0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
888 vues96 pages

965mas 05

Transféré par

allaouihacene63
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
888 vues96 pages

965mas 05

Transféré par

allaouihacene63
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Ministère de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche Scientifique

Université Abderrahmane Mira-Bejaia


Faculté des Sciences Humaines et Sociales
Département des Sciences Humaines

Mémoire de fin de cycle

Diplôme Master

Spécialité : Histoire de la Résistance et du Mouvement National.

Thème

Les grandes opérations militaires et de


renseignement dans la wilaya III durant la guerre de
libération nationale (1954_1962)

Réalisé par : Encadré par :

Docteur

MelleHanane AZZOUG Mahmoud Ait Meddour

MelleHadda Djouder

Les membres de jury de soutenance

Zerrouk Djidjik Président


Mahmoud Ait Meddour Promoteur
Nourddine Zerkaoui Examinateur

Année universitaire 2020-2021


Dédicace
Je dédie ce travail

A mon père et ma mère, qui ont toujours été là pour moi pour leurs
encouragements durant tout mon parcours.

A mes sœurs qui m’avez toujours soutenu et encouragé.

Pour mon binôme et ma copine Hadda, avec laquelle j’ai pris


beaucoup de plaisir à travailler avec elle.

Azzoug
Dédicace
Je dédie ce travail

A mon père et ma mère, qui ont toujours été là pour moi pour leurs
encouragements durant tout mon parcours.

A mes frères et ma sœur qui m’avez toujours soutenu et encouragé.

Pour mon binôme et ma copine Hanane, avec laquelle j’ai pris


beaucoup de plaisir à travailler avec elle.

Djouder
Remerciements

On remercie dieu le tout puissant de nous avoir donné la


santé et la volonté d’entamer et de terminer ce mémoire.

Nos remerciements s’adressent à Mr Ait Meddour Mahmoud


d’avoir accepté de superviser la préparation du mémoire de fin
d’études, et pour nous avoir guidée tout au long de cette étude.

Nous adressons nos remerciements au directeur et les


travailleurs du musée de moudjahid de Bejaia pour nous aider.

Nos remerciements s’adressent aussi au Mr Ahmed Slimane


Qaroui pour son inestimable aide et soutien et ses conseils
précieux.
Liste des abréviations :

Abréviation Signification

A.L.N Armée de libération nationale

A.N.P.A Armée nationale populaire algérienne

A.M.L Amies de manifeste et la liberté

C.C.E Comité de coordination et d’exécution

C.N.R.A Conseil national de la révolution algérienne

C.O.M Comité d’opération militaire

C.R.U.A Comité révolutionnaire d’unité et d’action

E.M.E Etat-major d’état

F.L.N Front de libération national

M.N.A Mouvement national algérien

O.S Organisation spéciale

G.P.R.A Gouvernement provisoire de la république algérienne


Liste des annexes :

Annexe page

Annexe 1 : Les 4 régions de la wilaya 3 74

Annexe 2 : Les opérations militaires de la nuit 1 novembre 1954 75


dans les trois zones l'Aurès, Nmamecha, Kabylie, Metidja

Annexe 3 : La carte du projet militaire 1959-1960 76

Annexe 4 : Le bilan de l'opération Etincelle 77

Annexe 5 : Carte de commandement, le centre de 78


commandement "ARTOIS" de l'opération Jumelle

Annexe 6 : Bilan de l'opération Jumelle 79

Annexe 7 : Unité de l'Oiseau-Bleu 80

Annexe 8 : Les correspondances entre le colonel Amirouche et 81


Kafi concernant le complot de la Bleuite

Annexe 9 : Le rapport attribué à Abdelkader El Bariki 84

Annexe 10 : L'Armée du Mouvement National et son général 86


Belounis
Introduction
La guerre de libération nationale algérienne est considérée comme l’une des
révolutions qui ont attiré le monde vers elle au cours du XXe siècle.

Cette révolution fait face au colonialisme français qui est connu par sa brutalité et sa
puissance militaire. Donc le peuple algérien avec toutes ses capacités matérielles et humaines
dans tous les territoires a participé dans sa lutte pour atteindre l’indépendance, et parmi ces
régions on trouve la région 3 qui est devenue wilaya après le congrès de la Soummam le 20
Aout1956. L'importance de cette région est accrue notamment après le congrès de la
Soummam qui a travaillé à la structuration et l’organisation de la wilaya.

La révolution était développée dans la wilaya III à partir de son activité


révolutionnaire depuis le déclenchement de la révolution, jusqu'au le cessez-le-feu où il a
fonctionné pour affronter les forces françaises à partir des embuscades, et des accrochages
contre les soldats ennemis dans le but de fournir des armes pour soutenir la révolution.

A la suite de développement des événements dans la wilaya III, le colonisateur a


commencé à exterminer définitivement l’armée de la wilaya III à travers un ensemble
d’opération militaires et de renseignement ce qui en fait un terrain d’application des plans
coloniaux.

L’intérêt de sujet :

Cette étude porte sur les opérations militaires et renseignement dans une région qui est
la wilaya III historique, qui à son tour a besoin d'études plus précises pour connaitre les
opérations menées par la France dans cette région, car il y a des opérations qui n'ont pas eu
une grande importance en termes de l'étude.

Cette étude est une tentative d’obtenir des résultats sur les raisons de l'échec de ces
opérations malgré les préparatifs et les capacités mobilisées par la France pour éliminer la
révolution dans cette région.

Les raisons de choix du sujet :

Nous avons choisi ce sujet pour plusieurs raisons objectives et subjectives.

Les raisons objectives sont :

- Essayez de connaitre les tournants décisifs de l’histoire de la wilaya III.

a
-Essayez de connaitre les plans coloniaux qui appliqué à la wilaya III.

-Essayez d’atteindre les résultats et les conséquences de ces opérations sur la wilaya III.

Les raisons subjectives :

-Notre curiosité à mieux connaitre l’histoire de la région à laquelle nous appartenons.

-Contribuer à écrire l’histoire de l’Algérie, notamment l’histoire de la kabyle.

Les études antérieures :

-L'ouvrage de Azeouaoui Amer : « Jumelle, le déluge en Kabylie la guerre de


libération algérien ». Ce livre écrit en langue arabe et est une source importante pour étudier
l'histoire de la révolution dans la wilaya III, car il contient des informations sur le
déclanchement de la révolution, ses développements et les processus psychologiques que la
France a appliqués dans la wilaya III.

C’est une source qui aide le chercheur à mieux connaître l’opération jumelle, en tant
que est livre spécialisé sur le sujet ; car il a abordé tous les évènements qui ont ciblé la wilaya
III.

Il est concentré sur l’opération Jumelle, mais la wilaya III a était connu des opérations
militaires comme Brumaire, Dufour, Etincelle.

L’auteur a parlé sur l’affaire Melouza mais il n’y a pas donné l’importance ; car cette
affaire soulève encore de nombreuses questions qui n’ont pas été résolues.

-L'ouvrage de Ouali Abd El-Aziz « les évènements et faits de la révolution de


libération dans la wilaya III». Ce livre écrit en langue arabe est considéré comme une source
qui aide à connaitre le cours des événements et des faits dans la wilaya III, tels que l'affaire de
Melouza, la Bleuite et l'opération Jumelle qui considéré comme l'une des opérations militaires
les plus dangereuses et les plus importantes de l'histoire de la révolution de libération.

L’auteur a utilisé un style indirecte lorsqu’il nous raconte les faits cela rend difficile
pour le chercheur d’extraire des informations.

L’auteur s’est basé sur l’opération Jumelle en détail et aussi le complot de la bleuite,
qui a touché la région Tizi-Ouzou et Bejaia mais il a ignoré l’histoire révolutionnaire des
autres régions de kabyle car la Wilaya III est divisée en 4 régions.
b
La problématique

La wilaya III a eu une grande importance dans la guerre de libération nationale grâce à
ses capacités matérielles et humaines et à cause de développement de l’activité
révolutionnaire. Pour cela, l’autorité française a appliqué de nombreux plants pour éliminer la
révolution dans cette wilaya à partir de cela, nous posons la problématique suivante :

-Quelle est la stratégie de la France pour éliminer la révolution dans la wilaya III ?

Cette problématique comprend également certain nombre des questions, les plus importants
sont :

- Quel était l’objectif de la France d’après ses opérations ?

-La France a-t-elle réussi ; par ses opérations militaires à isoler la révolution dans la wilaya
III ?

-Quelle est la stratégie appliquée dans les opérations de renseignement ?

-Comment la wilaya III a géré ces complots ?

-Quels sont les conséquences de ses opérations pour le côté français et pour la wilaya III ?

La méthodologie de recherche

Pour répondre à toutes ces questions, on a utilisé :

-Méthode historique descriptive c'est à la présentation des évènements et les faits qui
marquent la wilaya III de 1954 à 1962 et décrit les opérations militaires et renseignement les
plus importantes menées par la France ; suivez ses événements.

-Méthode historique analytique à partir d’analyses les données qui se sont déroulés à la wilaya
III.

La présentation des parties de travail

Dans cette étude, nous avons traité les aspects les plus importants. Le travail est
composé de trois chapitres.

Le chapitre préliminaire sous titre la présentation de la wilaya III.

Le premier chapitre est consacré la wilaya III durant la guerre de libération.


c
Le deuxième chapitre traitera les grandes opérations militaires dans la wilaya III.

Le troisième chapitre sera réservé aux grandes opérations de renseignement dans la wilaya III.

Les principales sources utilisées

Pour tenter de répondre à toutes les questions de cette étude, nous nous sommes appuyés
sur un ensemble des sources :

Comme l'ouvrage de Ouali Abd El-Aziz " les événements et les faits de la révolution de
libération dans la wilaya III" et ce livre écrit en arabe, qui nous a permis de prendre
connaissance de l’opération jumelle et des stratégies adoptées par les chefs de la wilaya.

L'ouvrege de Djoudi Attoumi, intitulé : Avoir 20 ans dans les maquis.

L'ouvrage de Bouaziz Yahia " la révolution dans la wilaya III historique" et ce livre écrit en
arabe qui aide à étudier la wilaya III.

Les difficultés rencontrées

Il ne fait aucun doute que nous avons, comme tous les chercheurs, rencontré des
difficultés au cours de notre recherche :

-La plupart des livres étaient en arabe et il était donc nécessaire de les traduire en français, ce-
qui a rendu notre tâche plus difficile.

- La préparation du mémoire a coïncidé avec l'épidémie de corona, ce qui a rendu difficile la


rencontre avec l'encadreur.

-Nous ne pouvons pas nous déplacer aux autres wilayas pour obtenir des informations afin
d'enrichir le sujet.

-Difficulté d'accès aux documents d'archives.

d
Chapitre préliminaire : Présentation de la wilaya III

1. Le cadre géographique

1.1. L’espace géographique de la Kabylie

1.2. Le reliefs de la Kabylie

13
1. Le cadre géographique

1.1. L’espace géographique de la Kabylie


Les limites naturelles de la kabyle sont, au nord, la mer méditerranée, l’oued Yesser
jusqu’aux traces du pont Beni-Heni à l’ouest et au sud, le Djurdjura et l’extension ouest de
cette chaine jusqu’au bout de Yasser, et de l’est l’extension est de la chaine de montagnes du
Djurdjura selon la ligne de collines passant par la vallée appelée Thirwarda, Tizi Icheladen,
Tizi N Cheriaa, Tizi N Zeberber, Tizi Oukfadou, puis direction la mer à quelques kilomètres à
l’ouest de Ras Korbilan . (Mekhlil, 2018 : 9).

La wilaya III est située dans l'Est de l'Algérie, elle se compose des montagnes du
Djurdjura, du bassin de la vallée du Soummam, des monts Biban ; de la partie occidentale des
monts Babour, d'une partie des hauts plaines de Staifia, et d'une partie des hautes plateaux
orientaux au sud et l'ouest des monts Hudna. (Bouaziz, 2004: 15)

Il est actuellement formé des terres des wilayas de Bejaia et Tizi-Ouzou et de parties
des terres des wilayas Sétif, Bordj Bou Arreridj, Bouira , Boumerdes et la wilaya III a hérité
du nom (Kabyles) par des Turcs, un nom qui existe encore à ce jour. Les habitants de cette
région appelés (Qaawen) ou (Zeouaoua). (Sidoune, 2018: 6)

1.2. Le reliefs de la Kabylie


La surface de la wilaya III est composée d’une variété de terrains montagneux et
plants, il y a les montagnes El-Biban, Babour et Djurdjura au nord, et la langue bassin de la
vallée de Soummam entre les montagnes El-Biban et Djurdjura, aussi les plaines et les hautes
plateaux du sud. En général la wilaya est divisée selon son terrain en deux zones : (Bouaziz,
2004:16 )

-La région de Babour : elle comprend deux chaines :

-Les montagnes El-Babour au nord représentent un massif montagneux qui s’étend de


l’oued Bouslam et Soummam en ouest, puis au sud-est de Bejaia à l’est. Ces montagnes sont
une barrière naturelle et peut-être la hauteur maximale se trouve du côté est surplombant la
région de Sétif à environ 2004 mètre. (Mekhlil, 2018:9)

-Les montagnes El-Biban s’étendent entre la ville de Sour El-Ghezlan à l’ouest, Sétif à
l’est, Bordj Bou Arreridj au sud, Kherrata et Guergour au nord et la vallée de la Soummam,
sépare des montagnes du Djurdjura à l’ouest. (Bouaziz, 2004:16)

14
-Les montagnes de Djurdjura occupent également une importante et large crête
stratégique, s’étendant de vallée Yesser à l’ouest à la périphérie des plaines orientales de
Mitidja jusqu’à la vallée de Soummam à l’est des cordes de Babour et de El-Bibans, et de la
mer au nord à Sour El-Ghezlan au sud dans les hautes collines.(Bouaziz, 2004:17)

Ses plaines dont les plus importantes sont le bassin du Sibao, le bassin de l’oued al-
Sahel et du Soummam, en plus de certains bassins internes comme le bassin de Draa El-
Mizane, Ouadia, il existe aussi quelques zones des plaines côtières dont les plus importantes
sont situées à l’est de l’oued Soummam, qui prend sa source dans les monts Bibans et affine
sa pente dans la ville de Bouira. Il existe également d’autres vallées telles qu’Oued El-Arbaa
et Assif El-Hemmam. (Ouatah, 2021:14) Le climat de la région est caractérisé par le froid en
hiver et chaud en été. (Ouatah, 2021:15)

15
Chapitre 01 : La wilaya III durant la guerre de libération
1. L’espèce administratif

1.1 Les limites de la wilaya

1.2 La division de la wilaya III


2. Les chefs de la wilaya III

2.1.Krim Belkacem

2.2. Mohamdi Essaid

2.3. Mohamed Yazourene

2.4. Le Colonel Amirouche

2.5. Abderrahmane Mira

2.6. Le colonel Mohend Oulhadj

3. Les principaux chefs des régions de la wilaya III

4. Aperçu historique de la wilaya III depuis 1954- 1962

4.1. Le début de la révolution dans la wilaya III

4.2. Le travail révolutionnaire dans la wilaya III

4.3. Le développement et l’action révolutionnaire dans la wilaya III

16
1. L’espèce administratif

1.1. Les limites de la wilaya


Ce qui concerne les frontières de la wilaya III, elle était la suivante :

-du nord : Zemmouri [Corby marine] ; Karema et Souk El-Tenine.

-Sud : Sétif avec une extension à Bordj Bou Arreridj, Msila et Ain El-Hadjal jusqu’au nord et
Ain Bassam et El- Akhedaria [anciennement Palestro]. (Bouaziz, 2009:80)

- Ses frontières ouest, elle est représentée par Zemmouri à si Mostapha, et l’est de Sétif,
kherrata et Souk El-Tenine. (Bouaziz, 2009:81)

1.2. La division de la wilaya III


La wilaya III était divisée en quatre régions, qui sont les suivantes1 :

-La première région : il s’étend à l’est de Souk el-Tenine à Kherrata, Sétif et Bordj Bou
Arreridj au sud et à l’ouest jusqu’à la ville de Bejaia s’étendant le long de l’oued Soummam
vers le sud jusqu’à Mansoura, et il comprenait cinq zones. (Ouatah, 2021: 47)

1. première zone :

1-Murqis

2-Laanini

3-Tafat

4-Draa Al-Qayed

5- Sétif

2. deuxième zone :

1-Oued Al-Mursi

2-Kherrata

1-
regarde l’annexe 1 page 64

17
3-Ait Smail

3. troisième zone :

1-Ait Aidel

2-Seddouk

3-Azrou N’Becher

4. quatrième zone :

1-Oued Sabet, Bougaa

2- Beni Aiala

3-Zemooura

4-Beni Ourethilan

5-Ain Tagherout

5. cinquième zone :

1-El-Djaafra

2-Medjana

3-Bordj Bou Arreridj

4-Thenia El-Naser

5-El Mansoura (Bouaziz, 2004:81 )

2-La deuxième région : c’est la région la plus étendue du la wilaya III en termes d’immensité
de sa superficie et compte quatre zones divisées en treize secteurs, étendant de la ville de
Bejaia à l’est et le long de l’oued de Soummam à la ville de Boussaâda au sud, et à l’ouest de
Ras Siglé et la chaine du Djurdjura ; à Bouira et Sour El-Ghezelane et Ain El-Hejel aux
frontières de Boussaâda au sud. (Ouatah, 2021:50)

1. première zone : comprend les sections suivantes :

1-Beni Ouqaq

18
2-Msila

3-El-Driaat

2. deuxième zone :

1-Bouira

2-Meshedala

3-Sour El- Ghezlan

3. troisième zone :

1-Tazemalt

2-Akbou

3-Ouzelaguene

4. quatrième zone :

1-Sidi Aich

2-Ait Oughelis

3-El-kseur à Bejaia

4-Akfadou Ait Ouamer à Beni Ksila. (Bouaziz, 2004:82 )

3-La troisième région : du côté ouest, s’étendant d’Akfadou à l’est et les frontières de Oued
Siglià Mizerana à l’ouest, et au sud jusqu’à Boghni et Tazemalt et comprenait quatre zones
divisés en seize secteurs, dans lesquels le centre de commandement du la wilaya 3 a été établi
entre Akfadou et Bounaamane. (Ouatah , 2021: 51)

1. première zone : l’Arbaa N’Ait Irathen qui est devisé en 4 sections :

1-Section LarbaaN’Ait Irathen.

2-Section Douar Oumalou.

3-Section Ait Feraoussene.

4-Section représenté d’Iaaboudene à Iloulene.


19
Chaque section à eux plusieurs sections.

2. deuxième zone : Tizi-Ouzou qui comprend les sections suivantes :

1-Beni Douala.

2-Beni Zemnzer.

3-El- Maatka.

4-Tizi-Ouzou.

