République Algérienne Démocratique Et Populaire
Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
Université Badji Mokhtar Annaba
FACULTE DES SCIENCES DE L’INGENIEUR
DEPARTEMENT D’ELECTROTECHNIQUE
Domaine : Sciences et technologies
Filière :Electrotechnique
Thème :
Les Méthodes de l’écoulement de puissance
Réaliser par: Encadré par :
֍Rouag Oussama Siradj Eddine ֍Dr. Benalia Nadia
֍Zaouali Sami Chiheb Eddine
Examinateur :
֍ Pr.Azzag el bahi
2020/2021
Sommaire
Remerciements…………………………………………………………………………*
Introduction générale…………………………………………………………………..I
Chapitre I : Modélisation des différents éléments du réseau
1-Introduction………………………………………………………………...1
1. Modélisation des éléments du réseau…………………………………….2
1.1-Modèle de la charge électrique…………………………………………2
1.2- Modèle de Transformateurs…………………………………………...3
1.3-Modèle de la Ligne……………………………………………………...4
1.4-modèle de l’alternateur…………………………………………………5
1.5- Conclusion……………………………………………………………....6
Chapitre II : L’écoulement de puissance dans le réseau électrique
2.1-Introduction……………………………………………………………7
2.2- Classification des nœuds (Jeux de barres)…………………………..7
2.3 -Principe de fonctionnement d'un réseau électrique………………..9
2.4- Formulation des équations du Load Flow ………………………...10
2.5-Méthodes numériques appliquées pour la résolution de
l’écoulement de charges……………………………………………………..14
2.6-Conclusion……………………………………………………………24
Conclusion générale………………………………………………………………….…….v
Remerciements
Nous remercions en premier lieu« Allah »
pour nous A voir donné la force, le
courage et la volonté Nécessaire pour
réaliser ce travail.
Et nous tenons à remercier
notre encadreur
Mme Benalia Nadia
Introduction générale :
L'étude de l'écoulement de puissance permet d'avoir la solution des grandeurs d'un
réseau électrique en fonctionnement normal équilibré en régime permanent. Ces grandeurs
sont les tensions aux nœuds, les puissances injectées aux nœuds et celles qui transitent dans
les lignes. Les pertes et les courants s'en déduisent. Les études de l'écoulement de puissance
permettent de planifier la construction et l'extension des réseaux électriques ainsi que la
conduite et le contrôle de ces réseaux .
Dans cette partie, nous allons présenter les déférentes composantes d’un réseau,
introduire les notions principales concernant l'écoulement de puissance et présenter le
problème de l’écoulement de puissance .
le premier chapitre a été consacré à l’étude de l'écoulement de puissance, où différentes
méthodes itératives classiques à savoir les méthodes de Gauss, Gauss Seidel et newton raphson
pour déterminer les tensions au niveau des jeux de barres d’un réseau électrique. Dans le
deuxième chapitre, nous allons présenter le fonctionnement des réseaux électriques et
modélisé les différentes composantes des réseaux électrique .
I
Chapitre ǀ
Modélisation des différents élément du réseau
Introduction
Ce chapitre présente la modélisation des différents composants du réseau
électrique à savoir :
les générateurs d’énergie électriques, les charges électriques, les éléments shunt,
les transformateurs et les lignes de transport, ainsi que l’écoulement de
puissance.
La répartition des charges est l'un des principaux problèmes qui se pose aux
gestionnaires d'un système de production - transport d'énergie électrique. Dans
tout ensemble de centrales électriques alimentant un ensemble de
consommateurs par l'intermédiaire d'un réseau de transport maillé, on doit
déterminer la répartition des puissances fournies par ces centrales à un instant
donné tout en respectant un ensemble de contraintes techniques et économiques
L’analyse de la répartition des puissances dans un réseau électrique composé
d’un certains nombres de générateurs, lignes de transmission et des charges est
très importante pour les études, la planification et l’exploitation d’un réseau
électrique. Cela permet de connaître les conditions de production, de charge et
les niveaux de tensions du réseau. Les calculs permettant d’obtenir ces
informations sont connus sous le nom (écoulement des puissances ou Load Flow
ou encore Power Flow)
1
1. Modélisation des éléments du réseau:
Un réseau d'énergie électrique est un système d'éléments interconnectés conçu :
Pour convertir d'une façon continue l'énergie qui n'est pas sous forme électrique
en énergie électrique.
