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Marchés Publics : Types et Procédures

Ce document décrit les différents types de marchés publics et privés, les modes d'exécution des travaux, et la classification des marchés selon leur objet, leur forme, leur mode d'établissement des prix et leurs procédures de passation. Le document contient de nombreuses informations détaillées sur la classification et la gestion des marchés publics.

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Marchés Publics : Types et Procédures

Ce document décrit les différents types de marchés publics et privés, les modes d'exécution des travaux, et la classification des marchés selon leur objet, leur forme, leur mode d'établissement des prix et leurs procédures de passation. Le document contient de nombreuses informations détaillées sur la classification et la gestion des marchés publics.

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Préparation du dossier de réponse Soumission

aux appels d'offre


Chapitre :1
I. LES MARCHES PUBLICS ET LES MARCHES PRIVES :
Il existe deux grandes familles de marchés en fonction du maître d’ouvrage :
les marchés publics et les marchés privés selon que le maître d’ouvrage soit
de droit public (l’Etat et ses démembrements, les organismes utilisant les
fonds publics) ou de droit privé. Dans nos pays, si pour les marchés publics,
il existe des textes réglementaires, il n’en est pas de même pour les marchés
privés dans lesquels les acteurs s’inspirent en grande partie des marchés
publics.
II. LES MODES D’EXECUTION :
Il existe deux modes d’exécution des travaux :

1. La régie : l’institution réalise les travaux par elle-même, avec son


personnel et son maté riel (ou celui du titulaire du marchés en cas de
détail lance de celui-ci par elle- même ou par un tiers mais sous la
responsabilité du titulaire)
2. L’entreprise : lorsque le maître de l’ouvrage ne dispos e pas des
compétences dans son service, on procède à une consultation pour
retenir une entreprise (extérieure au service) qui réalisera les travaux.

III. LA TYPOLOGIE OU CLASSIFICATION DES MARCHES


PUBLICS :
En dehors du cas de la régie, un marché sera conclu entre le maître
d’ouvrage et le prestataire extérieur. Un marché peut être classé selon son
objet, selon sa forme ou son mode de conclusion.
Cliquez sur le signe "+" pour plus d'informations
1. Classification des marchés selon l’objet

1. Les marchés de fournitures : c’est un contrat ayant pour objet la
livraison, moyennant paiement d’un prix dont les éléments sont définis
à l’avance, d’objets mobiliers, choses remplaçables ou interchangeables,
matériels et matériaux de toute nature, produits, machines, matériels et
outillages, denrées, sans que la présente liste soit limitative.
2. Le marché de services : c’est un contrat par lequel une personne morale
ou physique s’engage à assurer des services déterminés qui pourront
être répétés ou échelonnés dans le temps, ou à prêter son concours en
personnel ou en matériel pour l’exécution de tâches nettement définies.
Ex. : nettoyage, gardiennage, maintenance, locations, transports, etc.
3. Le marché de travaux est un contrat par lequel une entreprise s’engage
à exécuter des travaux de construction de bâtiments, d’ouvrages d’art,
de routes, de barrages, d’adductions, etc. pour le compte du maître
d’ouvrage.
4. Le marché d’études (ou prestations intellectuelles) : si le maître
d’ouvrage n’est pas à mesure de mener à leur terme les études
nécessaires pour aboutir directement à des réalisations, elle a recours à
ce type de marché. Il doit être nettement défini dans son objet et dans
son étendue. Ex. marché d’études architecturales, d’études de barrage s
et d’aménagements, d’adduction d’eau, de routes.

2. Classification selon la forme



Elle dépend à la fois des quantités à fournir, de la durée, du nombre de fournisseurs. Elle
dépend également du mode d’établissement du prix et des modalités de réalisation :
l’objet d’un marché doit être préalablement déterminé par le maître d’ouvrage et réalisé
dans un délai défini par le contractant. Ceci implique que les besoins aient été exprimés
avec précision.
Toutefois, il peut arriver que les quantités ne puissent être déterminées avec exactitude,
que le montant des dépenses conduise à étaler le marché sur plusieurs exercices
budgétaires ou que l’ensemble du marché ne puisse être exécuté par un fournisseur
unique.
1. Le marché à commandes : l’objet du marché est connu mais les
besoins sont exprimés en valeur ou en quantité entre un minimum et un
maximum. Le maître d’ouvrage s’engage à commander le minimum et
le contractant à livrer le maximum. La durée du marché ne peut excéder
celle d’utilisation des crédits budgétaires. S’il existe une clause de tacite
reconduction, la durée totale admise ne doit pas dépasser cinq ans.
L’exécution des commandes est ordonnée par des bons de commandes
successifs.
2. Le marché de clientèle : l’objet du marché est défini, mais ni les
quantités ni les valeurs ne sont fixées : il n’y a ni minimum ni maximum,
à la différence d’un marché à commandes. Le maître d’ouvrage s’engage
à confier à un contractant l’exécution de tout ou partie de certaines
prestations et pendant au moins trois (3) ans. Le marché pourra
comporter une clause de révision des conditions du marché et de
dénonciation du marché au cas où un accord n’interviendrait pas sur
cette révision. L’exécution des commandes se fait par bons de
commande successifs.
3. Le marché de programme : pour l’exécution des programmes à long
terme, les marchés y afférents peuvent être contractés pour plusieurs
années, à condition que les engagements de dépenses et les règlements
qui en découlent demeurent respectivement dans les limites des
autorisations d’engagements et des crédits de paiement disponibles. Ces
marchés sont surtout utilisés pour les opérations d’investissement telles
que les constructions immobilières.
4. Le marché fractionné (en tranches ou en lots) : lorsque le
fractionnement peut présenter des avantages, le marché est partagé en
tranches ou en lots pouvant faire l’objet de marchés séparés. Le nombre,
la nature et l’importance des lots doivent être précisés lors de l’appel à
la concurrence. Les concurrents peuvent présenter des offres pour un
ou plusieurs lots. Le choix du contractant est fait par lot et il y aura
autant de marchés que de contractants retenus. Le marché à lots est
souvent utilisé dans les marchés de travaux. La division en lots
correspond aux divers corps d’état.

Cette forme de marché facilite l’accès à la commande publique des petites et moyennes
entreprises.
3. Classification selon le mode d’établissement des prix

1. Le marché à prix forfaitaire : le prix offert correspond à l’ensemble
des prestations réalisées pendant l’exécution du marché. Le prix est
global et fixé à l’avance. Bien que le prix soit déterminé forfaitairement,
le maître d’ouvrage peut demander aux concurrents l’établissement
d’un devis estimatif détaillé. Ce devis estimatif n’a pas une valeur
contractuelle.
2. Le marché à prix unitaires : le prix du marché n’est connu qu’à la fin
des travaux et est fonction des quantités réellement exécutées et des
prix unitaires déterminés à l’avance. Les quantités ne sont indiquées
dans le marché qu’à titre prévisionnel. Le bordereau des prix unitaires a
une valeur contractuelle.
3. Le marché sur dépenses contrôlées est un contrat dans lequel les
dépenses réelles et contrôlées du cocontractant lui sont intégralement
remboursées majorées de frais généraux et bénéfices.

