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Cadre juridique du crédit à court terme

Ce document décrit le cadre juridique et les caractéristiques des financements à court terme accordés aux entreprises. Il présente les différentes formes de crédit à court terme telles que l'escompte commercial et identifie certains risques liés à une dette excessive à court terme.

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Cadre juridique du crédit à court terme

Ce document décrit le cadre juridique et les caractéristiques des financements à court terme accordés aux entreprises. Il présente les différentes formes de crédit à court terme telles que l'escompte commercial et identifie certains risques liés à une dette excessive à court terme.

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Royaume du Maroc

Université Abdelmalek Essaâdi


Faculté des Sciences Juridiques, Economique et Sociales de Tanger

Master droit international des affaires

Module :Instruments De Paiement à L’international

LE CREDIT A COURT TERME

Réalisé par : - AKEIR MYRIEM

-CHAKRI OUMNIA

- LAHCINI CHAIMAA

- Ouissal rhadfa

Encadré par : Pr .Bourfa

Année universitaire 2022-2023


Introduction
Les institutions bancaires sont devenues un acteur incontournable de l’économie dans la
mesure où elles agissent en tant qu’intermédiaire entre deux entités : celle qui aspire à un
financement et celle qui détient les fonds nécessaires. Ainsi, la première entité est désormais
capable de concrétiser ses projets via un crédit bancaire. Ce procédé représente le mode de
financement privilégié des entreprises afin de développer leur activité, surtout si nous
considérons que la plupart d’entre elles dispose d’une capacité d’autofinancement
insuffisante. Toutefois, nous devons préciser que le recours au crédit bancaire implique un
risque certain pour la banque : l’insolvabilité. Afin de réduire ce risque qui n’est pas
négligeable, elle examine minutieusement les demandes afin de détecter et d’apprécier les
éventuels risques.

Toutefois, selon l’Article 3 ‘’Constitue une opération de crédit tout acte, à titre onéreux, par
lequel une personne : - met ou s’oblige à mettre des fonds à la disposition d’une autre
personne, à charge pour celle-ci de les rembourser ; - ou prend, dans l’intérêt d’une autre
personne, un engagement par signature sous forme d’aval, de cautionnement ou de toute
autre garantie. Sont assimilées à des opérations de crédit : - les opérations de crédit-bail et de
location avec option d’achat et assimilées; - les opérations d’affacturage ; - les opérations de
vente à réméré d’effets et de valeurs mobilières et les opérations de pension telles que
prévues par la législation en vigueur.’’1

A lecture de cet article affirme du fait que le crédit ne repose pas uniquement sur le prêt,
mais que les techniques utilisées par les banques en la matière sont spécialement diversifiées

Si certains d'entre elle impliquent une remise immédiate des fonds, d'autres se caractérisent
par une simple mise à disposition éventuelle des fonds.

En effet, L’activité de certaines entreprises donne des fois naissance à un besoin passager
en actif circulant dû à un décalage entre ce dernier et le fonds de roulement c'est-à-dire les
capitaux à long terme.

DANS LES ANNÉES 90, les prêts à court terme des banques internationales aux pays en
développement ont accusé une très forte progression jusqu’à ce que la crise financière
asiatique éclate en 1997. À ce moment-là, près de 60 % de l’encours total des créances
bancaires internationales sur ces pays avaient une échéance résiduelle inférieure à un an, et 50
% environ de tous les nouveaux prêts des banques internationales arrivaient à échéance dans
un an au maximum, proportion beaucoup plus forte qu’au début de la décennie.

1
Article 3 de PROJET DE LOI N° 103.12 RELATIVE AUX ETABLISSEMENTS DE CREDIT ET ORGANISMES ASSIMILES.
Pour la rapidité de la progression de la dette à court terme, l’Asie de l’Est arrive en
tête,devant l’Amérique latine.Le Brésil, la Corée, le Mexique, la Russie et la Thaïlande
comptent parmi les dix pays ayant reçu le plus de prêts à court terme de 1990 à 1996. Dans
chacun d’eux, la dette à court terme dépassait les réserves internationales durant la période
précédant le reflux de grandes quantités de capitaux privés et les crises financières .

Les prêts à court terme des banques internationales se sont accrus rapidement en dépit de la
baisse de la part des prêts bancaires dans le total des apports privés au titre de la dette aux
pays en développement et de la stagnation ou du recul de l’endettement de ces pays rapporté à
leurs recettes d’exportation ou à leur PIB2. Par conséquent, l’expansion de la dette à court
terme des pays en développement observée dans les années 90 a tenu au fait que les banques
internationales accordaient davantage de prêts courts, alors même qu’elles réduisaient le total
de leurs prêts aux pays en développement ainsi que leur exposition exprimée par leur capital à
risques.

Problématique : Quel est le cadre juridique des financements à court terme ?

Tout au long de cette recherche , nous nous donnons comme objectif d’identifier les critères
retenus lors de l’examen d’une demande de financement émise par une entreprise ;ainsi qu’ il
a pour objectif de nous faire découvrir les différentes issu pour faire face aux risique de
financement à court terme.

2
Le produit intérieur brut est l'indicateur économique qui permet de quantifier la valeur totale de la « production de richesse » annuelle
effectuée par les agents économiques (ménages, entreprises, administrations publiques) résidant à l'intérieur d'un territoire.Le produit
intérieur brut est le principal indicateur de la mesure de la production économique réalisée à l’intérieur d'un pays et l'un
des agrégats majeurs des comptes nationaux.Le PIB reflète donc l'activité économique interne d'un pays et la variation du PIB
d'une période à l'autre est censée mesurer son taux de croissance économique.
Partie I : Les déterminants du financement à court terme

L’activité de certaines entreprises donne des fois naissance à un besoin passager en actif
circulant dû à un décalage entre ce dernier et le fonds de roulement c'est-à-dire les capitaux à
long terme.

Hors il n’est pas nécessaire de couvrir ces besoin par des capitaux permanents alors que le
phénomène est passager. Parce que une telle attitude conduirait à maintenir une encaisse oisive
durant certaines période et diminuerait la rentabilité soit en accroissant le volume des dettes à
long terme et donc les intérêts à payer soit en augmentant le montant du capital investi. D’où
l’intérêt de l’adoption d’une politique de financement à court terme qui permettrait de limiter
l’importance du fond de roulement à un niveau compatible avec le maintient de la solvabilité
de l’entreprise.

Le financement à court terme est considérécomme le parent pauvre de la théorie financière.


La nature de ce financement se distingue des autres formes d’endettements puisqu’il est
consenti en fonction de la réalisation, du dénouement d’une opération, c'est-à-dire
l’encaissement d’une recette, alors que les prêts à long terme sont fondés sur le profit attendu
c'est-à-dire sur la rentabilité des opérations prévues.

