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2APIC

Le document décrit les aventures de plusieurs personnages comme Candide et Pangloss. Ils quittent leur pays natal et s'installent dans une ferme où ils cultivent la terre et mènent une vie paisible, chacun exerçant ses talents. Pangloss explique que tous les événements sont liés pour le mieux, tandis que Candide pense qu'il faut cultiver leur jardin.

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2APIC

Le document décrit les aventures de plusieurs personnages comme Candide et Pangloss. Ils quittent leur pays natal et s'installent dans une ferme où ils cultivent la terre et mènent une vie paisible, chacun exerçant ses talents. Pangloss explique que tous les événements sont liés pour le mieux, tandis que Candide pense qu'il faut cultiver leur jardin.

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Niveau: 2bac Durée: 2h

Contrôle continu n°2


..............................................................................................................................................................................................................................................
Texte d'appui:

« -Je sais aussi, dit Candide, qu’il faut cultiver notre jardin. Vous avez raison, dit Pangloss ; car quand l’homme fut mis
dans le jardin d’É den, il y fut mis pour qu’il travaillâ t : ce qui prouve que l’homme n’est pas né pour le repos. -
Travaillons sans raisonner, dit Martin c’est le seul moyen de rendre la vie supportable.
Toute la petite société entra dans ce louable dessein ; chacun se mit à exercer ses talents. La petite terre rapporta
beaucoup. Cunégonde était, à la vérité, bien laide ; mais elle devint une excellente pâ tissière ; Paquette broda ; la
vieille eut soin du linge. Il n’y eut pas jusqu’à frère Giroflée qui ne rendît service ; il fut un très bon menuisier, et même
devint honnête homme ; et Pangloss disait quelquefois à Candide « Tous les événements sont enchaînés dans le
meilleur des mondes possibles ; car enfin si vous n’aviez pas été chassé d’un beau châ teau à grands coups de pied dans
le derrière pour l’amour de Mlle Cunégonde, si vous n’aviez pas été mis à l’Inquisition, si vous n’aviez pas couru
l’Amérique à pieds , si vous n’aviez pas donné un bon coup d’épée au baron, si vous n’aviez pas perdu tous vos
moutons du bon pays d’Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches. -Cela est bien dit,
répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin. »

I- Etude de texte :

1- Complétez le tableau ci-dessous.


-Titre de l’œuvre : ……… -Genre littéraire : ………. -Date de parution :……… -Auteur :…………
2) a) Dans quel pays de l’Orient se trouvent les personnages du texte ?
b) Ce texte se situe-t-il au début, au milieu, ou à la fin de l’œuvre ?
3) Situez ce passage par rapport à ce qui précède.
4) Selon Martin, qu’est-ce qui permet à l’homme de mener sa vie facilement ?
5) Complétez le tableau suivant à partir du texte :
Le personnage Ce qu’il fait ou devient
Cunégonde ……………………………………….
………………………………… broda
La vieille ……………………………………………….
………………………………. Il fut un bon menuisier
6) « Toute la petite société entra dans ce louable dessein » -L’expression soulignée désigne.
a– les personnages réunis dans la ferme. b– toute la société française. C- tous les habitants du châ teau.
d- le lieu où ces personnages travaillaient.
6) Délimitez le début et la fin du passage qui résument toutes les aventures vécues par Candide.
-Début du passage :
-Fin du passage :
7) Quelle est la figure de style contenue dans le passage souligné dans le texte ?
Que traduit-elle en ce concerne la position de Pangloss.
8) A votre avis, lequel est le plus utile à la société : le travail intellectuel ou le travail manuel ?
Justifiez votre opinion.
9) « L’Homme n’est pas né pour se reposer. »
Approuvez-vous cette idée ? Justifiez votre opinion.
Relevez dans le texte une leçon de morale tirée par Candide
10- Certains jeunes ne travaillent pas. Ils attendent que leurs parents les prennent en charge. Êtes-
vous d’accord avec ce comportement ? Justifiez votre réponse.

II- Production de l'écrit:

Sujet: Certaine personnes quittent la ville pour s'installer à la compagne. Pourquoi selon vous?
Développez votre réponse dans un texte argumenté et bien structuré.