Pour transporter l'énergie électrique sur de longues distances.
Pour transformer l'énergie électrique sous des formes spécifiques
soumises à des contraintes bien déterminées.
Les éléments principaux d’un réseau peuvent être classés en trois sous-
systèmes :
Production (génératrices).
Transport, répartition et distribution (lignes).
Utilisation (consommateurs).
Pour étudier un réseau d’énergie électrique complexe, des modèles ou schémas
équivalents de ces principaux composants (générateurs, différents types de
transformateurs, lignes et charges) sont établis.
1.1- Modèle de la charge électrique
La charge électrique est souvent modélisée sous forme d'une impédance Z charge
qui consomme de la puissance active PL et réactive QL constantes (figure 1.1).
Cette charge représente souvent des postes de répartition (sous stations) qui
alimentent des réseaux de distribution
Figure 1.1:Modèle de la charge électrique
2
1.2- Modèle de Transformateurs
Un transformateur d’énergie électrique est représenté par un quadripôle en π
non symétrique.
Les grandeurs associées sont le rapport de transformation a et l’impédance de
fuite. Les rapports aRijR sont inclus dans les éléments de la matrice admittance,
c’est-à-dire que les susceptances de la matrice admittance bRijsont vues comme
des fonctions de rapports de transformation a(figure 1.2)
Figure 1.2:Modèle de transformateurs
La matrice d'admittance d'un transformateur inséré entre un nœud i et un nœud j
s'écrit:
Avec :
a : le rapport de transformation.
𝑦𝑖𝑗 : l’admittance de la branche i-j.
Dans certains cas, la branche magnétisante est prise en compte dans le modèle.
Elle se présente alors sous la forme d'une susceptance inductive shunt.
3
1.3- Modèle de la Ligne
Les lignes de transport sont modélisées par leur schéma en π classique, dans
lequel la conductance transversale est négligée (figure 1.3)
Figure 1.3:Modèle de la ligne
La matrice d’admittance nodale d’une ligne reliant un nœud i à un nœud j est donnée par :
Où l’admittance série 𝑦𝑖𝑗 vaut :
Av
ec
:
𝑟𝑖𝑗 ∶ la résistance série de la ligne ;
𝑥𝑖𝑗 ∶ la réactance série de la ligne ;
L'admittance transversale correspondant aux effets capacitifs s'écrit :
Avec :
𝑏𝑖𝑗0: la susceptance transversale.
4
1.4- modèle de l’alternateur
5
1.5- Conclusion :
Dans ce chapitre nous avons présenté un aperçu sur le fonctionnement des
réseaux d’énergie électrique on commençant par définition des réseaux, leurs
classifications des réseaux électrique et leurs architectures et l’acheminement de
puissance à travers ces réseaux.
6
Chapitre ǁ
L’écoulement de puissance dans le réseau
électrique
CHAPITRE 2 : ECOULEMENT DE PUISSANCE
2.1. Introduction
Le calcul d'écoulement de puissance est une étude en régime permanent du réseau électrique
qui consiste à déterminer, en premier lieu, à chaque jeu de barres, l'amplitude et la phase de
la tension ainsi que les puissances active et réactive injectées.
Connaissant les tensions (amplitude et phase) aux jeux de barres ainsi que les puissances
injectées (active et réactive), nous pouvons calculer, en deuxième lieu, les courants et les
puissances dans les lignes et ceux fournis par les sources.
Les objectifs les plus importants de l'étude de l'écoulement de puissance sont :
1- La détermination des puissances réactives et actives dans la ligne de transmission basée sur
certaines considérations à priori associées au récepteur ou au générateur.
2- Calcul des différences de potentiel à chaque noeud ou jeu de barre (bus en terminologie
anglo-saxon).
3- Vérifier qu’aucune ligne n’est surchargée. La surcharge peut signifier que la ligne est
proche
de la stabilité thermique.
4- Surveillance de la ligne en cas de ré-enclenchement.
5- Détermination de l’écoulement de puissance spécifique qui conduit à un dispatching
optimum
en calculant l'état du réseau (P, Q, V, δ,…) dans des hypothèses données de production et de
consommation.
