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Devoir Libre N 7: Exercice 1: Modèle de Drude

Le document présente deux exercices portant sur la physique. Le premier exercice concerne le modèle de Drude pour décrire le mouvement des électrons dans les métaux. Le deuxième exercice traite du mouvement d'un proton dans un cyclotron, un accélérateur de particules.

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Devoir Libre N 7: Exercice 1: Modèle de Drude

Le document présente deux exercices portant sur la physique. Le premier exercice concerne le modèle de Drude pour décrire le mouvement des électrons dans les métaux. Le deuxième exercice traite du mouvement d'un proton dans un cyclotron, un accélérateur de particules.

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CPGE EL JADIDA PCSI-1 Devoir libre N◦ 7

Devoir libre N◦7


*******
A rendre le Mardi 19/04/2022
*******

Exercice 1 : Modèle de Drude


Le modèle de Drude (du nom du physicien Paul Drude) est une adaptation effectuée
en 1900 de la théorie cinétique des gaz aux électrons des métaux (découvertes 3 ans plus tôt,
en 1897 par J.J. Thomson).
Bien que se fondant sur des hypothèses démenties depuis (description purement classique du
mouvement des électrons), le modèle permet de rendre compte de plusieurs propriétés des
métaux, notamment de leur conductivité électrique et thermique.
Les électrons libres du métal qui contribuent à la conduction sont uniformément répartis
et sont animés d’un mouvement d’ensemble par des champs électriques ou magnétiques et
freinés dans ce mouvement par des collisions. On donne pour les électrons :
— masse : m = 9, 1.10−31kg.
— charge : −e avec e = 1, 6.10−19 C.
— densité volumique : n en électrons par m3 .


Les électrons sont ici soumis à l’action d’un champ électrique uniforme E = E − →
e x et à une

− m− →
force de frottement traduisant les chocs dans le réseau cristallin f = − v ou τ est la
τ
durée moyenne entre deux chocs et − →
v = v−→e x la vitesse d’un électron dans le référentiel lié
au métal, suppose galiléen et rapporté au repère cartésien (O, − →e ).
x

1. En appliquant la relation fondamentale de la dynamique à un électron, montrer que


la vitesse de l’électron tend, en régime permanent, vers une constante notée − →
v ∞ que
l’on précisera.


2. En déduire le vecteur densité volumique de courant j = j − →e x en fonction de e, n,m,

− nτ e2
τ et E , et montrer que la conductivité électrique du métal s’écrit alors : σ = .
m
3. Le métal considéré est du cuivre de masse volumique µ = 8900kg.m3 et de masse
molaire M = 63, [Link]−1. Chaque atome de cuivre libère un électron de conduction.
On donne : τ = 2, 5 × 10−16 s et le nombre d’Avogadro NA = 6, 02.1023mol−1 . Calculer
la valeur de la conductivité σ du cuivre.
4. Exprimer, en régime permanent, la puissance par unité de volume de la force élec-
trique, ainsi que celle de la force de frottement, et comparer ces deux puissances.
5. Exprimer cette puissance volumique dissipée en fonction de σ et E.
6. On considère un conducteur cylindrique de section droite S et de longueur L, parcouru
par un courant d’intensité I circulant le long de l’axe du cylindre.
(a) Exprimer j et E en fonction de I, S et σ.

2021/2022 1 A. EL JAZOULI
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(b) Exprimer la puissance dissipée dans ce conducteur par effet Joule et en déduire
l’expression de la résistance R du conducteur cylindrique en fonction de L, S et
σ.

Exercice 2 : Mouvement d’un proton dans un cyclotron


(D’après concours commun des écoles petites mines 2010)
Un cyclotron est un accélérateur de particules qui utilise l’action combinée d’un champ

− →

électrique E et d’un champ magnétique B afin d’accélérer des particules chargées. Dans le
cadre du traitement de certains cancers crâniens et oculaires, notamment chez les enfants,
la radiothérapie classique est avantageusement remplacée par la protonthérapie (envoi de
protons rapides sur les cellules cancéreuses en vue de les détruire) qui minimise les dégâts
occasionnés aux tissus biologiques entourant la tumeur. Les protons à envoyer dans la tu-
meur sont accélérés à l’aide d’un cyclotron. En France, il existe deux principaux centres
utilisant cette technique : Nice (protons de 65MeV ) et Orsay (protons de 200MeV ). On va
ici s’intéresser au principe d’un cyclotron qui pourrait être utilisé dans ce cadre.
Le cyclotron est constitué de deux demi-cylindres horizontaux de rayon R très légèrement


écartés et creux, les « Dees », au sein desquels règne un champ magnétique B uniforme et
constant d’intensité B = 1, 67T . À l’intérieur des Dees, il règne un vide poussé. Entre ces


deux Dees une tension haute fréquence de valeur maximale U = 100kV crée un champ E
perpendiculaire aux faces en regard des Dees.

