RACHID3
RACHID3
SEQUENCE III
Seq. 3 – Chap. 3
Cinématique des solides indéformables Sciences
Objectifs :
✓ Proposer un modèle cinématique Industrielles de
✓ Caractériser le mouvement d’un point l’Ingénieur
✓ Caractériser le mouvement d’un solide
Cours
Calculer vitesse et accélération
d’un point d’un solide
Chapitre 3
Prérequis
✓ Aucun
Objectifs
✓ Définir un solide indéformable
✓ Déterminer les degrés de libertés d’un solide
✓ Déterminer le torseur cinématique d’un solide
✓ Calculer vitesses et accélération d’un point d’un solide
Savoir-faire associés
M.II.(6 et 8)
PLAN DU CHAPITRE
Paramétrage d’un solide indéformable ....... 2
A. Solide indéformable ............................................. 2
E. Mouvements particuliers..................................... 11
A.Solide indéformable
1. Définition
Le cours de mécanique des deux années de CPGE est consacré aux seuls solides indéformables.
Cette hypothèse est bien entendu une approximation car aucun matériau n’est infiniment rigide
mais elle est toutefois très raisonnable lorsque les déformations locales des pièces restent faibles
par rapport à leurs déplacements macroscopiques.
Définition 1 – Solide indéformable : Un solide indéformable est un système
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
matériel (S) tel que, pour tout bipoint (A, B) de (S), la distance ‖𝑨𝑩
entre A et B reste constante au cours du temps
Exemple 1 - Micromoteur :
Référentiel lié au bâti :
B. Paramétrage de la position et de
l’orientation
1. Introduction
Dans un mécanisme, les mouvements d’un solide (S) par rapport à une référence Rf dépendent du
temps. Pour les étudier, il faut paramétrer le système mécanique concerné, c’est-à-dire
successivement :
• Associer un repère Rs à chaque solide (S) en tenant compte de la géométrie afin de simplifier
la définition des points particuliers du mécanisme ;
• Décrire la position des points remarquables du solide (S) par rapport à un repère Rs ;
• Définir les paramètres de position d’un point du solide (S), en général l’origine du repère
associé Rs, par rapport au repère Rf ;
• Définir les paramètres angulaires qui définissent l’orientation de la base Bs par rapport à la
base Bf .
En Sciences de l’Ingénieur, l’étude des mécanismes nécessite plus rarement ce type de paramétrage
car les mécanismes possèdent des liaisons qui guident généralement les rotations : il est alors naturel
de s’appuyer sur ces liaisons pour paramétrer les rotations.
Dans certaines situations néanmoins, l’absence de liaison conduit à utiliser un paramétrage similaire
à celui d’Euler. On peut citer par exemple le cas de l’orientation d’un avion, d’un bateau ou de tout
autre véhicule (on parle alors des angles de lacet, de roulis et de tangage).
Exemple 3 – Orientation d’un solide par les angles de Cardan :
Les trois angles de Cardan (roulis, tangage, lacet) correspondent à la
composition de trois rotations planes successives qui permettent de faire
coïncider la base (x⃗⃗⃗0 , ⃗⃗⃗
y0 , ⃗⃗⃗
z0 ) avec la base (x⃗⃗⃗3 , ⃗⃗⃗
y3 , ⃗⃗⃗
z3 ).
• La première rotation d’angle α , autour de l’axe ⃗⃗⃗ x0 permet de passer à
une première base intermédiaire (x⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗ y1 , ⃗⃗⃗
z1 ). L’angle α est appelé «
angle de roulis ».
• Une seconde rotation d’angle β, est alors appliquée autour de l’axe ⃗⃗⃗ y1 ,
de la première base intermédiaire, ce qui permet de définir une
seconde base intermédiaire (x⃗⃗⃗2 , ⃗⃗⃗ y2 , ⃗⃗⃗z2 ).. L’angle β est appelé « angle
de tangage ».
• La dernière rotation, d’angle γ est appliquée autour de l’axe ⃗⃗⃗ z2 de la
seconde base intermédiaire, ce qui permet de positionner la base (x⃗⃗⃗3 ,
y3 , ⃗⃗⃗
⃗⃗⃗ z3 ). L’angle γ est appelé « angle de lacet ».