’Il est vrai que la prépondérance du financement à court terme pose la question du risque de
non-renouvellement. On comprend intuitivement que ce mode de financement peut être
moins exigeant pour une PME3. Les garanties semblent moins contraignantes, voire presque
inexistantes si on évoque les délais de paiements accordés par le fournisseur. L’inconvénient
majeur est la maturité faible imposant les PME à un renouvellement fréquent et donc à un
risque de refus de la banque.’’ 4

3
PME : Les petites et moyennes entreprises (PME) sont celles qui, d’une part, occupent moins de 250 personnes, d’autre part, ont un
chiffre d’affaires annuel n’excédant pas 50 millions d’euros ou un total de bilan n’excédant pas 43 millions d’euros. Elles incluent la
catégorie des microentreprises. (MIC) qui occupent moins de 10 personnes et ont un chiffre d’affaires annuel ou un total de bilan
n’excédant pas 2 millions d’euros.
4
THÈSE PRÉSENTÉE POUR OBTENIR LE GRADE DE DOCTEUR DE L’UNIVERSITÉ DE BORDEAUX ‘’Par Denis MIALOCQ’’
‘’LE FINANCEMENT A COURT TERME DES MOYENNES ENTREPRISES NON COTEES FRANCAISES’’ Etude en données de panel.
Page 8
Chapitre I : Identification des crédits à court terme

On définit la dette internationale à court terme comme la dette extérieure à échéance


maximale d’un an. Le terme reçoit à l’heure actuelle deux acceptions. Pour la Banque des
règlements internationaux, il s’agit de la dette résiduelle (parfois appelée «dette restant à
courir»), concept qui recouvre la totalité de la dette extérieure arrivant à échéance dans un
délai d’un an, quelle que soit l’échéance initiale. Pour la Banque mondiale5, la dette à court
terme ne comprend que les engagements extérieurs à échéance initiale d’un an au plus, mais
elle inclut les crédits commerciaux officiels accordés aux pays en développement et
communiqués par l’OCDE .

Section I : Les formes des crédits à court terme

On distingue différente manière de classer les crédits à court terme dans notre cas nous avons
suivis la méthode la plus fréquement utilisé en les regroupant en les trois catégories suivante :

A-Les crédits de mobilisation de créances commerciales :


1.1 L’escompte commercial :

L’une des formes de crédit à court terme les plus utilisés, l’escompte est une opération par
laquelle l’entreprise mobilise auprès d’une banque des effets de commerce (lettre de change,
billet à ordre…) non encore échus. Ainsi la banque escompteuse crédite le compte de
l’entreprise de la valeur nominal des effets après déduction des intérêts à courir jusqu‘à
l’échéance, des commissions et des frais. La banque est remboursée par l’encaissement des
effets lors de leur échéance. Mais en cas d’impayé à cette échéance, la banque débite le
compte de l’entreprise cédante. Dans le cas d’un escompte sans recours, la banque ne peut se
retourner contre l’entreprise cédante à ses clients et du risque de l’entreprise.

Au terme de l’Article 526 du code de commerce6 l'escompte est la convention par laquelle
l'établissement bancaire s'oblige à payer par anticipation au porteur le montant d'effets de
commerce ou autres titres négociables à échéance déterminée que ce porteur lui cède à charge
d'en rembourser le montant à défaut de paiement par le principal obligé. L'opération comporte
au profit de l'établissement bancaire la retenue d'un intérêt et la perception de commission.

Egalment le crédit de mobilisation des créances commerciales ‘’CMCC ‘’repose sur


l’escompte d’un billet à ordre représentatif des créances détenues par l’entreprise souscrit à
l’ordre de la banque. Le billet regroupe tout ou une partie des créances nées au cours d’une
période de 10 jours et venant à échéances à des dates voisines échelonné sur une même

5
(dans La publication Global Development Finance — GDF)
6
LOI N° 15-95 FORMANT CODE DE COMMERCE PROMULGUEE PAR LE DAHIR N° 1-96-83 DU 15 RABII I 1417 (1ER AOUT 1996) .
décade. La durée du billet est au maximum 90 jours.La banque escompte le billet et se
rembourse au moyen du règlement des créances.

En cas de convention expresse, les parties peuvent subordonner le versement des sommes
revenant à l'endosseur à la réalisation d'une ou de plusieurs conditions suspensives. Dans ce
cas, le taux d'intérêt peut être variable, selon l’article 527.

1.2La lettre de change relevé (LCR) :

La lettre de change est régit selon le législateur marocain par le TITRE PREMIER de LIVRE
III du code de commerce , elle peut être définie comme étant un document commercial remis
par le fournisseur à son client lors d’une transaction. Utilisée comme moyen de paiement,
particulièrement à l’international, la lettre de change revêt une forme de crédit puisqu’elle fixe
une date d’échéance ultérieure à la fourniture du produit ou du service.
Une lettre de change doit comporter plusieurs mentions obligatoires, dont l’absence pourrait
la rendre caduque. Notamment, toutes les informations relatives au paiement (date d’édition
du document, montant, lieu d’édition), aux parties (identités, coordonnées bancaires,…) et à la
date d’échéance convenue pour le règlement, selon l’article 159.
Si aucune date d’échéance n’est précisée, cela signifie que la lettre de change doit être payée
dans les meilleurs délais.

Cette forme repose sur l’idée selon laquelle le recouvrement des créances peut s’effectuer
sans faire circuler matériellement les effets entre les banques.La lettre de change ne circule
pas matériellement, mais uniquement son support ainsi l’intérêt de la LCR réside pour les
Banques dans la diminution du coût de traitement du recouvrement des créances grâce à
l’informatisation des opérations. Pour les entreprises, elle est moins onéreuse que l’escompte.

B- Les crédits de trésorerie

La mobilisation des créances commerciales détenues par l’entreprise prise ne suffit pas
toujours à assurer le financement des décalages entre les dépenses et les recettes. Aussi, les
banques accordent aux entreprises des autorisations de crédit, généralement qualifiées de «
crédits de trésorerie » consentis sur des critères de situation financière, de fonds de
roulement, de besoin de financement de l’entreprise…
Le classement des différentes catégories de crédits de trésorerie est délicat. Nous présenterons
les formes les plus courantes.
2.1 La facilité de caisse

La facilité de caisse est une permission de découvert en compte transitoire accordée par la
banque. Ce crédit de trésorerie offre la possibilité à l’entreprise de gérer de façon plus souple
ses dépenses immédiates et ses gains différés.

La facilité de caisse est un moyen de financement à court terme utilisable sur une petite durée.
Ce crédit est accordé par la banque qui précise préalablement par écrit les conditions d’usage
en durée, en montant et en taux d’intérêts. De façon générale, la durée d’utilisation de ce
crédit est fixée à 15 jours (au maximum) mensuellement. Il n’existe pas un seuil minimal
d’utilisation. Il est donc possible d’utiliser le découvert pendant une partie du mois puis se
retrouver en solde créditeur.

Le montant autorisé est calculé en se basant sur les besoins d’exploitation de l’entreprise. Il
faut savoir que la banque est en mesure d’établir un contrat de découvert inclus dans une
convention de services. Elle fera annuellement une mise au point des conditions d’utilisation
du crédit avec le dirigeant de l’entreprise au moment de la remise de la documentation
comptable (bilans, résultats…).
L’avantage principal de ce crédit est le financement du décalage transitoire entre les dépenses
et les recettes.

En effet, il permet de couvrir les incidents financiers qui pourraient survenir. Par exemple, un
retard de paiement peut mettre un chef d’entreprise dans une situation difficile dans la mesure
où cette somme était destinée à régler les salaires des employés. Ainsi la facilité de caisse peut
s’avérer utile et efficace lors de la survenue de ce décalage momentané. Cependant, il faut
savoir qu’il n’est pas possible d’utiliser la facilité de caisse de façon permanente. Si
l’entreprise exprime le besoin d’avoir un découvert sur une longue durée, il faudra alors
recourir à un découvert permanent qui a des modalités de financement plus adaptées.

Les intérêts à payer sont proportionnels à la somme exploitée et à la durée d’utilisation de ce


montant. Le décompte des intérêts ou agios est généralement trimestriel. Il faut savoir que le
taux de ces intérêts est souvent variable. Il est indexé sur le taux de base bancaire de
l’établissement créancier, additionné d’une marge fixe (dans certains cas, cette marge peut
être sur index ; Euribor par exemple).
Est important de garder à l’esprit que la banque peut changer ou interrompre la facilité de
caisse accordée à n’importe quel moment. Toutefois, elle devra respecter un préavis de 60
jours.