Quel que soit le mode d’établissement du prix, le prix peut être ferme, révisable ou
ajustable.
• Le prix ferme : le prix ferme est celui qui ne peut être modifié en cours
d’exécution du marché, à raison de variations des conditions
économiques. Il est définitif pour toute la durée de la prestation. Il peut
être cependant actualisé. L’actualisation a pour but de transposer un
prix ferme initial en un nouveau prix ferme lorsque la période de
validité des offres s’est écoulée sans que le titulaire du marché n’ait reçu
l’ordre de service de commencer l’exécution des prestations.
L’actualisation ne peut être prévue qu’une seule fois.
• Le prix ajustable : le prix ajustable conduit à calculer un prix de
règlement à partir d’une référence définie dans le marché et qui doit
être représentative du prix de la prestation. Les prix définis doivent
avoir un caractère officiel. Il est adapté pour les marchés de produits,
services courants, mais surtout pour les produits énergétiques.
• Le prix révisable : le marché dont la durée d’exécution dépasse six (6)
mois peut contenir une clause permettant de tenir compte des
variations économiques subies pendant le délai contractuel. La révision
résulte de l’application d’une formule préalablement déterminée. Mais
pour qu’elle soit appliquée, il faut que la variation atteigne un seuil d’au
moins 3 à 5 % défini dans la clause.

La révision des prix a un caractère périodique : elle se calcule mois par mois, acompte
par acompte au fur et à mesure de l’exécution du marché.
IV. CLASSIFICATION SELON LES PROCEDURES DE PASSATION DES
MARCHES :
Dans chaque pays, existe un code de marchés publics qui fixe et définit les
différentes procédures réglementaires de passation des marchés,
Le code du marché public du Burkina prévoit que les marchés peuvent être passés
:

• par adjudication ouverte ou restreinte,


• par adjudication sur coefficient,
• par appel d’offre,
• par entente directe.

Marchés par adjudication :



De manière générale, on a recours à l’adjudication quand les prestations sont simples ou
d’un type courant. Le choix des entreprises s’opère d’après le seul critère du prix.
• L’adjudication ouverte : la procédure d’adjudication ouverte est
caractérisée par le fait que tout candidat peut faire une offre. Elle
commence par un avis d’adjudication. Dans la procédure d’adjudication,
l’administration doit obligatoirement fixer, au préalable un prix
maximum au-delà duquel le marché ne peut être passé. Ce prix
maximum peut être établi sous la forme d’un rabais minimum et doit
demeurer secret. La séance d’adjudication est généralement publique.
Le candidat le moins - disant est déclaré adjudicataire provisoire, sous
réserve de l’approbation de cette adjudication par l’autorité
compétente. Le candidat ainsi retenu reste lié par son offre jusqu’à
l’expiration du délai d’engagement.
• L’adjudication restreinte : elle est caractérisée par le fait que sont
seuls admis à concourir, les candidats agréés avant la séance
d’adjudication, en général des entreprises ou fournisseurs présentant
toutes les garanties financières et professionnelles nécessaires (assises
financières exigées). La liste des entreprises et fournisseurs est arrêtée
par l’autorité compétente. L’adjudication restreinte est précédée d’un
appel de candidatures. Le choix de l’entreprise se fait comme pour
l’adjudication ouverte.

Marchés par adjudication sur coefficients :



Les marchés de travaux, fournitures et coefficients ne répondant pas à un type uniforme
dont les spécifications peuvent être définies avec précision et pour lesquelles la
concurrence porte à la fois sur le prix et sur le mérite technique des projets ou
échantillons présentés sont passés avec adjudication sur coefficient. L’adjudication sur
coefficient comporte l’obligation pour l’administration de ne confier l’exécution des
travaux ou de la fourniture qu’à celui des concurrents dont le projet ou l’échantillon aura
été classé premier par le jeu combiné de coefficients de qualité et des coefficients
déterminés par le cahier des prescriptions spéciales.
L’appel d’offres peut être ouvert ou restreint :

• L’appel d’offres est dit « ouvert » lorsque tout candidat peut
remettre une offre. Il se caractérise par un avis public invitant les
entreprises à soumissionner. Le dossier d’appel d’offres est, après
publication de l’avis, mis à la disposition de toutes les entreprises qui en
font la demande. La séance d’ouverture n’est pas forcement publique.
• L’appel d’offres est dit « restreint » lorsque seuls peuvent remettre
des offres les candidats préalablement retenus par
l’administration. Il est fait recours à l’appel d’offres restreint lorsqu’il
s’agit de travaux ou fournitures qui ne peuvent être exécutés que par un
nombre limité d’entreprises en raison de leur nature ou de leur
complexité et à condition que les entreprises capables de réaliser les
prestations envisagées soient toutes connues de l’administration.
L’appel d’offres restreint est toujours précédé d’une recherche de
candidatures au moyen d’une publicité identique à celle de l’appel
d’offres ouvert. La sélection des candidats se fait par une commission et
sur la base de critères préalablement définis.
• L’administration peut également procéder à des appels d’offres sur
concours, en particulier dans le cadre d’un projet de construction
d’ouvrage d’art ou de travaux spécialisés. Ce mode de consultation
permet d’ouvrir largement l’éventail de la recherche technique ; il
permet à l’administration de choisir, entre plusieurs solutions
proposées, celle qui lui paraît la meilleure sur le plan technique et en
même temps la plus économique. Dans ce cas, l’administration définit
dans un programme de travaux les grandes lignes du projet
: caractéristiques, contraintes, matériaux, essais, éventuellement le
montant de la dépense à ne pas dépasser.

Marchés sur appel d’offres :



De manière générale, on a recours à l’appel d’offres quand les prestations sont de nature
complexe, le choix des entreprises ne s’opère en ne retenant pas seulement le critère
prix.
Marchés de gré à gré (ou par entente directe)

La procédure de gré à gré repose sur trois notions principales :
• Liberté de discussion et d’attribution du marché pour les autorités
contractantes ;
• Obligation d’organiser, dans la mesure du possible, une mise en
compétition des entreprises ;
• Utilisation dans les cas limitativement énumérés par la réglementation.

Les différents cas de passation d’un marché de gré à gré sont énumérés par la
réglementation. On peut citer :
• Les cas d’adjudication ou d’appel d’offres infructueux,
• Les cas d’urgence impérieuse ;
• Les cas de monopole de droit ou de fait ;
• Les cas de prestations dont l’exécution doit être restée secrète.

Travaux exécutés en concession



Le travail est réalisé par une personne étrangère à l’administration par un «
concessionnaire ».

Le contrat est assorti d’un cahier des charges qui précise les conditions dans lesquelles
devront être réalisés les travaux.

Le concessionnaire effectue les travaux à « ses frais, et à ses risques et périls ». Il exploite
le service public et perçoit des taxes sur les usagers du service public. Le
concessionnaire a la jouissance exclusive de l’exploitation pendant toute la durée de la
concession.

L’administration n’utilise ce procédé que pour l’exécution de travaux exigeant


d’importants capitaux et dont la rentabilité n’est pas immédiatement assurée
(concessions de distribution des eaux potables, de distribution d’énergie électrique,
etc.).
Lettres de commande, factures et mémoires

Ils concernent les travaux et fournitures dont le montant est inférieur à une certaine
somme.
Dans ce cas l’administration conclut les marchés sous forme de « bon de commande » ou
de « lettre de commande ».

