Mesures et Contrôle des Niveaux
Mesures et Contrôle des Niveaux
ien ne semble plus banal qu’une mesure de niveau ! À côté des mesures
R de température, de pression et de débit, c’est une des quatre mesures fon-
damentales assumée par l’instrumentation industrielle. Cependant, la multiplicité
10 - 1988
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 1
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 2 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
1.2 Définition d’un niveau liquide Système de tranquillisation installés sur interface liquide/liquide :
pour qu’un tel système fonctionne correctement, compte tenu des
variations de niveau prévisibles, les trois connexions de liaison
1.2.1 Plan de repérage doivent rester dans tous les cas noyées par leur fluide respectif
(figure 2).
Le repérage d’un niveau implique la présence d’un plan de réfé-
rence, choisi d’ailleurs d’une manière purement conventionnelle. Ce
pourrait, par exemple, être la base d’un réservoir, le niveau zéro du
sol d’une usine ou encore le niveau dit « normal » d’un ballon, à partir 1.4 Niveau de solides en vrac
duquel les fluctuations du niveau effectif du liquide seront appré- (granulés, pulvérulents, etc.)
ciées. L’un des plus connus est le niveau de la mer, servant de base
à toutes les estimations topographiques de hauteur ; existe-t-il
Le contrôle des niveaux de produits solides se complique par
cependant une conception plus abstraite que ce niveau soumis à tant
suite de plusieurs phénomènes de comportement de la matière en
de perturbations : rides, vaguelettes, houles, vagues, marées ?
vrac, plus ou moins difficiles à maîtriser, qui altèrent la fiabilité des
opérations.
1.2.2 Liquide en équilibre statique ■ Granulométrie : la granulométrie varie de quelques micromètres
à quelques dizaines de décimètres cubes.
Un niveau liquide ne peut être défini que s’il se trouve en parfait
équilibre statique, avec une surface semblable à un miroir, ce qui ■ Hygroscopie : la rétention d’eau, à l’intérieur de la masse, par
est un phénomène rare. absorption, adsorption, capillarité, peut altérer complètement les
facultés d’écoulement des produits, en favorisant les risques de
En pratique, la précision doit tenir compte des fluctuations autour colmatage et en changeant le régime d’écoulement. En outre, les lois
d’une valeur moyenne statistique, avec un écart type et une loi de physiques, bases de la mesure, sont parfois également modifiées.
distribution associée aux variations locales et globales du « plan »
liquide. Usuellement, seule la mesure de ce niveau moyen possède ■ Angle de talus : que signifie « niveau » avec les produits en vrac ?
un sens industriellement. Les perturbations à haute fréquence Le remplissage des silos provoque un cône positif sous l’alimenta-
(vaguelettes) peuvent être éliminées par un filtre passe-bas ; il sub- tion. Inversement, l’extraction détermine un cône négatif (figure 3).
siste les balancements à basse fréquence, dans un grand réservoir La position des cônes n’est pas constante, de même que leur forme
par exemple, dont il faut éventuellement tenir compte. et leur importance. L’angle de talus naturel est d’autant plus faible
que le produit « coule » bien et se rapproche en quelque sorte d’un
liquide (comme le sable fin et sec, ou des microbilles métalliques).
1.2.3 Liquide en mouvement Dans ces conditions, il n’est possible de prendre en considération
qu’un niveau moyen, défini avec une précision au plus égale aux
Les liquides industriels sont le plus souvent soumis à toutes sortes demi-dénivellations maximales.
d’agitations : mécaniques, pneumatiques, opérations de ■ Problèmes d’écoulement : les produits en vrac posent souvent des
remplissage-vidange, convections provoquées par des transferts problèmes d’écoulement (puits, cavernes, voûtes, effondrements,
thermiques, etc. Les grandes masses sont susceptibles d’entrer en cheminées, colmatages, blocages, etc.), de nature aléatoire dans
oscillations synchrones avec divers régimes d’exploitation. Les l’espace et le temps. Par conséquent, la mesure de niveau ne devient
oscillations d’une masse liquide dans un tube en U, dans un réser- significative qu’à partir du moment où tous ces problèmes sont
voir, peuvent être assimilées à système du second ordre, c’est-à-dire dominés.
qu’apparaissent les notions classiques de fréquence d’excitation, de
période naturelle, d’amplitude, de phase, d’amortissement. ■ Poussiérage : il s’agit d’une difficulté à l’emploi de certaines
On peut réduire les oscillations par des systèmes de méthodes, qui par ailleurs implique des qualités d’étanchéité des
tranquillisation. boîtiers des appareils.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 3
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 4 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
2.1.4 Manipulation
2.2.2 Montage des pesons
Les jauges élémentaires sont peu chères à l’achat, mais exigent
de la main-d’œuvre pour leur entretien et leur utilisation, notamment S’agissant d’une mesure de niveau, la solution qui vient à l’esprit
si les relevés doivent s’effectuer fréquemment. Les mesures sont est l’installation de pesons sous les réservoirs ou silos. Ces appareils
portées sur un carnet et ne se prêtent guère à un traitement infor- sont de dimensions réduites et restent donc assez faciles à placer
matique sans saisie ultérieure. L’information n’est pas délivrée d’une sous les points d’appui, au moins en construction métallique. Même
manière continue. pour un réservoir ou un silo existant, il est parfois possible de les
intercaler en soulevant le récipient avec des vérins.
Tous ces inconvénients plaident pour des solutions plus
modernes.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 5
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Le montage gagne à être effectué en trois points (figure 4). Mais [Link] Sources radioactives
en sacrifiant sensibilité et précision, on peut se contenter de deux Elles sont constituées par une masse d’un corps susceptible de
pesons et d’une articulation du troisième point sur rotule, ou d’un se désintégrer en émettant des rayons γ, c’est-à-dire des photons
seul peson et d’une articulation des deux autres points par un axe à haute énergie. Chacun des N noyaux d’un nucléide radioactif pos-
ou sur deux rotules. Le montage sur quatre points, répondant aux sède une probabilité λ dt de se désintégrer dans un intervalle de
quatre pieds d’un silo ou d’une trémie par exemple, est moins temps dt ( λ étant la constante de désintégration du radioélément).
favorable du point de vue de la mesure, car il n’est pas isostatique.
λN étant très grand en général, statistiquement λN dt noyaux se
L’implantation des pesons mérite un montage éprouvé, afin désintègrent dans le temps dt.
qu’ils reçoivent la seule composante verticale de poids.
λN s’appelle l’activité et s’exprime en une unité qui fut long-
temps le curie (Ci) correspondant à 37 × 109 désintégrations par
2.2.3 Facteurs perturbant les mesures seconde. En fait, l’unité légale est le becquerel (Bq) qui correspond
à une désintégration par seconde.
Les facteurs suivants peuvent influer sur la mesure :
[Link] Période
— tare du réservoir ou du silo (y compris les équipements) ;
— réactions des tuyauteries (qui doivent rester très souples) ; La masse en grammes d’une source donnée n’est pas significative
— réactions dynamiques des écoulements fluides ; de son activité en curies, puisque son activité est proportionnelle
— chute des produits au moment du remplissage ; à chaque instant t au nombre de noyaux radioactifs restant à se
— dilatations différentielles, contraintes diverses dans les struc- désintégrer :
tures, notamment à l’endroit des implantations des pesons ; dN = – λN dt
— vent, neige, pluie, verglas, etc. ;
Une loi de décroissance exponentielle exprime la radioactivité
— dépôts sur les parois ;
résiduaire au bout d’un temps t :
— chocs, vibrations, etc. ;
— défauts d’écoulement (pour les solides en vrac : voûtes, N = N0 exp (– λt )
effondrements) ;
— réactions des extracteurs. avec N0 nombre initial de noyaux radioactifs dans la source
neuve à l’instant t 0 ,
Malgré ces difficultés, certains exploitants considèrent le pesage
comme la seule solution possible pour résoudre leur problème de N nombre de noyaux radioactifs résiduaires,
mesure de niveau. λ (s–1) probabilité de désintégrations par unité de temps,
propre à un radioisotope donné,
t (s) temps écoulé.
2.3 Systèmes à radioisotopes L’intervalle de temps T1/2 au bout duquel le nombre de noyaux
est réduit de moitié s’appelle la période ou demi-vie. Cette période
2.3.1 Généralités est propre à chaque radioisotope et est liée à λ par la formule :
Période Énergie
Constante A T1/2
Nucléide du rayonnement
(mois) (années) (s–1) (ans) (MeV)
60Co 0,99 0,87 4,1 × 10–9 5,27 1,332
ou 1,173
137Cs .......... 0,98 7,32 × 10–14 30 0,662
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 6 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
[Link] Énergie de rayonnement Il s’agit d’une exponentielle décroissante et l’on peut définir,
comme pour la période [relation (3)], une demi-épaisseur qui réduit
Les photons issus de la désintégration de sources variées ne
de moitié l’intensité du faisceau incident. La loi prend alors la
possèdent pas nécessairement la même énergie. Il y a des photons
forme :
mous, d’autres durs naturellement plus pénétrants, dont l’énergie
dépend de la nature du radioisotope concerné. N = N0 exp (– µ x ) (6)
L’énergie du rayonnement s’exprime en électronvolts (eV) et, le avec N (photons/s) intensité du flux émergent,
plus souvent, dans le domaine qui nous concerne, en méga-
électronvolts (MeV). L’énergie d’une source de 60Co, par exemple, N0 (photons/s) intensité du flux incident,
est de 1,33 MeV : le rayonnement est relativement pénétrant, mais µ (cm–1) coefficient d’atténuation linéique,
en aucun cas capable de provoquer une radioactivité induite (il s’en x (cm) épaisseur de matière traversée.
faut d’un facteur de 10), qui empêcherait son emploi avec les produits
alimentaires. Le coefficient d’atténuation linéique global (qui tient compte des
phénomènes d’absorption et de diffusion), en cm –1, exprime la
Le césium 137 possède une énergie de radiation d’environ moitié probabilité pour un photon de subir une interaction avec la matière
(0,66 MeV), lui conférant moins de possibilité de pénétration, mais traversée. En gros, il est proportionnel à la masse volumique, et
autorisant (§ [Link]) un meilleur contraste pour certaines dépend de l’énergie du rayonnement, donc de la nature du radio-
applications. isotope constituant la source.