Le montant de la facilité est fonction du CA, du secteur d’activité, de la durée du cycle


d’exploitation et de la situation financière de l’entreprise. En principe elle excéde plus d’un
mois de chiffre d’affaires.
2.2 Les découverts

Il est parfois difficile de garder sa trésorerie en situation d’équilibre, et ce, malgré l'effort
d’anticipation déployé tout au long de l'exercice de certain activité. Que ce soit pour cause des
dépenses imprévues ou des rentrées d’argent qui tardent à venir, les chefs d’entreprise
peuvent toujours avoir recours au découvert bancaire, pour couvrir leur dépenses nécessaires à
la bonne marche de leur entreprise

Le découvert bancaire est une opération de crédit à court terme, par laquelle la banque
autorise à rendre un compte débiteur (négatif) dans une certaine limite de montant et pendant
une certaine période, moyennant un taux d'intérêt déterminé à l'avance. La banque se chargera
donc d’avancer les fonds nécessaires des entreprise pour régler les opérations qui se
présentent sur leur compte alors que le solde n'est pas suffisant.

Cette option du découvert bancaire présente plusieurs avantages tels que son activation
immédiate une fois que l’accord a été acté. Aussi, il est important de noter que l’avance de
trésorerie accordée par la banque répond spécifiquement aux besoins de secteur d’activité des
entreprises, permettant ainsi de bénéficier d’une solution de financement parfaitement adaptée
à leur besoins.7

En effet, les découverts sont des crédits destinés à financer des besoins continus et de plus
longue durée que la facilité de caisse. Il peut constituer une simple tolérance de la banque qui
va accepter de régler de façon exceptionnelle des paiements alors qu’il n’y pas la provision
sur le compte : s’il y accord préalable de la banque, on parle de « facilité de caisse ». Mais le
découvert bancaire correspond principalement au « découvert autorisé », dont le montant et la
date sont fixés contractuellement dans la convention de compte, qui précise si un découvert
autorisé est ou non possible. Le découvert est assimilé à un crédit et n’est donc pas
gratuit. De plus, le découvert ne représente donc pas un droit : il doit être soumis à
l’approbation de votre banque. Si le compte est en découvert au-delà de 90 jours consécutifs,
la banque doit soumettre au titulaire du compte une offre préalable de crédit à la
consommation, valable dans un délai de 30 jours. Le titulaire dispose alors d’un délai de
rétractation de 14 jours.

Les formes de découvert les plus couramment utilisés sont :

Le crédit relais : octroyé en anticipation de rentrées de fonds proche et déterminées quant à leur
montant : cession d’actif, émission obligataires, augmentation de capital…

Le crédit compagne : forme de crédit destiné aux entreprises dont l’activité présente un
caractère saisonnier. C’est ainsi le cas par exemple, de l’industrie sucrière, de la distillerie, de
la conserverie…

7
https://www.bankofafrica.ma/fr/entreprises/financement-du-cycle-dexploitation/avances-et-
decouverts/decouvert-bancaire
L’entreprise établit un budget prévisionnel de trésorerie qui met en évidence les recettes et les
dépenses pendant la compagne. Le montant du crédit est adapté aux besoins de l’entreprise, qui
le remboursera au moyen de l’encaissement de ses ventes.

Le spot : crédit de courtes durées consenties aux entreprises moyennes et grandes. Le taux
appliqué est celui du marché monétaire, majoré d’une marge bancaire réduite.

Les crédits de trésorerie : financent des besoins temporaires, ou permanents du cycle


d’exploitation.ils sont utilisables soit par découvert, soit dans le cas le plus fréquent, par billets.

C-Les autres formes de crédits à CT

3.1 Les obligations cautionnées :

Les obligations cautionnées sont un mécanisme spécifique de financement de la TVA à payer


et des droits douanes dus. L’entreprise a la possibilité de différer le paiement de la TVA de 2
à 4 mois, et les droits de douanes de 4 mois en souscrivant des billets à l’ordre du trésor
public. Le taux nominal des obligations cautionnées est fixé par le trésor public. Leur montant
est fonction des montants bruts des taxes payé.

Selon LE CODE DES DOUANES8 , Pour le paiement des droits et taxes et le cas échéant, des
amendes et des sommes dues recouvrés par l'Administration des Douanes, les redevables
peuvent être admis à présenter des obligations cautionnées à 60, 90, 120 ou 180 jours
d'échéance, selon l'option du redevable. En fait, les redevables bénéficient ainsi d'un véritable
crédit de paiement appelé, en langage douanier "Crédit des droits" 9.Chaque effet comportant
engagement solidaire du principal obligé et de sa caution de payer, à l'échéance, les sommes y
énoncées.

En effet ,les obligations cautionnées ne sont admises que lorsque la somme à payer, d'après
chaque décompte, s'élève à 2.000 DH au moins. On considère comme formant un seul
décompte les liquidations inscrites dans une même journée au nom du même déclarant. Au
cas où l’obligation cautionnée serait émise par une personne sans relation avec l’opération de
dédouanement, avec l’affaire contentieuse ou toute autre opération, la quittance sera établie au
nom du principal obligé, signataire de l’obligation cautionnée pour le compte du redevable
(importateur,contrevenant ou déclarant).

8
SECTION 04 - PAIEMENT PAR OBLIGATIONS CAUTIONNEES ,XIII-03-04-01- Principe.
9
(voir Code des Douanes Art 94).
La durée du crédit court à partir de la date de présentation de l’obligation cautionnée à la
caisse du Receveur. Les obligations cautionnées sont des billets à ordre libellées suivant les
prescriptions de l'article 232 du code du commerce; elles sont souscrites à l'ordre du Receveur
des Douanes et payables au domicile du Trésorier Général ou du comptable du Trésor de
rattachement de la circonscription où exerce le comptable auquel ces valeurs ont été remises.

Elles sont transmissibles par endossement dans les conditions fixées par les articles 167 à 173
et 234 du code du commerce. Les obligations cautionnées souscrites par les redevables
donnent lieu à une majoration dont le taux est fixé au début de chaque semestre, sur la base du
taux moyen pondéré des bons du Trésor à trois(3) mois souscrits dans le cadre des
adjudications au cours du trimestre précédent, augmenté de 2,5%.

Tout paiement a lieu à la caisse de l'agent chargé du recouvrement. Cet agent est tenu d'en
donner quittance. Toute majoration, tout intérêt de retard applicable aux droits et taxes est
liquidé, ordonnancé et perçu par l'agent chargé du recouvrement10 . Les obligations sont
assujetties au droit de timbre fixe applicable aux billets et obligations. Ce droit, de cinq (5)
DH par obligation cautionnée, est payable à la caisse du Receveur des Douanes à l'ordre
duquel les effets sont souscrits. La majoration et le droit de timbre sont payables au comptant
au moment de la présentation de l'obligation cautionnée

3.2 Les billets de trésorerie

Toute entreprise ayant des besoins de liquidités peut opter pour le billet de trésorerie si elle
bénéficie d’un aval bancaire et qu’elle est régie par certaines dispositions légales. Il s’agit en
effet d’un mode de financement sous forme d’un titre de créance négociable (TCN)
échangeable de gré à gré entre agents économiques.

Les entreprises ne peuvent pas émettre facilement des billets de trésorerie, elles doivent
satisfaire à des conditions de notation financière très précises établies par des organismes
indépendants (les entreprises doivent établir des notes de gestion sur les six derniers mois
pour justifier de leur santé financière et de leur solvabilité).