Cette procédure peut ne pas exclure totalement la mise en concurrence des entreprises.
NB : les passations des marchés publics sont souvent fonction des seuils : exemple pour
les études au Burkina Faso
• de 0 à 5 millions : entente directe,
• de 5 à 15 millions : consultation restreinte,
• supérieur à 15 millions : appel d’offres

CHAPITRE 2
ANALYSE ET EVALUATION DE L’OPPORTUNITE
D’AFFAIRE
I. ANALYSE DU DAO
La consultation des entreprises est une étape très importante de la vie du
projet. C’est un processus dont l’aboutissement est la désignation de
l’entreprise ou des entreprises qui vont réaliser les ouvrages. Si on sait que la
qualité et la responsabilité de l’exécution dépendent en grande partie du
sérieux, du professionnalisme, de l’organisation et de la valeur intrinsèque
de l’entreprise, il y a de quoi être prudent dans le choix de celle-ci.
Le dossier de consultation des entreprises est la base sur laquelle les
entreprises sont sélectionnées. Il définit les règles du jeu et circonscrit ainsi
d’une part toutes les obligations de l’entreprise retenue (tâches à réaliser,
qualité des ouvrages) et d’autre part les rôles et obligations des autres
intervenants vis à vis de l’entreprise.
Le dossier de consultation est remis aux entreprises afin d’établir leur offre
qui doit comprendre toutes les pièces et documents qui leur sont
nécessaires. Un dossier incomplet ou mal préparé compliquera la
compréhension et l’analyse des offres qui deviendront ainsi difficilement
comparables.
Le dossier de consultation des entreprises doit posséder les caractéristiques
suivantes :

• Un style clair ;
• Une expression concise ;
• Une bonne définition des tâches et des obligations des intervenants ;
• Une composition en pièces constitutives du style ordinaire (CCTP, CCAP,
CPS…) ;
• Prévoir le cas d’insuffisance en laissant une ouverture vers des
documents généraux en vigueur.

Autant que faire se peut, le maître d’œuvre précisera dans le dossier de


consultation :

1. Les quantités des ouvrages servant de base au devis estimatif ou à la


décomposition du forfait ;
2. La description des options ;
3. Les éléments qui seront mis au point avec l’entrepreneur retenu ;
4. Etc…

Du dossier de consultation des entreprises, sont attendues les réponses suivantes


de la part de l’entreprise :
SUR LE PLAN ADMINISTRATIFSUR LE PLAN FINANCIERSUR LE PLAN TECHNIQUE
les coordonnées de son entreprise, son compte bancaire, les délais s’ils ne sont pas
précisés, les attestations diverses exigées.

Il intègre généralement :
Une lettre de candidature, une fiche de renseignements, les formulaires financiers
dûment remplis et accompagnés des bilans, Les formulaires d’expérience accompagnés
des justificatifs (PV de réceptions, attestations de bonne fin, copies des pages de garde et
de signature des contrats), le formulaire de charge de travail, le formulaire des
antécédents et litiges ;
1. Composition des Dossiers de Consultation des Entreprises
La composition du dossier de consultation des entreprises dépend de la
nature du marché, de la nature du maître de l’ouvrage (public ou privé).
Dans le cas des marchés de travaux, la composition la plus communément
utilisée est celle des marchés publics. En fonction du maître d’ouvrage, les
terminologies employées pour désigner certaines pièces sont variées.
La liste des pièces indiquées dans ce chapitre n’est donnée qu’à titre
indicatif, car elle peut varier suivant la nature de la consultation, la forme
d’intervention des entreprises, le prix…et d’autres considérations.
Notons que les marchés privés ne suivent pas forcément cette composition
mais peuvent s’en inspirer partiellement. Dans la terminologie, des
rapprochements ont été faits pour permettre de couvrir un large éventail des
termes couramment utilisés.
Les dossiers de consultation des entreprises (DCE ou DAO) se composent de trois
parties I, II, III :
a. La partie I contient les pièces relatives aux conditions de l’appel à la
concurrence :

• L’avis d’appel d’offre - ou avis d’appel à la concurrence – ou avis de


consultation restreinte - ou lettre d’invitation ;
• Règlement particulier d’appel d’offres – ou Règlement particulier de la
Consultation - ou instructions aux soumissionnaires.

b. La partie II contient les pièces qui, après avoir été complétées par l’entreprise,
avec les pièces générales (CCAG, CCTG) ainsi que les autres documents
mentionnés au CCAP, constituent le dossier marché :

• Le cadre de l’acte d’engagement ;


• Le cahier des clauses administratives particulières (CCAP) ou Cahier de
prescriptions spéciales ;
• Le cahier des clauses techniques particulières, décomposé
éventuellement par lot et complété par un « CCTP généralités » ;
• La description des ouvrages et les spécifications techniques avec les
plans à l’appui ;
• Les pièces financières à compléter par l’entrepreneur seront choisies
parmi les documents suivants :
o Le bordereau des prix unitaires ;
o Le sous-détail des prix unitaires ;
o La décomposition des prix forfaitaires ;
o Le devis estimatif.

Il est à noter que les documents généraux ne sont pas très souvent joints
mais cités en référence. Il s’agit donc des CCTG, CCAG et les normes ou
documents techniques unifiés (DTU).
c. La partie III contient des pièces propres à faciliter l’intelligence du dossier et
qui n’ont qu’un caractère indicatif. Il peut s’agir :

• Du rapport d’études géotechniques et géologiques ;


• Les notes de calcul ;
• Les plans parcellaires dans le cas des constructions de bâtiments ;
• Les plans des réseaux existants ou des ouvrages enterrés.

2. Ordre priorité des pièces :


Dans un marché, il est fortement conseillé de préciser l’ordre de priorité des
pièces contractuelles. Dans le cas où le maître de l’ouvrage ne veut pas le
faire, il indique dans le dossier au niveau CCAP qu’« aucune pièce ne prévaut
sur l’autre, toute contradiction entre elles, sera portée à la connaissance du
maître d’ouvrage ».
Dans le cas le plus courant, l’ordre de priorité des pièces est le suivant :
1. Lettre d’engagement ou la soumission acceptée et ses annexes ;
2. Cahier des clauses administratives Particulières ;
3. Le bordereau des prix unitaires si le marché est à prix unitaire ;
4. Document donnant la description des ouvrages par écrit (descriptif) ;
5. Documents donnant la description graphique des ouvrages par des
plans et dessins ;
6. Calendrier général complété éventuellement par le calendrier
d’exécution ;
7. Le Cahier des Clauses Techniques Particulières ;
8. Les documents techniques généraux (CCTG, DTU) ;
9. Le Cahier des Clauses Administratives Générales (CCAG).

II. EVALUATION DES RESSOURCES HUMAINES, MATERIELLES ET


FINANCIERES
Cet aspect d’évaluation des ressources est un schéma d'organisation c’est-
à-dire un management des risques, c’est une vision d’ensemble, collective
et partagée. Le management des risques constitue pour une entreprise, la
pierre angulaire du pilotage opérationnel et de l’aide à la décision
stratégique en identifiant les zones porteuses de risques critiques et en
suggérant des plans d’actions pour y remédier en s’appuyant sur des
compétences pluridisciplinaires. L'élaboration correcte et la mise en place
d'un schéma d'organisation sont d'une nécessité vitale pour l'exécution
convenable d'un marché.
Le schéma d'organisation permet la planification rationnelle et objective des
ressources humaines, matérielles et financières de l'entreprise. Il permet au
chef d'entreprise de disposer des éléments déterminants de son compte
d'exploitation prévisionnel, des indicateurs de gestion de son tableau de
bord, et enfin des paramètres d'analyse des écarts au moment des
évaluations en fin de chantier. Certaines administrations réclament aux
entreprises soumissionnaires, un schéma d'organisation prévisionnel au
moment du dépôt de leurs offres, dans le but de tester leurs capacités
entrepreneuriales, ainsi que leurs expériences pertinentes en matière
d'organisation de marché similaires.
Cependant, au moment de l'exécution proprement dite des travaux, les
schémas d'organisation devraient être redimensionnés de façon réaliste afin
de satisfaire objectivement certaines contraintes ou préoccupations telles
que le ratio de main- d'œuvre ou masse salariale versée, ainsi que le nombre
des emplois créés. Le défaut de toute organisation préalable à l'exécution
d'un chantier peut avoir pour conséquences : la pléthore ou l'insuffisance de
personnel, de matériel ou simplement leur inadéquation ; les gaspillages et
le temps perdu du simple fait des désordres et tâtonnements ; la méfiance du
maître d'œuvre, du maître d'ouvrage ou des autres partenaires qui
ressentent des doutes sur l'expérience de l'entrepreneur.
C’est pour ces raisons, qu’il est indispensable d’estimer les coûts de manière
minutieuse pour pouvoir établir des dotations budgétaires réalistes. Cette
estimation sera basée sur l’évaluation par l’Emprunteur des ressources
nécessaires pour accomplir la mission : temps consacré par le personnel,
appui logistique et moyens matériels (véhicules, matériel de laboratoire, par
exemple).
Les coûts doivent d’abord être répartis en deux grandes catégories :

1. Honoraires ou rémunération (selon le type de contrat), et


2. Frais remboursables ; ils doivent ensuite être répartis entre coûts en
devises et coûts en monnaie nationale. La rémunération du personnel
doit être estimée de façon réaliste, pour le personnel tant national
qu’étranger.