Etude de texte:
• lisez attentivement le texte et répondez aux
1. Complétez le tableau ci-dessous.
Titre Genre littéraire de l’œuvre Date de parution Auteur
2) Pour situer le texte, répondez aux questions suivantes :
..
5) « Toute la petite société entra dans ce louable dessein »
L’expression soulignée désigne.
– toute la société française dé l’époque.
– les personnages réunis dans la ferme.
– la petite parcelle de terre où ces personnages travaillaient.
Recopiez la bonne réponse (1pt)
6) Délimitez le début et la fin du passage qui résument toutes les aventures vécues par Candide. Début du passage :
………………………….……………………(0,5 pt)
Fin du passage : ………………………………..………………… (0,5 pt)
7) Pourquoi Candide répète-t-il l’énoncé « il faut cultiver notre jardin » deux fois (au début et à la fin du texte) ?
……………………………………………………………………..
…………………………………………………………………….
8) Quelle est la figure de style contenue dans le passage souligné dans le texte ?
– Une comparaison.
— Une métaphore.:
—Une anaphore.
Recopiez la bonne réponse …………………………………………………….. (1pt)
9) A votre avis, lequel est le plus utile à la société : le travail intellectuel ou le travail manuel ?
Justifiez votre opinion. (1pt)
…………………………………………………………………….
…………………………………………………………………….
10) « L’Homme n’est pas né pour se reposer. »
Approuvez-vous cette idée ? Justifiez votre opinion. (1pt) …………………………………………………………………….
…………………………………………………………………….

3- Quels sont les personnages du texte ? O


ù
se trouvent-ils ?

4- Quels sentiments ressentent Candide et Pangloss à la vue de Paquette et le frère Giroflée ?A quoi se sentiment est-il
dû ? (2pt)
5- A partir de la première phrase du texte et de votre lecture de l’œuvre dit en une phrase en quoi consiste l’hésitation
de Candide. (3pt)6- Quel est le personnage qui parle le plus dans le texte ? Pourquoi ? (3pt)7- Quelle explication faites-
vous à la dernière phrase de Candide ? (4pt)8-Donnez un titre convenable au texte (1p)

Sujet : Personne ne peut ignorer l’importance du travail dans la vie des gens. Expliquez comment en vous
inspirant de l’œuvre et de votre vécu

Dans quel pays le récit se termina-t-il ?

En Turquie.
8. Quel était, selon Martin, le seul moyen de rendre la vie supportable?

Travailler sans raisonner.


16. Quels maux, d'après le vieillard, menaçaient-ils l'homme ?

L'ennui, le vice, et le besoin.


7) Pourquoi Candide répète-t-il l’énoncé « il faut cultiver notre jardin » deux fois (au début et à la fin du texte) ?

II- PRODUCTION ECRITE bac libre + correction : (10points)


Sujet :

Les jeunes d’aujourd’hui ne s’intéressent plus aux métiers de l’artisanat (tisserands, potiers, menuisiers, forgerons, …)
Est-ce vrai?

Rédigez un texte argumentatif dans lequel vous développez votre opinion, à l’aide d’arguments pertinents et
d’exemples précis.

ELEMENTS DE REPONSE bac libre correction (à titre indicatif) ET BAREME DE NOTATION I.

Etude de texte : (10 points)

1- Complétez le tableau suivant :

Titre Genre littéraire Date de parution Auteur


Candide / Candide ou l’optimisme Conte philosophique 1759 Voltaire
2- a) En Turquie.

3- Le travail.
4- Pâ tissière- Paquette- menuisier- la vieille

5- Les personnages réunis dans la ferme

6- De « car enfin, si vous n’aviez pas été chassé.. » à « … et des pistaches.

7- Pour mettre en valeur le travail.

8- Une anaphore.

9 – Accepter toute réponse convenablement justifiée

10 – Accepter toute réponse convenablement justifiée II- Production écrite (10 points)

ÉTUDE DE TEXTE : (20 pts)

1- Complétez le tableau suivant : (01 pt x 4)


Titre de l’œuvre Auteur Genre Epoque

…………………………… …………………….……… ……………………….…… ………………………..……

2- Pour situer le passage répondez par (Vrai) ou (Faux) : (01 pt X 3)


Situation Vrai Faux
1. Ce passage se situe à la fin du récit.
2. Candide demande au baron la main de sa sœur Cunégonde.
3. Cunégonde est devenue très belle.