Il faut savoir que, pour pouvoir émettre des billets de trésorerie, une société donnée doit
remplir un certain nombre de conditions. Par exemple, celle-ci doit bénéficier des faveurs des
principales agences de notation mondiales. De fait, une entreprise bien notée par ces
organisations pourra injecter plus de TCN, à des taux faibles, donc plus attrayants pour les
autres acteurs économiques. Le coût de l’emprunt sera donc plus bas.

10
Selon l’article 95 du code des Douanes
Les titres de créances négociables sont donc émises par les entreprises;
un crédit interentreprises, c’est-à-dire que les entreprises (généralement les plus grandes) qui
sont en phase de besoin de trésorerie, vont émettre elles-mêmes des billets de trésorerie qui
vont être achetés par d’autres entreprises (entreprises classiques ou appartenant au secteur
bancaire et financier) ayant des facilités de trésorerie.elles sont caractérisées par un taux
d’intérêt fixe et une période déterminée au MAX un an.

3.3 L’affacturage

Aujourd’hui, on se rend compte que, de par le monde, le factoring est le produit qui a le plus
résisté à la crise financière. A l’échelle internationale, le factoring pèse près de 2.500 milliards
de dollars, avec des progressions entre 10 et 12 % chaque année. En Europe, où la croissance
est atone, le factoring connaît des progressions à deux chiffres justement parce qu’il est
adossé à des créances, et donc à l’économie réelle, alors que la facilité de caisse ne l’est pas. Il
y a des transactions, et le factor accompagne ces transactions dans les bons et mauvais côtés.
D’ailleurs, le slogan de l’un des plus grands factors français est : «nous, c’est l’économie
réelle».

Au Maroc, la progression a été également constante jusqu’en 2014, année qui a connu un pic
important notamment parce que les factors ont commencé à toucher quelques gros secteurs
comme ceux des hydrocarbures et des céréales pour financer les créances sur la
compensation. L’activité de factoring a effectivement connu un arrêt brutal en 2015 du fait
notamment de la réforme de la compensation qui a amené plus de liquidités sur le marché.
Mais la base de croissance, le matelas est bien là. Cette baisse est une correction, qui ne remet
pas en cause le trend. L’assiette reste bonne.

L’affacturage ou factoring est une technique de financement , c’est un crédit a court terme
destiné a couvrir les besoins en trésorerie des entreprises exportatrice ou pas.
C’est une technique selon laquelle un organisme financier (factor ou société d’affacturage)
s’engage via un contrat a prendre en charge la totalité ou une partie de nos créances
commerciales de l’entreprise exportatrice .

Selon l’article 5 de la loi 103-12 : L’affacturage, est la convention par laquelle un


établissement de crédit s’engage à recouvrer et à mobiliser des créances commerciales, soit en
acquérant lesdites créances, soit en se portant mandataire du créancier avec, dans ce dernier
cas, une garantie de bonne fin.

L’affacturage consiste donc, en un transfert de créances commerciales de leur titulaire à un


factor, qui se charge d’en opérer le recouvrement et qui en garantit la bonne fin, même en cas
de défaillance momentanée ou permanente du débiteur.
Il présente des avantages pour l’utilisateur tels que :

Prise en charge du risque commercial : le factor paie sans recours les facteures remises par
l’entreprise,
Gestion du compte client : les comptes clients de l’entreprise sont remplacés par le compte
factor, ce qui simplifie considérablement la gestion.

Cependant le recours au factoring reste plus couteux qu’un financement par escompte.

Section II : Les critères d’octroi de crédit à court terme

Toutes les entreprises quelque soit leur forme juridique, leurs dimensions, leurs natures
d’activité, régulièrement constituées (SARL, SNC, SA, SCS…) peuvent être exigible à
l’ensemble des concours bancaires. En effet , les critères financiers touchent le cadre financier
de l’entreprise ainsi que la manière dont elle est gérée.

A-L’étude financière de la demande de crédit :


Le financement à court terme est généralement accordé aux entreprises pour une période de
trois mois (minimum) est 24 mois (maximum). En principe, les crédits à court terme accordé
par les banques sont supposés être remboursés en moyen des encaissements des créances ou la
vente des marchandises. Ce qui rend l’évaluation de cette opération assez facile puisque les
aléas économique, climatiques ou conjoncturels n’ont aucune incidence sur des crédits de
courte durée.

En effet L’étude du dossier de crédit nécessite les documments suivantes :

-Une demande écrite devant préciser entre autres, la nature des concours sollicités, leur montant,
leur durée, leur objet…
-Les états financiers (bilans, CPC),
-Le plan de trésorerie ou plan de financement d’exploitation (PFE),
-Une attestation fiscale et parafiscale apurées ou certificat de non imposition pour les nouvelles
affaires, ‘’Des documents juridiques’’.

Une fois ces documents sont livrer à la banque cette dernière doit procéder à une étude
approfondi sur la situation patrimoniale des associés (moralité, comportement en affaires,
compétences…..) ; Ensuite elle doit évaluer au plus prés la gestion de l’entreprise, l’efficacité
économique, la position commerciale qu’elle occupe dans son secteur d’activité, sa situation
vis-à-vis de l’administration fiscale et parafiscale.
Ainsi après avoir rassemblé tous les éléments d’appréciation et d’évaluation suscités, la
banque procède à la comparaison des bilans successifs et compte de résultats et fait appel à
certains ratios financiers et économique pour dégager une tendance sur l’évolution de la
structure financière et son équilibre, de la solvabilité, de l’activité et de la rentabilité de
l’entreprise.
Les principaux ratios généralement utilisé pour mesurer la qualité de la gestion financière sont
le ratio de structure, le ratio d’activité et ratio de rentabilité économique et financière.

Sur un autre plan, la banque cherchera aussi à déterminer si le montant des crédits sollicité est
en rapport avec les besoins de financement ressortant du plan de trésorerie de l’entreprise.
Ensuite, le montant du crédit sollicité est confronté aux critères d’appréciation ci après :

-Chiffre d’affaire réalisé,


-Crédits accordé aux clients,
-Crédits obtenu des fournisseurs,
-Opérations du commerce extérieur, Carnet des marchés publics, Volume d’exportations.

Enfin la décision bancaire d’octroi de crédit est prise sur la base du diagnostic générale établi
à travers cette analyse.

B-Conditions de rémunération des crédits :


La banque doit évaluer solvabilité de l’entreprise , c’est-à-dire la situation financière de
l’entreprise doit être compatible avec le montant emprunté. Dès lors qu’elle emprunte , elle
s’engage à rembourser ce crédit, en plusieurs mensualités, sur une durée déterminée lors de la
souscription. Il faut donc que l’établissement bancaire s’assure que l’entreprise est en mesure,
financièrement parlant, de faire face à ces remboursements.

L’établissement de crédit doit vérifier donc la solvabilité et capacité de remboursement de


l’entreprise , en tenant compte de son taux d’endettement. Il est d’usage que les mensualités
ne dépassent pas un tiers des revenus.
La jurisprudence établit clairement que la banque a le devoir de mettre en garde l’emprunteur
non averti par écrit sur les risques liés à une opération de crédit en tenant compte de ses
capacités financières et de l’endettement qui résulte de l’opération.

Les montants desquelles l’entreprise a été débitée font l’objet d’une charge d’intérêt (agios et
commissions) et cela uniquement pendant la durée d’existence des soldes débiteurs tt en
prenant en considération le système appliqué par la banque en matière de date de valeur.
Chapitre 2 : Les couts de financement à court terme
Le coût des crédits à court terme dépend de trois éléments à savoir :

Le taux d’intérêt de référence qui sera traiter dans la première section puis les commissions
bancaires dans la seconde section pour se référer après aux jours de valeur dans la dernières
section .

section1. Le taux d’intérêt :


Le dictionnaire juridique de Black11 définit le taux d’intérêt comme « le pourcentage payé
pour l’utilisation d’une quantité de monnaie sur une période donnée », et ajoute qu’il est
souvent exprimé sous la forme d’un taux annuel afin de simplifier «la comparaison des coûts
des emprunts auprès de différents prêteurs ou vendeurs à crédit ». La hausse des taux d’intérêt
est consécutive à l’obligation contractuelle de payer le montant fixé au propriétaire légal d’un
actif (d’où le terme « obligation »).