Des protons de masse mP = 1, 67.10−27kg et de charge e = 1, 60.10−19C, animés d’une vitesse


horizontale négligeable, sont injectés au point A0 de l’espace séparant les deux Dees. (Voir


schémas 1 et 2) On rappelle l’expression de la force de Lorentz F L que subit une particule
de charge q, animée d’une vitesse −→v lorsqu’elle est placée dans une zone ou règne un champ
→−
− →
électromagnétique ( E , B ) :

− →
− →

F = q E + q− →v ∧B
Dans toute la suite, la force de Lorentz sera la seule force prise en compte.

Étude du mouvement dans les Dees


1. Montrer que le mouvement du proton dans un Dee est uniforme.

2021/2022 2 A. EL JAZOULI
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2. Représenter sur document annexe (schéma 1) les vecteurs champ magnétique dans
chacun des Dees, les vecteurs vitesse et force de Lorentz aux points M1 et M2 .
3. Par application de la relation fondamentale de la dynamique, établir le système d’équa-
tions différentielles couplées auxquelles satisfont les composantes Vx et Vy de son vec-
teur vitesse −
→v (t).
eB
On introduira la pulsation cyclotron ωc = .
m
V1
4. Montrer que la trajectoire du proton dans le Dee 1 est un cercle de rayon R1 = .
ωc
On admet que ce résultat se généralise et que la trajectoire lors de la nième traversée
Vn
d’un Dee sera circulaire uniforme de rayon Rn =
ωc
5. Exprimer, en fonction de Rn la distance d parcourue dans un Dee lors du nième
demi-tour.
6. Montrer que la durée ∆t de parcours de la trajectoire dans un Dee est indépendante
de la vitesse du proton et donner son expression en fonction de m, e et B.

Étude du mouvement entre les Dees


Entre les Dees, qui sont très faiblement écartés, le proton décrit une trajectoire rec-
tiligne et est accéléré.


7. Préciser la direction et le sens que doit avoir le champ électrique E entre les Dees
quand le proton décrit A0 A, puis BC. Dans chaque cas, quel doit être le signe de la
tension u (définie dans l’annexe) pour que les protons soient toujours accélères quand
ils passent entre les Dees ?
8. Le schéma 2 ci-dessous fournit le graphe de la tension u(t). Noter sur ce graphe :
— le moment où le proton passe de A0 à A, puis lorsqu’il passe de B à C ;
— la durée ∆t de parcours de la trajectoire dans chacun des Dees.
9. Donner la relation entre la période T de la tension u(t) et la durée ∆t ; en déduire
l’expression de la fréquence f de u(t) en fonction de m, e et B.

Schéma 1 Schéma 2

2021/2022 3 A. EL JAZOULI
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Exercice 3 : Étude de l’effet Hall en régime indépendant


du temps, d’après CCP PC 2002
On considère une plaque rectangulaire d’épaisseur h et de largeur b. Elle est réalisée
dans un semi-conducteur de type N où la conduction électrique est assurée par des électrons
mobiles dont le nombre par unité de volume est n. On notera par e la charge élémentaire égale
à 1, 6.10−19C. La plaque est parcourue par un courant électrique d’intensité I, uniformément


réparti sur la section de la plaque avec la densité volumique J = J − →
u x (J > 0) (fig. ci-


dessous). Elle est alors placée dans un champ magnétique uniforme B = B − →
u z avec B > 0
créé par des sources extérieures. Le champ magnétique créé par le courant dans la plaque


est négligeable devant B .



On suppose qu’en présence du champ magnétique B , le vecteur densité de courant est tou-


jours égal à J = J − →u x.

− →

1. Exprimer le vecteur vitesse V des électrons dans la plaque en fonction de J , n et


e. Montrer qu’en présence du champ magnétique B en régime permanent, il apparaît

− 1−→ − →
un champ électrique appelé champ électrique de Hall : E H = J ∧ B . Exprimer

− ne
les composantes de E H .
2. On considère deux points 1 et 1’ en vis-à-vis des faces A et A’ de la plaque. Calculer
la différence de potentiel UH = V(1) − V(1′ ) appelée tension de Hall. Montrer que UH
peut s’écrire :
CH
UH = IB
h
Expliciter la constante CH .
A.N. : Pour l’antimoniure d’indium, CH = 375.10−6m3 .C −1 , de plus : I = 0, 1A,
h = 0.3mm, B = 1T .
Calculer UH ainsi que la densité volumique n, en électrons par mètre cube.
3. On veut établir la loi d’Ohm locale, c’est-à-dire, la relation entre le champ électrique

− →
− →

E dans la plaque et la densité du courant J en présence du champ magnétique B .