Les documents sur les références du candidat porteront en général sur tout
son Capital : le statut juridique, le chiffre d’affaires annuel des cinq ou trois
derniers exercices, les détails sur les prestations et travaux en cours, la
qualification et l’expérience du personnel, les rapports sur la situation
financière, une description des méthodes et calendrier proposé pour réaliser
les prestations.
Le dossier du candidat comprendra :

1. L’expérience antérieure, les références en ce qui concerne l’exécution de


marchés analogues ;
2. La capacité en termes de personnel, de matériels et d’équipements de
construction ou de fabrication en procession ou location ;
3. La situation financière ;
4. Les engagements en cours.

L’évaluation de l’Offre technique présentée par le Soumissionnaire comprendra :

1. L’évaluation du projet du Soumissionnaire à mobiliser les équipements


et le personnel clés pour l’exécution du Marché ;
2. La méthode d’exécution :
3. Le calendrier de travail ;
4. Et les sources d’approvisionnement dans les détails suffisants, et en
conformité avec les exigences définies. Spécifications des Travaux. Une
Offre sans proposition technique ou une Offre pour laquelle la
proposition technique n’est pas suffisamment conforme (i.e. avec des
écarts matériels, des réserves ou omissions) sera rejetée.

Pour les marchés à plusieurs lots, le soumissionnaire doit proposer plusieurs


listes de matériels, de personnels et capacités financières différentes.
III. VISITE DE TERRAIN ET EVALUATION DES CONTRAINTES DU
SITE
Tout Soumissionnaire potentiels et désirant obtenir des clarifications sur les
Documents et le site peuvent contacter le Maître d’Ouvrage, par écrit, à
l’adresse du Maître d’Ouvrage indiquée dans les DPQAO ou soumettra une
demande au cours de la réunion préparatoire prévue dans l’avis. Le Maître
d’Ouvrage répondra par écrit à toutes les demandes de clarifications reçue
au plus tard quatorze jours (14) jours avant la date limite de dépôt des Offres.
Il adressera une copie de sa réponse (indiquant la question posée mais sans
mention de son origine) à tous les Soumissionnaires éventuels qui auront
obtenu d’Appel d’Offres conformément à la Clause. Si les DPQAO le
prévoient, le Maître d’Ouvrage publiera également sa réponse sur la page
Web identifiée dans les DPQAO dans les meilleurs délais. Dans le cas où le
Maître d’Ouvrage jugerait nécessaire de modifier l’Appel d’Offres, dans un
souci de clarification, il le fera conformément à la procédure stipulée dans
les Clauses.
Il est recommandé au Soumissionnaire de visiter et d’inspecter le Site des
Travaux et ses environs pour d’obtenir par lui-même, et sous sa propre
responsabilité, tous les renseignements qui peuvent être nécessaires à la
préparation des Documents de Qualification et des Offres et la signature
d’un marché pour l’exécution des travaux. Les coûts liés à la visite du Site
sont entièrement à la charge du Soumissionnaire.
Entre autres renseignements on peut retenir :

• Les voies d’accès, la sécurité et sûreté sur tout dans les zones de conflits
;
• La mise à disposition du site ;
• Les sources d’approvisionnements en matériaux ;
• La disponibilité de la main d’œuvre locale ;
• L’attestation de visite.

IV. PRISE DE DECISION


Dès la réception du dossier l'entrepreneur analyse des références et critères
d’évaluation du dossier, il analyse ses capacités à savoir :

Sur le plan administratif : le statut et les autres coordonnées de son


entreprise ;
Sur le plan financier : la capacité financière, ligne de crédit et liquidé
etc.
Sur le plan technique : les moyens humains (personnel clé, personnel
d’appui et leurs expériences), les moyens matériels.

Cela étant, il évalue les références et critères qu’il possède sur la base des
nombres de point proposés dans le dossier et juge sa qualification.
La décision de l'entrepreneur à soumissionner seul et/ou en groupement ou
encore en sous-traitance ou non à l'appel d'offre dépend de son jugement
sur sa qualification.
Après le jugement de sa qualification, il s’engager à reconnaitre et accepter
toutes les conditions de financement qui sont déterminer dans la convention
de financement conclue entre le maître d’ouvrage et le bailleur.
CHAPITRE 3
OUMISSION A L’APPEL D’OFFRE

I. IDENTIFICATION DES PIECES A CONSTITUER


Les mentions des pièces du Dossier de Consultation des Entreprises
Avis de consultation :
La réglementation des marchés publics donne pour chaque mode de
passation les procédures de publicité ainsi que les mentions obligatoires à
respecter pour la publicité de la consultation.
On peut retenir les informations suivantes :

• L’identification du maître de l’ouvrage ;


• L’objet et caracteristiques du marche, identification des lots ;
• Procedures de passation ;
• Les conditions a remplir par les candidats ;
• Delai d’execution ;
• Lieu de consultation et achat des dossiers (+cout) ;
• Cautionnement des offres ;
• Date limite de reception des offres ;
• Delai de validite des offres ;
• Lieu de demande renseignements complementaires.

Règlement particulier de la Consultation


Le règlement de la consultation constitue l’un des documents du dossier de
consultation des entreprises en marchés publics établi dans l’objectif de
respect de l’égalité des candidats. Son contenu est réglementé par le code
des marchés publics. La liste des mentions suivantes à faire figurer dans ce
document permet de préparer ce document pour des marchés de travaux. En
marché privé, on peut s’inspirer de cette liste.
En règle générale, les mentions suivantes sont à introduire dans ce document :

• Les règles spécifiques au règlement de la consultation


o Date et limite de remise des offres ;
o Mode de consultation (appel d’offre ouvert (National/ International) ou
restreint) ;
o Reference au code des marches ;
o Decoupage en tranches ;
o Nature d’intervention des entreprises (marche unique en entreprise generale,
o Marches separes en groupement, sous-traitance.) ;
o Variantes ;
o Le mode de reglement des marches : en general par virement bancaire ou cheque
etabli ;
o Les modalites d’obtention du dossier de consultation : dossier gratuit ou payant,
cautionnement

• Les clauses contractuelles du marché


Ces clauses se trouvant dans le CCAP, il n’est pas nécessaire de les reprendre.
Elles permettent de définir et désigner les intervenants (maître d’ouvrage,
présence ou non de délégation, contrôleur technique, la coordination) ainsi
que la décomposition en lots.

• Présentation des offres des candidatures

Dans les documents à présenter, certains seront des documents qui ne


justifieront que le choix du titulaire et d’autres deviendront des documents
contractuels. Il faudrait définir le nombre d’enveloppe, le contenu de chaque
enveloppe et la mention qu’il faudrait sur chaque enveloppe.