On remarquera que, contrairement aux économistes, les juristes mettent en exergue les
propriétés contractuelles et informatives d’un taux d’intérêt. Les emprunteurs doivent savoir
précisément ce qu’ils devront payer.

Donc les taux des crédits à court terme sont des taux variables en fonction d’un taux de
référence auquel les banques ajoutent une majoration. ce sont des taux du marché monétaire à
trois mois, lorsqu'ils sont disponibles. Ils sont couramment désignés par les termes normalisés
« taux du marché monétaire » et « taux des bons du Trésor ».

Le marché monétaire : son rôle est de permettre aux Etats, aux institutions financières et aux
entreprises d’emprunter et de prêter des liquidités sur le court terme (moins d’un an).

Sur ce marché sont émis et échangés les titres de créances négociables de courtes échéances.
Parmi eux, on trouve notamment des bons du Trésor, des billets de trésorerie émis par des
entreprises privées, les certificats de dépôts d’établissements financiers, etc.

En pratique, le marché monétaire est scindé en deux compartiments 12:

 Un marché interbancaire où les banques se prêtent et s’empruntent des liquidités à très


court terme, fréquemment “au jour le jour”. Ce marché interbancaire est le théâtre
d’opérations de prêts non gagés (dits “en blanc”) entre établissements de crédit. Il sert
aussi pour les prêts et emprunts garantis par des titres prêtés en contrepartie d’une
rémunération. Dès le départ les parties conviennent d’une date de transfert inverse
(restitution des titres au prêteur initial)

11
Black’s Law Dictionary 5ème édition. West Publishing Co., 1979
12
https://www.capital.fr/entreprises-marches/marche-monetaire-1339724
 Un marché des titres de créances négociables où les établissements de crédit
empruntent à travers différents titres de court terme : certificats de dépôt, billets de
trésorerie d’une durée de 1 jour à 1 an. On trouve aussi des bons à Moyen Terme
Négociables (BMTN) de 1 an et un jour.

Des bons du Trésor : Ces bons sont négociables de gré à gré et inscrits en compte
courant auprès du dépositaire central au nom des établissements admis à présenter des
soumissions. Les bons du trésor sont des titres représentatifs d'une dette du trésor
public. Ils constituent le principal instrument de financement de l'Etat au Maroc.13

section2. Les commissions bancaires :


Les différents types de commissions prélevées par les banques constituent également un
élément non négligeable du coût des crédits à court terme.
A- La commission du plus fort découvert :
Cette commission est prélevée par les banques, sur les clients dont le compte est à découvert,
c'est-à-dire débiteur.

Elle se calculée sur le plus fort découvert du mois, elle est prélevée directement sur le compte.

Ainsi, le découvert est toujours considéré comme le maximum qu'il a atteint. Elle est donc
d'un montant variable. La banque se dédommage ainsi d'un crédit qu'elle consent, autorisé
mais imprévu. En cas de découvert non autorisé, les pénalités sont encore plus fortes.
Elle est donc facturée à l’entreprise qui a connu une période de découvert. La CPFD est
plafonnée, par trimestre à la moitié des intérêts débiteurs du trimestre.
B-La commission de mouvement :

La commission de mouvement fait partie des frais ponctionnés par l'établissement


bancaire à l’entreprise ou à l’entrepreneur qui dispose d’un compte professionnel. Il en
existe bien d’autres : frais de tenue de compte, frais de carte bancaire… Ces frais cumulés
représentent souvent à la fin de l’année une dépense importante, surtout pour les plus petites
structures (les auto-entrepreneurs en tête). La commission de mouvement ne concerne que
les professionnels : indépendants, entreprises… Toutes les entreprises peuvent avoir à en
supporter, peu importent leur taille, chiffre d'affaires ou secteur d’activité. Les comptes
bancaires de particuliers n’y sont pas soumis.

13
https://fsjesm.ma/FSJESM2018/wp-content/uploads/2020/05/jeudi_23_avril_2020_Bdt_Adjudication.pdf
En fait, elle est calculée et prélevée pour chaque mouvement bancaire (aussi appelé
mouvement de compte) porté au débit du compte professionnel. Seules les opérations
débitrices sont concernées, et non celles portées au crédit du compte. Une commission de
mouvement s’appliquera donc quand de l’argent « quitte » le compte. 14

 Par exemple : factures payées à un fournisseur

 Virements effectués vers un compte ouvert dans un autre établissement bancaire,

 Loyer,

 Salaire des employés.

C-La commission d’endos


Elle s’applique aux crédits utilisables par mobilisation d’effets commerciaux ou financiers. A
ces commissions les banques ajoutent également des frais en rémunération des services
rendus comme par exemple l’encaissement des effets de commerce, d’envoi à l’acceptation,
propagation des faits….

D-La commission de forfait


Les banques proposent de substituer à la condition bancaire standard, à la commission de
mouvement et du plus fort découvert, un forfait payable généralement trimestriellement avec
les intérêts débiteurs.

section3. Les jours de valeur :


Le jour de valeur est la date retenue pour le calcul des intérêts, (débiteurs ou créditeurs). Il ne
coïncide pas forcément avec la date d'opération. Il est important de le savoir quand on a un
budget serré pour éviter les incidents et les dépassements de découvert.

Les fonds sont effectivement mis à disposition, ou sont prélevé avec un décalage par rapport à
la date à laquelle l’opération a été effectué. C’est à partir de la date de valeur que les soldes
débiteurs et créditeurs sont calculés et que les agios sont décomptés. Les banques justifient
l’application des jours de valeur par les délais de manipulation et de circulation des fonds.
Pourtant, les progrès réalisés en matière de traitement des opérations et transfère bancaire
grâce à l’informatique ne se sont pas véritablement véritablement répercuté au niveau des
dates de valeur…15

14
https://www.coover.fr/banque-pro/commission-
mouvement#:~:text=Les%20commissions%20de%20mouvement%20sont,si%20ses%20tarifs%20le%20pr%C3%
A9voient.
15
https://www.lafinancepourtous.com/pratique/banque/le-compte-bancaire/les-releves-bancaires/le-releve-
de-compte/les-dates-de-valeur/
Partie 2 : La gestion du risque de crédit à court terme

Toute opération de crédit est une anticipation de revenus futurs qui comporte le risque que ces
revenus ne se produisent pas ou que le remboursement à l’échéance ne soit que partiel en cas
de défaillance de l’emprunteur. De même, chaque achat de titre fait peser sur la banque le
risque que l’émetteur du titre soit dans l’incapacité de verser les revenus attachés à ce titre ou
de le rembourser à l’échéance.

Chapitre 1 : les techniques de gestion préventives du risque de crédit


Section 1 : Les risques de la banque
Les établissements de crédit sont confrontés à des défis importants dans leur quête de
solutions efficaces pour mieux gérer et contrôler leurs risques. Réduire les risques devient
dans notre société la préoccupation majeure des dirigeants. Les banques doivent tenir compte
des risques si elles veulent survivre et pérenniser leur activité. Dans ce cadre, l’activité
principale du risk manager et implicitement du juriste est d’avoir une connaissance sans faille
du portefeuille actuel des risques et de planifier son évolution future. Il doit évaluer si
l’ensemble des risques pris sont acceptables ou si, au contraire, ceux-ci sont trop importants
afin de pouvoir ensuite décider des actions à mettre en œuvre.