3. troisième zone : s’étend de Sidi Naamane à Mezerana et ses secteurs sont :

1-Beni Djenad

2-Ifellisen

3-Makouda

4-Beni Ouaguenoune

4. quatrième zone : Azzazga et ses sections :

1-Azzazga

2-Azefoun

3-Beni Ijel

4-Thamgout (Bouaziz, 2004:83)

4-La quatrième région : il est situé à l’ouest de la wilaya et était divisé en 3 zones, ses
frontières s’étendaient de Mizrana à l’est à Tigzirt à Zamouri El-Bahri à l’ouest, et au sud
jusqu’à Boghni, Djurdjura et Bouira. (Ouatah ,2021: 52)

1. première zone : Djurdjura qui comprend les sections suivantes :

1-Ain El-Hemmam

2-Beni Ouassif

3-Djurdjura

20
4-Draa El-Mizane

3. deuxième zone : Sidi Ali Bounab et comprend les sections suivantes :

1-Sidi Ali Bounab

2-Oued Qessari

3-Tizi Ghenif à Draa El-Mizane

3. troisième zone : Bordj Menail et comprend les sections suivantes :

1-Bordj Menail

2-Beni Thour

3-Bouberak et Delles

4- Si Moustapha (Boudeher). (Bouaziz, 2004:83)

2. Les chefs de la wilaya III:

2.1. Krim Belkacem :


Sa naissance et son éducation :

Krim Belkacem est né le 14 septembre 1922, dans le village d'Ouled sidi Ali Ou-
Moussa la commune de Draa El-Mizane, dans la wilaya de Tizi-Ouzou. (Abbas, 2003: 107) Il a
reçu son certificat primaire à la fois française et arabe en 1936, son père est un commerçant
qui a travaillé en quelque comme un kaid.

Krim Belkacem a travaillé à la commune en 1940, et entré en atelier de formation à


Chelef en 1942 puis a Laghouat. Après il s'engage dans l'armée française pour effectuer son
service militaire. (Allaoui, 2013:85 )

Son travail politique :

Il adhère au parti du peuple algérien fondé en 1937, (Bouaziz, 2004:227 ) et en 1945 il


était un membre actif du parti MTLD 2 . Après il devenu responsable de la zone Draa El-

2
- M.T.L.D: résurgence du P.P.A sous une nouvelle étiquette de M.T.L.D dont les statuts sont été déposés en
novembre 1946. (Cheurfi, (s,a): 259)

21
Mizane, (Allaoui, 2013:86 ) il s'implique dans l'organisation spéciale en 1947 ou il recrute
environ 1900 homme. (Bouaziz, 2004:277 ) Après l’arrivé de colonialisme il se refuge dans les
montagnes, (Allaoui, 2013: 86 ) avec Amar Oumrane qui essaie de faire passer des armes de la
caserne de Cherchell dans laquelle il était soldat. (Bouaziz, 2004:277 )

Lors de l'éclatement du parti MTLD en 1953 il s'est rangé du côté des messalistes,
puis a commencé à se rapprocher des neutres qui étaient membres de CRUA, il rejoint ce parti
en aout 1954 (Allaoui, 2013:86 )

Il était l'un des six fondateurs historiques du front de l'armée de libération nationale
qui ont fait exploser la révolution du 1 novembre en sa qualité de commandant de troisième
région. (Abbas, 2003:107 )

Son travail révolutionnaire :

Après la réunion de 22, a pris une décision décisive concernant la déclaration de la


lutte armée et la nomination des chefs des régions, où ils convinrent d'approuver la création de
la Kabylie comme une région indépendante dirigée par Krim Belkacem et Amar
Oumrane. (Bouaziz, 2004:277 ) Il a préparé une déclaration du 1 novembre qu'il a imprimée et
tirée dans le village d'Ghil- Imoula. (Allaoui, 2013:87 )

En 1956, il prépare le congrès de la Soummam de manière précise et distincte.(Allaoui,


2013: 88 ) Il est nommé au CCE 3 . (Abbas, 2003 :107 )Après le congrès il devient membre du
conseil national de la révolution algérienne, où il a occupé le poste ministre des armées, puis
de vice premier ministre chargé des relations. (Allaoui, 2013: 88 )

Après l’indépendance, le pays est entré dans un cycle de lutte de pouvoir Krim
Belkacem opposé Ben Bella après opposé le régime de Houari Boumediene en 1965, et il est
parti à l’étranger ; où en 1968 il a créé un parti d’opposition appelé le mouvement
démocratique pour le renouveau algérien. (Temime, 2008:196) Assassiné le 18 octobre 1984
Frankfort, Allemagne. (Allaoui, 2013: 89)

3
-CCE (comité de coordination et d’exécution) pouvoir exécutif du FLN, issu du congrès de la Soummam 1956
et qui va être remplacé en 1958 par le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne GPRA. (Cheurfi,
(s,a) :109)

22
2.2. Mohamdi Essaid:
Sa naissance :

Mohamed Saïd est né en 1912 dans le village d’Ait Ferrah à 2km au sud du village
l’Arbaa N’ait Irathen. (Bouaziz, 2004 :342 )

Il a été grandi dans une famille pauvre d’une région montagneuse défavorisée, dans la
mosquée du village il a appris à lire, écrire et mémoriser une partie du coran. (Allaoui, 2013 :90 )
Il n’a pas eu l’occasion d’apprendre la langue arabe, malgré sa soif et sa prise de conscience
que c’est langue de sa religion et de son pays.

Quand il avait huit ans, il est entré à l’école pour apprendre le français et reste
jusqu’en 1927, où son père a décidé de l’amené avec lui en France pour suivre ses études.
(Esseddik, 2014: 151)

Son activité politique et révolutionnaire

Il a secrètement participé au parti du peuple algérien, qui a été établi en 1937 à la


place de l’étoile nord-africain. (Bouaziz, 2004:342 )

Il a fait le service militaire obligatoire entre 1933 et 1935, et au sein de la deuxième


guerre mondiale ; il était l’un des combattants nationaliste qui se sont portés volontaires dans
l’armée allemande entre 1942 et 1944.

Travailler dans le service Weffen S.S à Berlin durant le moins de Mai 1943, (Bouaziz,
2004:343)et quand les Allemands ont occupé le pays Libyen depuis 1940 ils sont entrés en
conflit contre les forces Anglais et ils voulaient occuper la Tunisie, ils ont donné une mission
à Mohamdi Essaid. (Allaoui, 2013: 91 )

Cette mission était dangereuse avec un groupe de soldat allemand et italien pour
réaliser le plan. Cependant ils sont tombés entre les mains de l’ennemi, où a-t-il été jugé et
condamné à mort, mais il a été transféré à la prison de Lombaise. (Ouali, 2011:271 )En prison, il
a entamé une grève de faim pour obtenir le droit de prisonnier politique. Il a réussi à obtenir
donc été libéré en 1952. (Allaoui, 2013:91 )Il est retourné dans sa ville natale où il vit dans une
extrême pauvreté et la provocation par les autorités françaises, notamment par Guerigoise.
(Ouali, 2011:271 )

23
Après le congrès de la Soummam le 20 Aout il a été promu chef de la wilaya III pour
succéder Krim Belkacem par le grade colonel, et devient membre supplémentaire du conseil
national de la révolution algérienne C.N.R.A4(Allaoui, 2013:92)

Pendant son mondât dans la wilaya 3, les bataillons ont commencé à venir en Tunisie
pour apporter des armes et la wilaya 3 a connu l’affaire de Beni Yelmane. (Ouali, 2011:271 )

En Avril 1958, promu chef de comité des opérations militaires C.O.M Est, qui a
ensuite été remplacé par l’état-major de l’est E.M .E et il a participé à la réunion des colonels
à l’étranger qui comprenait dix colonels en Tunisie durant l’été et l’automne 1959. Il a occupé
de nombreux postes après l'indépendance, il est décédé le décembre 1994. (Allaoui, 2013:93 )

2.3. Mohamed Yazourene


Sa naissance et son éducation :

Il est né le 18 mars 1912, dans le village d’Iajemad dans la commune d'El Ahad à la
wilaya de Tizi-Ouzou. Sa tribu Iazourene, était connue sous le nom de Brirouche. (Esseddik,
2014 : 145)

Il a grandi dans une famille pauvre, le père travaillait comme agriculteur. Il est entré à
l'école pour apprendre la langue française à l'âge de 8 ans, en raison des conditions difficiles
et du besoin de son père pour lui, il a quitté l'école, (Allaoui, 2013: 94 )

Ou il est entré en divers emplois de l'agriculture, au commerce à l'industrie


charbonnière et au transport de marchandises. (Esseddik, 2014: 147)

Son travail politique :

Mohamed Yazourene a reçu des conseils religieux et des leçons nationales de son
cheikh Mohamed El Bachir. Il adhère au parti du peuple Algérien en 1942. (Esseddik, 2014 :
146)Il est l'un des premiers pionniers du mouvement national dans toute la Kabylie. (Allaoui,
2013 :95)Depuis qu'il a rejoint le parti populaire les autorités françaises l'ont traité sur la base
qu'il est le plus grand 1ennemi, lui imposant des sanctions et surveillant ses déplacements.
(Esseddik, 2014: 147)

4
- C.N.R.A : conseil national de la révolution algérienne, sorte de parlement désigne du F.L.N, issue du congrès
de la Soummam en 1956 ; il est composé de 34 membres, 17 titulaires et 17 suppléants. (Cheurfi, (s,a) : 116)

24
Son travail révolutionnaire :

Le 1 novembre 1954, Mohamed Yazouren chargé de faire exploser la révolution dans


la ville d’Aziza, (Esseddik, 2014: 147) après il a dirigé la révolution dans la région avec courage
et sagesse.

D'octobre 1955 a 1956 il se voit confier l'opération de "Oiseau bleu", (Esseddik, 2014 :
148) en raison de son efficacité militaire, de sa force dans la lutte et de son strict secret, alors
qu'il mène avec succès l'opération. (Allaoui, 2013: 95 )

Le début de 1958 il se rend en Tunisie puis en Lybie et passe environ un mois, il


participe à la semaine de l'Algérie au cours de laquelle il recrute toutes les énergies de l'état et
lutte au profit de la révolution. (Esseddik, 2014: 149)

En juillet 1958 il promu au grade de Commandant, et en 1959 il promu au grade du


Colonel. (Allaoui, 2013: 95 )Il a tenté d'entrer l’Algérie en 1959 accompagné par Abderrahmane
Mira à travers le Sahara, ou il s'est perdu et a failli mourir et est entré à l'hôpital en Tunisie.
Puis a chargé d'avis d'entrer en Algérie. Où il a représenté la wilaya III à la réunion "des
colonels à l'étranger". Il est resté en Tunisie chargé d'envoyer de l'argent et des armes pour la
wilaya 3 jusqu’à l'indépendance.

Après l'indépendance, il participe à la réunion du conseil national de la révolution


algérienne tenue à Tunis en juin 1962.il décédé le 6 janvier 1988 dans la capitale. (Allaoui,
2013: 96)

2.4. Le colonel Amirouche


Sa naissance et son éducation :

Amirouche Ait Hamouda est né le 31 octobre 1926, au village de Tassaft


Ouguemoune, dans la commune mixte de Michelet, actuellement Ain El-Hammam. Son père
décédé au mois d'aout, juste deux mois avant sa naissance, sa mère Mendés fatma lui donne le
prénom de son défunt père, (Attoumi, (s.a): 19) sa mère l'emmène avec son frère Ainé Boussaad
au village Ighil Boumas ou ils s'installent pour être scolarisé de 1932 à 1936.

Il a appris la langue arabe et mémoriser une partie du coran, il a également dû quitter


l'école pour contribuer avec son frère Boussaad à faire vivre sa petit famille. (Lounissi, 2015:23 )

25
A l'âge de 12 ans, son oncle Ait Hamouda Belaid le prend avec lui, à Ouad Fedda,
dans la vallée de Chelef. Grâce à dynamisme, il exerce l'activité de coursier, puis apprend la
couture. (Attoumi, (s.a): 20)

Son travail politique :

Son travail politique est débuter dans la ville de Ghilizane, où il a rencontré le militant
Ahmed Francis, (Lounissi, 2015: 25) Il a rejoint le parti MTLD "mouvement triomphe des
libertés démocratiques". Et renforcer sa relation avec les membres de l'os " Il a été arrêté par
les autorités coloniales lorsque l'affaire de l'OS (Allaoui, 2013: 91 ) Il est arrêtée et emprisonnée
a deux reprises à Mostaganem : une première peine de 6 mois de prison, suivie quelques
temps après sa libération d'une deuxième peine de 12 mois. (Attoumi, (s.a): 22)

Il a décidé de voyagé en France à la fin des années 1950, il s'installe à Paris (Lounissi,
2015: 26 ). Il participa avec beaucoup d'enthousiasme, à la création à Paris d'une section de
l'association religieuse "les Oulémas". Il s'évertuait à animer l'enseignement de la langue
arabe et même à donner des cours. (Attoumi, (s.a): 23) Il participa à la création d'une cellule de
CRUA et son rôle était de rassembler les militants radicaux et de les préparer à l'action armée.
(Attoumi, (s.a): 25)

Son travail révolutionnaire :

Avant le déclanchement de la guerre de libération, il rejoint son village natal pour


entamer les préparatifs, comme la mobilisation des jeunes, la collecte des armes,
l'organisation des réseaux de renseignement, le tout dans le secret. Et participa aux premières
actions du 1 novembre 1954 (Attoumi, (s.a): 25).

Il a nommé responsable de la zone du bassin de la vallée de la Soummam, qui s'étend


de Bouira a Bejaia, et lui demanda de choisir avec lui dix hommes forts pour aider dans les
travaux et lui ordonna de s'efforcer de prendre contact avec les révolutionnaires du nord
constantinois à l'Est. (Bouaziz, 2009:126 )

Amirouche rejoint la vallée du Soummam et commence à ouvrir ses villages, en


recrutant des moudjahidines et en collectant des armes, en 6 mois il a imposé son contrôle sur
tout le bassin du Soummam, Est, Ouest, Sud. Et enrôla le peuple dans les ranges du FLN.
(Bouaziz, 2009: 127 )

26
Amirouche a assumé de nombreuse taches difficiles avant de devenir commandant du
la wilaya 3 à la fin de 1957. L'une de ses taches les plus importantes est superviser la
fourniture de la sécurité nécessaire aux dirigeants de la révolution, qui viendront en grand
nombre dans le bassin du Soummam pour tenir le premier congrès de la révolution. (Lounissi,
2015: 23 )

Après qu'Amirouche est devenu commandant de la wilaya III à la fin de 1957, il s'est
trouvé confronté à deux problèmes très graves, le premier problème est l'opération des bleus.
(Lounissi, 2015: 32) Et le deuxième, ce sont les déférentes opérations militaires françaises pour
mener dans la wilaya 3 dans le cadre de ce qu'on appelle le projet militaire Challe. (Lounissi,
2015: 33 ) Après il nommé colonel et commandant de la wilaya III.

En 1959, Amirouche quitte la Kabylie pour rejoindre la Tunisie, il tombera le 29 mars


à Djebel Thamar en wilaya 5. En même temps que son collègue Si Haouas et le commandant
Si Amour Driss. (Allaoui, 2013: 102 )

2.5. Abderrahmane Mira


Sa naissance :

Née dans l’année 1922 village Taghelat commune Beni Melikech à Tazmalt wilaya
Bejaia,

Il vivait dans une famille paysan pauvre, son père est décédé et l’a laissé enfant, pas
plus d’un an. (Allaoui, 2013: 103 )

Son activité militaire et politique :

Il a été appelé au service militaire obligatoire en 24 Janvier 1946 et ils sorti la même
année (Allaoui, 2013: 103 ), rejoignez le parti Mouvement des triomphe et de la liberté
démocratique M.T.L.D.

En 1948 il retourna dans son village, son rôle dans le parti était la sensibilisation et la
propagande.

Abderrahmane Mira continué sa lutte dans le partis jusqu’à l’année 1952, où il a été
imposé censuré par la police française. Il attaquait des installations ennemies ; saboter et
d’attaquer la gendarmerie français. (Allaoui, 2013: 104 )

27
Parmi les batailles qu’Abderrahmane Mira a livrées avec l’ennemi français dans la
wilaya III il y a la bataille de Takhelalet qui a eu lieu en octobre 1956, la bataille de Djebel
Daira en 1957 et la bataille de Ghar Henach à Djebel Bouzid et la bataille d’Igherem à
Meshedala le 13 aout 1957. (Temime, 2008: 233 )

En 1955, promu au grade premier lieutenant (aspirant) et le travail d’Abderrahmane


s’est limité à organiser le système politique et militaire et économique et le média au milieu
de l’armée de libération national A.L.N et le peuple.

Il a joué un rôle important dans la préparation de congrès de la Soummam 20


aout1956.

Après le congrès de la Soummam Abderrahmane s’est porté volontaire pour travailler


dans la wilaya 6 (Sahara) avec le chef Chafeai Ahmed qui est connu sous le nom Rouji.
(Allaoui, 2013: 105)

Se rend en Tunisie pour présenter la wilaya III au conseil national de la révolution


tenu en 1957, et lorsqu’il terminé son travail il est retourné dans son pays au moins de février
1959, il a été nommé le chef de la wilaya III. (Temime, 2008: 234 )

La première chose qu’il fait la continuité ce qu’Amirouche avait commencé avant de


quitter la wilaya 3 comme l’attribution de missions d’officiers à certaines wilayas, puis visité
Akfadou. Il a donné au lieutenant Si Allaoua une somme d’argent importante pour aider son
bataillon. (Ouali, 2011: 340 )

Au printemps de 1959 il a changé la structure au niveau des régions de la wilaya III,


il tomba au champ d’honneur à Chelata à Akbou en novembre 1959, après 9 moins de son
retour à la wilaya III. (Ouali, 2011: 341 )

3.6. Le coloneMohend Oulhadj


Sa naissance et son éducation :

Le colonel Mohend Oulhadj est né le 07 mars 1911 à Bouzeguene " Douar d'Akfadou,
dans la wilaya de Tizi-Ouzou en grand Kabylie" "Algérie". Est originaire d'une des plus
importantes familles du village de Bouzeguene, il est le fils de Mohand Said Ait Ouakli et de
Habbas Fatima.

28
Il est issu d'une grande famille de forgerons et de fellahs. Il est entré à l'école primaire
malgré les conditions simples que sa famille a vécues. (Akli, 2018: 19) Mais sa scolarité s'est
arrêté au certificat d'études primaires qu'il a obtenu à Ain Al-Hemmam. (Bouaziz, 2004: 357) car
l'accès aux études supérieures ne lui était pas permis, étant indigènes. (Akli, 2018: 19)

Il opta donc pour la vie active, prêtant aide à son père qui tenait une huilerie. Après il
émigra en France comme presque tous la majorité des jeunes kabyle de l'époque, où il a
travaillé dans une usine, après la mort de son père en 1932 et eut de fait une charge de
responsabilité supplémentaire. (Akli, 2018: 22)

Son action politique :

A son retour, il s’installe àSétif avec son cousin et c'est là qu’il pratique la vie de lutte
la plus efficace au sein du mouvement de Ferhat Abbas, AML 1943. (Allaoui, 2013: 108 )

1947, il revint dans sa région natale a Bouzeguene pour se charger de l'assistance


judicaire de la défende de ses cousins Mohand Ameziane et Hamiche, condamnes par le
tribunal de Constantine. (Akli, 2018: 22)Accusée d'atteinte à la sécurité de l'état à la suite des
événements du 8 mai 1945, ils n'ont pas bénéficié des procédures d'armistice et n'ont été
libérés qu'après l'arrêt des combats le 19 mars 1962. (Akli, 2018: 22)

Son action révolutionnaire:

Si Mohand Oulhadj était connu pour sa conduite exemplaire, son honnêteté et sa


générosité. Toutes ses qualités humaines lui ont valu son élection comme président de la
Djemaa du Douar Akfadou. Cette présidence lui permettra de multiplier ses combats avec les
hommes de valeur comme Krim Belkacem, Si Abdellah Megheni. (Akli, 2018: 23)

Si Mohand Oulhadj réuni ses proches et les informa de sa décision de rejoindre les
rangs de l'armée de libération nationale. Il rejoint la révolution en Novembre 1955 avec sa
femme et ses six enfants. (Allaoui, 2013: 108 ).Lors d'une réunion qui comprenait Krim
Belkacem, Si Nasser et d'autres responsables, Si Mohand Oulhadj s'est affecté avec d'autres
militants la tache de collecter des armes et établir une organisation capable de mobiliser et
recruter des citoyens dans les quartiers autour des objectifs fixés pour la déclaration du 1er
novembre 1954. (Bouaziz, 2004: 357 )

29
Toutes ses qualités nobles lui permirent de gravir rapidement les différentes étapes de
la hiérarchie au sein de l'ALN, jusqu'au grade de colonel et chef de la glorieuse wilaya 3
historique. Il est le plus vieux colonel de la révolution. Il devient membre du conseil national
de la révolution Algérienne (CNRA). (Allaoui, 2013: 109 )

Il a assumé la responsabilité dans des circonstances difficiles s'il devait faire face à des
opérations militaires et des barrières éclectiques aux frontières lignes Challe et Morris, pour
empêcher l’arrivée d'armes. (Allaoui, 2013: 109 )

L'ennemi n'est pas resté indifférent devant les énergies pratiques et les capacités de
recrutement de cet homme dans la bataille de libération depuis 1958, et il est au centre de
commandement de la wilaya. Au nom du colonel Amirouche qui était en mission à la
deuxième wilaya.