L’américium 241 a une énergie de 0,06 MeV qui limite prati- On peut aussi écrire, en notant x 1/2 la demi-épaisseur :
quement son emploi, en mesure de niveau, à des épaisseurs de
couches contrôlées minces et inusuelles. x 1/2 = 0,693/ µ
Le tableau 1 résume les propriétés de deux radioisotopes Le tableau 2 donne la demi-épaisseur pour quelques matériaux
couramment utilisés. courants. Partant de ces valeurs, il est facile de calculer la valeur
d’un rayonnement émergeant d’un empilage d’écrans de natures
[Link] Absorption et diffusion des rayons diverses :
Quand un faisceau de photons γ rencontre une épaisseur de N = N 0 × 0,5 ( EP/EP0 ) + ( EA /EA 0 ) + ... (7)
matière, une partie seulement la traverse, l’autre étant retenue par
divers phénomènes dont pour simplifier nous ne retiendrons que avec EP épaisseur effective de plomb,
l’absorption et la diffusion. EP0 demi-épaisseur du plomb dans un rayonnement cobalt,
Ceux des photons qui ne rencontrent ni électron, ni noyau passent EA épaisseur effective d’acier, etc.
en ligne droite sans perte d’énergie. Les autres sont absorbés ou
déviés ou encore génèrent des photons secondaires, d’énergie
[Link] Angle solide
moindre (éventuellement lumineux : fluorescence), diffusés dans
toutes les directions, vers l’arrière (rétrodiffusion) ou vers l’avant. L’émission d’une source est isotrope dans un milieu homogène,
Avec les énergies mises en jeu, la part de photons diffusés reste et la totalité des directions embrassées représente donc un angle
faible, mais suffisante pour compliquer le calcul des sources et éven- solide de 4 π stéradians. Or les sources sont utilisées selon un
tuellement permettre une mesure par rétrodiffusion (figure 5). pinceau étroit formant un angle solide utile Ω. La figure 6 montre
Le rayonnement transmis qui parvient au détecteur est impor- les paramètres d’un faisceau. Les formules suivantes donnent la
tant pour la mesure. La puissance de la source est calculée pour valeur Ω (sr) de l’angle solide efficace :
que ce dernier fonctionne correctement, compte tenu de l’absorp-
Ω = S/d 2
tion dans les obstacles interposés sur le trajet du rayonnement.
avec S (cm2)surface utile,
[Link] Coefficient d’atténuation de la matière d (cm) distance à la source.
Le nombre dN de photons émergeant d’une épaisseur de matière Si A est le demi-angle au sommet du cône d’émission :
dx est proportionnel au nombre N de photons incidents et à un coef-
Ω = 2π (1 – cos A)
ficient d’atténuation µ qui dépend de la nature de la matière et de
l’énergie du rayonnement : Il y a deux limitations pratiques du faisceau :
dN = – µ N dx (5) — surface du collimateur sur le conteneur de source ;
— surface efficace du récepteur de radiation.
En général, le faisceau est très étroit, et seule une faible partie
de la puissance de la source est utilisée.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 7
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 8 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
La chambre d’ionisation ressemble beaucoup au compteur de ■ le deuxième terme de la multiplication exprime la valeur de
Geiger-Müller, avec ses deux électrodes, l’une centrale, l’autre l’angle solide (en sr : s est la surface effective du compteur, d la
constituant l’enveloppe de la capacité de mesure. Cependant, cette distance source-récepteur) ;
capacité est sensiblement plus grande (pour fixer les idées : une
■ le troisième terme représente :
dizaine de centimètres de diamètre, 20 à 30 cm de long, qui peuvent
être d’ailleurs augmentés jusqu’à quelques mètres pour obtenir un — l’atténuation due à la décroissance de source (T en mois ou
détecteur longiligne) ; la pression du gaz rare (argon) à l’intérieur en années, § [Link]),
de la chambre peut être poussée jusqu’à 150 bar. Toutes ces dispo- — l’absorption dans les divers écrans placés sur le parcours du
sitions visent à augmenter les probabilités de rencontre des photons faisceau (§ [Link]) : EP, EP0 , EA, EA 0 , etc., sont respectivement
avec les atomes de gaz, pour obtenir de meilleures sensibilité et l’épaisseur réelle et la demi-épaisseur des divers écrans ;
précision. Mais la construction d’une chambre parfaitement étanche (ces trois premiers termes et le temps d’intégration sont des inva-
sous cette pression élevée, et avec une traversée d’électrode, riants indépendants du niveau contrôlé) ;
implique une excellente maîtrise de la réalisation. ■ le quatrième terme calcule l’absorption dans le milieu liquide ou
solide en vrac (EM et EM 0 sont respectivement l’épaisseur et la
[Link] Détecteur à scintillation demi-épaisseur du milieu contrôlé).
Il s’agit cette fois d’une technique différente. Le photon γ pénètre Il est important de constater que ce dernier terme est le seul
dans un corps solide transparent (par exemple : iodure de sodium paramètre dépendant du niveau contrôlant le taux d’impulsions
dopé au titane), son absorption provoquant la création de photons parvenant au compteur, quelle que soit l’importance des termes
lumineux (scintillation). La mesure de la faible lumière produite est qui le précèdent, notamment l’épaisseur des écrans.
effectuée par un photomultiplicateur, et les impulsions de quelques Pour effectuer la calcul de la source, c’est-à-dire N 0 , on part de N
nanosecondes sont comptées avec une électronique adéquate. Les (nombre d’impulsions exigé par le détecteur).
scintillateurs possèdent l’avantage de prendre toutes sortes de
formes et de dimensions.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 9
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 10 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 11
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Dans cette méthode de mesure par radioisotopes, il n’y a aucun Les systèmes employant les radioisotopes sont soumis à une
contact avec le produit, ni même avec le réservoir, et par conséquent réglementation, faisant l’objet de lois et de décrets.
aucun problème de pression, de température, de corrosion, de
consistance du produit, etc. [Link] Règles légales
S’il y a un fort dégagement de chaleur, comme sur les installations
Les sources obéissent à la norme ISO 2919 qui donne lieu à la
thermiques, il est possible d’intercaler de minces écrans en alumi-
délivrance d’un certificat. Leur acquisition est subordonnée à une
nium qui dissipent la chaleur. Si cela n’est pas suffisant, comme dans
autorisation de la Commission interministérielle des radioéléments
les contrôles de niveau dans les lingotières de coulée en continu,
artificiels (CIREA) demandée par le futur exploitant ; le fournisseur
sources et compteurs peuvent être refroidis par double enveloppe
l’assiste pour l’établissement des imprimés et autres documents.
et circulation d’eau.
L’emplacement des sources doit être déclaré à divers organismes,
Les électroniques répondent à toutes natures de prescriptions. notamment aux pompiers.
Pour réduire la puissance des sources, il existe un certain nombre Une fois installés, les conteneurs sont visités une fois l’an par un
d’artifices : organisme de contrôle tel que l’APAVE.
— utiliser une seule source pour deux ou plusieurs points de Du côté constructeur, les conteneurs font également l’objet d’un
détection ; accord de l’administration sur leur conception et leur mode de
— utiliser des conteneurs offrant plusieurs directions de faisceau réalisation. Chaque type de conteneur n’est valable que pour une
sur des réservoirs ou silos adjacents ; activité de source maximale.
— viser selon une sécante, ce qui est surtout valable pour les
grands réservoirs à paroi mince (figure 15) ; Le décret 67-228 du 15 mars 1967 du ministère des Affaires
— ménager un cheminement creux dans les épaisseurs de sociales et les arrêtés du 18 au 24 avril 1968 fixent la réglementation
réfractaires ou d’isolant ; sur la protection des travailleurs appelés à travailler avec les sources
— placer la source en doigt de gant (figure 8). radioactives (article Réglementation de la sûreté nucléaire [B 3 815]
dans la rubrique Sûreté et protection du traité Génie nucléaire).
Ainsi, deux natures de zones sont définies :
— une zone de contrôle où le débit de dose susceptible d’être
absorbée pendant 50 semaines de 40 h est supérieur à 1,5 rem/an,
ce qui correspond à un débit de dose de 0,75 mrem/h ; cette zone
est interdite à toute personne non autorisée et doit être délimitée
clairement par une signalisation par panneau ; les personnes auto-
risées (manipulation, contrôle, réglage, etc.) peuvent accepter
5 rem/an et sont soumises à des examens médicaux périodiques ;
pour fixer les idées, une telle zone correspond approximativement
à une sphère de rayon 1 m autour d’une source placée dans son
conteneur, sauf évidemment dans la direction du faisceau émergent ;
— une zone surveillée, autour de la première, où la dose annuelle
est comprise entre 0,5 et 1,5 rem, et où du personnel non contrôlé,
non affecté au contrôle des sources, peut néanmoins éventuellement
Figure 14 – Mesure de niveau par mesure de l’épaisseur de couche évoluer ;
— autour de cette zone, il n’existe plus de surveillance, et la
dose doit être inférieure à 0,5 rem/an.
Nota : rappelons que 1 rem = 10 –2 Sv (unité d’équivalent de dose).
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 12 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
2.4 Systèmes à effet optique optiques et d’une manière générale dans les « conducteurs de
lumière ». Il est utilisé dans les niveaux à glaces bicolores (§ 3.1.3).
Une solution usuelle et pratique est l’emploi d’un prisme (§ 2.4.5).
2.4.1 Principe de mesure
[Link] Diffusion
Un faisceau lumineux (longueur d’onde λ : de l’ultraviolet
λ > 50 nm à l’infrarouge λ < 1 mm) peut être interrompu, dévié, La diffusion, composante de l’absorption globale, est produite par
réfracté, réfléchi, atténué, diffusé lorsqu’un obstacle, tel un liquide la lumière renvoyée par les particules ou hétérogénéités présentes
ou un solide en vrac, vient s’interposer sur son parcours : tous ces dans un milieu, telle la poussière en suspension dans l’air. C’est un
phénomènes peuvent offrir une solution pour la détection d’une phénomène difficile à analyser, car il dépend de la granulométrie,
interface. de la dimension, de la distribution, de la forme, de la couleur, du
Le système le plus simple, à occultation de faisceau, comporte pouvoir émissif de la surface, etc., des particules. Il est possible de
une source lumineuse, le milieu à analyser, le récepteur-détecteur. mesurer la lumière transmise en ligne droite, plus ou moins faible-
En outre, s’agissant de liquides ou de produits en vrac, il faut des ment atténuée par la présence des particules, ou celle diffusée dont
hublots transparents. Un filtre peut être interposé pour travailler l’intensité croît directement avec la teneur en particules.
