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Resultats Simulation

Le document décrit la modélisation thermique d'un bâtiment dans le logiciel Design Builder. Il présente les résultats de simulation pour le cas de base sans isolation puis avec différents scénarios d'isolation des murs et de la toiture, permettant de réduire la consommation énergétique.

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Resultats Simulation

Le document décrit la modélisation thermique d'un bâtiment dans le logiciel Design Builder. Il présente les résultats de simulation pour le cas de base sans isolation puis avec différents scénarios d'isolation des murs et de la toiture, permettant de réduire la consommation énergétique.

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Table de matière :

1. bilan thermique : manuel + HAP


2. Simulation thermique dynamique : Design Builder
3. Dimensionnement des équipements
Modélisation du projet sous le logiciel Design Builder
Pour la simulation réalisée dans Design Builder, nous avons étudié deux situations distinctes
afin d'évaluer l'efficacité énergétique de l'enveloppe du bâtiment. Dans la première situation,
on a négligé les charges internes (occupation, éclairage, équipements) afin de se concentrer
exclusivement sur l'analyse de l'enveloppe. Nous avons pu analyser l'impact des
caractéristiques de l'enveloppe sur la consommation d'énergie du bâtiment grâce à cette
méthode. Dans le cas opposé, nous avons inclus les charges internes dans la simulation pour
rendre les conditions plus réalistes. En incorporant l'occupation, l'éclairage et les équipements,
nous avons pu évaluer l'interaction entre les charges internes et la structure du bâtiment.

Cas : Exclus des charges internes :


2.1 Résultats de simulation des scénarios d'optimisation de l’enveloppe :
Pour notre étude sur l'impact des améliorations sur la consommation énergétique d'une
construction de base, nous avons analysé trois situations. Dans chacune des situations, nous
examinerons l'effet de l'intégration d'une amélioration spécifique sur la consommation
d'énergie du bâtiment d'usine. Voici les trois situations que nous examinerons :
• Cas 1 : Isolation de mur extérieur
• Cas 2 : Isolation de Toiture

• Cas 3 : Types des skydomes

Cas de base : Standard


 Résultats de simulation de bâtiment de référence

Les hypothèses fondamentales, présentées dans le tableau 16, ont été établies en se basant sur
les coefficients de transmission et de construction minimums pour évaluer l'effet de toute
amélioration induite. En effectuant des comparaisons entre la consommation d'énergie de
l'usine de base avec et sans améliorations, nous avons pu établir une conclusion finale. Le
tableau 17 illustre la consommation annuelle de l'énergie de base.

Tableau 1 : Les coefficients de transmission thermique du cas du bâtiment de base


Elément de Coefficient de transmission
Type
L’enveloppe thermique (W/ (m2. K))
Murs Extérieurs Paroi Simple sans isolation U = 5.882
Toiture Simple sans isolation U = 7.14
Skydome PCA 4 mm U = 3.8

L'analyse de ces valeurs révèle que la consommation annuelle de chauffage du bâtiment de


base s'élève à 586660.89 kWh, avec une moyenne de 151.10 kWh/m².an, ce qui suggère un
effort énergétique relativement modéré pour chauffer le bâtiment. Par contre, la
consommation de climatisation est plus élevée, atteignant 891649.75 kWh, ce qui correspond
à une moyenne de 229.65 kWh/m².an, reflétant une demande plus importante en énergie pour
le refroidissement du bâtiment. En additionnant les consommations de chauffage et de
climatisation, on obtient une consommation totale d'énergie de 1478310.64 kWh, soit une
moyenne de 380.75 kWh/m².an. Ces indicateurs mettent en lumière des points d'amélioration
potentiels, notamment au niveau de l'isolation, des systèmes de chauffage et de climatisation.
La mise en œuvre d'actions ciblées sur ces aspects permettrait de réduire la consommation
d'énergie tout en préservant le confort des occupants.
Tableau 2 :
Consommation (kWh) Consommation (kWh/m².an)
Chauffage 586660.89 151.1
Climatisation 891649.75 229.65
Total 1478310.6 380.75

