2) les effets à l'égard des enfants :
La règle est qu'à l'égard des enfants on applique toujours le mariage putatif. Pour eux, l'annulation du
mariage des parents n'est jamais rétroactive car les enfants n'ont pas à subir les conséquences de la
nullité du mariage des parents. Pour les enfants, la présomption de paternité est maintenue. Pour les
enfants l'annulation du mariage s'apparente à un divorce.
Titre 3 : la désunion du couple marié :
Le divorce est une dissolution du mariage pour l'avenir. On peut envisager des choses moins radicales
Ex : les époux peuvent demander au juge de prononcer simplement une séparation de corps =
relâchement du lien conjugal, dispense les époux de leur obligation de communauté de vie. Tous les
autres devoirs persistent. Le devoir de fidélité subsiste aussi. Très peu utilisé aujourd'hui. La procédure
en séparation de corps imite en tout point la procédure en divorce. Après un délai de 2 ans une
séparation de corps peut être convertie en divorce.
Autre possibilité : la séparation de fait.
Année 2005 → année record du nombre de divorce → année de simplification de la procédure de
divorce. Plus de 150.000 divorces.
Le divorce est une dissolution du mariage nécessairement prononcée par le juge. On ne sanctionne
pas les conditions de formation du mariage. Jusqu'en 1975 un seul cas de divorce : le divorce pour
faute, il fallait donc prouver que le conjoint avait commis une faute. La loi de 1975 a crée 4 cas de
divorce. Première fois qu'on parle de divorce par consentement mutuel.
La loi du 26 mai 2004 a réformé le divorce car on a prit les 4 cas de divorce de 1975 pour les
moderniser.
4 cas de divorce :
Le divorce par consentement mutuel (CM) : seul divorce gracieux = matière dans laquelle il n'y a
pas de litige
Le divorce accepté : ¼ des divorces
Le divorce pour altération définitive du lien conjugal
Le divorce pour faute : 10% des procédures
La durée moyenne d'une procédure de divorce est d'environ 11 mois. Plus de la moitié des divorces
sont des divorces gracieux.
Le législateur souhaitait en 2004 détacher les conséquences financières du divorce de sa cause.
Chapitre 1 : les règles procédurales communes :
Section 1 : le juge :
Il faut obligatoirement un juge. Il faut une décision judiciaire qui émane du JAF, juge unique qui siège
au TGI. Le juge peut, s'il estime que l'affaire est spécialement difficile, renvoyer l'affaire devant 3 juges
(formation collégiale).
Si les époux vivent ensemble → JAF du lieu de résidence de la famille.
Autrement → lieu de résidence de l'époux qui vit avec les enfants.
Dans les autres cas → domicile du défendeur
Lorsque les époux font une demande conjointe (CM) les époux peuvent choisir la résidence de l'un ou
de l'autre des époux.
Section 2 : les parties :
§1 : qualité des parties :
Seuls les époux ont qualité pour demander le divorce. Les époux doivent nécessairement être assistés
d'un avocat. Un avocat chacun sauf en matière de CM ou les époux ont le choix : soit un avocat
chacun, soit un avocat commun.
§2 : capacité des parties :
Un majeur protégé ne peut consentir ni un divorce par CM, ni un divorce accepté. Quand on a un
majeur sous tutelle, c'est le tuteur qui va demander le divorce après autorisation du conseil de famille
ou à défaut du juge des tutelles, après avis du médecin traitant et si possible après audition de
l'intéressé.
Si l'époux est défendeur, il sera représenter par son tuteur dans la procédure.
Lorsque le majeur est sous curatelle, l'époux en demande ou en défense sera assisté de son curateur.
Lorsque le majeur est sous sauvegarde de justice, il faut que la personne soit mise sous tutelle ou sous
curatelle avant qu'on puisse lancer la procédure en divorce.
Section 3 : les demandes et fins de non recevoir :
§1 : les demandes :
1 : les demandes reconventionnelles :
Demande qui est présentée par le défendeur de telle sorte qu'on aura des demandes croisées. (ex :
mon mari demande le divorce pour faute contre moi. Moi défenderesse, je dis que c'est lui qui m'a
trompé, je demande aussi le divorce pour faute).
Quand on a une procédure en divorce pour faute, il est possible que le défendeur fasse une demande
reconventionnelle aussi pour faute.
Le défendeur peut lui aussi demander le divorce mais pour altération. Demande qui se fonde sur le fait
que les époux sont séparés depuis au moins 2 ans.
Le juge examinera d'abord la demande en divorce pour faute. En revanche, si la faute n'est pas
prouvée, dans ce cas le juge va se pencher sur la demande en divorce pour altération. Dans ce cas
précis il n'est même pas obligé de vérifier que la séparation a effectivement durée 2 ans.
Procédure où la demande est engagée sur le fondement de l'altération du lien conjugal → dans ce cas,
le défendeur peut dire qu'il veut un divorce pour faute aux tords de l'autre. Dans ce cas le juge va
devoir d'abord examiner la faute.
2) les passerelles :
Une passerelle permet aux époux sur une décision commune de leur part d'aller d'un cas de divorce
vers un autre. Ces passerelles ne peuvent être empruntées que dans le sens d'un divorce moins
conflictuel.
