant l’évaluation.
Toutefois, si la largeur de tissu manquant du côté de la paroi thoracique excède 5 mm, une
correction immédiate doit être faite.
Advenant un écart très important, une intervention rapide, voire immédiate peut être requise
selon le jugement du physicien médical.
Comme la perception des contrastes est affectée par la lumière ambiante et que le contraste
joue un rôle fort important en mammographie, il faut que les conditions d’affichage et de lecture
des mammogrammes soient optimales.
a) Moniteur de classe primaire utilisé pour l’interprétation des images. Cet appareil est
capable de présenter cinq mégapixels distincts ou plus et doit être calibré de façon à ce
que la luminance maximale soit d’au moins 420 cd/m2. Une station de lecture emploie
toujours au moins deux moniteurs de ce type, ou un seul si celui-ci est en mesure d’afficher
au moins 10 mégapixels distincts.
b) Moniteur de classe secondaire utilisé pour voir les images et non pour établir un diagnostic.
Cette station de visualisation est utilisée en pratique par la technologue pour le contrôle de
l’examen ou l’observation des examens antérieurs, ou les deux. Ce moniteur est capable
de présenter trois mégapixels ou plus et peut atteindre une luminance supérieure à 250
cd/m2. Le moniteur d’acquisition propre au système DR devrait aussi se comporter selon
les critères de cette classe.
2.14.1 Objectifs
1) Vérifiez si l’équipement permet d’avoir accès aux mires (test patterns) du Task Group 18
de l’AAPM et aux autres mires utiles.
2) Assurez-vous que le moniteur est propre et qu’il est en fonction depuis 30 minutes avant
de commencer les tests.
3) Évaluez la luminance maximale (L’max) et la luminance minimale (L’min) afin de vous
assurer que le moniteur est bien configuré.
4) Affichez la mire TG18-QC et évaluez le patron de la mire dans les conditions normales de
lecture des mammographies en veillant à ce que le patron remplisse tout l’espace
d’affichage.
5) Mesurez la luminance maximale (L’max) 32 dans le carré le plus pâle des 16 niveaux de
luminance du patron. L’max prend en compte la lumière ambiante.
6) Mesurez la luminance minimale (L’min) dans le carré le plus foncé du même patron. L’min
prend en compte la lumière ambiante.
7) Inscrivez les valeurs dans le formulaire relatif à l’observation de TG18-QC.
8) Évaluez la qualité de l’affichage dans son ensemble par un examen visuel : la résolution
spatiale, le contraste et les artéfacts.
9) Vérifiez que les autres caractéristiques de la mire sont visibles sur le moniteur.
10) Faites une évaluation globale et recherchez des artéfacts.
29
Les mires sont accessibles à l’adresse suivante : http://deckard.mc.duke.edu/~samei/tg18. On peut les
télécharger sans enfreindre des droits réservés. Il est préférable d’utiliser le format DICOM de 2 Ko s’il est
disponible.
30
Les stations de visualisation et de diagnostic devraient permettre d’accéder facilement aux mires (test patterns)
du Task Group 18 de l’AAPM et aux autres mires utiles pour vérifier les moniteurs.
31
Une feuille de calcul pour évaluer la fonction d’affichage de gris standardisée DICOM est accessible à l’adresse
suivante : http://www.euref.org.
32
Les mires TG18-LN12-01 et TG18-LN12-18 peuvent aussi être employées pour mesurer la luminance minimale
et la luminance maximale du moniteur.
Remarque : Le texte qui suit de même que les tableaux 13 et 14 ont été ajoutés à titre
d’information seulement.
• De minces lignes (1 px) et des lignes plus épaisses (3 px) à la périphérie de la mire ainsi
qu’autour de la région centrale, pour l’évaluation des distorsions géométriques.
• Seize plages de luminance, avec des valeurs de pixels variant de 128 à 3 968, pour
l’évaluation de la réponse de luminance du moniteur. Chaque plage comprend 4 petits
carrés ayant ± 64 px de différence avec le fond. La majorité de ces petits carrés doit être
visible sur le moniteur. Des patrons de paires de lignes situés au centre et aux
• Quatre patrons Cx au centre et aux quatre coins, avec des valeurs correspondant à
100 %, à 75 %, à 50 % et à 25 % de la valeur maximale des pixels, pour l’évaluation de
la résolution. Tous ces patrons Cx doivent être visibles sur le moniteur.