La figure ci-dessous illustre le bilan thermique, c'est-à-dire la différence entre la


consommation d'énergie thermique pour le chauffage et celle pour le refroidissement. Dans
cette situation, le bilan thermique est positif pour tous les mois, sauf juin, juillet, août et
septembre. Cela signifie que le bâtiment a consommé plus d'énergie pour le chauffage que
pour le refroidissement pendant la majorité de l'année, avec une consommation énergétique
élevée pour le refroidissement, atteignant un maximum de -10072.13 kWh en Juillet. La
consommation d'énergie pour le chauffage est également importante, atteignant un maximum
de 8145.52 kWh en janvier.

Figure : le bilan thermique annuelle de bâtiment de Base


La figure ci-dessous offre un aperçu détaillé des différentes températures et bilans thermiques
de la construction. Dans la première section de la figure, il est évident que la température
intérieure est maintenue à 18 °C grâce à un système de chauffage actif dans le bâtiment, tandis
que la température radiante est de 11.77°C, ce qui est bien inférieur à la température ambiante
de 18°C. Cela implique que les parois produisent un rayonnement infrarouge froid, ce qui
réduit la température ressentie des occupants par rayonnement et réduit leur température
ressentie (To= 14.88 °C).
La seconde section de la figure présente de manière approfondie les flux thermiques qui
entrent et qui sortent du bâtiment. La perte de chaleur vers l'extérieur est principalement
causée par les murs (-81.09 kW), les toits (-428.39 kW) et le vitrage (-7.96 kW). Le bilan
thermique global négatif (-641.17 kW) met en évidence une diminution de la chaleur
supérieure aux apports, ce qui suggère une isolation insuffisante de la structure.

Figure : les flux thermiques du bâtiment de base

Cas 1 : Isolation de Mur extérieur


Lors de la réalisation d'une simulation thermique dynamique (STD) dans Design Builder, il
est recommandé de commencer par ajuster les paramètres des murs extérieurs, et ce, pour
diverses raisons essentielles. En premier lieu, les murs extérieurs constituent la base de
l'enveloppe d'un bâtiment et représentent la zone principale de perte de chaleur. Le fait qu'ils
soient exposés aux conditions climatiques extérieures variables, ce qui les rend plus
susceptibles aux transferts thermiques. De cette manière, l'adaptation des caractéristiques des
murs extérieurs, telles que l'isolation, peut avoir une influence importante sur la performance
énergétique globale du bâtiment. Pour évaluer l'effet de l'isolation sur la consommation
énergétique annuelle nous avons examiné les trois options d'isolation suivantes :
• Cas de Base : Aucune isolation supplémentaire (U = 5.882 W/ (m^2. K)).
• Scénario 1 : Intégration de 4 cm d’isolation (U= 0.762 W/ (m^2. K)).
• Scénario 2 : Intégration de 10 cm d’isolation (U= 0.330 W/ (m^2. K)).
 Résultats de la simulation :
D’après le tableau ci-dessous, on constate une réduction considérable de la consommation
énergétique dans les deux scénarios d'isolation, avec des bénéfices accrus à mesure que
l'épaisseur d'isolation augmente. La consommation de chauffage diminue de 13.62% avec 4
cm d'isolation et de 16.03% avec 10 cm d'isolation, soit respectivement 130.51 kWh/m2 par
an et 126.87 kWh/m2 par an. Par contre, la consommation de climatisation n’est pas
considérablement diminuée, avec des diminutions qui ne dépasse pas de 1.38 % pour scénario
1 et de 3.11 % pour celles de scénario 2. Enfin, la consommation totale d'énergie diminue de
6.24% avec 4 cm d'isolation et de 8.24% avec 10 cm d'isolation, ce qui représente
respectivement une économie de 356.98 kWh/[Link] et 349.37 kWh/[Link].
Tableau 2 :