3- Qui aide le Turc à travailler la terre ? (01 pt)


…………………………………………………………………………………..……………

4- Selon le Turc, quels sont les trois maux chassés par le travail ? (01 pt)
………………………………………………………………………………………………

5- Relevez dans le texte une leçon de morale tirée par Candide. (01
pt) …………………………………………………………………………………………..……

6-
Complétez le tableau suivant à partir du texte : (01 pt X 4)

Le personnage Ce qu’il fait ou devient

Cunégonde ……………………………………….

………………………………… broda

La vieille ……………………………………………….

………………………………. Il fut un bon menuisier

7- Tirez du texte une expression de la cause. Dites ce qu’elle explique. (01 pt)
………………………………………………………………………………………………

8- Relevez du texte les noms de deux métiers (travaux) : (01 pt X 2)


………………………………………………………………………………………………

9- « si vous n’aviez pas été chassé d’un beau château…, si vous n’aviez pas été mis à l’Inquisition »
La figure de style dans la phrase ci-dessus est :
□ Une comparaison
□ Une métaphore
□ Une anaphore
Cochez (X) la bonne réponse (01 pt)

(01 pt x 2)

I- Compréhension de l'écrit: (10pts)


1-Complétez le tableau suivant:

En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n'ayant plus que la moitié de son habit, c'est-à -
dire d'un caleçon de toile bleue; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. << Eh ! Mon Dieu !
lui dit Candide en hollandais, que fais-tu là , mon ami, dans l'état horrible où je te vois ? - J'attends mon maître, M.
Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. - Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t'a traité ainsi ? -
Oui, monsieur, dit le nègre, c'est l'usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l'année.
Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main: quand nous
voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe: je me suis trouvé dans les deux cas. C'est à ce prix que vous mangez du
sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la cô te de Guinée, elle me disait:<<
Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux; tu as l'honneur d'être esclave de
nos seigneurs les blancs (1), et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. >> Hélas ! je ne sais pas si j'ai fait leur
fortune, mais ils n'ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes, et les perroquets, sont mille fois moins malheureux que
nous: les fétiches hollandais qui m'ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d'Adam,
blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de
germain. Or vous m'avouerez qu'on ne peut pas en user avec ses parents d'une manière plus horrible.
-Ô Pangloss ! s'écria Candide, tu n'avais pas deviné cette abomination; c'en est fait, il faudra qu'à la fin je renonce à ton
optimisme. - Qu'est-ce qu'optimisme ? disait Cacambo. - Hélas ! dit Candide, c'est la rage de soutenir que tout est bien
quand on est mal (2). >> Et il versait des larmes en regardant son nègre; et en pleurant, il entra dans Surinam.
Questions :
1) Complétez le tableau suivant : 2 points
Titre de l’œuvre
Auteur de l’œuvre
Epoque de l’écriture de
l’œuvre
Mouvement littéraire de l’œuvre
2) Situez le passage par rapport au texte. 1,5 point
3) Pourquoi le nègre a-t-il une jambe et un bras coupé ? 1,5 point
4) Comment Martin est-il devenu esclave ? 1,5 point
5) Relevez trois expressions qui font référence au champ lexical de l’esclavage. 1,5 point
6) A partir de la phrase soulignée (1), dites ce que dénonce Voltaire et quel procédé utilise-t-il. Relevez d’autres
exemples où on remarque l’utilisation de ce même procédé. 2,5 points
7) Expliquez la phrase soulignée (2). Qu’est ce que donc l’optimisme selon vous ? 2,5 points
8) Que veut dire le mot épilogue ? 2 points
9) Que pensez-vous de la philosophie de Pangloss ? 3 points
BONUS : Que signifie le mot "ancrage" ? 2 points
D’ailleurs, la désillusion est une prise de conscience âpre du fonctionnement de la société et des relations
entre les êtres. Par conséquent, Le Rouge et le Noir est-il un roman de la désillusion ? N’a-t- il pas d’autres
caractéristiques ? Nous pouvons nous demander dans quelles mesures Julien Sorel incarne-t-il le héros
romantique en proie de désenchantement. Les désillusions du roman seront analysées mais aussi ses autres
caractéristiques. Enfin, nous analyserons les problèmes sociétaux et politiques de 1830 vus par Stendhal.