• Mentions à porter sur l’enveloppe extérieure :


o « Appel d’offre pour … » ;
o « Ne pas ouvrir » ;
o Adresse postale du destinateur
• Mentions à porter sur l’enveloppe intérieur :
o Noter distinctement « 1er ou 2nd enveloppe »
o Entreprise…, lot N°…(eventuellement).
• Jugement des offres: Definir les criteres de jugement des offres des entreprises : moins
disant, mieux disant et criteres d’evaluation des offres techniques et financieres…
• Condition de remise des offres: Il faudrait definir la date limite et le lieu de reception
des offres en indiquant une heure limite.

Généralement pour une soumission, l’entreprise présentera pour chaque lot,


une offre sous un pli unique contenant 2 enveloppes distinctes séparées et
scellées.
 « Proposition de qualification »

» renfermant 2 sous-enveloppes séparées et comprenant les éléments suivants :
• « Descriptif administratif » intégrant Une lettre de candidature, une fiche de
renseignements, les formulaires financiers dûment remplis et accompagnés des
bilans, Les formulaires d’expérience accompagnés des justificatifs (PV de
réceptions, attestations de bonne fin, copies des pages de garde et de signature
des contrats), le formulaire de charge de travail, le formulaire des antécédents et
litiges ;
• « Proposition technique » renfermant : la garantie de soumission, la déclaration
d’engagement signée, la méthodologie accompagnée des spécifications
environnementales, sociales, de sécurité et de santé, le planning, les formulaires
de matériel accompagnés des justificatifs en possession (copies cartes grises,
factures d’achat…) ou en location (documents de location…), y compris les
documents techniques de chaque matériel le cas échéant, les formulaires et les CV
signés du personnel proposé accompagnés des diplômes traduits et certifiés en
langue française ainsi que les justificatifs des expériences réalisées (attestations
de travail);

 « Proposition financière »

renfermant la soumission, le bordereau des prix unitaires et le détail quantitatif et
estimatif hors taxes. Les propositions pour tous les lots doivent être remises en même
temps. Les noms des soumissionnaires doivent être indiqués sur chaque enveloppe.
II. RECHERCHE D’INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES
• Renseignements complémentaires

Pour des fins de clarifications, le maître d’ouvrage donne des adresses pour :

• demander de renseignements complémentaires ;


• consulter le dossier complet ;
• la réunion préparatoire et la visite du site.

III. ELABORATION DU DOSSIER ET PROCEDE DE


SOUMISSION
1. Elaboration du dossier de consultation :
Comme rappeler dans les chapitres précédents, l’élaboration du dossier
(candidature ou offre) est une étape importante pour faciliter la
compréhension, l’analyse et la comparaison. Les tableaux énoncent tous les
critères et exigences que les Soumissionnaires doivent satisfaire pour être
considérés comme éligibles, qualifier et être retenus pour la mise en œuvre
des travaux. On peut retenir à titre d’exemple :
NB : les grilles d’évaluation de l’éligibilité et de qualification qui sont énoncées dans les
tableaux, sont à titre d’exemple. Le soumissionnaire doit démonter (remplir les
formulaires proposer dans le dossier) avec preuves qu’il dispose des expériences
spécifiques minimales relative aux exigences. Elles sont contrôlées par la sous-
commission d’analyse technique et financière des offres.
2. Montage d’une offre
Après la vérification et l’évaluation de la satisfaction des critères
d’évaluation, les soumissionnaires doivent constituer l’offre proprement dit
; c’est à dire réunir les pièces toutes demandées dans l’offre. Les formulaires
doivent être dûment renseigner et regrouper par proposition comme l’exige
le dossier
A titre d’exemple :

• Proposition Administratif intégrant toutes les pièces de renseignements sur son


entreprise :
o Les pièces d’identification fiscale, statu et autres pièces administratives
mis à jour et/ou légalisées… ;
o Les formulaires d’expérience dûment remplis et accompagnés des
justificatifs (PV de réceptions, attestations de bonne fin, copies des pages
de garde et de signature des contrats), le formulaire de charge de travail,
le formulaire des antécédents et litiges ;
o Les formulaires financiers dûment remplis et accompagnés des bilans.
• Proposition technique renfermant :
o La garantie de soumission ;
o La déclaration d’engagement signée ;
o La méthodologie accompagnée des spécifications environnementales,
sociales, de sécurité et de santé ;
o Le planning des activités ;
o Les formulaires de matériel accompagnés des justificatifs en possession
(copies cartes grises, factures d’achat…) ou en location (documents de
location…), y compris les documents techniques de chaque matériel le cas
échéant ;
o Les formulaires et les CV signés du personnel proposé accompagnés des
diplômes traduits et certifiés en langue française ainsi que les justificatifs
des expériences réalisées (attestations de travail).
• Proposition financière renfermant :
o La lettre de soumission avec le montant de l’offre ;
o Le bordereau des prix unitaires et le détail quantitatif et estimatif hors
taxes.

3. Procédé de soumission
La réception des offres : Le dossier de consultation des entreprises précise le
lieu et la date de remise des offres des candidats. Chaque candidat y dépose
alors son offre contre un récépissé attestant le dépôt.
Les plis sont enregistrés par ordre dans un registre en indiquant la date,
l’heure des dépôts et en prenant soin de faire signer (avaliser) les
informations par le représentant du candidat

CHAPITRE 4
DEPOUILLEMENT ET ATTRIBUTION DU MARCHE

I. OUVERTURE PUBLIQUE DES OFFRES


La séance d’ouverture des plis suppose les préalables ci-après déjà réglées :

• La designation de la commission ;
• La convocation de la commission a la seance d’ouverture des plis ;
• La designation des personnes invitees a la seance d’ouverture des plis.

L’ouverture des offres remis sous plis fermés doit intervenir au lieu et à la
date prévue dans le dossier d’appel d’offres. Elle est organisée dans le cadre
d’une séance publique ou non publique. Dans cette séance le nom du
soumissionnaire et le prix global de son offre y compris d’éventuelles
variantes de celle-ci sont lues à haute voix et consignés dans le procès-
verbal, qui est à rédiger sur la séance d’ouverture des plis et à communiquer
au bailleur dès qu’il a été signé par les membres de la commission
d’ouverture des plis. Sur demande du bailleur une copie de l’offre lui est
remise en même temps qu’au Client, sous pli fermé.
1. Examen et rejet d'offres :
En général, une offre est rejetée si :

• Elle a ete reçue apres l’expiration du delai de soumission ;