L'ennemi a décidé de le liquider, en utilisant la même méthode que la liquidation de


Mostafa Ben Boulaid, une batterie d'émetteur piégé, qui a explosé lorsqu'il a été utilisé,
laissant trois de ses utilisateurs morts et blessant grièvement Si Mohand Oulhadj et Si
Abdelhafid Amokrane. Malgré son état de santé. (Bouaziz, 2004: 359 )

Les français l'ont surnommé le cheikh loup, tandis que les citoyens l'ont appelé
Amghar et il a continué à diriger la wilaya jusqu’à l'indépendance. (Allaoui, 2013: 109 ) Il est
mort le 02 septembre 1972. (Allaoui, 2013: 110 )

3. Les principaux chefs des régions de la wilaya III :


La région 1 : le capitaine Aissa Hamitouche Bondaoui, septembre 1956- mars 1957.

Le capitaine Ahmed Feddal mars 1957-juin 1958.

Le capitaine Igheri Mohand Essaid (Mohand Essaid Ouzefoune) juin 1958-1958.

Le capitaine Mastephi Nouri n’a pas mené une longue période car il est décédé des suites des
tortures qu’il a subies après le découvert du complot de la bleuite.

Le capitaine Ahmed Feddal5 : novembre 1958-fin 1960.

Le capitaine Touati el-arbi : 1960 jusqu’à son martyre 29 septembre 1961.

5-
Ahmed Feddal: H'mimi: (1923-2003) il a rejoint les rangs de l'ALN au niveau de la wilaya III en 1955 sous le
commandement du colonel Amirouche et celui de colonel Mohand Oulhadj. (cheurfi, (s,a) : 153)

30
Le capitaine Youcef El-Yalaoui 30 décembre 1961- mars 1962.

La région 2 :

Mira Abderrahmane : septembre 1956- mars 1957.

Le capitaine Odak Arab : mars 1957- mai 1957.

Le capitaine Ahmed Amerzouk (Abdallah El- Qalaoui) : mai 1957- juillet 1958. (Ouatah, 2021:
99 )

Le capitaine Meghni Mohand Saleh (Si Abdallah Isekrine) : novembre 1958-jusqu’à ce qu’il
tombe au champ d’honneur dans une embuscade dans le village d’Aghrib le 22 aout 1959
Ighri Mohamed (Mohamed Essaid Azeffoune) janvier 1960 jusqu’à son martyre à la région
Ath Yejer à côté de Azzazga le 30 mars 1961.

Le capitaine Boujemaa Ouchiche dans un petite période mort le 20 juillet 1961.

Le capitaine Cheikh Youcef El-Yaalaoui, Avril 1961-décembre 1961.

Le capitaine Aamira Bouaouina Mohand Essaid, décembre 1961- 18 mars 1962.

La région 3

Le capitaine Mohand Ameziane Yazouren (Essaid Berirouche) septembre 1956-novembre


1956.

Le capitaine Akli Mekrane (Si Mohand Oulhadj).

Le capitaine Meghni Si Saleh (Si Abdellah Isekiren) juin 1957- Aout 1958.(Ouatah, 2021: 100)

La région 4 :

Le capitaine Ousmail Kaci (Si Kaci Iheddaden) Septembre1956jusqu’à son martyre dans le
village Aith Yahia à coté de Ain El-Hemmam en mars 1957.

Le capitaine Ahcene Mahyouz mars 1957-mai 1958.

Le capitaine Benour Ali (Ali Muh N’Ali) juillet 1958-Septembre 1958.

Le capitaine Igheri Mohand Essaid (Essaid Ouzeffoune) mars 1959 jusqu’à la fin de l’année.

Le capitaine Krim Rabah : janvier 1960- juillet 1960.


31
Le capitaine Oudeni Omar (Si Mouh Neshid) juillet-1960-mars 1962.

Le capitaine Ahcene Mahyouz (Ahcene Betih) Aout 1958 jusqu’à la fin de 1960.

Le capitaine Halich Hocine (Hocine Oumekhlouf) la fin des années 1960 jusqu’à sa mort au
début de mars 1962 ; qui remplacé par El-Hamel Laamamera dans quelques jours avant de
saisie-le-feu. (Ouatah, 2021: 101)

4. Aperçu historique de la wilaya III depuis 1954 jusqu'à 1962

4.1. Le début de la révolution dans la wilaya III :


Le début de la révolution de libération en Algérie était l'une des choses attendues étant
donné les présages et le développement dans l'arène politique et populaire interne, notamment
dans les rangs du parti MTLD. (Chaouki, 2003: 69 ) et l'une des raisons directs qui a précipité la
mise en œuvre de l'idée et qui a poussé les militants à porter le fardeau de la lutte armée.
(Bouaziz, 2004: 30) C'est la division du parti en 3 courants: les messalistes, et les centralistes, et
la formation du comité révolutionnaire d'unité et l'action. (Chaouki, 2003: 69 )

Ce dernier a tenu une réunion des 22, et le sujet traité par les présentant étaient le
prendre la décision décisive, concernant la déclaration de lutte et la nomination des chefs des
régions. (Bouaziz, 2004: 37 ) Lors de cette réunion les organisateurs se sont rendu-compte que
toutes les régions du pays sont représentées à l'exception de la région de la Kabylie qui était
fidèle à Messali El Hadj. Alors Amar Ben Ouda à contacter Amar Oumrane afin de la
persuader de rejoindre leur groupe de la lutte armée. (Chaouki, 2003: 70 )

Avant la réunion du 03 juin 1954 Krim Belkacem avait invité les chefs des sept
districts tribaux dont les districts composent toute la région kabyle, Djurdjura à l’hôtel Saint
Martin, rue de chêne et les présentés aux membres de comité révolutionnaire qui sont :

Mohamed Amouche dit Moh El-Taweel sur la région de Draa El-Mizan et Boughni,
Zaamoum Ali sur Tizi-Ouzou et ses environs, Babouche Essaid, sur Ain el-Hemmam, l’Arbaa
N’ait Irathen ; Si Cherif (Ali Mellah) colonel sur Tigziret, Makouda, Sidi Naaman et Delles,
Zaamoum Mohammed Si Saleh sur la kabyle inférieures, si Bordj Menail et Yasser, Si Essaid
(Mohammed Yazzouren) sur Azzazga et Tammgout, Qamerraoui sur Bouira et El-Lakhdaria.
Et ses sept se sont chargés de présenter les hommes recrutés sous eux à Ibn Boulaid, durant la
réunion ils se mettre d’accord que la kabyle est une région indépendante dirigée par Krim
Belkacem et Amer Oumerane. (Bouaziz, 2004: 37)
32
Krim et Oumrane recrutés 450 hommes, après avoir rencontré les chefs des sept
districts de la région kabyle, et les choisissent parmi d’eux catégories :

-Premièrement : les jeunes hommes célibataires qui n’ont pas de responsabilités familiales.

-Deuxièmement : les personnes mariées qui n’ont pas d’enfants, le première d’entre eux a peu
d’enfants et tous ont reçu une formation militaire dans l’armée française. (Bouaziz, 2004: 38)

A la veille de 1 novembre, Krim Belkacem était en poste à Ighil Imoula accompagné


d’Ali Zaamoum et le journaliste Mohammed El-Aichaoui, qui s’est emparé de plusieurs
centaines d’exemplaires de la publication qui sera distribuée dans la nuit du 1 novembre ; et
sous son commandement était 400 hommes, 130 armées et le reste sans armes en attente
d’être obtenus. (Bouaziz, 2004: 43 )

Le chef de la région 3, a tenu la dernière réunion avec ses assistants dans le village de
Batrouna (Tizi-Ouzou) où il leur a révélé la date de l’annonce de la révolution, et les cibles à
atteindre ont été identifiées dès le première novembre à minuit. (Bouaziz, 2004: 43 )Les premiers
coups de feu du 1 novembre 1954 n'ont pas été étendus dans le vallée de la Soummam, et les
montagnes qui lui sont adjacents (Akfadou, Al-Bibans, Al-Babur, Al-Guergour) bien que les
militants soient en alerte après l'organisation révolutionnaire venue hors du réunion " D'Ighil
Wato" près du village "Agmoune Nath Khiar" le 18 aout1954,en présence du responsable
régional du MTLD, Larbi Oulabesir et d' un groupe de militant dont Si Mohand Akli Nait
Kaabache et Si H'mimi (Ahmed Feddal) la réunion a abouti aux plusieurs recommandations
dans lesquelles les dirigeants ont été nommés des petits groupes armés qui seraient prêts pour
le début de l'action révolutionnaire.

Mais Larbi Oulabesir chargé d'informer l'heur et le jour du déclanchement de la


révolution au dernier moment pour rejoint le groupe de Messali Hadj. (Betache, 2020: 29 ), ce
qui empêcher la vallée de la Soummam de participer à l’explosion de la révolution dans la
nuit u 1 novembre 1954. (Ben-Touati, 2019: 32 )

Après une série de contacts, Abderrahmane Mira la fin de décembre 1954 et début de
1955 commença à organiser la révolution à Ait Melikeche ; formant les premières régiments
des moudjahidines et lança des opérations armées contre l’ennemi français, car il y avait une
tentative d’organisation et de travaille contre les intérêts français dans d’autre quartiers, tels

33
que Ait Oughlis, Ait Abbas, Ait Amouche avant l’affectation d’Amirouche dans la région de
la Soummam. (Ben-Touati, 2019: 33 )

4.2. Le travail révolutionnaire dans la wilaya III :


La région de la Kabylie, comme d’autres régions traversées par la révolution dans
cette étape, manquait d’armes et pour cette raison elle s’est principalement concentrée sur la
guerre d’embuscade du printemps et s’est poursuivie jusqu’à l’automne 1955. (Saidi, 2008: 26 )

A Azzazga : les révolutionnaires ont attaqué le centre de gendarmerie et incendié


l’entrepôt d’Al-Bahish, du département des forets et des eaux ; ses pertes ont augmenté à 50
millions de francs et ils ont coupé les poteaux et les fils téléphoniques de poste Azazga,
isolent la ville. (Bouaziz, 2004:43)

Plusieurs attaques ont eu lieu contre les traitres et agents des autorités coloniales et
contre les centres militaires, administratifs et économiques du Daira de Tizi-Ouzou, Draa El-
Mizan, Bouira, Tazmalt, Azeffoune et autres à travers lesquels les militants ont pu de tuer un
certain nombre de l’armée coloniale et de ses aides, et de saisir une grande quantité d’armes et
de munitions militaire. (Iheddaden, 2003: 15 )

Dans l’est de la région, Ahmed Feddal [Hemimi] et Sebaila Rezki qui sont les
dirigeants de la région ont mené plusieurs opérations dans le nord de la vallée du Soummam,
atteignant Bejaia et de la vers Mansouria, Kherrata et Sétif frontière avec les régions 1 et 2
ainsi qu’au Souk El-Tenine dans les montagnes de Babour au bord de la mer. (Iheddaden, 2003:
23 )

Les actes de sabotage sont quasi quotidiens et se traduisent par la coupure des lignes
téléphoniques et électriques le sabotage des gares et voies ferrées, l'incendie des écoles pour
qu'elles ne se transforment pas en centres militaires, les démolitions des ponts la coupure des
canaux d'eau potable le sabotage des fermes (ferme Tambi) dans la région de Biziou et les
routes minières entre 14 et le 20 décembre 1954 un groupe des moudjahidines a mené des
actes de sabotage entre Seddouk et Akbou. (Bettache, 2020: 30)

Après le début de l’action armée et le développement de l’activité révolutionnaire, le


nombre des moudjahidines de la wilaya III à augmenter car le nombre des forces militaires
dans cette région jusqu’en octobre 1955 était estimée à 500 hommes, 30% des armes militaire
et 70% armes de chasses, elle compte 500 moudjahidines qui suivent les militants et sont
également prêts à porter les armes. (Djebeli, 2015: 127 )
34
La wilaya III à basé sur la méthode de guerre d’embuscade en première lieu afin
qu’elle puisse s’emparer des armes et gagner la confiance des larges classes populaires, elle a
pu surpasser le reste des régions dans les domaines de l’approvisionnement, l’armement et il a
également été en mesure de mener des opérations militaires avec un haut degré de pacification
et de renseignement telles que l’anti-opération oiseau bleu. (Chebeli, 2006: 403 )

La wilaya III a obtenu 650 pièces d’armes par l’organisation d’oiseau bleu et c’est un
groupe d’équipes algériennes formé par Lacoste pour éliminer la révolution, donc les éliments
de l'ALN ont profité de cette arme pour combattre l’ennemi. (Saidi, 2008: 45 )

Les éléments de l'ALN de la région entre 1951 et 1955 ont pu se procurer une variété
d’armes et de différents manières car la stratégie des dirigeants Krim Belkacem et Amer
Oumrane sur l’armement des moudjahidines à travers les attaques contre les centres militaires.
(Djebeli, 2015: 152 )

Les armes de la région de kabyle ont également surperformé le reste du pays, pour
cette raison les méthodes d’affrontement avec les forces d’occupation se sont développées et
ne se limitent plus à la guerre d’embuscade, mais sont allés au-delà pour livrer de grandes
batailles concentrées principalement dans la vallée de la Soummam, Bordj Menail et Beni
Amrane. Ils ont saisi des quantités importantes d’armes comme ce fut le cas lors de la bataille
de Beni Amrane le 20 mai 1956. (Chebeli, 2006: 382 )

D’après le témoignage de moudjahid Kaci Mokrane :Amirouche a dispersé les armes


dans tous les domaines pour commencer les accrochages, les embuscades 6 comme les
embuscades dans Alaghene ils ont pu prendre 24 armes ainsi que dans Ighezer Amokrane7.

La région de Kabylie a bénéficié d’une quantité d’armes par les Aurès, il comprend
quatre-vingts (80) fusils reçus par Amer Oumrane et les dirigeants de la région 3 ont
également acheté des armes à Alger de la part Atmane Belouizdad qui comprend quatre (4)
mitrailleuses et environ six cents (600) cartouches. (Chebeli, 2006 :358 )

Grace au butin qu’ils ont pris, ils ont augmenté leur capacités de combat, recruter un
grand nombre de combattants et envoyer des fournitures d’hommes et d’armes dans la région
6
-Embuscade : le plan de l’embuscade est lié au système de la guérilla. L’embuscade était définie commela
disparition d’individus armés dans un lieu non divulgué à la surprise de l’ennemi lors de sa marche et de le tuer
lorsqu’il y avait des troubles dans ses rangs. (Mortad, (s.a): 69)
7
-Témoignage du Qasi Mokran au musée de moudjahid de Bejaia le 28 novembre 2016.
35
4 et lancé plusieurs nouvelles attaques, ce qui assure à tous que la révolution continue.
(Iheddaden, 2003: 16)

La wilaya III avait également un rôle dans la quatrième région surtout après
l’arrestation de première responsable de l’organisation militaire et politique de cette région, le
commandant Rabah Bittat le 23 mars 1955, après cela sa direction a été confiée à Amer
Oumrane, le premier adjoint de Krim Belkacem.. (Chebeli, 2006: 403 )

4.3. Le développement de l’action révolutionnaire dans la wilaya III :


Le FLN a tenu aux plus grands congres de sa révolution du 20 aout au 19 septembre
1956. Ce congrès, préparé par Abbane Remdane comprenaient 16 membres, tous les chefs
militaires de plusieurs régions du Nord de Constantinois, de centre de l'Algérie et de Kabylie.
(Afinou, 2013: 225-224)

Le congrès était une nécessité urgente pour définir les grandes lignes, pour suivre la
lutte armée et planifier pour atteindre les objectifs décrits dans la déclaration du 1 novembre.
(Miloud, 2013: 74) Et a également abouti à des recommandations importantes pour l'organisation
et la structuration du travail révolutionnaire. (Achaoui, 2013: 27)

Il est également sorti avec une direction nationale unifiée représenté au conseil national
de la révolution. Et le comité de coordination exécution, et un document politique qui est
considéré comme la constitution qui a organisé les affaires de la révolution. (Azeghidi, 2009:
152)

Le congrès recommandé est décidé que la gestion et la direction collectifs devraient


être un principe de base, et elle a demandé à tous les organes et organisation affiliés au front
de libération nationale de respecter ce principe et de l'appliquer pleinement. Elle a établi pour
chaque wilaya, régions, zones, sections des organes de direction similaires dans le système.
(Bouaziz, 2009: 156 )

La troisième région a présenté un rapport oral présenté par Krim Belkacem, où il a


indiqué que la région possède actuellement 87044 combattants et 7470 moussabiles8et 3100 et
le nombre des armes en sa possession, est 404 fusils militaire, 106 mitraillettes, 08 fusil
8
- Mousabiles : le mousabile est généralement une aide à la guérilla, la couvrant lorsqu’elle mène une opération
de guérilla ; ou cherche des nouvelles pour lui avant ou après, ou découvre les nouvelles del’ennemi aux
moudjahidines. (Mertad, (s.a) :76)

36
mitraillette de deux types FM-Bart et quatre autre de type 29/24 et 44425 fusils de chasses.
(Djebeli, 2015: 213 )

Après le congrès, la wilaya III a connu une évolution qu’a accrue son efficacité, le
nombre de volontaires dans l’armée de libération et les flammes de la révolution ont
augmenté et les opérations militaires se sont multipliées. (Kellil, 2013: 26 )

Elle est devenue la troisième wilaya qui a été divisé en 4 régions. Ils ont tenu leur
première réunion début septembre 1956, dans le village de Thamliwin et au centre du quartier
Ath Mohand qui est supervisé par le moudjahid Mouloud El-Anqi.

Lors de cette rencontre historique supervisée par le commandant Karim Belkacem, le


colonel Mohamedi Essaid a été nommé chef de la wilaya III.

