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Méthode des Éléments Finis

Ce document décrit la méthode des éléments finis pour l'analyse des structures. Il présente la construction d'un élément fini, notamment le choix des fonctions d'interpolation, l'importance de la continuité cinématique et la convergence de la solution. La méthode de Galerkin est également décrite comme une technique pour résoudre le problème de façon approchée.

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Méthode des Éléments Finis

Ce document décrit la méthode des éléments finis pour l'analyse des structures. Il présente la construction d'un élément fini, notamment le choix des fonctions d'interpolation, l'importance de la continuité cinématique et la convergence de la solution. La méthode de Galerkin est également décrite comme une technique pour résoudre le problème de façon approchée.

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Méthode des éléments finis

Chapitre II, Construire un élément fini.


fini
Interpolation et Fonction
F de Forme
(Méthode de Galerkin)
alerkin)

1
Dr. GHERIS .A
Construire un élément fini

2.1 Introduction
L'analyse d'une ossature en barres et poutres, par la méthode des déplacements, réalise la
compatibilité cinématique et l'équilibre, à l'aide de conditions formulées aux nœuds, entre lesquels
les barres et poutres constituent les éléments finis. Les propriétés de ces derniers s'expriment par
une relation matricielle liant forces et déplacements nodaux, où intervient la loi constitutive. Cette
relation est exacte dans le cadre de la théorie des barres et poutres (chap. 1).

2.1.1 Interpolation

On ne connaît pas l'expression analytique des fonctions décrivant le champ des déplacements dans
les éléments finis pour un problème quelconque donné (fig. 2.1). On doit donc faire des hypothèses.

Fîg. 2.1 Elément rectangulaire de plaque fléchie à quatre nœuds : quelle déformée transversale w (x 1 y ) ?

Sur ces fonctions : c'est le processus d’approximation ou d'interpolation, dans lequel on choisit les
fonctions d'interpolation. Dans les poutres, ces fonctions sont connues de la mécanique des
structures (fig. 2.2).

Fig 2.2 Elément de poutre de Bernoulli à deux nœuds ; flèche v(x, y) connue : v cubique et M linéaire
Méthode des éléments finis

2.1.2 Continuité cinématique


On doit s'efforcer d'assurer la compatibilité cinématique des déplacements tout le long des frontières
séparant les éléments finis, et non pas aux seuls nœuds (fig. 2.3), sinon il en résulterait des
discontinuités des déplacements et des concentrations de contrainte inadmissibles sur ces frontières
(fig. 2.4).

Fig, 2.3 Elément fini d'élasticité plane, triangulaire, à six nœuds.

Fig.2.4 Essai de traction discrétisé par deux éléments à quatre nœuds, avec discontinuité inadmissible des
déplacements.

2.3 Précision et convergence


L'interpolation peut-elle se faire librement ? Que vaut la solution approximative trouvée ? L'erreur
est-elle chiffrable ? Dans quelles circonstances converge-t-on vers une solution exacte (fig. 2.5) ?

Fig. 2.5 Coque cylindrique pincée : convergence de la flèche wp sous F en


3
Dr. GHERIS .A
Construire un élément fini

2.4 Conclusion
La construction d'un élément fini implique de nombreux choix :
forme géométrique ;
nœuds (nombre, emplacement) ;
degrés de liberté (nature, nombre et type par nœud) ;
fonction(s) d'interpolation.
Ces choix sont en outre soumis à certaines contraintes :
propres à la méthode des éléments finis (critères de convergence, chap. 5) ;
liées à la modélisation, c'est-à-dire à la théorie choisie pour analyser la structure.
Ils sont essentiellement responsables de la qualité des résultats, dont ils soulignent - une fois le
caractère d'approximation, et constituent donc le problème clé de la méthode des éléments.

2.3 Méthode de Galerkin


La méthode des résidus pondérés est une technique de résolution approchée d'une forme intégrale.
Ici on retient la forme obtenue après intégration par parties (m fois), à savoir, en mécanique des
solides et structures, le principe des déplacements virtuels (§1.7.1)

Ω= Ω+ Γ (2.1)

Où σ est fonction du champ des déplacements u (inconnu) via (1.6) et (1.7)

= = (2.2)

Avec les conditions aux limites essentielles (1.9) sur Γu

= (2.3)

Ce problème aux limites comporte deux champs inconnus :


le champ des déplacements u(x),
le champ des déplacements virtuels δu(x) (image des fonctions poids).