• Elle n’est pas conforme au dossier d’appel d’offres dans des points essentiels, par ex. le
cahier des clauses generales ou des prescriptions techniques importantes ;
• Elle comporte des reserves ou restrictions essentielles, ou
• Il manque la declaration d’engagement selon la procedure.
Aucune négociation entre Client et soumissionnaires n’est admissible entre
le moment de l’ouverture des plis et l’attribution du marché, ni de
modification d’offres. Le Client peut cependant demander aux
soumissionnaires des précisions si nécessaires au dépouillement des offres.
Ni les précisions demandées par le Client, ni les modifications apportées par
le soumissionnaire à son offre ne doivent alors conduire à des modifications
du contenu ou du prix de l’offre. Les demandes du Client et les réponses du
soumissionnaire doivent avoir la forme écrite.
L’appel d’offres est confidentiel. Cette confidentialité permet au Client et au
bailleur d’éviter toute ingérence inacceptable. Le Client et le bailleur ainsi
que les personnes chargées du dépouillement des offres et de la proposition
d’attribution ne fournissent donc aucun renseignement sur l’évaluation
d’offres et les recommandations sur l’attribution du marché aux
soumissionnaires ni à d’autres personnes n’intervenant pas à titre officiel
dans la procédure d’attribution. En cas de non-respect de la confidentialité,
le bailleur peut demander l’annulation de l’appel d’offres.
II. ANALYSE DES RESULTATS DES OFFRES
Après l’ouverture des plis, il est désigné une sous-commission (ou des sous-
commissions) d’analyse des offres. Cette commission peut être à
connotation plus technique mais il n’est pas exclu qu’elle soit la même que
celle qui a fait l’ouverture des plis. Dans certains cas, l’analyse des offres est
souvent confiée au maître d’œuvre dont le travail préalable devrait être
d’analyser, comparer les offres et faire des propositions d’attribution par
lot.
Les offres non rejetées sont dépouillées par le Client, généralement en
coopération avec le consultant, ou par le consultant. L’objectif du
dépouillement consiste à déterminer l’offre la plus avantageuse par
l’évaluation des caractéristiques pertinentes des diverses offres et leur
comparaison subséquente. Si cela est prévu dans le dossier d’appel d’offres,
ce travail prend en compte, outre le prix, d’autres éléments quantifiables qui
sont essentiels pour la réussite du projet et sa durabilité, tels que délais de
livraison, durée des travaux, emploi du personnel, liste des équipements,
aspects environnementaux et sociaux, frais de fonctionnement et frais sur la
durée de vie globale, approvisionnement en pièces de rechange, service
après-vente et propositions sur la formation du personnel local. S’il y a eu
une présélection, les critères examinés lors de celle-ci ne font plus l’objet de
l’évaluation, sauf en cas de doutes sur l’accomplissement des critères de
qualification minimum apparues postérieurement.
Elles sont aussi examinées individuellement pour voir si elles sont exemptes
de fautes techniques et d’erreurs de calcul. L’évaluation et la pondération se
fait en termes quantitatifs, si possible par unités monétaires, et se déroulent
exclusivement selon les critères fixés au dossier d’appel d’offres. Est retenue
l’offre la plus avantageuse ainsi déterminée, corrigée d’erreurs de calcul. Par
principe, ce n’est pas automatiquement l’offre la moins disante qui
l’emporte.
Si le prix de l’offre paraît exceptionnellement bas par rapport aux services à
effectuer, le soumissionnaire est invité, par écrit, à fournir un état détaillé
du calcul de ses prix.
Si, après des éléments fournis par le soumissionnaire, des doutes matériels
persistent sur les possibilités d’accomplissement des fournitures et services
demandés au prix proposé dans l’offre, et si cela laisse craindre un risque
majeur d’exécution du marché, l’offre est exclue.
Le choix des entreprises à retenir est arrêté à partir des critères définis dans
le dossier de consultation des entreprises.
Un procès-verbal (rapport d’évaluation) est rédigé pour présenter les
résultats des analyses. Selon les prérogatives données à la commission
d’analyse des offres, elle peut soit faire des propositions d’attribution, soit
attribuer le marché, soit déclarer l’appel à concurrence infructueux.
La méthode du moins disant consiste à attribuer systématiquement le marché
à l’entreprise techniquement capable et qui a proposé l’offre financière la
moins coûteuse.
La méthode du mieux disant définit des critères plus objectifs avec une note
attribuée à chaque critère et éventuellement une pondération entre critères.
Elle intègre non seulement les aspects techniques, la qualité, la valeur du
candidat mais aussi d’autres critères comme le service après-vente pour
former un tout qui puisse répondre aux attentes du maître d’ouvrage.
III. ATTRIBUTION DU MARCHE
1. Information des soumissionnaires
Après la décision sur le titulaire du marché, le Client informe les autres
soumissionnaires du fait que leur offre n’a pas été retenue en précisant si
l’offre a été en conformité avec les conditions générales et techniques du
dossier d’appel d’offres. L’entreprise retenue est notifiée de l’intention du
maître de l’ouvrage de lui confier le marché. Il peut être procédé à une
dernière négociation avant d’établir le contrat. Les résultats de cet appel
d’offre est publié dans les différents canaux de publication.
IV. DROITS ET DEVOIRS DU SOUMISSIONNAIRE
Après la décision sur le titulaire du marché, la publication des résultats, les
soumissionnaires sont informés par courrier que leurs offres n’ont pas été
retenues avec les motifs des rejets.
1. Réclamations relatives à la Passation de Marchés
Les Candidats/Soumissionnaires qui estiment que des mesures ou des
décisions prises dans le cadre du Processus de Passation de Marchés
entraînent un désavantage déloyal peuvent déposer une réclamation relative
à la Passation de Marchés. À moins que le mécanisme de réclamation prévu
par la Réglementation sur la Passation de Marchés Publics n'en dispose
autrement, une telle réclamation doit être adressée par écrit au maître
d’ouvrage, avec copie au bailleur, en précisant les motifs de la réclamation et
en se référant aux dis- positions applicables des documents de Passation de
marchés ou des autres règlements applicables. Dès réception d'une telle
réclamation, maître d’ouvrage traitera rapidement la réclamation et
répondra au plaignant par écrit en détaillant le résultat du traitement de la
réclamation. Si le traitement de la réclamation n'est pas possible dans les
trois (3) jours ouvrables suivant la réception de la plainte, le maître
d’ouvrage devra au moins en accuser réception et communiquer les résultats
du traitement de la réclamation au plaignant avec dans les dix (10) jours
ouvrables après avoir émis l'accusé de réception.
Le maître d’ouvrage veille à ce que toutes les réclamations et leur traitement
dans le cadre d'un Processus de Passation de Marchés soient portés à la
connaissance du bailleur pour le suivi quotidien. L'attribution d'un Contrat
avec le titulaire du marché ne peut avoir lieu tant que toutes les réclamations
n'ont pas été traitées de manière adéquate.
2. L’acte d'engagement
L’acte d’engagement est le document de la consultation par lequel
l’entrepreneur s’engage librement. Ce document fixe les conditions de son
intervention, sans toutefois permettre la possibilité de modifier les CCTP ou
le CCAP. La présentation de l’acte d’engagement préparé par le maître
d’œuvre devra permettre de recueillir toutes les informations apportées et
nécessaires à la précision des marchés.
L’acte d’engagement doit porter les indications suivantes :

• Les parties contractantes - Il s’agira d’identifier le maître de l’ouvrage


(raison sociale, adresse) et l’entreprise (nom ou raison sociale,
représentant habilité à signer le marché, adresse, registre du
commerce, mandataire en cas de groupement).
• Le prix du marché
o Suivant sa nature : prix unitaires ou prix global, prix mixtes
o Suivant l’organisation de la consultation : indication des lots
envisagés par l’entreprise avec leur montant hors taxes, la TVA
et le montant TTC ; indication des prix de variantes ou des
options envisagées ; décomposition du prix en tranches si elles
sont proposées.
o Avec proposition de rabais ou de majoration de la part de
l’entreprise, Dans le cas des tranches ; En proposant de
répondre à plusieurs lots ; Pour une option sur un délai
différent.
• Les travaux sous-traités
o sous-traités déclarés à l’appel d’offres ;
o intentions de sous-traiter ;
o montant de sous-traitance
o montant cédé ou nanti
• Les délais - Ils peuvent être :
o Imposés par le maître d’ouvrage; A partir de la notification du
marché ; A partir d’un ordre de service général puis d’un ordre
de service par lot si l’opération est en tranche.
o A gérer en cas de décomposition en tranches ;
o Laissés à l’initiative de l’entrepreneur : on définira le critère
dans le règlement de la consultation.
• Le mode de règlement - En général par virement (intitulé du compte
unique ou des comptes multiples de l’entreprise) ou par chèque établi
au nom de l’entreprise. Domiciliation des paiements dans le cas du
nantissement.
• Autres informations
o rappeler les renseignements sur les Prescriptions du marché ;
o indiquer le comptable assignataire
o préciser l’ordonnateur des dépenses.
• signature et transmission de l’acte d’engagement - L’acte
d’engagement doit être successivement complété de :
o la signature de l’entrepreneur ou des entreprises au moment de
la remise des offres ;
o la signature du maître de l’ouvrage après acceptation de l’offre.

