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Corrigé CNM 2014 Maths 1 - Option MP

Le document présente la résolution d'un exercice de mathématiques portant sur des séries géométriques et des intégrales. Plusieurs étapes de calculs sont détaillées pour déterminer la convergence de séries et effectuer des intégrations terme à terme.

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Corrigé CNM option MP 2014 Maths 1

Par [Link]

Exercice :
p p 2 p
1. Pour x; y 2 [0; 1] ; on sait que x y 0; donc 2 xy x+y :
p 2 p
Par ailleurs (1 x) (1 y) 1 xy () (x + y) 2 xy ce qui est juste selon l’inégalité ci-dessus.
1
2. Soit x; y 2 [0; 1], si 1 xy = 0; alors y 6= 0 et 1 =x 1; donc x = y = 1:
y
2
F est continue sur [0; 1] n f(1; 1)g comme fonction rationnelle en (x; y) avec un dénominateur ne
s’annulant jamais.
p 2 p
xy 1 xy xy 1 xy
Au voisinage de (1; 1) : jF (x; y)j = p ; ce dernier terme tend vers 0
(1 xy) 1 + xy
lorsque (x; y) tend vers (1; 1) : Ainsi lim F (x; y) = 0 = F (1; 1) ; F est alors continue au point
(x;y)!(1;1)
(1; 1) :
2
On conclut que F est continue sur [0; 1] :
2
3. Il est clair que [0; 1] est un fermé-borné de R2 qui est de dimension …nie, c’est alors un compact de R2 ; F
étant continue sur ce compact, elle est donc bornée et atteint ses bornes
2
4. Pour tout (x; y) 2 [0; 1] ; on a F (x; y) 0; donc inf F (x; y) 0; de plus cette valeur est atteinte
(x;y)2[0;1]2
2
sur les quatres segments de la frontière de [0; 1] :
On conclut que inf 2 F (x; y) = 0 et que cette valeur est atteinte sur l’ensemble :
(x;y)2[0;1]

(f0g [0; 1]) [ ([0; 1] f1g) [ (f1g [0; 1]) [ ([0; 1] f1g) :
2
5. F est de classe C 1 sur ]0; 1[ comme fonction rationnelle en (x; y) avec un dénominateur ne s’annulant
jamais.

@F x (1 x) 2
Un calcul simple fournit : (x; y) = 2 x y 2x + 1
@x (1 xy)
@F y (1 y) 2
F étant symétrique en (x; y) ; on obtient : (x; y) = 2 y x 2y + 1
@x (1 xy)

2 @F @F x2 y 2x + 1 = 0 (1)
6. Soit (x0 ; y0 ) 2 ]0; 1[ ; on alors (x0 ; y0 ) = (x0 ; y0 ) = 0 est équivaut à ; en
@x @y y 2 x 2y + 1 = 0 (2)
faisant y (1) x (2) ; on trouve x = y; en repportant dans (1) ; on obtient x3 2x + 1 = 0; on remarque
facilement que x = 1 est solution, on e¤ectue alors la division euclidienne par (x 1) ; on aura :
8
> xp=1
>
>
< 5 1
x3 2x + 1 = (x 1) x2 + x 1 ; ainsi x3 2x + 1 = 0 () x= ; la première et troisième
> p2
>
> 5 1
: x=
2
solution sont exclues car n’appartenant à ]0; 1[ :
p p !
5 1 5 1
Ainsi le seul point critique est (x0 ; y0 ) = ; :
2 2
p
5 5 11 2
7. Un calcul fastidieux donne F (x0 ; y0 ) = 9: 017 0 10 :
2

1
2
Par ailleurs F étant nul sur la frontière de [0; 1] ; donc

sup F (x; y) = sup F (x; y)


(x;y)2[0;1]2 (x;y)2]0;1[2

2
Et puisque F de classe C 1 et n’admet qu’un seul point critique (x0 ; y0 ) sur l’ouvert ]0; 1[ ; alors forcément

sup F (x; y) = sup F (x; y) = F (x0 ; y0 ) :


