LE CHOIX DES ALIMENTS
Il faut éliminer de notre alimentation les produits industriels raffinés et favoriser les aliments bruts non
transformés d'origine locale.
«Il est essentiel pour toute personne souhaitant optimiser son état de santé, ses performances ou
contrôler son poids de privilégier les aliments glucidiques à IG bas», explique Anthony Berthou,
nutritionniste.
On choisit des produits céréaliers non raffinés et non transformés : céréales semi-complètes ou
complètes de préférence d'origine biologique, du quinoa, du riz semi-complet basmati et des produits
réalisés avec de la farine complète ou semi complète, des légumineuses (lentilles, fèves, haricots secs,
pois chiches, pois cassés, soja). On mange des fibres (végétaux) à chaque repas et on privilégie le pain
au levain à base de farine complète ou semi-complète de préférence d'origine biologique, aux céréales,
de seigle, de sarrasin. On supprime le sucre blanc raffiné.
On fait le plein de bonnes graisses, d'oméga 3 présentes dans les huiles d'olive de lin, de colza et de
noix, dans les oléagineux (amandes de Californie) et dans les poissons gras et on élimine les acides gras
trans souvent cachés dans produits industriels raffinés.
LA RÉPARTITION DES ALIMENTS AUX COURS DE LA JOURNÉE
Pour une meilleure forme générale, une régulation de l'appétit et une meilleure vigilance au cours de la
journée, on ajoute des protéines (un œuf coque) et des bonnes matières grasses au petit déjeuner et on
élimine le sucre.
On choisit du pain au levain à base de farine complète, du muesli traditionnel ou même des haricot
rouges et on limite le pain blanc, les céréales soufflées, la confiture et le miel et les produits extrudés :
crackers, biscottes. On privilégie le fruit plus riche en fibres et nutriments au jus.
« La présence de protéines animales, souvent associée à des graisses, permet de réduire la vitesse
d'assimilation des aliments glucidiques consommés au petit déjeuner, en augmentant le temps de
digestion et en réduisant l'index glycémique de ces aliments » explique Anthony Berthou.
A midi, le repas doit se composer d'une part de protéines, de légumes et un peu de céréales et peut finir
par un yaourt ou un carré de chocolat. Le soir, le menu doit être végétarien. Si on a besoin de prendre un
en-cas, on peut faire le plein d’énergie avec une poignée d'amandes de Californie.
PRENDRE SOIN DE SON ÉCOSYSTÈME INTESTINAL
Notre intestin abrite 200 millions de neurones, 70% de notre système immunitaire et 100 000 milliards
de bactéries qui jouent un rôle sur notre santé, notre humeur et sur l'épigénétique (effet de
l'environnement (alimentation activité physique, humeur) sur nos gènes. Il est donc essentiel d'en
prendre soin.
La flore intestinale s'installe dès la naissance. Au fil du temps, on peut la réguler, mais on ne la restaure
pas. Les bonnes habitudes devraient se prendre dès le plus jeune âge.
Pour éviter d'attaquer la muqueuse intestinale, il est recommandé de mastiquer les aliments, de boire 1,5
litres d'eau par jour et pour les personnes sensibles d'éviter le gluten et le lait de vache.
Pour ne pas perturber la flore intestinale, il faut faire attention aux antibiotiques. Dans le cadre de ce
type de traitement, il faut équilibrer son alimentation avec des probiotiques.
REMETTE SON CORPS EN MOUVEMENT
Il est essentiel de remettre son corps en action. « Notre corps n'est pas fait pour rester sédentaire, pour se
nourrir d'une alimentation vide de micronutriments et pour subir un stress permanent. Le génome
humain a évolué de moins de 0.01% en plus de 10 000 ans : il n'a de ce fait pas pu s'adapter à la
sédentarité et à l'alimentation pléthorique que propose depuis plusieurs décennies l'industrie des calories
vides », rappelle Anthony Berthou.
Il est recommandé d'avoir 20 minutes d'activité sportive par jour au moins 5 fois par semaine. Pour se
remettre au sport, on cherche d'abord une activité plaisir. Une fois qu'on a dépassé la zone d'inconfort et
observé les bénéfices, on structure son emploi du temps sportif.
TENIR LONGTEMPS CES NOUVELLES BONNES HABITUDES
Pour tenir ces bonnes habitudes sur la durée, et obtenir des résultats à long terme aussi bien sur sa santé
que sur sa ligne, il est nécessaire de modifier son alimentation progressivement, en prenant du plaisir
sans culpabiliser lors d'écarts et en répétant.
La répétition va permettre une « reprogrammation de l'inconscient » et la détoxification. Au fil du
temps, ces nouvelles habitudes vont devenir des réflexes. « Nous avons besoin de répétition pour
intégrer ces nouvelles habitudes dans une logique santé et de perte de poids » explique Anthony
Berthou, nutritionniste.
Cette nouvelle alimentation va progressivement modifier vos envies et vous permettre de retrouver le
goût de la saveur originelle, et de rentrer dans un cercle vertueux. Sans y penser, vous n'aurez plus envie
de manger des produits industriels, trop gras, trop salés et trop sucrés. Mais il faut accepter que cette
étape se mette en place progressivement, et accepter les écarts sans culpabiliser. «Il n'existe aucun
aliment miracle, aucun régime miracle, vos trois alliés sont le temps, répétition et le plaisir» conclut
Anthony Berthou.