V. ANNULATION DE L’APPEL D’OFFRE


L’appel d’offres peut être annulé au cas où :

• La concurrence aurait été insuffisante,


• Aucune offre conforme au dossier d’appel d’offres n’aurait été reçue,
• Les offres admises au dépouillement dépasseraient considérablement
le budget disponible,
• Les bases techniques ou économiques de l’appel d’offres auraient subi
des modifications essentielles avant la décision d’attribution, ou
• Les offres de prix seraient à l’évidence et sensiblement démesurées.

En général, la concurrence est considérée insuffisante si le nombre des


offres qui passent au dépouillement est bien inférieur à ce que laissait
attendre la situation du marché, si les prix paraissent sensiblement trop
élevés ou s’il y a eu, à l’évidence, des ententes entre des soumissionnaires. Si
aucune offre conforme au dossier d’appel d’offres n’a été reçue, il peut être
renoncé à une nouvelle procédure de qualification et procédé au lancement
d’un nouvel appel d’offres ou – sous réserve des conditions à une passation
de gré à gré avec un des soumissionnaires initialement qualifiés.

Le fait que l’offre la moins disante dépasse le coût estimé ne constitue pas en
soi une raison justifiant l’annulation de l’appel d’offres.

Si l’offre la moins disante, conforme aux dispositions du dossier d’appel


d’offres, dépasse sensiblement le coût estimé, il convient d’examiner dans le
Rapport d’évaluation, sur la base d’une analyse des causes, les perspectives
d’obtenir une offre de prix plus appropriée en renouvelant l’appel d’offres.
Si cela n’est pas à attendre, et sous réserve de l’avis favorable du bailleur et
de l’annulation de l’appel d’offres, des négociations peuvent être engagées
avec le soumissionnaire ayant présenté l’offre la plus avantageuse conforme
au dossier d’appel d’offres pour voir dans quelles conditions il est possible
de parvenir à un prix adéquat en adaptant le volume du marché et/ou le
partage des risques et des charges.
L’annulation de l’appel d’offres et les suites à réserver à une telle démarche
requièrent l’avis favorable du bailleur. Le Client est tenu de signaler
l’annulation de l’appel d’offres par écrit à tous les soumissionnaires en leur
présentant les raisons qui y ont donné lieu. En cas d’annulation d’un appel
d’offres il est généralement procédé à un nouvel appel d’offres dans des
conditions revues permettant une plus grande concurrence, par ex. en
modifiant l’objet ou les conditions de l’appel d’offres

CHAPITRE 5
CAS D’ETUDE

I. DEFINITION ET TDR DU CAS PRATIQUE


Type : Dossier de Consultation des Entreprises.

Nom du projet : Travaux de sécurisation des sites des ouvrages de production


et de stockage (clôtures de 800.00ml avec des poteaux de 20cmx20cm en
béton armé, de hauteur de 2.00 m dont 80 cm sous terre tous les vingt (20)
m ; soit 40 poteaux).
Contenu du dossier :

Type de marché
Le marché qui sera passé à la suite de la présente demande de cotations sera un marché
de fourniture et de travaux à prix unitaires, appliqués aux quantités de matériel
réellement fournies et comptabilisées et aux quantités de travaux réellement exécutées
et mesurées, conformément aux dispositions des bordereaux des prix

Soumissions

Les soumissionnaires sont priés de remplir :
La déclaration d’engagement en Annexe ;
Le modèle de soumission présenté en Annexe (espaces blancs à remplir) ;
L’annexe à la lettre de soumission en Annexe ;
Le bordereau des prix unitaires ;
Le devis quantitatif et estimatif ;
Et soumettre

La liste du matériel pour l’exécution des travaux ;
La composition de l’équipe chargée de la mise en œuvre des travaux ;
Le planning des activités comprenant fourniture et réalisation des travaux ;
La liste des travaux similaires réalisés par l’entreprise.
A la demande du maître d’ouvrage, les Soumissionnaires doivent pouvoir justifier les
prix unitaires et forfaitaires.
Les Soumissions resteront valables pendant 90 jours à compter de la date de remise des
offres.
Les Soumissionnaires doivent déposer trois exemplaires de leur soumission (un original
et deux copies) à l’adresse suivante :
Sur l’enveloppe figurera le titre du marché « Travaux de sécurisation des sites des
ouvrages de production et de stockage (clôtures) ».
L’enveloppe ou le contenant extérieur ne doit porter aucune indication autre que celles
indiquées ci-dessus et ne devra en aucune façon permettre d’identifier le
soumissionnaire et la mention « A ne pas ouvrir avant la date et l’heures fixées pour
l’ouverture des offres ».
Les soumissionnaires sont priés, de joindre à leurs soumissions, une copie de leur offre
en version électronique (Clé USB avec fichier Excel pour le DQE).
La date limite de remise des Soumissions est le 04 décembre 2022 à 10H00 GMT. Les
offres déposées après cette date limite seront refusées.
L’ouverture des plis se fera le 04 décembre 2022 à 10h00 GMT, dans la salle de réunion
au rez-de-chaussée de bâtiment de la Direction de Planification et des Investissements.
Le Marché sera adjugé au Soumissionnaire ayant présenté l’offre la moins disante et
ayant satisfait aux spécifications techniques demandées.
Langue Contractuelle

La langue Contractuelle est la langue française. Les expressions chiffrées seront
exprimées dans le système métrique.
Conditions du contrat

L’Entrepreneur exécutera le marché conformément aux Spécifications Techniques et au
Bordereau des prix.
L’Entrepreneur sera responsable de la sécurité de toutes les activités sur le chantier.
L’Entrepreneur donnera accès au chantier au Maître d’œuvre, Maître d’ouvrage et à
toute personne autorisée par celui-ci ainsi qu’à tout lieu où sont effectués ou seront
effectués des travaux dans le cadre du contrat.
Prix

Tous les prix du montant du marché, exprimés en Euro ou en F CFA, seront fermes et
non révisables durant toute la durée de la convention. Les offres présentant une devise
différente ne seront pas acceptées. Tous les prix du marché ou de consultation seront
hors HT/HD. Aucun supplément de prix ne sera accepté après la signature du contrat
par l’Entrepreneur.
Les prix figurant dans le devis de l’Entrepreneur comprendront toutes les prestations
mentionnées ci-dessus ainsi que toutes les prestations et frais demandés dans les
présents documents « spécifications administratives », « spécifications techniques » et «
bordereau de prix ».
Délai d’exécution

L’Entrepreneur exécutera les travaux conformément au programme qu’il aura présenté
et mis à jour avec l’approbation du Maître d’œuvre. Il devra les terminer à la date
d’achèvement prévue.
Le délai d’exécution des travaux est soixante (60) jours et court à partir de la date
contractuelle de démarrage des travaux. Ce délai comprend à la fois le délai pour
l’approvisionnement en fourniture ainsi que le délai pour réaliser les travaux de
sécurisation des sites des ouvrages de production et de stockage (clôtures).
Les travaux seront considérés comme complètement achevés une fois que le Maître
d’œuvre et le Maître d’ouvrage aura prononcé la réception définitive et délivré le
certificat d’achèvement des travaux.
Programme de livraison des fournitures

Chaque livraison de fournitures sera rigoureusement conforme au programme
d’exécution et sujet à une approbation préalable par l’Ingénieur et le Maître d’ouvrage.
L’Entrepreneur informera continuellement l’Ingénieur et le Maître d’ouvrage sur l’état
de l’expédition et de la livraison et transmettra par courrier express à l’Ingénieur et le
Maître d’ouvrage les documents de transport (la liste de colisage détaillée, les bons de
réception au lieu de livraison, etc.).
L’Entrepreneur s’engage à transmettre à l’Ingénieur et le Maître d’ouvrage une copie de
toutes les correspondances entre le Fournisseur et le transporteur.
Formalités administratives