(x;y)2[0;1]2 (x;y)2]0;1[2

Problème :
PARTIE I
+1
X
1
1.1 Il s’agit de série géométrique, on a alors = z m avec R = 1:
1 z m=0

it
1.2 On se ramène à une série géométrique, en e¤et, on a e = j j < 1; donc
+1
X
eit 1 m imt
= = e
eit 1 e it
m=0

1 it 1
1.3 De même, on a e = < 1; donc
+1
eit eit 1 eit X m imt
= 1 it = e
eit 1 e m=0

Z Z 2
dz ieit
1.4 On a = dt
z 0 eit
Z Z
2 2 Z
dz P m imt
+1 ieit
Si j j < 1; alors = it
dt = i e dt: Or pour tout t 2 [0; 2 ] ; m e imt
z 0 e 0 m=0
m P m P m imt
j j avec j j convergente car j j < 1; donc la série e converge normalement, donc uniformé-
m 0
Z Z
dz P m 2
+1
ment sur le segment [0; 2 ] ; on peut alors intégrer terme à terme, on obtient : = i e imt dt;
z m=0 0
Z 2
pour m 6= 0; on a e imt dt = 0; d’où
0 Z
dz
= 2i
z
Z Z 2 Z 2
dz m i(m+1)t ieit 1 P
+1
De même si j j > 1; alors = e dt =
dt; on justi…e de la même i
z 0 0 m=0 eit
façon que cette série converge uniformément sur le segment [0; 2 ] ; on obtient :
Z Z 2 Z 2
dz P
1 +1 m i(m+1)t
= i e dt = 0; car 8 m 0; on a ei(m+1)t dt = 0
z m=0 0 0

1.5 Il est clair que j v + wj j vj + j wj = + = 1 car jvj = jwj = 1: De plus l’égalité j v + wj =


j vj + j wj est réalisée si et seulement si les complexes v et w sont positivement liés (ont le même argument),
et puisque > 0; > 0; alors v et w sont aussi positivement liés : 9 0; v = w; or jvj = jwj = 1; donc = 1
et par suite v = w qui est un cas exclu. On conclut alors que j v + wj < j vj + j wj = + = 1:
PARTIE II
2.1 Un produit se dérive terme à terme, donc on aura :
r
X r
X
1 P (z)
P 0 (z) = a (z z1 ) 1
::: k (z zk ) k
::: (z zr ) r
= k
z zk
k=1 k=1

r
P 0 (z) X 1
et par suite = k :
P (z) z zk
k=1

2
2.2
r
X r
X
P 0 (w) 1 w zk
2.2.1 En prenant z = w dans 2.1; alors = k = k 2 = 0; on conclut alors en
P (w) w zk jw zk j
k=1 k=1
passant aux conjugués.
r
X r
X
k k
2.2.2 Selon le 2.2.1, on a w 2 = 2 zk ; il su¢ t alors de remarquer que
k=1
jw zk j k=1
jw zk j
r
X k 1 k
= 2 6= 0 ( k 2 N ) et de poser k = 2; alors
k=1
jw zk j jw zk j
r
X r
X
w= k zk ; avec les k > 0 et k =1
k=1 k=1

2.3
Si w est racine de P 0 qui n’est pas racine de P; alors le résultat découle de 2.2.2
Si w = zj est racine commune de P et P 0 ; il su¢ t alors de prendre 1 ; :::; j ; :::; r = (0; :::; 1; :::; 0) :

Ainsi les racines de P 0 sont dans l’enveloppe convexe des racines de P:

2.4
2.4.1 Le complémentaire de cet ensemble est fz1 g [ ::: [ fzr g est fermé comme réunion …nie de fermé, donc
C n fz1 ; :::; zr g est un ouvert de C: Puisque U\ fz1 ; :::; zr g = ?; alors U est inclu dans C n fz1 ; :::; zr g :
P 0 (z)
En…n z 7 ! est continue sur C n fz1 ; :::; zr g comme fonction rationnelle avec un dénominateur ne
P (z)
s’annulant jamais.
2.4.2. Une intégrale cuviligne se ramène à une intégrale usuelle, elle est donc linéaire, ainsi :
Z r Z
1 P 0 (z) 1 X 1
dz = k dz
2i P (z) 2i z zk
k=1
Z
1 2i si jzk j < 1
Puis en utilisant le 1.4. : dz = 0 si jzk j > 1 ; on obtient alors
z zk
Z r
X r
X
1 P 0 (z) 1
dz = k 2i = k
2i P (z) 2i
k=1; jzk j<1 k=1; jzk j<1

La somme étant limité aux racines de module inférieur strictement que 1.


PARTIE III
3.1. Dans ce cas ak = k n et d = 2n; donc
ad k = a2n k = (2n k) n=n k= ak
Ainsi Sn est auto-inverse avec " = 1:
3.2.
n
ad = "a0
3.2.1. On a ad 6= 0 et puisque P est auto-inverse, alors a0 = "ad ; on conclut que P (0) = a0 6= 0 et
2 2
ad = j"j ad ; donc j"j = 1 et par suite j"j = 1:
3.2.2.
Xd d
X d
X
P (z) = "z d P z1 () ak z k = "ak z d k
= "ad kz
k
; 8z2C
k=0 k=0 k=0

Ceci est équivalent à


d
X d
X
ak X k = "ad kX
k

k=0 k=0

Car ces deux polynômes coïncident en une in…nité d’éléments.

3
Et cette dernière égalité est réalisée si et seulement si :
8 k 2 f0; :::; dg ; ak = "an k; ; d’où l’équivalence cherchée. (" 6= 0)

n
C!C
3.4. L’application z 7 ! z est un morphisme d’anneaux, le résultat en découle.
3.4.1. On pose Q (X) = (X 1) P (X) ; donc deg (Q) = d + 1; de plus on a P est auto-inverse, donc véri…e
la relation (1) obtenue dans 3.2.2., on a alors pour z 6= 0 :

"z d+1 Q 1
z = "z d+1 1
z 1 P 1
z = "z d (1 z) P 1
z = (z 1) P (z) = Q (z)

Ainsi Q est auto-inverse de paramètre " 6= 0; selon la question 3.2.2.


3.4.2. On a deg (P ) = d car 6= 0 et

d d 1 d 1
" z P = " ( z) P = P ( z) = P (z)
z z
d
Donc P est auto-inverse de paramètre " 6= 0:

Q
d
3.4.3. Soit d = deg (P ) ; on écrit P (X) = ad (X zk ) ; où les zk sont les racines complexes de module 1
k=1
de P (éventuellement confondues).
1
Puisque jzk j = 1; alors zk = et
zk

1 Q
d 1 Q
d 1 1 Q
d z
zdP = z d ad zk = z d ad = ad 1
z k=1 z k=1 z zk k=1 zk
n n
1 Q
d ad ( 1) Q
d ad ( 1)
= ad (zk z) = ad (z zk ) = P (z)
Q
d
k=1 Q
d
k=1 Q
d
zk ad zk ad zk
k=1 k=1 k=1

n Q
d
ad ( 1) zk
k=1 a0
Ainsi P est auto-inverse de paramètre " = = 6= 0; où a0 = P (0) :
ad ad

3.4.4. Par exemple P (X) = X 2 + 3iX 1 est auto-inverse de paramétre " = 1 et dont les racines ne sont
pas de module 1.

2
3.5. On a deg (R) = d; puisque j"j = 1; donc Pour tout z 6= 0; on aura

1 1 1 1
"z d R = "z d z n d
Q +" Q (z) = " znQ + "z d n
Q (z) = "R (z)
z z zn z
Ainsi R est auto-inverse de paramètre ":

3.6.
1
3.6.1. Soit z 2 U; on a alors jQ1 (z)j = jQ (z)j et puisque j"j = jzj = 1; alors = z et
z
1
jQ2 (z)j = "z n Q = Q (z) = Q (z) = jQ (z)j : D’où l’égalité cherchée.
z