Du coté des régions Aissa Boundaoui a été nommé commandant de la première région
et Abderrahmane Mira commandant de la deuxième région, Mohamed Yazourene (Brirouche)
commandant de la troisième région et Kaci Ihadaden commandant de quatrième région. Puis
entre 1956 et 1962 seize capitaines prennent la direction de ces régions. (Ouali, 2011: 259 )

La wilaya III a connu un grand nombre des batailles,qui se sont poursuivies jusqu’à
l’indépendance ; ce qui confirme le rôle joué par la wilaya III et parmi ces batailles :

La bataille Oumasine 20 janvier 1956 :

La première étape:

Elle a eu lieu près de la vallée d'Amizour le 20 janvier 1956, La bataille a commencé


vers 9 h du matin, les soldats ennemis ont été surpris par un barrage de balles des
moudjahidines, ce qui leur a fait perdre l'équilibre et ils étaient sur le point de se retirer de
l'intensité de la peur. Les éliments de l'ALN se sont retirés du lieu de l'affrontement vers le
village d'Ichekaben. (Ouatah, 2021: 38 )

Pendant ce temps, l'aide militaire et les fournitures sont arrivés sur place d'Amizour,
Elkseur, Sidi-Aich pour aider les bataillons. Puis les forces ont marché vers les villages
voisins après que l'espace de combat ne s'est pas étendu qui s'étendait du pont d'Oumasine au
village de Thaqrabth Nidjisen. Ils ont donc lancé une vaste compagne de répression de
sabotage et d'arrestations.

La deuxième étape:
37
Après l'affrontement les éliments de l'ALN se sont retirés d'Oumasin vers le village
d'Ichekaben, ou ils ont rencontré sur leur chemin le lieutenant Arezki Louras qui a précipité
son peloton sur le lieu d’engagement. (Ouatah, 2021: 39)

Les éléments des deux divisions qui se sont retirés du fond ont tenté de l'empêcher de
descendre dans la vallée mais ils ne pouvaient pas. Il a rencontré l'armée d’ennemie dans la
région d'Idjissene Ouada, et a failli ne pas s'approcher de l'endroit jusqu’à ce qu'il distribue
ses soldats aux points qui l'aident à combattre.

Les officier ennemis ont été étonnés par les éléments de l'armée de libération qui
étaient prêts à affronter une force militaire armée d'armes modernes provenant de canons, des
chars d'avions. (Ouatah, 2021: 39)

La bataille est terminée avec les résultats suivants : du côté français: environ 60
soldats sont tombés, dont soldats qui ont été tués au hasard par des avions

Du coté moudjahidines: le martyre de moudjahidines et la capture de certains de ceux


qui ont été capturés par les forces ennemies, et le martyre de 3 citoyens lors du
bombardement aérien. (Ouatah, 2021: 42)

Bataille de Tachetiwine le 5 mars 1959 :

La bataille a eu lieu à Tachetiwine dans la zone de Draa-Mizan, elle a été menée par
71 moudjahidines de bataillon de Djurdjura âgés de 18 à 20 ans. Après avoir exercé ses
fonctions a Ouled Yahia Moussa le 4 mars.

Les éléments de l'ALN ont décidé de l'affronter et se sont engagés avec les éléments
de l'ennemi.la bataille a donc durée une journée entière, l'armée française n'a pas réussi à
percer les positions des moudjahidines chaque fois que l'ennemi a tenté de s'approcher d'eux
ils leur ont infligé de lourds pertes, de sort qu'ils ont été contraintes de se retirer du champ de
bataille, (Bouaziz, 2004: 226 )

Les pertes sont estimées à des centaines de morts et des blessés, tandis que 36
moudjahidines ont été tués, 24 autres ont été blessés et un a été arrêté et seulement 10
moudjahidines ont survécu à la bataille. (Bouaziz, 2004: 226 )

La bataille d'Ifarhounene:

38
Le 24 juillet 1959 c’est-à-dire dans la première semaine de l'opération Jumelle, une
bataille à lieu à Ifarhounene (Ain-Hammam) au lieudit Boufares, a trois km du poste de
commandement "ARTOIS" du général De Gaule. Alors que l'armée ennemie comptait un
millier de combattants ratissant la région, il s'est mêlé à un groupe de combattants, ne
comptant pas plus de quatre-vingts moudjahidines et guérilleros. Toute la journée il
mentionné que les pertes ennemis sont nombreuses et les avions ont été aperçus transportant
leurs corps à plusieurs reprises. Quant aux rangs de l'ALN 38 moudjahidines ont été tués.
(Azeouaoui, 2013: 115)

La bataille de Djarmouna :

Une bataille a éclata entre les forces ennemies et les éliments de l'ALN à la lisière du
forêt, et a duré deux jours. Les pertes de l'ennemi s'élèvent a des dizaines de morts, un
hélicoptère étant abattu, et les éléments de l'ALN s'emparent d'armes légères de type 49 MAT,
l'une de type Thomson et l'autre MAS. Quant aux pertes de l'ALN, elles s'élèvent à 27 martyrs
et 13 blessés, et trois moudjahidines sont capturés. (Azeouaoui, 2013: 117 )

Bataille de Tachichebounte (Azzazga) le 28/10/1959 :

Le 28 octobre l'armée coloniale quitte la caserne du Caire pour assiéger la région


d'Ikherbane, l'affrontement a eu lieu et à la suite de cette opération un martyre est tombé
porteur d’un papier des réunions ce qui a incité l'ennemi à reprendre son attaque sur la zone
après avoir mobilisé un grand nombre de ses soldats. Les éléments de l'ALN ont reçu la
nouvelle et ont tendu une embuscade dans la zone de Tachichebounte, et quand le premier
groupe de l'ennemi est arrivée ils les ont tous tuées et ont saisi leurs armes.

Quand l'ennemi apprit cela, il assiégea étroitement l'endroit ainsi la bataille dura une
journée entière, et les pertes de l'ennemi elles sont estimés à plus de 200 soldats. (Azeouaoui,
2013: 118)

La bataille d'Akfadou :

La bataille d'Akfadou est l'une des batailles majeurs qui a commencé de la ville
d'Azzazga et s'est étendue au secteur de Soummam, le but était de serrer la vis sur les
révolutionnaires afin que l'ennemi puisse mener à bien son projet de relier l'oléoduc a le port
de Bejaia.

39
L'ennemi a mobilisé plusieurs légions et encerclé la foret d'Akfadou, l'armée
d’ennemie a commencé à encercler Akfadou de tous les côtés depuis Azzazga, Adekar, Ait-
Mansour, Iaakourene, Ighil-Athman, Imeghdasene, Zan-Amchetoh, Agmoune, Ait Idjer,
Thiekberthe, puis a commencé l'opération de bombe avec un type de canon 105 mm, 80 mm,
60 mm et des hélicoptères de type T6 et B26 et une armée de 2000 soldats. (Ouatah, 2021: 114 )

Le bombardement a commencé qui a duré plus d'une demi-heure, puis l'ennemi a


commencé à prendre d'assaut la foret, pensant qu'il avait tué un certain nombre des
moudjahidines.

La bataille s'est poursuivie du début de l'aube jusqu'au coucher du soleil, lorsque


d'éliminer la direction d'Akfadou, mais a subi de lourdes pertes car plus de 213 soldats ont été
perdus et plus de 1000 blessées. (Ouatah, 2021: 115)

La bataille de Bouira daïra Mechedala commune Ouaridj 2 octobre 1959 :

Cette bataille dirigée par le lieutenant Si Abdelkader, donc l'armée Francaises a


assiégé la région n utilisant des grandes forces de l’infanterie appuyée par des avions.

C’est une terrible bataille a eu lieu entre les deux parties et qui a duré toutes une
journée, et ses résultats la mort des centaines des soldats de l'armée Francaises et l’abattage
d’un avion, pour le coté des moudjahidines il y a 5 morts. (Bouaziz, 2004: 232 )

La bataille El-Deyalem 16 juin 1960 :

La France a appris l’existence d’un groupe de commandos composé de huit personnes


dirigé par le lieutenant Rabia, ce dernier venu avec une force importante composé de six
avions et 25 chars.

Les deux parties se sont affrontées, (Bouaziz, 2004:235) l’affrontement a duré quatre
heures ; en conséquence 2 moudjahidines ont été tué et six sont arrêter et de coté de l'armée
Françaises 16 personnes morts. (Bouaziz, 2004:236)

40
Chapitre 02 : Les grandes opérations militaires
1 .L’opération Brumaire :

1.1. Les objectifs de l’opération


1.2 Le déroulement de l'opération

1.3 Les conséquences de l'opération

2. L'opération Dufour

2.1 Le début de l'opération

2.2 Le déroulement de l'opération

2.3 Les résultats de l'opération

2.4 La réaction entre l'opération Dufour et le congrès de la Soummam

3. Opération Etincelle

3.1 Le début de l'opération

3.2 Le but de l'opération

3.3 Les conséquences ALN

4. L'opération Jumelle

4.1 Le début de l'opération Jumelle

4.2 Les moyens et les méthodes utilisées par la France dans l'opération
Jumelle

4.3 Les mesures prises par l'ALN pour faire face a l'opération Jumelle

4.4 Les conséquences de l'opération

41
1 .L’opération Brumaire :

1.1. Les objectifs de l’opération:


Les plans de la France visant à capturer le colonel Amirouche, notamment du
capitaine Leger qui supervise le bureau de l'information et de la communication de la wilaya
III ont échoué. Malgré le réseau tissé au sein de la Kabylie car les informations qu'il reçoit
sont toujours tardives.(Attoumi, (s,a):288)

Le 16 octobre 1958 est lancé l’opération Brumaire, qui se développe à partir de


l’Akfadou vers la vallée de la Soummam et le Guergour, (Téguia, 2007: 300) sous le
commandement français du général Faure, dans lequel le commandement français a mobilisé
une force énorme.

L'armée française a lancé cette opération militaire le 15 octobre 1958, l'opération


s'appelait Brumaire et elle marque cinq buts :

-Elimination de la wilaya III en particulier de son chef

-Détruire le moral du peuple

-Mettre en place des centres avancés pour favoriser l'encerclement de la population afin
d'imposer une politique "paix" présumée.

-Ouvrir des ateliers pour donner aux gens des opportunités d'emploi.

-Appliquer une stratégie politique et militaire commune à tous les secteurs militaires. (Attoumi,
(s,a): 288)

Le but de cette opération massive était d’arrêter certains des responsables de la


Révolution, pour briser le moral de l’armée de libération. Cette opération, a été mené par les
plus grands généraux de France en Algérie; à leur tête Faure et Massu dans le but d’arrêter le
coulonel Amirouche9.

.9191 ‫ السنت‬63‫جريدة المجاهد العدد‬9-

42
1.2. Le déroulement de l’opération :
L'opération s'appelle Brumaire à cause de dix-huit du mois Brumaire de la révolution
française. (Attoumi, (s,a): 288)

35 mille soldats ont été mobilisés, des centaines de véhicules militaires, bombardiers
et hélicoptères. 17 généreux firent le siège de la zone entre Draa El-Mizane et Fort National
sur une superficie similaire de deux provinces françaises avec des canons. (Bouaziz, 2009: 224)

Des hélicoptères ont largué des parachutistes au-dessus des montagnes, et ont
commencé à commettre les crimes les plus odieux et à saboter tout ce qu'ils rencontraient en
termes d'urbanisations et d'économies, avec une brutalité frappante et d'amères rancunes.

Les autorités coloniales ont gardé le silence sur cette opération et n'en ont eu
connaissance que le 21 octobre plus d'une semaine après son lancement, ou il a été signalé
que de violents affrontements ont eu lieu dans les sections de Bordj Menail, au sud de Mayou
et Djebel Beni Wekak. Puis deux jours plus tard, le général Faure a déclaré que les opérations
se poursuivraient encore longtemps, ce qui indique qu'il s'agit de tester l'efficacité des plans
de Challe.et en raison de l'échec de cette opération, les dirigeants français l'ont complètement
réduit au silence après cela.(Bouaziz, 2009: 224)

Les autorités coloniales ont lancé d'autres compagnes, similaires dans la vallée de la
Soummam et la région de Jijel, avec l'intention de les purger des révolutionnaires. Afin de
facilités aux autorités coloniales le démarrage des travaux de prolongement de pétrole de
Hassi Messaoud à Bejaia. (Bouaziz, 2009: 225)

Le général Faure a fait une déclaration à la presse française de sa cours de sa


compagne, qui a été lancée avec 13 généraux sa vaste compagne (l’élimination d’Amirouche)
signifie l’élimination de 80 % de la révolution dans la Kabyle10.

1.3. Les conséquences de l'opération:


Cette opération a duré jusqu’au 27 du même moins et visait à éliminer les centres de
commandement du la wilaya 3 dans les montagnes d'Akfadou. (Bouaziz, 2004: 178) Les forces

10-
.9191 ‫ السنت‬04‫جريدة المجاهد العدد‬

43
militaires ont essayé de prendre d'assaut la forêt d'Akfadou dans le bassin de Soummam, mais
elles ont échoué. (Bouaziz, 2009: 225)

Le nombre des moudjahidine qui ont fait face était de l’ordre de 1500 moudjahidines
qui avaient pu infliger une amère défaites aux troupes coloniales.

En conséquence la direction de la wilaya III a tenu une assemblée générale à


Bounaamane le 11 novembre dirigée par le colonel Amirouche au cours de laquelle des
médailles ont été distribuées aux moudjahidine. (Bouaziz, 2004:178)

Le général Faure a déclaré au cours de cette opération que la nature de la terre et la


vitesse à laquelle les révolutionnaires se déplacent avaient créé des problèmes de transport et
d’approvisionnement11.

2. L’Opération Dufour :
Les officiers français ont travaillé pour l’exécution d’une opération militaire appelée
opération Espoir, lancée le 29 mai 1956 à travers l’ouest de constantinois, et qui a secoué
toute la région de Lafayette (Bougaa) jusqu’à la Soummam. (Attoumi, (s.a): 243)

Robert Lacoste prétend qu’il apportera la paix dans l’année 1956 et il a donné le mois
de mai comme date limite.

L’opération Dufour dans la vallée de la Soummam planifiée par Robert Lacoste et


réalisée par le général Dufour, avait été la conséquence de plusieurs facteurs :

-Perte de documents liés au congrès des dirigeants de l’Armée de Libération

Nationale dans divers région.

-La conviction de Robert Lacoste que l’élimination de l’activité révolutionnaire en cette


région, permettra à l’armée française d’éliminer facilement l’activité de la révolution dans le
reste du pays12.

D’après Djoudi Attoumi : « depuis le début de la guerre de libération dans la région,


aucune opération de cette ampleur n’a été réalisée ». (Attoumi, (s.a): 243)

1158 ‫ السنت‬2 6‫جريدة المجاهد العدد‬11-

.31 ‫) عملية األمل و البندقية مجلة أول نوفمبر العدد‬3891(‫من تقارير الملتقيات الجهوية لتاريخ الثورة‬12-

44
2.1. Le début de l’opération:
Le général Dufour a travaillé pour réaliser son projet, il commença donc à mobiliser
les forces nécessaires pour cela, c’est-à-dire plus 30 mille soldats pour mettre fin à la
révolution dans cette région. Cette opération nommée l’Espoir et Fusil. Il a travaillé pour
détruire les villages qui soutiennent l’armée de libération nationale et pour la création des
zones interdites; et le contrôle de la région par le retour et l’établissement descentes militaires
les plus avancés. (Ben Touati, 2019: 58)

Dufour s’est d’abord concentré sur le siège de la région, ensuite, il a mobilisé ses
forces en demi-cercle sur la zone située entre les montagnes El-Biban à l’ouest et Akbou au
nord, Beni Oarthilan et Beni Aaila à l’est. (Bouaziz, 2004: 70)

2.2. Le déroulement de l’opération :


Dufour ouvre la voie à son travail de sabotage en mars 1956 avec le bombardement
infernal de petit village « Helia » situé du côté de Bouselam pendant cinq heures, le résultat
était la mort de 53 des habitants de village et la démolition de leurs maisons. Ceci a eu lieu
après la bataille qu’a lieu entre les forces ennemies et les forces de l’armée de libération
nationale dirigées par Hocine Moustash.

A partir du 28 Avril 1956, des avions ennemis ont lancé des raids aériens sur les
villages de : Aguemoun, Nait Kheir, Feriha, Thacheaafet, Ilemayen, Adrar Sidi Idir avec une
grande brutalité le mois de mai 1956 où les avions de types B-26 ont largué des centaines de
tonnes de bombes sur elles de sept heures du matin à midi sans arrêter. (Ben Touati, 2019: 59)

Le 30 mai 1956, le général Dufour fait une tournée avec Maurice Papon, préfet de
Constantine à cette époque, afin de superviser l’avancement du l’opération, en tant que
représentants de l’autorité civile et militaire où les deux ont adopté le plans suivants :

-Ratissage de la zone Guenzat, Beni Aailan, Ait Abbas, Ait Maouche, Ait Aidel.

-Destruction des villages utilisés comme abris.

-Créations de zones interdites. (Attoumi, (s,a): 246)

-Etablissement des centres militaires supplémentaires au niveau des points stratégique dans le
cadre de la division de la population.

45
-Ouverture du processus de bombardent de villages au napalm et l’émergence des avions
américains B26, B29 qui n’a pas hésité à lancer ses bombes au milieu des villages. (Attoumi,
(s,a): 147)

-Les bombardiers ont également commencé à bombarder tous les villages de la région, depuis
la base militaire d’Ain Arenat à l’ouest de Sétif et la base de Talaghema.(Bouaziz, 2004: 70)

2.3. Les résultats de l’opération:


Cette opération est venue pour exterminer les éliments de l'ALN et détruire tous les
villages qui leurs serrent de refuges. Ces villages qui avaient été détruits sont : Amerzak,
Aachabou, Boufenzar, Ourir, Takroumbalet, Boumesaad, Ouchanen, Ouled Sidi Idir,
Tawerireth, Tamouguera, Tasira, Tanesaouth, Feriha, Beni Berahem, Aguemoun… (Bouaziz,
2009: 146)

Selon Yahia Bouaziz : « les gens se sont cachés sous le sol ils habitent pendant la
journée, et dans la nuit ils retournent dans leurs maisons d’origine pour se ravitailler».
(Bouaziz, 2009: 147)

Selon Ouattah Mohand Said : «durant trois jours, chaque village a enterré des dizaines
de ses habitants dont on trouve parmi eux des enfants, des personnes âgées. (Ouattah, 2021: 122)

Les officiers français sont entrés ensuite dans les villages détruits pour bruler ce qui
restait des maisons. (Bouaziz, 2004: 70) Elle a également tué d’autres.

2. 4. La relation entre l’opération Dufour et le congrès de la Soummam :


L’opération Dufour dite « l’espoir et fusil » était lié au congrès de la Soummam; les
dirigeants de la révolution ont choisi de la tenir dans les montagnes de Beni Abbas.(Saba, 2015:
30) Alors les chefs se rendirent le village et quand ils sont arrivés à coté de village d’El-
Shorfa à Beni Mensour en direction de Beni Abbas les documents relatifs au congrès
tombaient entre les mains de l’armée française. Cette dernière décidé de mener cette énorme
opération et l’appelait espoir dans l’espoir d’arrêter les dirigeants de la révolution. (Bouaziz,
2004: 71) Donc les révolutionnaires ont décidé de déplacer le congrès à Ifri Ouzelaguene.