A défaut de les connaître, on en propose une approximation: c'est l’interpolation. Dans ce but, on
utilise ici la variante de la méthode des résidus pondérés dite méthode de Galerkin. Dans cette
méthode, on choisit :
pour u(x), une combinaison linéaire de nGal fonctions, par exemple, dans un cas
unidimensionnel,
Méthode des éléments finis

≅ + + ⋯+ !"# !"#
1D (2.4)

et, en tridimensionnel,
!"#

, %, & ≅ ' ( )( , %, &


(*
!"#

+ , %, & ≅ ' ,( -( , %, & 3D (2.5)


(*
!"#

. , %, & ≅ ' /( ( , %, &


(*

où les fonctions Ni(x), Li(x, y,z) . . . sont les fonctions d'interpolation (connues, choisies) et ai,
bi... les paramètres (inconnus) ;
pour δu(x), une combinaison linéaire des mêmes fonctions d'interpolation, par
exemple
!"#

≅ ' ( (
1D (2.6)
(*

Où les δai sont des coefficients arbitraires.

2.4 Caractéristiques de la méthode de Galerkin


L'étude mathématique de la méthode de Galerkin livre les résultats suivants :
dans les problèmes linéaires, la méthode de Galerkin conduit, pour les paramètres inconnus, à
un système d'équations algébriques à la fois linéaire et symétrique ;
la méthode mène aux «meilleures» valeurs des inconnues, c'est-à-dire que, par rapport à d'autres
méthodes, elle fournit - dans l'ensemble - le résultat le plus précis; vu la forme intégrale
pondérée, la solution approximative s'adapte, en moyenne, au mieux à la solution exacte;
si la solution exacte est contenue dans l'approximation, la méthode de Galerkin la restitue ;

solution exacte quand 0123 → ∞.


sous certaines conditions (critères de convergence), la solution approximative tend vers la

5
Dr. GHERIS .A
Construire un élément fini

2 . 5 Ch o i x d u c h a mp d e s d é p l a c e me n t s ( i n t e r p o l a t i o n )
2 . 5 . 1 Introduction

élément fini donné, on groupe ses 076 degrés de liberté dans le vecteur d (en respectant l'ordre
La modélisation définit la théorie, qui elle-même fixe la nature des degrés de liberté. Pour un

conventionnel fixé à la section 2.3). Considérons une composante quelconque du champ inconnu,
par exemple u (x,...). On désire en établir une expression de la forme (4.4) ou (4.5), soit
,… = ,… + ,… + ⋯+ :
9
:
9
,… (2.7)

1
ou encore, matriciellement, Nu étant une matrice ligne de fonctions d'interpolation.

,… = ; ,… ,… :
9
, … < = ⋮2 A = B C D (2.8)
:
9

Si tous les dj sont nuls, sauf di = 1, on a

,… = ( ,… (2.9)

ce qui signifie que toute fonction d'interpolation Ni(x,.. . ) représente le champ des déplacements
induit dans l'élément par un déplacement unique et unité di = 1 (comme pour les poutres...). Cette
propriété peut s'écrire, en tout nœud de coordonnées xj, ...,

( ,… = (E
(2.10)

Quand le champ inconnu est vectoriel, on groupe ses composantes dans le vecteur u et ses matrices
lignes de fonctions d'interpolation dans la matrice des fonctions d'interpolation N , pour écrire

C =B C D (2.11)

Le champ des déplacements virtuels (fonctions poids) devant s'interpoler semblablement, on a

δ C = B C δD (2.12)

Pour construire l'interpolation, on peut s'y prendre de deux façons.

Remarque
Dans (2.10), (E est le symbole de Kronecker.

2.5.2 Recherche directe des fonctions d'interpolation


Il s'agit d'établir l'équation de chacune des 076 fonctions d'interpolation, pour en déduire le champ
approché par (2.7) ou (2.8).
La difficulté réside précisément dans la formulation de ces fonctions. On s'aide alors volontiers de
la propriété (2.10) pour tenter une visualisation des fonctions. Considérons par exemple un élément
fini triangulaire d'élasticité plane à six nœuds (fig. 2.6a).
Méthode des éléments finis

F i g . 2.6 V i s u a l i s a t i o n d e s f o n c t i o n s d ' i n t e r p o l a t i o n

Imposer ≡ = 1 (translation horizontale de nœud 1) permet d'esquisser, dans le plan


(x,y), une déformée u(x,y) approximative (trait interrompu), qui n'aide guère au choix de Ni(x,
y). Par contre, faire le diagramme de u(x, y) en perspective est beaucoup plus parlant (fig.
2.7b). On voit immédiatement que Ni(x, y) pourrait être un cylindre à directrice parabolique,
dont l'équation est aisée à obtenir.
La visualisation des fonctions d'interpolation est facile pour les éléments finis de géométrie
1D et 2D. Elle est évidemment nettement plus délicate pour les éléments de solide (fig. 2.7).