Dès livraison au lieu de livraison, l’Entrepreneur devra transmettre au Client, les
originaux des documents nécessaires pour l’exonération par courrier express avec
accusé de réception à l’adresse suivante :
Tous ces documents devront être établis au nom du Client. Les frais relatifs à la
transmission de ces documents sont à la charge de l’Entrepreneur.
Modification de la quantité

L’Entrepreneur ne pourra changer la quantité des produits à fournir sans l’approbation
écrite de l’Ingénieur, mais l’Ingénieur en accord avec le Maître d’ouvrage aura le droit de
modifier par écrit chaque article et l’Entrepreneur acceptera ces variations dans les
mêmes conditions. Dans le cas où le Fournisseur recevra une telle directive qui, à son
avis, provoquera un changement du prix contractuel, l’Entrepreneur devra signaler par
écrit, dans un délai de trois (3) jours, ses observations.
Modalités de paiement

Les montants à payer à l’Entrepreneur en monnaie étrangère (Euro) ou en monnaie
nationale (F CFA) seront payés dans la monnaie indiquée dans son offre. Les prix
figurants dans l’offre de l’Entrepreneur seront fixes et aucune réclamation de
dévaluation ou réévaluation de la monnaie indiquée dans l’offre ne sera pas acceptée.
Le paiement des montants dus à l’Entrepreneur sera effectué de la manière
suivante :
• L’entrepreneur recevra à sa demande un acompte de 50% (cinquante
pour cent) du montant contractuel du marché au titre de l’avance de
démarrage contre présentation d’une caution bancaire de même
montant émise par une banque agréée par le Client (voir modèle de
caution en annexe 3 de cette section).
• 40 % du montant contractuel répartis sur l’ensemble de délai
contractuel en fonction de l’avancement des travaux.
• 10% du montant correspondant à la retenue de garantie sera payé
contre une caution bancaire de même montant (selon le modèle de
garantie en annexe 3 de cette section).

Retenue de garantie

A la fin des prestations, l’Entrepreneur demandera au Maître d’œuvre de procéder à la
réception provisoire des prestations, entre le Maître d’œuvre, le Maître d’ouvrage et
l’Entrepreneur, après quoi, un procès-verbal de réception provisoire sera établi.
L’Entrepreneur est tenu de lever les réserves émises lors de la réception provisoire
endéans les 15 jours, après quoi le certificat d’achèvement des travaux pourra être
délivré.
Une retenue de garantie de 10% du montant de marché sera payée à l’entrepreneur
après la réception des travaux à réaliser contre l’émise d’une garantie bancaire de même
montant. Cette garantie de bonne exécution sera libérée six (6) mois après la réception
provisoire des prestations à réaliser.
Travaux temporaires et moyens d’exécution

L’entrepreneur sera responsable de la conception des travaux temporaires, nécessaires
pour l’exécution des travaux définitifs. Tous les plans de l’entrepreneur en vue de
l’exécution des travaux temporaires ou permanents devront être approuvés par le
Maître d’ouvrage avant d’être mis en œuvre. L’approbation de la part du Maître
d’ouvrage n’altèrera en rien la responsabilité de l’Entrepreneur pour ce qui est de la
conception des travaux temporaires.
Procédure de paiement des factures

La facture établie par le Fournisseur selon les modalités de paiement dûment
approuvées par l’Ingénieur et le maître d’ouvrage sera payée en F CFA ou en Euro, sur le
compte bancaire de l’Entrepreneur, par le bailleur de fonds dans un délai maximum de
soixante (60) jours après sa réception par l’Ingénieur.
Pénalités de retard

En cas de dépassement du délai contractuel, suite à un retard imputable au Fournisseur,
ce dernier sera passible de pénalités de retard qui seront calculées sur le montant de la
commande et seront déduites des factures du Fournisseur.
Les pénalités de retard sont fixées à 2% (deux pour cent) du montant de la commande
pour chaque semaine de retard. Les pénalités de retard sont limitées à un maximum de
10% (dix pour cent) du montant de la commande.
Dans le cas où le retard sur le délai contractuel dépasse cinq (5) semaines, le Client aura
le droit de résilier la commande. En cas de résiliation du contrat, tous les frais provoqués
par cette résiliation sont à charge du Fournisseur.
Personnel employé et matériel par l’Entrepreneur

Avant le début des travaux, l’Entrepreneur remettra au Maître d’ouvrage la liste
nominative à jour du personnel employé avec leur qualification. Il sera nécessaire
d’indiquer les responsables de site ainsi que leur n° de téléphone et leur adresse e-mail.
L’entreprise doit établir qu’elle dispose du matériel nécessaire pour l’exécution du
marché.
L’Entrepreneur, ainsi que tous les sous-traitants qu’il engagera, déclarent formellement
être en ordre avec toutes les formalités au sujet d’inscriptions de la société à l’INPS et
toutes autres dispositions légales nécessaires et obligatoires afin d’exercer les travaux
en République du Burkina Faso.
L’Entrepreneur déclare formellement avoir pris une couverture médicale couvrant les
travailleurs contre tout risque de chantier et responsabilité civile.
À tout moment, le Maître d’œuvre et le Maître d’ouvrage peuvent exiger de
l’Entrepreneur de se justifier en termes de législation sociale, notamment concernant
son personnel employé pour l’exécution des travaux, en matière de salaires, d’hygiène,
de sécurité, etc.
Le Maître d’œuvre et / ou le Maître d’ouvrage peut exiger le départ du chantier de toute
personne employée par l’Entrepreneur faisant preuve d’incapacité ou coupable de
négligences, imprudences répétées ou défaut de probité et, plus généralement, de toute
personne employée par l’Entrepreneur dont l’action est contraire à la bonne exécution
des travaux.
Litiges

En cas de litige simple au moment de la vérification des produits livrés et/ou
d’insuffisances dans les documents du marché, les deux parties sont convenues de
rechercher un accord à l’amiable, en se basant sur l’article 67 du modèle de convention
émis par la Fédération Internationale des Ingénieurs Conseil (FIDIC), Lausanne, Suisse.
En cas d’échec de cette procédure à l’amiable, le différend sera porté devant la Chambre
Internationale de Commerce de Genève.
La décision arbitrale sera définitive : elle liera les deux parties et sera exécutable dans le
pays du Fournisseur et en République du Burkina Faso.
II. EVALUATION DE L’OPPORTUNITE D’AFFAIRE
Pour l’essentiel, au moment de l’évaluation de l’opportunité, le
soumissionnaire vérifie s’il a les capacités techniques et financière
mentionnés dans l’offre (critères d’évaluation).

Dans cette phase, les soumissionnaires évaluent s’ils sont en mesure


d’accomplir convenablement les services qui leur seront demandés.
Couramment, les critères suivants sont évalués :

1. Non-existence de critères d’exclusion ;


2. Expérience dans la réalisation du service similaire, au cours de ces
dernières années ;
3. Expérience de travail dans le pays ou la sous-région, au cours de ces
dernières années ;
4. Capacité financière et économique, le chiffre d’affaires annuel moyen,
au cours de ces dernières années ;
5. Qualification des effectifs internes, ou du complément par des
ressources externes (expériences spécifiques).

III. PROPOSITION DE SOUMISSION


• Déclaration d’engagement ;
• Lettre de soumission ;
• Annexe de la lettre de soumission ;
• Garantie de remboursement a l’acompte ;
• Garantie de bonne exécution ;
• Description bordereau ;
• Devis quantitatif et estimatif.

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