Consommation (kWh/m².an)
Cas de Base Scénario 1 Scénario 2 Gains
Chauffage 151.1 130.51 126.87 13.62 % / 16.03 %
Climatisation 229.65 226.47 222.5 1.38 % / 3.11 %
Total 380.75 356.98 349.37 6.24 % / 8.24 %

La figure montre comment les températures et les bilans thermiques ont évolué après
l'isolation des murs extérieurs. La température radiante a été initialement relevée à 11.8 °C et
la température opérative à 14.9 °C dans le cadre du scénario de base. Ces valeurs ont
considérablement augmenté après l'isolation des murs extérieurs. En conséquence, la
température radiante est passée à 14.5 °C et la température opérative a atteint 16.25 °C. Au
début, les murs étaient une source importante de perte de chaleur, avec une perte de chaleur
estimée à -77,92 kW. Cependant, cette valeur a considérablement diminué après
l'amélioration appliquée pour atteindre -17,77 kW. Cette évolution met l'accent sur l'effet
bénéfique de l'isolation des murs extérieurs sur les conditions thermiques internes, permettant
de réduire les transferts thermiques par conduction à travers les parois.

Figure 3 :

 Retour sur Investissement


Dans cette amélioration, le polystyrène expansé d'une épaisseur de 10 cm est sélectionné
comme isolant. En se basant sur un tarif unitaire de 140 DH/m2 pour une superficie des murs
extérieurs de 3409 m2. En choisissant cette amélioration énergétique, une diminution de
consommation de 31.38 kWh/m2 est observée, ce qui représente une diminution de 121989,36
kWh en termes de consommation énergétique et de 40663,12 kWh en termes de
consommation d'électricité. Il est important de souligner que le calcul de l'aspect électrique est
effectué en divisant la consommation énergétique sur le coefficient de performance moyen
d'une pompe à chaleur avec une valeur de 3.
Étant donné que le coût unitaire est de 1DH/kWh, l'utilisation de la solution d'isolation permet
d'obtenir un avantage de 40663,12 DH par an.
Le temps de retour sur investissement se calcul par la relation suivante :
Cout d' investissement(D h s) 477260
TRI = = = 11.73 an.
Economies annuelles (Dhs/ An) 40663.12

Un TRI de 11.73 ans pour l'isolation en laine de verre de votre enveloppe signifie qu'il
faudrait 11.73 années pour que les économies d'énergie et les réductions de coûts engendrées
par l'isolation compensent les coûts d'investissement initiaux.
Cas 2 : Isolation de Toiture
Pour étudier l'impact de l'isolation du toit sur la consommation énergétique annuelle, nous
avons examiné deux situations d'isolation : l'isolation du toit sans isoler le mur extérieur, et
l'isolation du toit et du mur extérieur simultanément.

Cas 1 : Sans Isolation de mur extérieur

Lors de la simulation du cas d'isolation du toit sans isolation du mur extérieur, nous avons
examiné les trois options d'isolation suivantes :

• Cas de Base : Aucune isolation supplémentaire (U = 5.882 W/ (m^2. K)).


• Scénario 1 : Intégration de 4 cm d’isolation (U= 0.779 W/ (m2. K))
• Scénario 2 : Intégration de 10 cm d’isolation (U= 0.334 W/ (m2. K)).

 Résultats de simulation :
Selon le tableau ci-dessous, lorsqu'il s'agit d'isoler le toit sans isoler le mur extérieur, les
résultats indiquent une réduction importante de la consommation énergétique dans les deux
scénarios d'isolation. Lorsqu'on utilise une isolation de 4 cm, la consommation de chauffage
passe de 151,1 kWh/[Link] à 82.09 kWh/[Link], tandis qu'avec une isolation de 10 cm, la
baisse est plus importante, atteignant 48.19 %, soit 78.28 kWh/[Link]. De même, la
consommation de climatisation diminue fortement, avec des diminutions 88.28 % pour une
isolation de 4 cm et de 92.38 % pour une isolation de 10 cm, soit une économie de 26.91
kWh/m².an et 17.49 kWh/m².an respectivement. Finalement, l'isolation de 4 cm réduit la
consommation totale d'énergie de 71.37 % et de 10 cm de 74.85 %, ce qui entraîne une
économie globale de 108.99 kWh/[Link] et 95.77 kWh/[Link] respectivement.
Tableau 2 :
Consommation (kWh/m².an)
Cas de Base Scénario 1 Scénario 2 Gains
Chauffage 151.1 82.09 78.28 45.66 % / 48.19 %
Climatisation 229.65 26.91 17.49 88.28 % / 92.38 %
Total 380.75 108.99 95.77 71.37 % / 74.85 %