2.2 Classification des nœuds (Jeux de barres)
À chaque jeu de barre (noeud), sont définis les 4 paramètres :
P: puissance active injectée ou soutirée
Q: puissance réactive injectée ou soutirée
V: module de la tension
δ: déphasage de la tension.
Dans l’analyse de l’écoulement de puissance, les jeux de barres du système sont classés en
trois catégories :
1- LES JEUX DE BARRES DE CONTROLE (CONTROL BUS)
Appelés aussi les jeux de barres (P V), pour ce type de jeux de barre, on associe les centrales
de production. On spécifie la puissance active et le module de la tension. Les variables à
déterminer sont la phase de la tension et la puissance réactive.
2- LES JEUX DE BARRES DE CHARGE (LOAD BUS)
Appelés aussi les jeux de barres (P Q), pour ce type de jeux de barre, on associe généralement
les charges. Ces dernières sont caractérisées par la consommation des puissances active et
réactive. On peut aussi associer des générateurs avec des puissances active et réactive fixées.
Les variables à déterminer sont le module et la phase de la tension
3- LE JEU DE BARRES DE REFERENCE (SLACK BUS)
Ce jeu de barres connu aussi par le jeu de barres balancier ou bilan, est choisi parmi ceux où
un générateur est connecté. Le rôle de ce jeu de barres est de fournir la puissance
supplémentaire nécessaire pour compenser les pertes transmission, car celles-ci ne sont pas
connues d’avance. En plus, ce jeu de barres sert de référence pour les phases des tensions. Par
convention, ce jeu de barre est identifié par le jeu de barres n° 1, dont le module et la phase de
tension sont toujours spécifies (V 1 pu et δ 0 . Donc, les puissances P et Q sont
inconnues, du fait que et ne sont pas spécifiées d’avance .Par conséquent , les
équations d’équilibres des puissances pour le jeu de barres de référence ne sont pas
explicitement incluses dans la formulation du problème de l’écoulement de puissance
Cependant P et Q peuvent être calculées après avoir obtenu la solution du problème
Tableau 1: Les types de nœuds des réseaux éclectiques.
2.3 Principe de fonctionnement d'un réseau électrique
Pour mieux comprendre le principe de fonctionnement, considérons le système de
distribution à deux barres de la figure (2.a). Les barres sont alimentées par des unités de
production qui génèrent respectivement les puissances SG1, et SG2. Les demandes se
définissent à chaque barre comme étant SD1 et SD2. Les deux barres sont connectées par
une ligne de transmission Fig. (2.b). Celle-ci est représentée par son modèle en π
caractérisé par une impédance série Z, et deux admittances shunt Yshi. Les deux tensions
de barres sont symbolisées respectivement par V1 et V2.
Dans la formulation du modèle, on combine les puissances générées et demandées à
chaque barre pour obtenir une puissance nette .Si définie comme la différence entre la
production et la consommation de puissance de la barre i en question. Cette puissance
nette est considérée comme injectée dans la barre par une "source de puissance de barre"
dont le symbole est introduit dans la Fig. (2.c) ci-dessous.
Figure 3.a : Exemple d’un système de transport.
Figure 3.b : Exemple d’un système de transport.
Pour le système à deux barres, ces puissances injectées sont:
S P jQ P P j Q Q (2.1)
S P jQ P P j Q Q (2.2)
Le fonctionnement du système est comme suit :
En agissant sur le couple moteur, ce qui peut être accompli à l'aide des régulateurs de
chaque turbine, on établit un équilibre entre la puissance active générée, la puissance
active demandée plus les pertes actives de transmission. Le critère essentiel pour maintenir
un tel équilibre est une fréquence constante de 50 Hz ou 60 Hz selon qu'on opère en
Europe ou en Amérique.
Par une manipulation du courant de champ de chaque rotor, ainsi que la force
électromotrice du stator, on établit un parfait équilibre entre la puissance réactive générée
dont une portion provient des lignes, la puissance réactive demandée plus les pertes
réactives. La constante de l'amplitude des tensions de barre est le critère essentiel pour
maintenir un tel équilibre.
Le rôle de la ligne de transmission est de fournir un chemin de transfert du surplus de
puissance d'une barre pour aller compenser la sur-demande de l'autre et ou de servir
comme branche de secours pour les circonstances critiques.