3.6.2. Sinon, il existe z0 2 U tel que R (z0 ) = 0; donc Q1 (z0 ) = Q2 (z0 ) ; en passant aux modules et tenant
compte du 3.6.1., on obtient j j = 1 ce qui est absurde.
Z Z 2
1 R0 (z) 1 R0 eit it
3.6.3. Notons g ( ) = dz = ie dt cette application. On note f ( ; t) =
2i R (z) 2i 0 R (eit )
R0 eit it
ie ; puisque R n’a pas de racine dans U; alors f est continue sur [0; 1[ [0; 2 ] ; donc g est continue sur
R (eit )
[0; 1[ : (Pas besoin de domination puisqu’on intégre sur un segment).
D’après 2.4.2. on a g ( ) = la somme des multiplicités des racines de R de modules < 1: Ainsi g est valeurs
entières.

4
3.6.4. g est continue sur l’intervalle [0; 1[ à valeurs dans N; donc selon le théorème des valeurs intermédiares,
g ([0; 1[) est intervalle inclu dans N; c’est forcément un singleton. On conclut que g est constante sur [0; 1[ :

Z 0 Remarquant d’abord que deg (R ) = deg Q1 = d; puisque g est constante, alors g ( ) = g (0) =
3.6.5.
1 Q1 (z)
dz = d car les racines de Q1 sont toutes de modules < 1; donc
2i Q1 (z)
Z
1 R0 (z)
dz = d = deg (R ) = la somme des racines de R de modules < 1
2i R (z)

donc forcément toutes les racines de R sont de toutes de modules < 1:


3.7.
m
3.7.1. On prend par exemple 2 [0; 1[ et Zm = z1; m ; :::; zd; m ; alors (Zm )m 0 est une
m =
m+1
d
suite d’éléments du compact K = fz 2 C = jzj 1g ; elle admet donc une sous-suite Z (m) m convergente vers
Z = (z1 ; :::; zd ) 2 K; il su¢ t alors de poser m = (m) ; qui est une suite de [0; 1[ convergente vers 1 et les
(zk; m )m convergent vers zk avec jzk j 1:

Q
d
3.7.2. Pour tout m 0; on a R m = ad (X zk; m ) ; en faisant tendre m vers +1; on obtient le résultat.
k=1

3.7.3. Selon la question précédente, les racines zk de R sont de modules 1:


1 1
D’autres parts, puisque R est auto-inverse alors R (0) 6= 0; et R (zk ) = "zkn R
= 0; donc les sont aussi
zk zk
racines de R; donc de modules 1; donc jzk j 1: On conclut que les racines zk de R sont toutes de modules 1
PARTIE IV
4.1.
1 X n+1
4.1.1. On a An = ; donc
1 X
2ik
An (z) = 0 () z 6= 1 et z n+1 = 1 () z = e n+1 ; k 2 f1; :::; n + 1g
Ainsi les racines de An sont toutes simples et de module 1.
4.1.2. Soit w une racine de A0n ; donc w n’est pas racine de An car les racines de ce dernier sont simples.
D’après la question 2.2.2., w est un barycentre stricte des racines de An ; donc s’écrit sous la forme :
n+1
X 2ik
w= ke
n+1 ; avec les
k > 0 et de somme 1. L’inégalité de convexité admise en 1.5. assure que jwj < 1:
k=1

4.1.3. On a Bn = XA0n ; donc les racines de Bn sont celles de A0n , aux quelles on ajoute la racine 0; elles sont
de modules < 1 selon la question précédente.
4.1.4. On a deg (Sn ) = d = 2n; et
n
X 2n
X n
X n
X 1
Sn = (k n) X k + (k n) X k = (k n) X k + kX k+n = X n Bn + Xd n
Bn (X)
X
k=0 k=n+1 k=0 k=1

on obtient la forme (2) ; avec " = 1 qui de module 1 et Q = Bn de degré n et dont toutes les racines sont de
modules < 1: Donc selon 3.7.3., les racines du polynôme auto-inverse Sn sont de module 1.
4.2.
On suppose que les racines de P sont de module 1, alors selon 3.4.3., P est auto-inverse et selon 2.3., les
racines de P 0 sont barycentres des racines de P; donc de module 1 selon l’inégalité triangulaire.
1
Inversement, si P est auto-inverse de paramètre ", alors comme indiqué, P (z) = "z d P ; les deux
z
termes étant holomorphes sur C ; en dérivant, on obtient alors