L’opération Dufour s’est terminée le 04 juin 1956 sans espoir et Dufour s’est assurée
de son échec militaire. (Ben-Touati, 2019: 61)

46
3. Opération Etincelle

3.1. Le début de l’opération:


Le générale Challe a annoncé dans le moins de juillet 1959, une attaque surprise
contre l’armée de libération nationale dans la zone d’El-Hodna sous le nom Etincelle malgré
la chaleur extrême et le terrain difficile (Bourgheda, 2012: 24) Cette opération s’est étendue de
mois de juin jusqu’au mois juillet 1959. Il était supervisé par le colonel Bouis. (Cherit, 2007:
217)

3. 2 : Le but de l’opération :
Le but de cette opération était la distraction de chef Mohand Oulhadj qui serait prêt à
croire que Challe ne lui fera pas face avant la période habituelle de chaque opération et c’est
ainsi qu’il pourra le prendre sur le coup avant cette date, en revanche, il ouvrira la voie à
l’opération kabyle en coupant les voies de transit et les points de contact entre eux et autres
wilaya. (Belhadj, 2008: 209 )

3.3. Les conséquences de coté ALN:


Dans cette opération l’armée de libération national connu des pertes humaines après
11 jours de l’opération .Selon Challe dans son rapport aux nations unies : 300 martyrs, 134
prisonniers, 5 abandonner et a arrêté 141 membres de l’organisation politique et administratif,
affilié à l’armée de libération national, et il a été obtenu 680 pièces d’armes : 12 pièce d’arme
collective et 180 armes individuelles. (Bouqriwa, 2013: 52)

Cette opération est considérée comme un précurseur de la plus grande opération


jumelle dans la région de la kabyle.

4. L’opération jumelle

4.1. Le début de l’opération jumelle :


Le général Challe entreprenait l’opération la plus ambitieuse qu’il ait tentée
jusqu’alors contre le plus gros « morceau » à la vaste place forte montagneuse de Kabyle,
avec ses villages en nids d’aigle et sa population se chiffrant à près d’un million. (Horne, 2007:
349)

Donc l’opération jumelle considérée comme l’une des opérations les plus importantes
organisées en Algérie depuis le début de la révolution ; en raison du nombre des soldats et

47
d’équipement qui a été déployé (Bouqrioua, 2013: 53 ) En effet cette opération déclenchée le 22
juillet 1959 et qui avait pris fin en mars 1960.(Asselat, (s,a):310)

Selon le moudjahid Ouatah Mohand Rachid : avant qu'Amirouche ne se rendre en


Tunisie il a rassemblé tous les soldats et leur a dit qu'il y avait une opération, mais nous ne
savons pas ce que c'est. Et a décidé de collecter les ravitaillements et garder les points d'eau13.

D'après le témoignage d'Ikhelef Youcef : Nous avons entendu dire que quelque chose
allait arriver mais nous ne savons pas ce que c'est. Certaines disent que c'est l croix rouge
international et d'autres disent que c'est une commission d'enquête de l'union, jusqu'au 22
juillet on a entendu parler de l'opération14.

Selon le témoignage de Keir-eddine Taher nous avons des informations selon


lesquelles ce sera une opération mais nous ne savons pas s'il s'agit de l'opération Jumelle ou
de l'OTAN15.

Le nom de cette opération chaqu’un comment l’explique pour les naïfs, elle voudrait
dire l’observation de loin à la jumelle au lieu du déplacement des troupes. Mais l’explication
la plus plausible serait que jumelle signifierait opérations jumelées et persistantes. (Azzi, 2011:
208 )

Le commandement de cette opération dirigé par le général Challe avec l’aide du


général Faure et général Dellier, commandant du district de Sétif et le général Bouni, chef de
bureau de Challe avec des troupes sans précédent dans les opérations de l’armée française en
Algérie.(Belhadj, 2008: 2 9 ) La portée de cette opération dangereuse incluait une zone s’étendant
du coté côtier de Delles à Ziama Mansouria et sur son côté ouest et sud, de Bouira à Sétif
notant qu’elle intervenait immédiatement après l’achèvement des lignes électrifiées à les
frontières orientales et occidentales. (Ouali, 2011: 411 )
13-
Témoignage de moudjahid Ouattah Mohand Rachid au musée de moudjahid du Bejaia le 28 novembre 2016.

14-
Témoignage de moudjahid Ikhele Youcef au musée de moudjahid du Bejaia le 28 novembre 2016.

15-
de moudjahid Kheir-Eddine Taher au musée de moudjahid du Bejaia le 28 novembre 2016 .

48
Cette opération a été lancée par l’armée française dans la région de la Kabyle la
grandes et la petites en forme de triangle, ses trois angles : golf de Bejaia à l’est, Delles ouest
et Bouira et Beni Mensour au sud et cela a duré environ huit moins de 22 juillet 1959 au mars
1960. (Bouaziz, 2004: 128 ) Cette opération lancée au niveau de Boumerdès, Tizi-Ouzou, Bejaia,
Bouira, Bordj Bouriredj, M’Sila, Sétif. Donc l’opération jumelle n’ait pas une opération
ordinaire, c’est l’une des plus grandes opérations jamais réalisées, elle était planifiée et
le facteur de temps était laissé libre à toutes les possibilités. (Ben Touati, 2019: 207)

Le général Challe a supervisé personnellement le commandement de l’opération, où il


a établi son poste de commandement Artoi au cœur des montagnes du Djurdjura à 1720 mètre
pour rester en contact constant et direct avec les diverses unités militaires. (Qandel, 2006: 88 )

De nombreux généraux y participent dans cette opération notamment : Gracieux,


Cazenave, Gilles, Dudognon, Massu, Olié, Bonnet, Faure. (Téguia, 2007:305)

4.2. Les moyens et les méthodes utilisées par la France dans l’opération jumelle :
Selon le témoignage de Kheir-eddine Taher: La France a utilisé tous les moyens de
villages étrangers, la cinétique, le nationalisme, elle a utilisé l'alliance atlantique comme
membre de celle-ci. Son armée a pu s'emparer des montagnes et des forets et évacuer tous les
villages de leurs habitants. Elle a également utilisé des avions qui s'arrêtent dans l'air et
frapper les canons vers les éléments de l'ALN16.

L’armée française à mobiliser pour cette opération, très grands moyens humains et
financiers, il était représenté dans des milliers des moyens de transports et la défense des
véhicules du terrain de type jeep, camions de fabrication américaines et des mécanismes pour
construire des routes dans les vallées et les montagnes et des chars en tout genre, des avions
de chasse B52, B26. Des combattants Jagura –T6-, hélicoptères ont commencé à transporter
des parachutistes au-dessus des montagnes d’Akfadou à l’est d’Azzazga et des navires
transportant des navires vers la plage rocheuse situé à Ras Siglé, à l’oust de Bejaia ; tandis
que les archers étaient placés au sommet des rochers montagneux et les soldats spécialisés en
alpinisme étaient se préparaient à prendre place sur les étroits sentiers de montagne. (Qandel,
2006: 88 ) et a travers la situation difficile ce qui traversait la wilaya 3 durant cette période, qui

16
- Témoignage de moudjahid kheir-Eddine Taher au musée de moudjahid du Bejaia le 28 novembre 2016 .

49
était principalement présenté par la bleuite ainsi le martyre du Colonel Amirouche. (El-zoubiri,
2007: 276 )

L’opération à était recruté 75 mille soldats des trois armes : naval, terrestre et aérien.
(Bouaziz ,2004: 182)Dont la plupart sont des parachutistes qui ne connaissent aucun sens à
l’humanité et sont des hommes du groupe étranger qui sont parmi les criminels qui ont été
expulsés des prisons d’Europe et c’est à l’intérieure de cette force il ya certaines colonnes
africaines réputée pour la brutalité de leur soldats. , (Ouali, 2011: 411 ) Et comprend également
dans ses rangs, quelques déserteurs de l’ALN. (Azzi, 2011: 209)

L’ennemi à recruté pour réussir l’opération, armées de journalistes et des hommes du


deuxième bureau et officiers des affaires civiles, qui a déclaré une guerre psychologique au
peuple dans le but d’interroger le peuple sur la gravité de la révolution par la propagande que
l’opération éliminera le régime révolutionnaire. (Ouali, 2011: 412 )

Le général Dugaul a visité la ville de Bordj Bouriridj, il est allé au village de


Zemmoura au cœur des montagnes El-Biban le 28 juillet 1959 (Bouaziz, 2004: 184 ) et dans cette
visite Dugaul entend orienter et appel vers trois choses importantes à son avis bien sur :

-Convaincre le monde qu’il a pris d’assaut les montagnes el-Biban, bien que c’est une zone
interdite ; cela signifie que la révolution s’est affaibli et que les soldats de l’armée de
libération sont sur le point de disparaitre.

-Il est proche ces centres sensibles de la révolution et d’entendre directement sa voix pour les
révolutionnaires jusqu’à ce qu’ils se rendent et rendent leurs armes ; selon sa devise.

-Encourager les traitres et les ennemis de la révolution de Harka et rassurer sur leur avenir et
de la for e de la France et leur capacité de les protéger. (Bouaziz, 2004: 185 )

Et parmi Les méthodes utilisées par l’ennemi pour réussi l’opération jumelle : la
diffusion de l'armée d'ennemie dans les zones interdites ou les parachutistes et les groupes
étranger étaient stationnés dans tous les villages et forets et au sommet des montagnes et des
vallées, essayer de serrer les éléments de l'ALN. (Ouali, 2011:418 )

Réalisation d'une sérié d'évocation forcées des habitants et des champs d'oliviers et de
figuiers et l'extermination du bétail. Et placer des avions sur des hauteurs et les dépressions
montagneuses et sur les zones proches aux forets et pendant la nuit il prend sa place des

50
bombes B26,(Ben Touati, 2019: 209 ) 60000 hommes super entrainés étaient déployés pour
ratisser la wilaya 3. (Asellat, (s, a): 310)

Organiser des bataillons et équiper militaires qui a adopté le système et tactique de


l'armée de libération national dans ce déplacement pour harceler les soldats de l'armée de
libération dans les montagnes et les forets. Il a travaillé sur l'intensification des contrôles et
l'interrogatoire et torture et l'arrestation dans le cadre de la politique antiterroriste. (Bouaziz,
2004: 186 )

4.3. Les mesures prises par l’A.L.N pour faire face à l’opération jumelle :
L'armée de libération nationale a pris un certain nombre de mesures pour faire face à
l'opération Jumelle:

Eviter la confrontation avec l'ennemi dans les batailles et comptez sur les embuscades
et l'intensification et l’exploitation des fermes et villages situés dans les plaines qui
abandonné temporairement par les forces française pour apporter des fournitures et il les
déplacer vers des endroits préparés dans les centres montagneux dés que les forces françaises
s'en retirèrent ainsi les sites étaient échangés tous les jours entre l'armée de libération et les
forces d’occupations françaises qui ne l'a pas senti. . (Bouaziz, 2004 :187 )

Intégration de l majorité des mousabilines de la wilaya dans les ranges de l'armée de


libération et plus de dépendance envers les femmes ce qui a considéré son rôle, notamment
dans le domaine de l'approvisionnement et de la communication. (Ouali, 2O11: 420)

Selon le témoignage de Keir-Eddine Tahir: La stratégie de la révolution elle consistant


a préparé de ravitaillement, les médicaments, la sécurité et la division des soldats en petits
groupes de 4 5 pour faciliter le mouvement cette stratégie de diviser les soldats était une
bonne stratégie car la wilaya a affronté cette opération avec une intelligence et sans ce plan la
wilaya avait beaucoup perdu17.

Obliger les éléments de l'ALN à être présents dans les zones civiles et a coté des
camps afin d'assurer une communication continue et l’indépendance entre l'armée de
libération et le peuple et l’utilisation rationnelle pour les minutions militaires. (Ben Touati, 2019:
210 )

17-
Témoignage de moudjahid kheir-Eddine Taher au musée de moudjahid du Bejaia le 28 novembre 2016.

51
Ne pas gaspiller de munitions en cas d’accrochages forcés et devoir de se replier le
plus vite possible et la mise des principales armes dans des abris.(Ait Meddour,2015 :348)

La dissolution de toutes les grandes unités (bataillons, compagnies et sections) et la


division en groupes de commandos puis les distribuer.(Azeouaoui, 2013: 95)

4.4. Les conséquences de l’opération :


Durant l’opération, il y avait eu environs 1500 accrochages et embuscades. Ces
gigantesques opérations qui avaient secoué les maquis, avaient causé des pertes importantes
dans le coté algérien et notamment les civils. (Ait Meddour, 2015: 350)
Kheir-Eddin Taher dans son témoignage dit : la wilaya 3 comptait 12000
moudjahidines, et a la fin de l’opération, le nombre a atteint 4000, certains d’entre eux sont
morts et d’autres ont été arrêtés18.
Mais les pertes étaient aussi effarantes parmi les jeunes de l’armée française sans
aucune expérience dans la guérilla. (Ait Meddour, 2015: 350)
L’opération Jumelle a été échoué car la plupart des forces françaises utilisées dans
cette opération avaient été utilisées dans le sud d’Oran, El-Ouancharis, El-Hodna et la plupart
des officiers et généraux qui supervisaient ces opérations étaient démoralisées depuis qu’ils
étaient en Indochine ; et ils ne pouvaient pas le faire revivre et le définir à nouveau. (Bouaziz,
2009: 229 )

18-
Témoignage de moudjahid kheir-Eddine Taher au musée de moudjahid du Bejaia le 28 novembre 2016.

52
CHAPITRE 3 : LES OPERATIONS DE RENSEIGNEMENT DANS LA
WILAYA III
1: L'opération Oiseau bleu

3.1 Définition de l’opération

3. 2 Le début de l’opération

3.3 Planification d’opération

3.4 La fin de l’opération

2. L'opération de la Bleuite

2.1. Définition de l’opération

2.2. Les étapes de l’opération

2.3. Complot de la Bleuite dans la wilaya III

2.4. Les mesures prises par la wilaya III pour faire face au complot

2.5 Les conséquences de complot

3: L'affaire de Melouza

3.1 L’origine de cette affaire

3.2 Le déroulement de l’affaire de Melouza

3.3 Les conséquences de l'affaire

3.4 La réaction Algérienne et Française après cette affaire

4: L'affaire des officiers libres

4.1 Le début de l’opération des officiers libres

4.2 Les participants aux réunions des officiers libres


53
4.3 Les tentatives de la wilaya pour résoudre le problème

1. L’opération oiseau bleu :

3.1. Définition de l’opération


La France s’est concentrée sur la wilaya III à cause de son rôle important dans la
révolution. (Chaouki, 2003: 170)

Dès les débuts, elle avait envisagé d’infiltrer les rangs de la redoutable armée de la
wilaya III par une l’opération Oiseau bleu lancée la fin de mois de novembre 1955 par des
spécialistes des services secrets du gouvernement général de Jacques Soustelle puis de Robert
Lacoste, (Hamou, 2013: 427 ) pour créer une troisième force capable d’effectuer des missions de
sabotage au profit de la France coloniale.

Cette opération connu par le nom oiseau bleu dans la révolution de libération, quant
aux forums français officiels on l’appelait l’affaire importante. (Essedik, 2014: 62 )

Cette opération est appelée par plusieurs noms :

Opération oiseau bleu

Opération armée sucrette de kabyle

Commando K

Le complot (Bouaziz, 2004: 104)

3. 2 Le début de l’opération oiseau bleu :


Cette opération a été mise en œuvre en février 1956, quand l’armée française s’isole et
que les masses populaires se mobilisent autour de la révolution, le général Ely et le
commandant de la région kabyle avec l’approbation de l’état général a ouvrer pour faire
avancer le renseignement militaire français pour gagner certains citoyens et les armes en
secret pour résister aux moudjahidines. (Ihddaden, 2007: 23) Ce plan consiste à recruter des gens
de la région de Kabylie, pour infiltrer les rangs de l’armée de libération nationale. (Esseddik,
2014: 66)

Cette opération a commencé lorsqu’un ancien inspecteur de police de tireur nommée


Ousmer a contacté son ami d'enfance qui était un vétéran de la seconde guerre
mondiale,(Bouaziz, 2004: 107) est contacté par une personne appelée Taher Hechiche, de
54
Bouzguene, et cette personne est connue par sa proximité avec les autorités coloniales en
Algérie, a demandé son aide pour organiser des gens secrets au service français19. Donc, il a
accepté l’idée et il a vu une opportunité de se rapprocher de la France et lui confirmer sa
loyauté, bien qu’il soit dangereux et difficile à mettre en œuvre. (Esseddik, 2014: 66)

3. 2 Planification de l’opération :
Hachiche Taher très attirée par l’idée, a voyagé au village Azzazga dans les montagnes
de Djurdjura (Bouaziz, 2004: 107) et il est allé chez un de ses amis qui possédait un restaurant de
nom d'Ahmed Ouzaid à qui il parlait de projet Ouzaid. (Lounissi, 2015: 48) Ce dernier cachant
son adhésion à la révolution. (Esseddik, 2014: 66)

Alors il lui demande un temps de réflexion qui a été consacré pour contacter les
responsables de la région. Il a transmis l’information au moudjahid Mohammed Azzouren, un
officier dans la quatrième région, qui prend immédiatement contact avec Krim Belkkacem.
(Bouaziz, 2004: 104) Il a été décédé de servir de cette opération en faveur de l’ALN en
constituant la troisième force par des éléments acquis à la révolution pour bénéficier des
armes françaises et en effectuant des opérations de sabotages contre les troupes françaises.
(Esseddik, 2014: 67)

Parmi les responsables qui ont étudié le complot et ils ont vu que c’est une chance et
une heure favorable pour soutenir la révolution, nous citons: Ali Mellah appelé Si shérif,
Azzouren Mohammad (Berrirouche) et le colonel Mohammadi Essaid appelé Si Nacer.
(Esseddik, 2014: 68)

Krim Belkacem a décidé de recruter pour Hechich Taher, des hommes des trois
catégories qui servent la révolution et sont tous expérimentés et capable :

-Des soldats de l’armée de libération fuyant et disparaissant dans les montagnes.

- les personnes chargées des taches de communications et transférer les informations.

-Pilleurs stables dans les villages et les villes pour servir la révolution.

.36 ‫) عمليت األمل و البندقيت مجلت أول نىفمبر العدد‬9116(‫ من تقارير الملتقياث الجهىيت لتاريخ الثىرة‬19-

55
Aussi Krim Belkacem, a choisi un homme important et de confiance qui est
Mekhelouf Mohammad d’Ait Ouenich, chargé d’être à côté d'Ouzaid initialement, il a été
convenu de choisir quinze personnes. (Bouaziz, 2004: 109)

La France a donné aux hommes de cette organisation, des armes importantes, des
fusils de guerre et mitrailleuses, des bombes et d’énormes munitions de guerre et une variété
de vêtements militaires et beaucoup d’argent. (Esseddik, 2014: 69)

Donc Lounchen et Ousamer ont fait trois voyages vers Azzazga, ce qui pousse la
direction de surveillance du territoire décidé d’élargir l’opération oiseau bleu à Tizi- Ouzou et
Azzefoun et Michelit(Ain el-Hemmam) (Youcefi,2013 :27 )

Le processus de recrutement de ces hommes s’est poursuivi jusqu’à ce que leur


nombre atteigne 15000 hommes, (Bouaziz, 2004 :111) et la stratégie de l’armée de libération
nationale dans cette opération était de monter des embuscades ou ils tuent les traitres puis ils
remettent leurs corps à l’armée française pour tromper l'ennemi en simulant qu’ils sont des
fellagas. Cette force K a également simulé des affrontements avec l’armée de libération
nationale. (Youcefi, 2013: 28)

3.3 La fin de l’opération :


L’affaire a été révélée lorsque les éléments de l'ALN ont tué un traitre en le présentant
comme un moudjahid l’armée de libération, la France va découvrir que cette personne était
dans l’armée française20.