• Les lettres QUALITY CONTROL, variant du minimum (vers le milieu) au maximum des
valeurs de pixels, pour l’évaluation du faible contraste à trois niveaux de luminance. Les
trois inscriptions doivent être visibles.
• Deux barres verticales, dont les valeurs de pixels varient de façon continue, pour
l’évaluation de la profondeur de bit et des artéfacts de contour.
• Des barres noires et blanches, pour l’évaluation des artéfacts de signaux vidéo.
Lettres de faible contraste Lettres majuscules grasses : 45 px de haut, Arrière-plan : 0, 2 048, 4 095
dans un arrière-plan uniforme en dessous
QUALITY CONTROL de la région centrale Lettres à + 16 de l’arrière-plan
TG18-UN10
L’évaluation quantitative de l’uniformité de la luminance est basée sur des patrons bien définis.
Elle se fait à l’aide d’un photomètre, qui permet de mesurer la réponse de luminance du
moniteur à un nombre limité de valeurs.
Les mires TG18-UN et TG18-UNL sont utilisées pour évaluer l’uniformité de la luminance et la
réponse lumineuse. Leurs principales caractéristiques sont présentées dans le tableau 14.
Deux numéros de mires TG18-UNL se terminent par les chiffres 10 ou 80, qui indiquent que ces
modèles sont respectivement à 10 % et à 80 % de la valeur maximale des pixels. Ces deux
mires sont semblables à la mire TG18-UN80 et UN10, à l’exception qu’elles présentent des
lignes délimitant le centre et les quatre coins. Cette dernière sert à l’évaluation quantitative de
l’uniformité de la luminance et à l’évaluation globale de l’affichage.
Les mires TG18-LN12 sont utilisées pour évaluer la réponse de contraste d’un moniteur. La
région centrale de chaque mire correspond à une valeur des pixels définie qui occupe environ
10 % de l’image entière. Cette valeur des pixels varie linéairement d’une mire à l’autre de la
façon suivante : de 0 à 4 080 niveaux de gris, par incrément de 240. Le reste du patron est un
arrière-plan uniforme ayant environ 20 % de la luminance maximale du moniteur.
12) Mesurez la fonction d’affichage d’une échelle de gris standardisée DICOM (ou GSDF)
de la façon suivante.
a) Affichez la mire TG18-LN12-01 à l’écran.
b) Mesurez la luminance au centre de la mire. Notez le résultat sur la feuille de calcul et
sur le formulaire relatif à l’échelle de gris standardisé.
c) Affichez les autres mires TG18-LN12 (02 à 18), une à la fois, et mesurez la luminance
au centre de chacune sur l’écran.
d) Notez les résultats sur la feuille de calcul et sur le formulaire relatif à la fonction
d’affichage d’une échelle de gris standardisée DICOM.
e) Corrigez les valeurs de luminance mesurées sur le moniteur pour obtenir une
perception linéaire des tons de gris affichés afin d’en vérifier la concordance. Ainsi,
elles doivent être transformées en indices JND à l’aide de la table de la norme
DICOM 3, partie 14 (NEMA PS 3.14). Les indices JND sont fixés pour les valeurs de
L min et L max . Il convient de préciser que la luminance ambiante doit être additionnée
aux valeurs L min et L max mesurées au cours du test.
f) Calculez les indices JND correspondants aux valeurs intermédiaires en tenant compte
du fait que ces valeurs sont également réparties entre les valeurs de luminance
minimale et maximale. Un graphique est ensuite produit en relation avec la réponse de
luminance de la norme DICOM 3, partie 14 (NEMA PS 3.14).
g) Notez l’écart (en pourcentage) de la réponse de contraste en comparaison avec la
réponse de contraste de la GSDF.
Si les critères de performance ne sont pas respectés, une intervention d’étalonnage doit
être effectuée dans un délai ne dépassant pas 30 jours ou plus rapidement si l’écart est
jugé important par le physicien.
2.15.1 Objectif
Valider que l’image montre les objets insérés dans le fantôme à un degré acceptable.
1) Placez le disque d’acrylique entre la première et la deuxième fibre, soit les fibres plus
larges du fantôme. Il est important de ne pas le superposer aux objets du fantôme et de
ne pas le mettre vis-à-vis des senseurs de rétroaction.
2) Abaissez la plaque de compression. Certains appareils doivent appliquer une légère
compression pour que le mécanisme de l’exposition fonctionne.
3) Placez la zone sensible du SEA sous le centre du fantôme.