Certes, Le Rouge et le Noir est un roman de la désillusion, désillusion notamment vécue par Julien.

Tout d’abord, durant toute l’histoire, Stendhal critique Julien en utilisant l’ironie, il ne cesse de se moquer de
lui. Il ne le valorise pas, bien au contraire. L’auteur montre tous les défauts de Julien aux lecteurs en lui
dressant un portrait d’un personnage hypocrite qui veut par tous les moyens s’élever dans la société. Par
conséquent, ils sont victimes de désillusions face à un héros de roman complètement remanier par rapports
aux autres histoires où les auteurs valorisent leurs héros et où les lecteurs peuvent s’identifier à lui. Dans le
cas de Le Rouge et le Noir, les lecteurs ne s’identifient pas à Julien Sorel, ils ne retrouvent pas en lui tous les
stéréotypes du héros de roman. En réalité, Julien est le contraire d’un héros.

De plus, Julien pense pouvoir faire partie de la société aristocratique un jour malgré son passé de pauvre
paysan, fils de charpentier. Son esprit est fait d’illusions sur la toute-puissance, la réussite, l’ambition sociale.
Alors, Julien va tout mettre en œuvre pour s’élever socialement, il va même risquer son amour avec Madame
de Rênal en la voyant comme une conquête pour atteindre ses objectifs sociaux. Il devient de plus en plus
mauvais et fourbe quitte à utiliser les gens autour de lui dont Mathilde de La Môle pour parvenir à se faire une
place dans la haute société. Julien ne parvient jamais vraiment à s’élever et il s’en rend compte à la fin du
roman, lorsqu’il est en prison, il n’aura jamais sa place dans cette société et il a sacrifié son histoire d’amour
avec Louise de Rênal. Julien est broyé par cette même société à laquelle il aspirait et prend conscience trop
tard qu’il n’aurait pas dû s’y laisser entraîner. Il se rend compte qu’il n’a jamais été lui-même ayant toujours
agis en imitant Napoléon, un modèle inaccessible. Ainsi, Julien est un ambitieux déçu.

Mais aussi, la politique a une place importante dans Le Rouge et le Noir. Julien est un partisan du libéralisme
politique et il est bonapartiste. Il se réfère au parcours de Napoléon pour réussir à s’élever dans la société. Il
le prend comme un idole. Alors, Julien devient une illusion de lui-même : il se montre hypocrite, mauvais, le
contraire de ce qu’il est vraiment tout en se rendant compte qu’il se perd lui-même et qu’il n’est qu’une image
d’un homme détestable. Il essaye de devenir un homme inaccessible, Napoléon.