sur un domaine étroit de longueur d’onde et augmenter ainsi la La diffusion (liée à la turbidité) des suspensions dans les liquides
sélectivité de la méthode. ou les gaz (aérosols, brouillards, boues, etc.) permet la détection de
La lumière du jour, au spectre large, est un facteur perturbateur, présence de statifications. Si les particules ont une forme
de même que les éclairages d’ambiance. De nombreux systèmes pseudo-sphérique, la répartition de la lumière diffusée dans l’espace
optiques sont d’autant plus fiables qu’ils opèrent dans le noir, ce qui sera elle-même de forme sphérique, et les mesures du rayonnement
n’est pas toujours possible. Pour éliminer l’influence du jour ou de diffusé seront égales dans toutes les directions. Avec des particules
l’éclairage, l’émission de la source peut être modulée à une fré- transparentes, translucides ou colloïdales, cette répartition se trouve
quence fixe, différente de 50 Hz, et le récepteur est muni d’un filtre déformée d’une manière généralement spécifique au milieu avec un
dont la bande passante est centrée sur cette fréquence. Il permet angle de mesure privilégié.
ainsi une excellente discrimination par rapport aux sources d’éclai-
rement parasites. [Link] Facteurs perturbateurs
Des sources communément utilisées sur de faibles distances Pour qu’une mesure soit bonne, il faut distinguer le rayonnement
sont les diodes électroluminescentes (LED), qui couvrent visible et utile du bruit de fond, en utilisant des filtres optiques (longueur
infrarouge, sont simples, fiables, peu coûteuses, mais peu puissan- d’onde) ou électroniques (modulation de l’émission).
tes. Comme détecteurs, on trouve les photorésistances, les photo- Naturellement, un facteur perturbateur important est constitué par
diodes, les phototransistors qui constituent l’élément de base de l’encrassement des hublots et des fenêtres destinés à laisser passer
l’électronique, et sont aussi simples, fiables, bon marché et ont une le faisceau dans le milieu à analyser. Il existe diverses méthodes pour
sensibilité extrême. prévenir le salissement de ces derniers, notamment l’emploi d’un
Dans les cas difficiles, il existe des sources lumineuses plus puis- air comprimé propre et sec de balayage. Toutefois, ce remède reste
santes couvrant l’ensemble du spectre : lampes au deutérium, au difficilement applicable côté produit.
mercure, au mercure dopé au phosphore (ultraviolet), aux halo- Il est parfois possible de compenser l’encrassement des fenêtres
gènes, au tungstène (infrarouge), émetteurs laser. électroniquement en appréciant le salissement par un autre faisceau.
Des verres permettent le passage des divers rayonnements, Les solides en vrac provoquent souvent, mais pas nécessairement,
comme le quartz UV, les cristaux de séléniure de zinc, le verre de du poussiérage qui est une raison de limitation d’emploi des
silice, les cristaux de fluorure de calcium, etc. méthodes optiques.
Le photomultiplicateur est un récepteur fiable et très sensible. D’autres troubles sont causés par le vieillissement des sources et
des récepteurs, dont la sensibilité varie dans le temps.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 13
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 14 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
Les systèmes à prisme fonctionnent sur toutes natures et couleurs 2.4.9 Laser
de liquides, mais ils acceptent mal les produits déposants, par
exemple les produits colloïdaux ou visqueux. Par contre, un film Le laser est un faisceau optique (visible et infrarouge) très direc-
mince attaché par capillarité sur le prisme n’entame pas la fiabilité tionnel et puissant, donc pénétrant, d’une lumière cohérente, pola-
de la détection. risée et d’une longueur d’onde précise. Il peut se substituer aux
systèmes classiques précédents, dans certains cas limites.
2.4.6 Systèmes optiques à tambour et câble Il existe un dispositif à laser, sorte de palmer sans contact, offrant
la possibilité de mesures très précises (1/100 mm), notamment de
niveau, dans une gamme de hauteurs de quelques centimètres
Le manchon à prisme évoqué précédemment peut être fixé à (figure 20).
l’extrémité d’un câble s’enroulant autour d’un tambour. Un dispo-
sitif de palpage asservi permet de suivre l’évolution d’un niveau Un autre système à laser permet de mesurer le niveau de métal
sur quelques mètres. La précision est de quelques millimètres. fondu dans les poches de coulée en continu, sans contact naturel-
lement, en utilisant la réflexion du rayon laser sur la surface en
Un autre instrument à tambour et câble comporte le capteur de fusion (figure 21).
la figure 16, et permet de mesurer le niveau d’une interface eau/lit
de boue dans les décanteurs. Très spécialisé, il est muni d’un dis-
positif de relevage automatique pour laisser passer le racleur.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 15
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
2.5 Systèmes de mesure Cependant, il est également possible d’utiliser deux électrodes
gainées isolantes, le milieu conducteur jouant le rôle d’une troi-
par capacité électrique sième armature variable, la capacité globale représentant celle de
deux capacités variables en série. L’intérêt est que le dispositif de
2.5.1 Principe de mesure contrôle se trouve alors complètement isolé, au moins pour la
composante continue, de la masse électrique produit-réservoir.
Si l’on relie deux électrodes conductrices plongées dans un milieu
isolant à une source de courant alternatif, on réalise un condensateur [Link] Permittivité
dont l’impédance, à une fréquence donnée, détermine l’intensité du
courant. Toute modification de la capacité, provoquée par l’évolution Le tableau 3 donne la permittivité (constante diélectrique ) de
du niveau des produits situés entre les électrodes, change la valeur quelques corps usuels. Il s’agit de la permittivité relative rapportée
du courant électrique. à celle de l’air qui vaut 1. Dans les liquides, il y a peu d’évolution
de cette permittivité en fonction des conditions de service. Il n’en
Avec ce principe de mesure, si l’on veut obtenir des résultats est pas de même pour les produits en vrac, qui sont sensibles à la
satisfaisants, il est indispensable de toujours considérer la dualité granulométrie, au tassement, à l’hygrométrie et à la rétention d’eau
des paramètres conductivité électrique et permittivité (constante d’une manière générale ; il faut alors s’attendre à une moindre pré-
diélectrique ) du milieu contrôlé. cision avec les mesures en continu. (0)
Il s’agit naturellement d’une mesure de niveau vrai.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 16 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
Le problème de l’influence des dépôts et colmatages a fait l’objet Si le contenu de ces réservoirs conducteurs est très isolant dans
d’une attention particulière de la part des constructeurs qui se sont tous les cas d’opération, le problème se simplifie avec des électrodes
efforcés de fabriquer des appareils aussi insensibles que possible restant isolées de la masse du réservoir.
à ces perturbations.
■ Les contenants isolants qui exigent un système à deux armatures
L’implantation sur les silos, notamment pour les matières en peuvent se contenter d’une barrière de Zener, si le milieu, éventuel-
vrac, doit tenir compte de la faculté éventuelle de ces matières à lement conducteur, reste parfaitement isolé de la masse.
colmater des sondes protubérantes.
De toutes manières, l’agrément CENELEC du matériel est indis-
pensable ; éventuellement, l’accord du LCIE ou du CERCHAR sur le
[Link] Électronique de mesure montage de l’ensemble est recommandé.
L’électronique mesure donc la capacité des sondes industrielles Nota : CENELEC : Comité européen de normalisation électrotechnique.
variant de quelques picofarads (10–12 F ) à quelques nanofarads LCIE : Laboratoire central des industries électriques.
CERCHAR : Centre d’études et de recherches des charbonnages de France.
(10–9 F ). Elle est placée le plus près possible (au moins le pré-
amplificateur) de la tête de sonde à laquelle elle est reliée par un
câble coaxial à faible capacité répartie ; l’idéal est de l’intégrer 2.5.2 Détecteurs
directement dans la tête, mais des considérations de température
du milieu contrôlé peuvent l’en empêcher.
Les sondes métalliques (en tous métaux disponibles) sont par-
Pour qu’un dispositif par capacité puisse fonctionner d’une tiellement ou totalement isolées par des revêtements plastiques
manière fiable, il est nécessaire que la permittivité relative du produit (PVC, PP, PETP, et polymères fluorés : PFA, FEP, PTFE, etc.) ou même
soit au moins de 2. Quelques rares appareils plus sensibles exigent en céramique (cas des hautes températures). Quand le revêtement
moins. La fréquence du courant de mesure est, selon les appareils, est partiel, il a essentiellement pour objet de soustraire la mesure
de quelques kilohertz à quelques mégahertz. à l’influence de la paroi métallique par formation de pont de dépôts
Les systèmes dont une électrode est constituée par le réservoir conducteurs parasites. Quand la sonde est totalement isolée, le revê-
métallique et l’autre par une armature nue sont particulièrement sen- tement ou la gaine, moyennement fragiles, méritent d’être protégés
sibles à la foudre et doivent être protégés par des courts-circuiteurs contre les chocs, coups, usures produits par la manutention ou lors
rapides. de l’exploitation. On peut penser à l’abrasion par certains produits
L’emploi de microprocesseurs a amélioré considérablement la en vrac dans les silos.
mesure de niveau par capacité en facilitant diverses corrections, par Les parties actives de plusieurs sondes implantées sur un même
exemple la linéarisation du signal analogique si le réservoir ou le contenant doivent être séparées de quelques décimètres pour éviter
silo présente un coefficient de forme (cône à la base), la variation les interactions altérant les mesures.
de la permittivité du produit, etc. En ce dernier cas, un second capteur Les sondes sont étalonnées sur le site, si possible avec le produit
fixe est installé à une hauteur donnée et permet un réétalonnage et dans les conditions d’exploitation prévues.
périodique.
Si le milieu est conducteur et que, par adhérence, il laisse de larges [Link] Détecteur à tige ou à câble en milieu isolant
traînées sur la gaine isolée d’une sonde de mesure en continu, l’infor-
mation donnée est naturellement fausse. La transmission du courant L’électrode comporte une partie métallique dénudée, qui vient en
électrique s’effectue dans la zone polluée à travers une impédance contact quand le niveau du produit, liquide ou solide, monte. Le
complexe, ou admittance, constituée par la capacité linéaire du réservoir ou silo métallique forme très usuellement la seconde arma-
pseudo-condensateur et par le cheminement à travers la mince ture. Une contre-électrode tubulaire est utilisée avec les milieux à
couche résistante. Un microprocesseur permet de séparer la valeur faible permittivité, ou quand le contenant est en matière isolante
de la résistance de celle de la capacité et par conséquent d’apporter (figure 22).
une correction, nécessaire pour donner la vraie valeur du niveau. La sonde à tige peut atteindre quelques décimètres et être orientée
dans tous les sens.