4) Sélectionnez les facteurs techniques de référence obtenus pour la mesure de la dose
glandulaire moyenne avec 45 mm de PMMA (anode, filtre, kV, mAs) et exposez le
fantôme. Notez la charge (en mAs) et la tension (kV) après l’exposition s’ils s’ajustent
automatiquement. Inscrivez les résultats obtenus sur le formulaire.
5) Répétez ces étapes pour le format 24 x 30 en réalisant une deuxième image pour les
systèmes CR seulement.
6) En mode de présentation où chaque pixel d’acquisition est représenté par un pixel
d’affichage, évaluez chaque catégorie d’objets séparément, en commençant toujours par
l’image la plus visible vers l’image la plus subtile.
a) Comptez 1 point si vous voyez la fibre, le groupe de microcalcifications ou la masse
sans équivoque.
b) Comptez 0,5 point si l’objet ou le groupe d’objets n’est pas visible entièrement, mais
qu’on voit au moins la moitié de la grandeur réelle de la fibre, deux ou trois des
éléments d’un groupe de microcalcifications ou que le pourtour de la masse démontre
une forme circulaire sur moins de 75% de la circonférence.
c) Additionnez les points pour chaque catégorie. Lorsqu’on obtient une valeur de 0,5,
conformément à la description en b), ou que l’objet n’est pas visible, soit un résultat de
0, il faut cesser de compter. Un objet complet ou mieux défini dans le groupe suivant
SDNR = | A - B | / C
• Le nombre minimal 33 d’objets devant apparaître sur l’image du fantôme est exprimé
dans le tableau 15.
• L’image du fantôme doit être uniforme et libre de tout artéfact qui pourrait nuire au
diagnostic (voir la section relative aux artéfacts) selon l’évaluation du physicien.
• Le physicien doit s’assurer que le SDNR n’a pas évolué de façon importante depuis
les dernières évaluations et particulièrement depuis la date la plus lointaine connue
avec l’utilisation de la cassette utilisée. Un changement de plus de 10% devra être
suivi d’une analyse des causes.
33
Ces valeurs sont augmentées par rapport aux valeurs antérieures, résultat d’un consensus au moment des
consultations avec l’APIBQ et à la suite des résultats extraits des bases de données du Laboratoire de santé publique
du Québec.
2.16.1 Objectif
• Un galon à mesurer.
• Un croquis à l’échelle de la salle et de son blindage tel qu’observé pendant la
construction ou celui réalisé lors d’une évaluation précédente 34.
• Une connaissance de l’occupation des locaux voisins (toutes directions).
• Le formulaire Blindage de la salle et protection de l’opérateur (onglet 2.16 Blindage
du document Excel, disponible sur le site Internet du MSSS).
Les calculs de blindage sont basés sur une charge de travail de 160 patientes par
semaine, à défaut de connaître la charge réelle. Cela nécessite 6,7 mA.min/patiente, soit
environ 1 000 mA.min/sem à 30 kV, sauf pour les appareils fonctionnant à un kV moyen
plus élevé. Lorsque connue ou planifiée, la charge réelle doit être utilisée pour l’évaluation
du blindage [2].
34
Dans le cas où le physicien ne peut obtenir un plan de la salle, il produira un croquis à l’échelle à l’aide
d’instruments à dessin ou par ordinateur sur lequel il indiquera l’emplacement de l’appareil émetteur de radiation et la
nature des locaux voisins.
Pour les distances, il faut présumer que le point de calcul est à 0,3 m de l’autre côté d’un
mur, 0,5 m au-dessus du plancher de l’étage supérieur et 1,7 m au-dessus du plancher de
l’étage inférieur. Le tableau 17 donne quelques informations utiles quant aux équivalences
de matériaux utilisés en radioprotection dans l’exercice de la mammographie.
Les limites de doses annuelles pour les zones non contrôlées sont de 1 mSv/an, alors que les
limites de doses annuelles pour les zones contrôlées occupées principalement par les
travailleurs sous rayonnement, en l’occurrence les technologues, sont de 20 mSv/an. Il est, par
contre, recommandé, en vertu du principe ALARA, d’utiliser une valeur de 5 mSv/an comme
limite d’exposition pour les travailleurs sous rayonnement. Occasionnellement, là où des
populations sensibles pourraient s’approcher de la salle de mammographie, par exemple une
salle pédiatrique comme local avoisinant, le physicien devrait utiliser la valeur 0,30 mSv/an. [2]
Le physicien évalue le blindage existant, en fonction des limites de doses permises dans les
zones adjacentes et il formule des commentaires relativement aux corrections souhaitables.