« Moi, j’ai la
noblesse du cœur », affirme Julien lors de son
procès. Cette formule vous paraît-elle adaptée pour
caractériser ce personnage ?
Thème à traiter : La caractérisation du personnage de roman.
Analyse du sujet : Qu’est-ce que la caractérisation du personnage de roman, par
quels procédés passe-t-elle ?
Enjeu du sujet : Ce sujet invite à réfléchir sur la notion de personnage de roman.
Problématique : En quoi cette formule fait-elle une esquisse et non un portrait
entièrement adapté pour caractériser le personnage de Julien ?
I. Un héros égocentrique
1. Un personnage ambitieux
Julien Sorel arrive d’un milieu difficile et intellectuellement modeste : fils d’un
charpentier, méprisé par son père et ses frères, privé de l’amour maternel. Il est fier,
voire orgueilleux, de son parcours qui l’amène à quitter sa province pour conquérir
Paris.
2. Un personnage fier de sa nouvelle condition
Par ailleurs, il est un homme de lettres, qui parvient à s’extraire de sa condition et fait
le séminaire où il réussit très brillamment : chacun saluera son intelligence et sa
mémoire.
3. La formule, révélatrice de l’égocentrisme du personnage
La formule commence par une emphase avec la répétition de la première personne «
Moi, j’ai » : cela souligne bien l’égocentrisme du personnage. La formule semble
adaptée à ce dernier.
II. Un héros napoléonien
1. Un personnage croyant en son unicité
Désireux de réussir, il se targue d’être unique : la formule le met au singulier avec le «
moi », sous-entendant une opposition entre lui et les autres, une affirmation de son
unicité.
2. Le cœur : deux sens pour décrire le personnage
La formule oppose tacitement le cœur de Julien à la raison des autres, du groupe
auquel il s’oppose : en latin, « avoir du cœur » signifie « avoir du courage ». Il se veut,
notamment, romantique, héros passionné et emporté. Nous pouvons donc dire que
la formule est adaptée pour décrire le personnage de Julien.
III. Un héros contrasté
1. Un opportuniste avec les femmes
Cependant, c’est un héros contrasté et cette formule ne dresse de lui qu’une esquisse
et non un portrait. En effet, pour gravir les échelons sociaux, il se sert des femmes :
Madame de Rênal, Mathilde…
2. Un héros, pas si romantique
La scène de l’épée rouillée : il s’apprête à tuer Mathilde et s’arrête parce que le fer est
rouillé et que cela choque ses conceptions esthétiques du meurtre passionnel. Cette
scène révèle qu’il est moins emporté qu’il ne le dit et qu’il étudie beaucoup ses faits
et gestes, pas comme un véritable héros romantique.
3. Une caricature du héros romantique
Il se targue d’être un napoléon, qui est son héros à lui, sa figure de proue : il imite, et
n’invente rien. Nous pouvons dire que la formule est insuffisante pour décrire
entièrement le personnage de Julien.
: :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

L'œil de Julien suivait machinalement l'oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il
enviait cette force, il enviait cet isolement.
C'était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?