Le circuit de la figure (3.C) décrit un circuit électrique élémentaire très simplifié par
rapport à un réseau ordinaire.
Figure 3.c : Exemple d’un système de transport.
Pour concevoir le modèle du système, on commence par établir une continuité entre le
courant équivalent au rapport de la puissance injectée et de la tension de nœuds et celui
entrant dans les composants de la ligne de transmission. On obtient :
V ∙Y (2.3)
V ∙Y (2.4)
De la théorie des réseaux, Ysh et Z, paramètres constants des lignes, peuvent être
regroupés à l'intérieur des matrices décrivant la constitution physique du système. C'est
l'étape initiale de la modélisation.
2.4 Formulation des équations du Load Flow (Equations de répartition des charges)
Notre objectif est de calculer la puissance apparente injectée au noeud 3 en fonction de Vbus
et de Ybus et ceci pour un réseau de 04 nœuds ( On utilise le système PU )
La puissance au noeud 3 est :
S P jQ V ∙ I∗ 2.5
La puissance complexe S3 est définit positive lorsque elle est injectée au jeu de barre (cas des
générateurs) est négative lorsque elle consommé du jeu de barre (cas des charges).
soit SG3 et SD3 les composantes injectées et consommés de S3, alors:
S S S 2.6
La matrice Ybus est define par
I 1 Y11 Y12 Y13 Y14 V1
I Y Y24 V2
2 21 Y22 Y23
(2.7)
I 3 Y31 Y32 Y33 Y34 V3
I 4 Y41 Y42 Y43 Y44 V4
Le courant injecté au jeu de barre 3 :
I Y ∙V Y ∙V Y ∙V Y ∙V Y ∙V 2.8
Le conjugué de I3 :
∗ ∗
I Y ∙V∗ 2.9
En remplaçant (2.9) dans (2.5)
∗
S Y ∙ V .V∗ 2.10
Exprimant les tensions en coordonnées polaires :
∗ δ
S ∑ Y ∙ |V |e δ . V e (2.11)
∗ δ δ
S ∑ Y ∙ |V |. V e (2.12)
L’élément Y3j dans l’équation (2.12) est un nombre complexe qui peut être écrit sous 02
formes:
La forme polaire : Y Y eθ (2.13)
La forme cartésienne : Y G jB (2.14)
Avec θ tan
Les équations de l’écoulement de puissance peuvent être écrites sous deux formes différentes:
A. Les équations de l’écoulement de puissance sous leur forme polaire
En remplaçant (2.13) dans (2.12), on obtient:
θ δ δ
S ∑ Y e ∙ |V |. V e (2.15)
δ δ θ
S ∑ Y ∙ |V |. V e (2.16)
En appliquant la relation d’ Euler à l’équation (2.16) :
S ∑ Y ∙ |V |. V cos δ δ θ j sin δ δ θ (2.17)
Sachant que
S P jQ (2.18)
On peut déduire:
P ∑ Y ∙ |V |. V cos δ δ θ (2.19)
Q ∑ Y ∙ |V |. V sin δ δ θ (2.20)
D’une façon générale : Pour un réseau à n jeux de barres les puissances à n’importe quel jeu
de barres sont déterminées par les équations de l’écoulement de puissance sous leur forme
générale :
P ∑ Y ∙ |V |. V cos δ δ θ (2.21)
Q ∑ Y ∙ |V |. V sin δ δ θ (2.22)
B. Les équations de l’écoulement de puissance sous leur forme cartésienne
En remplaçant (2.14) dans (2.12), on obtient:
δ δ
S ∑ G jB ∙ |V |. V e (2.23)
En appliquant la relation d’Euler , l’équation (2.23) devient:
S ∑ G jB ∙ |V |. V cos δ δ jsin δ δ (2.24)
Et on deduit :
P ∑ |V |. V G cos δ δ B sin δ δ (2.25)
Q ∑ |V |. V G sin δ δ B cos δ δ (2.26)
D’une façon générale : Pour un réseau à n jeux de barres les puissances à n’importe quel jeu
de barres sont déterminées par les équations de l’écoulement de puissance sous leur forme
générale :
P ∑ |V |. V G cos δ δ B sin δ δ (2.27)
Q ∑ |V |. V G sin δ δ B cos δ δ 2.28)
2.3. Méthodes numériques appliquées pour la résolution de l’écoulement de charges
Pour résoudre les équations d'écoulement de puissances, un grand nombre de solutions
numériques sont disponibles. Ce sont en gros :
La méthode de GAUSS-SEIDEL
la méthode de NEWTON-RAPHSON
la méthode découplée rapide
2.3.1 METHODE DE GAUSS - SEIDEL
Le calcul de l`écoulement de puissance en régime permanent établi se base sur le système
d'équation linéaire suivante :
I YV (2.29)
Où :
I : vecteur complexe des Courants nodaux injectée dans le réseau ;
Y : matrice complexe des admittances nodales complexe ;
V : vecteur complexe des tensions nodales.