[Link] Sécurité en zone explosible Le câble isolé comportant une sonde nue en extrémité peut
En atmosphère explosible, le principe de la sécurité intrinsèque atteindre les quelques 40 à 50 m (figure 23). S’il est très long, il peut
(article Matériels électriques pour atmosphères explosibles. Sécurité être amarré en partie basse grâce à un anneau. Avec une telle lon-
intrinsèque [R 533] dans le présent traité) exige une boucle de gueur, il faut penser à l’effort parfois considérable que le frottement
contrôle ne comportant pas deux masses accidentelles et concomi- provoqué par le vidage du matériau en vrac induit sur le point
tantes en deux endroits différents, car, si la masse générale de l’unité d’accrochage en haut, et qui se trouve reporté sur le toit, du silo ou
est non iso-potentielle (cas usuel), un courant dépassant dangeu- réservoir exigeant parfois un renforcement local de structure.
reusement la norme risque de circuler. Or, une simple barrière de Le temps de réponse varie de quelques 10 –1 s à quelques
Zener implique déjà une connexion permanente de la boucle à la secondes.
masse générale. Un autre court-circuit sur la boucle contrôlée suffit Les pressions maximales admissibles atteignent quelques cen-
donc pour atteindre la frontière du danger. Une séparation galva- taines de bars ; les températures de 200 à 300 oC impliquent une
nique complémentaire supprime le point de masse générale. liaison par coaxial faible capacité et haute température.
On peut déduire de ces principes des recommandations pour les
installations électriques incluant un risque de masse à la sonde. [Link] Détecteur à tige ou à câble en milieu conducteur
■ Les réservoirs ou silos métalliques contenant un produit Toutes les parties en contact sont isolées par la gaine qui sert de
conducteur sont à la terre. La contre-électrode nue, ou l’électrode de diélectrique (figure 24). Si le produit est très faiblement conducteur,
masse, est donc également à la terre et implique pratiquement une une contre-électrode tubulaire est utile, afin de réduire la résistance
séparation par barrière galvanique. parasite du milieu. Dans un contenant métallique, le milieu se trouve
Si le contrôle s’effectue à l’aide d’une sonde comportant deux nécessairement à la masse. Si le réservoir est isolant, une
armatures isolées de la masse, on peut admettre que la capacité du contre-électrode sert à amener le courant.
capteur est trop faible pour retenir une énergie suffisante pour pro- Les caractéristiques générales sont du même ordre que pour les
voquer une étincelle dangereuse et, si l’électronique est agréée, appareils précédents.
une simple barrière de Zener devrait suffire.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 17
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 18 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 19
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 20 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 21
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Figure 31 – Détecteurs à ultrasons avec émetteur et récepteur 2.7.2 Méthode avec émetteur
en vis-à-vis (doc. Bestobel-Mobrey) et récepteur combinés (radar)
Il s’agit d’un développement relativement récent, permettant la
mesure en continu sur des hauteurs d’une trentaine de mètres.
L’appareil fonctionne avec un principe voisin d’un système à
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 22 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
ultrasons, c’est-à-dire émetteur et récepteur combinés avec émission L’implantation est facile en toit de bac avec télétransmission à
d’impulsions et mesure du temps de retour de l’écho, mais cette fois distance, ce qui permet la télégestion d’un parc de réservoirs de
avec des longueurs d’ondes millimétriques (fréquence supérieure stockage. Initialement, le système avait été développé en tant que
à 100 GHz) pour obtenir une résolution de l’ordre de 1 mm. Il s’agit jaugeur Marine pour contrôler le chargement des tankers. Une ver-
d’un véritable radar, avec une antenne d’émission parabolique et un sion plus fine existe :
récepteur axial (figure 33). résolution : 1 mm ;
Cette solution offre une grande stabilité de mesure, la vitesse de erreur de linéarité : ± 2 mm ;
propagation des micro-ondes radar n’étant sensible ni à la tempé- température au niveau de l’instrument : – 40 à 70 oC.
rature ni à la composition chimique de l’atmosphère traversée.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 23
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Le principe des lames vibrantes est essentiellement employé local ou à distance par une télétransmission. La différence fonda-
pour la détection (tout ou rien) des niveaux. mentale avec la jauge asservie est précisément l’absence d’asser-
Un tel système est très sensible quand l’extrémité des lames vissement qui fait que cette information n’est pas délivrée d’une
commence à être effleurée par le produit, mais il est naturellement manière continue.
perturbé par la formation de dépôts ou par le colmatage, qui Ce système s’applique indifféremment aux liquides ou aux solides,
changent la fréquence de résonance. Heureusement, les vibrations toutefois il est juste de signaler qu’il équipe surtout les silos.
induisent un effet d’auto-nettoyage qui rend le procédé relativement Les caractéristiques types sont les suivantes :
fiable. Le salissement dans le creux de la fourche se montre moins
préjudiciable au bon fonctionnement que les dépôts incrustants en — hauteur mesurée : jusqu’à 70 m ;
bout de lames. — vitesse de descente : de 10 à 30 cm/s selon la course ;
— précision : de quelques centimètres à 1 dm selon la course
La température ne doit pas dépasser 80 oC ; l’appareil existe en (fonction du nombre d’impulsions pour la course totale) ;
différentes versions : étanche, antidéflagrante, etc. La température — température de fonctionnement dans le silo : – 20 à 70 oC ;
de l’électronique de mesure, proche de celle du milieu contrôlé car — pression atmosphérique ;
les deux lames sont conductrices de la chaleur, doit être surveillée — toutes sortes de protections (dont antidéflagrante).
si la température dans le contenant risque d’être trop élevée. Certains
appareils, comportant un préamplificateur au niveau de la sonde,
sont reliés à l’électronique d’exploitation par un câble qui protège
contre de trop fortes élévations de température.
Les caractéristiques typiques pour les instruments destinés au
contrôle des produits en vrac sont : température en trémie : – 20
à + 80 oC, pression maximale : 6 bar, masse volumique minimale :
30 g/dm3, temps de réponse : 2 s.
Les lames sont assez fragiles et ne peuvent convenir pour du vrac
lourd ni pour les granulométries du même ordre de grandeur que
l’interpale (risque de blocage). Il est important de les soustraire,
grâce à un auvent interne, à la chute des produits lors des remplis-
sages qui, en plus du danger de fausses alertes, risquerait de les
endommager. Les détecteurs étant naturellement sensibles aux
vibrations induites par l’installation, il en existe qui sont suspendus
à un câble.
Pour les liquides, les lames peuvent être munies d’ailerons qui
augmentent l’amortissement quand la viscosité est faible. Certains
Figure 35 – Détecteur à tige vibrante pour liquides (doc. Vega)
appareils acceptent des températures de milieu de – 40 à + 200 oC,
une pression maximale de service de 25 bar, une viscosité maximale
de 1 m2/s, une masse volumique minimale de 0,7 g/cm3.
La partie immergée ne comportant aucune cavité, les détecteurs
à lames vibrantes peuvent être utilisés dans l’industrie alimentaire.
Les lames sont réalisées en différents matériaux, y compris les
revêtements type PTFE.
Les appareils peuvent être disposés selon différentes orientations.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 24 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 25
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 26 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
opèrent en dérivation sur le réservoir principal ; par conséquent, le géométriques de planéité et de parallélisme des faces, dus à leur
niveau figurant derrière la paroi transparente correspond à la hauteur mode de coulée, se retrouvent dans les pièces terminées et limitent
manométrique de liquide depuis le plan de la connexion inférieure, leur utilisation en pression ;
et ce niveau ne coïncide avec celui dans le réservoir que si le milieu — moulage/pressage de verre boro-silicaté, suivi d’un usinage et
est homogène et isotherme. Dans un ballon de chaudière, par d’un traitement thermique de précontrainte, permettant d’obtenir
exemple, par suite de la production de vapeur, de l’ébullition et du des pièces de géométrie parfaite et ayant une très bonne résistance
« gonflement » dû à un appel brutal de vapeur, ce n’est pratiquement tant à la pression qu’à la température ;
jamais le cas ; le niveau indiqué est donc fictif, ce qui ne l’empêche — moulage/pressage dans des qualités de verre encore plus éla-
pas d’être très utile. borées (alumino-silicaté, verres optiques), autorisant la réalisation
La matière transparente de la paroi est très souvent le verre, mais de pièces très coûteuses, mais assurant une tenue dans des envi-
peut-être également une variété adéquate de plastique résistant aux ronnements extrêmes ou avec des qualités optiques excellentes.
conditions de pression, de température, de corrosion. Le verre peut Les mêmes technologies s’appliquent à la fabrication des disques
lui-même être protégé par une mince feuille transparente de mica de hublots, regards, etc.
ou de plastique, à moins que seules quelques épaisseurs de mica Sur le plan législatif, il n’existe pas, en France, de normes défi-
ne soient retenues. nissant ces produits. Seuls, les disques de regard doivent subir une
Notons une solution élégante, mais rarement applicable, épreuve hydraulique à une pression au moins égale aux quatre tiers
consistant à utiliser la vision à travers le matériau lui-même, trans- de la pression d’épreuve du réservoir sur lequel ils sont destinés à
parent ou translucide, du réservoir. être montés (circulaire ministérielle du 24 décembre 1960).
Le principe du niveau visuel, manifestement simple, inspire une À défaut de normes, les constructeurs sérieux réalisent des pièces
grande confiance aux exploitants qui éprouvent le sentiment de en verre conformes aux normes DIN :
« voir » le niveau vraiment. Aussi les niveaux à glaces restent-ils • DIN 7081 pour les glaces de niveaux ;
couramment employés, ils sont d’ailleurs imposés par le Service • DIN 7080 pour les disques de regards.
des Mines sur les ballons de générateurs de vapeur.
Ces normes sont très précises quant aux tolérances géométriques,
Néanmoins, il subsiste des limitations d’emploi comme la tenue ainsi que sur les performances mécaniques garanties. On trouve des
aux hautes pressions et aux hautes températures de l’ensemble verres garantis pour 8 fois la pression nominale.
verre-métal, la résistance à certains milieux corrosifs, la maintenance
assez lourde, la sécurité d’emploi du verre sous haute pression, le
[Link] Types de glaces. Dimensions
maintien dans le temps de la transparence. Aussi certains utilisateurs
s’orientent-ils vers d’autres solutions comme l’indicateur de niveau Les glaces de niveau sont de deux types :
magnétique (§ [Link] et [Link]). — les glaces à transparence, dont les deux faces sont lisses ;
Une des plus graves sources d’erreurs avec ces appareils réside — les glaces polyprismatiques, dont l’une des faces, celle orientée
dans la possibilité d’obstruction de l’une et/ou de l’autre connexion côté liquide, est munie de prismes qui, grâce à un phénomène de
de liaison. Une obturation partielle, par salissement ou par cristal- réfraction, permettent d’augmenter la visibilité sur les produits clairs
lisation, provoque un ralentissement du déplacement du niveau et limpides.
dans l’indicateur par rapport à celui du réservoir, d’autant plus La section la plus courante est 34 × 17 mm, mais on trouve des
sensible que les variations sont rapides. Quant au bouchage pur et sections de 34 × 21 ou encore de 30 × 17 mm. La figure 40 donne
simple, il peut faire croire à la présence d’un niveau stable, alors les dimensions des glaces standards. La visibilité effective est
qu’il n’existe plus de liquide. réduite, par rapport à ces dimensions, de la largeur du joint. La
Les indicateurs de niveau visuels sont des appareils répandus, largeur visible est de l’ordre de 15 à 20 mm. Pour les disques, il existe
dont il existe de nombreuses variantes : suffisamment de diamètres standards pour couvrir la majorité des
— niveaux à transparence ; applications.