Le nombre maximal de degrés de liberté (DDL) est de six, Figure 4, qui correspondent à :
• Trois mouvements de translation : Tx , Ty et Tz qui correspondent aux variations
temporelles des paramètres dimensionnels.
• Trois mouvements de rotation : Rx , Ry et Rz qui correspondent aux variations
temporelles des paramètres angulaires.
Soient A et B deux points appartenant au même solide S. La dérivée du vecteur position peut être
calculée de deux façon :
⃗⃗⃗⃗⃗
d𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝑓 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d(𝐴𝑂 𝑂𝑓 𝐵)
| = |
dt B dt
f Bf
⃗⃗⃗⃗⃗
d𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d(𝑂 𝑓 𝐴)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d(𝑂 𝑓 𝐵)
| =− | + |
dt B dt dt
f Bf Bf
⃗⃗⃗⃗⃗
d𝐴𝐵
⃗ (A ∈ S⁄R f ) + V
| = −V ⃗ (B ∈ S⁄R f )
dt B
f
Au final, on a :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ ⃗
S/R𝑓 ˄AB = −V(A ∈ S⁄R f ) + V(B ∈ S⁄R f )
Soit :
⃗ (B ∈ S⁄R f ) = V
V ⃗ (A ∈ S⁄R f ) + Ω
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
S/R𝑓 ˄AB
⃗⃗⃗⃗⃗
Ou encore :
⃗ (B ∈ S⁄R f ) = V
V ⃗ (A ∈ S⁄R f ) + ⃗⃗⃗⃗⃗
BA ˄Ω ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
S/R𝑓
⃗ (𝐁 ∈ 𝐒⁄𝐑 𝐟 ) = 𝐕
𝐕 ⃗ (𝐀 ∈ 𝐒⁄𝐑 𝐟 ) + 𝐁𝐀
⃗⃗⃗⃗⃗ ˄𝛀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐒/𝐑 𝒇
Le vecteur position du point M du passager (4) par rapport à la tourelle (3) est
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ y4 car le point F appartient à l’axe de rotation (E, ⃗⃗⃗
FM = ℎ ∙ ⃗⃗⃗⃗ x4 ) entre le bras
(4) et la tourelle (3). La vitesse du point F appartenant au bras (4) par rapport
à la tourelle (3) vaut V ⃗ (F ∈ 4⁄3)=0. La formule de changement de point
donne :
⃗V(M ∈ S⁄R f ) = ⃗V(F ∈ S⁄R f ) + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
MF ˄Ω ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
4/3
⃗V(M ∈ S⁄R f ) = ⃗0 − ℎ ∙ ⃗⃗⃗⃗
y4 ˄φ̇ ∙ ⃗⃗⃗⃗
x4
⃗V(M ∈ S⁄R f ) = ℎ ∙ φ̇ ∙ ⃗⃗⃗⃗
z4
Soit A et B, deux points d’un solide (S), d’après la définition du solide indéformable, on a :
⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝐶𝑠𝑡𝑒
‖𝐴𝐵
On a ainsi :
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵. ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 = 𝐶𝑠𝑡𝑒
En dérivant cette expression, on a :
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝐴𝐵
2 ∙ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵. | =0
𝑑𝑡 𝑅
⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑(𝐴𝑂 𝑂𝐵 )
⃗⃗⃗⃗⃗ .
2 ∙ 𝐴𝐵 | =0
𝑑𝑡 𝑅
⃗⃗⃗⃗⃗ )
𝑑(𝑂𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ )
𝑑(𝑂𝐵
−𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ . | + 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ . | =0
𝑑𝑡 𝑅 𝑑𝑡 𝑅
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵. ⃗V(A ∈ S⁄R) = ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵 . ⃗V(B ∈ S⁄R)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ . 𝐕
𝑨𝑩 ⃗ (𝐀 ∈ 𝐒⁄𝐑) = 𝑨𝑩
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ . 𝐕
⃗ (𝐁 ∈ 𝐒⁄𝐑)
Les propriétés de champ de moment équiprojectif et la formule de changement de point sont des
éléments caractéristiques d’un outils mathématique nommé torseur. Dans le cas de la cinématique,
il s’agit du torseur cinématique du solide (S) dans son mouvement par rapport au référentiel Rf, qui
caractérise le mouvement du solide (S) par rapport à Rf.