Si le réseau admet n nœuds I et V auront n composantes complexes et Y sera une matrice
complexe de dimension n n .Les élément de Yij seront calculés à partir des caractéristiques
des composantes du réseau. Cette méthode dérivant de la méthode itérative de Gauss utilisant
la matrice admittance consiste à supposer initialement les tensions pour tous les nœuds
excepté le nœud balancier où la tension est spécifiée et maintenue constante. Outre le nœud
balancier pris comme nœud de référence, les courants sont calculés pour tous les nœuds
comme suit:
∗
I ∗ ∗ (2.30)
Où :
n : Désigne le nombre de nœuds dans le réseau
S ∗ : Le conjugué de la puissance apparente injectée au nœud i ;
V ∗ : Le conjugué de la tension au nœud i ;
P : La puissance active injectée au nœud i ;
Q : La puissance réactive injectée au nœud i.
En remplace l'équation (2.29) dans (2.30) on aura :
I ∗ Y V ∑ Y V avec i=1,…..,n et i=1,…..,n (2.31)
L'expression de la tension pour chaque nœud est :
1 P jQ
V ∗ Y V Y V
Y V
(2.32)
On pose:
KL
(2.33)
YL
D'où l'expression finale de la tension pour chaque nœud :
V ∗
∑ YL V ∑ YL V (2.34)
Algorithme de Gauss Seidel :
1ereEtape : Formation de la matrice admittance.
2emeEtape : Estimation des valeurs initiales des tensions nodales V et δ
3emeEtape : Calcul des tensions pour chaque nœud suivant la relation (2.32)
Détermination des paramètres KL et YL
Initiation des itérations k=0
4emeEtape : Calcul itératif des tensions pour chaque nœud par la relation:
KL
V ∗
YL V YL V
V
On calcule l'écart entre les valeurs d'une même tension trouvé aux itérations suivantes :
∆V V V (2.35)
On introduit le facture d'accélération pour réduire le nombre d'itérations.
V V α∆V (2.36)
Calcul le facteur de convergence suivant:
|V V | ε. i=2,……..,n (2.37)
5emeEtape:
Une fois le test de convergence est vérifié les valeurs des tensions de la dernière itération sont
retenues, on calcule :
-Les puissances transitées :
∗
∗
s V∗ V V Y V∗V (2.38)
-Les puissances injectées :
S ∑ S (2.39)
-Les pertes :
S ∑ S (2.40)
Si non aller à l'étape 4.
2.3.2. METHODE DE NEWTON RAPHSON
Cette méthode est la plus utilisée pour résoudre les équations non linéaires. Dans les réseaux
électriques, elle a été aussi la méthode préférée pour la plupart des logiciels commerciaux.
Développons les équations (2.27) et (2.28) en série de Taylor avec l’estimation initiale et
négligeons tous les termes d’ordre supérieurs:
(2.41)
Dans l’équation précédente, le noeud 1 est le noeud de référence. La matrice Jacobéenne
donne la relation linéarisée entre les petites variations de l’angle et de l’amplitude de la
tension Δ ( ) et Δ| ( )| et les petits changements de la puissance active et réactive Δ ( ) et
Δ ( ). Les éléments de la matrice Jacobéenne (J1, J2, J3 et J4) sont les dérivées partielles de
(2. 27) et (2. 28), évaluées à Δ ( ) et Δ| ( )|.