→ →
− →
− −

Soit E ′ = E ′ −

u x la partie du champ électrique colinéaire à J . On pose J = σ E ′ , σ
étant une grandeur positive.
Quelle caractéristique du matériau de la plaque σ représente-t-elle ? Montrer qu’en

− →
− → −
− →
présence du champ magnétique, on a J = σ( E − CH J ∧ B ′ ).

2021/2022 4 A. EL JAZOULI
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J − → → −
− →
4. Tracer dans un plan xOy de la plaque les vecteurs , E et CH J ∧ B et les lignes
σ
équipotentielles en présence puis en absence de champ magnétique. Faire deux figures
en vue de dessus par rapport à la figure 1.
→ −
− →
5. Soit θ l’angle entre les vecteurs J et E . Montrer que l’angle θ ne dépend que de B et
du semi-conducteur. Préciser le domaine de définition de θ pour le semi-conducteur
étudié.
6. On veut utiliser la plaque pour mesurer l’induction magnétique B, en mesurant la
tension de Hall UH . Il faut donc qu’en absence du champ magnétique UH (B = 0) =
UH0 = 0. Pour cela, il faut souder deux fils conducteurs exactement en vis-à-vis.
C’est un problème difficile, vu les dimensions de la plaque. Proposer un schéma de
montage, utilisant un potentiomètre, ainsi que le protocole expérimental qui permet
d’avoir UH0 = 0.

Exercice 4 : Sismomètre pendule, d’après Banque PT 2005


Le sismomètre pendule est constitué d’une masse M reliée à un point A d’un chassis
lui-même solidaire du sol en vibration par rapport à un référentiel R galiléen fixe. La liaison
de M au bâti est modélisée par un comportement élastique de constante de raideur k associé
à un frottement fluide caractérisé par la constante D selon le schéma de la figure ci-dessous.

1. Qu’appelle-t-on frottement fluide ou visqueux ?


2. On note Oz un axe vertical descendant, O étant fixe dans R. Le mouvement du sol
par rapport au référentiel R est noté u(t) (mouvement de A par rapport à O) et le
mouvement de M par rapport au chassis (mouvement de M par rapport à B lié au
chassis), donc par rapport au sol, est noté ξ(t). On suppose que ξ(t) est nul à l’équilibre
en l’absence de tremblement de terre (donc lorsque u est constamment nul).
r
D k
(a) On pose : η = et ωs2 = . En utilisant la relation de Chasles puis en la
2M M
dérivant, montrer que :
¨ + 2η ξ˙ + ω 2 ξ = −ü
ξ(t) s

(b) Dans le cas de mouvements très rapides (donc de très grandes fréquences) quel est
le terme prépondérant (au premier membre) ?
Quelle grandeur représente alors ξ(t) ?

2021/2022 5 A. EL JAZOULI
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(c) Mêmes questions dans le cas de mouvements très lents.


3. (a) Déterminer l’expression complexe de la réponse ξ(t), en régime permanent sinusoï-
dal (ou harmonique forcé) du système à un déplacement du sol de type sinusoïdal
d’amplitude u(t) = U0 cos(ωt).
(b) On caractérise le mouvement enregistré par son amplitude X(ω) et son déphasage
η
ϕ(ω) et on introduit le paramètre h = .
ωs
Déterminer les expressions de X(ω) et ϕ(ω) en fonction de h, U0 et du rapport
ω
x= .
ωs
(c) Étudier les comportements limites de X(ω) et ϕ(ω) aux très basses, puis aux très
hautes pulsations.
U2 1 ωs
(d) On pose Y = 02 . En exprimant Y en fonction de x′ = = , montrer qu’il
X x ω
ne peut pas y avoir de résonance si h est supérieur à une valeur limite que l’on
déterminera.
(e) Tracer les courbes X(ω) et ϕ(ω) pour les deux valeurs suivantes du paramètre h :
h = 2 puis h = 0, 5, les valeurs de U0 et de vs étant fixées.
Que deviennent ces courbes pour h nul ?
4. On définit la sensibilité s d’un pendule sismique par la valeur absolue du quotient
du déplacement ∆ξ de la masse M par la variation de l’accélération sismique ∆a qui
provoque ce déplacement.
(a) Exprimer s en fonction de la période propre du pendule dans le cas de mouvements
dits de longue période (donc de mouvement très lents).
(b) Application numérique : calculer le déplacement de la masse M, provoqué sur un
pendule de période propre T0 = 60s par une variation d’accélération du bâti de
∆a = 10−3 cm.

2021/2022 6 A. EL JAZOULI

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