La figure illustre l'évolution des températures et des bilans thermiques après l'isolation du toit,
avec 10 cm d’isolation, sans l'isolation simultanée du mur extérieur. Effectivement, la perte de
chaleur par le toit est considérablement réduite, passant de -428,39 kW à seulement -18,41
kW environ. Cette amélioration est cependant accompagnée d'une hausse significative des
pertes de chaleur par le mur, passant de -77,92 kW à -91,56 kW, et pour le skydome, passant
de -7,98 kW à -8,68 kW. Un phénomène de redistribution des flux thermiques peut expliquer
cette augmentation des pertes de chaleur à travers le mur et le skydome, où la chaleur,

recueillie à l'intérieur grâce à l'isolation du toit, cherche à s'échapper par d'autres voies moins
résistantes.
Figure :

 Retour sur Investissement

L'isolation du toit d'une superficie de 3909 m2 est faite avec du polystyrène expansé (EPS)
d'une épaisseur de 10 cm avec un coût total de 625440 Dhs. En optant pour cette amélioration
énergétique, l’isolant EPS nous donne une réduction de consommation de 284.98 kWh/m²
correspond à une réduction de 1106462 kWh en termes de consommation énergétique et à une
réduction de 368820.67 kWh en termes de consommation d'électricité. Le TRI d’intégration
de l’isolant polystyrène expansé sera 1.69 années.

Cas 2 : Avec Isolation de mur extérieur


Lors de la simulation du cas d'isolation du toit avec isolation du mur extérieur, nous avons
examiné les trois options d'isolation suivantes :

• Cas de Base : Aucune isolation supplémentaire (U = 5.882 W/ (m^2. K)).


• Scénario 1 : Intégration de 4 cm d’isolation (U= 0.779 W/ (m2. K))
• Scénario 2 : Intégration de 10 cm d’isolation (U= 0.334 W/ (m2. K)).
 Résultats de simulation :
Les données présentées dans le tableau ci-dessus démontrent clairement les avantages
significatifs de l'isolation combinée de la toiture et des murs extérieurs sur la consommation
énergétique globale du bâtiment. La consommation de chauffage a diminué de manière
remarquable, atteignant une baisse de 65.37% dans le premier scénario et de 67.38% dans le
second, par rapport au cas de base. De même, la consommation de climatisation a été
fortement réduite, avec des baisses impressionnantes de 95.78% et 98.37% respectivement, ce
qui équivaut à des économies annuelles de 9.70 kWh/m² et 3.73 kWh/m².an. Ces
améliorations se traduisent par des économies annuelles d'énergie de 62.02 kWh/m² dans le
premier scénario et de 54.07 kWh/m² dans le second.
Tableau :
Consommation (kWh/m².an)
Cas de Base Scénario 1 Scénario 2 Gains
Chauffage 151.1 52.32 49.29 65.37 % / 67.38%
Climatisation 229.65 9.70 3.73 95.78 % / 98.37 %
Total 380.75 62.02 53.02 83.73 % / 86 %

En réalité, si l'isolation de la toiture seule permet une diminution de la consommation