Définition 7 – Torseur cinématique : Le torseur cinématique du solide (S)
par rapport au référentiel Rf au point M est noté :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝛀𝐒/𝐑𝒇 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝛀𝐒/𝐑𝒇
{Ѵ(𝑺/𝐑 𝒇 )} = { } ={ }
⃗ (𝐌 ∈ 𝐒⁄𝐑)
𝐕 ⃗ (𝐍 ∈ 𝐒⁄𝐑)
𝐕
𝑴 𝑵
Ce torseur cinématique est défini en tout point M de l’espace par deux vecteurs
appelés éléments de réduction du torseur :
• ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝛀𝐒/𝐑𝐟 est appelée résultante du torseur cinématique par rapport à Rf
• 𝐕⃗ (𝐌 ∈ 𝐒⁄𝐑) est appelée moment en M du torseur cinématique par
rapport à Rf.
Le champ de vecteurs vitesse est équiprojectif et défini pour tout point de
l’espace. La formule de changement de point permet de trouver la relation
entre les vitesses en deux points M et N dans le mouvement du solide (S) par
rapport au référentiel Rf.
Soient A et B deux points appartenant au même solide S de repère mobile R. La dérivée du vecteur
vitesse dans le repère fixe Rf peut être calculée de deux façon :
⃗ (B ∈ S⁄R f )
dV
a⃗(B ∈ S⁄R f ) = |
dt R f
⃗ (B ∈ S⁄R f )
dV
a⃗(B ∈ S⁄R f ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
| +Ω ⃗
S/R𝑓 ˄V(B ∈ S⁄R f )
dt 𝑅
⃗ (A ∈ S⁄R f ) + ⃗⃗⃗⃗⃗
d(V BA ˄Ω ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
S/R𝑓 )
a⃗(B ∈ S⁄R f ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
| +Ω ⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
S/R𝑓 ˄(V(A ∈ S⁄R f ) + BA ˄ΩS/R𝑓 )
dt
𝑅
⃗ (A ∈ S⁄R f )
dV ⃗⃗⃗⃗⃗ ˄Ω
dBA ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
S/R𝑓
a⃗(B ∈ S⁄R f ) = | + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
| +Ω ⃗
S/R𝑓 ˄V(A ∈ S⁄R f )
dt 𝑅
dt
𝑅
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
+Ω ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
S/R𝑓 ˄BA ˄ΩS/R𝑓
⃗ (A ∈ S⁄R f )
dV ⃗⃗⃗⃗⃗
dBA ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
dΩ S/R𝑓
a⃗(B ∈ S⁄R f ) = | + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
| ˄ΩS/R𝑓 + BA ˄⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
| +Ω ⃗
S/R𝑓 ˄V(A ∈ S⁄R f )
dt 𝑅
dt 𝑅
dt
𝑅
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
+Ω ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
S/R𝑓 ˄BA ˄ΩS/R𝑓
⃗ (A ∈ S⁄R f )
dV ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
dΩ S/R𝑓
a⃗(B ∈ S⁄R f ) = [ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ ⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
| + ΩS/R𝑓 ˄V(A ∈ S⁄R f )] + 0˄ΩS/R𝑓 + BA ˄⃗⃗⃗⃗⃗ |
dt 𝑅
dt
𝑅
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
+Ω ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
S/R𝑓 ˄BA ˄ΩS/R𝑓
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
dΩ S/R𝑓
a⃗(B ∈ S⁄R f ) = a⃗(A ∈ S⁄R f ) + ⃗⃗⃗⃗⃗
BA ˄ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
| +Ω ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗
S/R𝑓 ˄ΩS/R𝑓 ˄AB
dt
𝑅
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐝𝛀 𝐒/𝐑 𝒇
⃗⃗⃗⃗⃗ ˄
𝐚⃗(𝐁 ∈ 𝐒⁄𝐑 𝐟 ) = 𝐚⃗(𝐀 ∈ 𝐒⁄𝐑 𝐟 ) + 𝐁𝐀 | + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝛀𝐒/𝐑𝒇 ˄𝛀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐒/𝐑 𝒇 ˄𝐀𝐁
𝐝𝐭
𝑹
E. Mouvements particuliers
1. Mouvement de translation :
Définition 9 – Translation : Un solide (S) est animé d’un mouvement de
⃗⃗⃗⃗⃗ et
translation par rapport à un repère Rf, si deux vecteurs non parallèles 𝐀𝐁
⃗⃗⃗⃗⃗ d’un même solide (S) restent constant en direction, en sens et en norme
𝐀𝐂
au cours du mouvement. Le solide ne change pas d’orientation par rapport à
Rf, le vecteur vitesse de rotation est nul.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝛀𝐒/𝐑𝒇 = 𝟎
2. Mouvement de rotation
Définition 9 – Rotation : Un solide (S) est animé d’un mouvement de
rotation d’axe (O, 𝒛 ⃗ ) par rapport à un repère Rf si les trajectoires de deux
points A et B de (S) tels que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑩. 𝒛 ⃗ = 𝟎 sont deux cercles concentriques.