Stendhal, Le Rouge et le Noir, livre premier, chapitre X

Corrigé
Introduction
Stendhal occupe une position bien particulière dans l'histoire de la littérature française. Si son œuvre emprunte
indéniablement des caractéristiques à l'esthétique réaliste, le romancier ne renie pas tout à fait les élans de l'â me
propres au romantisme. Il veille pourtant à les mettre à distance, comme le prouve souvent Le Rouge et le Noir. Dans
ce roman, Julien Sorel est bien décidé à s'élever au-dessus de sa condition de fils de charpentier. Entré malgré lui au
service de M. de Rênal, il voit peu à peu sa situation évoluer. À l'issue d'un quiproquo, il parvient même à obtenir de M.
de Rênal une augmentation de la somme qu'il reçoit chaque mois. À la fin du chapitre X du livre premier, il s'isole pour
méditer sur cette victoire pour le moins inattendue. Comment Stendhal parvient-il alors à traduire les mouvements de
l'â me de son héros ? Pour le comprendre, nous commencerons par observer l'élévation de Julien Sorel avant de
montrer que ce personnage mène à sa manière une guerre contre la société. Nous soulignerons pour finir la
singularité de cet étrange héros.
Une élévation
Une double ascension
Le héros de Stendhal s'élève au propre comme au figuré dans cet extrait. Le verbe « monter » marque le début de cette
double ascension. Le lexique renforce par la suite cette impression de hauteur. Autour de Julien Sorel se dressent par
exemple « de grands hêtres » et on le voit finalement se tenir « debout sur un roc immense » et « debout sur son grand
rocher », après avoir savouré « l'ombre de ces grandes roches ». Nous rencontrons aussi dans ce texte d'« énormes
quartiers de roches nues ». Les répétitions qui parcourent l'extrait confirment que Julien Sorel est au diapason d'un
paysage impressionnant. Grâ ce à un polyptote, Stendhal insiste par ailleurs sur cette élévation. Le personnage perçoit
lui-même que cette « position physique » fait sens. D'une part, elle représente son début d'élévation sociale, que
viennent matérialiser ces inespérés « cinquante francs d'appointements par mois ». Mais, plus encore, l'ascension
traduit le caractère du personnage, qui n'est pas dépourvu d'accents sublimes, pour reprendre le sens étymologique
de cet adjectif. Julien Sorel semble même, à la fin de cet extrait, être au niveau de ce « ciel, embrasé par un soleil d'aoû t
».
Une méditation solitaire
La position de Julien Sorel lui permet aussi de s'éloigner des autres hommes. Le paysage offre un calme propice à la
méditation. Cette solitude paraît nécessaire pour un personnage qui a « besoin d'y voir clair dans son â me, et de
donner audience à la foule de sentiments qui l'agit[ent] ». L'extrait marque sur ce point une évolution puisque la
quiétude du paysage semble rejaillir sur le personnage. La colère de Julien Sorel s'apaise et les émotions qui l'animent
deviennent plus positives, comme lorsque le narrateur précise que « l'air pur de ces montagnes élevées communiqua
la sérénité et même la joie à son â me ». Stendhal nous offre en somme un paysage état d'â me, qui n'est pas sans
rappeler l'esthétique romantique. Le calme semble finalement total. Même les cigales cessent de chanter et « quand
elles se taisaient tout était silence autour de lui ». Stendhal insiste sur ce « silence » absolu puisqu'il répète le terme
quelques lignes plus loin pour décrire le vol d'un épervier. Le champ est alors libre pour que le personnage se laisse
aller à l'introspection. L'utilisation du point de vue interne nous permet de partager les réflexions de Julien Sorel et de
suivre le cheminement de ses pensées. Cette élévation et cette quiétude ne doivent toutefois pas occulter le
bouillonnement de l'â me de Julien. Même apaisé, le personnage n'oublie pas qu'il a d'importantes batailles à livrer.
En guerre
Une bataille
Tout au long du roman, Julien Sorel, qui espère gravir les échelons de la société en passant par une carrière religieuse,
se rêve en soldat. Il regrette que le temps des conquêtes napoléoniennes soit révolu : les jeunes gens comme lui, privés
de titre et de fortune, pouvaient alors, selon lui, conquérir la gloire par la seule force de leur mérite. Le héros de
Stendhal doit pourtant lui aussi mener des « batailles », pour reprendre un terme répété au début du texte. C'est ici
Julien Sorel qui emploie le mot, comme l'indiquent les marques du discours direct. L'auteur laisse donc le personnage
assumer l'emploi du terme, comme pour nous rappeler que c'est bien lui qui pense mener cette guerre. Il lui faut en
effet affronter différents ennemis. M. de Rênal n'est pas réellement celui qu'il vise puisqu'il n'est pas le véritable objet
de sa « haine ». Il est davantage un symbole et « le représentant de tous les riches et de tous les insolents de la terre ».
L'hyperbole traduit bien l'ampleur de la colère du personnage. Il faut d'ailleurs souligner que l'utilisation d'une
périphrase permet de substituer la fonction de M. de Rênal à son identité. Ce dernier est ainsi présenté comme « le
maire de Verrières ». Julien Sorel l'associe aussi à « son châ teau » et à « ses chiens », qui viennent avant l'évocation de
sa famille dans l'énumération. Stendhal peint ici une société dans laquelle les apparences l'emportent sur la valeur des
êtres.
L'ivresse de la victoire