Donc , l'équation (2.41) peut être réécrite sous la forme compacte suivante :
(2.42)
Le Jacobien J1 :
Les éléments diagonaux :
Pi
Vi V j Yij sin ij i j
i j i
2.43
Les éléments non diagonaux
Pi
i
Vi Vj Yij sin ij i j j i 2.44
Le Jacobien J2 :
Les éléments non diagonaux :
│V ||Y │ sin δ δ θ (2.45)
│ │
Les éléments diagonaux :
2 │V ||Y │ cos θ ∑ │Y ||V │cos δ δ θ (2.46)
│ │
Le Jacobien J3 :
Les éléments non diagonaux :
Qi
j
Vi V j Yij cos ij i j j i (2.47)
Les éléments diagonaux
Qi
Vi V j Yij cos ij i j
i j i
(2.48)
Le Jacobien J4 :
Les éléments non diagonaux
Qi
Vi Yij sin ij i j j i (2.49)
Vj
Les éléments diagonaux :
Qi
Vi
2 Vi Yii sinii V j Yij sin ij i j (2.50)
Le test de convergence de la méthode s'effectue comme suit :
∆Pi et ∆Qi sont les variations respectives des puissances actives et réactives du nœud (i)
définies par :
∆Pi P P
(2.51)
∆Q Q Q
Avec :
: Puissance active planifiée ;
: Puissance active calculée ;
: Puissance réactive planifiée ;
: Puissance réactive calculée ;
Le passage d'une itération vers l'autre se fait à partir des ajustements suivants :
δ δ ∆δ
(2.52)
│V │ │V │ ∆│V │
Où :
k : est le nombre d'itérations.
Algorithme de Newton -Raphson :
1ere Etape :
Introduction des données du réseau ;
Détermination de la matrice admittance ;
Les puissances actives et réactives des charges du réseau sont données dans le tableau de
planification.
2emeEtape :
Calcul des puissances actives et réactives pour, à l'exception du nœud de référence.
3eme Etape :
Puisque les valeurs des puissances planifiées sont données par le tableau de planification, on
peut calculer les variations de puissance telles que :
∆P P P
(2.53)
∆Q Q Q
Où:
(e) numéro d'itération,
P Q Puissances planifiées.
P Q Puissances calculées.
4eme Etape :
On détermine la variation maximale pour les variations des puissances Max∆P et Max∆P
5eme Etape :
On procède à un test de convergence pour le max de variations des puissances .Si une de ces
deux valeurs est supérieure à une certain tolérance (e) on passe au calcul du jacobien (J).
6eme Etape :
On se retrouve avec un système d'équations non linéaires dont la résolution est faite par la
matrice inverse. Les corrections sur les composantes des tensions sont déterminées pour
chaque nœud.
7eme Etape :
Les corrections sur les tensions sont utilisées pour déterminer les nouvelles estimations des
tensions nodales comme suit :
δ δ ∆δ
(2.54)
│V │V │ ∆│V │
8eme Etape :
Les nouvelles valeurs de sont remplacées dans les formules des puissances et on revient à
l'étape (3) pour refaire le processus itératif. La fin du processus itératif se fait lorsque les
variations des puissances à savoir : et deviennent inférieures à la précision.
2.3.3. LA METHODE DECOUPLEE
Lorsque les angles δ et δ sont très petits, leurs cosinus seront voisine de l'unité, leurs sinus
sont voisine de 0 et les termes H et L seront prépondérants par rapport à ceux des N et M .On
néglige N et M devant H et L, ce qui donne le Jacobien découplé.
La première équation de l'écoulement des puissances peut être exprimée comme suite :
∆θ
∆P J1 0 ∆
(2.55)
∆Q 0 J4
Ce système peut être écrit sous la forme suivante
∆P J1 ∆θ
∆ (2.56)
∆Q J2
La résolution de (2.56) est faite pour actualiser le module et l'angle des tensions aux nœuds
de charge par :
θ θ ∆θ (2.57)
Le processus itératif continuera jusqu’à l'obtention de la convergence.
Algorithme de la méthode découplée :
1er Etape :
-Introduction des données du réseau ;
-Détermination de la matrice admittance ;
-Les puissances actives et réactives des charges du réseau sont données dans le tableau de
planification ;
2emeEtape :
Calcul des puissances actives et réactives (P et Q ), pour k=1 à (n-1), à l'exception du nœud
de référence.