— niveaux à réflexion ;
— niveaux à large chambre ; [Link] Résistance chimique
— niveaux à souder ;
Les verres sont attaqués par les solutions alcalines chaudes, ren-
— niveaux hautes pressions ;
contrées notamment dans l’utilisation sur les ballons de chaudières.
— niveaux à visibilité continue ;
Cette action, particulièrement sensible à partir de pH 10, double à
— niveaux tubulaires ;
peu près pour chaque augmentation de 10 oC (figure 41). L’agitation
— niveaux bicolores ;
et la présence d’additifs augmentent la corrosion. Pratiquement, le
— niveaux vapeur ;
phénomène devient perceptible pour des pressions de service supé-
— niveaux à transmission à distance ;
rieures à environ 35 bar, dépendant du traitement de l’eau, de
— hublots-manchons.
l’importance des purges continues, etc.
L’autre agresseur des verres est l’acide fluorhydrique.
3.1.2 Glaces de niveau Dans ces deux cas, la solution réside dans l’emploi de glaces à
transparence lisses que l’on peut protéger contre les solutions alca-
Le composant de base des niveaux à glace est la glace de niveau lines chaudes avec une feuille de mica, ou de plastique fluoré contre
en verre. les ions F –. Notons l’emploi de « glaces » en matières plastiques,
quand les conditions de température et de pression l’autorisent.
Plusieurs technologies de réalisation sont employées actuelle-
ment pour ce composant fondamental :
— découpe dans des plaques de verre ordinaire (alcalino-silicaté) [Link] Résistance aux chocs thermiques
et renforcement éventuel des caractéristiques mécaniques par Le tenue aux chocs thermiques est une caractéristique très impor-
trempe à l’air ; cette méthode est très économique, mais conduit à tante. Les verres borosilicatés trempés permettent des variations de
des performances en pression et en température limitées ; température brutales de 250 à 300 oC.
— découpe dans des plaques de verre boro-silicaté, donnant des
pièces plus résistantes à la température ; cependant, les défauts
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 27
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 28 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 29
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 30 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 31
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
3.1.7 Hublots et manchons Lorsqu’ils sont utilisés sur des liquides froids ou cryogéniques,
sur des gaz liquéfiés, les appareils se couvrent de givre et l’on ne
voit plus rien. On utilise alors une extension en plastique trans-
■ Du point de vue de la sécurité, les hublots (figure 49), sont parent, plaquée par la tranche sur le verre.
considérés avec attention par le Service des Mines qui exige un
contrôle de la résistance mécanique du disque de verre, contrôle Avec un liquide cryogénique (méthane à – 162 oC, azote à – 196 oC,
cependant effectué éventuellement dans un montage qui n’est pas oxygène à – 192 oC, etc.), l’extension a une longueur d’environ
nécessairement celui de l’implantation finale. Monté sur un fond 200 mm et il conviendra de situer l’œil horizontalement par rapport
bombé de rayon de courbure R (sommet de réacteur par exemple), au niveau visé, pour éviter une erreur de parallaxe provoquée par
le macaron métallique qui reçoit le disque subit des contraintes éga- la réfraction dans la matière transparente de l’extension.
lement réparties. Il n’en est pas de même pour un macaron soudé sur Mauvaise conductrice du froid, l’extension voit sa tranche exté-
une jupe verticale ; dans ce cas le corps, sur des dispositifs hautes rieure libre de givre et permet la vision.
pressions, doit être sérieusement renforcé. On peut aussi envisager
un montage sur tubulure, qui est moins lisible mais plus sain du point [Link] Dispositifs de réchauffage
de vue mécanique.
Exposés par leur situation latérale, ne recevant qu’un minimum
Remarquons qu’un hublot unique n’est guère efficace pour voir de chauffage par les liaisons au réservoir, et présentant en outre une
à l’intérieur d’un récipient sombre. Il est utile de prévoir un second surface de dissipation importante, les niveaux visuels, même bien
hublot muni d’un éclairage (éventuellement antidéflagrant) dirigé calorifugés, peuvent provoquer la cristallisation, le gel ou rendre
vers l’intérieur. visqueux certains liquides sensibles, si la température ambiante
Il existe des accessoires, tels des essuie-glaces manuels ou auto- devient basse. Leur emploi devient alors dangereux, car on ne peut
matiques, pour faciliter la lecture. plus faire confiance à l’indication qu’ils fournissent. Plusieurs sys-
tèmes de réchauffage, internes, externes, électriques ou à vapeur,
■ Les manchons sont des portions de tubes de verre (ou de plas-
existent pour pallier cette insuffisance :
tique) intercalés entre deux brides d’une tuyauterie verticale. Ils
n’indiquent le niveau que sur une faible hauteur en général, et sont — le plus simple consiste en un tube métallique (acier inoxy-
à prohiber sur les fluides dangereux. dable) de quelques millimètres de diamètre, qui traverse le corps
de jauge verticalement grâce à deux presse-étoupes ; cette solution
n’offre pas toujours l’efficacité indispensable ;
— on peut employer un réchauffage externe par tubes soudés
au corps de jauge, parcourus par la vapeur ;
— on peut employer un traçage classique sous calorifugeage.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 32 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 33
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 34 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 35
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 36 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
[Link] Indicateur magnétique à index-ludion Cet indicateur possède une très bonne lisibilité, limitée en pré-
cision par le pas des ILS et par le diamètre de la liaison : il y a autant
Il s’agit d’une variante du type précédent, mais le flotteur entraîne
de fils que de couples ILS-lampe.
un petit index magnétique qui glisse dans un tube de verre vertical
accolé à la cuve le long d’une règle graduée (figure 55a ). Le tube Une variante intéressante consiste en une chaîne de résistances
est, ou non, rempli d’un liquide censé équilibrer le poids de l’index électriques commandées chacune par un interrupteur ILS minia-
(d’où le nom de ludion ). En réalité, ce liquide, non indispensable, ture (figure 56). Le signal pseudo-analogique équivaut à celui d’un
peut freiner les déplacements rapides de l’index. Les aimants actuels potentiomètre classique.
des flotteurs sont assez puissants pour maintenir un index dans l’air Autre variante : emploi d’un transformateur différentiel
sans liquide support. (figure 57).
Les mouvements vifs du niveau ne provoquent pas de décroche-
ments, sauf cas extrêmes (coups de bélier, caléfaction de liquide
cryogénique, etc.) ; alors l’index est ramené à sa position normale 3.2.3 Transmetteurs à plongeur
grâce à un petit aimant portatif. Une solution consiste à limiter le
débattement du flotteur avec une butée dans la cuve vers le bas, Le plongeur tend de lui-même à couler, mais on prévient cette
de telle sorte que l’index accroché se situe en position basse immersion et l’on mesure la variation de poids apparent en fonc-
au-dessus d’un repère ; s’il figure au-dessous, c’est le signe qu’il tion de l’immersion plus ou moins grande.
est décroché (figure 55b ). La poussée d’Archimède s’exerçant sur un plongeur vertical,
Le tube de verre peut, pour raison de fragilité, être remplacé par dont la longueur est au moins égale à la dénivellation à mesurer,
un tube de plastique transparent, mais alors le coefficient de glis- est transformée en un signal analogique fonction de la hauteur
sement se trouve réduit et le décrochement est plus probable. manométrique et non de la hauteur vraie.
Cet indicateur magnétique présente à peu près les mêmes per- Si la section horizontale du plongeur est constante et la densité
formances que le modèle précédent (§ [Link]). Bien qu’il soit moins du liquide homogène sur toute la hauteur, la relation signal de
lisible, certains le préfèrent cependant pour sa simplicité. Il existe, sortie/hauteur est linéaire.
dans la même gamme de pression et de température, en modèle Le plongeur plein, réalisable en tous matériaux, comme les
latéral ou en sommet de réservoir. autres parties en contact, ne pose pratiquement pas de problème
tant pour la corrosion que pour la pression admissible. La trans-
[Link] Indicateur à transmission électrique mission de l’information s’effectue généralement sans l’aide d’un
Le flotteur se déplace autour d’un tube guide qui contient un presse-étoupe, de manière à éliminer l’influence perturbatrice de la
chapelet d’interrupteurs à lame souple (ILS) miniaturisés et dont le pression statique.
contact est mémorisé par le passage de l’aimant contenu dans le
flotteur. Le coulissement de ce dernier provoque, à distance, l’allu-
mage d’une rampe de lampes ou de diodes électro-luminescentes.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 37
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Dans une majorité de cas, le plongeur est un simple cylindre systèmes buse-palette, jauges de contrainte, autres dispositifs de
métallique. On peut cependant signaler l’emploi, sur de grandes mesure à micro-déplacement, etc. L’appareil délivre un signal pneu-
hauteurs, d’une chaîne ou d’un câble qui en font office. matique ou électronique.
Les plongeurs harmoniques compensent, dans une cuve calibrée, L’ensemble est pratiquement statique et robuste et se trouve à la
les minimes erreurs de section en modulant leur diamètre. Ainsi, base de la plupart des boucles de mesure ou de régulation de niveau.
chaque section de la cuve devient rigoureusement constante sur
Ces instruments classiques présentent typiquement une étendue
toute la hauteur. Associé à une mesure fine de la poussée, le dis-
de mesure de quelques mètres de hauteur, une pression maximale
positif a alors une résolution de 10–3 et transforme la mesure du
admissible de 200 à 300 bar, une température maximale de 200
niveau en mesure de débit-masse lors du remplissage ou du vidage
à 300 oC, une précision annoncée de 0,5 % pleine échelle.
de la cuve, même pour de très faibles débits (quelques cm3 /h).
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 38 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 39
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Cette solution assez peu précise suffit et se trouve employée, par Les principales différences, en plus de la qualité de la réalisation,
exemple, dans les bassins de traitement des eaux à pression atmo- sont les suivantes :
sphérique. Les contacts au mercure autorisent des courants jusqu’à — la transmission du mouvement de rotation du tambour calibré
une vingtaine d’ampères et donc le fonctionnement direct de certains s’effectue par un entraînement magnétique puissant, sans
auxiliaires, comme les pompes. De véritables arbres peuvent ainsi presse-étoupe ;
être constitués pour assurer le contrôle à divers niveaux. — le système réalise un asservissement par mesure continue de
la force de traction sur le câble qui est maintenue constante, de
façon que la profondeur d’immersion du flotteur reste égale ;
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 40 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
La force d’un flotteur peut être assez puissante pour actionner une
vanne de contrôle, comme dans une chasse d’eau ou un purgeur
à flotteur.