L’axe (O, 𝒛
⃗ ) étant fixe par rapport au repère Rf, tous les points de cet axe ont
une vitesse nulle par rapport au repère Rf.
Pour décrire au mieux le déplacement d’un solide (S) en rotation par rapport à un repère Rf, il
suffit de choisir le repère R1 lié au solide (S) tel que l’un de ses axes soit confondu avec l’un des
axes du repère R et avec l’axe de rotation tout au long du mouvement. Le paramètre décrivant le
mouvement du repère R par rapport au repère Rf au cours du temps sera alors le l’angle de
rotation entre les deux repères. Cet angle sera donc une fonction du temps.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Or Ω ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
S/R𝑓 et HM sont orthogonaux. On a donc :
⃗ (𝐌 ∈ 𝐒⁄𝐑 𝐟 )‖ = ‖Ω
‖𝐕 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
S/R𝑓 ‖ ∙ ‖HM‖ = 𝑅𝑀 ∙ 𝜃
̇
RM étant la distance du point M à l’axe de rotation du mouvement du solide S par rapport au repère
R. Nous pouvons donc énoncer les conclusions suivantes :
• Le module du vecteur vitesse d’un point M, appartenant à un solide S en rotation par
rapport au repère R, est proportionnel à la distance du point M à l’axe de rotation, Figure
5.
• Tous les points situés sur un cylindre de révolution en rotation autour de son axe ont des
vecteurs-vitesse de même module.
• Tous les points situés sur une même génératrice parallèle à l’axe de rotation ont des
vecteurs-vitesse de même direction, même sens et même module.
Composition de mouvements :
L’objectif de cette partie est d’utiliser les mouvements élémentaires qui existent entre les différents
solides d’un mécanisme afin de déterminer des vitesses angulaires ou des accélérations.
Soit un solide (S), lié à un repère R2, en mouvement par rapport à deux référentiels R1et R0. On
souhaite établir le lien entre le champ des vecteurs vitesses du solide (S) par rapport au repère R1
et celui du solide (S) par rapport au repère R0.
d𝑂⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀
⃗V(M ∈ 2⁄0) = 0 |
dt R
0
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d(𝑂 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
0 𝑂1 + 𝑂1 𝑀)
⃗V(M ∈ 2⁄0) = |
dt R 0
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d(𝑂 0 𝑂1 )
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d(𝑂 1 𝑀)
⃗V(M ∈ 2⁄0) = | + | + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω1/0 ˄𝑂 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
1𝑀
dt R
dt R
0 1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d(𝑂 1 𝑀)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d(𝑂 0 𝑂1 )
⃗V(M ∈ 2⁄0) = | + | + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω1/0 ˄𝑂 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
1𝑀
dt R
dt R
1 0
⃗V(M ∈ 2⁄0) = ⃗V(𝑀 ∈ 2⁄1) + ⃗V(M ∈ 1⁄0)
⃗⃗⃗⃗⃗
BA˄Ω ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
2/0 = BA˄Ω2/1 + BA˄Ω1/0
⃗⃗⃗⃗⃗
BA˄(Ω ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
2/0 − Ω2/1 − Ω1/0 ) = 0
⃗