La gestion de ce risque appelé risque de contrepartie est une composante essentielle de


l’activité bancaire. Cette gestion comporte en fait trois dimensions, une fonction « distribution
de crédit » bien intégrée dans l’organisation de la banque, l’évaluation du risque présenté par
la contrepartie et la prévention du risque.16

Le risque de contrepartie comporte à la fois un aspect externe lié à l’insolvabilité de


l’emprunteur et un aspect interne qui tient à la façon dont la banque organise la fonction
distribution de crédit.
Le bénéficiaire d’un crédit, quel qu’il soit, entreprise, particulier, établissement de crédit,
collectivité territoriale ou État, n’est pas en mesure de rembourser les avances qui lui ont été
consenties et l’insolvabilité de l’emprunteur entraîne pour le banquier une perte totale ou
partielle de créance ainsi que des revenus qui s’y attachent. Les causes d’insolvabilité sont
diverses et généralement recherchées dans trois directions.

16
https://ecole-de-commerce-de-lyon.fr/wp-
content/uploads/2017/01/M%C3%A9moire%20SUBLET%20Romain%20B3%20Classique.pdf
Le financement à court terme consiste à accorder des prêts de courte durée (échéance de
moins d’un an).
Le financement à court terme, comme les crédits commerciaux, est souvent assorti de
garanties telles que les effets à recevoir ou les stocks. Une entreprise peut vendre ses effets à
recevoir ou les donner en nantissement au créancier en échange de liquidités immédiates
(affacturage). Bien que certains prêts aux entreprises et types de financement de projets soient
généralement accordés à des fins spécifiques, par exemple pour la construction ou l’achat
d’équipements, les prêts à court terme tels que l’avance de fonds de roulement ou les crédits
de trésorerie n’ont pas de finalité spécifique et appuient de manière générale les activités
économiques de l’entreprise.

Les problèmes environnementaux et sociaux liés aux financements à court terme peuvent être
négligeables ou complexes, selon la taille, le secteur d’activité et l’emplacement de
l’entreprise, et selon sa détermination à gérer les risques environnementaux et sociaux. Étant
donné qu’une avance de fonds de roulement ou un crédit de trésorerie fournit un soutien
financier général à une entreprise au lieu de financer uniquement l’achat de matériel ou
l’expansion de ses opérations, l’institution financière est exposée au risque global de
l’emprunteur, y compris les risques environnementaux et sociaux.

Le risque de réputation est le principal problème soulevé par le financement à court terme, en
particulier si l’emprunteur a des problèmes environnementaux et sociaux non résolus qui
retiennent l’attention du public. Compte tenu de la courte durée des prêts et des garanties
fournies, l’institution financière a un faible risque de crédit. Mais comme les garanties sont
des actifs, elle risque d’engager sa responsabilité, par exemple en cas de contamination du sol.
Étant donné qu’il s’agit de prêts à court terme, l’institution financière a peu d’influence sur
la gestion des risques environnementaux et sociaux.

Le Code civil prend en compte les risques, en opérant tout d’abord la distinction entre deux
grandes catégories des contrats : les contrats aléatoires et les contrats commutatifs. Dans le
contrat aléatoire, « au moment de la formation du contrat, l’une au moins des deux parties ne
connaît pas l’étendue exacte de la prestation qu’elle sera tenue d’accomplir, car celle-ci
dépend d’un événement incertain, c’est-à-dire d’un aléa. » . Le contrat d’assurance en est la
parfaite illustration : l’assuré connaît l’étendue exacte de sa prime d’assurance, l’assureur en
revanche ne connaît pas l’étendue exacte de la prestation qu’il sera tenu d’accomplir, celle-ci
dépendant de la survenance des risques couverts jusqu’à la fin de la période prévue par le
contrat. Le Code civil prend en compte également d’autres éléments de risque comme la force
majeure ou le cas fortuit qui pourrait perturber le bon déroulement du contrat
Section 2 : Méthode de la gestion du risque juridique bancaire
La notion de risque en droit ne doit pas être réduite aux conséquences dommageables d’un
événement probable. Ainsi, plus qu’un simple danger, le risque en droit est étroitement lié au
but, à la finalité poursuivie par le droit. Certes, c’est une interprétation très large de la notion,
qui expliquerait que, in fine, toutes les règles créées par le droit ont comme finalité de
prévenir ou empêcher un risque d’injustice. Le sujet est vaste car, la notion juridique de
risque, malgré tous les efforts de définition, reste entourée d’un certain flou. Cependant, nous
allons tenter de montrer que le droit utilise des mécanismes afin de prévenir le risque
fondamental qui est celui de l’injustice dans le droit des contrats.

. Une gestion adéquate des risques juridiques est nécessaire dans de nombreux secteurs
d’activité et pas uniquement dans le secteur bancaire, car elle est imposée par une série de
normes applicables indépendamment du secteur économique. Parmi ces normes, il convient
de citer les normes de comptabilité internationale IAS / IFRS (International Accounting
Standards / International Financial Reporting Standard) qui imposent la nécessité de disposer
d’un processus de gestion des risques juridiques permettant une identification, une évaluation
et un traitement adéquat des obligations juridiques. Il s’agit notamment de la norme IAS 37
qui oblige les entreprises cotées à comptabiliser les provisions 205 trouvant leur source dans
la survenance d’une obligation juridique. L’évaluation de ces provisions, c’est-à-dire des
passifs dont l’échéance ou le montant est incertain, demande une connaissance approfondie
des risques juridiques susceptibles d’avoir un impact financier sur l’entreprise.17

Le Comité de réglementation bancaire et financière (CRBF) fournit dans le règlement n° 97-


02 du 21 février 1997 relatif au contrôle interne des établissements de crédit et des entreprises
d'investissement trois définitions distinctes pour le risque opérationnel, le risque juridique et
le risque de non-conformité. Le risque juridique est défini dans le règlement CRBF 97-02
comme étant le « le risque de tout litige avec une contrepartie, résultant de toute imprécision,
lacune ou insuffisance susceptible d’être imputable à l’entreprise au titre de ses opérations »

La mise en œuvre d’un dispositif de gestion de risque opérationnel suppose l’application


d’une méthodologie relevant du risk management et qui est traditionnellement structurée en
trois phases essentielles, à savoir la connaissance (A), le traitement (B) et la gestion (C) des
risques.

La première phase suppose l’identification des risques susceptibles d’entraîner des pertes pour
une entreprise. Dans le domaine bancaire, l’identification des risques se fait le plus souvent à
l’aide des analyses dédiées à un thème précis, déclinées au titre de chaque métier ou fonction
de la banque. Cette étape consiste à recueillir des informations, les ordonner, vérifier leur
pertinence et ensuite utiliser des outils techniques pour créer des bases de données historiques
des risques avérés. De manière générale, les risques peuvent être classés, en distinguant selon
leur localisation au niveau des fonctions et métiers de l’entreprise (direction générale,
direction des ressources humaines, direction juridique, direction conformité, métier) et leur
provenance (interne ou externe).