Ensuite, il recommande, le cas échéant, les ajouts nécessaires pour que le blindage satisfasse
aux normes.
Compte tenu du fait que des travaux importants pourraient découler des recommandations, il
faut faire une évaluation des travaux et une planification de ceux-ci. Enfin, la réalisation des
travaux doit être terminée avant la reprise des activités.
L’électromètre doit pouvoir mesurer entre 0,1 mGy et 100 mGy, avec une exactitude 35 de
± 5 %, dans la gamme d’énergies utilisées en mammographie. Il doit permettre de mesurer
un taux d’exposition de kerma de l’air de 1 mGy/h.
Chaque équipement mesurant les tensions, les DGM et la lumière doit être au critère le plus
sévère des deux suivants (le plus fréquent) : aux deux ans ou selon les recommandations du
manufacturier.
Il faut employer des coussins de mousse ou des serviettes pour protéger la plaque de
compression au moment de vérifier la force de compression.
35
En dehors des conditions opératoires, l’exactitude d’un appareil est essentiellement liée à deux types de
caractéristiques : la justesse (valeur vraie) et la fidélité (faible dispersion). Un appareil est exact s’il est à la
fois juste et fidèle.
Cet absorbant doit être de bonne qualité ainsi que de structure et de densité uniformes. La
surface de l’absorbant doit être polie et exempte de toute imperfection qui pourrait être
visible sur les images, particulièrement au moment de vérifier la présence d’artéfacts.
Habituellement, les feuilles de PMMA neuves répondent à ces exigences.
3.2.5 Formulaires
Les formulaires d’évaluation sont disponibles en format Excel dans la section Publications du
site web du MSSS, dont l’adresse est : www.msss.gouv.qc.ca.
Les filtres doivent être suffisamment grands pour couvrir au moins la surface de la chambre
d’ionisation ou du détecteur de rayonnement à l’état solide. Il est à noter que certains
dosimètres sont capables de mesurer directement la CDA, ce qui élimine le besoin de ces
filtres d’aluminium.
3.2.7 Kilovoltmètre
Le kilovoltmètre doit pouvoir mesurer la tension avec une exactitude de ± 1,0 kV dans la
gamme d’énergies allant de 22 à 35 kV. Il faut faire un étalonnage primaire certifié de cet
appareil au critère le plus sévère des deux suivants (le plus fréquent) : aux deux ans ou à la
fréquence conforme aux recommandations du manufacturier pour la gamme d’énergies
allant de 22 à 35 kV en spécifiant le type d’anode et le type de filtration. Si l’appareil peut
mesurer la CDA, le certificat d’étalonnage devrait en faire mention. Sinon, le physicien
s’assurera de l’exactitude des mesures par un contrôle selon la procédure décrite à la
section 2.10. Un kilovoltmètre peut nécessiter des corrections de lecture pour les expositions
faites avec des combinaisons anode-filtre différentes. Le physicien doit se référer au manuel
d’utilisation de l’appareil pour effectuer ces corrections ou à des tables fournies lors de
l’étalonnage. L’orientation de l’appareil par rapport à l’axe anode-cathode du tube doit se
faire selon les recommandations du fabricant du kilovoltmètre.
3.2.8 Marqueurs
Des lettres, des chiffres et des règles graduées opaques aux rayons X sont très utiles au
moment de vérifier les appareils de mammographie. Ils servent à indiquer sur une image
l’épaisseur des absorbants et le numéro de cette image ou son orientation, entre autres, si
ce n’est pas déjà fait dans l’identification numérique. Au cours de l’utilisation de ces
marqueurs, il faut porter attention à ne pas surexposer le détecteur et créer des images
résiduelles.
Des bandes d’écrans intensificateurs de forte brillance sont utiles pour mesurer le
dépassement du faisceau hors du détecteur DR ou des récepteurs CR. Des pièces de film
GafChromic peuvent aussi être utilisées ainsi que des surfaces de détecteurs de
rayonnement à l’état solide.
La mire de résolution à haut contraste doit permettre de mesurer la FTM jusqu’à 8 paires de
lignes par millimètre (pl/mm). On doit lire sur la ou les mires les valeurs d’unités suivantes :
2 pl/mm, 4 pl/mm, 5 pl/mm et 8 pl/mm. Le format de la mire doit être exploitable pour
répondre à la procédure décrite à la section 2.8. Pour la mire utilisée lorsque la technique
d’agrandissement est appliquée, elle devrait aller jusqu’à 15 pl/mm.