3emeEtape :
Puisque les valeurs des puissances planifiées sont données par le tableau de planification, on
peut calculer les variations de puissance telles que :
∆P ∆P ∆P
(2.58)
∆Q ∆Q ∆Q
Où :
- (e) numéro d'itération ;
-( , : puissances planifiées ;
-( , : Puissances calculées ;
4meEtape : On calcule les deux Jacobiens 1 et 4, tout en négligeant les deux autres J2 et
J3
J1 0
J (2.59)
0 J4
5emeEtape :
On calcule les corrections ∆ et ∆ pour chaque nœud par la résolution des deux équations :
∆V J ∆P
(2.60)
∆δ J ∆Q
6eme Etape :
On détermine la nouvelle estimation de la tension nodale à partir des corrections ∆ et∆ .
7eme Etape :
On remplace les nouvelles valeurs de δ et V dans l'équation de calcul de puissance (P et Q)
pour calculer de nouveau les variations ∆δ et ∆V , on revient à l'étape (3) pour refaire le
processus itératif.
8emeEtape :
La fin du processus itératif est atteinte lorsque ∆ et ∆ deviennent aussi petites.
2.3.4 LA METHODE DECOUPLEE RAPIDE
La méthode découplée rapide à été établie en 1973 par B.Scorretet O.Alasc . Elle utilise
d'autre simplification par rapport à la méthode découplée. La première étape consiste à
découpler l'écoulement de la puissance active et réactive, le module et l’angle de la tension.
La méthode découplée rapide est une simplification de la méthode découplée. Les éléments
des jacobiens sont obtenus après approximations successives:
cos θ θ 1
sin θ θ 0 (2.61)
GG sin θ θ ≪B
A partir de l'approximation précèdent, les jacobines s'écrivent comme suit :
Pour J1 :
J VVB
pour i 1 … . , n et i j (2.62)
J V B
Pour J4 :
J VVB
(2.63)
J V B
il vient donc;
∆P J ∆θ |V V |B′ ∆θ
∆ ∆
(2.64)
∆Q J |V |B′′
B′′ B , B′ B
Les éléments des sous matrice est sont exprimés en fonction de la partie imaginaire des
admittances.
On pose pu, on obtient un système linéaire :
∆Q B′′ ∆V
∆ (2.65)
B′ ∆Q
Avec :
1 1
B′′ B , B′ B , B ′
, B′
X X
Algorithme méthode découplée rapide
1ereEtape : introduire les données du réseau, et les grandeurs planifiées
2emeEtape : Calcul de la matrice
3emeEtape : Supposons que les tensions initiales sont v 1pu i 1, … . . n
4eme Etape: Calculons
∆P
B′ ∆Q
V
∆P P P V∑ V G cos θ B sin θ (2.66)
5emeEtape : Test de la convergence de la puissance active :
θ θ ∆θ (2.67)
6emeEtape:
- Si la convergence de la puissance n'est pas obtenue ou passe à la résolution d'équation (2-
66)
-Déterminons les nouveaux angles
7emeEtape : Calcul Qi et ∆ avec les nouvelles estimations de avec les équations :
Q V∑ V G sin θ B cos θ (2.68)
∆Q Q Q (2.69)
8emeEtape : Testons la convergence de puissance réactivée
∆Q ε (2.70)
2.4- Conclusion :
Dans ce chapitre, Nous avons vu l’objectif de l’analyse de l’écoulement de puissance
ainsi que les méthodes de résolution de ce problème puis on a vu l’importance de la
compensation de puissance réactive ainsi que leurs dispositifs
Conclusion générale :
La résolution de toutes les problématiques ou presque nécessitent les
résultats de écoulement de puissance qui peuvent s''effectuer par GAUSS
SEIDEL ou NEWTEN RAPHSON et qui nous permettent de déterminer les
tensions des différents jeux de barres, le flux de puissance, le courant les
pertes de puissance et les pertes de puissances dans chaque branche du
réseau.
Tous les logiciels des réseaux électriques qu'ils soient gratuit ou payant et
quelque soit son utilité comprend le résonnement par l'écoulement de
puissance De ce fait, il est important de les comprendre et savoir les utiliser
aisément.