La fin de septembre 1956, Krim Belkacem a décidé de mettre fin à l’activité de groupe
Oiseau bleu, après les avoir appelé à rejoindre immédiatement (Azeouaoui, 2013: 34) l’armée de
libération nationale. Donc toutes les personnes de la prétendue armée secrète on rejoint avec
leurs armes et équipements l’ALN dans la wilaya 3. (Youcefi, 2013: 28)

Il leur demandé de monter une embuscade contre l’armée française qui stationné dans
cette direction et rejoindre les éléments de l'ALN au moins d’octobre 1956, la surprise a
étonné les dirigeants français, qui n’ont pas pu admettre qu’ils avaient été dupés. (Chaouki,
2003: 171) Immédiatement, les forces ennemis équipées de diverses armes, de chars et d’avion,

36 ‫) عمليت األمل و البندقيت مجلت أول نىفمبر العدد‬9116(‫ من تقارير الملتقياث الجهىيت لتاريخ الثىرة‬20-

56
se sont déplacées et ont encerclé Azzazga, Tigziret et Azeffoun et entrée en confrontation
avec les éléments de l'ALN dans une bataille qui a duré de 5 jours à Agni Azebdoud.

L’armée coloniale déversa ensuite sa colère sur des villages acquis à la révolution ou
utilisés comme lieux de refuges. Elle a démoli des maisons et tué les hommes, des enfants et
des femmes et bruler les fermes. Le résultat du massacre a été plus de 150 morts. (Ihddaden,
2007: 24)

A la suite de cette heureuse occasion de la révolution, le responsable de la wilaya III a


envoyé une lettre ouverte à Lacoste dans laquelle il a déclaré : « le cadeau que vous avez
envoyé à la révolution, je l’ai reçu chaleureusement, et nous vous en récompenserons dans les
jours à venir»21.

2. L’opération de la bleuite :

2.1 Définition de l’opération


Les services de renseignement français ont mené de nombreuses opérations secrètes
contre les révolutionnaires. Dans le but de semer la panique et faire exploser leur organisation
de l'intérieur. La plus importante de ces opérations était l'opération d'Akfadou ou l'opération
Bleuite contre la wilaya 3. (Boureghda, 2012: 249 )

L'opération les bleus de chauffes 22 ou la bleuite est liée au travail psychologique


pratiqué par certains services militaires spéciaux, dans les forces françaises, en particulier le
cinquième bureau. Et l'on sait que l'armée française a créé cinq bureaux spéciaux, se sont :
Bureau personnels effectifs

-Bureau renseignement sur l'ennemi

- Bureau opération –plan

63 ‫) عمليت األمل و البندقيت مجلت أول نىفمبر العدد‬9116(‫ من تقارير الملتقياث الجهىيت لتاريخ الثىرة‬21-

22-
Les bleus de chauffes: Terme qui désigne les éléments du capitaine Léger recrutés parmi les militants des
F.L.N, repentis et qui s’infiltraient dans la hiérarchie du F.L.N, A.L.N. es réseaux furent particulièrement
meurtriers dans la casbah et en wilaya 3. (cheurfi, (s,a): 77)

57
-Bureau logistique ravitaillement matériel

-Bureau action psychologique (Bouaziz, 2004: 168 )

L'origine de ce nom s’apparente aux vêtements portés par les militants qui
travaillaient, dans le cadre du service d'information et d'exploitation, dont les affaires étaient
dirigées par le capitaine Paul Alain Léger, sous le commandement du colonel Godard qui été
nommé par le général Massu. (Lounissi, 2007: 52 ) Cette opération était psychologiquement serré
et dangereuse.

2.2 Les étapes de l’opération :


L'opération est passée par des étapes suivantes :

Le premier cas : de Mostafa Laliam et Nafisa Hammouda : après le retour


d'Amirouche de Tunisie en 1957, il trouve dans la wilaya un grand nombre d'intellectuels
dans les montagnes, dont Laliam et Nafisa Hamouda et Rimond Britchar et Daniel Min.

La pression s'est poursuivie contre les intellectuels notamment lorsque Daniel a épousé
Ali Amrane avec l'approbation de Mohamdi Essaid ainsi que Laliam et Nafisa Hamouda. Cela
a exacerbé la tension et a incité le conseil de la wilaya à envoyer toutes les femmes qui sont
dans les montagnes en Tunisie avec leurs maris. (Bouaziz, 2004: 171 )

Le deuxième cas : La fin de 1957 et début de 1958, lorsque l’un des chefs français de
renseignement et d’exploitation (GPR), connu sous le nom de capitaine léger, tenta de former
une organisation qui travaille dans l’intérêt de la France en recrutant une partie des agents
algériens collaborant avec lui.

Au -dessus d’eux se trouvent Illias Safi Gandrich et Mohamed Hani dit Ammar ; deux
moudjahidines qui sont arrêtés par les forces françaises et qui ont réussi à les inciter à
travailler avec elle. (Qechiche, 2018: 235)

Le capitaine Léger a remporté une autre victoire lorsqu’il a réussi à transformer


Keddour à un agent double, ainsi il ouvrit la voie au complot qui sera lancé dans la wilaya 3 et
4 et que deviendra plus tard le complot Bleuite. (Hamid, 2007: 216 )

Le troisième cas : La disparition de Hocine Salhi dit Si Hussein Leqser qui était le
collaborateur le plus éminent du colonel Amirouche, et occupait le poste d'officier politique
de la quatrième région (Lounnisi, 2015: 58 ). Donc Amirouche a décidé de partir à la zone 4 en
58
1958 pour découvrir la raison de la disparition de Hocine Salhi, parce qu’il n’ ya aucune
personne qui aurait entendu ou vu Hocine Leqser tombé dans une quelconque embuscade ou
ratissage23.

Le quatrième cas qui révélé le complot : Une jeune fille du nom Roza, venait d’arriver
d’Alger, pour être incorporée dans les rangs de l’A.L.N (Attoumi, (s.a) :16).

Après l’arrestation de Roza par le capitaine Leger, ce dernier a essayé de la convaincre


qu’il ya des traitres dans les rangs de F.L.N et l’A.L.N. Pour l'assurer il sortit du tiroir de son
bureau une lettre portant le cachet de l'armée de libération de l'un des responsables de Bordj
Menaiel. Elle a également vu une liste de tous les responsables du commandant de Bordj
Menaiel. (Bouaziz, 2004: 174 ).Mais il s’avait que Roza, étant instruite connaissait les tampons et
les signatures des chefs de la zone. (Courrière, 1993:154)

2.3 Complot de la bleuite dans la wilaya III


Après sa libération, elle est retournée à Bordj Menaiel et quand elle atteint la
montagne. (Lounissi, 2007: 68) Le capitaine Ahcen Mahyouz le suspectait, peut-être par son
comportement bizarre. Elle fut arrêtée et interrogée (Attoumi, (s.a): 161) après avoir été vue se
promener à Bordj-Menail avec le chef des bleus, le capitaine Léger (Courrière, 1993:155)
Mahyouz dit « je l’avais bien dit à Amirouche, grinça-t-il, toutes ces femelles qui viennent
d’Alger sont des traitres à notre cause ». (Courrière, 1993:155)

D’après le témoignage de Rachid Adjaoud : « après l’interrogatoire, Roza a déclaré


que le capitaine léger qui l’a envoyée avec le cachet de l’A.L.N, et elle peut communiquer
avec El-Arebi Netefrith ; ce dernier était lieutenant de renseignements de la zone 4 et un
officier de renseignement de la France depuis 1947, et c’est lui qui a remet Hocine Leqser au
général Léger24.

Dans l'un des centres du bassin de Soummam, les secrets du complot ont été
découverts, après que certains fonctionnaires aient interrogé la jeune fille Malika, qui a révélé
qu'il y'avait un lien entre deux officiers ; l'un représentant l'armée française et l'autre
représentant l'armée révolutionnaire d’Akbou. (Ouali, 2011: 125)

23
-Témoignage de Rachid Adjaoud à la radio Soummam.
24
-Témoignage de Rachid Adjaoud à la radio Soummam.
59
Après que les nouvelles de Rosa ont été coupées, le capitaine a envoyé son agent
Keddour pour revenir avec des informations sur elle (Ben Hamouda, 2012: 472 ). Il a été arrêté et
torturé jusqu’à ce qu'il avoue son rôle et Mahyouz a été informé du plan de complot élaboré
par Léger pour arrêter et kidnapper le commandant de la quatrième région à Bordj Menaiel au
cours du mois de janvier 1958, Puis il a été abattu le 12 juin 1958. (Bouaziz, 2004:174)

Le capitaine Ahcène Mahiouz (surnommé Hacène la torture), chef de la zone 4 de la


wilaya 3 élabore un plan infernal : arrestations, tortures, aveux forcés, dénonciations,
liquidations, nouvelles arrestations. (Blahrouz, 2020:332)

Amirouche précise que les traitres sont surtout des personnes instruites : intellectuels,
étudiants, collégiens, médecins et enseignants (Blahrouz, 2020: 333) et les masses populaires y
compris les soldats et autres. Tout s’était fait dans la précipitation et le résultat a été
l'exécution d'environ 1800 dont la majorité était des intellectuels.

Pour justifier sa position, Amirouche a fait savoir au reste des wilayas qu'elles étaient
menacées par la même opération et en fait elle est rapidement propagée à la wilaya 4 ou
environ 500 personnes avaient été exécutées. (Kafi, 1999:124 )

Le colonel Amirouche, annonça le 03 aout 1958 dans un message adressé aux colonels
de l’intérieure et au CCE la découverte d’un vaste complot ourdi depuis de longs mois par les
services secrets français. Il les a prévenu que « ce monstrueux complot qui visait à affaiblir, à
noyauter et à détruire les états-majors ALN_FLN. (Ageron, (s.a): 628).

2.4 Les mesures prises par la wilaya 3 pour faire face au complot :
-Interdire tout recrutement.

-Procéder à l'arrestation de tous les jeunes en provenance d’Alger.

-Installer dans l’Akfadou, un centre d’interrogatoires.

-Désigner un groupe devant veiller sur la sécurité et de ramener les suspects, après avoir
procédé à leurs arrestations. (Attoumi, (s.a):162)

-Annuler les vacances et chacun retrouve son poste rapidement.

-Annuler toutes correspondances privées et surveiller le courrier de chacun d'entre eux. (Kafi,
1999 :130 )

60
-Arrêter tout déplacement sauf pour ceux qui détiennent une autorisation par l'agent de la
wilaya après le 18 juin 1958.

-Empêcher les transferts d'une section à l'autre ou d'une région à l'autre et arrêter tous ceux
qui viennent d’autres wilayas avec un examen approfondi de leurs papiers. (Kafi, 1999: 131)

2.5 Les conséquences de complot :


En général le comité de coordination et d'exécution a pu réduire de 70% les
interrogatoires et les actes de torture car il a abandonné les charges retenues contre nombre de
ceux dont il a examiné les cas parce que ce ne sont que des fausses accusations qui ont créé
une sorte de stabilité que la wilaya a presque perdu.(Chaouki, 2003: 182 )

Les officiers français ont évalué entre 3000et 4000 morts. Mais Ageron donnera des
chiffres approximatifs des victimes de la bleuite, lorsqu’il rapporte le contenu des documents
retrouvés sur le corps du colonel Amirouche ; 542 jugés, dont 54 libérés et 152 condamnés à
mort. La plupart des 336 restants sont morts sous la torture, dont 30 officiers (Attoumi, (s,a):171)

L'opération ne s'est arrêtée qu'au moment où Abderrahmane Mira est venu et a pris le
commandement du la wilaya 3 en juin 1959 lorsqu'il a ordonné son arrestation par ce que qu'il
s'agissait d'une opération inexistante. Cependant certains allongent la date de sa fin au mois de
juillet qui le début de l'opération jumelle le 22 juillet 1959. (Chaouki, 2003: 182 )

61
3. Affaire de Melouza :

3.1 L’origine de cette affaire


L’origine de cette affaire remonte à l’attitude de Messali Hadj à l’égard du groupe
l’OS qui a déclenché la révolution algérienne. Messali ayant été mis devant le fait accompli
par ce groupe, refusa de le cautionner et donna son aval pour la création d’un mouvement
parallèle au FLN, le MNA, pour contrecarrer son action et le combattre. (Ihaddaden, (s,a): 144)

Il a créé une armée pour ce mouvement dirigé par Bellounis. Ce mouvement a


également établi plusieurs branches à travers le pays. Cette force est apparue aux abords
deBeni Aaila, où le colonel Amirouche l’avait attaquée par plusieurs factions des héros de
l’armée de libération. (Ouali, 2011: 166 )

Ensuite, d’autre factions sont apparues à Bouira où le chef Abderrahmane Mira l’a-t-il
affronté et il a organisé une violente attaque contre 500 moudjahids et mussabils (Ouali,2011:
167 ) Le reste du mouvement mené par Bellounis s’est enfui vers le sud où il a organisé des
combats qui se sont déplacées entre Bousaada, Djelfa et Sidi-Chellala. Son armée a été mise
en place par l’armée nationale populaire algérienne (ANPA) 25 (BenHemmouda, 2012:249 ) en
raison de son emplacement stratégique, il est aligné avec plusieurs wilayas dont la première,
troisième, quatrième et sixième. (Attoumi, (s,a): 61 )

Des forces de Bellounis étaient stationnées dans cette zone lors de leur retrait de la
wilaya 3 vers la wilaya 6 au sud et ont pris de Mechta el-Qasba lieu de commandement. Cette
Meechta appartient au douar Beni Yelmane (Qelil, 2013: 53)

Quand Bellounis est installé dans la zone de Melouza26, les services de renseignements
militaires français se sont efforcé de le contacter par l’officier de S.A.S pour coopérer avec
elle contre l’Armée et le Front de libération nationale. Il était avec lui environ 300 hommes et
il y a une personne appelée Ali Dahloul qui était le médiateur entre lui et l’officier Caumbitte
.(Bouaziz, 2004: 164 ).

25-
- A.N.P.A: (Armée national du peuple Algerian) constitue le principal contre maquis messaliste implanté dans
la région de Djelfa et dirigé par le général Bellounis.(Cheurfi, (s,a): 44)

26
-Melouza: ce village qui est situé dans la région des hauts plateaux, au nord de la ville de M’sila de l’intérieur
de la limite entre les montagnes du nord de constantinois et la région de la grande kabyle.(Affinou, 2013: 377 )

62
Le capitaine Caumbitte était le commandant de la division administrative spécialisée
(SAS) d’Awlad Teir et son adjoint le lieutenant Bienfait protégeaient Bellounis dans leur
combat contre l’ALN. (Attoumi, (s,a) :62 ). Donc cette zone se compose de deux douars : Beni
Yelman et Melouza l’un loin de l’autre d’environ quatre kilomètres et c’était le première
bastion des Messalistes où le général Bellounis ainstallé le centre général de ses forces.

Sous l’influence de Bellounis avec ses hommes, les habitants de Beni Yelmane se
retrouvent au centre du complot (Attoumi, (s,a): 62), ils ont réussi à tromper certains citoyens
pour qu’ils traitent avec eux sous prétexte qu’ils étaient de l’armée de libération nationale et
ils portaient des vêtements militaires et son venus pour libérer leur pays. Donc les traitres de
Bellounis ont réusside créer des partisans à Beni Yelman et font de cet endroit stratégique
leurs forteresses.(Ouali, 2011: 167 )

Après quelques mois, les forces de la wilaya III se sont déplacées pour chasser les
forces de Bellounis27, qui ont réussi à imposer le contrôle sur les habitants de douar sous le
couvert des messalistes (Qelil, 2013:53)

3.2 Le déroulement de l’affaire Melouza :


Le front de libération nationale était dans l’exercice de ses activités souffrant de
mouvais traitements de la part des Messalistes.Ils ont également été trahis et assassinés et
même certains d’entre eux ont été remis au capitaine Caumbitte.

Dans un effort de réconciliation et un éventuel règlement, le conservateur politique


Abderrahmane Beka et l’officier Boudjemaa Ouchich et Rebah Tairi allaient chez les citoyens
de village pour tenter de les sensibiliser et de les inviter à retourner dans les rangs de la
révolution, mais personne ne les écoutés. Mais ce dernier a assassiné trois dirigeants de la
wilaya. Ils ont été retrouvés tués à la place Thermonet.(Attoumi, (s,a):63 )

La direction de la wilaya III a donné l’ordre d’attaquer le village et cela a été réalisé
par le capitaine Arab Oudak, le commandant de la deuxième région, en donnant son ordre

27
-Bellounis :Bellounis: né à Bordj Menail en1938, il entre au PPA, il est impliqué dans les événements de mai
1945, fait abattre des adversaires du PPA au moment des élections municipales d’octobre 1947.Il reste fidèle à
Messali Hadj dans la crise du MTLD en 1953-1954 ; six moins après Mohamed Bellounis se voit confier par
Messali le commandement des groupes armées du MNA en Kabyle. (cheurfi, (s,a): 27)

63
direct à l’une des unités de pénétrer dans ce site. (Ouali, 2011: 167 ). Le lieutenant Abdelkader
El-Bariki a reçu une lettre du la part de capitaine Oudak Arab 28 , elle comprend des
instructions du colonel Mohammedi Essaid, le chef de la wilaya III et concernait les mesures
qu’il doit prendre contre Beni Yelmane.(Attoumi, (s,a): 63 ) dans le but de récupérer la zone et de
la réintégrer, afin qu’elle serve d’exemple pour le reste des zones.(Affinou, 2013: 377 )

Le bataillon du première officier Abdelkader El-Barki 29 , est arrivé au village Beni


Yelmane le 28 mai 1957(Ouali, 2011: 168 ).Six branches de l’armée de libération nationale sont
entrées dans la zone et assiégé le village. Malgré il y avait environ 350 hommes avec une
arme puissante, les soldats de la région n’ont pas pu d’arrêter leur avance. (Affinou, 2013: 377 )

Le bataillon était soutenu par des bataillons du coté est dirigé par le lieutenant
Moustach Slimane et d’autres sur les versants ouest dirigés par l’assistant Si Tairi (Ouali, 2011:
168). Les éléments de l'ALN ont rassemblé la population et ont essayé de leur expliquer la
situation dangereuse qui prévaut dans l’endroit et se renseigner de ces incidents qui ont causé
la mort de certaines personnes dans ce village. Cependant ils ont déclaré leur désobéissance.
Alors les éléments de l’ALN ont pris le contrôle de la zone et fait sortir toutes les personnes
de leurs maisons et les ont rassemblé aux Mechta Casbah, un village proche à Melouza.
(Affinou, 2013: 377 ).

Les forces de Bellounis avec l’aide des forces coloniales ont tenté d’intervenir pour les
sauver et détruire le bataillon de l’armée de libération. Cependant, les traitres qui ont tenté de
fuir le lieu de rassemblement ont été immédiatement arrêtés et exécutés sur place. La situation
s’est rapidement dégénérée.