Julien Sorel, qui était bien décidé à affronter M. de Rênal, se voit finalement récompensé. Il remporte ainsi « deux
victoires en un jour ». D'une part, on lui offre une somme supérieure à celle qu'il gagnait jusqu'alors. D'autre part, il a
été « tiré du plus grand danger ». Stendhal associe un vocabulaire presque martial à une hyperbole. Il s'agit ici de
représenter le trouble de Julien Sorel, qui a bien cru être perdu par un portrait de Napoléon caché dans sa chambre. Il
a fallu l'intervention de Mme de Rênal pour le sauver. Les opinions politiques de M. de Rênal, comme celles de la
société qui l'entoure, n'auraient en effet pas pardonné l'admiration que Julien Sorel voue toujours à l'empereur. On
comprend dès lors le soulagement du héros qui est grisé par un sentiment de victoire. Le personnage s'enivre de ce
retournement de situation qui traduit à ses yeux sa force. « Je l'ai forcé », se dit-il ainsi en pensant à M. de Rênal qui a
soudainement capitulé devant lui. La répétition initiale (« J'ai gagné une bataille […] j'ai donc gagné une bataille ! »)
montre l'allégresse d'un personnage qui semble tenir une forme de revanche. Sa position, « debout sur son grand
rocher », est ainsi celle d'un conquérant, qui tient « à ses pieds vingt lieues de pays ». Il n'est donc pas étonnant de voir
ressurgir, à la fin du texte, l'image de Napoléon, tant Julien Sorel s'identifie à la figure de l'empereur. Cette image
presque stéréotypée d'un héros triomphant ne doit toutefois pas nous induire en erreur. Stendhal procède en effet à
une série de décalages pour renforcer la singularité de son personnage.
Un héros singulier
Un héros sans réponse
Si Julien Sorel a triomphé de M. de Rênal, il constate lui-même qu'il ignore totalement les raisons de cette victoire. Dès
le début de l'extrait, il s'interroge, dans une forme de perplexité : « il faut que M. de Rênal ait eu une belle peur. Mais
de quoi ? ». Stendhal continue par la suite à jouer avec les différents types de phrase pour renforcer le trouble de son
personnage. C'est notamment le cas lorsqu'il utilise des phrases exclamatives comme « Quoi ! plus de cinquante écus
par an ! ». Or, si Julien Sorel veut cheminer « loin du regard des hommes » pour examiner librement sa situation, il
n'est en réalité guère plus avancé à la fin de l'extrait. Rien ne semble l'éclairer et le personnage en vient même, en
définitive, à repousser ce questionnement : « il faudrait en deviner le comment. Mais à demain les pénibles recherches.
», décide-t-il à la fin de ce chapitre. Le jeu des points de vue permet à Stendhal de créer un décalage entre la situation
du personnage et les informations dont dispose le lecteur. En effet, c'est grâ ce à un malentendu presque comique que
Julien a vaincu « l'homme heureux et puissant » qu'est M. de Rênal. Ce dernier craint en effet que son rival M. Valenod
engage le précepteur de ses enfants. En voyant la réaction de Julien Sorel, le maire de Verrières a donc cru qu'il allait
accepter une proposition qui, en réalité, n'existe pas : c'est ce qui l'a poussé à lui offrir cette somme. Certes, Julien
Sorel peut difficilement comprendre l'amélioration de sa situation. Mais il est aussi grisé par son orgueil qui,
rapidement, « lui [peint] en beau sa position » au lieu de l'inviter à la prudence et à l'humilité. Il semble en outre
oublier le rô le essentiel joué par Mme de Rênal lors de la première « victoire ».
Un héros contemplatif
Comme souvent, le personnage n'est pas maître des passions qui l'agitent. Tout en étant capable de faire preuve
d'audace, Julien Sorel est aussi le jouet des événements. Il ne brille ici ni par sa force ni par sa ruse, à l'inverse des
héros traditionnels. Il ne s'agit pas pour Stendhal de ridiculiser son personnage mais bien plutô t de montrer qu'il se
situe ici davantage du cô té des émotions que de l'action. Aussi préfère-t-il contempler le paysage qui se présente
devant lui, sans prendre la peine de chercher à comprendre ce qui peut bien expliquer ce bouleversement. Il est vrai
que ce paysage est séduisant. « La beauté ravissante des bois », la « fraîcheur délicieuse » et « l'air pur des montagnes
élevées » ont tout pour charmer Julien Sorel. Le chapitre s'achève en outre sur « les mouvements tranquilles et
puissants » d'un « oiseau de proie ». On trouve une alliance de même nature lorsque le narrateur évoque l'épervier «
décrivant en silence ses cercles immenses ». Julien Sorel en vient rapidement à « envier » la situation de l'oiseau,
mélange de « force » et d'« isolement ». L'ignorance du héros ne freine donc pas son ambition. Il se rêve toujours en
conquérant, comme l'indique du reste la dernière phrase du texte : « C'était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour
la sienne ? » Cette question, à nouveau sans réponse, marque l'incertitude du héros mais aussi ses aspirations.
Conclusion
Stendhal parvient donc bien à représenter la complexité de son héros. L'approche réaliste n'exclut pas la plongée dans
« une foule de sentiments ». Si cette élévation semble temporairement apaiser ce singulier personnage, elle ne met pas
un terme au combat qui est le sien. C'est que Julien Sorel n'est pas au bout du parcours imaginé par le romancier. Le
héros connaîtra encore d'autres élévations, mais il lui arrivera également de redescendre brutalement sur terre.