Fi g. 2 .7 Dé fo r mé e d 'u n élé me n t f i ni c ub iq u e so u s v 7 = 1

2.5.3 Interpolation paramétrique (recherche indirecte)


Puisque l'interpolation est polynomiale, on peut en fait écrire d'emblée le champ inconnu sous
forme d'un polynôme ordinaire, par exemple
I

,… = ' ( H( ,… (2.13)

où les np monômes connus mi(x,...), appelés modes, sont multipliés par les np paramètres inconnus
ai. Aucune de ces quantités n'a d'interprétation physique immédiate, mais cela importe peu, car on
7
Dr. GHERIS .A
Construire un élément fini

va se ramener au cas précédent. Au reste, l'interpolation paramétrique (2.13) est bien de la forme

1
exigée (2.4) ou (2.5), et peut s'écrire, matriciellement

2
, … = JH ,… H ,… H K ,… L= ⋮ A = M C N (2.14)

Où Pu est une matrice ligne de modes et p le vecteur des paramètres.


Quand le champ inconnu est vectoriel, on groupe ses composantes dans le vecteur u et ses matrices
lignes de modes dans la matrice des modes P pour écrire

C =M C N (2.15)

Si Ton introduit, dans le membre de droite des relations (2.13) ou (2.14), les coordonnées d'un
quelconque nœud de l'élément fini, on obtient à gauche le déplacement associé du nœud ; par
exemple, au nœud j, on a

O = H P E, … Q + H P E, … Q + ⋯ + H KP E, … Q K

Pour tous les nœuds, on peut écrire

D = RN (2.16)

où la matrice (rectangulaire ned x np) C ne contient que des nombres (valeurs des mi aux nœuds).
Que les inconnues cinématiques soient ai ou dj, leur nombre doit être le même ; on est donc amené
à choisir np = nd et C est alors carrée ; si de plus elle n'est pas singulière, on peut résoudre (2.16),
d'où

N = R ST D (2.17)

Ainsi, dans (2.15), on a

C = M C R ST D (2.18)

et on est ramené au cas précédent (§ 2.5.2) puisque, par comparaison avec (2.11),
Dans cette méthode, il est aisé d'écrire (2.13), mais il peut apparaître diverses difficultés liées à la
contrainte np = ned et à l'inversion de C.
Méthode des éléments finis

Application .1

On sait déjà qu'un tel élément a UVW = 4 degrés de liberté 6Y = Z+ + [ \ (fig. 2.8).
On désire construire les fonctions d'interpolation d'un élément fini de poutre continue prismatique.
[

Fig. 2.8 Elément de poutre continue ( L=2 a ; E I = cste).

En imposant successivement + = 1 seul, [ = 1 seul, + = 1 seul et [ = 1 seul, on obtient


Recherche directe des fonctions d'interpolation

le diagramme des quatre fonctions d'interpolation associées M1(x), L1(x), M2(x) et L2(x)(fig-
2.9).

Fig. 2.9 Fonctions d'interpolation de l'élément de poutre continue (Bernoulli-Navier).

= )⁄2 des cubiques d'équation


Comme la mécanique des structures l'enseigne, ce sont, dans les axes de la figure 2.8 et avec

1 ` ² `
- = _ ` − 3 + 2c ) = _ − − + 1c
4 4 ² `

1 ` `
²
- = − _ ` − 3 − 2c ) = _ `+ − − 1c
(2.20)

4 4 ²

Le champ du déplacement transversal (flèche) v(x) de l'élément poutre est donc

+ =+ - +[ ) ++ - +[ ) = J- ) - ) LD
=B C D (2.21)

Interpolation paramétrique (recherche indirecte)


Sachant qu'il y a quatre degrés de liberté {ned = np = 4), on écrit, d'emblée, pour v(x), le
polynôme du troisième degré

9
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Construire un élément fini

/1
+ =/ +/ + /` ² + /e = J1 ` L f/2g = M C N
`
² /3
(2.22)

/4

dont on sait d'ailleurs que c'est la solution exacte du problème (en l'absence de charges en
travée). Exprimons les conditions aux limites (2.16) :
• nœud 1, x=-a :v=v1 et dv/dx=[
• nœud 2, x=a :v=v2 et dv/dx=[
d'où, pour v1 par exemple,
+ = / + / + /` ² + /e `

+ 1 −
et, sous forme matricielle, pour les quatre
² − `
[ 0 1 −2 3 ²j RN
= f+ g = h
1 ² `
(2.23)
[ 0 1 2 3 ²

On résout par rapport à p, on introduit dans (2.22) et on retrouve la forme (2.21) qui fait apparaître
les fonctions d'interpolation.

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