17
https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01629388/document
L’ensemble du risque opérationnel est divisé en catégories de risques opérationnels.
Concomitamment, aux termes de l’article 324 du règlement « CRR », les 7 grandes catégories
de types d'événements causant des pertes sont : - « Fraude interne (pertes liées à des actes
visant à commettre une fraude ou un détournement d'actif ou à enfreindre/tourner une
réglementation, une loi ou des règles de l'entreprise, à l'exclusion des cas de discrimination ou
d'inapplication des règles en matière de diversité, et impliquant au moins un membre de
l'entreprise) - Fraude externe (pertes liées à des actes de tiers visant à commettre une fraude
ou un détournement d'actif ou à enfreindre/tourner la loi) - Pratiques en matière d'emploi et
sécurité au travail (pertes liées à des actes contraires aux dispositions législatives et
conventions en matière d'emploi, de santé ou de sécurité, à la réparation de préjudices
corporels ou à des cas de discrimination ou d'inapplication des règles en matière de diversité)
- Clients, produits et pratiques commerciales (pertes liées à un manquement, non délibéré ou
par négligence, à une obligation professionnelle envers un client donné (y compris les
exigences en matière de confiance et d'adéquation du service), ou à la nature ou aux
caractéristiques d'un produit) - Dommages occasionnés aux actifs matériels (pertes liées à la
perte ou à l'endommagement d'actifs matériels résultant d'une catastrophe naturelle ou d'autres
événements) - Interruptions de l'activité et dysfonctionnements des systèmes (pertes liées à
une interruption de l'activité ou aux dysfonctionnements d'un système).

Chapitre II :ARBITRAGE ENTRE LES MOYENS DE FINANCEMENTS

Les financements dits de court terme ont une durée inférieure à un an.
Dans la pratique, ils permettent de financer l’activité quotidienne de l’entreprise, à la différence
des financements moyen/long terme qui sont destinés à soutenir la croissance de l’entreprise et
ses investissements.

Il est donc primordial, lors de la création ou de la reprise d’une société, de bien identifier ce
besoin, de choisir un mode de financement adapté aux caractéristiques de la société à ses
ressources financières humaines et techniques.

La recherche du moyen de financement adapté des projets d'entreprise est le facteur déterminant
pour pouvoir réaliser une opération commerciale.
Les techniques de financement sont multiples et chacune d'entre elles répond à une situation
particulière qu'il faut bien identifier.

Ces techniques de financement permettent de financer en aval, c'est à dire à partir du moment
où la facture est émises. Mais également en amont, c'est à dire au moment des achats à partir
d'un bon de commande.
Section 1 : facilité de caisse ou crédit blanc

La facilité de caisse est une forme de crédit de trésorerie utilisable sur de courtes durées. Ce
crédit doit être autorisé par la banque, avant d’être utilisé, c’est-à-dire que la banque vous
précise au préalable les conditions d’utilisation en durée, en montant et en taux d’intérêt.

C’est un concours bancaire qui vous permet de faire face à des besoins intermittents. Il s’agit
d’avances de courte durée qui peuvent être renouvelée et son montant est déterminé en
fonction des besoins propres de chaque entreprise et de la durée du cycle d’exploitation et sa
duré maximum de 1 mois.18

A-Les principes de la facilité de caisse :

-La facilité de caisse est une forme de crédit, dit de court terme.

-Ce crédit doit être autorisé par la banque, avant d'être utilisé cela veut dire que la banque
vous a précisé au préalable par écrit les conditions d'utilisation en durée, en montant et en
taux d'intérêt.

-La durée d'utilisation est généralement fixée à un maximum de 15 jours par mois, mais n'a
pas de minimum d'utilisation.

-Le montant autorisé est repris sur votre contrat de facilité de caisse.

B-Les avantages de la facilité de caisse :

La facilité de caisse vous offre une grande souplesse dans la gestion de votre trésorerie.
Ce type de crédit permet de palier les décalages ponctuels de trésorerie que vous pouvez
rencontrer dans votre exploitation. En effet, elle permet de palier n'importe quel imprévu qui
apparaît subitement, comme le paiement d'un client retardé, alors que ce paiement vous
permettait de payer les salaires de vos employés; pour des raisons commerciales vous lui
accordez ce délai supplémentaire. La facilité de caisse se révèle alors comme étant la solution
à ce décalage momentané. 19

En cas de difficultés financières passagères, un client peut obtenir de sa banque une facilité
de caisse. Celle-ci résulte de l'acceptation tacite ou verbale de la banque d'honorer les
paiements effectués par son client malgré la position débitrice du compte.

18
https://www.lecoindesentrepreneurs.fr/credits-bancaires/ consulté le 13 novembre 2022 à 14h
19
https://www.comparabanques.fr/comprendre/facilite-de-caisse consulté le 13 novembre 2022 à 14h
Cette forme de crédit ponctuel et souple évite au client les désagréments en principe liés aux
incidents de paiement.
La facilité de caisse permet donc de faire face à une difficulté de trésorerie, sans nécessité
d’en justifier le besoin de financement

C-Les inconvénients de la facilité de caisse

Même si la facilité de caisse reste une alternative efficace et pertinente à court terme,
notamment pour répondre à des dépenses exceptionnelles, elle peut présenter aussi des
inconvénients :20

la banque n'est jamais obligée d'octroyer une facilité de caisse, la facilité de caisse peut être
supprimée à tout moment et sans avertissement préalable par la banque, saufsi elle a été
maintenue et renouvelée sur une période assez longue,

La fixation du montant et de la durée de crédit demeurent tributaires de la décision de la


banque

les agios appliqués par la banque sont relativement élevés cela veut dire que le coût est élevé
et repose sur le versement d’intérêts (agios) proportionnels à la somme utilisée et à la durée
du découvert. A ces intérêts s’ajoutent également des frais de dossier et autres commissions.

Section 2 : Le découvert confirmé


Très souvent, les banques proposent à leurs clients la possibilité de souscrire, soit dans la
convention de compte, soit par un contrat séparé, une autorisation de découvert. Cette
autorisation de découvert est un accord de crédit donné par la banque qui permet à l’entreprise
de bénéficier en cas de besoin d’un découvert d’un montant maximum déterminé.
Généralement, l’autorisation est fixée pour une durée indéterminée. Le remboursement
partielou intégral de ce crédit est prévu selon les modalités qui figurent dans la convention
de compte courant dans la pratique, le délai de remboursement est fixé à 60 jours.

Le découvert est destiné à pallier des décalages de trésorerie à courtterme dans la limite du
montant autorisé. Le découvert présente l'avantage d'être un crédit ne donnant lieu au
paiement d'intérêts que sur les utilisations réelles. Les intérêts débiteurs sont calculés sur le
solde débiteur en valeurau cours de la période d’utilisation. 21

20
Ibid.
21
https://www.lafinancepourtous.com/pratique/banque/le-compte-bancaire/decouvert-bancaire/ consulté le
13 novembre 2022 à
A-Les avantages

➢ La souplesse d’utilisation
➢ Les intérêts payés sur les sommes réellement utilisées en compte

B- Les inconvénients

Il s’agit d’un mode de financement coûteux dont le taux est plus élevé que ceux appliqués
aux crédits de mobilisation du poste client.22

Section 3 : L’escompte

L’escompte est un système de financement court terme coûtant finalement assez peu
d’argent, et est très utilisé dans les banques. L’escompte s’adresse à toutes les entreprises
commerciales, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité.

L’escompte permet à une entreprise qui détient un effet de commerce de mobiliser sa


créance,c’est à dire d’obtenir tout de suite les fonds en échange de l’effet de commerce.
L’entreprise, par l’opération d’escompte, transforme sa créance en argent disponible.

L’escompte est un des moyens courant pour mobiliser des effets de commerce, c’est
pourquoile taux de l’escompte, c’est à dire le taux auquel les banques financent les porteurs
d’effets decommerce, est un indicateur important de la vie économique. 23

A- Avantage :

Crédit souple qui peut être mis en place rapidement par le banquier.