§2 : les fins de non recevoir :
Argument procédurale qui se distingue d'une défense au fond.
Chapitre 2 : les cas de divorce
Section 1 : le divorce par CM :
Par définition, il faut être d'accord sur tout. Donc sur le fait de divorcer, sur les conséquences c'est-à-
dire tant les conséquences immédiates (résidence des enfants, pension alimentaire, usage du nom
marital, prestations compensatoires) tant sur le partages. Il faut également être d'accord sur la question
du partage. Dans un divorce contentieux, le juge du divorce ne tranche pas les questions du partage.
Quand on est en CM, le partage doit être réglé.
Cela se présente en 2 actes : on a d'une part
une requête conjointe signée par le ou les avocat(s) et les parties
convention qui règle les effets du divorce. Dans cette dernière, il faut que tout soit réglé.
Toutes les conséquences pour les enfants, pour les époux que ce soit personnel ou patrimonial
et il faut aussi liquider le régime matrimonial.
Lorsqu'il y a partage d'immeubles, il faut passer devant le notaire. Le notaire établira l'acte de partage
sous condition suspensive du prononcé du divorce. À joindre à la requête. Les causes du CM ne sont
jamais évoquées.
La procédure est simple, on saisit le juge en adressant la requête et la convention, le juge convoque les
parties, il doit s'assurer que la convention respecte les intérêts de tous les intéressés. Le juge reçoit les
époux séparément dans un premier temps, puis conjointement. C'est à ce moment là qu'on fait des
remarques concernant la convention puis le juge l'homologue s'il ne trouve rien à redire. Si la
convention lui paraît inégale, il rend une ordonnance d'ajournement et re-convoque les parties
ultérieurement.
Section 2 : les divorces contentieux :
Sous-section 1 : les règles procédurales communes au divorce contentieux :
On commence la procédure par une requête initiale, requête qui émane d'un des deux époux qui saisi
le JAF. Cette requête ne doit pas évoquer les raisons de la mésentente. La requête vise à une tentative
de conciliation. Les deux époux sont convoqués devant le juge et on va évoquer lors de cette tentative
de conciliation, l'organisation de la séparation, comment les gens vont vivre durant la procédure du
divorce, chez qui vont les enfants, qui va rester dans la maison, est-ce qu'il y a aura une pension ?
Cette tentative a pour but de concilier les époux sur les mesures provisoires. À ce stade on peut
envisager de nommer un notaire pour le partage de la communauté, on peut envisager une médiation
quand le dialogue est rompu.
L'ordonnance de non conciliation (ONC) est rendu par le juge et est une décision qui organise la vie
séparée des gens et qui fixe les mesures provisoires. Le juge autorise les époux à engager la
procédure de divorce. À la suite de cela, on a une demande en divorce. L'époux qui a prit l'initiative de
la requête dans les 3 mois qui suive l'ONC est seul à pouvoir engager la procédure de divorce. Une fois
ce délai passé, les 2 peuvent engager la procédure. L'ONC devient caduc au bout de 30 mois si
personne n'a demandé le divorce.
On peut aussi faire appel à l'ONC dans un délai de 15 jours.
C'est au moment de cette demande en divorce qu'on choisit un cas : demande en divorce pour faute ou
pour altération définitive du lien conjugal etc... . On commence ici l'instance. L'adversaire peut faire une
défense au fond ou alors faire une demande reconventionnelle, il peut aussi y avoir un incident
(demander à ce que la pension alimentaire prévue dans l'ONC soit baissée). Une fois cela terminé, on
a le jugement qui dans l'absolu pourrait ne pas prononcer le divorce.
Le jugement devra être signifié donc porté par huissier à un époux à la demande de l'autre. Quand
l'huissier a fait la signification, il a 1 mois pour faire appel. Si personne ne fait appel, la décision passe
en force de chose jugée → dissolution du mariage.
S'il y a appel, on recommence devant la Cour d'Appel. On reprend uniquement l'instance en divorce.
Sous-section 2 : les cas de divorce contentieux :
§1 : le divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage :
Ce divorce se classe dans les divorces contentieux mais il est à mi-chemin entre les divorces gracieux
et contentieux.
Les époux sont d'accord de divorcer. Cette déclaration d'accord peut être assignée lors de la tentative
de conciliation. Ils signent un PV d'acceptation à la condition qu'ils soient venu chacun avec un avocat.
Cette acceptation n'est pas rétractable. La suite de la procédure sera forcément un divorce accepté.
Parfois les gens ne sont pas encore prêt pour signer un PV. Dans ce cas, ils peuvent déclarer tous les
2 dans un écrit, on est d'accord pour divorcer. Ils signent le PV ultérieurement avec leurs avocats. Cet
accord pour divorcer suffit pour prononcer le divorce.
§2 : le divorce pour altération définitive du lien conjugal :
La séparation doit bien être matérielle, il faut que les époux ne vivent plus ensemble. Les raisons de la
séparation n'importe pas. Le délai de 2 ans est important et doit exister au moment de l'assignation. La
réalité de la séparation et la durée se prouvent par tout moyen (ex : quittance de loyer, factures, preuve
du concubinage …).
Dans le cadre de l'ONC, si un époux est dans le besoin, l'autre devra lui verser une pension
alimentaire.
§3 : le divorce pour faute :