Une version industrielle courante est le limiteur de suremplissage
des camions-citernes ou wagons-citernes.
Figure 62 – Détecteur à plongeurs et ressort d’équilibrage : Des systèmes existent, assurant une régulation simple, mais quel-
principe de fonctionnement (doc. Bestobel-Mobrey) quefois suffisante. Ainsi, des vannes-papillon peuvent être munies
d’un gros flotteur qui agit directement sur l’axe. D’autres modèles
de vannes sont aussi utilisés.
Les régulations obtenues, en dehors de la caractéristique de vanne
qui peut être choisie au départ, présentent le comportement d’une
action proportionnelle pure, à gain parfois réglable par ajustement
de la longueur du bras de levier. Elles produisent une erreur de sta-
tisme importante sur le niveau en fonction du débit, allant de vanne
fermée (flotteur en butée haute) à vanne grande ouverte (flotteur en
butée basse) ; comme toutes les régulations proportionnelles, elles
sont sensibles au pompage (article Chaînes de régulation types
[R 7 100], dans la rubrique Automatique du présent traité).
3.3.1 Généralités
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 41
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Si le réservoir se trouve sous pression variable, une compensation Un clapet de sécurité peut être placé sur la ligne, pour éviter des
de pression est indispensable. La prise inférieure se trouve en bas fuites du produit à travers l’appareil de mesure si l’élément sensible
du réservoir, l’autre dans la phase gazeuse, au-dessus du plus haut est détruit.
niveau (figure 64).
Cependant, la fiabilité de la mesure reste liée à la qualité des
prises, dont l’une, implantée dans la zone basse du réservoir, subit 3.3.3 Appareils à membrane
le risque de présence de dépôts, de boues, de décantats, etc. La
prise supérieure n’est d’ailleurs pas à l’abri d’obstructions par des Les capteurs comportant une membrane sont intéressants car ils
cristallisations, des condensations, des figeages, etc. Diverses solu- présentent une très bonne sensibilité et une très bonne précision.
tions sont apportées pour éviter l’emploi de connexions de petit Il existe des membranes minces (quelques dixièmes de millimètre)
diamètre, qui tendent à se boucher ; citons : qui ne résistent aux surpressions éventuelles qu’à condition de venir
— les capteurs à membrane affleurante (§ [Link]) ; s’appuyer sur le plateau sans déformation dépassant les limites
— les capteurs à extension (§ [Link]) ; élastiques du matériau constitutif. Un limiteur de pression, sorte de
— les insufflations de gaz (§ 3.3.4) ; clapet solidaire de la membrane, placé avant le capillaire dans un
— les instillations de liquides (§ 3.3.5). liquide intermédiaire, peut jouer le même rôle de protection, en
bloquant la circulation de ce dernier. Les membranes et capteurs
Le deuxième problème lié à l’emploi des prises réside dans l’exacte existent dans à peu près toutes les natures de matériaux métalliques,
connaissance de la densité du fluide dans les connexions de liaisons. dans une grande variété de diamètres et de technologies. La
Pour que la mesure soit juste, il est indispensable de connaître cette figure 65 illustre le principe des cellules à jauges de contrainte pié-
densité, afin d’effectuer une éventuelle correction. Pour que la zorésistives, technique actuellement très répandue.
mesure soit fidèle, la densité ne doit pas évoluer dans le temps. Ce
sont des conditions parfois difficiles à dominer. Dans les appareils dédiés à la mesure de niveau, pour éviter l’ennui
de connexions sensibles au salissement, la disposition peut être telle
Le troisième problème consiste à disposer les prises de pression que la membrane vient affleurer la paroi interne du réservoir, ou
à une place où le liquide ne risque pas, par son mouvement, presque. Ces capteurs sont appelés à membrane affleurante
d’induire des variations de pression dynamique susceptibles d’être (figure 67).
perçues par le capteur. Pour cette raison, il est préférable d’éviter
les implantations sur les tubulures de service du réservoir. Dans une autre version (Rosemount), la membrane est déportée
à l’extrémité d’une extension pénétrant dans une tubulure de lon-
gueur adéquate pour réaliser de nouveau l’affleurement.
3.3.2 Mesure de la pression relative Il existe trois montages de base :
en bas de réservoir — membrane affleurant la paroi verticale ;
— membrane en disposition fond du réservoir ;
Un simple manomètre, placé en partie basse d’un bac, peut faire — membrane orientée vers le haut dans des capteurs
l’affaire, comme tous appareils d’indication, de détection, de trans- immergeables.
mission, de régulation de pression relative. Le montage vertical ne prête guère à critique, si ce n’est qu’il
Une précaution élémentaire, pour éviter les sédimentations, n’est pas isolable facilement, sinon par une vanne à passage direct,
consiste à orienter la cavité que ces appareils peuvent comporter du diamètre de la membrane, qui ménage un cul-de-sac peu
vers le haut, bien que cela conduise à emprisonner, au moins dans souhaitable.
la phase de démarrage, une petite colonne de gaz qui, sur de faibles Le montage en fond n’est pas recommandable, sinon avec les
échelles, peut fausser la mesure, même si elle se résorbe dans le liquides pour lesquels existe la certitude qu’ils ne déposent pas.
temps par dissolution du gaz dans le liquide.
La solution d’un capteur immergeable est séduisante, la mem-
Une vanne à passage direct peut isoler l’appareil pour inter- brane constituant l’extrémité d’une sonde, où le capteur en entier
vention en service, et la disposition est choisie, grâce à des bou- est plongé au bout d’un câble ou d’un tube. Dans ce cas, l’orientation
chons, de manière à faciliter le nettoyage de la connexion (mais il de la membrane est la plus satisfaisante pour éviter la sédimentation,
faut alors vider le réservoir). et de plus le capteur peut être extrait facilement sans avoir à vider
le contenu de la cuve. En outre, il n’existe pas de point faible dans
la structure basse du réservoir risquant de laisser fuir le produit.
Enfin, de très grandes profondeurs sont accessibles sans problème
à travers un tubage éventuellement étroit (stockages souterrains,
puits, nappes d’eau, mer, etc.).
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 42 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 43
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 44 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 45
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Figure 69 – Mesure de niveau h par bullage Figure 70 – Système de mesure par bullage, à transmetteur intégré
dans un réservoir pressurisé (doc. OTIC Fischer et Porter) (doc. Auxitrol)
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 46 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
Une quantité donnée d’énergie étant injectée dans une sonde, par Une solution élégante consiste à employer une résistance de
exemple en faisant passer un courant d’intensité connue dans une platine ou de nickel à la fois pour produire la chaleur sous l’action
résistance donnée, la sonde va monter d’autant plus en température du courant, et comme capteur de température. La résistivité du
par rapport au milieu que ce dernier montre de la difficulté à dissiper platine croît avec la température. Quand la sonde passe du liquide
la chaleur produite, notamment quand le coefficient de transfert est au gaz, la température augmente grâce à la réduction de la dissi-
faible en phase gaz/vapeur. pation, donc la résistance de l’élément croît et aussi la quantité de
On observera une montée de la température quand la sonde émer- chaleur produite sous courant constant. On obtient donc, par ces
gera du liquide, phénomène qui est mis à profit dans la méthode effets cumulatifs, une très vive sensibilité.
de mesure des niveaux par dissipation thermique ; c’est donc une Pratiquement, la technologie de réalisation des sondes s’appa-
simple mesure de température avec un élément sensible placé dans rente à la construction des cannes pyrométriques en respectant les
la sonde à côté de la résistance dissipatrice, ou, solution encore plus critères précédents. Des sondes chemisées auxquelles sont soudées
simple, confondu avec elle. de petites ailettes font l’affaire (figure 72). Des cannes multipoints
Il s’agit d’un repérage de niveau vrai, géométrique. Quant à l’appa- permettent de suivre l’évolution du niveau dans des hauts réservoirs.
reillage, il est représenté par toute la panoplie des capteurs dispo-
nibles pour les contrôles de température. Toutefois, leur utilisation
en capteurs de niveau nécessite généralement une adaptation des 3.4.3 Mesure continue
sondes.
La société Framatome a développé, d’abord pour ses propres
besoins, une solution inédite consistant à mettre en œuvre, selon
3.4.2 Sondes pour détecteurs une technologie inspirée de celle des couples thermoélectriques
chemisés, un conducteur en métal résistant et un second conducteur
Dans une capsule en matériau insensible à la corrosion, généra- en platine, isolés dans une gaine métallique inoxydable (figure 73).
lement en métal adéquat, se trouve l’élément chauffant de résis- Plongée verticalement dans un liquide, une longueur verticale du
tance R émettant une quantité de chaleur Q lors du passage d’un complexe présente linéairement le phénomène ponctuel de dissi-
courant régulé I. La puissance produite est : pation décrit précédemment avec un régime pour la partie immergée
dans le liquide et un autre pour la partie émergée. Si l’on fait passer
Q = R I 2 = Cte un courant constant dans le conducteur chauffant, on recueille, aux
On suppose (figure 71) que T R , température de la résistance, est bornes du fil de platine, une variation de résistance proportionnelle
égale à TS , température de la paroi externe, car la capsule est petite au niveau vrai de l’interface liquide/gaz.
et constituée de matériaux bons conducteurs de la chaleur (en réalité,
T R > T S ). Si S est la surface extérieure de la capsule, C le coefficient
(global) de transfert thermique superficiel (ou coefficient de dissi-
pation thermique), T M la température du milieu, il est possible
d’écrire :
Q = RI 2 = SC (TS – TM )
ou :
∆T (surface/milieu) = (Q /S ) × (1/C )
Q /S étant constant, la différence de température entre l’élément
et le milieu est inversement proportionnelle au coefficient de trans-
fert thermique superficiel C. Dans un milieu isotherme, le passage
d’un milieu bon conducteur (liquide) à un milieu mauvais conducteur
(gaz) se traduit par l’élévation de la température de la sonde, avec
une vitesse de variation qui dépend de l’apport de chaleur, de
Figure 71 – Sonde pour détecteur thermique : transfert de chaleur
l’énergie thermique, de la surface de la sonde et du coefficient de
dissipation thermique dans l’un et l’autre milieu.