3.3 Les conséquences de l’affaire :


Cette action abouti au massacre de tout le village, plusieurs dizaines de villageois
(Iheddaden, (s,a): 145).Le nombre des victimes a atteint 301 morts et 150 blessés (Hafed-Allah,
2013 :219 )et selon Charles-Robert Ageron, 301 villageois furent assassinés sur l’ordre du chef
de la wilaya 3Mohammedi Essaid.(Ageron, (s,a): 590)

28-
Oudik Arab : est né à Beni Ouaghelisen 1916, il était le commandant de la deuxième région de la wilaya III.
Son nom a été associé à l’affaire de Beni Yelmane. (Ouali, 2011: 378)

29
- Abdelkader El-Bariki : il est né dans la wilaya de Batna, et son nom associé à des nombreux événements
historiques dans la wilaya III, il a surpris l’ennemi a la fin 1958 dans la zone d’Ouzelaguene avec une opération
de ratissage complète et a été mort à la fin de 1959. (Ouali, 2011: 379)
64
Après cette dure opération, le bataillon se retire immédiatement et après cela, les
factions Bellounis sont entrées dans le village Melouza appuyés par des avions ennemis et les
force de l’armée française pour mettre en exécution un horrible massacre. (Ouali, 2011: 168 )

3.4 La réaction Algérienne et française après cette affaire :


Le côté algérien :

Le recours de l’armée de libération aux sanctions collectives remonte aux conditions


de la révolution à cette étape car ils n’avaient pas eu le temps pour interroger ce nombre des
personnes et cette affaire c’est un coup dur pour le mouvement de Bellounis, qui était sur le
point de se former et de s’étendre, et qui a pris ce village comme point de traversée de la
wilaya III vers la wilaya 6. (Hafed-Allah, 2013: 219 )

Dans une déclaration de l’ancien commandant du la wilaya III Mohammedi Essaid, la


question s’expliquait par plusieurs faits : l’affaire concernait le village de Beni Yelmane pas
de Melouza, il fallait maintenir la force de l’armée de libération dans la région, le responsable
local a fait tous les efforts pacifiques pour persuader la population.

Plusieurs soldats de l’armée de libération nationale ont été soumis à des opérations par
les messalistes et les forces française avec l’aide des traitres, le nombre de morts 41 au total
l’armée de libération n’a pas attaqué les citoyens mais plutôt un centre de guerre qui a été
utilisé par les citoyens comme engrenages. (Ben Hammouda, 2012: 201 )

Le côté français :

La France a profité de ces circonstances pour entamer une opération de ratissage les
jours de 28, 29 mai 1957

Ce qui s’est passé à Mechta Casbah ou le soi-disant massacre de Beni Yelmane


(Melouza) a eu de nombreux effets et répercussions et qui ont été exploitées à plus d’un
niveau de côté français.

Lacoste avait rapidement compris la valeur de propagande de ce nouveau massacre. Il


envoya sans délai sur les lieux un groupe de correspondants français et étrangers, pour qu’ils
décrivent et photographiaient ce qu’il avaient vu (Horne, 1999:228).Les médias français ont
surdimensionné l’incident dans le but de ternir l’image du FLN, et les présenter comme des
criminels. (Hafed-Allah, 2013: 220)

65
Le président français René Koty a annoncé son impact sévère sur cet incident, et il a
fait appel à la conscience mondiale pour exécuter ce travail la France a continué sa pression
pour arriver aux nations unies. La discussion de la question algérienne à partir de la demande
de FLN est une erreur car il n’a pas le droit de représenter un peuple qu’il massacre (Qelil,
2013: 55)

Les autorités françaises eurent dénoncé le massacre et accusé le Front de libération


nationale, profitant de la présence de la presse internationale, de nommer le lieu du massacre
Melouza au lieu de Beni Yelmane. A cet égard, le français Paul Bagarie affirme que la raison
du nom est due au fait que Melouza est le seul village mentionné sur la carte Michelin, c’est
pour cela mentionné le nom à la place de Beni Yelmane. Et il a compté l’armée française qui
est arrivée dans la région deux jours après le massacre 315 cadavres pour les victimes de cette
affaire. (Djebara, Ben Djoudi, 2020: 67 )

Philippe Gaillard dit de son côté : « officiels et photographes ne sont venus que le 31
mai 1957, alors que les soldats de l’armée de libération nationale se sont retirés dans la nuit
du 27 au 28 mai 1957 et les médias de l’armée française ont agi comme ils l’avaient voulu
dans les chiffres et en rattachant tout ce qui est arrivé à l’Armée de libération nationale.
(Djebara, Ben Djoudi,2020: 72 )

4. L'affaire des officiers libres

4.1. Le début de l’affaire des officiers libres


A la mort du colonel Amirouche le 28 mars 1959, la Wilaya IIIfut secouée comme par
un séisme. Un malaise planait sur la Kabyle, (Attoumi, 2020: 19) les problèmes liés au
commandement de la wilaya III ont commencé à émerger les uns après les autres. (Amer, 2012:
67) Ce mouvement de contestation mené par un groupe d'officier de la deuxième région. Et
c’est dans ce climat de malaise qu'en septembre 1959, le lieutenant Si Allaoua Zioual30 fut
sollicité pour prendre la tête du mouvement de contestation appelé «comité des officiers libres
de la wilaya III» ou «congressistes». (Attoumi, 2020: 19)

23-
Zioual Allaou : est né en 1920 par jugement à Djaafra, dans la région de Bordj Bou Arreridj. Engagé au sein
de l’ALN en juin 1955 il dirige un mouvement de rébellion contre les instances légitimes de la wilaya III. Ce fut
l’affaire du « comité des officiers libres» (Attoumi, 2020: 13)

66
Le groupe d'officier cantonné en région 4 de la zone 2 de la wilaya III (Akfadou-
Bougie) et dirigé par le lieutenant Zioual allaoua a décidé de ne plus reconnaitre l'autorité de
la wilaya.(Attoum,(s,a) : 226)

Les officiers se sont réunis, leur nombre était environ 15, après plusieurs contacts
entre eux, ils se sont rencontrés dans la forêt d'Akfadou entre 14 et 16 septembre 1959. Ils ont
décidé d'arrêter les missions de la wilaya III.(Ben Hamouda, 2012: 467)

Les officiers ont préparé une liste qui a été distribuée aux moudjahidines de la région
qui comprend plusieurs point à travers lesquels ils accusent les dirigeants de la wilaya de ne
pas les respecter dont:

-L'échec des approvisionnements financiers à atteindre la deuxième zone, ce qui a amené ses
fonctionnaires à recourir à l'endettement auprès des commerçants.

-Retard de paiement des salaires des moudjahidines.

-La nécessité d'adhérer aux décisions de congrès de la Soummam liées à la priorité de l'action
interne sur l'extérieur.

- Mise fin à la liquidation physique des moudjahidines accusés dans l'affaire de la bleuite.
(Amer, 2012: 67)

4.2 Les participants aux réunions des officiers


Dans la réunion, il y avait la présence du lieutenant Si Allaoua, le lieutnant Ferrani
Saddek, le sous-lieutenant Abdelkader Bouiche, Mamri Ait Mehdi Mokrane, Béliamini Taher,
Mouloud Oudekar et Ourdani Mouloud Oudekar, Ourdani Mouloud, les aspirants Si Boualem
Zène, Boubkeur Radjradj, Smail Azzoug, Cherifi Cherif, Si Ahmed Kadri responsable des
habous, Khelil Amrane responsable sanitaire, Chergui Md Oulhocine, Hocine Allouache,
Benseghir Belkacem, Mezouari Md Larbi, Agsous Md Arab, Boukeroui Amar … etc

Le groupe des officiers libre a pris une série de mesures immédiates pour entendre
leurs protestations et revendication devant la direction de la wilaya III. Et pour amener des
sympathisants de côté des moudjahidines.

4.3 Les tentatives de la wilaya III pour résoudre le problème


Le commandant de la wilaya ne pouvait que contacter les officiers libres et demander
a les rencontrer, et après plusieurs tentatives infructueuses leur réponse a été positive.et la

67
veille de la réunion, le commandant a demandé au chef du bataillon Mohand Oshelhab, de
choisir un nombre ne dépassant pas huit commandants pour les envoyer en mission le
lendemain qui sont: Akli Mohand Taher, Amer Ali, Akli Mohand Oukasi, Ferhat Salem,
Zenouch Nafeaa, Belkacem Ath Saadi et Said Ouardi, il leur a donné des instructions de rester
à 100 mètres du lieu de rendez-vous sans montrer leurs 'armes.(Amer, 2012: 169)

Paul Léger à profiter de problème entre Mohand Oulhadj et certains de ses assistants
pour provoquer une division finale. (Ben Hamouda, 2012: 467)

Mohand Oulhadj confirme que les actions de certains officiers de la région 2 étaient
sur instigations de la France en préparation de l'opération Jumelles, à travers lequel le
cinquième bureau qui avait pour mission de mener la propagande française pour disperser les
ranges des moudjahidines, les démoraliser et semer la terreur. (Amer, 2012: 168)

La réunion a eu lieu à Akfadou dans un endroit appelé à Ageni Taklathine. Les deux
parties ont dialogué pendant plus de deux heures, mais sans parvenir à une solution entre
euxet le principal point de discorde concernait la somme réclamée par Si Allaoua à la
direction de la wilaya. (Amer, 2012: 169)

Cette rébellion aurait pu mettre la wilaya 3 en danger si ce n’est l'intervention de


certains officiers qui ont joué le rôle de médiateurs entre les deux parties pour résoudre la
crise. (Ben Taouati, 2019: 214)

Après son retour d'Aurès, Si Aamira a commencé à contacter les coordinations depuis
sa nomination à la tête de région. Il a poursuivi ces efforts en parallèle de son activité sur le
terrain avec son collègue le capitaine Cheikh Youcef Yalawi, cherchant avec tous les moyens
une médiation entre les deux parties de conflit. (Attoumi, (s,a): 146)

Il n'était pas facile de réunir les frères ennemis dans de telles circonstances. Pour
obtenir leur accord, Si Aamira a réussi à gagner le minimum de confiance des deux parties.
C'est lui qui a proposé le lieu de rencontre et les deux parties l'ont accepté. Ensemble ils ont
fixés la date. La rencontre a eu lieu dans la forêt d'Akfadou sous le garde et la protection d'un
bataillon de la légion.

Du côté de la direction de la wilaya, il y'avaient le colonel Si Mohand Oulhadj le chef


de la wilaya, les pionniersSi Hmimi, Si Moh, Ali Souliamane,Ahcen Mahyouz et le capitaine
Said Ouzefoune.
68
Du coté des officiers libres: il y'avait le premier officier Si Allaoua, Ahmed Qadri,
Ouardni Mouloud, Boualem Zan, Ait Mahdi, Belimani Taher.

Après de nombreux efforts, et en coopération avec son assistant le premier officier


Mezian Asselat; Si Amira a réussi d’établir une sorte de confiance entre les deux parties.
(Attoumi, (s,a): 152)

Et après des semaines de négociations, le conflit entre la wilaya et les officiers libres a
finalement été résolu.(Attoumi, (s,a): 153)

69
Conclusion

70
A travers notre étude des opérations militaires et renseignements menées par la France
dans la wilaya III (Kabylie), nous pouvons dire que la wilaya III a organisé le congrès le plus
important, qui est le congrès de la Soummam le 20 aout 1956 qui a œuvré pour l’organisation
militaire administrative et politique de la révolution.

En raison du développement de l'activité révolutionnaire dans la wilaya III, la France a


eu recours à tous les moyens pour éliminer la révolution et elle est devenue un terrain pour
mettre en œuvre les plans les plus dangereux.

La France a exploité la présence de la classe intellectuelle et l'enrôlement des étudiants


dans la révolution pour mettre en œuvre un complot d’infiltration des rangs de l’ALN pour la
déstabilisation de la wilaya. La France n’avait pas pu réaliser les objectifs escomptés, mais les
séquelles laissées étaient d’une grande gravité.

La tentative de Jacques Soustelle de construire une troisième force en s'appuyant sur le


recrutement de révolutionnaires pour renverser la direction de la wilaya, mais l'intelligence de
Krim Belkacem a conduit à l'exploitation plan au profit de la révolution et au renforcement de
la révolution par les armes.

La wilaya III a été témoin d’opérations militaires de grande envergure pour lesquelles
des moyens matériels et humains ont été fournis pour éliminer la révolution et malgré le
manque de capacité à la disposition de la wilaya, elle a pu les affronter.

Le général Challe a préparé une grande stratégie afin d’éliminer la révolution


algérienne et il a appliqué son plan militaire dans la wilaya III à travers la plus grand
opération qui est l’opération Jumelle. Cette opération était vaste car elle comprenait toutes les
régions de la wilaya et qui avait fait perdre à la wilaya plus de 60 ù de son effectif, n’avait pas
pu réaliser l’objectif final qui était de mettre fin à la révolution dans la wilaya III.

La wilaya III a été témoin de nombreux plans coloniaux sous divers aspects
politiques, militaires, et psychologiques, mais la prise de conscience de ses dirigeants a
conduit à l'échec de tous les plans ce qui confirme de la force de la révolution en Kabylie.

L'affaire de Melouza ou Beni Ileman n'étaient pas d'accord sur le lieu de l'incident
mais la France a profité de ce processus disciplinaire mené par l'armée de libération et a
travers la propagande a travers les médias et accusant l'armée de libération du massacre, mais
ce processus a été planifiée et mise en œuvre par les autorités françaises aider par Blounis.
71
La France a voulu exploiter l’affaire des officiers libres, car cette affaire aurait pu
mettre fin à la révolution dans la wilaya III, mais grâce à Amira Bouaina, des pires scénarios
avaient été évités.

72
Les annexes

73
Annexe 1: les 4 régions de la wilaya 3 (Bouaziz, 2004: 12)

74
Annexe 2: les opérations militaires de la nuit de 1 novembre 1954 dans les trois zones
l'Aurès, Namamicha, Kabylie, Metidja (Bouaziz, 2004: 41)

75
Annexe 3: la carte du projet militaire en 1959,1960 ( Bouaziz, 2004: 181)

76
Annexe 4: le bilan de l'opération Etincelle (Zouzou, (s.a): 544)

77
Annexe 5: carte de commandement, le centre de commandement "ARTOIS" de
l'opération JUMELLE (Azouaoui, 2013: 78)

78
Annexe 6: l'unité du "Oiseau Bleu" (Azouaoui, 2013: 36)

79
Annexe 7: bilan de l'opération Jumelle (Zouzou, (s.a): 543)

80
Annexe 8: les correspondances entre le colonel Amirouche concernant le complot
Bleuite (Kafi, 1999: 391)

81
Suite de l'annexe 8 (Kafi, 1999: 392)

82
Suite de l'annexe (Kafi, 1999: 393)

83
Annexe 9: rapport attribué à Abdelkader Al-Bariki ( Zouzou, (s.a): 498)

84
Suite d’annexe 09 (Zouzou, (s.a): 399)

85
L'annexe 10: l'armée du Mouvement National Algérien et son général Bellounis (Azouaoui,
2013: 38)

86
Liste biographique

87
Les sources imprimées :
1. -AKLI, M. (2018). Si Mohand Said raconte. Amghar le colonel Mohand Oulhadj.
Edition la pensée. Tizi-Ouazou.

2. -AMIROUCHE, H. (2013). Akfadou (un an avec le colonel Amirouche). Édition


Casabah. Alger.

3. ASSELATE, M, dit "si Méziane". (s.a). POUR QUE NUL N'IGNORE NI


N'OUBLIE. (s.e). (s.l).

4. -ATTOUMI, D. (2005). Avoir 20 ans dans les maquis. Édition Ryma. Béjaia.

5. ATTOUMI, D. (2014). Taher Amirouchen (l’homme essentiel qui dirigea l’état


major de la wilaya 3). Édition Rym. Sidi-Aich.

6. -ATTOUMI, D. (s.l). Le colonel Amirouche entre légende et l'histoire, (la langue


marche du lion de la soummam). Edition Hasnaoui. Alger.

7. BALHROUZ, M. (S.A). HOCINE ALLOUACHE l'un des derniers combattants de


la wilaya3 historique. Editions BAGHDADI. (s.l).

Les sources en langue arabe :

.‫ دَىاْ اٌّطثىعاخ اٌجاِعُح‬.1962-1954 ‫ اٌّخرقش فٍ ذاسَخ اٌصىسج اٌجضائشَح‬.)2007( .‫ ص‬,ْ‫ احذاد‬.1


.‫اٌجضائش‬

‫ دار‬.‫ االمل‬.‫حرب التحرير الجزائري‬,‫ جومال الطوفان ببالد القبائل‬.)2102( .‫ ا‬,‫ ازواوي‬.2

.‫ تيزي وزو‬.‫االمل‬

.‫ بجاية‬.‫ دار ريم‬.‫ العقيد عميروش امام مفترق الطرق‬.)s.a ( .‫ ا‬,‫ جودي‬.2

.‫ بجاية‬.‫ دار ريم‬.0512-0591 ‫ وقائع سنين الحرب في الوالية الثالثة‬.)s.a( .‫ ا‬,‫ جودي‬.4

.)s.a( .‫ دار االمة‬.)0 ‫ (ط‬.‫ مذكرات من مسيرة النضال و الجهاد‬.)0551( .‫ع ح ا‬,‫ الحسيني‬.9

.‫ الجزائر‬.‫ دار البالغة‬.‫ مذكرات المجاهد صابة مقران المدعو مرقيس‬.)2109( .‫ م‬,‫ صابة‬.1
88
.)s.a( .‫ دحلب‬.‫ عملية العصفور األزرق‬.)2104( .‫ م‬,‫ الصديق‬.1

.‫ الجزائر‬.‫ دار الجزائر‬.‫ مسيرة كفاح في جيش التحرير الوطني‬.)2100( .‫ ع‬,‫ عزي‬.8

‫ مذكرات الرئيس علي كافي من المناضل السياسي إلى القائد العسكري‬.)0555( .‫ ع‬,‫ كافي‬.5

.‫ الجزائر‬.‫ دار القصبة‬.0512-0541

‫ حرب التحرير الوطنية في مراكز القيادة للوالية الثالثة‬.)2012) .‫ ص‬,‫ميكاشير‬ .01

.)s.a( .‫ دار االمل‬.0512-1957

‫ دار الجزائر‬.‫ أحداث و وقائع في تاريخ ثورة التحرير بالوالية الثالثة‬.)2100( . ‫ع‬,‫ واعلي‬.11

.‫ الجرائر‬.‫للكتاب‬

‫ المسار الثوري للمجاهد محند الرشيد من حوض الصومام إلى‬.)2120( .‫ م ر‬,‫وطاح‬ .02

.‫ الجزائر‬.‫ دار البالغة‬.‫قناة السويس‬

Les sources Orales :


1. Témoignage de moudjahid Adjaoud Rachid au radio Soummam:
http://youtube.be/v3S-UaGOm8Y.

2. -Témoignage de moudjahid Ikhelef Youcef au musée de moudjahid de Bejaia le


26 novembre 2016.

3. -Témoignage de moudjahid Kaci Mokrane au musée de moudjahid de Bejaia le


26 novembre 2016.

4. -Témoignage de moudjahid Kheir-Eddin Taher au musée de moudjahid de


Bejaia le 26 novembre 2016.