énergétique globale de 71.37% à 74.85% l'intégration de l'isolation des murs extérieurs
entraîne une diminution encore plus importante, avec des avantages de 83.73% à 86%. Cette
comparaison souligne l'impact synergique de l'association de diverses méthodes d'isolation
afin d'améliorer l'efficacité énergétique globale du bâtiment.
La figure montre les effets de la combinaison de l'isolation du toit et du mur extérieur. Il
convient de souligner que les températures radiante et opérative sont très proches de la
température ambiante à l'intérieur 18 °C. En effet, ces températures dépassent désormais les
17,37°C et 17,68°C. Cela met en évidence l'efficacité de l'isolation appliquée, réduisant les
pertes de chaleur à travers les différentes surfaces du bâtiment, passant respectivement de -
428,39 kW à -18,41 kW pour le toit et de -91,56 kW à -18,58 kW pour le mur. Mais cette
amélioration conduit à une hausse des pertes de chaleur par le vitrage, passant de -8,68 kW à -
9,31 kW en raison de la répartition des flux thermiques dans le bâtiment.

Figure :

 Retour sur Investissement


En combinant l'isolation du toit et du mur extérieur, on obtient une diminution de
consommation de 327.73 kWh/m2. Cela représente une diminution de 1272463.1 kWh en
termes d'énergie et de 424154.367 kWh en termes d'électricité. La durée de rentabilité de
l'intégration des deux isolants sera de 2.59 années.

Cas 3 : Changement de Skydome :


L'usine est équipée de skydomes, également appelés lanterneaux ponctuels, sur son toit. Ces
skydomes sont fabriqués en Polycarbonate Alvéolaire (PCA). Le choix du PCA présente
plusieurs avantages par rapport au vitrage. Tout d'abord, sa légèreté permet de réduire la
charge sur la structure du bâtiment. De plus, il assure une excellente diffusion de la lumière,
tout en étant plus économique que le verre, ce qui en fait un avantage financier pour la
construction ou la rénovation. Afin d’évaluer leur impact sur la consommation énergétique,
Trois configurations de skydomes seront examinées :

• Cas de Base : Skydome avec remplissage en PCA 4 mm avec U = 3.9 (W/ (m2. K)).
• Scénario 1 : Skydome avec remplissage en PCA 16 mm avec U = 2.4 (W/ (m2. K)).
• Scénario 2 : Skydome avec remplissage en PCA 32 mm avec U = 0.8 (W/ (m2. K)).
 Résultats de simulation :

Le tableau 21 présente la consommation énergétique annuelle des trois types de skydome.


Dans le scénario PCA 4 mm, la consommation de chauffage est de 151.1 kWh/m².an.
Toutefois, grâce au PCA 16 mm, une légère réduction de la consommation de chauffage est
observée, avec une consommation de 149.3 kWh/m².an, soit une diminution de 1.19% par
rapport au scénario PCA 4 mm et une diminution de 1.75% pour le type PCA 32 mm par
rapport au scénario PCA 4 mm. Dans le scénario PCA 4 mm, la consommation de
climatisation est de 229.65 kWh/m².an. Cependant, grâce à l'utilisation du PCA 16 mm, une
légère diminution est observée, avec une consommation de climatisation de 221.93
kWh/m².an, soit une réduction de 3.36% par rapport au scénario PCA 4 mm. Cette
amélioration est encore plus notable avec l'utilisation du PCA 32 mm, qui affiche une
consommation de climatisation de seulement 220.38 kWh/m².an, représentant une réduction
significative de 4.03% par rapport au scénario PCA 4 mm.

Tableau 2 :
Consommation (kWh/m².an)
Cas de Base Scénario 1 Scénario 2 Gains
Chauffage 151.1 149.3 148.45 1.19% / 1.75%
Climatisation 229.65 221.93 220.38 3.36% / 4.03%
Total 380.75 371.23 368.83 2.50% / 3.13%