Le photomètre doit permettre de mesurer la luminance des moniteurs en nits (Cd/m2) ainsi
que l’éclairement de la salle de lecture en lux. Le photomètre doit pouvoir mesurer des
valeurs situées entre 0,1 et 10 000 nits (Cd/m2) pour la luminance, et entre 1 et 1 000 lux
pour l’éclairement. Plusieurs photomètres peuvent mesurer tant la luminance que
l’éclairement. Ces appareils sont généralement munis d’un commutateur ou d’un adaptateur
qui permet de passer d’un mode à l’autre. Une sonde télescopique permet de mieux
contrôler la lumière ambiante au moment de mesurer la luminance des moniteurs. Le
photomètre doit faire l’objet d’un étalonnage à une fréquence conforme aux
recommandations du manufacturier.
Un objet test est constitué d’un treillis dont les dimensions sont supérieures à 24 x 30 cm. Il
s’agit d’un quadrillage de fils métalliques ayant 16 mailles par centimètre dans les deux
directions. Il est à noter que ce treillis était utilisé pour évaluer le contact film-écran dans la
mammographie sur film.
Les mires dédiées à l’analyse des moniteurs primaire et secondaire tels que décrites dans
les chapitres de ce Guide sont celles-ci :
TG18-QC, TG18-UNL10, TG18-UNL80, TG18-UN10, TG18-N80, TG18-LN12 01 à 18.
Généralement, la visite du physicien comporte trois parties : une première rencontre, avant
l’évaluation, avec la technologue en imagerie médicale ayant une attestation en
mammographie, l’évaluation du service de mammographie et un second échange avec la
technologue et le radiologiste responsable après l’évaluation.
Certaines vérifications servent aussi à établir une référence pour des tests ultérieurs afin de
mesurer l’évolution du système. La technologue, si elle procède à ces tests en suivant la
même procédure, pourra s’y reporter. La plupart des tests présentés dans ce Guide
mesurent la situation de façon absolue.
Au cours du second échange, qui suit la réalisation des tests et leur analyse, le physicien
résume la situation à la technologue, et au radiologiste, et explique tant les points non
conformes que les corrections qu’il recommande. Les formulaires dûment remplis au cours
de la visite et lors de l’analyse complémentaire des images permettent d’obtenir un portrait
de la situation pour l’ensemble des vérifications.
Pour produire son rapport d’évaluation, le physicien peut utiliser les formulaires de ce Guide
conçus pour faciliter l’acquisition des données, leur interprétation et une lecture
compréhensible par le client. L’ensemble des formulaires proposés relativement aux
différentes évaluations peut être téléchargé dans la banque des Publications du MSSS. Les
informations suivantes doivent figurer sur une page du rapport : le nom de l’évaluateur, les
dates de vérification et de rédaction du rapport ainsi que la liste complète des composants
de l’équipement évalué. Il faut indiquer l’ordre des pages par rapport à leur nombre total,
par exemple 1 de 25, 2 de 25, etc. Le physicien pourrait formuler aussi des
recommandations qui bonifieraient l’offre de services du centre de mammographie.
Le centre de mammographie doit conserver les rapports et les images pendant toute la
durée de vie de l’appareil. Les méthodes et calculs qui n’apparaissent pas explicitement
dans le rapport doivent demeurer disponibles et conservés afin de valider les résultats en
cas de litige. Les images numériques produites à l’occasion de l’évaluation complète ou au
moment d’une vérification particulière doivent être conservées par le physicien pendant trois
ans et des copies de ces images, en format DICOM, doivent être remises au centre. Il est
préférable de produire les rapports en format électronique (PDF) pour faciliter leur
acheminement aux instances d’agrément ou de certification : CAR (PAM) et LSPQ.
La vérification d’une unité de mammographie par le physicien doit être effectuée tous les
six mois. Advenant que d’autres contrôles de la qualité soient reconnus par le MSSS, celui-ci
pourrait énoncer une nouvelle directive quant à la fréquence recommandée. Toutefois, si un
changement survient, susceptible de modifier les performances de l’unité ou les conditions
du contrôle de la qualité, une nouvelle évaluation, dite « ad hoc », devra être faite par le
physicien. Chacun des tests décrits précédemment comporte une vérification semi-annuelle.
changement affectant une composante importante du système. Cette évaluation doit alors
avoir lieu avant que d’autres mammographies soient effectuées.
Le tableau 19 regroupe les différentes modifications qui sont susceptibles d’être apportées à
l’équipement entre les évaluations. L’importance de chacune de ces modifications est
précisée ainsi que le type d’intervention que doit ensuite faire le physicien. Quelques
précisions sur le contenu de chaque colonne du tableau sont données dans les sections qui
suivent.