5. -Témoignage de moudjahid Wetah Mohand Rachid au musée de moudjahid de


Bejaia le 26 novembre 2016.
89
‫)‪Les études (livres et articles‬‬
‫‪Livres en français:‬‬

‫‪1.‬‬ ‫‪-AGEROUN, CH-R. (s,a). genèse de l’Algérie. (s,é). Algérie.‬‬

‫‪2.‬‬ ‫‪-COURRIERE, Y. (1983). LA GUERRE D'ALGERIE la guerre des colones. (s,e).‬‬


‫‪France.‬‬

‫‪3.‬‬ ‫‪-HORNE, A. (2007), Histoire de la guerre d’Algérie. Edition DAHLAB. Alger.‬‬

‫‪4.‬‬ ‫‪-IHADDADEN, Z. Regard sur l’histoire de l’Algérie. Edition AT TERATH. Alger.‬‬

‫‪5.‬‬ ‫‪-TEGUIA, M. (2007). l’Algérie en guerre. (s,e). Alger.‬‬

‫‪Les livres en arabe:‬‬

‫‪.‬تىعضَض‪ .)2009( .ٌ ,‬شىساخ اٌجضائش اٌمشُٔٓ ‪ 19‬و ‪.20‬عاٌُ اٌّعشفح‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬ ‫‪.1‬‬

‫اصغُذٌ‪ِ .)2009( .َ ,‬ؤذّش اٌقىِاَ و ذطىس شىسج اٌرحشَش اٌىطٍٕ اٌجضائشَح ‪. 1962-1956‬داس هىِح‪.‬‬ ‫‪.2‬‬
‫اٌجضائش‪.‬‬

‫–افُٕى‪ ,‬ب‪. )2013( .‬حشب اٌجضائش ٍِف و ؽهاداخ‪ .‬عالُِٕح‪( .‬ض ‪ .)1‬داس اٌىعٍ‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬ ‫‪.3‬‬

‫تطاػ‪ ,‬ع‪ِٕ .)2020( .‬طمح تىحّضج فٍ لٍة اٌىفاح اٌرحشسٌ (‪ .)1962-1954‬اِش ٌٍطثاعح و إٌؾش‪.‬‬ ‫‪.4‬‬

‫تٍحاض‪ ,‬ؿ‪ .)2008( .‬ذاسَخ اٌصىسج اٌجضائشَح‪ .‬داس اٌىراب اٌحذَس‪.‬اٌجضائش‬ ‫‪.5‬‬

‫تٓ ذىاذٍ‪ ,‬ع‪ .)2019( .‬ضثاط و ِغؤوٌى إٌّطمح األوًٌ ( ؽشق اٌقىِاَ) ِٓ اٌىالَح اٌصاٌصح اٌراسَخُح خالي‬ ‫‪.6‬‬
‫شىسج اٌرحشَش ‪ .1962-1954‬داس االًِ‪ .‬ذُضٌ وصو‪.‬‬

‫تٓ حّىدج‪ ,‬ب‪ .)2012( .‬اٌصىسج اٌجضائشَح شىسج أوي ٔىفّثش‪ .‬داس إٌعّاْ‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬ ‫‪.7‬‬

‫تىسغذج‪ ,‬س‪ . )2012( .‬اٌصىسج اٌجضائشَح و اٌجٕشاي دَغىي‪ِ .‬ؤعغح تىٔح ٌٍثحىز و اٌذساعاخ‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬ ‫‪.8‬‬

‫تىعضَض‪ .)2004( .ٌ ,‬اٌصىسج فٍ اٌىالَح اٌصاٌصح اٌراسَخُح‪ .‬ؽشوح داس االِح ‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬ ‫‪.9‬‬

‫تىلشَىج‪ ,‬ي‪ .)2013( .‬ذطىس اٌصىسج اٌرحشَشَح اٌجضائشَح و االعرشاذُجُح اٌفشٔغُح ٌٍمضاء عٍُها‪1959-‬‬ ‫‪.10‬‬
‫‪ .1958‬داس هىِح‪.‬اٌجضائش‪.‬‬

‫‪-‬ذُُّ‪ ,‬ا‪ .)2008( .‬ؽخقُاخ جضائشَح‪ .‬داس اٌّغه‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬ ‫‪.11‬‬

‫‪90‬‬
‫ذُضٌ‪ِ .)2013( .َ ,‬ىالف لادج اٌصىسج ِٓ ِؤذّش اٌقىِاَ‪ِ .‬ىرثح اٌشؽاد‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬ ‫‪.12‬‬

‫جثٍٍ‪ ,‬ط‪ .)2015( .‬اإلِذاد تاٌغالح خالي اٌصىسج اٌجضائشَح ‪ .1962-1954‬داس االِح‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬ ‫‪.13‬‬

‫حفع هللا‪ ,‬ب‪ٔ .)2013( .‬ؾؤج و ذطىس جُؼ اٌرحشَش اٌىطٍٕ ‪ .1962-1954‬داس اٌعٍُ و اٌّعشفح‪.‬‬ ‫‪.14‬‬

‫حُّذ‪ ,‬ع ق‪ .)2007( .‬فشحاخ عثاط‪ ,‬سجً اٌجّهىسَح‪ .‬داس اٌّعشفح‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬ ‫‪.15‬‬

‫‪-‬صتُشٌ‪ .)2007( .َ ,‬وراب ِشجعٍ عٓ اٌصىسج اٌرحشَشَح ‪ .1962-1954‬داس هىِح‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬ ‫‪.16‬‬

‫‪-‬صوصو‪ ,‬ع‪ .)s.a(.‬اٌفىش اٌغُاعٍ ٌٍحشوح اٌىطُٕح اٌجضائشَح و اٌصىسج اٌرحشَشَح‪.)s.a( .‬‬ ‫‪.17‬‬

‫ععُذٌ‪ ,‬و‪ .)2009( .‬اٌصىسج اٌجضائشَح و ِؾىٍح اٌغالح ‪ .1962-1954‬داس اٌّعشفح‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬ ‫‪.18‬‬

‫‪-‬ؽشَظ‪ ,‬ي‪ .) 2007( .‬اعرشاذُجُح اٌعذو اٌفشٔغٍ ٌرقفُح اٌصىسج اٌجضئشَح‪ِٕ .‬ؾىساخ وصاسج اٌّجاهذَٓ‪.‬‬ ‫‪.19‬‬
‫)‪.(s.l‬‬

‫اٌجضائش‪.‬‬ ‫دوس اٌعمُذ عُّشوػ فٍ اٌصىسج اٌجضائشَح‪ .‬داس هىِح‪.‬‬ ‫(‪.)2003‬‬ ‫ؽىلٍ‪ ,‬ع ن‪.‬‬ ‫‪.20‬‬
‫ٌىُٔغٍ‪ ,‬ا‪ .)2015( .‬اٌعمُذ عُّشوػ و عٍُّح اٌضسق‪ .‬داس هىِح‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬

‫عاِش‪ ,‬ص‪ .)2012( .‬حشاط االوفادو ٌٍّجاهذ عاِش عٍٍ ِالىسج ‪,‬اٌصىسج اٌرحشَشَح اٌىثشي فٍ اٌىالَح اٌصاٌصح‬ ‫‪.21‬‬
‫‪ .1962-1957‬داس اٌحىّح‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬

‫عثاط‪ .)2003( .َ ,‬شىاس عظّاء‪ .‬داس هىِح‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬ ‫‪.22‬‬

‫عثاط‪ .)2013( .َ ,‬اٌصىسج اٌجضائشَح ٔقش تال شّٓ‪ .‬داس هىِح‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬ ‫‪.23‬‬

‫عؾىٌ‪ِ .(s.a) .َ ,‬زاوشاخ ِجاهذ ِٓ اوفادو‪ ,‬ؽىاهذ حُح عٓ شّٓ اٌحشَح‪ .‬داس االِح‪(s.l) .‬‬ ‫‪.24‬‬

‫عٍىٌ‪ .)2013( .َ ,‬لادج والَاخ اٌصىسج اٌجضائشَح (‪ .)1962-1954‬داس عٍٍ تٓ صَذ‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬ ‫‪.25‬‬

‫لًٍُ‪ ,‬ع‪ٍِ .)2013( .‬حّح اٌجضائش اٌجذَذج‪ .‬داس اٌعصّأُح‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬ ‫‪.26‬‬

‫لٕذي‪ ,‬ض‪ .)2006( .‬خطا ؽاي و ِىسَظ عًٍ اٌحذود اٌجضائشَح اٌرىٔغُح و اٌّغشتُح و ذؤشُشاذهّا عًٍ‬ ‫‪.27‬‬
‫اٌصىسجاٌجضائشَح‪ .1957‬داس اٌضُاء‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬

‫َىعفٍ‪ .)2013( .َ ,‬سهائٓ اٌحشَح‪ِٕ .‬ؾىساذُّّىٍٔ‪ .‬اٌجضائش‪.‬‬ ‫‪.28‬‬

‫‪Les articles:‬‬

‫‪1. AIT MEDDOUR, M. (2015). LA STRATGIE DE LA REVOLUTION‬‬


‫‪ALGERIENNE FACE A L'OPERATION JUMELLES DANS LA WILAYA 3.‬‬
‫‪Revue‬‬ ‫‪d'histoire‬‬ ‫‪méditerranéenne.‬‬ ‫‪N‬‬ ‫‪20.‬‬ ‫‪(pp.‬‬ ‫‪342-353).‬‬
‫‪https://www.asjp.cerist.dz/en/article/2128.‬‬

‫‪91‬‬
‫‪2. ATTOUMI, A. (2020). le lieutenant Zioual Allaoua un officier de la lignée du‬‬
‫‪Colonel Amirouch, Revue d’histoire méditerranéenne. N°02. (pp. 13-29).‬‬
‫‪https://www.asjp.cerist.dz/en/rechercheGeneral.‬‬
‫‪ .1‬حغٍُٕ‪ ,‬ع‪ .‬أذالع اٌصىسج تإٌّطمح اٌصاٌصح و ِظاهش اٌرآصس اٌراسَخٍ تُٕها و تُٓ إٌّاطك اٌصىسَح األخشي‪.‬‬
‫ٍِرمً اٌثىَشج ‪.‬‬
‫‪ .2‬لؾُؼ‪ ,‬ف‪ .) 2018( .‬اٌّخططاخ االعرعّاسَح الخرشاق اٌصىسج اٌرحشَشَح عٍُّح اٌضسق التٍىَد فٍ اٌىالَح‬
‫اٌصاٌصح‪ِ .‬جٍح اٌحىّح ٌٍذساعاخ اٌراسَخُح ‪.‬اٌعذد ‪.13‬‬
‫‪ ِٓ .3‬ذماسَش اٌٍّرمُاخ اٌجهىَح ٌراسَخ اٌصىسج (‪ )1983‬عٍُّح اٌعقفىس األصسق عٍُّح األًِ و اٌثٕذلُحِجٍح أوي‬
‫ٔىفّثش اٌعذد ‪63‬‬

‫‪La presse:‬‬

‫‪ .1‬جشَذج اٌّجاهذ اٌعذد ‪ 32‬ذاسَخ ‪.1959‬‬


‫‪ .2‬جشَذج اٌّجاهذ اٌعذد ‪ 36‬ذاسَخ ‪.1959-2-2‬‬
‫‪ .3‬جشَذج اٌّجاهذ اٌعذد ‪ 40‬ذاسَخ ‪.1959 -04-16‬‬

‫‪Les instruments de recherches:‬‬

‫‪1. CHEURFI, A. (s.a). Dictionnaire de la révolution algérienne (1954-1962). Édition‬‬


‫‪CASBAH. Alger.‬‬
‫‪ِ .2‬شذاك‪ ,‬ع َ‪ .)s.a( .‬دًٌُ ِقطٍحاخ شىسج اٌرحشَش اٌجضائشَح ‪ِٕ .1962-1954‬ؾىساخ اٌّشوض اٌىطٍٕ‬
‫ٌٍذساعاخ و اٌثحس فٍ اٌحشوح اٌىطُٕح و شىسج ٔىفّثش ‪ .1954‬اٌجضائش‪.‬‬

‫‪Mémoire :‬‬

‫‪ .1‬تٓ جىدٌ‪ ,‬تٓ جثاسج‪ .)2020( .‬لضُح ٍِىصج تٍٕ ٍَّاْ ‪ِ 28‬اٌ ‪ 1957‬تُٓ اٌحمُمح اٌراسَخُح و اٌرىظُف‬
‫اٌغُاعٍ (ؽهادج ًُٔ اٌّاعرش ذخقـ ذاسَخ اٌىطٓ اٌعشتٍ اٌّعافش)‪ .‬جاِعح ِحّذ تىضُاف‪ ,‬اٌّغٍُح‪.‬‬
‫‪ .2‬ؽٍٍ‪ ,‬ا‪ .)2006( .‬اٌرٕظُُ اٌعغىشٌ فٍ اٌصىسج اٌرحشَشَح اٌجضائشَح ‪( 1956-1954‬سعاٌح ًٌُٕ ؽهادج‬
‫ِاجغرُش ذخقـ ذاسَخ اٌجضائش اٌحذَس و اٌّعافش)‪.‬جاِعح اٌعمُذ اٌحاض ٌخضشج تاذٕح‪.‬‬
‫‪ .3‬فُذوْ‪ ,‬س‪ .)2018( .‬اٌغُاعح اٌعغىشَح اٌفشٔغُح فٍ اٌىالَح اٌصاٌصح اٌراسَخُح ‪( 1962-1830‬ؽهادج ًُٔ‬
‫ِاعرش ذاسَخ اٌجضائش حذَس و ِعافش)‪ .‬جاِعح ِحّذ تىضُاف‪ ,‬اٌّغٍُح‪.‬‬

‫‪ِ .4‬خًٍُ‪ .)2018( .‬اٌعٍُّاخ اٌعغىشَح اٌفشٔغُح فٍ اٌىالَح اٌصاٌصح‪-‬عٍُّح اٌّجهش ّٔىرجا ( ؽهادج ًُٔ اٌّاعرش‬
‫ذخقـ ذاسَخ جضائش اٌّعافش)‪ .‬جاِعح ِحّذ خُضش‪ ,‬تغىشج‬

‫‪92‬‬
Le résumé :
La wilaya III comme les autres wilayas de pays a connu la révolution de libération
nationale depuis le déclenchement jusqu’à le cessez-le-feu, où la révolution a remporté des
victoires dans la wilaya III dans les domaines politique et militaire sur les forces
d’occupation françaises.

La révolution était développée dans tous les territoires algériens ce qui a poussé la
France a décidé d’éliminer les révolutionnaires. Elle a donc choisi la wilaya III comme un
modèle pour sa nouvelle politique et elle s’est appuyé sur la solution militaire en menant de
grandes opérations militaires contre l’A.L.N.

La France s’est appuyée sur la politique militaire, mais en même temps il fallait
trouver une autre option qui soutient l’action militaire, donc elle a appliqué la politique de
renseignement avec l’aide des experts en guerre psychologique pour perturber la révolution

Malgré tous les moyens que la France a utilisées pour déstabiliser la wilaya III mais
elle n’a pas réussi d’atteindre son objectif car la direction de la wilaya III de 1956 à 1962
avait prouvé que malgré leurs capacités limitées, elle était le pilier central de la lutte de
libération.

Les mots clés : la wilaya III, A.L. N, la révolution, la France.

93
Dédicace .................................................................................................................................................... 2
Dédicace .................................................................................................................................................... 3
Remerciements............................................................................................................................................. 4
Liste des abréviations : ............................................................................................................................ 5
Liste des annexes : .................................................................................................................................. 6
Introduction ............................................................................................................................................. 0
Chapitre préliminaire : Présentation de la wilaya III ............................................................................ 13
1. Le cadre géographique .................................................................................................................. 13
1.1. L’espace géographique de la Kabylie .................................................................................... 13
1.2. Le reliefs de la Kabylie .......................................................................................................... 13
1. Le cadre géographique .................................................................................................................. 14
1.1. L’espace géographique de la Kabylie .................................................................................... 14
1.2. Le reliefs de la Kabylie .......................................................................................................... 14
Chapitre 01 : La wilaya III durant la guerre de libération ..................................................................... 16
1. L’espèce administratif ............................................................................................................... 16
1.1 Les limites de la wilaya .......................................................................................................... 16
1.2 La division de la wilaya III .................................................................................................... 16
1. L’espèce administratif ................................................................................................................... 17
1.1. Les limites de la wilaya .......................................................................................................... 17
1.2. La division de la wilaya III .................................................................................................... 17
2. Les chefs de la wilaya III: ............................................................................................................. 21
2.1. Krim Belkacem : .................................................................................................................... 21
2.2. Mohamdi Essaid: .................................................................................................................... 23
2.3. Mohamed Yazourene ............................................................................................................. 24
2.4. Le colonel Amirouche ............................................................................................................ 25
2.5. Abderrahmane Mira ............................................................................................................... 27
3.6. Le coloneMohend Oulhadj ..................................................................................................... 28
3. Les principaux chefs des régions de la wilaya III : ....................................................................... 30
4. Aperçu historique de la wilaya III depuis 1954 jusqu'à 1962 ...................................................... 32
4.1. Le début de la révolution dans la wilaya III : ......................................................................... 32
4.2. Le travail révolutionnaire dans la wilaya III : ........................................................................ 34
4.3. Le développement de l’action révolutionnaire dans la wilaya III : ....................................... 36

94
Chapitre 02 : Les grandes opérations militaires .................................................................................... 41
1 .L’opération Brumaire : .................................................................................................................. 41
1.1.Les objectifs de l’opération ..................................................................................................... 41
1 .L’opération Brumaire : .................................................................................................................. 42
1.1. Les objectifs de l’opération: ................................................................................................... 42
1.2. Le déroulement de l’opération : ............................................................................................. 43
1.3. Les conséquences de l'opération: ........................................................................................... 43
2. L’Opération Dufour : .................................................................................................................... 44
2.1. Le début de l’opération: ......................................................................................................... 45
2.2. Le déroulement de l’opération : ............................................................................................. 45
2.3. Les résultats de l’opération: ................................................................................................... 46
2. 4. La relation entre l’opération Dufour et le congrès de la Soummam : ................................... 46
3. Opération Etincelle........................................................................................................................ 47
3.1. Le début de l’opération: ......................................................................................................... 47
3. 2 : Le but de l’opération : .......................................................................................................... 47
3.3. Les conséquences de coté ALN: ............................................................................................ 47
4. L’opération jumelle ....................................................................................................................... 47
4.1. Le début de l’opération jumelle : ........................................................................................... 47
4.2. Les moyens et les méthodes utilisées par la France dans l’opération jumelle : ..................... 49
4.3. Les mesures prises par l’A.L.N pour faire face à l’opération jumelle : ................................. 51
4.4. Les conséquences de l’opération : .......................................................................................... 52
CHAPITRE 3 : LES OPERATIONS DE RENSEIGNEMENT DANS LA WILAYA III ................... 53
1. L’opération oiseau bleu : ............................................................................................................... 54
3.1. Définition de l’opération ........................................................................................................ 54
3. 2 Le début de l’opération oiseau bleu : .................................................................................... 54
3. 2 Planification de l’opération : ................................................................................................. 55
3.3 La fin de l’opération : .............................................................................................................. 56
2. L’opération de la bleuite : ............................................................................................................. 57
2.1 Définition de l’opération ......................................................................................................... 57
2.2 Les étapes de l’opération : ...................................................................................................... 58
2.3 Complot de la bleuite dans la wilaya III................................................................................. 59
2.4 Les mesures prises par la wilaya 3 pour faire face au complot : ............................................ 60
2.5 Les conséquences de complot : .............................................................................................. 61
3. Affaire de Melouza : ..................................................................................................................... 62
95
3.1 L’origine de cette affaire ........................................................................................................ 62
3.2 Le déroulement de l’affaire Melouza : .................................................................................... 63
3.3 Les conséquences de l’affaire : ............................................................................................... 64
3.4 La réaction Algérienne et française après cette affaire : ........................................................ 65
4. L'affaire des officiers libres ........................................................................................................... 66
4.1. Le début de l’affaire des officiers libres ................................................................................. 66
4.2 Les participants aux réunions des officiers ............................................................................ 67
4.3 Les tentatives de la wilaya III pour résoudre le problème..................................................... 67
Conclusion............................................................................................................................................. 70
Les annexes ........................................................................................................................................... 73
Liste biographique ................................................................................................................................. 87
Le résumé : ............................................................................................................................................ 93
Table de matière .............................................................................................. Erreur ! Signet non défini.

96
97

Vous aimerez peut-être aussi