La figure présente les conséquences de l'adoption du PCA 32 mm en lieu et place du PCA 4


mm, entraînant une forte diminution des apports solaires, avec un maximum de 108.69 kWh,
et non plus 420 kWh comme auparavant. Cette réduction significative reflète l'amélioration de
l'isolation thermique offerte par le PCA 32mm, contribuant ainsi à une nette réduction du
besoin de refroidissement du bâtiment, qui atteint désormais des valeurs plus basses. De
même, la quantité de chaleur sensible à évacuer diminue de manière importante, passant de -
9240 kWh à environ -8094 kWh. Par conséquent, il apparaît que l'utilisation du skydome de
type PCA 32mm est suffisante pour obtenir les bénéfices attendus en termes d'efficacité
énergétique et d'amélioration du confort thermique du bâtiment.
Figure :
La figure illustre l'évolution des températures et des bilans thermiques après le changement du
skydome (PCA 4 mm) par du skydome (PCA 32 mm). Il est évident que les pertes de chaleur
par le puit de lumière diminuent, passant de -7,98 kW pour PCA 4 mm à -0.93 kW pour PCA
32 mm. Concernant les deux températures radiante et opérative, cette situation n'a pas connu
de changement important par rapport au cas de base.

Figure :

 Retour sur Investissement


Le coût total des skydomes, qui comprend 120 skydomes de même taille de 1000*1000 mm 2,
s'élève à 600000 Dhs en tout. En optant pour cette option de réduction de la consommation
énergétique, le skydome PCA de 32 mm offre une réduction de 11.92 kWh/m2. Il s'agit d'une
diminution totale 1432029.67 kWh en consommation d'énergie et de 477343.22 kWh en
consommation d'électricité.
L’équation 18 représente Le TRI d’intégration des skydomes aves remplissages en PCA
32mm sera 1.4 années.

600000
TRI = = 1.25 an
477343.22

Analyse de l'efficacité énergétique des scénarios de conception de bâtiments :


Dans cette partie, nous nous focalisons sur la comparaison des différents scénarios d'efficacité
énergétique pour choisir les améliorations potentielles pour la conception du bâtiment, dans le
but de diminuer la consommation d'énergie pour le chauffage et la climatisation. Nous avons
réalisé la modélisation d'un bâtiment en incluant les améliorations choisies pour atteindre cet
objectif. Par la suite, on a comparé les caractéristiques thermiques de cette enveloppe
améliorée à celles établies par le RTCM. Le bâtiment amélioré a été équipé d'une isolation
renforcée en laine de roche de 10 cm dans les murs extérieurs, d'une isolation en polystyrène
expansé de 10 cm dans la toiture, ainsi que de skydomes remplis de PCA de 32 mm.

Le tableau 1 illustre l'impact significatif des améliorations énergétiques sur la consommation


d'un bâtiment. Sans aucune modification, la consommation annuelle de base s'élève à 380,75
kWh/m2, répartie entre 151,1 kWh/m2 pour le chauffage et 229,65 kWh/m2 pour la
climatisation. Une fois toutes les améliorations mises en œuvre, la consommation totale
diminue considérablement à 51,36 kWh/m2, ce qui représente une baisse globale de 86,5%.
La climatisation bénéficie particulièrement de ces améliorations, avec une réduction de 98,8%
de sa consommation, passant de 229,65 kWh/m2 à seulement 2,61 kWh/m2. De même, la
consommation de chauffage diminue considérablement, passant de 151,1 kWh/m2 à 48,75
kWh/m2, soit une réduction de 67,7%. Ces résultats démontrent clairement l'efficacité des
améliorations énergétiques dans la réduction de la consommation d'un bâtiment.
Tableau :
Consommation (kWh/m².an)
Sans Avec
Gains
amélioration amélioration
Chauffage 151.1 48.75 67.7 %
Climatisation 229.65 2.61 98.8 %
Total 380.75 51.36 86.5 %

 Retour sur investissement :