Cette analyse rapide permet de comprendre les paramètres
régissant la réalisation des sondes de niveau utilisant cette méthode :
— faible inertie thermique ;
— constitution en matériaux bons conducteurs ;
— surface augmentée par les ailettes pour améliorer la dissipation
thermique ;
ainsi que les facteurs en limitant l’emploi :
— variations rapides du niveau, par suite de l’inertie thermique ;
Figure 72 – Sonde à ailettes pour détecteur thermique
— variations rapides de la température du milieu (qui peuvent être
mal interprétées) ; en pratique, la méthode ne peut être utilisée que
dans des milieux isothermes stables ;
— milieux salissants, les dépôts altérant la faculté de dissipation
de la sonde.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 47
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 48 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 49
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Quelques Système
Palpage < 50 m Rare Atmosphérique < 100 oC Rare Peu peu
cm sensible
sensible
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 50 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
____________________________________________________________________________________________________________________________ NIVEAUX
Tableau 4 – Caractéristiques des différentes méthodes de mesure et de détection des niveaux (suite)
Mesure Détection Caractéristiques du milieu
Milieu Méthode
Précision
Étendue Précision (1) Pression Température Corrosion Colmatage Viscosité
(1)
Indication Gamme
Quelques m 1 mm ............... < 500 bar < 400 oC de matériaux Salissement Système
directe sensible
disponibles
Flotteur ou plongeur
— flotteur à câble ou tambour < 40 m 1 cm ............... < 30 bar o
< 100 C Gamme Colmatage Parfois
— flotteur asservi < 40 m 2 mm ............... < 10 bar sensible
de matériaux possible selon
— systèmes magnétiques <3m 1 cm 1 cm < 800 bar < 400 oC disponibles les systèmes selon
système
— détecteur à poire ............... ............... 5 cm Atmosphérique < 50 oC
LIQUIDES — transmetteur à plongeur <3m 1 % PE ............... < 200 bar < 200 oC
Pression Liaisons et
connexions
Gamme sensibles Peu de
— bourdon, soufflet de 10 mm Indifférente sauf
— membrane Usuellement de métaux Membrane problèmes
à 1 ‰ PE 1 % PE < 1 000 bar pour systèmes disponibles
— membrane affleurante 10 km immergés affleurante, sauf basses
— membrane à extension (séparateur) extension, échelles
— immergeable immergeable,
peu sensibles
Gamme
Dissipation thermique <6m 1 % PE 1/2 cm Indifférente Indifférente de métaux Système Un peu
si stable sensible sensible
disponibles
Interface
Accessibilité
Liquide/Liquide Protections Signal Niveau
sous à pression atmosphérique en milieu de de Observations
Détection Mesure pression explosible sortie prix
NH (2) NB (2)
Difficile Difficile Difficile Oui Non ................. ................. Bon Exploitation et maintenance rustiques.
marché Incompatibilité avec une gestion moderne.
Hauteur manométrique. Tous systèmes
dynamométriques conviennent.
Difficile Difficile Totale Oui Oui Toutes Électrique Moyen à cher Nombreux interférants : tare, réactions
tuyauteries, vents, neige, etc...
Possible
(dépend de Difficile Niveau géométrique.
l’épaisseur mais Totale Oui Oui Toutes Électrique Élevé (mesure) Sujétions de sécurité, de maintenance :
de couche et possible manipulation des sources radioactives.
de ∆d )
Difficile Difficile
Niveau géométrique.
Existe Existe Non Oui Oui Toutes Électrique Moyen Sujétions de salissement.
Difficile Difficile
Oui Non Sécurité Peu
Difficile Difficile Non intrinsèque Électrique élevé Niveau géométrique.
Oui Oui possible
Oui Oui Niveau géométrique.
Difficile Difficile Non Toutes Électrique Moyen Sensibilité au poussiérage.
Oui Non Traitement.
Oui Niveau géométrique.
Non Non Oui Oui Toutes Électrique Élevé Mesure par occultation sur réservoirs non
Non métalliques.
Non Non Non Oui Non Toutes Électrique Moyen Niveau géométrique.
Niveau géométrique.
Non Non Non Oui Non Toutes Électrique Moyen Plusieurs technologies de palpeur.
Sensibilité à l’éboulement de talus.
(1) PE : pleine échelle. (2) NH : en niveau haut, NB : en niveau bas.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle R 2 010 − 51
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Tableau 4 – Caractéristiques des différentes méthodes de mesure et de détection des niveaux (suite)
Interface
Accessibilité
Liquide/Liquide Protections Signal Niveau
sous à pression atmosphérique en milieu de de Observations
Détection Mesure pression explosible sortie prix
NH (2) NB (2)
Oui Oui Oui Oui Oui Néant Néant Variable Niveau géométrique et hauteur
avec vannes avec vannes avec vannes manométrique.
Niveau géométrique.
Difficile Difficile Non Oui Non Sécurité Électrique Moyen Précision variant avec la vitesse
intrinsèque d’évolution du niveau.
Caractéristiques du milieu Accessibilité
Pendu- Niveau
laire géométrique
Mem-
SOLIDES brane Atmo- Petite
1 dm sphé- < 100 oC gamme de Possible Non Oui Non Sécurité Électrique Peu
rique matériaux intrinsèque élevé Niveau
disponibles géométrique
Boule pour produits
lourds coulant
bien.
(1) PE : pleine échelle. (2) NH : en niveau haut, NB : en niveau bas.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
R 2 010 − 52 © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
P
O
U
Niveaux R
E
par Michel RICHARD
Ingénieur de l’École Nationale Supérieure de Céramique Industrielle
N
Bibliographie
ASCH (G.) et coll. – Les capteurs en instrumentation
S
industrielle. 2e éd., Dunod (1992).
Capteurs. Tome 6 : Débit. Niveau. Éditions Kirk (1991).
A
GILLUM (D.R.). – Industrial level, pressure, and
density measurement. ISA Instruments Society of
America, 2e éd. (1995).
V
O
Normalisation
I
Norme française Normes allemandes R
Association française de normalisation AFNOR Deutsches Institut für Normung eV DIN
NF M 61-002 12-84 Sources radioactives scellées. Généralités et classifi- DIN 7080 5-92 Runde Schauglasplatten für Druckbeanspruchung bei
cation (éq. ISO 1677 et 2919). Temperaturen bis 280 oC (300 oC), ohne Begrenzung im
Norme internationale
International Organization for Standardization ISO
Tieftemperaturbereich.
Pressure resistant circular sight glasses for tempera-
tures up to 280 oC (300 oC), without limitation in the
P
ISO 2919 1980 Sources radioactives scellées. Classification.
DIN 7081 8-75
range of low temperature.
Lange Schauglasplatten für Druckbeanspruchung bei
Temperaturen bis 243 oC (280 oC), ohne Begrenzung im
L
Tieftemperaturbereich.
Pressure resistant oblong sight glasses for tempera-
tures up to 243 oC (280 oC), without limitation in the
U
range of low temperature.
S
Constructeurs. Fournisseurs
(liste non exhaustive)
U
O
V
S
P
E
L
I
(0)
Doc. R 2 010 − 2
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Systèmes de mesure : Rubriques
Constructeurs.
Fournisseurs
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79
ABB
● ● ● ● ● ●
Instrumentation
Acal Auriema
(Constructeur :
Unimesse ● ● ●
Messtechnische
Geräte)
AIRAP ● ●
AMC (Atelier
Mécanique ● ● ●
de Clamart)
AMO (Atelier
● ● ● ● ● ● ● ●
Montage Outillage)
A Puissance 3 ●
ARM (Appareils
et Réalisations ● ● ● ● ● ●
Mécaniques)
ATMI
(Applications
Techniques ●
Modernes
Industrielles)
Automation 2000 ●
Automation ●
Products Inc.
Automatisme ● ●
et Contrôle
Automatismes ● ●
appliqués (Les)
Auxitrol ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Baelz Automatic ●
Bamo Mesures ● ● ● ● ● ● ●
Ben ● ●
Beri ● ● ●
Berthold France ● ● ●
Bourdon Sedeme ● ●
Bristol - Meci ● ●
BTG (Zellweger ●
Analytics)
Bullier
●
International
Burkert
●
Contromatic
Callisto ●
Chauvin Arnoux ●
(1) Elsag Bailey Hertmann et Braun regroupe les activités de l’ex-société Hartmann et Braun, mais aussi celles de l’ex-société OTIC Fischer et Porter.
____________________________________________________________________________________________________________________________
Systèmes de mesure : Rubriques
Constructeurs.
Fournisseurs
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79
CIEMA
(Construction
Industrielle ● ● ● ● ●
d’Électronique
et de Matériel
Automatique)
CITA (Capteurs
Instrumentation
●
Techniques
Associés)
COMEUREG
(Cie Européenne
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie
●
de Régulation)
est strictement interdite. − © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
Danfoss ● ●
Delmo - Delsecco
et Cie ● ● ● ● ● ● ● ●
(Appareillages)
Deltalab ●
Desgranges ● ● ●
et Huot
DIAPE (Distribution
Internationale
●
d’Appareillage
Professionnel)
DIFE (Diffusion
Industrielle France ● ● ● ● ● ●
Export)
Ditel France ●
Druck ●
Dwyer Instruments ● ● ●
(Mercolo)
EEM Action ●
Technologies
Effa Études ● ● ●
Electronic ●
Services
Elesta ● ● ●
Elitec
Technologies
d’Automatismes ●
(Constructeur : SIE
Sensorik)
Elsag Bailey
(Hartmann ● ● ●
et Braun) (1)
Endress et Hauser ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Doc. R 2 010 − 3
Enraf Nonius
● ● ● ● ● ● ● ●
France
Équipements
Scientifiques
●
(Constructeur :
Riegl)
NIVEAUX
Eurisys ● ●
(1) Elsag Bailey Hertmann et Braun regroupe les activités de l’ex-société Hartmann et Braun, mais aussi celles de l’ex-société OTIC Fischer et Porter.
U
U
O
V
S
P
E
L
I
U
U
O
V
S
P
E
L
I
Doc. R 2 010 − 4
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Systèmes de mesure : Rubriques
Constructeurs.
Fournisseurs
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79
Euro Air
Instruments
(Honsberg)
Eurojauge ● ● ● ● ● ● ● ●
Euromatest Sintco
(Constructeur : ● ●
Spriano)
Fafnir Airindex ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Fget Dahan ●
Flygt France ●
Foxboro France ● ● ● ● ●
Framatome
● ● ●
division Optofra
GEC Composants
● ● ●
(Besta)
Gemu ●
Gestra ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Gore W.L.
● ●
et Associés
Hanna Instruments
●
France
Hectronic ●
Honeywell ● ● ●
IC Mesures ● ● ●
Imo Trans-
instruments
● ● ● ● ●
(Constructeur :
Weka)
Instruments
et Controls
(Const. : ITT Barton ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Process
Instruments
and Controls)
Iteca ● ● ● ● ● ● ●
Jetly ●
JMC
Environnement ● ●
(MJK Danemark)
Jola ● ● ● ●
Jumo Régulation ●
Keller Métrologie ● ● ● ● ●
de la Pression
Keystone ● ● ● ● ● ● ● ● ●
(Marque : Yarway)
Kobold ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Instrumentation
(1) Elsag Bailey Hertmann et Braun regroupe les activités de l’ex-société Hartmann et Braun, mais aussi celles de l’ex-société OTIC Fischer et Porter.