Le rapport indique les modifications faites par le centre de mammographie entre deux
évaluations ou les motifs d’une vérification ad hoc.
• « P » (primordiale) : Indique une modification ayant une influence sur l’ensemble des
résultats et des performances de l’appareil. Cette modification nécessite une vérification
complète de l’équipement par le physicien avant l’utilisation de l’appareil avec des
patientes.
• « C » (capitale) : Indique une modification qui nécessite une vérification par le physicien
avant l’utilisation de l’appareil. La vérification se rapporte seulement à la modification.
Ainsi, la prochaine évaluation ne sera pas reportée. Toutefois, il est possible d’effectuer
une vérification complète de l’équipement et de reporter ainsi la prochaine évaluation
requise par le processus de certification.
• « M » (majeure) : Indique une modification qui nécessite une vérification par le physicien
dans les 30 jours suivant la constatation du problème. Le physicien peut demander qu’on
lui envoie les images de fantômes ou les résultats d’autres tests (généralement effectués
par la technologue), selon la nature du problème, pour évaluer à distance la qualité de
l’image du fantôme et la protection des utilisateurs, en attendant de se rendre sur place.
S’il constate un problème qui nécessite l’arrêt des activités, il en avisera immédiatement
le centre de mammographie.
• « m » (mineure) : Indique une modification qui peut entraîner différents problèmes
touchant la qualité des examens. Ce type de modification n’entraîne pas nécessairement
le déplacement du physicien, mais une démarche appropriée doit être entreprise et la
correction réalisée soit immédiatement, soit dans les 30 jours suivant le constat de l’écart
à la norme. Le physicien médical devra vérifier à distance, par le moyen qu’il juge
approprié, que la modification apportée n’entraîne pas une diminution de la qualité des
examens ni un danger au regard de la radioprotection; par exemple, il pourra exiger une
image de fantôme. Toutefois, si le physicien constate un problème majeur, il devra en
aviser le centre et faire les vérifications nécessaires sur place, selon les délais précisés
dans le tableau 19.
L’intervention que doit effectuer le physicien à la suite de la modification apportée peut être
de trois ordres : une vérification avant d’utiliser à nouveau l’appareil avec des patientes, une
vérification dans les 30 jours suivant la modification ou une supervision à distance.
Importance de la
Modification apportée modification Type d’intervention Tests à réaliser
(P,C,M ou m)
Mammographe
Ajustement de la tension (kV), du courant (mA) ou de la
M Vérification dans les 30 jours 9, 10, 11, 12, 15
minuterie
Remplacement du générateur P Vérification immédiate 1, 3, 9, 10, 11, 12, 15
Remplacement du tube à rayons X P Vérification immédiate 1, 3, 4, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 15
Installation du mammographe P Vérification complète —
Réinstallation du mammographe P Vérification complète —
Changement de la version du logiciel m Supervision à distance 1,15
Déplacement d’un appareil mobile vers un autre site m Supervision à distance 15 et tests technologues
Contrôle de l’exposition automatique
Changement complet du SEA C Vérification avant d’utiliser l’appareil 3, 4, 11,12, 15
Compensation selon l’épaisseur M Vérification dans les 30 jours 3, 4, 11, 12, 15
Changement des senseurs C Vérification avant d’utiliser l’appareil 3, 4, 11, 12, 15
Ajustement du contrôle des densités M Vérification dans les 30 jours 3, 4, 11, 12, 15
Collimateur
Remplacement complet M Vérification dans les 30 jours 13, 15
Modification et réinstallation M Vérification dans les 30 jours 13, 15
Ajustement m Supervision à distance Tests technologues
Filtre
Changement de filtre M Vérification dans les 30 jours 3, 4, 6, 9, 10, 11, 12, 15
Système de compression
Ajustement de la force de compression m Supervision à distance Tests technologues
Ajustement de la précision de l’épaisseur avec effet sur
M Vérification dans les 30 jours 2, 3, 11, 12, 15
l’exposition automatique
Autodécompression m Supervision à distance Tests technologues
Importance
Modification apportée Type d’intervention Tests à réaliser
P,C,M,m
Plaque de compression
Remplacement de la plaque m Supervision à distance Tests technologues
Fixation de la plaque (mouvement) m Supervision à distance Tests technologues
Ajustement antéropostérieur et latéral m Supervision à distance Tests technologues
Remplacement du récepteur ou du détecteur
Changement du porte-grille du système CR sans toucher aux
M Vérification dans les 30 jours 1, 3, 7, 11, 12, 13, 15
senseurs SEA
Changement de la grille seulement m Supervision à distance 15
Remplacement du détecteur de type DR C Vérification avant d’utiliser l’appareil 1, 3, 4, 6 ¸7, 8, 12, 13, 15
Changement de cassettes
Écrans photostimulables de même type et du même fabricant m Supervision à distance Tests technologues
Écrans photostimulables de type différent M Vérification dans les 30 jours 3, 4, 5, 6, 7, 8, 11, 12, 15
Appareil de traitement
Installation d’un appareil de traitement CR C Vérification avant d’utiliser l’appareil 4, 5, 7, 8, 12, 15
Réinstallation C Vérification avant d’utiliser l’appareil 4, 5, 7, 8, 12, 15
Moniteurs
Transmission d’une courbe DICOM au
Changement de moniteur m 14
physicien.