L’escompte est ainsi un procédé de crédit qui présente, pour les banques, divers avantages :
la garantie du paiement à l’échéance, du fait de la solidarité des signataires tireur, tiré,
bénéficiaire, endossataires, avaliseur ; la liaison entre l’opération de crédit et une opération
commerciale qui constitue la garantie du paiement.

22
https://www.lafinancepourtous.com/pratique/banque/le-compte-bancaire/decouvert-bancaire/ consulté le
13 novembre 2022
23
https://bpifrance-creation.fr/encyclopedie/financements/credits-a-court-terme/credits-bancaires-a-court-
terme consulté le 13 novembre 2022
En effet, les entreprises ne doivent, en principe, émettre que des traites correspondant à des
créances commerciales, c’est à dire à des ventes effectives. Ces ventes débouchent sur des
encaissements permettant normalement le paiement de la traite ; la possibilité, pour la banque,
en cas de besoin, de reconstituer sa trésorerie sur le marché monétaire ou auprès de la Banque
de France.

L’escompte est donc une forme de crédit commercial à court terme qui demeure très
développée en France, à la différence de beaucoup d’autres pays. Cependant, en raison des
nombreux traitements administratifs des effets de commerce, l’escompte est une opération
coûteuse tant pour les banques que pour leurs clients. Aussi des formules de crédit plus
souples et moins onéreuses ont été instituées.

B-Inconvénient :

Le plafond d’escompte est le plafond déterminé par la banque que l’entreprise ne peut pas
dépasser, cette ligne d’escompte représente l’encours maximum que l’entreprise peut
utiliser. Le banquier s’engage à prendre en escompte les effets de commerce remis par
l’entreprise jusqu’au montant de la ligne d’escompte, pourtant la banque garde la possibilité
de refuser d’escompter un effet de commerce si elle considère que les effets remis sont de
mauvaise qualité, c’est à dire que le tiré, le client de l’entreprise, n’offre pas toutes les
garanties requises pour une opération d’escompte. La banque doit aussi s’assurer de la
licéité de l’effet à escompter afin notamment d’éviter les opérations d’escompte d’effets de
complaisance ne correspondant à aucune prestation. Les banques accordent rarement des
lignes d’escompte aux entreprises en création ou de création récente.24

Section 4 : Intérêts et Principes de l’Arbitrage dans la finance

On désigne l’arbitrage comme des opérations visant à obtenir un gain, il s’agit d’une pratique
très courante dans le domaine de la finance et du trading. L’arbitrage consiste à obtenir un
actif et vendre de manière simultanée un autre type d’actif.8 Le but final étant d’obtenir un
gain et de réduire au maximum les pertes par la vente immédiate de l’actif suite à son achat à
un moment donné. Il s’agira pour obtenir ce profit, de vendre l’actif sur un autre marché, sous
une autre forme ou par le biais d’un instrument financier.

24
https://www.lafinancepourtous.com/pratique/banque/le-compte-bancaire/decouvert-bancaire/ consulté le
13 novembre 2022
Définition de l’arbitrage :

définit l’arbitrage comme plusieurs opérations d’ordres financières dans le but final est de
dégager un profit et de limiter au maximum les risques de pertes. Cette opération d’ordre
financière se base sur les différences de prix des actifs entre les différents marchés, ce type
d’opération financière s’effectue également par rapport à la différence du prix du même actif
sur différents marchés financiers. Ce type d’opérations financières implique que les prix des
différents actifs seront ramenés au même niveau tout en injectant des liquidités de manière
régulière les marchés. En effet, l’arbitrage a tendance à égaliser les prix sur les marchés, car il
entraînera la spéculation, lorsque les opérateurs constateront une différence de prix sur
plusieurs marchés. Ainsi, le prix des actifs augmentera et baissera respectivement sur les
différents marchés.

Quels sont les différents types d’arbitrages ?

On distingue plusieurs types d’arbitrages :

L’arbitrage de place à place : ce type d’opération permet de comparer la valeur d’un actif sur
plusieurs marchés afin de pouvoir effectuer une transaction rentable.

L’arbitrage comptant-terme : il s’agit d’un type d’opération qui consiste à acheter un actif
afin de pouvoir le revendre lors de son échéance.

L’arbitrage sur titres : il s’agit de revendre des titres afin de pouvoir les remplacer par des
titres plus rentables.

Quelle est l’utilité de l’arbitrage ?

Ce type d’opération vise à réaliser des transactions de manière simultanée afin de ramener à
un niveau quasiment nul le risque global et de dégager des gains sur chaque opération.
L’arbitragiste s’appuiera sur les défauts du marché en achetant moins cher et en vendant plus
cher deux actifs sur deux marchés différents. Prenons un exemple concret : un arbitragiste à
trouvé une action Barclays cotée à la Bourse de Paris moins chère que la Bourse de Londres.
Il réalisera une opération d’arbitrage, avec l’achat de titres Barclays à la bourse de Paris pour
les revendre à la bourse de Londres. Cette opération permet au spéculateur de ne prendre
aucun risque, avec la possibilité d’obtenir un profit sans avoir à investir la moindre somme.
Par ailleurs, ce type d’opération permet de rendre les marchés plus fluides et efficients, et
corriger les différences de prix d’un marché à l’autre.
Les différents types de risque liés à l’arbitrage

On dénombre plusieurs types de risques liés aux opérations d’arbitrage comme l’Arbitrage
véritable et l’Arbitrage risqué. L’Arbitrage véritable : il correspond à l’arbitrage dans son état
initial, il s’agit d’obtenir un gain par rapport aux défauts des marchés. Cela consistera à
acheter deux actifs au même prix et de procéder à un échange à des prix différents.
Cependant, ce type d’arbitrage est de moins en moins fréquent en raison de l’évolution
technologique. L’arbitrage risqué : ce type d’arbitrage consiste à acheter un actif dont le cours
peut évoluer très rapidement. Prenons par exemple, une entreprise qui souhaite se faire
racheter et l’arbitragiste vérifie la solvabilité , afin d’acheter les actions et anticipe une
augmentation rapide. Cette opération est beaucoup risquée, car l’évolution de l’actif n’est pas
forcément en mesure de se produire.
INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUE

Ouvrages :
Bellalah L., gestion financiere : diagnostic,evaluation et choix des
investissement ;ECONOMICA ; 1998.
Le Financement bancaire a court terme, année universitaire 2008/2009 .

Les lois :

PROJET DE LOI N° 103.12 RELATIVE AUX ETABLISSEMENTS DE CREDIT ET


ORGANISMES ASSIMILES.

Dahir (9 ramadan 1331) formant Code des obligations et des contrats (B.O. 12 septembre
1913) (1).
LOI N° 15-95 FORMANT CODE DE COMMERCE PROMULGUEE PAR LE DAHIR N°
1-96-83 DU 15 RABII I 1417 (1ER AOUT 1996)

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A9voient.

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compte/les-dates-de-valeur/
SOMMERE

Introduction
Partie I : Les déterminants du financement à court terme
Chapitre I : Identification des crédits à court terme

Section I : Les formes des crédits à court terme


Section II : Les critères d’octroi de crédit à court terme

Chapitre II :Les coûts du financement à court terme

Section I : Le taux d’intérêt


Section II :Les commissions bancaires

Partie II : La gestion du risque de crédit à court terme


Chapitre I : Les techniques de gestion préventives du risque de crédit
Section 1 : Les risques de la banque
Section 2 : Méthode de la gestion du risque juridique bancaire

Chapitre II :L’arbitrage entre les moyens de financement

Section 1 : facilité de caisse ou crédit blanc


Section 2 : Le découvert confirmé
Section 3 : L’escompte
Section 4 : Intérêts et Principes de l’Arbitrage dans la finance

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