Ce tableau présente une analyse comparative de différentes options d'amélioration énergétique


en termes de réduction de la consommation énergétique, de coûts d'investissement et de temps
de retour sur investissement (TRI).
La réduction énergétique la plus faible est de 31,38 kWh/m2 grâce à l'isolation des murs
extérieurs, tandis que le TRI le plus élevé est de 11,73 ans. L'isolation de la toiture se
démarque par sa réduction énergétique la plus significative de 284,98 kWh/m2, cependant,
elle entraîne également un coût d'investissement élevé de 625 440 Dhs et un TRI le plus bas
de 1,69 ans. La mise en place d'un Skydome PCA 32mm entraîne une diminution énergétique
modérée de 11,92 kWh/m2 et un investissement intermédiaire de 600 000 Dhs, avec un temps
de retour sur investissement moyen de 1,4 ans.
Tableau :
Réduction Réduction Réduction
TRI
Énergétique Énergétique électrique Coût (Dhs)
(Ans)
KWh/m2 (kWh/an) (kWh/an)
Isolation des
murs extérieurs
31.38 121989,36 40663,12 477260 11.73
Isolation de
284.98 1106462 368820.67 625440 1.69
toiture
Skydome
11.92 1432029.7 477343.22 600000 1.4
(PCA 32mm)

Cas : Ajoute des charges internes


Après avoir mentionné précédemment que la première partie du chapitre de STD était
consacrée à l'optimisation de l'enveloppe, il est maintenant nécessaire de prendre en compte
les charges internes telles que l'occupation, les processus et l'éclairage dans la simulation afin
d'évaluer de manière précise la performance énergétique d'un bâtiment. La densité
d'occupation de 0,2080 personnes par mètre carré, la densité de puissance de 15 W/m2 pour
les processus et la densité de puissance de 6,5 W/m2 pour l'éclairage permettent d'évaluer la
quantité de chaleur produite par ces sources internes. En tenant compte de ces dépenses
thermiques internes, on peut maximiser l'efficacité énergétique du bâtiment, garantir le
confort des occupants et diminuer les dépenses énergétiques globales.
 Résultats de simulation :

Le tableau ci-dessous présente une analyse détaillée de la consommation énergétique d'un


bâtiment avant et après la mise en œuvre d'améliorations énergétiques.

Dans le cas de base, sans aucune amélioration, la consommation annuelle totale s'élève à
672,79 kWh/m2. Elle est divisée entre le chauffage (67,97 kWh/m2), la climatisation (355,03
kWh/m2), l'éclairage (194,7 kWh/m2) et les équipements (55,04 kWh/m2). Le recours aux
améliorations énergétiques permet de diminuer de manière significative la consommation
globale, qui atteint 287.63 kWh/m2. L'économie totale de cette diminution est de 50,76%. Les
améliorations ont une influence particulièrement significative sur le chauffage, dont la
consommation est presque nulle, passant de 67,97 kWh/m2 à 0,33 kWh/m2, soit une
diminution de 99,51%. La consommation en climatisation est également considérablement
diminuée, passant de 355,03 kWh/m2 à 81,16 kWh/m2, ce qui représente une baisse de
77,13%. Il convient de souligner que les améliorations ne modifient pas la consommation
d'éclairage et d'équipements, qui demeure inchangée à 194,67 kWh/m2 et 55,04 kWh/m2.

Ces résultats démontrent l'efficacité des améliorations énergétiques dans la réduction de la


consommation d'un bâtiment, en particulier pour le chauffage et la climatisation.
Tableau :
Consommation (kWh/m².an)
Cas de base Cas d’amélioration Gain
Chauffage 67.97 0.33 99.51 %
Climatisation 355.03 81.16 77.13 %
Eclairage 194.7 194.67 0%
Equipements 55.04 55.04 0%
Total 672.79 331.24 50.76 %

Consommation (kWh/m².an)
Cas de base Cas d’amélioration Gain
Chauffage 67.97 0.0012 99.95 %
Climatisation 355.03 37.92 89.31 %
Eclairage 194.7 194.67 0%
Equipements 55.04 55.04 0%
Total 672.79 287.63 57.24 %

La partie consiste à simuler les Systèmes CVC dans le logiciel design Builder afin de réduire
encore davantage la consommation énergétique globale.

En cours d’exécution

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