Pour les modifications requérant un grand nombre de tests, l’évaluation complète pourrait être proposée pour des raisons
économiques. Après la réalisation des tests requis, qui sont énumérés dans le tableau 19, le rapport des tests correspondant doit
être fourni au centre de mammographie.
Pour chacun des tests, le tableau 20 résume les tolérances mentionnées dans la section 2 et
dans certains cas, il fait référence à des tables de l’AIEA (comme discuté aussi à la
section 2). Ce tableau comprend également quelques recommandations des valeurs
optimales ou atteignables. La fréquence en vigueur des tests à effectuer reste celle établie
par le MSSS. Le tableau 19 fournit aussi un résumé des délais recommandés pour accomplir
l’action corrective. La mention « Correction sans délai » signifie que les corrections doivent
être apportées avant de prendre d’autres mammographies, alors que la mention « 30 jours »
(après la date de vérification) indique le temps maximal imparti au centre pour effectuer la
réparation ou l’ajustement. L’élément défaillant en cause peut être corrigé ou pris en compte
pendant le délai accordé pour la réparation ou l’ajustement sans que cela diminue la
qualité de l’examen d’une façon importante ni ne présente un danger pour la patiente ou
l’opérateur.
Automatique : 15 kg ≤ max. ≤ 20 kg
Manuel : ≤ 30 kg au maximum Correction sans délai si une compression
Force de compression et précision des Exactitude : ± 2 kg et pendant 1 minute : ± 1 kg adéquate ne peut être atteinte.
indicateurs (force et épaisseur) Indicateur d’épaisseur : ± 8 mm Atteignable : ± 5 mm
Déflection : ≤ 10 mm entre deux coins par rapport au plan 30 jours pour les affichages
récepteur.
36
L’application de la mesure corrective peut être effectuée dans un délai inférieur à 30 jours, voire immédiatement, selon le jugement du physicien médical.
4,5 fibres,
Évaluation de l’image du fantôme
3,5 groupes de microcalcifications
RMI 156,
3,5 masses Correction sans délai
NA 18-220
Pas d’artéfacts dérangeants
CIRS 015
Suivi du SDNR : analyse si variation de plus de 10%
5 RAPPORT
5.1 IDENTIFICATION DU CENTRE
La technologue en imagerie médicale responsable désignée par le centre doit être présente
sur les lieux au moment où le physicien médical procède à ses vérifications.
Toutes les données relatives au centre (nom, adresse, etc.), la date des vérifications
effectuées par le physicien ainsi que les coordonnées des personnes responsables et du
destinataire du rapport doivent être inscrites sur le formulaire conçu à cet effet. À moins
d’indication contraire, le rapport sera transmis au radiologiste responsable.
Pour ce faire, il doit remplir le formulaire relatif à l’équipement d’imagerie. Il doit indiquer
toutes les informations servant à identifier le mammographe (marque, modèle, numéro de
série, année de fabrication si disponible), les lecteurs d’écrans photostimulables, s’il y a lieu,
et les moniteurs servant à la lecture et à la visualisation. Il conviendra d’ajouter à la liste tout
autre appareil utilisé dans le cadre de la mammographie numérique, soit les logiciels d’aide à
la décision (CAD), le module de biopsie, etc.
Le photomètre du centre devra être comparé avec celui du physicien pour au moins
deux patrons, soit à 50 Cd/m2 et à 400 Cd/m2, et la différence entre les lectures doit
correspondre à ± 15 %.