1 1
P 0 (z) = "dz d 1
P "z d 2
P0
z z

5
En multipliant des deux termes par z :

1 1 1
zP 0 (z) = "dz d P "z d 1
P0 = dP (z) "z d 1
P0
z z z

1 0
On pose alors Q (X) = P (X) ; on a deg (Q) = n = d 1; les racines de Q sont de module 1; et on a
d
1
P (z) = z d n
Q (z) + "z n Q
z

Ainsi les racines de P sont de module 1 selon le résultat admis en 4.1.4.

4.3.
4.3.1. Comme indiqué, on traite les cas d pair et d impair

X p
1
Si d = 2p pair, on pose Q = ap + ap+k X k ; on a alors deg (Q) = p et on véri…e alors que
2
k=1

1 1
P (z) = z d p
Q (z) + "z p Q = z p Q (z) + "z p Q
z z

En e¤et :
p 2p
ap p X ap p X
– z p Q (z) = z + ap+k z k+p = z + ak z k
2 2
k=1 k=1+p
p
X
1 "ap p 1
"z p Q = z + "ap+k z p k
; or P est auto-inverse, donc ak = "a2p k; donc "z p Q =
z 2 z
k=1
p p 1
ap p X p k ap p X
z + ap kz = z + ak z k
2 2
k=1 k=0

Supposons par l’absurde que Q admet une racine z de module > 1; alors
p 1
!
d ap X
Q (z) = 0 =) ad z = + ap+k z k
2
k=1

1
Puisque < 1; on aura :
z

X p 1 p 1
ap 1 jap j X
jad j = p
+ ap+k d k < + jap+k j
2z z 2
k=1 k=1

Par ailleurs P est auto-inverse, donc jak j = ja2p kj ; donc


p 1
X 2p
X1 2p
X1
1
jap+k j = jak j = jak j
2
k=1 k=1+p k=1; k6=p

on obtient alors
2p
X1 d 1
jap j 1 1X
jad j < + jak j = jak j
2 2 2
k=1; k6=p k=1

Ce qui est absurde, on conclut que les racines de Q sont module 1 et par conséquant les racines de P
sont de module 1.
Si d = 2p + 1; on suivera la même idée.

4.3.2. On a les propriètés suivantes :

6
d 1
X
(X 1) P = ad X d+1 + (ak ak+1 ) X k a0
k=0

Puisque P est auto-inverse alors (X 1) P l’est aussi selon 3.4.1.


d 1
1X
On a jad j jak ak+1 j
2
k=0
Donc le polynôme (X 1) P vérife les hypothèses du 4.3.1., ses racines sont de module 1, il en alors de
même pour les racines P:

4.3.3.
d 1
1X
L’application 7 ! jak ak+1 j est continue sur le compact U; elle bornée et atteint sa borne
2
k=0
d 1 d 1
1X 1X
inférieure : il existe 2 U tel que jak ak+1 j = inf jak ak+1 j :
2 2U 2
k=0 k=0

Puisque P est auto-inverse et 2 U; alors Q (X) = P ( X) est aussi auto-inverse (3.4.2.)


d
X
Q (X) = bk X k ; avec bk = k
ak ; puisque j j = 1; alors on a :
k=0
d 1 d 1
1X 1X
jbd j = jad j jak ak+1 j = jbk bk+1 j
2 2
k=0 k=0
Ainsi le polynôme Q véri…e les conditions du 3.4.2., ses racines sont alors de module 1. Or Q (z) = P ( z)
avec j j = 1; donc les racines P et Q ont les mêmes modules, d’où P est aussi unimodulaire.

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