Semestre I Ecole privée ACHORAFAA Nom et


prénom: .........................
Controle continu n°1 Niveau:2APIC
Durée: 1h
......................................................................................................................................................................................
Texte d'appui:
I- Compréhension de l'écrit: (20pts)

1- Complétez le tableau suivant:


Nom de l'auteur Titre de l'oeuvre Date de parution Personnage principal

2- Relevez dans le texte de présentation une expression qui informe sur le passé de J.Valjean.
-...............................................................................................................................
3- Pour sauver J.Valjean, l'évèque: a- n'a pas parlé b- a accusé J.Valjean
c- a menti d- a dit la vérité
-Choisissez la bonne réponse: .................................................................
4- Répondez par ou faux aux affirmations et justifiez par un indice du texte:
a- L'évèque était en colère en voyant J.Valjean =====.........................
-........................................................................................................................
b- Les gendarmes étaient trés gentils avec J.Valjean =====.........................
-........................................................................................................................
c- L'évèque était un homme agé. =====.........................
-..........................................................................................................................
d- Jean Valjean a volé du pain de la maison de l'évèque =====.........................
-..........................................................................................................................
5- Quels objets J.Valjean a-t-il volé à l'évèque? a- de l'or b- des chandeliers
c-une grande somme d'argent d- des couverts d'argent
-Choisissez la bonne réponse: .................................................................
6- L'évèque offre une autre chose à J.Valjean dans l'espoir que celui-ci devienne bon.
De quoi s'agit-il?
-.............................................................................................................................
7- Proposez un titre convenable à ce passage.
-......................................................................................
8- Selon toi, pourquoi l'évèque porte le nom de "Monseigneur bienvenue"?
-.....................................................................................................................................
.............................................................................................................................................
..............................................................................................................................................

II-Langue et communication:(20pts)

1- Relevez dans le texte quatre mots relatifs aux champs lexicaux de la religion et des sentiments
la religion: ........................................................................../ ...........................................................................
les sentiments: ................................................................... / ...........................................................................
2- Précisez la nature grammaticale des mots soulignés dans la phrase suivante:
"Il s'était approché aussi vivement que son grand age le lui permettait."
........................... ......................... ...................... ................. ..................... ......................
3- A qui renvoie chacun des pronoms soulignés dans le texte -
-
-
4- Mettez les verbes entre parenthèses à l'imparfait ou au passé simple:
a- J.Valjean (partir) ......................................................tot le matin avec les objets volés. Le forçat
(avoir) .......................................... .................. environ quarante six ans.
b- J.Valjean (ramasser) ....................................les objets au moment ou les autres (dormir).
5- Soulignez les indicateurs de temps puis précisez s'ils indiquent le passé, le présent ou le futur.
a- En ce moment, l'évèque parle à J.Valjean. ........................................................
b- Quand il était au bagne, il travaillait beaucoup. ..................................................
c-Tout à l'heure, il sera un homme honnéte. .....................................................................
d- Il aidera les gens plus tard. ..........................................................
6- Remplacez les subordonnées relatives soulignées par un adjectif ou un complément du nom, selon l’indication mise
entre parenthèses.
a- Les activités qui se déroulent en hiver (CDN).............................................sont nombreuses.
b- Les gens qui font du sport (ADJ) ..................................................passent moins de temps devant leur PC .
7- Précisez si les groupes soulignés ont la fonction sujet, attribut du sujet ou COD:
- Le gendarme parut violent (..............................................) . J.Valjean resta un moment stupéfait
(.........................................) .L'évèque avait appuyé sur ses paroles en les (...............................................) prononçant. J.Valjean qui
(.........................................) n'avait aucun souvenir d'avoir promis...
8- Penses-tu que J.Valjean mérite la chance que lui a donnée Monseigneur bienvenu? Justifiez votre réponse.
..........................................................................................................................................................................................
.........................................................................................................................................................................................
..........................................................................................................................................................................................
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