La comparaison des dynamomètres ou pèse-personnes devra aussi être faite et montrer des
écarts inférieurs à 1 kg pour deux mesures situées entre 10 et 30 kg.
La charte établie par le centre de mammographie doit indiquer les facteurs techniques qui
permettent d’obtenir une image de qualité en utilisant la dose minimale estimée par les tests.
Le physicien est appelé à émettre une opinion quant à cette charte advenant que les doses
soient excessives, ou que la qualité des images ne soit pas adéquate.
Comme la plupart des vérifications du physicien seront effectuées dans les conditions
habituelles des examens, la charte technique mise à jour se trouve dans la salle de
mammographie. Tous les paramètres relatifs aux différents examens doivent y être inscrits.
6 FORMULAIRES
Les formulaires sont disponibles en format Excel dans la section Publications du site web du
MSSS dont l’adresse est : www.msss.gouv.qc.ca. Ces formulaires contiennent des
commandes automatiques de sorte que l’insertion de lignes ou de colonnes peut invalider les
calculs automatiques. Le physicien doit s’assurer que les calculs effectués sont exacts.
Les tests et leurs résultats sont documentés et rapportés sous les onglets ayant pour
numéro la section correspondante.
Toutes les pages sont formatées pour une impression sans les parties de la page réservée
pour informations et contenant les calculs.
Les formulaires Excel ont été construits en version Excel 2013. Ils n’ont pas été testés sous
toutes les versions et pourraient donc ne pas fonctionner sous d’anciennes versions du
logiciel. L’impression en version PDF fonctionne correctement, mais n’a pas été testée sur
une large gamme d’imprimantes.
Le tableau 21 dresse la liste des formulaires disponibles sur le site web du MSSS.
Éventuellement, si des modifications devaient être apportées à ces formulaires, une nouvelle
version, clairement identifiée, serait rendue disponible sur le site web du MSSS.
• Il est à noter que des ajustements aux formulaires pourraient être nécessaires en fonction
du matériel utilisé par le physicien.
7 RÉFÉRENCES
[1] NORWECK, James T., et autres. « ACR–AAPM–SIIM Technical Standard for Electronic
Practice of Medical Imaging », Journal of Digital Imaging, vol. 26, no 1, février 2013, p. 38-52.
[https://www.google.ca/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved
=0ahUKEwiQjOjtl6rKAhXIOT4KHdynBa0QFgggMAA&url=http%3A%2F%2Fwww.acr.org%2
F~%2Fmedia%2FAF1480B0F95842E7B163F09F1CE00977.pdf&usg=AFQjCNF7hB7SXfF3
WrIDK_REkGuRgND1CA&sig2=0yr8bNuYE_6v331MJQpWiw].
[3] International Atomic Energy Agency. Quality Assurance Programme for digital
mammography, [En ligne], IAEA Human Health Series No. 17, Vienne, IAEA, 2011.
[http://www-pub.iaea.org/MTCD/Publications/PDF/Pub1482_web.pdf].
[4] QUÉBEC. Loi sur les laboratoires médicaux, la conservation des organes et des tissus et
la disposition des cadavres, chapitre L-0.2 : à jour au 1er juin 2015, [Québec], Éditeur officiel
du Québec, 2015.
[5] QUÉBEC. Ministère de la Santé et des Services sociaux, Manuel de contrôle de la qualité
pour la mammographie et la biopsie guidée par stéréotaxie – Programme québécois de
dépistage du cancer du sein – Volume 2 : Physicien biomédical, [En ligne], Québec, Le
Ministère, 2006.
[http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2006/06-204-01W.pdf].
[6] National Council on Radiation Protection and Measurements. Structural Shielding Design
for Medical X-Ray Imaging facilities, [En ligne], Report no. 147, s.l., National Council on
Radiation Protection and Measurements, 2004.
[http://www.ncrponline.org/Publications/Press_Releases/147press.html].
[7] Ronald T. Droegea et Richard L. Morin, « A practical method to measure the MTF of CT
scanners », Medical Physics, Vol. 9, No. 5, Sept/Oct 1982.
[8] D R Dance, C L Skinner, K C Young, J R Beckett et C J Kotre. Additional factors for the
estimation of mean glandular breast dose using the UK mammography dosimetry protocol,
Phys. Med. Biol. 45 (2000) 3225–3240
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[9] D R Dance, K C Young and R E van Engen, Further factors for the estimation of mean
glandular dose using the United Kingdom, European and IAEA breast dosimetry protocols,
Phys. Med. Biol. 54 (2009) 4361–4372
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