____________________________________________________________________________________________________________________________
Systèmes de mesure : Rubriques
Constructeurs.
Fournisseurs
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79
Krohne ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Kubler France ● ● ● ● ● ● ●
Lafon ● ●
LASE Techniques
●
laser
Magnétrol ● ● ● ● ● ● ●
MAIR Mesures
(Great Lake
● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Instruments,
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie
Bindicator)
est strictement interdite. − © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
Masoneilan div.
de Dresser Pro- ●
duits Industriels
MDT (Mesure
● ● ●
de Traces)
Mesa ● ●
Mesure Process ● ● ● ● ●
Mesureur ● ●
Milltronics ● ● ●
MIP Platon
(Marine Industrie ● ● ● ● ● ●
Pétrole)
Mobrey (KDG
● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Houdec)
MRPI ●
Ohmart
(Distributeur : Beta ● ● ● ●
Mecobel)
Omega Dynamic ● ●
Ott France ● ● ● ●
Pepperls et Fuchs ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Pfaudler Werke AG ●
Philips Industrielle
et Commerciale ● ● ● ●
(Service PMA)
Photonetics ● ●
Pix electrical
● ●
Co. Ltd
Platon ● ● ●
Protais ● ● ● ● ● ● ●
Radarson ● ●
Doc. R 2 010 − 5
Régulateurs
● ●
Georgin
Rinkal
(Constructeur : ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Hopkinsons)
NIVEAUX
Rio Instruments ●
(1) Elsag Bailey Hertmann et Braun regroupe les activités de l’ex-société Hartmann et Braun, mais aussi celles de l’ex-société OTIC Fischer et Porter.
U
U
O
V
S
P
E
L
I
U
U
O
V
S
P
E
L
I
Doc. R 2 010 − 6
NIVEAUX _____________________________________________________________________________________________________________________________
Systèmes de mesure : Rubriques
Constructeurs.
Fournisseurs
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79
ROGO (Robert ●
Goetz et Cie)
Rosemount ● ● ●
Samson ● ●
Régulation
Sanor (Marque : ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Merkens Igema)
Sart ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Scaime ● ● ●
SDMI (Service
Diffusion de
● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Matériel Industriel)
(Mobrey)
Sert ●
Servo ●
Siccom ● ●
Sick Optique ● ●
Electronique
Sika France ●
Siemens ● ● ●
Socla ●
SOCOFRI (Sté de
Commercialisation
et de Fabrication ●
de Robinetterie
Industrielle)
SRL ● ●
Syrelec Crouzet ● ●
Automatisme
TBT (Très Basses
● ● ●
Températures)
Tecfluid France ● ● ● ● ● ●
Techmation
(Constructeur :
● ● ● ● ● ● ●
Manning
Technologies)
Tepi Systèmes ●
Tripette et Renaud ● ● ● ●
Trouvay et Cauvin
(Constructeur : ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Klinger)
Ultraflux ● ●
Valmet Automation
● ● ● ●
France
Vega Technique ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Vogtlin (züllig) ● ● ● ● ●
Whessoe ● ● ● ● ●
Yokogawa
● ●
Contrôle Bayley
(1) Elsag Bailey Hertmann et Braun regroupe les activités de l’ex-société Hartmann et Braun, mais aussi celles de l’ex-société OTIC Fischer et Porter.
(0)
____________________________________________________________________________________________________________________________
Liste des rubriques niveaux
1 Jauge manuelle : tige, ruban, sabre, échelle, toise, pige, etc. 41 Indicateur de niveau utilisant un empilage de petits hublots, notamment pour les hautes pressions.
2 Jauge manuelle approuvée par le Service de métrologie (ministère de l’Industrie et de la Recherche). 42 Indicateur de niveau à glaces avec effet prisme noir/blanc ou rouge/vert pour amélioration de la visibilité.
3 Tous capteurs de masse, poids ou contraintes : aricles Pesage [R 1 730] [R 1 740] [R 1 750]. 43 Indicateur de niveau utilisant quelques feuilles de mica de glaces (chaudières haute pression).
4 Conteneurs de radio-isotopes approuvés par le ministère de la Santé. 44 Indicateur de niveau employant un tube de verre ou de plastique transparent.
5 Détecteurs à tube de Geiger-Müller. 45 Indicateur de niveau consistant en un hublot ou un manchon en verre.
6 Mesure en continu obtenue par juxtaposition verticale de tubes de Geiger-Müller. 46 Éclairage antidéflagrant (ou non) améliorant la visibilité d’un indicateur de niveau.
7 Mesure en continu utilisant une chambre d’ionisation de hauteur adéquate 47 Détecteur de niveau à flotteur, à transmission magnétique ou mécanique.
8 Mesure en continu utilisant un photoscintillateur de hauteur adéquate. 48 Détecteur de niveau avec flotteur coulissant sur un tube guide, généralement à transmission magnétique.
9 Détecteur utilisant une méthode optique dans l’ultraviolet, le visible, ou l’infrarouge. 49 Jauge asservie avec flotteur, câble, tambour, éventuellement avec cadran et télé-transmission.
10 Détecteur utilisant la variation de l’indice de réfraction dans un prisme. 50 Jauge asservie avec flotteur, câble, tambour approuvée par le Service de métrologie.
11 Mesure asservie en continu utilisant un prisme ou un autre système de détection. 51 Jauge spécialisée pour la mesure des niveaux des réservoirs à toit flottant.
12 Mesure ou détection employant la fibre optique comme conducteur de lumière. 52 Détecteur spécialisé pour les réservoirs à toit flottant.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie
13 Mesure en continu employant un faisceau laser, notamment sur vrac, verre et métaux fondus. 53 Détecteur à flotteur ou plongeur utilisant la flexion d’un tube métallique.
est strictement interdite. − © Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle
14 Détecteur utilisant l’effet capacitif. 54 Détecteur avec un flotteur ou poire en élastomère ou en plastique basculant à la montée du liquide.
15 Mesure en continu employant l’effet capacitif. 55 Détecteur à plongeur soulagé par un ressort généralement à transmission magnétique.
16 Détecteur utilisant un émetteur ultrasonique ou sonique. 56 Indicateur exploitant un jeu vertical de palettes ou de billes bicolores pivotant sous l’action d’un flotteur.
17 Mesure en continu utilisant un émetteur ultrasonique ou sonique. 57 Indicateur exploitant le mouvement d’un ludion mû par un flotteur magnétique.
18 Détection ou mesure asservie en continu employant un système émetteur-récepteur ultrasonique en opposition. 58 Détecteur à flotteur et transmission mécanique ou magnétique par bras articulé.
19 Détecteur ou mesure asservie en continu utilisant un système émetteur-récepteur ultrasonique très compact. 59 Détecteur souvent autonome évitant le suremplissage des réservoirs.
20 Dispositif portatif utilisant un émetteur ultrasonique pour une mesure en continu. 60 Transmetteur à plongeur à tube de flexion ou de torsion, élément de boucle de régulation.
21 Détecteur utilisant un système à rayonnement radio ou hyperfréquences. 61 Indicateur avec flotteur, tube guide, câble, tambour et cadran local.
22 Mesure en continu utilisant un faisceau de micro-ondes réfléchi. 62 Tous dispositifs à flotteur non cités dans les autres rubriques.
23 Détecteur ou mesure asservie en continu utilisant la vibration d’un jeu de lames. 63 Séparateur à membrane indépendant susceptible d’être employé avec un capteur de pression.
24 Détecteur ou mesure asservie en continu utilisant la vibration d’une tige unique. 64 Détecteurs, transmetteur de pression relative, absolue, différentielle utilisé en mesure de niveau.
25 Mesure asservie en continu utilisant un palpeur sur les produits en poudre, granulés, vrac. 65 Transmetteur de pression comportant une membrane affleurante à la paroi du réservoir.
26 Mesure asservie en continu utilisant un flotteur comme palpeur sur les liquides. 66 Transmetteur comportant une membrane en extension compensant la longueur de tubulure pour l’affleurement.
27 Détecteur utilisant la variation de conductivité des liquides (et, plus rarement, des solides). 67 Transmetteur susceptible d’être immergé dans le milieu (notamment à grande profondeur).
28 Mesure en continu utilisant un système conductif. 68 Jauge autonome transmettant à distance (quelques dizaines de mètres) sans fluide auxiliaire.
29 Mesure utilisant un ou plusieurs détecteurs conductifs sur un ballon de chaudière (éventuellement haute pression) 69 Transmetteur à membrane élaborant un signal pneumatique recopiant la pression locale.
30 Mesure asservie en continu portative utilisant un détecteur conductif. 70 Dispositif utilisant l’injection d’air comprimé (ou de gaz) en bullage en guise de séparateur milieu/capteur.
31 Mesure en continu pour liquides cryogéniques très basse température. 71 Détecteur utilisant l’effet de dissipation thermique (certains capteurs de température peuvent convenir).
32 Fournisseurs de glaces de niveaux, disques de hublots, tubes, manchons en verres spécialisés. 72 Mesure en continu utilisant l’effet de dissipation thermique.
33 Indicateur de niveau à glaces à transparence. 73 Détecteur utilisant la mesure du couple d’un élément rotatif freiné par la montée du produit.
34 Indicateur de niveau à glaces à réflexion. 74 Détecteur comportant une poire munie d’un contact interne agissant en cas de basculement (solides).
35 Indicateur de niveau à glaces pour utilisation hautes pressions et hautes températures. 75 Détecteur comportant un contact placé derrière une membrane ployant sous la poussée d’un pulvérulent.
36 Indicateur de niveau à glaces à large chambre pour liquides en ébullition. 76 Détecteur comportant une boule soulevée par la montée du flux du solide en vrac.
37 Indicateur de niveau à glaces à souder sur jupe ou fond de réservoir. 77 Mesure en continu placée sur un déversoir de liquide à ciel ouvert pour l’évaluation du débit.
38 Indicateur de niveau à glaces à visibilité continue. 78 Régulation souvent autonome comportant un ensemble organe de mesure/organe de contrôle de niveau.
39 Indicateur de niveau à glaces pour emploi sur la vapeur (notamment haute pression). 79 Autre matériel de contrôle de niveau.
40 Indicateur de niveau à glaces pour lecture à distance.
Doc. R 2 010 − 7
NIVEAUX
U
U
O
V
S
P
E
L